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30/04/2013

Hollande prochain prix de la carpette anglaise ?

Langue française à la poubelle

Un paradoxe que je ne m’explique pas : l’État français veut attirer des étudiants étrangers, mais en vue de les enseigner en anglais… Qu’est-ce que de tels étudiants auraient à faire en France s’ils devaient y être enseignés en une autre langue que celle de notre pays ?

Les contribuables pourraient-ils voir d’un bon œil que leur argent – car enfin cet État ne dépense que l’argent qu’il reçoit des citoyens ! – serve à ruiner la culture dont ils sont les créateurs ? Et première au-devant de cette culture, leur langue abaissée au point d’être retirée des universités dont ils assument les frais ?

La langue française n’a jamais été aussi en danger que sous la présidence de Monsieur Hollande : toujours le syndrome d’une obsession dont on cache honteusement la cause : rien d’autre que l’obséquieuse adoration d’une langue impériale dont l’épicentre est à Wall Street.

Il faut en finir avec la soi-disant impossibilité de trouver du travail – la « job » comme disent les états-uniens et aussi les affichettes que multiplie dans les rames du métro parisien une école d’enseignement de cette « langue-pour-tous » qu’on veut nous imposer pour mieux servir les intérêts de multinationales qui sont, en vérité, des « sans nationalité », à moins qu’elle ne se soient toutes, secrètement, vouées au seul Wall Street avec la bénédiction de nos propres gouvernants…

Il suffit de savoir que le projet de loi soutenu par Madame Fioraso permettrait à nos universités d’enseigner la culture française en ses aspects politiques, sociétaux, juridiques et économiques en la langue qui nie la nôtre, et qu’elle subvertit depuis la fin de la dernière guerre mondiale : voir le Plan Marshal qui ne fut accordé qu’au prix de l’exclusivité des produits des industries culturelles états-uniennes [1], sans contrepartie de la part de la France. Depuis, notre jeunesse a été élevée dans l’idolâtrie de cette culture sans liens avec nos racines et notre histoire [2], excepté La Fayette et la victoire de la marine française à Chesapeak, qui fut déterminante pour l’accession à l’indépendance des Yanquis [3]. Je ne dédaigne certes pas Champlain, mais la France l’ayant elle-même oublié, ce rappel ne servirait à rien… même si ses aventures auraient pu donner l’occasion de beaux films à notre « industrie » du cinéma… [...]

Dominique Daguet - La suite sur France Catholique

http://www.actionfrancaise.net

Mgr Aillet appelle à ne rien lâcher

Dans son éditorial du mois de mai :

 

"À condition qu’elle demeure pacifique, évitant soigneusement de se laisser piéger par les multiples provocations à la violence de la part d’une poignée d’extrémistes prêts à en découdre, voire de policiers en civil infiltrés, cette mobilisation est pleinement légitime. Le 17 avril au soir à Paris, j’ai été le témoin fier et ému devant la gravité calme et silencieuse de centaines de jeunes « veilleurs pour la famille », engagés dans un « sitting » aux Invalides au nom de leur « résistance spirituelle ». Aucune provocation, y compris de policiers désarmés par leur attitude pacifique, n’a pu entamer cette non-violence, moins empruntée à une technique de comportement qu’au ressort de leur vie intérieure. Ces jeunes manifestants, qui se refusent à faire passer leur intérêt particulier avant le bien commun de la société et qui demeurent dans le respect des personnes, ont besoin d’être encouragés par des pasteurs qui leur rappellent que « la fine pointe du combat que nous avons à mener n’est pas une lutte idéologique ou politique. Elle est une conversion permanente pour que nos pratiques soient conformes à ce que nous disons… Alors, l’écart qui doit apparaître entre notre manière de vivre et les conformismes de la société ne pourra pas être perçu comme un jugement pharisien, mais comme un espace d’appel et comme une espérance » (cardinal André Vingt-Trois). Ces jeunes auront besoin d’être accompagnés spirituellement, voire formés à une action sociale et politique conforme à l’enseignement de l’Église, pour pérenniser ce « printemps des consciences » dont ils sont appelés à être les acteurs privilégiés. Il ne faut donc rien lâcher, ni dans la fermeté de la mobilisation, ni dans la douceur qui seule convertit en nous la violence en force d’âme ! D’ailleurs, l’approbation parlementaire, voire l’avis favorable du Conseil constitutionnel et même les décrets d’application ou les ordonnances du gouvernement, ne changeraient rien à notre opposition de fond, car « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29), selon le mot de l’apôtre Pierre comparaissant devant le Sanhédrin. C’est qu’un Parlement n’a pas autorité pour redéfinir le mariage qui est d’institution divine.

Mais il convient que cette résistance soit spirituelle, en puisant à la source de la prière, et morale, en inscrivant les convictions anthropologiques que nous défendons dans nos modes de vie quotidienne. Il faudra donc avoir le courage de résister au monde ambiant, ainsi que le suggérait le cardinal Joseph Ratzinger, en 2004, se prenant à rêver le futur d’une « Église intériorisée », « qui ne se targuera pas d’un mandat politique, qui ne fera pas les yeux doux ni à la droite ni à la gauche », une Église de pauvres, petit troupeau qui redonnera l’espérance à un peuple immense, à condition « d’avoir le courage et la force de se montrer différent de ce que propose la modernité ». [...]"

Michel Janva   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

Le Discours du rectorat : Martin Heidegger

L’Université allemande envers et contre tout elle-même

Prendre en charge le rectorat, c’est assumer l’obligation de diriger l’esprit de cette École supérieure. La décision d’accepter de suivre, chez les maîtres et les élèves, s’éveille et prend force seulement à partir du véritable et commun enracinement dans l’essence de l’Université allemande. Or cette essence ne parvient à la clarté, à la hauteur et à la puissance que si, avant tout et toujours, ceux qui dirigent sont eux-mêmes dirigés – dirigés par le caractère inexorable de la mission spirituelle qui force le destin du peuple allemand à recevoir l’empreinte typique de son histoire.

Savons-nous ce qu’il en est de cette mission spirituelle ? Que la réponse soit oui ou bien non, inévitable demeure la question : sommes-nous, corps des maîtres et corps des élèves de cette École supérieure, sommes-nous véritablement et en commun enracinés dans l’essence de l’Université allemande ? Cette essence a-t-elle une vraie force pour marquer de son empreinte notre Dasein ? Seulement, sans doute, à condition que cette essence, de fond en comble, nous la voulions. Mais qui pourrait en douter ? Couramment, on fait prévaloir comme caractéristique essentielle de l’Université le fait qu’elle « s’administre elle-même » ; cela doit être maintenu. Toutefois, avons-nous aussi médité a fond ce que cette revendication d’autonomie administrative exige de nous ?

Autonomie administrative, cela veut pourtant bien dire : nous fixer à nous-mêmes la tâche, et déterminer nous-mêmes la démarche susceptible de la faire devenir réelle, afin, la même, d’être nous-mêmes ce que nous avons à être. Mais savons-nous donc qui nous sommes nous-mêmes, ce corps des maîtres et des élèves de la plus haute école du peuple allemand ? pouvons-nous même au premier chef le savoir sans le plus constant et le plus tranchant retour méditatif sur nous-mêmes ?

Ni la connaissance de la situation actuelle de l’Université, ni la familiarité avec son histoire antérieure ne garantissent à elles seules un savoir suffisant de son essence – à moins qu’auparavant, avec clarté et tranchant, nous délimitions cette essence pour l’avenir ; qu’en une telle limitation de soi-même, nous voulions cette essence ; et qu’en un tel vouloir, nous soyons envers et contre tout nous-mêmes.

S’administrer soi-même ne tient que sur le fond de la méditation qui se reprend soi-même. Le retour méditatif sur soi-même, à son tour, n’a lieu que si l’Université allemande a la force de se maintenir elle-même envers et contre tout. Allons-nous accomplir ce maintien, et comment ?

L’Université allemande se maintenant elle-même envers et contre tout, ce n’est rien d’autre que la volonté qui veut en commun son essence de manière conforme à l’origine. L’Université allemande est pour nous l’École supérieure qui, à partir de la science et grâce à la science, entreprend d’éduquer et de discipliner les dirigeants qui veillent sur le destin du peuple allemand. Le vouloir qui veut l’essence de l’Université allemande veut du même coup la science, en ceci qu’il veut la mission historiquement spirituelle du peuple allemand comme peuple se connaissant en son État. Science et destin allemand, il faut qu’ils accèdent ensemble – dans la volonté de l’essence à la puissance. Et ils y parviendront, et n’y parviendront que si nous autres – corps des maîtres et corps des élèves – d’abord exposons la science à sa plus intime nécessité, et si ensuite nous faisons face au destin allemand en sa plus extrême urgence.

L’essence de la science, nous n’en faisons assurément pas l’expérience en sa nécessité la plus intime tant que, discourant sur le « nouveau concept de la science », nous dénions à une science qui n’est que par trop celle d’aujourd’hui son autonomie et son absence de présuppositions. Cette façon de faire uniquement négative et qui ne remonte guère au-delà des dernières décennies finit par n’être que l’apparence d’un effort véritable portant sur l’essence de la science.

Voulons-nous saisir l’essence de la science ? Alors il faut affronter d’abord la question critique : la science doit-elle pour nous continuer d’être, ou bien devons-nous la laisser courir vers une fin rapide ? Que science, au premier chef, il doive y avoir, voilà qui n’est jamais absolument nécessaire. Si la science doit être, et si elle doit être pour nous et par nous, à quelle condition peut-elle alors véritablement continuer ?

Seulement si nous nous plaçons à nouveau sous la puissance du commencement de notre Dasein historique par l’esprit. Ce commencement est la rupture par laquelle s’ouvre la philosophie grecque. Là se dresse l’être humain de l’Occident : à partir de l’unité d’un peuple, en vertu de sa langue, pour la première fois tourne vers l’étant en entier, il le met en question et le saisit en tant que l’étant qu’il est. Toute science est philosophie, qu’elle soit capable de le savoir et de le vouloir, ou non. Toute science reste imbriquée dans ce commencement de la philosophie. C’est de lui qu’elle puise la force de son essence, à supposer au premier chef qu’elle reste encore à la hauteur de ce commencement.

Nous voulons ici regagner pour notre Dasein deux propriétés qui caractérisent l’essence originalement grecque de la science. Chez les Grecs circulait un vieux récit, selon lequel c’est Prométhée qui aurait été le premier philosophe. C’est à ce Prométhée-là qu’Eschyle fait dire une parole qui énonce l’essence du savoir :

« Savoir, pourtant, est de beau coup moins fort que nécessité. »
(Prom., 514, ed. Wit.)

Cela veut dire : chaque savoir des choses demeure d’abord livré sans défense à l’excessive puissance du destin et reste sans parole devant elle.

C’est justement pourquoi il faut que le savoir déploie sa plus haute provocation – face à laquelle seulement se dresse l’entière puissance du retrait de l’étant – afin de rester réellement sans parole. C’est ainsi justement que l’étant s’ouvre en son inapprofondissable inaltérabilité, et donne au savoir sa vérité. Ce verdict sur la féconde impuissance du savoir est une parole des Grecs, chez qui l’on voudrait à trop bon marché trouver l’exemple prototypique d’un savoir purement axé sur lui-même et, par là, oublieux de soi – ce que l’on nous interprète comme l’attitude « théorique ». Mais qu’est-ce que la theoria pour les Grecs ? On répond : la pure considération, qui demeure liée uniquement à ce qui est en question, dans sa plénitude et son exigence. Ce comportement considérateur devrait même, si l’on se réfère aux Grecs, n’avoir lieu qu’a dessein de lui-même. Mais cette référence n’est pas juste. Car d’abord la « théorie » n’a pas lieu à dessein d’elle-même, mais uniquement dans la passion de rester proche de l’étant comme tel et sous son astreinte. En outre, les Grecs luttaient justement afin de comprendre et d’accomplir ce questionnement considérateur comme une modalité, voire comme la modalité la plus haute de l’energeia, de l’« être-à-l’oeuvre » humain. ils ne songeaient nullement à aligner la praxis sur la théorie, mais à l’inverse visaient à entendre la théorie elle-même comme la mise en œuvre la plus haute d’une praxis de bon aloi. Pour les Grecs, la science n’est pas un « bien culturel » ; elle est au contraire le lieu médian qui détermine au plus intime tout le Dasein du peuple et de l’État. La science, pour eux, n’est pas non plus un simple moyen de rendre conscient ce qui est inconscient ; elle est la puissance qui tient acéré et enserre de partout le Dasein tout entier.

Science : en questionnant, tenir debout au milieu de l’étant en entier constamment en train de s’abriter dans le retrait. Cette persévérance à l’œuvre y sait du même coup qu’elle est impuissante devant le destin.

Voilà ce qu’est initialement la science. Mais le commencement ne se trouve-t-il pas deux mille cinq cents ans derrière nous ? Le progrès humain n’a-t-il pas fait changer aussi la science ? Certes ! L’interprétation ultérieure du monde par la théologie chrétienne, aussi bien qu’après, la pensée mathématiquement technique des Temps modernes, ont éloigné la science de son commencement, pour ce qui est du temps comme du contenu. Mais par là, le commencement lui-même n’est en rien dépassé, et encore moins aboli. Car, à supposer que la science originalement grecque soit quelque chose de grand, alors c’est le commencement de cette grandeur qui demeure en elle ce qu’il y a de plus grand. L’essence de la science ne pourrait même pas être vidée et usée, comme c’est le cas aujourd’hui, malgré tous les résultats et toutes les « organisations internationales », si la grandeur du commencement ne tenait pas encore. Le commencement est encore. II ne se trouve pas derrière nous comme ce qui a été il y a bien longtemps ; tout au contraire, il se tient devant nous. En tant que ce qu’il y a de plus grand, le commencement est passé d’avance au-dessus de tout ce qui allait venir, et ainsi déjà au-dessus de nous-mêmes, pour aller loin au-devant. Le commencement est allé faire irruption dans notre avenir : il s’y tient comme la lointaine injonction à nous adressée d’en rejoindre à nouveau la grandeur.

C’est seulement si nous nous rallions résolument à cette lointaine injonction, afin de regagner la grandeur du commencement, c’est seulement alors que la science va nous devenir la nécessité la plus intime du Dasein. Autrement, elle demeure une occurrence où nous nous trouvons par hasard, ou bien le confort paisible d’une occupation sans péril, celle de contribuer au simple progrès des connaissances.

