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  • DSK monte les marches à Cannes

    Peu importe de savoir si DSK a bien gravi les plus célèbres marches du monde, l’essentiel étant de savoir comment l’impensable a bien pu se produire en lui permettant de les gravir…

    Hors du temps et au-delà des disparités criantes, Cannes a déroulé son tapis rouge rituel qui, comme chaque année, est allègrement piétiné par de fausses divinités abusivement vénérées, dans l’effervescence frivole du star système et la légèreté indécente de l’argent roi.

    Rien de nouveau sous le soleil de la Croisette, si ce n’est que, dans une France exsangue et écoeurée par les compromissions d’une partie de son élite et de sa classe politique, cette débauche de luxe et de privilèges provoque une collision d’images encore plus violente que les années précédentes, notamment quand la silhouette massive de Dominique Strauss-Kahn est apparue, samedi soir, sous les crépitements des flashes.

    Deux ans après le scandale New Yorkais retentissant qui l’a fait choir lourdement de son piédestal du FMI, révélant le redoutable prédateur sexuel sous le masque du notable amateur de troussage de domestiques, et après avoir été rattrapé par ses frasques sordides du Carlton de Lille, accusé de « proxénétisme aggravé en bandes organisées », DSK a été autorisé à parader, tout sourire, au bras de sa nouvelle compagne Myriam L'Aouffir, présentée comme telle par la presse people, dont on se demande quelle femme peut bien accepter de partager la vie du Docteur Jekyll et Mister Hyde du socialisme, aux déviances sexuelles étalées au grand jour.

    Les marches les plus glamour au monde se croiraient-elles au dessus de l’éthique et de la morale pour tolérer un personnage peu recommandable, qui se rêvait un destin présidentiel aux côtés de sa muse et complice Anne Sinclair, entre deux pensées pour Israël, comme il l’avait confié en 1991, lors de la première guerre du Golfe : « Chaque matin quand je me lève je me demande qu’est ce que je peux faire aujourd’hui pour Israël », clamait-il alors sans ambages ?

    Faut-il voir là une tentative de normalisation et de banalisation de l’image sulfureuse de DSK, sur lequel planera toujours le spectre du violeur laissé en liberté, par ses amis du Festival de Cannes qui n’hésitent pas à nous vendre un obscène « Happy End » à l’américaine ? Voilà un bien mauvais synopsis dont le moins que l’on puisse dire est qu’il en dit long sur les petits arrangements entre amis, tout en ternissant la splendeur, déjà bien flétrie, de la vitrine cannoise du septième art.

    http://www.voxnr.com

    Souce : Oumma.com :: lien

  • Répression : le 2 poids / 2 mesures républicain

    cathos.jpg1 )Interpellations à la manif pour tous du 26 mai : jusqu’à 5 mois de prison ferme avec mandat de dépôt requis au tribunal.
    NB : tous étaient inconnus des service de police auparavant.

    Jennifer relaxée pour nullité de la saisine, Guillaume est relaxé également, Quentin et Pierre-Marie sont condamnés à 30 jours d’amende et enfin Maxence à 4 mois avec sursis pour « dissimulation de visage ».

    En photo à gauche, de dangereux délinquants.

    2 ) Tentative de meurtre d’un soldat français à la défense : « un jeune métis antillais converti à l’Islam à sa majorité » selon Europe 1.

    Définition selon le Monde de « la petite délinquance » appliquée à cet individu :
    « Jusque là, les policiers ne connaissaient Alexandre D. que pour des faits de petite délinquance commis à l’adolescence, entre mai 2006 et fin 2007 : un port illégal d’arme, un vol avec effraction, un vol avec violence, et une violation de domicile. Ces faits ne lui occasionneront jamais plus que des rappels à la loi, et il fera également l’objet, à cette époque, d’un suivi éducatif. »

    3) Violences racailles PSG au Trocadero : 21 interpellations / 3 gardés à vue…

    Sans commentaires.

    http://www.contre-info.com/

  • S’engager jusqu’où ? Lui a compris qu’il n’y avait pas de limite

    Titre de l'article de Famille Chrétienne : La Manif dans la peau. Dans le n°1845 de Famille Chrétienne (25 au 31 mai 2013), Clotilde Hamon dresse le portrait d’Albéric Dumont, coordinateur de la Manif pour tous. Extrait :

