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actualité - Page 1917

  • Que ferons-nous de la France post-coronavirus ?

    Marion Maréchal-Le Pen signe une tribune sur le blog Atlantico. Une charge sévère contre l’Etat macronien, la société multicultrelle et libérale-libertaire, une Union Européenne aux abonnés absents :

    “Depuis mon lieu de confinement, j’observe avec attention et inquiétude ce que cette crise du coronavirus révèle de l’état de notre pays. Occultant totalement la pression migratoire aux portes de la Grèce ou le débat sur les retraites, cette pandémie ébranle nos certitudes et met en lumière nos multiples faiblesses. Au-delà des mesures immédiates qu’imposent l’extinction de cet incendie sanitaire, il sera aussi temps de nous pencher sur les solutions structurelles qui devront suivre ce drame.

    La France, le jour d’après

    J’assiste, heure après heure, au défilé des experts, politiciens, journalistes sur les plateaux de télévision.

    Je les entends constater et déplorer la désindustrialisation de la France devenue incapable de produire des masques et des respirateurs sur son territoire. La menace de dizaines de milliers de morts leur ouvre enfin les yeux sur les vertus de l’indépendance nationale. Cet objectif politique, recherché par toute grande nation, n’est pas un simple slogan réactionnaire mais la liberté de ne pas être soumis au bon vouloir de pays étrangers pour sa survie. La France, sixième puissance mondiale, se voit contrainte de quémander l’aide de la Chine pour recevoir en urgence 1 million de masques. Que serait-il advenu de cette précieuse livraison si les chinois n’étaient pas parvenues à endiguer l’épidémie sur leur sol ?

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  • Cymes, Ndiaye, Dombasle, Goldman, Bruel : les grossistes de la bonne conscience

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    Selon le réac François-René de Chateaubriand, « l’aristocratie a trois âges successifs : l’âge des supériorités, l’âge des privilèges et l’âge des vanités. Sortie du premier, elle dégénère dans le second et s’éteint dans le dernier. » En cette période de confinement, voici la question qui se pose à la piétaille que nous sommes : à quelle époque se situe notre aristocratie républicaine ?

    En république heureuse, moult catégories d’aristocraties cohabitent et collaborent sereinement : un vivre ensemble qui, contrairement à d’autres, a assez bien réussi. L’exception qui confirme la règle, peut-être. Parmi celles-là se distinguent l’aristocratie officielle, celle des élus, des experts et des courtiers accrédités des valeurs républicaines et, plus officieuse, celles des faux-semblants et des concessionnaires de la bonne conscience collective.

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  • Ce sera 1929, puis l’hyperinflation et l’effondrement du Système

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    Marc Rousset

    La remontée passagère des Bourses est due uniquement à l’intervention immédiate, et beaucoup plus rapide qu’en 2008, des banques centrales et des gouvernements, celle de la Fed pour les achats de bons du Trésor et les titres hypothécaires n’ayant plus de limites, avec des innovations telle que le rachat de créances privées (obligations gagées sur des prêts à la consommation). La Fed ouvre les vannes monétaires et fait tapis face à la crise du coronavirus. C’est ce que fait, également, la BCE lorsqu’elle rachète les dettes publiques irremboursables de la France et de l’Italie. La BCE, avec son nouveau bazooka de 750 milliards d’euros, porte son effort de rachat de titres, pour 2020, à 1.000 milliards d’euros. Quant aux règles comptables pour les banques, elles disparaissent ou sont assouplies.

    L’ensemble des mesures gouvernementales des pays du G20 représente 5.000 milliards de dollars. Les mesures du gouvernement américain s’élèveront à 2.000 milliards de dollars et, si l’on additionne l’ensemble des mesures des États européens, dont 1.100 milliards d’euros pour l’Allemagne, un plan sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale, on se rapproche du chiffre américain. Les États-Unis, qui n’ont pas les lois sociales du chômage partiel, ont décidé de se rallier à la politique de « l’argent par hélicoptère, » avec un chèque du gouvernement fédéral d’environ 3.000 dollars pour une famille avec deux enfants.

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  • Crise sanitaire, crise civilisationnelle (2), par Michel Maffesoli.

    La mort possible, menace vécue quotidiennement, réalité que l’on ne peut pas nier, que l’on ne peut plus dénier, la mort qu’inexorablement l’on est obligé de comptabiliser, cette mort, omniprésente, rappelle dans sa concrétude que c’est un ordre des choses qui est en train de s’achever.

    Ce qui est concret, je le rappelle : cum crescere, c’est ce qui « croît avec », avec un réel irréfragable. Et ce réel, c’est peut-être, réellement, la mort de cet « ordre des choses » ayant constitué le monde moderne !

    Mort de l’économicisme dominant, de cette prévalence de l’infrastructure économique d’origine marxiste, cause et effet d’un matérialisme à courte vue. Outre la « société de consommation », Jean Baudrillard a fort bien montré en quoi toute la vie sociale n’était qu’un « miroir de la production ». Ce qui est la réduction d’un être-ensemble essentiel à un « étant » on ne peut plus abstrait, uniquement préoccupé par le matériel que l’on ne maîtrise plus. On ne possède plus les objets, l’on est possédé par eux !

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  • 666 – Jour de Satan ou bilan de 4 mois de pandémie ?

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    Bernard Plouvier

    Durant la nuit du 28 au 29 mars 2020, le cap des 666 000 cas officiellement prouvés de coronavirose au virus 2019 (le Covid 19) a été franchi... nul doute que cela ait fait frémir les âmes sensibles au Satan perse, passé chez les juifs puis les chrétiens.