Mais si nous nous rallions à la lointaine injonction du commencement, la science ne peut que devenir ce qui a lieu au plus profond du Dasein qui est, par l’esprit, celui de notre peuple. Et surtout si notre Dasein le plus propre se trouve même devant un grand changement, si est vrai ce qu’a dit, cherchant passionnément le Dieu, le dernier philosophe allemand, Frédéric Nietzsche, a savoir : « Dieu est mort », s’il nous faut prendre au sérieux cet abandonnement de l’homme d’aujourd’hui au milieu de l’étant, qu’en est-il alors de la science ?

Alors, ce qui était initialement la tenue des Grecs – l’endurance admirative devant l’étant – se change en celle d’être, pleinement à découvert, expose à ce qui est en retrait et incertain, c’est-à-dire a ce qui est problématique, i.e. digne d’être mis en question. Questionner, alors, n’est plus seulement la phase dépassable qui précède la réponse, laquelle ne serait autre que le savoir. Questionner au contraire devient en soi même la figure où culmine le savoir. Le questionnement déploie alors sa force la plus grande, celle d’ouvrir et découvrir l’essentiel de toute chose. Questionner force alors à simplifier à l’extrême le regard portant sur l’incontournable.

Questionner ainsi fait se briser l’isolement et la sclérose des sciences en disciplines séparées, les ramène de leur dispersion sans limite et sans but en champs et secteurs dissociés, et expose de nouveau la science immédiatement à la fécondité et aux bienfaits de toutes les puissances configuratrices-de-monde du Dasein humain et historique – telles que sont là : nature, histoire, langue ; peuple, mœurs, État ; poésie, pensée, foi ; maladie, folie, mort ; droit, économie, technique.

Si nous voulons l’essence de la science en ce sens, à savoir : questionnant, faire face à découvert au milieu de l’incertitude de l’étant en entier, alors vouloir ainsi va donner à notre peuple son monde, celui du péril le plus intime et le plus extrême, c’est-à-dire son monde spirituel au vrai sens du terme. Car « esprit », ce n’est ni la subtilité vide ni le jeu sans engagement du bon sens ni l’exercice interminable de l’entendement se livrant à ses analyses, et encore moins la raison universelle. L’esprit, c’est au contraire : dans un accord au ton de l’origine, savoir s’être résolu pour l’essence de l’être. Et le monde spirituel d’un peuple n’est pas l’étage surajouté d’une culture, pas plus que l’arsenal des connaissances et des valeurs employables. C’est au contraire la puissance de la mise à l’épreuve la plus profonde des forces qui lient un peuple à sa terre et à son sang, comme puissance du plus intime éveil et du plus extrême ébranlement de son Dasein. Seul un monde spirituel est garant pour le peuple de sa grandeur. Car il force à décider constamment entre vouloir la grandeur et laisser faire le dévalement ; il force à ce que cette constante décision devienne la cadence qu’il s’agit d’imprimer à la marche que notre peuple a entamée vers son histoire future.

Si nous voulons cette essence de la science, alors il faut que le corps des maîtres de l’Université se porte effectivement aux avant-postes du péril qu’est la constante incertitude du monde. Si là il tient ferme, autrement dit : si lui croît de là – dans l’essentielle proximité de l’astreinte de toute chose le questionnement commun et le dire accordé au ton d’une communauté, alors il aura la force de diriger. Car ce qu’il y a de décisif dans le fait de diriger, ce n’est pas d’aller simplement en tête, mais bien la force de pouvoir aller seul, non par entêtement et désir de dominer, mais en vertu d’une destination (la plus profonde) et d’un devoir (le plus ample). Une telle force lie à l’essentiel, fait la sélection des meilleurs et éveille la véritable disposition à suivre chez ceux qui ont repris courage. Mais cette disposition à suivre, nous n’avons pas même à l’éveiller. Le corps des étudiants allemands est en marche. Qui cherche-t-il ? II cherche les dirigeants par lesquels il veut voir sa propre destination élevée à la vérité fondée en savoir et installée au sein de la clarté de parole et d’œuvre qui l’interprètent et la font devenir agissante.

De cette résolution, en laquelle font corps les étudiants allemands – celle de faire face au destin allemand en son urgence la plus extrême -, vient une volonté qui veut l’essence de l’Université. Cette volonté est une vraie volonté, pour peu que le corps étudiant allemand, par le nouveau droit des étudiants, se place lui-même sous la loi de son essence et ainsi d’abord circonscrive cette essence. Se donner à soi-même la loi, telle est la liberté la plus haute. La « liberté universitaire » (qu’on a tant chantée) est chassée de l’Université allemande ; car cette liberté-là était de mauvais aloi, étant uniquement négative. Elle signifiait avant tout : insouciance, arbitraire des intentions et inclinations, absence de liens dans les faits et gestes. Le concept de la liberté, pour l’étudiant allemand, est à présent ramené à sa vérité. De celle-ci se déploient désormais lien et service du corps étudiant allemand. Le premier lien est celui qui lie à la communauté du peuple. II oblige, en portant sa part et en prenant part, à participer aux peines, aux aspirations et aux savoir-faire de toutes les catégories sociales et de toutes les parties du peuple. Ce lien est désormais concrétisé et ancré dans le Dasein étudiant par le service du travail.

Le deuxième lien est celui qui lie à l’honneur et au destin de la nation, au milieu des autres peuples. II demande – assurée en savoir et savoir-faire, et tendue par la discipline – la disponibilité à payer de sa personne jusqu’au bout. Ce lien embrasse et traverse à l’avenir le Dasein étudiant tout entier comme service de défense.

Le troisième lien du corps étudiant est celui qui lie à la mission spirituelle du peuple allemand. Ce peuple œuvre à son destin cependant qu’il installe son histoire au beau milieu de la manifesteté qu’est désormais l’excessive puissance de toutes les puissances configuratrices-de-monde du Dasein humain, et que du même coup il se regagne sans cesse de haute lutte son monde spirituel. C’est en étant exposé de la sorte à la plus extrême problématicité de son propre Dasein, que ce peuple a la volonté d’être un peuple spirituel. II réclame de lui-même et pour lui-même, en ceux qui le dirigent et veillent sur lui, la clarté la plus tranchante du savoir le plus haut, le plus ample et le plus riche. Une jeunesse étudiante qui tôt se risque au cœur de l’âge viril, et tend l’arc de son vouloir sur le destin futur de la nation, une telle jeunesse se force, du plus profond d’elle-même, à servir ce savoir. Pour elle, le service du savoir, il ne sera plus permis qu’il lui soit la formation anodine et rapide menant à une profession « distinguée ». C’est bien parce que l’homme d’État et le maître d’école, le médecin et le juge, le prêtre et l’architecte dirigent le Dasein du peuple et de son État, le gardent en ses rapports fondamentaux aux puissances configuratrices-de-monde et ne le laissent pas s’émousser, que le service du savoir à la responsabilité des professions et de l’éducation qui y mène. Le savoir n’est pas au service des professions, mais à l’inverse : les professions appellent à se réaliser le savoir suprême et essentiel que le peuple à de son Dasein tout entier, et elles le mettent en œuvre. Or ce savoir ne nous est pas la tranquille prise de connaissance d’entités et de valeurs en soi, mais bien la mise en péril la plus aiguë du Dasein au milieu de l’excessive puissance de l’étant. C’est donc au premier chef la problématicité de l’être qui extorque au peuple son travail et sa lutte, le forçant à prendre la forme de son État, dont font partie les professions.

Les trois liens – par le peuple, au destin de l’État, dans la mission spirituelle – sont, pour l’essence allemande, d’égale originalité. Les trois services qui de là prennent naissance – service du travail, service de défense et service du savoir – sont également nécessaires et de rang égal.

Le savoir qui a connaissance du peuple en prenant part à son travail, le savoir qui a connaissance du destin de l’Etat en se tenant prêt pour lui, ces deux savoirs forment, dans l’unité avec le savoir qui à connaissance de la mission spirituelle, l’essence originale et pleine de la science dont la mise en œuvre est notre tâche – à supposer que nous nous ralliions à la lointaine injonction du commencement de notre Dasein historique par l’esprit.

Telle est la science qui est en vue quand l’essence de l’Université allemande est circonscrite comme École supérieure qui, à partir de la science et par la science, entreprend d’éduquer et discipliner les dirigeants qui veillent sur le destin du peuple allemand.

Ce concept original de la science n’oblige pas seulement à adopter vis-à-vis de ce qu’on traite, une attitude de pure objectivité ; il oblige avant tout à être essentiel et simple dans le questionnement au milieu du monde spirituel et historique qui est celui du peuple. De fait, c’est même seulement de là qu’une attitude de pure objectivité peut véritablement tirer sa justification – s’y fonder et y trouver son mode et sa limite.

La science, en ce sens, il faut qu’elle devienne la puissance qui donne forme aux corps de l’Université allemande. Une double exigence s’y trouve sous-entendue : corps des maîtres et corps des élèves doivent d’abord, chacun à sa manière, être saisis par le concept de la science, et demeurer sous son emprise. Mais du même coup, ce concept de la science doit intervenir en changeant les grandes formes au sein desquelles les maîtres et les élèves, chaque fois, travaillent en commun scientifiquement : dans les facultés et dans les groupements d’étudiants affiliés selon la matière choisie.

La faculté n’est faculté que si elle va jusqu’à être un pouvoir – enraciné dans l’essence de la science qui est la sienne -, le pouvoir de légiférer dans le domaine de l’esprit, en vue de donner forme aux puissances du Dasein sous l’astreinte desquelles elle ne cesse de se trouver, pour, sous cette forme, les intégrer au monde spirituel du peuple, monde lui-même un.

Le groupement d’étudiants n’est un tel groupement que si d’avance il prend sa place dans le domaine de cette législation spirituelle, et ainsi démantèle le cloisonnement par matières, en surmontant ce qu’a d’étriqué et de mauvais aloi une formation superficielle qui ne vise qu’à déboucher sur une profession.

À l’instant même ou les facultés et les groupements d’étudiants mettent en train les questions essentielles et simples de leur science, maîtres et élèves sont aussi déjà empoignés par les mêmes ultimes nécessités et astreintes qui concernent le Dasein du peuple et de l’État.

Toutefois, la mise en forme définitive de l’essence originale de la science demande tant de rigueur, tant de responsabilité et de patiente maîtrise qu’au regard de ce dessein, continuer consciencieusement à appliquer les méthodes de travail reçues, pas plus que pousser à leur réforme, ne peuvent faire le poids.

S’il a fallu aux Grecs trois siècles pour seulement mettre en bonne voie et sur un terrain solide la simple question : qu’est-ce que la science ? -, comment nous serait-il permis à nous de croire que la clarification et le déploiement de ce qu’est l’Université allemande va pouvoir se faire dans le semestre en cours, ou dans le suivant ?

Mais, à partir de ce qui vient d’être esquissé, nous savons déjà une bonne chose : l’Université allemande ne parviendra à sa forme et à sa puissance que si les trois services – service du travail, service de défense et service du savoir – trouvent ensemble originalement leur unité pour ne faire plus qu’une seule force capable d’imprimer sa marque typique. Cela veut dire :

Vouloir l’essence, du côté des maîtres, voilà qui doit d’abord s’éveiller, puis se fortifier en devenant la simplicité et l’ampleur du savoir connaissant l’essence de la science. Vouloir l’essence, du côté des élèves, voilà qui doit se forcer à atteindre la plus haute clarté et discipline du savoir, et contribuer à intégrer dans l’essence de la science – dans l’exigence qu’elle y soit déterminante – la science qui doit en être partie intégrante, celle qui concerne le peuple et son État. Les deux vouloirs, il faut qu’ils se forcent mutuellement à engager la lutte où ils s’affrontent l’un l’autre. Toutes les capacités de la volonté et de la pensée, toutes les forces du cœur, toutes les aptitudes du corps doivent être développées par la lutte, exaltées dans la lutte et gardées sauves comme lutte.

Nous choisissons la lutte du savoir, la lutte de ceux qui questionnent, et nous professons avec Carl von Clausewitz : « Je renonce à l’espoir frivole d’être sauvé par la main du hasard. »

La communauté en lutte des maîtres et des élèves ne fera, pourtant, de l’Université allemande le lieu de la législation spirituelle, elle ne mettra en œuvre en elle le lieu médian du rassemblement le plus tendu pour le service suprême du peuple en son État, que si le corps des maîtres et le corps des élèves disposent leur Dasein avec plus de simplicité, plus de tranchant et en limitant leurs besoins encore plus que tous les autres compatriotes. Diriger implique en tout état de cause que ne soit jamais refusé à ceux qui suivent le libre usage de leur force. Or suivre comporte en soi la résistance. Cet antagonisme essentiel entre diriger et suivre, il n’est permis ni de l’atténuer, ni surtout de l’éteindre.

La lutte seule tient ouvert cet antagonisme et implante en tout le corps des maîtres et élèves cette tonalité fondamentale à partir de laquelle se maintenir envers et contre tout soi-même, en s’établissant au sein de ses propres limites, transforme la résolution du retour méditatif sur soi-même en véritable pouvoir de s’administrer soi-même.

Voulons-nous l’essence de l’Université allemande ou ne la voulons-nous pas ? Libre à nous : allons-nous – et jusqu’où – nous mettre de fond en comble, et pas seulement incidemment, en peine de cette méditation de soi et de ce maintien de soi envers et contre tout ? Ou bien, avec les meilleures intentions, ne ferons-nous que changer de vieilles institutions pour les remplacer par de nouvelles ? Personne ne nous empêchera de le faire.

Mais personne non plus ne va nous demander si nous voulons ou non, alors que la force spirituelle de l’Occident fait défaut et que l’Occident craque de toutes ses jointures – alors que l’apparence de culture, en sa décrépitude, implose et attire toutes les forces dans la confusion, pour les laisser s’asphyxier dans la démence. Que quelque chose de tel ait lieu, ou n’ait pas lieu, cela dépend uniquement de ceci : nous voulons-nous encore comme peuple d’histoire et d’esprit, nous voulons-nous à nouveau – ou bien ne nous voulons-nous plus ? La décision sur ce point, chacun la partage avec les autres, même là, et surtout là où il esquive la décision.

Mais nous voulons que notre peuple accomplisse sa mission historique.

Nous nous voulons nous-mêmes. Car la jeunesse, la plus jeune force de notre peuple – celle qui, par-dessus nous, déjà tend au loin – la jeunesse a déjà décidé.