    A[…] Comment ce fils de notaire parisien a-t-il pu se retrouver à 21 ans au cœur de l’organisation ? Son expérience de l’événementiel associatif : JMJ, Jamborees scout, Marches pour la vie… Redoutable organisateur né, il a été capable de diriger 8000 personnes, de négocier en direct avec le préfet de police et le ministre de l’Intérieur, de répondre aux interviews techniques de l’AFP, de gagner le respect des gradés venus l’aider, comme le général Bruno Dary, cinq étoiles, ancien gouverneur de Paris…

    Tout le monde s’est extasié sur la maturité de ce garçon sympa et franc, capable de se faire obéir sans jamais se la jouer petit chef. Il minimise, en ironisant sur ce pays où il faut avoir 40 ans et une bordée de diplômes pour qu’on vous confie la moindre responsabilité.

    S’engager : oui, mais jusqu’où ? La question obsède sa génération. Lui a compris qu’il n’y avait pas de limite. Il y aura sacrifié sa troisième année de droit au Panthéon-Assas, sa vocation de commissaire de police (compromise par cette notoriété), une vie sentimentale, les copains et la famille entre parenthèses. […]

    Un mot sur la primaire UMP pour la mairie de Paris : « Franchement, est-ce que vous croyez qu’on peut s’identifier à NKM ? ». Comme ses pairs, il se dit « sans représentant », adepte de la « ré-information » sur les réseaux sociaux. Il évoque un « ras-le-bol de la langue de bois » avec une cruelle lucidité sur les aînés, qui ont toujours « loupé le coche » sur les questions essentielles.

    « La loi Taubira a réveillé une génération qui ne s’arrêtera jamais, dit-il en évoquant les milliers de bénévoles. Il faut que la classe politique comprenne que l’avenir, ce sont les jeunes. On pourra faire avec ou sans. Sauf que sans, ce sera la défaite. »

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Bruxelles presse la France d’entreprendre six grandes réformes

    Simplifier le système fiscal, abaisser le coût du travail, réformer les retraites dès cette année -ce n’est pas tout !-, réduire le déficit à 3,6% du PIB en 2014, ouvrir les professions « fermées » (médecins, notaires, taxis…)… Vaste programme ! La Commission européenne a fixé hier une dizaine de « recommandations » à la France pour qu’elle parvienne à tenir son objectif de réduction du déficit et pour qu’elle retrouve les chemins de la compétitivité.

    Ces pistes de réforme ne sont pas nouvelles, certaines sont même déjà dans les tuyaux. Mais Bruxelles veut que la France tape plus fort et plus vite. Sous leurs faux airs de bons conseils, ces injonctions s’apparentent en réalité presque à des ordres puisque si elles sont validées fin juin lors d’un sommet, elles deviendront légalement contraignantes. La France pourrait être sanctionnée si les résultats budgétaires n’étaient pas au rendez-vous.

     

    « L’heure des réformes courageuses a sonné » estime le commissaire européen Olli Rehn dans une interview au Figaro.

    En somme, Bruxelles conseille à la France de réformer tous azimuts son économie. Et ce dans six domaines : le déficit, les retraites, le travail, les services, les entreprises et la fiscalité. Bref, il y a du boulot !

    La Commission européenne voudrait par exemple voir la France ouvrir davantage à la concurrence européenne les héritiers des grands monopoles publics (EDF et SNCF), réduire le poids des contributions sociales des employeurs, simplifier la loi sur les heures d’ouverture des magasins, supprimer les tarifs réglementés sur le gaz et l’électricité ou encore introduire la concurrence sur le rail et l’énergie. En somme, qu’elle libère les énergies, ouvre ses marchés, débloque son potentiel pour aller chercher la croissance.

    Parmi les chantiers encore jamais ouverts depuis l’accession au pouvoir de François Hollande, mais que Bruxelles aimerait mettre sur la table : la question du salaire minimum, l’un des plus élevés d’Europe. Et les règles de licenciement, parmi les plus contraignantes, même si elles viennent d’être assouplies dans l’accord sur la flexisécurité.

    François Hollande a déjà fait savoir hier qu’il mènerait les réformes nécessaires à sa guise et à son rythme. « La Commission n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire », a-t-il déclaré en marge d’un déplacement à Rodez. « Nous ferons les réformes à notre manière » a renchéri Jean-Marc Ayrault. Mais ont-ils réellement le pouvoir de balayer d’un revers de la main les injonctions de Bruxelles ? Pas sûr… Et il y a fort à parier qu’ils le savent pertinemment.