    De façon plus sérieuse, il faut quelque peu se méfier des statistiques planétaires, admirablement réactualisées plusieurs fois par jour par les épidémiologistes du Johns Hopkins Hospital and University (Baltimore – Maryland) : les statistiques chinoises et sud-coréennes sont bloquées depuis dix jours, aussi bien pour le nombre de cas prouvés que pour celui des morts... on a beaucoup de mal à y croire !

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  • Coronavirus dans les banlieues : cris d’alerte de policiers, de médecins et… de Michel Onfray

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    Le syndicat Synergie-Officiers a mis, vendredi, en ligne, sur Twitter, une courte vidéo d’une violence inouïe. Une attaque à la diligence, sauf que la diligence, c’était une voiture de police, et que les flèches indiennes étaient remplacées par des mortiers, des explosifs qui, dans un épouvantable bruit de guerre et de feux d’artifice, ont transformé la voiture en piège brûlant. En pleine cité des Francs-Moisins, à Saint-Denis (93).

    Mais ce n’est pas la seule vidéo qui circule. Dans une autre banlieue, on voit une voiture de police entourée de jeunes gens dont l’un n’hésite pas à danser sur le capot sans que les occupants n’osent intervenir. Et que dire de ces banlieues ou quartiers de grandes villes devenus, depuis belle lurette, des zones de non-droit où tous ces jeunes et moins jeunes se rassemblent en toute impunité, diffusant à qui mieux mieux l’invisible virus. Résultat : les hôpitaux du 93 sont débordés et sont obligés de faire appel aux autres services d’urgence pour les aider à accueillir le maximum de ces abrutis.

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  • Confinés et cons finis

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    Par Philippe David

    Le moins qu’on puisse dire est que le drame du coronavirus aura au moins eu le mérite de mettre en avant nombre d’incuries françaises qui durent et perdurent au fil des années et que le fameux « nouveau monde » n’aura pas fait disparaître.

    Charles Buzyn et Agnès Pasqua

    Commençons par le commencement, lorsque le 21 janvier Agnès Buzyn a affirmé que « le risque d’introduction en France – du virus – est faible mais ne peut pas être exclu, d’autant qu’il y a des lignes directes avec Wuhan » (épicentre de l’épidémie à l’époque). Charles Pasqua, sors de ce corps ! Ce bis repetita du nuage de Tchernobyl s’arrêtant à la frontière française faute de visa pouvait amuser venant d’un ancien directeur commercial chez Ricard. Il est totalement pathétique venant d’un médecin. 

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  • La Monarchie de Droit Divin, par P-P Blancher et Frédéric Winkler.

     « Car le Baptême de Clovis en 496 rattache notre histoire à l’univers des grands mythe de l’humanité. »                      

    Paul Barba Négra

    Une question assez récurrente nous est souvent posée lorsque l’on parle de royalisme. Quel type de Monarchie voulons-nous ? Absolue ? De Droit Divin ? Ou constitutionnelle ? Si nous répondons directement « constitutionnelle » alors c’est le soulagement pour l’interlocuteur qui se réfère directement à la Monarchie anglaise ou espagnole. Mais si on répond qu’elle sera par tradition de Droit divin, alors, dans un réflexe totalement pavlovien, les sourcils de notre interlocuteur se froncent et un profond sentiment de rejet instinctif se fait ressentir. L’interlocuteur rétorquera ensuite que la Monarchie de Droit Divin, n’a plus raison d’être, c’est un retour en arrière, personne à ce jour ne voudrait d’une telle Monarchie, c’est obsolète, cela donnerait une mauvaise image, c’est une cérémonie anachronique n’ayant plus sa place au XXIe siècle…etc.

    Il est vrai qu’à l’heure actuelle, dans une France totalement déchristianisée, un tel réflexe peut se comprendre. Sachant d’autant plus que l’anticléricalisme des républiques successives depuis 1792,  y est pour beaucoup dans cette déchristianisation et le rejet du sacré.

    Pourtant, au-delà de l’aspect purement religieux de la cérémonie du Sacre, ainsi que de l’irréligion de la grande majorité des français d’aujourd’hui, le Sacre offre une contrepartie plutôt avantageuse politiquement parlant.

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  • Crise sanitaire, crise civilisationnelle (1), par Michel Maffesoli.

    2263568875.jpegAu-delà de nos humeurs, craintes, convictions, réactions, consentement, toutes choses étant de l’ordre de l’opinion, il convient d’aller à l’essentiel. C’est-à-dire au-delà des apparences, ce que le poète nomme bellement « le clapotis des causes secondes », revenir à l’être des choses. En deçà des « médiations », de ces évidences déversées ad nauseam par l’intelligentsia, revenir à ce qui est immédiatement évident. Ce que la sagesse populaire a su formuler d’une manière lapidaire : tout passe, tout casse, tout lasse 

    En la matière, fin d’une modernité en bout de course. Saturation d’un ensemble de valeurs de plus en plus désuètes.

    Rappelons-nous, ici, une des étymologies du terme crise : krisis, comme le jugement porté par ce qui est en train de naître sur ce qui est en train de mourir. Cela, on l’oublie trop souvent, en réduisant la crise à son aspect économique. Simple dysfonctionnement de ce que mon regretté ami, Jean Baudrillard, nommait « la société de consommation », que quelques ajustements d’ordre politique ne manqueraient pas de corriger pour le plus grand bien de tous.

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