La magnificence pourtant et la grandeur de cette rupture et de ce départ, nous ne la comprenons entièrement que si nous portons en nous le profond et ample consentement d’où la vieille sagesse grecque a puisé cette parole :

« Tout ce qui est grand s’expose a la tempête… »
(Platon, Politeia, 497 d9)

Martin Heidegger, 27 mai 1933. http://dhdc2917.eu/

20:43 Écrit par pat dans culture et histoire, tradition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Machiavel et la révolution conservatrice – par Dominique Venner

PARIS (via le site de Dominique Venner) - Portée par le printemps français, la révolution conservatrice est à la mode. L’un de ses plus brillants théoriciens mérite d’être rappelé, même si son nom fut longtemps décrié. Il est en principe peu flatteur d’être qualifié de « machiavélique » sinon de « machiavélien ». On voit en effet se dessiner comme un soupçon de cynisme et de fourberie. Et pourtant ce qui avait conduit Nicolas Machiavel à écrire le plus célèbre et le plus scandaleux de ses essais, Le Prince, était le souci et l’amour de sa patrie, l’Italie. C’était en 1513, voici donc exactement 500 ans, comme pour le Chevalier de Dürer récemment évoqué. Époque féconde !  Dans les premières années du XVIème siècle, Machiavel était pourtant bien le seul à se soucier de l’Italie, cette « entité géographique » comme dira plus tard Metternich. On était alors pour Naples, Gènes, Rome, Florence, Milan ou Venise, mais personne ne se souciait de l’Italie. Il faudra pour cela attendre encore trois bons siècles. Ce qui prouve qu’il ne faut jamais désespérer de rien. Les prophètes prêchent toujours dans le désert avant que leurs rêves ne rencontrent l’attente imprévisible des foules. Nous sommes ainsi quelques-uns à croire en une Europe qui n’existe que dans notre mémoire créatrice.

 

Né à Florence en 1469, mort en 1527, Nicolas Machiavel était une sorte de haut fonctionnaire et de diplomate. Ses missions l’initièrent à la grande politique de son temps. Ce qu’il y apprit fit souffrir son patriotisme, l’incitant à réfléchir sur l’art de conduire les affaires publiques. La vie l’avait placé à l’école de bouleversements majeurs. Il avait 23 ans quand mourut Laurent le Magnifique en 1492. La même année, l’ambitieux et voluptueux Alexandre VI Borgia devint pape. D’un de ses fils, nommé César (en ce temps-là, les papes se souciaient peu de chasteté), il fit prestement un très jeune cardinal, puis un duc de Valentinois grâce au roi de France. Ce César, que tenaillait une terrible ambition, ne sera jamais regardant sur les moyens. En dépit de ses échecs, sa fougue, fascina Machiavel.

Mais j’anticipe. En 1494, survint un événement immense qui allait bouleverser pour longtemps l’Italie. Charles VIII, jeune et ambitieux roi de France, effectua sa fameuse « descente », autrement dit une tentative de conquête qui bouscula l’équilibre de la péninsule. Après avoir été bien reçu à Florence, Rome et Naples, Charles VIII rencontra ensuite des résistances et dut se replier, laissant un épouvantable chaos. Ce n’était pas fini. Son cousin et successeur, Charles XII, récidiva en 1500, cette fois pour plus longtemps, en attendant que survienne François Ier. Entre-temps, Florence avait sombré dans la guerre civile et l’Italie avait été dévastée par des condottières avides de butin.

Atterré, Machiavel observait les dégâts. Il s’indignait de l’impuissance des Italiens. De ses réflexions naquit Le Prince en 1513, célèbre traité politique écrit à la faveur d’une disgrâce. L’argumentation, d’une logique imparable, vise à obtenir l’adhésion du lecteur. La méthode est historique. Elle repose sur la confrontation entre le passé et le présent. Machiavel dit sa conviction que les hommes et les choses ne changent pas. C’est pourquoi le conseiller florentin continue à parler aux Européens que nous sommes.

À la façon des Anciens – ses modèles – il croit que la Fortune (le hasard), figurée par une femme en équilibre sur une roue instable, arbitre la moitié des actions humaines. Mais elle laisse, dit-il, l’autre moitié gouvernée par la virtus (qualité virile d’audace et d’énergie). Aux hommes d’action qu’il appelle de ses vœux, Machiavel enseigne les moyens de bien gouverner. Symbolisée par le lion, la force est le premier de ces moyens pour conquérir ou maintenir un Etat. Mais il faut y adjoindre la ruse du renard. En réalité, il faut être à la fois lion et renard. « Il faut être renard pour éviter les pièges et lion pour effrayer les loups » (Le Prince, ch. 18). D’où l’éloge, dépourvu de tout préjugé moral, qu’il fait d’Alexandre VI Borgia qui « ne fit jamais autre chose, ne pensa jamais à autre chose qu’à tromper les gens et trouva toujours matière à pouvoir le faire » (Le Prince, ch. 18). Cependant, c’est dans le fils de ce curieux pape, César Borgia, que Machiavel voyait l’incarnation du Prince selon ses vœux, capable « de vaincre ou par force ou par ruse » (Ibid. ch. 7).

Mis à l’Index par l’Église, accusé d’impiété et d’athéisme, Machiavel avait en réalité vis-à-vis de la religion une attitude complexe. Certainement pas dévot, il se plie cependant aux usages, mais sans abdiquer de sa liberté critique. Dans son Discours sur la première décade de Tite-Live, tirant les enseignements de l’histoire antique, il s’interroge sur la religion qui conviendrait le mieux à la bonne santé de l’Etat : « Notre religion a placé le bien suprême dans l’humilité et le mépris des choses humaines. L’autre [la religion romaine] le plaçait dans la grandeur d’âme, la force du corps et toutes les autres choses aptes à rendre les hommes forts. Si notre religion exige que l’on ait de la force, elle veut que l’on soit plus apte à la souffrance qu’à des choses fortes. Cette façon de vivre semble donc avoir affaibli le monde et l’avoir donné en proie aux scélérats » (Discours, livre II, ch. 2). Machiavel ne se risque pas à une réflexion religieuse, mais seulement à une réflexion politique sur la religion, concluant : « Je préfère ma patrie à mon âme ».

Dominique Venner http://fr.novopress.info

Pour les citations, je m’en rapporte aux Œuvres de Machiavel, traduction et présentation par Christian Bec, Robert Laffont/Bouquins, 1996.

Mariage gay : la résistance des édiles s'organise

Lu dans Minute :

 

"En cas de promulgation de la loi sur le mariage homosexuel, les maires seront légalement obligés de célébrer de telles unions, à moins de déléguer la cérémonie à un autre élu de leur conseil municipal, qui peut d’ailleurs être un membre de leur opposition.

Mais certains, en refusant de déléguer ou en ne trouvant aucun élu prêt à le faire à leur place, risquent des poursuites de la part des préfets, voire une suspension temporaire. Cela pourrait être particulièrement le cas dans certaines communes rurales. Pourtant, deux maires de Dordogne, à Abjacsur- Baudiat (650 habitants) et Connezac (79 habitants) ont déjà fait savoir à la presse qu’ils ne transigeraient pas avec leurs convictions profondes. Pour Xavier Lemoine, maire (PCD-UMP) de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), que « Minute » a joint, la question est complexe en l’état actuel des choses:

« Il faut d’abord que la loi sorte indemne de son examen par le Conseil constitutionnel. Il faut ensuite voir quelles seront les conséquences des manifestations des 5 et 26 mai, tout le monde étant à cran et nos jeunes ayant reçu un traitement assez hallucinant de la part du pouvoir ces derniers jours. Si le gouvernement reste sourd à nos revendications, les maires seront évidemment en première ligne. Je préfère donc ne rien dire sur le sujet pour l’instant avant d’avoir fait le tour de la question avec mes collègues. C’est une question de prudence. »

Le gouvernement va avoir du fil à retordre… Les maires n’oublient visiblement pas que nous sommes à quelques mois d’élections municipales où la gauche emploiera tous les moyens pour éviter une déroute prévisible. De son côté, Jacques Remiller, maire UMP de Vienne (Isère) adversaire malheureux du rapporteur de la loi Taubira, Erwann Binet, lors des dernières législatives, attend sereinement la suite des évènements, d’autant plus qu’il ne se représentera pas en 2014 :

« Ma carrière politique s’est fondée sur des valeurs, je ne vais pas les renier, quitte à en payer le prix. Mais je reste serein, j’en veux pour preuve le cas de Noël Mamère qui, après avoir célébré un mariage homosexuel à Bègles, n’avait fait l’objet que d’un mois de suspension de son mandat de maire. »

De leur côté, plusieurs dizaines de milliers d’élus locaux ont signé l’appel du Collectif des maires pour l’enfance animé par Franck Meyer, maire Nouveau centre de Sotteville-sous-le-Val (Seine-Maritime) et Philippe Brillault , maire CNIP du Chesnay (Yvelines). On peut espérer que le gouvernement ait du fil à retordre dans les mois qui viennent s’il persiste dans son obstination à imposer cette loi pour le moins controversée".

Lahire   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

JEANNE D'ARC 2013 ! FÊTE NATIONALE !

PARIS

Les manifestations en hommage à Jeanne d’Arc sont organisées en commun par la Restauration Nationale et le CRAF - Centre  Royaliste d’Action française.

Programme

= Le  samedi 11 mai 2013 : de 14h à 18h, à la Maison des Mines, 27, rue Saint-Jacques, 75005 Paris, un colloque sur le thème: "Pour un printemps français : légalité et légitimité, quand la loi détruit la famille, la société, la nation..." (Métro: RER Port-Royal). Sous la présidence de François Marcilhac, directeur éditorial de "l’Action française 2000", et autour de Bernard Pascaud, Président de la Restauration Nationale, Stéphane Blanchonnet, président du Comité directeur de l’Action  française-CRAF, Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action Française-CRAF, Maitre Trémolet de Villers, avocat et écrivain, Christian Franchet d’Espérey, rédacteur en chef de la Nouvelle Revue Universelle, Alain de Benoist, écrivain, Antoine Desonay, secrétaire général des étudiants d’A.F-CRAF., et diverses autres personnalités.

= Le même samedi 11 mai : à 20h pour ceux qui le désirent, dîner amical au Restaurant l'Escarmouche, 40, rue de la Montagne Sainte-Geneviève, 75005 Paris (métro Cardinal Lemoine ou Maubert-Mutualité). Inscription préalable obligatoire à la Restauration Nationale, 7, rue Constance, 75018 Paris. Tel : 01.44.92.82.82. Courriel: restauration.nationale@wanadoo.fr (Tarif: 35 euros par personne, 60 euros pour les couples, 16 euros pour les étudiants).

Le dimanche 12 mai 2013 : Cortège Traditionnel d'hommage à la Sainte de la Patrie. Rendez-vous à 9h30 devant l’Opéra de Paris. Départ du cortège à 10h. Dépôt de gerbes devant la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides. Allocution de Bernard Pascaud, président de la Restauration Nationale.   

jeanne d'arc place des pyramides.jpg

MARSEILLE

= La Fédération Royaliste Provençale déposera une gerbe au pied de la statue de Jeanne d'Arc de l'église des Réformés (haut de la Canebière), le vendredi 10 mai, à 18 heures.

= Par ailleurs, en raison de l'importance des évènements en cours sur le plan national, la Fédération Royaliste Provençale participera, le samedi 11 et le dimande 12 mai, aux manifestations organisées à Paris. Voir le programme ci-dessus.

Les Provençaux qui souhaiteraient y prendre part seront, naturellement, les bienvenus. Dans ce cas, s'inscrire (à Paris) aux adresses et numéros de téléphone notés ci-dessus. Renseignements : 06 08 31 54 97.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

L'Opinion

L'opinion, la doxa en grec, s'oppose aux deux autres façons de penser à celle de la science (epistemé) et celle de la philosophie. Elle est considérée comme un savoir malpropre donc méprisée. Elle peut passer pour être l'expression d'une subjectivité alors qu'elle ne fait souvent que répéter ce que dit un groupe social, la collectivité....L'opinion a pourtant son mode de fonctionnement venant de la tradition, des mythes, de la religion, d'une mentalité collective.
Elle est sociologiquement celle de la masse ou du peuple par opposition à « ceux qui savent », les experts, les diplômés, ceux qui ont fait des études. Elle exprime un rapport social.
Les élites ont donc le plus grand mépris pour ceux qui ne savent pas et ne font que répéter l'opinion du peuple, c'est à dire celle du café du commerce.
Dans les sondages ont met souvent en exergue la catégorie des diplômés et celle des non diplômés.
L « opinion » des non diplômés étant présentée de façon plus ou moins sournoise comme celle de la bêtise, des incultes. On trouve souvent l'expression « plus les personnes sont diplômées, plus elles pensent ceci », ce qui sous-entend que la pensée contraire (ou différente) est celle des imbéciles. Bref l'opinion serait à l'opposé d'un savoir « vrai ».
La destruction de l'opinion par la philosophie
La philosophie s'est construite contre l'opinion. Dans la République Platon s'attaque à l'homme de l'opinion qui est un aveugle, un prisonnier, un malade. Toute l'histoire de la philosophie est liée à une dévalorisation de l'opinion. Si pour certains toutes les opinions se valent Platon rétorque que si toute opinion est vraie alors on a aussi l'opinion que l'opinion est fausse.
On retrouvera cette condamnation chez Bachelard dans la formation de l'esprit scientifique : « la science, dans son besoin d'achèvement comme dans son principe, s'oppose absolument à l'opinion. S'il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l'opinion, c'est pour d'autres raisons que celles qui fondent l'opinion ; de sorte que l'opinion a en droit, toujours tort. L'opinion pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances. En désignant les objets par leur utilité, elle s'interdit de les connaître. On ne peut rien fonder sur l'opinion : il faut d'abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter ». On a là de façon presque caricaturale le point de vue de la Science qui rejoint celui de la philosophie avec Descartes dans le discours de la méthode lorsqu'il énonce les quatre principes de la méthode : « le premier étant de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie, que je ne la connaisse évidemment être telle... ». Ce principe s'oppose bien sur à l'opinion comme à la tradition et l'autorité.
Husserl où la doxa réhabilitée
Face à la science, la doxa était honteuse. La doxa n'était qu'une somme de lieux communs (qui dort dîne...) ou de préjugés. Avec Socrate et son questionnement et l'élève Platon, la raison s'est construite jusqu'au système cartésien. L'opinion était fondée sur le quotidien de l'existence. Husserl a vu dans la doxa le monde de la vie premier. La doxa est donc réhabilité comme ce qui nous donne les premières explications de notre vécu. Le monde de la quotidienneté n'a en général que faire de la version scientifique du monde. Quand j'ai chaud je n'ai pas besoin de connaître la thermodynamique.
La doxa pour Husserl a fondé les constructions postérieures de la Science. Mais la science n'a fait que désenchanter le monde premier de la quotidienneté. Elle a substitué des constructions logiques faites d'idéalités au monde de la vie. On peut dire que la phénoménologie à la différence de la Science a redonné sa place à la doxa.
Heidegger
Pour le philosophe I' « être-jeté » est l'affectivité du Dasein (être-là). Le Dasein est dans la quotidienneté c'est à dire qu'il se trouve dans un contexte historico-social. L'être-là est un « être-avec » donc il comprend le monde selon l'opinion de tous ce que Heidegger appelle le « on » anonyme. « On » se scandalise comme tout le monde. L'opinion du Dasein ne fait que partager l'opinion commune.
Le philosophe parlera de dictature du « on ». L'existence est à l'origine inauthentique. L'être-là ne peut jamais se soustraire à cette interprétation quotidienne dans laquelle il a d'abord grandi. C'est en elle, à partir d'elle et contre elle que s'accomplit toute compréhension authentique. Heidegger comme Husserl réhabilite la doxa comme compréhension originaire.
L'authenticité consiste à sortir de l'opinion commune. Le monde du « on » est une pré-compréhension.
L'opinion chez Heidegger s'appelle aussi bavardage qui parle de tout. Le Dasein pour être authentique doit se détacher du « on ».
À partir de l'opinion on retrouve la problématique de la vérité et de sa construction, L'homme a souvent la fatuité de croire que « son » opinion vient de lui alors qu'elle n'est que le produit de son milieu social, de l'école, de la société, des médias, des faiseurs d'opinion...
Notre société est ambivalente car elle se veut technico-scientifique donc ne donnant de valeur qu'à la science et dans le même temps par ses sondages incessants elle donne une valeur immense à l'opinion publique où toutes les opinions se valent de l'imbécile ou « savant », ce terme maintenant comprenant par exemple des prix Nobel ou autres.
Si l'opinion en mathématiques n'a guère de sens elle refait son apparition même dans des domaines comme la Science, la physique où il existe différentes interprétations et la biologie.
L'opinion politique étant une conviction elle paraît donc hors du vrai ou du faux. Cette « opinion » politique se retrouve pourtant dans ce qu'on appelle les « sciences humaines ».
L'opinion comme toute connaissance â sa part de métaphysique.
PATRICE GROS-SUAUDEAU