    économie matin.fr  http://fortune.fdesouche.com

  • Tout à gauche, des recettes pour la résistance

    Les jeunes qui sont descendus dans la rue pour dire non à la dénaturation du mariage veilleurs, campeurs ou autres, ont montré leur efficacité et leur créativité militante. Et pourquoi ne pas puiser aussi des idées et des recettes dans le champ d'expérience de l'ultra-gauche ?
    Le pouvoir démocratique, dans son déni de la réalité, dans son adhésion brutale au marché, dans sa mainmise totalitaire sur la production médiatique de masse, a provoqué depuis longtemps des résistances organisées : l'époque est aujourd'hui favorable à l'émergence d'une version « catho de droite » pérenne et décomplexée.
    À ce titre, l'extrême gauche représente un laboratoire intéressant puisque, hormis le meurtre, tout y est toléré et faiblement réprimé par le pouvoir. Cette tolérance est le fruit de la collusion entre la gauche extrême et les corps intermédiaires (syndicats, partis, médias) et de la « victoire morale » de la gauche bourgeoise sur la droite bourgeoise, qui lui amène un flot continu de personnalités (politiques, scientifiques, universitaires, intellectuels, histrions...), comme caution médiatique et gage de financements.
    Mais l'extrême gauche vit aussi alternativement selon d'autres modalités, moins spectaculaires, dans une résistance quotidienne, intellectuelle et communautaire - qui risque d'ailleurs de finir par transformer les gauchistes en affreux réacs, façon « révolution moulée à la louche » et « contestation à l'ancienne, garantie faite main ». Résistance communautaire, dans la reconnaissance mutuelle et la capacité à oublier très régulièrement les divergences théoriques au profit d'actions concertées: mise à disposition du réseau, forte implication des militants, affichage égalitaire des différents groupuscules organisateurs...
    Investir les médias collaboratifs
    Résistance intellectuelle, dans la capacité à réfléchir en permanence la société, à critiquer sans relâche les pouvoirs en place, quels qu'ils soient, sans prétendue et illusoire concession tactique, à proposer en continu séminaires, colloques, universités d'été, à créer des médias alternatifs (sites, revues et blogs) riches en contenus, mais surtout à investir les médias collaboratifs : Wikipédia, blogs asiles dans les plateformes de presse, site à la « rue89 », longs commentaires dans les forums, etc.
    Par comparaison, si la révolution digitale réactionnaire est bien en route - avec une faiblesse dans le collaboratif -, il lui manque sans doute encore un véritable écosystème éditorial, capable de proposer une offre culturelle complète (le réactionnaire est individuel, farouche et vétilleux : difficile de lancer avec lui une librairie-imprimerie coopérative).
    Un terrain d'expérimentation riche en perspectives militantes
    Résistance quotidienne, enfin, dans ses modes de vie. Si la vocation catholique a tendance à interdire les réflexes identitaires, qui seraient une abdication, la résistance au marché et à ses sbires, dans l'esprit de non-violence des veilleurs, autorise en revanche des comportements communautaires de refus et de survie : utilisation intelligente du chômage pour donner des cadres bénévoles aux mouvements, constitution de groupements de production/consommation (comme les AMAP), habitat collectif raisonné (ne serait-ce que saisonnier), préférence pour les acteurs économiques acquis à la cause, la gamme est large qui permet de constituer un « entre soi » économique tout en promouvant un « vivre ensemble » universel. Les jeunes générations, économiquement sacrifiées, digitalisées à outrance et biberonnées au tribal ont devant elles un terrain d'expérimentation riche en perspectives militantes. Pour ne rien lâcher.
    Hubert Champrun Monde & Vie mai 2013