Changement paisible de tête au royaume des Pays-Bas.

 

Ce mardi 30 avril, les Pays-Bas changent de Chef d’Etat sans drame ni querelle, sans grandiloquence des discours et sans programme de promesses démagogiques : la reine Beatrix, 75 ans, abdique en effet 33 ans exactement après sa mère la reine Juliana, et cède la place à son fils aîné, le prince Willlem-Alexander d’Orange. Un nouveau souverain qui rajeunit l’institution comme cela se fait, en général, à chaque transmission du pouvoir monarchique d’un père-roi ou d’une mère-reine à leur enfant : miracle toujours renouvelé de la monarchie qui suit la logique naturelle de la vie et de la suite des générations, et qui motive aussi la reine elle-même lorsqu’elle explique qu’elle quitte sa fonction, non pas parce qu’elle serait trop lourde à assumer, mais parce que son fils incarne une nouvelle génération, celle-là même qui est aujourd’hui à la manœuvre dans ces temps compliqués.

Aux Pays-Bas, l’abdication d’un souverain n’est pas extraordinaire, elle répond justement à cette particularité de la monarchie de s’adapter souplement aux volontés populaires sans rien céder sur le principe même de la transmission dynastique au sein de la même famille ni sur celui de la liberté du monarque « de durer » autant qu’il s’en sent la force et en ressent la nécessité. Après tout, pourquoi pas ? Cette retraite des souverains, de plus en plus fréquente, correspond aussi à une conception du temps politique qui prend en compte les rigueurs de l’âge et laisse la liberté au roi ou à la reine, liberté toute monarchique et quasi absolue, de gérer son calendrier en dehors de toute contingence électorale, montrant ainsi à nouveau que la magistrature suprême de l’Etat reste indépendante du temps démocratique sans forcément, d’ailleurs, remettre en cause les grands principes de la représentation ou de l’exercice démocratique pour les citoyens.

Bien sûr, la monarchie des Pays-Bas n’est qu’une monarchie parlementaire et peut sembler bien fade aux royalistes français partisans d’un Etat politique fort et engagé face aux féodalités financières et économiques, celles qui prônent la gouvernance pour mieux désarmer les gouvernements. Mais elle démontre néanmoins que la magistrature de l’Etat, lorsqu’elle échappe aux jeux électoraux et aux prétentions politiciennes, peut jouer son rôle de « trait d’union » entre tous les citoyens et toutes les communautés d’une nation, ce qui n’est pas négligeable, en ces temps d’inquiétudes et de replis communautaires. « La Croix » évoquait dans son édition de samedi dernier « une monarchie fédératrice très appréciée » et rappelait qu’elle « incarne le pays, qu’elle représente avec une forte dose de modernisme ».

Certes, les Pays-Bas ne sont pas la France et les traditions y sont différentes mais sans doute l’exemple néerlandais peut-il inciter nos propres concitoyens à réfléchir aux conditions institutionnelles de l’unité du pays au moment même où, chez nous, la magistrature suprême de l’Etat apparaît plus diviseuse que fédératrice et reconnue comme telle… Lorsque le nouveau roi Willem-Alexander déclare : « Je veux aussi être un roi du XXIème siècle qui peut rassembler, représenter et encourager la société », et qu’il insiste sur son « rôle de garant d’un processus législatif démocratique et conforme à la Constitution », il nous rappelle aussi, a contrario, que le président élu en France, lui, n’a pu que diviser profondément un pays par son absence d’indépendance à l’égard des groupes de pression, financiers ou autres, et par sa coupure avérée d’avec un pays réel trop souvent méconnu et mésestimé en République…

http://jpchauvin.typepad.fr/

Le Printemps Français manifeste contre les violences policières

Environ 200 personnes se sont rassemblées lundi soir devant le palais de justice de Paris pour manifester contre les "violences policières" dont ont été victimes certains manifestants opposés au mariage homosexuel.
Les manifestants se sont réunis en début de soirée "pour témoigner des violences policières" qu'ont subi "certains manifestants" et dénoncer "le détournement de la justice et de la police à des fins idéologiques", a déclaré Frédéric Pichon, avocat du Printemps Français, mouvement opposé au mariage homosexuel.¢
Maître Pichon a ajouté que des militants opposés au mariage homosexuel "ont été passés à tabac" et qu’"il y a eu des violations procédurales comme des gardes-à-vue punitives" en marge des manifestations qui ont réunis les opposants au mariage homosexuel.
Une jeune fille dénommée "Pauline" a également pris la parole pour raconter comment elle avait été conduite manu militari dans le métro, mercredi soir, alors qu'elle attendait devant l'Assemblée nationale, "toute seule". Deux gendarmes l'ont "secouée dans tous les sens" et l'ont insultée, selon son témoignage.
Plusieurs des 67 opposants qui avaient été placés en garde à vue il y a deux semaines après avoir été interpellés devant l'Assemblée nationale, où ils s'apprêtaient à installer des tentes, étaient aussi présents.
Au mégaphone, Maître Pichon s'en est pris au Syndicat de la Magistrature, dont le "mur des cons" donnerait "une certaine idée d'une justice idéologique", et au Petit Journal de Canal+ accusé d'être du côté de la préfecture et qui incarne "la bourgeoisie partouzarde, décadente et cocaïnomane".
"Nous sommes là pour soutenir les victimes des violences policières", a déclaré Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français. "Nous sommes en pleine régression. Nous sommes contre la loi Taubira et on ne lâchera rien", a-t-elle dit.
Une dizaine des jeunes hommes torse nus baptisés "Hommen" ont fait brûler des fumigènes devant le palais de justice en scandant "Hollande, ta loi, on n'en veut pas".
Le texte ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels a été définitivement adopté par le Parlement il y a huit jours. Il est depuis lors examiné par le Conseil constitutionnel qui a été saisis par des parlementaires de l'opposition.¢
Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/

INSEE : Des inégalités sous-estimées ?

La crise creuse plus les inégalités en France que ne le laissaient supposer les récentes statistiques de l’INSEE. D’après une publication de l’Insee passée inaperçue, la France se retrouve désormais parmi les pays les plus inégalitaires de l’UE à 15, en neuvième position.

L’Insee vient de mettre en ligne son édition 2013 des Revenus et patrimoines des ménages. On y apprend certes des choses, mais qui étaient déjà assez largement connues par ceux qui fréquentent le site de l’Institut et ont la curiosité d’aller voir les données détaillées sur les revenus et les niveaux de vie, qui se trouvent depuis quatre mois environ sur le site : la crise a rendu les pauvres plus pauvres et les riches plus riches. Et, du coup, la société française est plus inégalitaire qu’elle ne l’était en 2005.

 

Mais, curieusement, rien n’est dit de l’enquête « EU-SILC », pour laquelle l’Insee vient de publier  un « Rapport intermédiaire sur la qualité des données françaises EU-SILC 2011 ». Voilà qui ne dira sans doute rien à la plupart des lecteurs. « EU-SILC » est pourtant l’une des enquêtes que chaque Institut statistique national des différents pays de l’Union européenne est tenu de mener sur le territoire qu’il couvre et de fournir à Eurostat, qui centralise ces enquêtes, les traite et en tire l’essentiel des informations mises sur son site à propos des revenus, des conditions de vie et de la pauvreté.

En France, cette enquête porte un autre nom, SRCV, pour « Statistiques sur les revenus et les conditions de vie ». C’est en effet la seule enquête de l’Insee qui permette de mesurer la pauvreté en conditions de vie (endettement, privations, conditions de logement, …). La pauvreté monétaire, en revanche, est mesurée à partir d’une autre enquête, ERFS (enquête sur les revenus fiscaux et sociaux) qui s’appuie à la fois sur les déclarations fiscales d’un échantillon représentatif de ménages, sur une enquête sur les revenus du patrimoine et sur les données administratives issues des organismes versant des prestations sociales. Chaque année, l’Insee mène et publie cette enquête, qui est la source d’information la plus fiable sur les revenus et le niveau de vie des ménages. Pour connaître les résultats de l’enquête SRCV, il faut aller sur le site d’Eurostat. Cela devrait changer, nous dit-on. Sauf que l’utilisateur que je suis attend vainement la moindre confirmation que cela change…

Voilà pour le contexte. Venons en maintenant à l’objet de ma surprise. Car la consultation de ce document m’a fait sursauter. Page 12, il est écrit : « le coefficient de Gini (…) s’élève à 30,8 [%] en 2010. » Je conviens que je dois être l’un des rares que cela fait sursauter car, pour la plupart des autres, cette affirmation, c’est du chinois. Le coefficient (ou indice) de Gini est l’indicateur le plus utilisé pour mesurer les inégalités, notamment celles de revenu disponible après impôt (ou « niveau de vie », lorsqu’on prend en compte la taille du ménage) dans une société : quand il y a égalité parfaite (chacun dispose du même revenu), il vaut 0, quand il y a inégalité totale (une seule personne perçoit tous les revenus, les autres n’ont rien), il est de 1. Plus son niveau est élevé, plus la société est inégalitaire. Or, les chiffres publiés jusqu’ici par l’Insee donnent de tout autres résultats pour 2010 : 0,299 (voir http://insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_i...), chiffres repris dans la publication citée plus haut sur Le revenu…

Il est intéressant en effet de comparer 2010 – l’année d’après-crise, ou du moins celle où l’on espérait en être sorti – et 2005. Difficile en effet de remonter plus haut, car l’enquête Insee sur les revenus des ménages a connu de sensibles modifications (et améliorations) en 2005, ce qui rend incertaines les comparaisons faites avec des années antérieures. Cette année-là, l’indice de Gini pour les revenus disponibles des ménages en France métropolitaine était de 0,286. Jusqu’ici, je pensais donc que les inégalités (mesurées par cet indice) entre 2005 et 2010 s’étaient accentuées de 1,4 % (0,299/0,286). En réalité, ce serait environ 5 fois plus !

Les petits malins me feront remarquer que cet écart n’est pas étonnant puisque, dans le premier cas (0,299 comparés à 0,286), je m’appuie sur l’enquête ERFS, dans le second cas sur SRCV. Or chacun sait que les méthodologies différentes donnent des résultats qui peuvent être proches mais rarement identiques. Certes. Sauf que, pour éviter les biais liés aux déclarations des ménages enquêtés (qui ont toujours tendance à sous-estimer les revenus perçus), l’enquête SRCV « injecte » dans sa partie revenus les résultats de ERFS. Et que, par conséquent, ce sont les mêmes sources (au moins depuis 2008) dans les deux cas, les mêmes méthodologies de traitement, et les mêmes résultats.

Avec un tel indice de Gini, la France se retrouve désormais parmi les pays les plus inégalitaires de l’UE à 15, en neuvième position. Derrière elle, on ne compte que l’Italie (0,319), le Royaume-Uni (0,33), l’Irlande (0,332), la Grèce (0,335), l’Espagne (0,34) et le Portugal (0,342). Mais alors que le Portugal a vu son coefficient d’inégalité reculer depuis 2005 (0,372), l’Espagne l’a vu fortement progresser (en 2005, son indice de Gini était de 0,312). Quant aux bons élèves de la classe dans l’UE à 15, on les trouve en Suède (0,244), en Finlande et aux Pays-Bas (0,258), en Autriche et en Belgique (0,263), au Luxembourg (0,272). Le Danemark, qui, en 2005, était le meilleur élève de tous (0,237), a vu ses inégalités de revenu progresser encore davantage que la France (0,278), mais, partant de plus loin, il demeure malgré tout dans les pays relativement égalitaires. L’Allemagne, avec 0,29, ne fait guère mieux que la France, et, comme nous, elle a vu son score d’inégalités augmenter sensiblement de 2005 à 2010.

Revenons à la France. Entre 2005 et 2010, le niveau de vie moyen du dixième le moins bien loti des ménages, a progressé de 0,6 %. Celui du dixième le plus favorisé de 6,5 %.

Entre 2005 et 2010, le pouvoir d’achat du niveau de vie total des ménages (mesuré en euros 2010) a progressé de 89 milliards d’euros. Sur cette masse en progression, le dixième le plus favorisé a raflé 40 % et le dixième le moins favorisé 1,7 %. Tout s’est donc passé comme si le marché (et les politiques publiques concernant la redistribution) avaient permis au dixième le plus riche des ménages d’augmenter sa part de 11 milliards de plus que ce qu’il aurait gagné si la répartition de 2005 était demeurée inchangée.

Le dixième le moins favorisé des ménages a été en quelque sorte taxé d’1 milliard d’euros au bénéfice des plus riches, du fait de la montée du chômage, de la pauvreté laborieuse et de la diminution relative des aides sociales, toutes choses qui ont réduit sa part relative dans la répartition des revenus.

La publication de l’Insee sur le revenu et le patrimoine des ménages nous permet même de constater que cet écart entre riches et pauvres s’est accru au sein même des riches. Toujours entre 2005 et 2010, le pouvoir d’achat du revenu déclaré (donc avant impôts) du centième le plus riche a progressé d’au moins 8 % par unité de consommation, celui du millième le plus riche de 14 % et celui du dix millième le plus riche de 26 %. Tout cela s’est passé dans le silence quasi absolu, chacun étant trop absorbé par les effets de la crise sur son sort personnel. Mais cette crise redistribue les cartes, et pas dans le bon sens.

alternatives économiques   http://fortune.fdesouche.com

Ne dites pas « clandestin » mais « sans-papiers » !

Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent plus connaître ; l’école, en ce temps-là, faisait encore son boulot… L’éminent auteur Pierre Gaxotte avait déjà dénoncé que le plus grand fléau de notre monde était d’avoir volontairement changé le sens des mots… Fasciste ?

Non, académicien.

Molière doit se retourner dans sa tombe de voir traitée avec si peu de vertu la sémantique au gré des « modes et des mœurs ». Ainsi, ne dites plus un « clandestin », mais bien un « sans-papiers », car la préposition privative est bien plus touchante et a dédramatisé la réalité ; ne dites plus « avortement », mais « interruption volontaire de grossesse ». Interruption ? Oui, vous savez, comme ce mot qui rend elliptique la reprise de l’action par la suite. [...]

Isabelle Surply - La suite sur Boulevard Voltaire

http://www.actionfrancaise.net

Choc : on aurait découvert un journaliste « de droite » à France 3 !

La grande majorité des « journalistes » des gros médias français sont clairement de gauche, c’est un fait.

L’affaire du Syndicat de la Magistrature le souligne encore, ainsi que la farce de la prétendue « déontologie journalistique ».

Il y a quelques jours, un journaliste filmait secrètement, dans les locaux du Syndicat de la Magistrature (SM, d’extrême-gauche et majoritaire !), un « mur des cons » sur lequel figuraient des photos de nombreuses personnalités, de droite ou non, dont des parents de victimes. Pas de criminel en revanche.

L’affaire fit grand bruit.

Mais voici que le journaliste auteur des images, Clément Weill-Raynal, se trouve à présent, lui-même, sur la sellette !

Il a été rapidement attaqué et désigné à la vindicte par le « Syndicat national des journalistes », majoritaire, qui a tenu à affirmer sa solidarité avec le SM.

Et le SNJ-CGT de France 3 de demander que le journaliste soit traduit en conseil de discipline. Ce qui est chose faite, la chaîne publique ayant annoncé hier l’ouverture d’une procédure disciplinaire.

Ce qui est vraiment fort, dans cette affaire, c’est le motif pour lequel le journaliste est attaqué par sa propre caste : le SNJ, dans un communiqué, « rappelle que l’utilisation d’images volées dans un lieu privé, en l’occurence [nous laissons la faute d'orthographe en l'état ! NDCI] les locaux du SM, est contraire à la déontologie professionnelle la plus élémentaire. »

Alors que jusqu’à présent, on n’avait entendu aucune organisation journalistique s’offusquer lorsqu’il s’agissait de piéger et filmer en caméra caché des membres de la droite nationale ou radicale, avec des dégâts importants (fermeture d’une école catholique traditionnelle par exemple). Une spécialité de la télévision publique d’ailleurs !

Un « deux poids deux mesures » honteux !

http://www.contre-info.com/

Paris sans Nathalie ? C'est bien possible

T Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

La grande peur du Systéme

Fort d’une conjoncture décrite comme « porteuse » pour ses idées, les médias, même les plus hostiles au Mouvement national,  prévoient une belle affluence à l’occasion du traditionnel défilé frontiste du 1er mai en l’honneur de Jeanne d’Arc et des travailleurs français. Celui-ci sera bien évidemment clôturé par  une allocution de Marine Le Pen place de l’Opéra sous le thème du « peuple d’abord », de la « concorde nationale », de la résistance aux oligarchies mondialistes.  Thierry Lepaon, le très controversé successeur de Bernard Thibault à la tête  de la CGT, a d’ailleurs avoué implicitement  dans le quotidien gratuit Directmatin ce mardi,  que sa préoccupation n’était pas tant  le sort des salariés français –mais ça nous le savions déjà-  que la division cette année du  cortège  syndical qui  «sert le Front National ». «  Il y a un risque important que leur cortège (du FN, ndlr) soit plus important demain que les nôtres. Cela renverrait une image terrible.»  Pour le Système certainement M. Lepaon…

 Preuve de cette adhésion en progression constante aux constats, au programme de Marine,  selon un sondage CSA pour BFMTV,  la présidente du FN  serait  face à Nicolas Sarkozy au second tour d’une élection présidentielle si le premier tour avait lieu dimanche. Avec 23% des suffrages (contre 17,9 en 2012), elle surclasserait très largement François Hollande, qui recueillerait  seulement 19% des voix (contre 28,6% en 2012).

Tout juste peut-on s’étonner –« Français vous avez la mémoire courte »- que  Nicolas Sarkozy  caracole en tête dans cette enquête avec 34% des intentions de vote  (contre 27,2% il y a un an). Pourtant, comment ne pas voir que la situation actuelle découle certes de l’impuissance socialiste, mais plus  largement du quinquennat sarkozyste,  d’une décennie  d’UMP au pouvoir.  

Sur le plan sécuritaire,  exemples parmi d’autres, Valérie Pécresse, élue régionale UMP,  expliquait hier dans Le Parisien son souhait de débloquer « 200 000 euros pour l’équipement en télésurveillance des médecins, car l ’insécurité est l’une des causes de la désertification »…

Au même moment,  la Préfecture de police de Paris  a relancé sa « campagne de sensibilisation » sur les vols des chaines  en or, invitant les femmes, avec le retour des beaux jours,  à ne pas porter leurs bijoux de « façon trop ostensible ». Voilà la réponse apportée par les autorités   à l’explosion des vols à l’arrachée  et la recrudescence  des exactions des  bandes de (très) jeunes, souvent originaires des communautés Roms des pays de l’Est.

Encore un peu souligne Bruno Gollnisch,   et comme à Rio ou à Lagos, les passants seront obligés de sortir de chez eux sans aucun «signe extérieur de (petite) richesse » et les femmes « invitées »,  comme au Caire,  à se déplacer dans des wagons réservés…

Cette insécurité  que découvre Mme Pécresse, cette explosion des vols avec violence, des agressions dont  les femmes sont souvent les premières victimes,  ne sont  jamais que le fruit  de l’ouverture  des frontières, de la poursuite d’une immigration sans frein, cause de délinquance,  de tiers-mondisation, de paupérisation  sociale et  économique. Une  politique poursuivie par Sarkozy avec l’entrée officiellement d’un million d’immigrés supplémentaires entre 2007 et 2012.

Si Marine Le Pen est en tête dans les enquêtes d’opinion chez les ouvriers et les  salariés,  « Pas une semaine ne passe  (sans qu’elle ne) se revendique comme le héraut des petits broyés par ce système et de la classe moyenne attaquée de toutes part », note Guillaume Perrault dans Le Figaro.

 Ce dernier ne voit qu’un « seul bémol, mais de taille, à ce contexte favorable pour Marine Le Pen: l’ampleur de la mobilisation contre le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels et la starisation de Frigide Barjot. »

 « Entre Marine Le Pen et l’ex-cofondatrice du magazine Jalons, la prudence a fait place à l’affrontement » affirme-t-il et « depuis que l’égérie de la Manif pour tous a pris ses distances     avec l’extrême droite (sic)  et a annoncé sa volonté de présenter des listes aux municipales, Marine Le Pen peut arguer que son mouvement est largement repris en mains par l’UMP».

 Une «(re)prise en main » par le parti de MM. Copé et Fillon qui est de l’ordre de l’évidence. Elle a été  constatée par tous  les patriotes ayant participé aux manifestations et notamment par Bruno Gollnisch qui, comme Marion Maréchal notamment, ont été interdits de toute prise de parole publique pendant les rassemblements  tandis que dans le même temps  les « ténors de l’UMP » ont monopolisé les micros et les tribunes.

Or,  comme l’a noté Michel Geoffroy sur le site Polemia, «les élus de droite, soucieux de ne pas paraître  homophobes  et de complaire aux médias, (ont finassé)  et (n’ont cessé)  de prendre leurs distances avec (les manifestants). Ces élus leur recommandent le  calme , ce qui veut dire qu’il ne faudrait pas trop contester le pouvoir. Ils mettent en garde contre la radicalisation , c’est-à-dire contre la contestation des fondements du Système… que les élus de droite ont, il est vrai, contribué à mettre en place ! Au Sénat,  ces élus n’ont même pas demandé de scrutin public. »

Sur le site Mediapart,  Jean Mézières écrivait le 28 avril que comme le fit François Mitterrand en 1989,  qui avait créé « de toutes pièces »  le parti « Génération Ecologie   pour assommer les Verts »,  ce qui limita « la catastrophe électorale » pour le PS, l’UMP aurait la même volonté machiavélique.

 Ainsi, selon M. Mézières qui comme beaucoup à gauche pointe les liens qui existeraient entre la Manif pour tous et  des réseaux droitiers américains, « la Droite veut faire du Mitterrand ». En l’espèce  « appeler à la rescousse les ultraconservateurs américains pour organiser et financer un nouveau parti en faisant un coup d’éclat contre le  Mariage pour Tous. Nouveau parti du style mouvance  Droite Populaire  qui mettrait Marine Le Pen à moins de 10 %. »

 « L’Opus Dei américaine et le Tea-Party annihilant des nationalistes dans leur province européenne, cela ne manque pas de piquant ! » écrit encore M Mézières.  Mais cela manque tout de  même sérieusement de réalisme. Imaginer que des listes dans l’orbite de la  Manif pour tous -et il y a une grande  marge entre annoncer leur éventuelle création en  2014 et leur mise en place à grande échelle….-  puissent limiter l’essor d’une liste FN, conduirait à prendre les électeurs-sympathisants nationaux  pour des naïfs et des  imbéciles.

 C’est  ignorer aussi  que des listes de cette obédience   parasiteraient certainement, et notamment pour d’évidentes raisons de sociologie électorale,  dans de bien  plus grandes proportions  les  listes municipales  UMP. C’est ignorer enfin que le FN est le seul mouvement à avoir unanimement condamné ce mariage pour tous et que les  Français lui savent gré  justemment de  sa défense résolue des valeurs traditionnelles.

http://www.gollnisch.com

Dénaturation du mariage : l’opposition persiste, alors que la Chancellerie presse le pas

 

Dénaturation du mariage : l’opposition persiste, alors que la Chancellerie presse le pas

PARIS (NOVOpress via Le Bulletin de réinformation) – La course de vitesse du mariage pour tous se poursuit. Après l’accélération du calendrier parlementaire, le ministère de la Justice se hâte de préparer le terrain avant la promulgation de la loi sur l’ouverture du mariage aux duos homosexuels.

 

Vendredi matin, la Chancellerie a fait savoir qu’elle avait d’ores et déjà transmis au Conseil d’Etat un projet de décret concernant les conséquences de la loi sur l’état civil telles que le livret de famille.

Cet empressement exaspère les parlementaires de l’opposition mobilisés contre le texte. Alors qu’ils viennent tout juste de saisir le Conseil constitutionnel, ces derniers s’étonnent de cette nouvelle pointe de vitesse et de la préparation de documents provisoires en absence de certitude.

Dans le même temps, les opposants à la dénaturation du mariage ne faiblissent pas et poursuivent leurs nombreuses actions. Monseigneur Rafin, évêque de Metz, rappelait récemment que « ce qui est légal n’est pas forcément moral ».

http://fr.novopress.info

Le pourtoussisme a vaincu !

Les nouvelles valeurs de la République : subjectivisme, relativisme, mercantilisme

Ça y est, c’est fait. En votant « le mariage pour tous », la gauche française vient de larguer définitivement le peuple et de sceller officiellement son adhésion au libertarisme et au relativisme culturel, à la mondialisation heureuse et au mercantilisme triomphant.

Deux hommes et deux femmes vont pouvoir se marier et des enfants vont être affublés de deux pères ou deux mères, hourra ! Madame Taubira aura oublié, dans sa « réforme de civilisation », sa culture créole qui réserve le lundi gras du carnaval antillais aux « mariages burlesques » entre des hommes déguisés en femmes et des femmes travesties en hommes. Ces transgressions, qui s’achèvent le mercredi des Cendres lorsque l’on brûle Vaval et que l’on rétablit la norme biologique et anthropologique, vont désormais être inscrites de façon pérenne dans notre Code civil. L’on comprend les réticences des élus d’outre-mer, heurtés dans leur culture mais aussi dans leur conscience de gauche. L’homo festivus de Philippe Muray a donc gagné et nous allons bientôt avoir le carnaval tous les jours avec ses étonnantes marches nuptiales dadaïstes. Son « pion progressiste » a réussi à faire copier cent fois aux parlementaires : « La loi naturelle n’est qu’un serpent de mer réactionnaire ! Le mariage n’est qu’une construction sociale » ! [...]

Anne Le Pourhiet - La suite sur Causeur

http://www.actionfrancaise.net

Mme Taubira doit partir ! par Xavier Raufer

 

 
Le choc frontal entre la réalité criminelle et l’incapacité de la garde des Sceaux à appréhender le phénomène devrait la conduire à démissionner. Madame Taubira doit partir d’un ministère de la Justice où, depuis son arrivée, c’est Apocalypse Now au quotidien.
Elle doit partir car, désormais, justice et administration pénitentiaire ne sont pour les voyous qu’objet d’hilarité ou vecteur de règlements de comptes. Elle doit partir car son idéologie provoque un tel tsunami criminel que Police et Gendarmerie s’y cassent les dents, malgré d’immenses efforts. Elle doit partir, enfin, car l’exaspération gagne le pays.¢
 

Entre ceux qui déjà “organisent des rondes” et ceux que fascine la “tentation de l’autodéfense”, une poche malsaine se développe qui pourrait être fatale à l’État de droit. Pour preuve ces faits, tous récents :
 
— avril 2013 : évasion spectaculaire de Redoine Faïd : cinq portes de prison soufflées à l’explosif, otages capturés pistolet au poing. Des “dégâts énormes” pour une opération “très bien organisée”, explosifs, armes et téléphones ayant aisément été stockés sur place. Or la justice n’a rien détecté — le garde des Sceaux et ses gourous étant trop occupés à nous dépeindre des fauves type Redouane Faïd & Co comme réinsérables, grâce à des traitements sur mesure ;
 
— Créteil, mars 2013 : après une “erreur” du juge d’instruction, des trafiquants de drogue multirécidivistes sont relâchés. Tempête. Un magistrat promet des « sanctions sévères » lors du procès. Gros mensonge : les accusés présents dans le box obtiennent tous le sursis, les “peines lourdes” étant infligées à des fugitifs, de longue date repartis au Maghreb ;
 
— Marseille, mars 2013 : un bandit tout juste libéré est criblé de balles par deux hommes en scooter — à la porte même de la prison des Baumettes. Une telle opération est forcément minutée. Qui savait ? Qui pouvait savoir ? Qui sont les complices dans la prison ?
 