  • Affaire Tapie/Lagarde : les magistrats s'interrogent

    L'arbitrage rendu en juillet 2008 en faveur de Bernard Tapie est à nouveau à l’ordre du jour. Pour solder un contentieux entre l'homme d'affaires et le Crédit lyonnais, la ministre de l'Économie d'alors, Christine Lagarde, avait eu recours à un tribunal arbitral qui avait finalement octroyé 400 millions d'euros à Bernard Tapi
    Dans cette affaire, deux personnes sont en garde à vue : un membre de ce tribunal arbitral, l'ancien haut magistrat Pierre Estoup, et l'avocat de Bernard Tapie, maitre Lantourne. Alors, les dés étaient-ils pipés, l'un des arbitres était-il complètement partial ?
    Les magistrats du pôle financier de Paris s'interrogent et ont peut-être même un début de réponse. Un possible conflit d'intérêt semble en tout cas émerger du dossier d'instruction. Les magistrats soupçonnent, en effet, Pierre Estoup, ancien premier président honoraire de la Cour d'appel de Versailles, d'avoir eu des liens professionnels avec Maurice Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie.
    Ils soupçonnent aussi Pierre Estoup d'être un intime de Bernard Tapie. D'ailleurs, l'hebdomadaire « L'express » révèle que, lors d'une perquisition effectuée le 14 mai dernier dans l'un des domiciles de Pierre Estoup, les policiers auraient saisi un livre dédicacé par Bernard Tapie en 1998. Selon « L'express », Bernard Tapie louerait « le courage du président Estoup » et l'assurerait de « son infinie reconnaissance ».

    Une dédicace qui tendrait à confirmer que l'homme d'affaires, contrairement à ce qu'il affirme, connaissait bien celui qui deviendra son arbitre. D'où ces gardes à vues qui pourraient peut-être débouchées sur des mises en examen.

  • Le totalitarisme se définit par la prétention de l’État à tout régenter

    Guillaume de Thieulloy interroge Michel De Jaeghere sur la démocratie. Extraits :

    "Le totalitarisme, en effet, ne se caractérise pas essentiellement par la violence, la privation des libertés formelles (celles de parler, d’aller et venir), le rejet des procédures électives. Il y a des élections en Chine. Il y en avait en Union soviétique. Le totalitarisme se définit, comme son nom l’indique, par la prétention de l’État à tout régenter : la vie sociale, économique, spirituelle tout autant que la vie politique. Il peut le faire par la violence ou par la persuasion, le lavage de cerveau, la douceur apparente. Ce qui le caractérise, ce n’est pas l’absence d’élections pour la désignation des dirigeants ; ce n’est pas non plus la violence policière. C’est la contestation de toute liberté intérieure, l’idée qu’il n’y a rien au-dessus de l’autorité de l’État – ni autorité supérieure, ni principe transcendant – qui justifierait que la personne, la famille, la communauté professionnelle refusent une soumission inconditionnelle et totale, qu’elles se réclament d’un ordre, d’une autorité, de principes, de traditions sur lesquels l’État n’aurait pas de prise. Le totalitarisme ce n’est pas le règne de la police (qui peut dans tout État commettre des abus). C’est la prétention de l’État à régner sur les âmes elles-mêmes. [...]

    [O]n observe que les démocraties modernes, dont les dirigeants sont choisis par l’élection, où la liberté de l’individu est, en principe, la règle, et qui sont si peu dictatoriales qu’elles peinent parfois à s’imposer dans l’exercice de ces mêmes fonctions régaliennes – au point qu’elles se montrent incapables de maîtriser leurs propres frontières, comme de faire régner l’ordre et la justice dans ce qu’on appelle des zones de non droit, parfois même au cœur des villes ; qu’elles se trouvent en outre contraintes d’abandonner des parts importantes de leur souveraineté à des institutions internationales dont le contrôle leur échappe –, en viennent dans le même temps à prétendre régenter des domaines qui ne devraient pas relever de l’État : l’éducation des enfants, qui appartient, selon le droit naturel, à leurs parents, la morale (avec la prohibition d’un nombre croissant de « phobies », la répression de paroles jugées attentatoires au politiquement correct, de comportements dénoncés comme discriminatoires alors qu’ils ne sont parfois que l’exercice de libertés essentielles, comme celle par exemple de choisir qui on loge dans un appartement qu’on loue, qui on engage dans son entreprise, ce qu’on accepte de vendre à ses clients, de prescrire à ses patients, d’enseigner à ses élèves), la définition de la vie (puisque c’est désormais la loi civile qui détermine, à la majorité des voix, et d’une manière d’ailleurs variable d’un pays à un autre, à quel âge un embryon est un être humain, une personne dont l’existence doit être protégée et garantie, ou un amas de cellules qu’on peut utiliser comme matériau de recherche, congeler ou détruire), celle de la famille (un homme, une femme et leur descendance ici ; ailleurs deux hommes, deux femmes et les enfants qu’ils auront adoptés, fait concevoir in vitro ou porter par autrui). [...]