— Évry, mars 2013 : selon un magistrat, Sofiane est un « prédateur ». Seulement voilà, il « redoute de retourner en prison ». Voyant arriver la police au tribunal, Sofiane « préfère partir avant » d’être arrêté. Quant à son complice, Mohamed, il a préféré ne pas venir du tout. Et voici la justice, version Taubira, suspendue aux préférences des prédateurs !
 
Cela bien sûr, les voyous l’apprennent de leurs semblables ou de leurs avocats. Résultat, tous les indicateurs criminels sont au rouge :
 
— les cambriolages (+ 60 % à Paris) et les violences aux personnes augmentent encore ; les gangsters s’entretuent en Corse et à Marseille ;
— sur les réseaux de transport, les vols à la tire et les violences contre les agents explosent. Les syndicats RATP-RER protestent : « De nombreuses affaires transmises à la justice parisienne sont restées en jachère ». Ainsi végète une justice désormais tétraplégique ;
— à Sevran (Seine-Saint-Denis), les criminels font la loi : un calvaire pour des habitants « seuls face aux dealers » qui brûlent leurs voitures, sabotent les ascenseurs et interdisent l’accès des tours à quiconque leur déplaît ;
— au Louvre (le plus grand musée du monde, 10 millions de visiteurs par an), des hordes de parfois trente jeunes nomades dépouillent les touristes ; souvent molestés, les agents du musée n’y travaillent plus que la peur au ventre. Pourquoi le pillage ? Parce que l’accès gratuit est accordé aux moins de 26 ans sans que rien ne soit fait sur le plan de la sécurité pour cette largesse, cela profite aux seuls amateurs d’art ;
— sur la ligne du RER D, les voyageurs sont physiquement agressés et dépouillés « comme au temps du Far West » ;
— enfin, et plus grave encore si possible, un rapport confidentiel d’un syndicat d’assureurs s’alarme de la forte augmentation des incendies criminels — dans leur langage : une « sinistralité incendie liée à la malveillance ».
 
Pour ces mêmes assureurs,« de plus en plus souvent, ces actes de malveillance, de vandalisme et de tentative de vols sont précédés, ou se prolongent, par des incendies qui affectent les locaux [des victimes] ». Sur 150 sinistres causés par un incendie, au préjudice de 150 000 euros ou plus, « environ 40 % sont imputables à des actes malveillants ».
 
Or, pour les criminologues, l’incendie criminel n’est pas une infraction banale, plutôt une forme sournoise d’insurrection.
 
C’est pour toutes ces raisons que Mme Taubira doit partir
http://www.francepresseinfos.com/

 

L’honnêteté n’a jamais été gage de compétence…

L’honnêteté n’a jamais été gage de compétence… Après Jérôme Cahuzac, le rabbin Gilles Bernheim surpris en flagrant délit de mensonge. Sans compter ces statistiques concernant ceux qui mentent sur leurs CV pour leurs entretiens d’embauche. Et ces gens dont on a l’impression qu’ils mentent en tout et en permanence. Ambiance délétère ou phénomène vieux comme le monde ?

François Hollande avait promis une « République exemplaire ». Je trouve que Jérôme Cahuzac est un homme parfaitement exemplaire. À une époque où l’on n’est plus censé vivre mais « gérer » son existence, et où « réussir » signifie gagner plus d’argent que les autres, il a parfaitement intériorisé la règle implicite de notre temps : « plus » est toujours synonyme de « mieux », et les moyens d’acquérir plus comptent pour peu de choses par rapport à cette fin. L’État de droit libéral se veut neutre sur le plan des valeurs. Au prétexte que ce serait discriminer entre des choix individuels tous parfaitement légitimes, il n’a rien à dire sur ce qu’Aristote appelait la « vie bonne ». Dans cette optique, le politique ne peut être porteur d’aucune dimension éthique, puisqu’on ne peut en son nom promouvoir aucune conception du bien commun. La société se définit dès lors comme une simple addition d’individus autosuffisants. La corruption généralisée en est la conséquence.

Cela dit, les cas individuels n’ont guère d’intérêt. Dans l’histoire, il y a d’une part les acteurs ; de l’autre, les dynamiques, les logiques et les structures. C’est à ces dernières qu’il faut surtout s’intéresser. Le système libéral est un système qui prétend que la logique de l’intérêt et le droit procédural suffisent à faire tenir ensemble une société. Le capitalisme fait toujours primer la logique du profit sur toute considération morale. Qu’est-ce que la logique du profit ? C’est la logique de la valorisation toujours croissante du capital. Autrement dit, faire toujours plus d’argent avec de l’argent. C’est pourquoi le capitalisme exige la marchandisation généralisée (du travail, de la terre, de l’art, de la culture, de la santé, des corps, des organes, etc.) et la circulation généralisée de toutes marchandises. La question qui se pose est alors de savoir comment sortir du système de l’argent ?

Élisabeth Lévy stigmatise cette volonté de transparence voulant que tout un chacun déballe son patrimoine en place publique. Votre avis ?

Ceux qui possèdent des comptes à l’étranger ne le diront évidemment pas quand ils fourniront l’état de leur patrimoine. Ce déballage ne sert donc strictement à rien. Il relève d’un voyeurisme qui n’est pas très éloigné de la culture de l’excuse : nous sommes nuls, mais voyez comme nous sommes honnêtes. À ce rythme-là, on finira par découvrir que Roselyne Bachelot n’est plus vierge et que Pierre Moscovici a oublié de déclarer dix-sept cuillères à café héritées de son grand-père pour lesquelles il n’a pas de facture ! La volonté de « transparence » est d’inspiration totalitaire, car il y a des opacités bienfaisantes. Quant à la lutte contre les paradis fiscaux, elle prête plutôt à sourire. Les plus grands paradis fiscaux actuels s’appellent la City de Londres et Wall Street. Les paradis fiscaux de l’avenir seront, eux, des paradis immatériels.

L’honnêteté est-elle véritablement une vertu politique, sachant que certains incorruptibles furent de féroces massacreurs, tandis que des corrompus notoires ont pu se montrer fins politiciens ?

L’honnêteté n’a jamais été gage de gentillesse ni de compétence. Et l’on peut en effet préférer des corrompus qui font au moins une bonne politique à de vertueux impuissants. Mais quand un chômeur ou un retraité apprend que Carlos Ghosn, patron de Renault et Nissan, gagne 35.000 euros par jour (12 millions d’euros par an), il n’a pas besoin de s’interroger sur l’origine de cet argent pour s’indigner. La somme seule suffit à choquer ce que George Orwell appelait la « décence commune ». Il serait surtout temps de comprendre que la politique et la morale ne sont pas la même chose, ou plus exactement, comme le disait Julien Freund, que la politique a sa propre morale, dont l’objectif est de servir le bien commun – un bien qui n’est pas la somme des biens particuliers, mais un bien indivisible dont tous les citoyens bénéficient ensemble. Pas plus qu’une économie nationale n’est comparable à un budget familial, la morale en politique ne peut être calquée sur la morale privée. Pour ne donner qu’un exemple, l’hospitalité n’a pas le même sens selon que l’on parle d’un individu ou d’un pays…

Quand Jérôme Cahuzac demande pardon, n’y a-t-il pas mélange des genres, entre confessionnal et tribunal ? Intrusion du religieux dans le politique ?

Il s’imagine peut-être que péché avoué est à moitié pardonné. Dans son attitude, je vois en fait surtout la détestable influence des confessions publiques à l’américaine, héritées du puritanisme. Mais il y a pire. Si Cahuzac est condamnable, je trouve plus répugnant encore le spectacle de tous ces faux-culs qui, la main sur le cœur, assurent avoir été « trompés » et condamnent hautement les mauvais agissements d’un homme à qui ils ne reprochent en réalité que d’avoir été assez maladroit pour les avoir mis tous en danger en se faisant prendre. Tous les hommes politiques ne sont pas corrompus, mais ils sont tous partie prenante d’un système qui corrompt tout. C’est pour cela qu’ils sont tous discrédités. Lénine disait que les révolutions se produisent quand à la base on ne veut plus, et qu’à la tête on ne peut plus. On n’en est peut-être pas très loin.

Alain de Benoist, le 26 avril 2013

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°317

http://www.youtube.com/watch?list=UUeWMp4Frgyv275gSnWNYoZQ&feature=player_embedded&v=2ad_35YGZyg

DSK-Cahuzac-Sarkosy

Les petites gens croient toujours que ceux qui ont des responsabilités importantes ont une vie privée culturelle intense en accord avec leur charge. Qu'ils passent leurs soirées à des concerts de musique classique ou à l'opéra. Au cours de dîners mondains ils abordent de façon passionnée toutes les grandes questions économiques, philosophiques et politiques se posant à l'humanité. On se demandait souvent pourquoi DSK n'avait pas de vie mondaine à Washington. Avec l'affaire du Carlton on a appris que DSK avait mieux à faire qu'aller faire le baise-main à de vieilles américaines aux lourds colliers de diamant.
Quand j'étais en terminale C (qui n'existe plus), mon professeur de mathématiques répondait quand un élève posait une question : « c'est une question de terminologie ». Pour qualifier Strauss-Kahn on a eu beaucoup de terminologie. Pour ceux de sa communauté c'était un séducteur. Pour les autres moins indulgents, c'était un vicelard ou un détraqué sexuel. Quand aux féministes elles ont surtout vu un salopard. Les mots comme toujours n'expriment qu'une subjectivité.
On a souvent reproché à Cahuzac d'avoir de mauvaises fréquentations politiques surtout celles qu'on qualifie « d'extrême droite ». Pourtant il n'y avait rien de plus social et tolérant chez cet homme qui relativisait l'idée de vérité en politique. Pourquoi avoir toujours la mentalité d'être en guerre civile avec des gens qui pensent différemment ? Plus sérieusement, l'argent transcende les clivages politiques. Pour paraphraser Shakespeare l'argent ouvre toutes les portes de droite comme de gauche. Ou avait-il compris intuitivement cette sentence de Nietzsche : « les convictions sont des prisons ».
Avec Cahuzac le mensonge ne sera plus ce qu'il était comme au temps de Chirac où il suffisait de passer à la télé et de dire « pschitt » ou « abracadabrantesque » pour faire taire la polémique et stopper toute enquête. L'époque en politique où l'on mentait « droit dans les yeux » n'est peut-être pas terminée, mais a pris un peu de plomb dans l'aile. Sarkosy avec les affaires Bettencourt, Karachi, le financement par la Lybie et le Quatar devra en dire plus que Chirac pour convaincre.
PATRICE GROS-SUAUDEAU

Obama : « Dieu bénisse les avorteurs ! »

Vendredi dernier à Washington, le président américain, Barack Obama, a tenu à « honorer » de sa présence le “gala” de la conférence annuelle de Planned Parenthood, premier avorteur aux États-Unis avec 300000 bébés tués chaque année dans ses avortoirs ! Obama est par ailleurs le premier chef d’État américain à se rendre au gala de Planned Parenthood. Lors de son discours, Obama a assuré le PP qu’avec lui, « il aurait toujours un président à ses côtés ».

Mais le comble était à venir… Le président américain a cru pouvoir invoquer la bénédiction de Dieu pour les avorteurs : « Dieu vous bénisse ! », a-t-il en effet terminé. Comme si Dieu pouvait bénir ceux là même qui exterminent dans le ventre de leur mère les vies humaines, conçues, dont il est l’Auteur ! Pas une religion n’admet l’avortement ! Pas une structure de pensée qui reconnaisse l’existence d’une transcendance ne fait l’apologie du crime commis sur les petits d’homme ! Invoquer la bénédiction de Dieu sur des avorteurs, voilà qui est pour le moins singulier et incongru !!

Il faut cependant rappeler que le Planned Parenthood a contribué à hauteur de 15 millions de dollars à la dernière campagne présidentielle d’Obama. La même année, le gouvernement d’Obama subventionnait cette association de malfaiteurs à hauteur de 87 millions de dollars PP…

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Mpm_giEdj0E

http://www.contre-info.com/

Mesdames, venez tester le régime Valls !

Mesdames, venez tester le régime Valls !

Attention aux grains (de Vals) !

Un régime révolutionnaire, testé par la rédaction : pour l’été, vous serez belles et rebelles !

Où ?
Dans le cadre prestigieux des Invalides, du Champ-de-Mars et des quartiers chics de nos belles villes de France.

Avec qui ?
Vos amies, vos filles, vos sœurs, vos collègues, mais pas seulement entre filles. Votre mari, vos enfants, vos adolescents, vos parents sont bienvenus. Sans limite d’âge.

Quoi ?
Un programme personnalisé vous permettra d’alterner sport et méditation, travail vocal et activités manuelles. Quelques exemples : nos animatrices vous conduiront au cœur des manifestations (pour marcher, crier, bouger, taper sur des casseroles), vous trouveront les plus belles pelouses pour des sit-in (pour la paix intérieure), passeront avec vous la nuit à veiller (une occasion unique de contempler les étoiles), vous apprendront comment apporter votre soutien aux plus jeunes (confection de banderoles, de kits antilacrymogènes), etc. En option : chant choral. Possibilité d’after (après démaquillage, déconseillé aux personnes porteuses de lentilles).

Possibilité de privatisation pour enterrement de vie de jeune fille, anniversaires de mariage, fêtes de famille, etc.

Quand ?

A votre choix, mais surtout en fin de journée et début de nuit.

Code vestimentaire :
Tenue décontractée de saison, chaussures de sport, foulard, petit sac à dos. En option : fleurs dans les cheveux.
Matériel non fourni : pour les manifestations, batterie de cuisine, sifflets, bouchons d’oreille conseillés. Pour les veillées, bougies parfumées, thermos, petits fours, gâteaux maison. Pour les sit-in, lectures pacifistes. Pour les after, liste sur demande.