    Comment résister à ce nouveau totalitarisme ?

    À vue humaine, il y a longtemps que ce combat paraît perdu. Mais l’expérience de la chute du mur de Berlin l’a montré : il existe une fragilité constitutive du mensonge, une force intrinsèque liée à la vérité. La vague de fond soulevée dans tout le pays par la loi sur le mariage homosexuel n’a pas seulement surpris le gouvernement. Elle nous a stupéfaits nous-mêmes. La force tranquille des manifestants, face au mensonge d’État, à la diffamation, aux violences policières, aux gardes à vue injustifiées et aux poursuites judiciaires, a transformé l’adoption de la loi en défaite pour ses propres partisans. Sans doute, la contestation du projet de loi n’est-elle pas elle-même exempte de divisions ni d’ambiguïtés, marquée par l’imperfection de toutes les choses humaines ; elle s’est achevée sur un échec, puisque la loi est entrée en vigueur. Reste que l’espoir a changé de camp. La course à la décadence a cessé de paraître irrésistible. [Lire la suite]

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L’Action Française occupe la rue pour défendre le mariage !

     

    L’Action Française occupe la rue pour défendre le mariage !

    Nous ne lâcherons rien ! Ni intimidation ni arrestations arbitraires ne nous feront reculer jusqu’à la victoire finale !

    http://www.actionfrancaise.net

  • Manif pour tous: fin de la saison 1

    COMMUNIQUÉ de la Ligue du Midi

    L’appel à la mobilisation lancé sur les différents sites du Réseau et relayé par des groupes amis a porté ses fruits puisque, en ce dimanche 26 mai, ce sont une centaine de patriotes militants ou sympathisants qui formaient le cercle à proximité du Jardins des Plantes autour du Réseau Identités : solidaristes, identitaires, royalistes etc...
    Venus de toutes nos provinces: du Nord, de Normandie, de Bretagne, d’Aquitaine, de Provence, des Alpes, d’Auvergne avec une délégation occitane, forte quant à elle, de plus de 30 membres, adhérents de la Ligue du Midi. Richard Roudier et les autres dirigeants du Réseau défilaient, encadrés par le drapeau de la Ligue et par un portait de Dominique Venner sur un velours noir. Celui qui s’était donné la mort il y a quelques jours dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris, avait écrit dans sa dernière lettre : “Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation”.
    Il est évident qu’une telle grandeur d’âme ne pouvait convenir aux petits Kapos du service d’ordre de cloportes de la “manif pour tous” qui intervenaient sournoisement pour tenter d’arracher le portrait tant haï.
    Quelques horions plus tard, qui ont permis à nos amis –même les vétérans- de démontrer leurs vertus pugilistiques, l’ordre des choses pouvait reprendre son cours avec une série de slogans radicaux : “Un père, une mère, c’est identitaire”, “Hollande cass’toi, ta loi on n’en veut pas”, et le désormais incontournable: “Taubira démission”.
    L’attitude des organisateurs et de leurs valets, démontre, s’il en était besoin, que le rideau doit tomber sur cette première saison de la “Manif pour tous”. Les palinodies de “la Frigide”, la connivence entre les organisateurs et la préfecture de police –les cortèges ne doivent pas faire la jonction!-, les flics déguisés en gentils organisateurs, les rafles de militants... tout cela entretient un profond malaise et fait le lit du pouvoir via Manuel Valls pour décimer, à coup de Garde à Vue et de comparutions immédiates, les organisations patriotes. La cerise sur le gâteau étant la place donnée sur le podium aux islamistes et leurs voilées.
    Nonobstant, malgré ces tentatives de découragement, les familles, les femmes, les enfants étaient présents. C’est un signe : quand les mères, malgré la crainte qu’elles pourraient avoir pour leur progéniture, décident malgré tout de manifester, c’est que la colère est profonde et la détermination forte.
    Cette formidable mobilisation ne doit pas être un point d’orgue, mais le socle, le début d’une reconquête de notre histoire, de notre mémoire et d’un nouveau départ vers l’avenir. En route pour la saison 2 !

    Ligue du Midi
    BP 1-7114
    30912 – Nîmes cedex 2
    Tel: 04 34 40 41 29 / 06 83 25 36 10
     
    La vidéo de la Ligue du Midi/Réseau Identités
  • Antigone, au-delà de la démocratie représentative.

    Ce dimanche 26 mai 2013 était à nouveau l’occasion d’une démonstration de force de la Manif pour tous, opposée au mariage gay, et elle fut, si l’on en croit « Le Parisien », un succès : bien embarrassant pour le gouvernement en place mais aussi pour les partis politiques qui n’y retrouvent pas leurs petits, et se trouvent confrontés à un mouvement à la fois inédit et insaisissable, en tout cas difficilement récupérable. Comme me disait un vieux Camelot du Roi au milieu du bruit assourdissant des sirènes, des chants et des hurlements, alors même que les premières lacrymogènes rebondissaient sur le sol en nous enfumant, « Antigone n’a pas de parti parce qu’elle n’est pas exactement démocrate, elle est mieux et plus que cela » : ce qu’il voulait signifier, c’est que la légitimité incarnée par l’héroïne triste et brave évoquée par Sophocle ne trouve pas son compte dans les jeux partisans et dans une légalité qui doit trop aux querelles et aux manœuvres politiciennes pour pouvoir prétendre répondre à la fois aux aspirations exprimées par les manifestants du jour et aux exigences de cette civilisation humaniste à laquelle nous sommes, lui et moi, attachés.

    Des colères de la rue... d'hier à aujourd'hui.

    Effectivement, ce qui ressort de ces événements des derniers mois, c’est la dichotomie entre ce pays légal issu des urnes et des partis, celui qui doit son pouvoir à la démocratie représentative aujourd’hui magistralement bloquée, et un pays réel qui, à force d’être moqué, méprisé et, même, réprimé, se rebiffe en clamant haut et fort son refus d’un renversement de civilisation que Mme Taubira avouait initier comme si ce projet était anodin ou naturel…

    La grande question de la légitimité mais aussi celle de la décision politique – et de ses obligations, risques et travers- se trouvent posées, d’une certaine manière, par le mouvement de la Manif pour tous : la relecture de l’Antigone de Sophocle, tout compte fait, ne doit pas rester au niveau d’une simple étude littéraire, mais pourrait bien participer, d’une manière ou d’une autre, à cette « reconstruction d’un esprit politique », celui qui ne doit rien aux systèmes idéologiques actuels mais plonge ses racines dans l’histoire, non pour se perdre dans un passéisme malsain et vain mais plutôt pour se nourrir de ce qui fût pour faire advenir ce qui doit être.

    Que les partis soient désarçonnés devant un tel mouvement, à la fois « civilisationnel » (sans doute plus que simplement « sociétal », ce dernier terme évitant, pour ceux qui l’emploient, de penser en termes politiques au sens fort et complet de cette dernière formule) et, pourtant, de masse alors qu’il ne s’agissait pas, croyait-on jadis, d’une affaire susceptible d’intéresser les Français et encore moins d’embraser les passions, est la preuve d’une défiance envers la démocratie représentative décevante et si démobilisatrice ces dernières années… Ce désaveu envers la démocratie parlementaire ne doit pas sombrer dans un nihilisme ou un repli communautaire, fut-il catholique, qui seraient pires que le mal : au contraire, il doit permettre de refonder une pensée de la Cité, éminemment politique et profondément humaniste, face aux dangers d’une idéologie à la fois individualiste et technophile qui nie l’humanité pour créer « son » homme nouveau, aboutissement d’une « science sans conscience » fort dangereuse pour la liberté de l’homme réel comme de son esprit.

    Ne l’oublions pas, comme le rappelle Maurras dans un beau texte intitulé « Antigone, Vierge-mère de l’Ordre », ce n’est pas elle qui menace l’ordre de la cité et sa pérennité mais bien plutôt celui qui a alors le Pouvoir et qui croit être « la loi » quand il n’est plus, selon la formule mitterrandienne, que « la force injuste de la loi » : ce Créon qui porte aujourd’hui le nom du président Hollande et paraît comme le véritable « anarchiste destructeur de la cité » est, d’ailleurs, désigné par les foules de ce printemps 2013 comme celui qui a fauté… et qui doit partir ! Sans doute n’est-ce pas si simple mais, et sans attendre 2017, faut-il rappeler encore et toujours que ce qui fonde une cité est plus important que les lois de convenance et de circonstance destinées à satisfaire un électorat ou un groupe de pression au détriment du sens et de l’intérêt communs…

    http://www.nouvelle-chouannerie.com/