Code couleur :
Selon les actions envisagées, bleu et rose fuchsia, ou passe-muraille.

Vos armes pour réussir :
Bonne volonté, bonne humeur, sens de l’humour, cohésion, imagination.

Un must :
La garde à vue, pour tester votre zen attitude dans les lieux les plus sordides.

Une certitude :
Vos kilos superflus s’envolent, votre teint se réveille, votre jeunesse revient ! Pour l’été, vous serez belles et rebelles !

Durée de l’offre :
jusqu’à fin mai au moins – extension possible jusqu’au 14 juillet.
Offre non limitée :

Faites-la circuler à vos 10 meilleures amies ! Messieurs bienvenus.

Anne-Laure Blanc
Boulevard Voltaire
27/04/2013
Correspondance Polémia – 29/04/2011

http://www.bvoltaire.fr/annelaureblanc/mesdames-venez-tester-le-regime-valls

L'Agrif aide les victimes de violence policière

Lu ici :

Face aux manifestations pacifiques, le gouvernement a eu, dès le 24 mars 2013, des réactions indignes. La police de Manuel Valls n’a pas hésité à gazer ce que Gabrielle Cluzel a appelé « la France bien élevée », des femmes, des enfants.

Depuis, les mesures arbitraires se multiplient : gardes à vue de 67 veilleurs qui ne troublaient en aucun cas l’ordre public, maintien au commissariat pendant 4 h pour de prétendues vérifications d’identité, prolongations vexatoires de gardes à vue et défèrements après 48 h de garde à vue devant le procureur après maintien abusif pendant une nuit supplémentaire au dépôt du Palais de justice, violences policières, atteintes à la liberté individuelle de jeunes et moins jeunes gens commettant le crime de porter un tee-shirt de la « Manif pour tous » au lieu de tee-shirt de Che Guevara. La liste n’est pas exhaustive.

Il s’agit bien en pratique d’une traque et d’une tentative d’intimidation des opposants au prétendu mariage homosexuel d’un gouvernement aux abois. Cette loi qui cristallise une opposition massive et de fond constitue un « changement de civilisation » comme le dit elle-même TAUBIRA.

Conformément à l’article 2 de ses statuts, le but général de l’AGRIF est de « défendre les valeurs menacées de notre civilisation, combattre les idées subversives, proposer des solutions de renouveau ».

Dans ce cadre, l’AGRIF met ses avocats à la disposition des manifestants injustement ou arbitrairement verbalisés, arrêtés, détenus, poursuivis ou violentés. L’AGRIF aidera, dans la mesure de ses maigres moyens, ceux qui la solliciteront.

Les avocats de l’AGRIF ont déjà passé de nombreuses heures en gardes à vue. Ils sont amenés à défendre de nombreux manifestants tout au long du mois de juin prochain lors de nombreuses audiences.

Toute demande d’aide ou d’assistance sera soumise à l’appréciation du Président ou d’un membre du bureau de l’association. AGRIF : 70 bd Saint-Germain
75005 PARIS, tél : 01 40 46 96 31, agrif@wanadoo.fr


Lahire http://www.lesalonbeige.blogs.com/

A Nice, les Identitaires viennent rappeler que l’agression de deux homosexuels était surtout FRANCOPHOBE

NICE (NOVOpress) - Ce soir devant le Palais de Justice de Nice, le Comité Ahura Basta (“maintenant ça suffit”) qui dénonce l’insécurité à Nice a organisé un rassemblement pour revenir sur l’agression de deux jeunes le 21 avril dernier. Philippe Vardon (président de Nissa Rebela, les identitaires du Pays Niçois) a pris la parole lors de ce rassemblement symbolique ayant réuni une quarantaine de personnes (image ci-dessus).

Dans son intervention, il a rappelé que les médias locaux et nationaux, les politiques, les associations LGBT s’étaient emparé de cette affaire en mettant en avant le supposé caractère “homophobe” de cette agression, tout en omettant – volontairement – de parler du racisme antifrançais, pourtant clairement évoqué par Raphaël, l’une des victimes, dans tous ses témoignages.

Ainsi, Philippe Vardon a appelé à rétablir la vérité et l’équilibre. Là où les médias avaient sciemment pointé du doigt les opposants au projet de loi Taubira, désignés comme coresponsables si ce n’est coauteurs de cette lâche agression, le dirigeant identitaire a lui rappelé que les victimes ont désigné des “gens des pays de l’Est” et que les agresseurs ont demandé à leurs futures victimes avant de les frapper : “Français ou Tchétchène ?” On semble, en effet, loin du profil des manifestants rassemblés autour de Frigide Barjot…

Les victimes elles-mêmes sont venues assister à ce rassemblement et écouter l’intervention de Philippe Vardon, qui a pu s’entretenir longtemps avec elles à l’issue du rassemblement. Raphaël reconnaissait lui-même que le caractère francophobe de son agression avait été totalement laissé de côté par les grands médias. Pour l’instant, malgré l’autosatisfaction permanente de Christian Estrosi sur son système de vidéosurveillance (ce qui n’empêche pas Nice d’être la grande ville française la moins sûre) les agresseurs n’ont été ni identifiés, ni arrêtés.

http://fr.novopress.info/

2 mai 73 : Chute de Massada

Le 2 mai 73, la forteresse de Massada tombe aux mains des légionnaires. C'en est fini de la première guerre juive contre la domination de Rome.
L'ultime résistance

Construite au IIe siècle avant JC, au temps des Maccabées (ou Asmonéens), la forteresse de Massada surplombe de 400 mètres les rives sauvages de la mer Morte. C'est le dernier îlot de résistance juive à l'occupation romaine.

Des membres de la secte extrémiste des zélotes s'y réfugient après avoir fait régner la terreur dans le pays. Armés d'un poignard, ils avaient coutume d'assassiner leurs compatriotes suspectés de collaboration avec l'occupant ! On les avait surnommés pour cette raison «sicaires», du latin sica, qui signifie poignard.

Au nombre d'un millier, avec leurs femmes et leurs enfants, sous la conduite d'un chef nommé Eleazar ben Jair, les Zélotes résistent pendant trois ans à plus de 15.000 légionnaires. Ceux-ci n'arrivent à accéder aux murailles qu'en aménageant une rampe artificielle depuis le pied du rocher.

Le seul récit que l'on ait de ce siège nous vient de l'historien juif Flavius Josèphe, qui assiste le général romain. Quand les assiégeants pénètrent dans la forteresse, ils doivent affronter l'incendie allumé par les Zélotes avant de découvrir les cadavres de ceux-ci. D'après l'historien, qui n'a pas lui-même vu l'intérieur de la forteresse, dix des assiégés auraient tué les autres avant de se suicider eux-mêmes. Tous seraient morts à l'exception de deux femmes et cinq enfants. Voici un extrait de son récit (traduction de René Harmand, Paris, 1911) :

«... Ensemble, ils embrassèrent, étreignirent leurs femmes, serrèrent dans leurs bras leurs enfants, s'attachant avec des larmes à ces derniers baisers ; ensemble, comme si des bras étrangers les eussent assistés dans cette oeuvre, ils exécutèrent leurs résolution, et la pensée des maux que ces malheureux devaient souffrir, s'ils tombaient aux mains des ennemis, était pour les meurtriers, dans cette nécessité de donner la mort, une consolation. Enfin, nul ne se trouva inférieur à un si grand dessein ; tous percèrent les êtres les plus chéris. Malheureuses victimes du sort, pour qui le meurtre de leurs femmes et de leurs enfants, exécuté de leur main, paraissait le plus léger de leurs maux !
Aussi, ne pouvant plus supporter l'angoisse dont ces actes une fois accomplis les accablait, et croyant que ce serait faire injure aux victimes de leur survivre même un court instant, ils entassèrent promptement au même endroit tous leurs biens et y mirent le feu ; puis ils tirèrent au sort dix d'entre eux pour être les meurtriers de tous ; chacun s'étendit auprès de sa femme et de ses enfants qui gisaient à terre, les entourant de ses bras, et tous offrirent leur gorge toute prête à ceux qui accomplissaient ce sinistre office. Quand ceux-ci eurent tué sans faiblesse tous les autres, ils s'appliquèrent les uns aux autres la même loi du sort : l'un d'eux, ainsi désigné, devait tuer ses neuf compagnons et se tuer lui-même après tous ; de cette manière, ils étaient assurés qu'il y aurait égalité pour tous dans la façon de porter le coup et de le recevoir. Enfin, les neuf Juifs souffrirent la mort et le dernier survivant, après avoir contemplé autour de lui la multitude des cadavres étendus, craignant qu'au milieu de ce vaste carnage il ne restât quelqu'un pour réclamer le secours de sa main et ayant reconnu que tous avaient péri, mit le feu au palais, s'enfonça d'un bras vigoureux son épée tout entière dans le corps, et tomba près de ceux de sa famille...»
De Massada à Varsovie, le mythe à l'épreuve

Le souvenir de Massada a ressurgi avec brutalité en avril-mai 1943, lorsque les derniers juifs du ghetto de Varsovie se sont soulevés contre les SS allemands dans une tentative héroïque et désespérée. Ce fut pratiquement, contre les nazis, le seul acte de résistance armée au génocide des Juifs.

Le mythe de Massada a toutefois été mis à l'épreuve par les fouilles menées de 1963 à1965 par le général et archéologue Ygael Yadin, ainsi que le rappelle Le monde de la Bible (n°180, novembre-décembre 2007).

Si la rampe de terre construite par les Romains est avérée, de même que l'incendie des installations, rien ne vient démontrer la réalité du suicide collectif. Celui-ci relèverait sans doute d'une exagération épique propre à l'historien.
Deuxième guerre juive

En Judée même, le sentiment national n'est pas mort avec la prise de Massada.

Deux générations plus tard, l'empereur Hadrien est lui-même effrayé par la vigueur du particularisme juif. Il décide de le combattre par une campagne d'hellénisation : la circoncision est prohibée, Jérusalem rebaptisée «Colonia Ælia Capitolina» et un temple dédié à Jupiter Capitolinus est édifié sur les ruines du précédent. La Judée elle-même perd son nom. Elle est intégrée à la province de Palestine, ainsi nommée en souvenir des anciens habitants du littoral, les Philistins.

Mais un jeune exalté du nom de Bar Kochba («Fils de l'étoile») prend la tête d'une nouvelle révolte et s'empare de Jérusalem. Il malmène la légion égyptienne XXII Deiotariana chargée de faire régner l'ordre.

Hadrien se rend sur les lieux et appelle la Xe légion bretonne, sous le commandement du général Gaius Julius Severus, pour mater la rébellion. La campagne militaire va durer trois ans, de 133 à 135, et entraîner la mort de plusieurs centaines de milliers de Juifs. À son terme, la Judée sera durablement ruinée et les Juifs auront, qui plus est, l'interdiction de se réinstaller dans la ville de Colonia Ælia Capitolina, l'ancienne Jérusalem.
Joseph Savès. http://www.herodote.net

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Du printemps français au sursaut contre-révolutionnaire

A l'Elysée, à Matignon, à l'Assemblée nationale ainsi qu'au Sénat, l'essentiel de la clique politicienne s'obstine à rester sourde et aveugle au mécontement croissant du pays réel mobilisé depuis des mois pour défendre la Famille, le mariage et la parenté.

. La France s'enfonce chaque jour un peu plus dans le totalitarisme organisé par une gauche omnipotente. Et cela se fait avec la complicité du centre mou et de la droite flasque, comme nous l'avons vu lors du vote au Sénat organisé à main levée et en catimini dans une assemblée quasi vide. Peu importe leur bord politique, la grande majorité d'entre-eux n'a pas eu la décence de se déplacer, préférant n'apparaître que devant les caméras ou lors de manifestations.

. Les médias se précipitent pour contribuer à la manipulation de l'opinion publique. Chaque homosexuel qui trébuche devient aussitôt la victime d'une agression "homophobe". Un Français de souche hétérosexuel victime d'une agression, c'est devenu tellement banal que cela n'intéresse quasi aucun journaliste. Mais qu'un homosexuel se fasse bousculer quelque part et cela devient une affaire d'Etat afin de culpabiliser les honnêtes Français qui continuent à affirmer que le mariage doit rester l'union d'un homme et d'une femme. Par contre, combien de journalistes s'émeuvent de la façon dont, depuis le 24 mars dernier, des milliers de personnes ont arbitrairement subi les gaz lacrymogènes et les coups de matraque de CRS et de gendarmes transformés en police politique ? Des enfants, des mères de famille, des vieillards, des prêtres, des étudiants, sont traités de façon scandaleuse mais pas un journal télévisé ne le dénonce. Vendredi dernier, un religieux a littéralement été tabassé puis mis en garde à vue par des CRS mais qui s'inquiète de cette dérive du régime ? Nous sommes la France bien élevée, celle des étudiants qui vont en cours, des Français qui travaillent et qui payent leurs impôts et la police se comporte vis-à-vis de nous comme jamais elle n'oserait le faire ni face à la CGT ni dans les banlieues. Cela suffit !

. Le pouvoir croit s'en sortir en accélérant l'agenda. Mais il n'a pas compris que la sentence des parlementeurs ne signifie pas la fin de notre mobilisation. C'est au contraire l'effet inverse qui se constate. Et la Providence nous place dans cette situation inattendue : 45 ans après Mai 68 et son flot de subversion, c'est un Mai 2013 marqué par l'esprit contre-révolutionnaire qui pourrait bien surgir de ce printemps français en cours.

C'est dans cette perspective d'un mois de mai contre-révolutionnaire que CIVITAS vous convie à trois rendez-vous.

1° Le Congrès de la France Catholique, ce 27 et 28 avril (de 14h à 18h, 164 rue Javel dans le 15ème arrondissement). De nombreux intervenants se succèderont à la tribune pour analyser la situation alarmante et proposer des pistes concrètes pour résister, riposter et reconstruire.

2° Le défilé en hommage à Ste Jeanne d'Arc, le dimanche 12 mai à 14h30, de la place Saint-Augustin à la place des Pyramides. Attaquer la Famille, c'est également attaquer la Patrie et la Foi. Dans ce contexte, Sainte Jeanne d'Arc s'impose comme le modèle de chef dont la France a cruellement besoin. Soyons nombreux à le témoigner publiquement.

3° La manifestation du dimanche 26 mai. CIVITAS organisera ce jour-là une grande manifestation nationale dont le mot d'ordre sera "Du balai !". Oui, venons nombreux de toute la France pour que la clameur "Du balai !" se fasse entendre à tous les destructeurs de la Famille, de la Patrie et de la Foi.

Que ces trois rendez-vous soudent les rangs de tous les partisans d'un sursaut contre-révolutionnaire. Et bien sûr, n'oublions pas de huer chaque ministre en déplacement. On ne lâche rien !
CIVITAS à Lyon ce samedi 4 mai

http://www.civitas-institut.com/

Budget : l’armée dans le colimateur de l’Elysée

Le Livre blanc de la défense sera remis aujourd’hui lundi, à 11h30, au chef de l’État. Un livre qui préconiserait la suppression de 20.000 postes dans les armées, entre 2015 et 2019. Dans le détail, l’armée de Terre perdrait l’une de ses huit brigades de combat, soit 7000 hommes, une cinquantaine de chars lourds et une soixantaine d’hélicoptères. Quant à l’armée de l’Air, elle se verrait amputée de deux escadrons, soit une cinquantaine d’avions, ce qui représente un cinquième de son ordre de bataille.

La publication du Livre blanc a été différée à plusieurs reprises, en raison notamment des opérations au Mali. Des tensions ont été ressenties entre Bercy et la Défense, notamment sur le volet budgétaire. Le ministère des Finances est en effet accusé de vouloir sacrifier la Défense au nom de la baisse des dépenses publiques…

Que la France ait à faire des économies, cela va de soi en cette période de crise. Encore qu’une politique de réindustrialisation et de relance de l’emploi, qui permettrait celle de la consommation et de la croissance, sera toujours une option préférable : pourvu qu’on prenne les moyens de cette politique… En tout état de cause, s’il faut faire des économies, faut-il absolument les faire dans les domaines régaliens qui participent de la souveraineté nationale ? Encore une fois, la France sortira affaiblit de ces choix budgétaires. Mais c’est vrai, plus besoin d’armée pour protéger le pays et préserver la paix : l’Europe s’en charge !

http://www.contre-info.com/

Vous avez volé l'âme de la France, par Éric Muth

Vous êtes au gouvernement pour l'égalité des droits Madame Taubira, et ce que vous faites est illégitime, votre loi n'est pas applicable parce qu'elle est mensongère. Votre désir de changer la civilisation relève plus d'un fantasme personnel que d'une réalité humaine.
« Le mensonge est pour les socialistes une méthode de gouvernement », proclame Jean d'Ormesson, et cette vérité s'applique encore plus à vous qui êtes Ministre de la justice.
L'indépendantiste que vous êtes a une haine de la France et votre fierté est d'avoir réussi à porter un coup à notre société française.¢
Votre gouvernement a imposé à notre pays « le mariage pour tous » en dépit de l'opposition grandissante des Français. Ce qui est légal n'est pas forcément moral, et le Peuple de France, par son témoignage silencieux doit transformer la Société civile. Son hostilité envers votre funeste loi doit s'incarner dans des engagements concrets.
Les homosexuels en otage, c'est également un vaste marché que vous nous préparez : marché d'enfants, de sexe, cliniques spécialisées... Le premier Salon du mariage gay vient de voir le jour à Paris. Comme par hasard quelques jours après votre loi votée. Il était important, selon les organisateurs, que ce salon existe pour répondre à la demande des couples homos. Comme si cette perversité était une raison de mode.
« On a souhaité anticiper les désirs des futurs mariés en mettant en avant des prestations gay friendly, on n'est pas opportuniste. On a décidé il y a deux mois de réaliser ce petit happening sympathique et bon enfant et on ne s'attendait ni à l'accélération du calendrier parlementaire, ni à une telle virulence de la part des opposants », explique Claire Jollain, organisatrice du « g-day », le premier salon du mariage gay.
Cette loi Taubira aussi légale soit-elle ne suffira pas à fonder une légitimité morale, et l'explosion sociale d'une grande ampleur qui se prépare sera irréversible.
http://www.francepresseinfos.com/

29/04/2013

Barrès réhabilité, par Bastien Vallorgues



Longtemps principale figure de la République des Lettres et modèle de plusieurs générations d’écrivains, Maurice Barrès est aujourd’hui bien oublié tant des institutions que du public. 2012 marquait les cent cinquante ans de sa naissance, le 20 août 1862. Cet événement n’a guère mobilisé les milieux officiels plus inspirés par les symptômes morbides d’une inculture abjecte. Le rattrapage demeure toutefois possible puisque 2013 commémorera la neuvième décennie de sa disparition brutale, le 4 décembre 1923 à 61 ans, à la suite d’une crise cardiaque. belle session de rattrapage pour redécouvrir la vie, l’œuvre et les idées de ce député-académicien.

Paru en 2009, un essai biographique aide grandement à ces retrouvailles. Or son auteur, Jean-Pierre Colin, n’a pas le profil du barrésien habituel. En effet, universitaire lorrain, Colin fut le conseiller ministériel de Jack Lang. Par ailleurs, cet homme de gauche est aussi comédien et dramaturge. On pourrait dès lors craindre que l’ouvrage dénigre Barrès. Il n’en est rien. Jean-Pierre Colin exprime plutôt une réelle empathie pour l’auteur de La colline inspirée. En outre, son livre se lit avec plaisir et aisance.

Homme de lettres, romancier et journaliste, le Lorrain de cœur n’est pas d’un seul bloc au contraire de son vieil ami Charles Maurras. « Barrès aura été toute sa vie d’une certaine façon l’anti-Maurras. » Jean-Pierre Colin qui ne partage nullement les idées maurrassiennes qualifie néanmoins l’éditorialiste de L’Action Française d’« écrivain authentique, pétri d’hellénisme et le félibre a sa place dans le panthéon français. C’est toutefois un homme abrupt dans ses convictions, haineux dans ses inimités, intolérant dans ses idées et fanatique dans son projet ».

Le paradoxe Barrès

« Anti-Maurras », Barrès l’est assurément, car, par sa célébration de la terre et des morts, il incarne le dernier des romantiques français. Il voulut donner une politique à ce courant, répondant ainsi au primat de la langue d’Herder. Député boulangiste de Nancy de 1889 à 1893, il participe à la rédaction du titre boulangiste La Cocarde à partir du 5 septembre 1894. Il siégera de nouveau à la Chambre en tant qu’élu conservateur des Halles de Paris de 1906 jusqu’à sa mort.

Étonnant élu de Paris qui habite à Neuilly-sur-Seine ! Cet anti-parlementariste sera parmi les doyens de la Chambre des députés et éprouvera un réel attachement à la fonction parlementaire. Lors de certaines de ses interventions, Barrès célèbre le collectivisme. À d’autres moments, il saluera la Commune de 1871 et envisagera d’écrire sur Louise Michel, la « Jeanne d’Arc » communarde. Est-ce si surprenant pour l’inventeur du « socialisme nationaliste » ? Ce contempteur de l’immigration se liera avec une rare intensité charnelle avec la comtesse Anna-Élisabeth de Noailles d’origine roumaine, de dix ans son aînée. cette humanité riche en contradictions fera que « Anatole France, Marcel Proust ou Léon Blum l’auront toujours gardé dans leur estime ». Colin rappelle au contraire que la publication d’Un jardin sur l’Oronte indignera les critiques catholiques pour son immoralisme. Ce livre de 1922, Barrès renoue avec sa jeunesse anarchiste et égotiste de L’Ennemi des Lois (1893).

La liberté d’esprit concerne aussi son traitement de l’affaire Dreyfus. Si « Barrès sera quand même de ceux qui reviendront sur leur aveuglement, […] alors que l’Affaire Dreyfus a perdu de son intensité, il ne retranche rien de ses écrits antérieurs, même les plus incisifs. D’une façon générale, il n’aimera jamais désavouer les positions qui auront été les siennes, à un moment ou à un autre, estimant que sa pensée forme un tout ». Colin n’hésite pas à critiquer sévèrement les analyses, pleines de contresens, de Zeev Sternhell.

Maurice Barrès s’intéresse à la littérature dès 1884 quand il lance une éphémère revue, Les Taches d’Encre. L’édition ensuite de ses premiers romans va lui valoir une notoriété certaine si bien qu’il sera bientôt appelé le « Prince de la Jeunesse » grâce à Paul Adam qui lui offrit en 1889 une pièce à l’effigie de l’empereur Alexandre Sévère sur laquelle était inscrite « Princeps Juventatis ». il y a plusieurs significations à ce geste. Retenons que Barrès n’a jamais fait son âge réel et conserve toujours une allure juvénile. Mais le célèbre Lorrain savait cacher sous une apparence adolescente « un redoutable polémiste ».

Par delà ce talent polémique, Jean-Pierre Colin perçoit dans l’œuvre de Barrès politique la préfiguration des idées gaullistes de la Ve République. Il est le passeur idoine entre le bonapartisme du XIXe siècle et le gaullisme du XXe ! Barrès n’a jamais rencontré Charles de Gaulle, mais ce dernier avait à La Boisserie ses œuvres complètes. Barrès gaulliste n’aurait pas été incongru. Jean-Pierre Colin évoque une uchronie parue naguère dans Le Figaro montrant un Barrès de 78 ans réagissant à l’Occupation. Après une période d’observation et de silence, Barrès qui n’a jamais apprécié Philippe Pétain – il préférait Hubert Lyautey -, dénonce la Collaboration… Irréaliste ? Dès juillet 1940, Philippe Barrès, son fils unique, rejoignit Londres et la France libre. En 1951, il deviendra député de Meurthe-et-Moselle sur une liste du R.P.F., ce qui corrobore une filiation intellectuelle entre le barrésisme et le gaullisme.

Un pré-gaullisme

Dès sa période boulangiste, Barrès fait sien la devise de son champion : « Dissolution – Constituante – Révision ». Il rêve d’un État laïc, du recours fréquent aux referenda, d’un pouvoir exécutif stable et puissant élu au suffrage universel direct. Barrès réclame en outre une France forte, impartiale et décentralisée. La décentralisation est un thème cher pour ce Lorrain qui a aussi des attaches familiales dans le Gévaudan. En arrêtant la centralisation parisienne, il entend « donner à chaque province dont est née la France, la vie qui lui manque du fait d’une excessive centralisation, qu’elle ait été autrefois monarchique ou aujourd’hui républicaine ». Mais il souhaite aller avec le régionalisme. « Chez Barrès, le régionalisme est d’abord un phénomène culturel et c’est dans cette dimension qu’il peut, non pas contredire l’unité française, non pas contrecarrer l’action du pouvoir central, mais au contraire nourrir l’unité politique de la diversité dont elle a été historiquement le produit. » Il doit inciter à l’enracinement, seul véritable fondement du nationalisme qui « est la loi qui domine l’organisation des peuples modernes (La Cocarde, 21 novembre 1894) ». « L’enracinement de Barrès est de nature politique [… car], adepte de la plus grande liberté dans l’écriture, Barrès, nourri du scientisme propre à son siècle, et plus spécialement du darwinisme, a cependant une vision totalement déterministe de la société », ce qui explique que « républicain, le nationalisme de Barrès était tragique ». Inventeur d’une Lorraine idéale, « l’enracinement barrésien, loin d’être une prison, est un effort de l’âme pour se souvenir d’où elle vient, mais l’âme n’est pas un feu follet, elle est incarnée, et l’être humain, souvent ballotté par les événements, parfois définitivement transplanté, mêlera ses anciennes racines à celles qui vont de nouveau pousser, dans un terroir nouveau, son pays d’adoption ». On retrouve le fond romantique de sa pensée. Député, Barrès est parmi les premiers à se soucier du patrimoine culturel et local.

Jean-Pierre Colin éclaire d’autres facettes presque inconnues du Barrès politique. Il le défend face à ses détracteurs sur son rôle de « Rossignol des massacres » pendant la Grande Guerre fratricide européenne. Journaliste et député, Barrès ne peut s’engager du fait de son âge et d’une santé fragilisée par des excès de table et de cigarettes. Destinataire de nombreuses lettres venues tant du front que de l’Arrière, des « Poilus » que de leurs entourages, Barrès se fait le mémorialiste du conflit. Il en rédigera vingt-quatre volumes ! Quand il n’écrit pas des articles qui sont parfois censurés par les autorités militaires parce qu’à la germanophilie culturelle trop prononcée, Barrès s’active auprès de ses collègues : création de la Croix de Guerre, port du casque d’acier, usage du réchaud à alcool dans les tranchées. Il défend mutilés et victimes de guerre face à l’administration, obtient pour les épouses des mobilisés une indemnité journalière et exige le droit de vote des femmes veuves de guerre !

Dès la paix revenue, il s’inquiète des conséquences des traités de 1919 – 1920. Voyageur impénitent en Espagne, en Italie, en Grèce et en Orient, il souhaite le maintien de l’Empire ottoman, promeut une Allemagne fédérale et encourage les sécessions séparatistes de la Rhénanie du Nord, de la Rhur et de la Rhénanie du Sud. Dans ses derniers textes, ce passionné de la vallée rhénane envisage l’éventualité d’une Fédération européenne…

Maurice Barrès. Le Prince oublié trace le portrait original et captivant d’un écrivain qui mérite beaucoup mieux que son image supposé détestable. Jean-Pierre Colin fait bien mieux : il le réhabilite !

Bastien Vallorgues

• Jean-Pierre Colin, Maurice Barrès. Le Prince oublié, Infolio, Gallion (Suisse), 2009, 249 p., 22 €.

Source: Europe Maxima
http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

Le pacte immoral :

Deux grands lycées parisiens qui se sont déconnectés du système informatique du ministère et ont mis en place des modes d'admission parallèles. Des ministres (et un président) qui annoncent des réformes mais n'arrivent pas à les faire appliquer. Des enseignants qui font faire des dictées en cachette. Le Capes que l'on donne à des candidats qui n'ont pas eu la moyenne et qu'on lâche ensuite dans des classes difficiles. Une pédagogie " nouvelle " où l'orthographe n'est plus une fatalité mais " une matière à discussion ". Après la nomenklatura, l'omerta, la franc-maçonnerie, entre autres sujets sensibles, Sophie Coignard met à nu l'Éducation nationale. Ses ministres, ses idéologues, ses syndicats : tous ceux qui depuis vingt-cinq ans mènent l'école à la ruine. Le plus scandaleux ? Ils agissent en toute impunité. À l'origine de cet immense gâchis, un " pacte immoral " entre les élites qui prétendent nous gouverner et les apparatchiks qui sacrifient nos enfants par pur cynisme. Ceci n'est pas un livre sur l'éducation. En tout cas pas seulement. C'est d'abord un document féroce et un récit effarant sur l'hypocrisie et la lâcheté du pouvoir.

http://www.actionroyaliste.com