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actualité - Page 2139

  • Recension de « Lénine, l’inventeur du totalitaris

    Courtois.jpgStéphane Courtois, Lénine, l’inventeur du totalitarisme, Perrin, 2017, 500 p.

    Stéphane Courtois, directeur de recherches au CNRS, maître d’œuvre en 1997 du Livre noir du communisme, nous livre ici une biographie politique de Lénine  inspirée de la méthode d’Alexandre Soljenitsyne lequel, « dans son grand œuvre, La Roue rouge, a cherché à dégager des nœuds structurant le récit historique des moments où l’histoire bascule et prend une direction irrémédiable. ».

    Dans ce gros ouvrage, Courtois a cherché « à établir dans quelles circonstances et par quels chemins Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, fut amené à créer le premier régime totalitaire de l’histoire. Et à démontrer l’inanité de deux idées largement répandues : d’une part, que le régime instauré par Staline après 1924 et jusqu’en 1953, qui perdura avec une plus ou moins haute intensité jusqu’à son implosion en 1991, avait peu ou rien à voir avec celui instauré par Lénine en novembre 1917 ; d’autre part, que c’est sous la contrainte des événements consécutifs à sa prise du pouvoir que Lénine mit en œuvre, entre 1918 et 1921, ce qu’on nomma « le communisme de guerre », caractérisé par des mesures extrêmes dans tous les domaines et qui donna son orientation définitive au régime. »

    Au delà de cette problématique, l’un des points forts du livre consiste dans la description des mouvements révolutionnaires russes de la fin du XIXe siècle. On y relève en permanence l’influence du Que faire ? de Nicolas Tchernichevski sur le jeune Vladimir Oulianov, tout comme celle de Netchaïev à travers son Catéchisme d’un révolutionnaire.

    Dès 1899, alors en exil en Sibérie, celui qui n’était encore que Vladimir Oulianov commence en effet à préciser ses thèses. Il revendique pour le Parti social-démocrate de Russie un double monopole, idéologique et politique. Courtois montre comment le rejet doctrinal de la société auquel il procède alors va précisément être « à l’origine de l’invention du totalitarisme, ce phénomène dont l’une des caractéristiques essentielles serait l’écrasement de la société civile et la volonté du parti au pouvoir de contrôler jusqu’aux individus. » Lénine s’oppose constamment aux socialistes réformistes et se donne comme véritable tâche « d’organiser la lutte de classe du prolétariat et de diriger cette lutte dont le but final est la conquête du pouvoir politique par le prolétariat et l’organisation de la société socialiste. » Tâche difficile dans un pays où la classe ouvrière ne représentait guère que 1% de la population.

    En 1901, furent créés à la fois, l’Iskra (« L’étincelle »), un journal destiné à l’ « agitation » (la diffusion d’un petit nombre d’idées à un grand nombre de personnes), et une revue, Zaria (« L’aurore »), réservée à la « propagande » (la diffusion d’un grand nombre d’idées à un petit nombre de personnes).

    En mars 1902, Lénine publie à Stuttgart une brochure qui fera grand bruit : Que faire ? Il y expose sa stratégie et sa vision de l’organisation du « parti » : une organisation clandestine formée de révolutionnaires professionnels, reprenant ainsi l’idée du « permanent » déjà mise en œuvre à l’époque dans la social-démocratie allemande. Il préconisera la création de « détachements d’ouvriers révolutionnaires spécialement préparés par un long apprentissage,… dévoués corps et âme à la révolution », et qui « jouiront de la confiance illimitée des masses ouvrières. » « En substituant le parti à la classe, Lénine modifiait profondément la pensée marxiste », analyse Courtois.

    Dès cette année 1902, les métaphores militaires abondent dans la prose léniniste ce qui conduit Courtois à évoquer « une forte militarisation de sa pensée » et un discours « dominé par une vision belliciste », alors même que Vladimir Oulianov n’avait pas fait son service militaire. Selon le Que faire ? en effet, l’organisation du parti doit reposer sur « une discipline quasi-militaire », l’objectif final étant de détruire « la société capitaliste et bourgeoise » par « l’insurrection armée du peuple. »

    Courtois relève que « toute la problématique de 1917, des années de guerre civile et du communisme du XXe siècle, celle du conflit radical entre démocratie et totalitarisme », émergeait déjà en 1904 avec la brochure de Lénine intitulée Un pas en avant, deux pas en arrière, qui acte la scission bolcheviks/mencheviks intervenue en 1903 lors du IIe Congrès.

    La révolution de 1905 est l’occasion pour Lénine de publier un article prophétique sur la Vendée où il prévient déjà : « La guerre civile ne connaît pas de neutres. » Il tirera plus tard les enseignements de l’échec du soulèvement bolchévik de Moscou en décembre 1905 et le mettra sur le compte d’une trop grande pusillanimité : « Il est des moments où les intérêts du prolétariat exigent l’extermination implacable de ses ennemis… » Au début du mois de mai 1905 était survenu un phénomène nouveau, qui réapparaîtra en 1917, le soviet (conseil), élu par les classes populaires urbaines puis rurales pour prendre en charge l’administration locale. C’était en réalité le fruit d’une tactique proposée par les mencheviks, qui fut dans un premier temps violemment critiquée par Lénine.

    Le parti bolchévik est financé à cette époque grâce à deux importantes captations d’héritage et aux hold-ups réalisés par Staline dans le Caucase, qui permettent à Lénine et à ses affidés de vivre en exil une vie confortable de petit-bourgeois. Courtois relève à cet égard le charisme de Lénine, considéré par ses partisans comme un véritable « guide ».

    On peut souligner avec Courtois une autre particularité de la mouvance léniniste : « alors que les grandes social-démocraties d’avant 1914 présentaient un caractère ouvrier très marqué – en particulier en Allemagne, en Angleterre et en Belgique – , le parti bolchévique allait jusqu’en 1917 compter peu d’ouvriers mais nombre d’intellectuels déclassés et d’aventuriers n’hésitant pas à agir avec des bandits de grand chemin, des maîtres chanteurs et des escrocs. »

    A l’automne 1914, Lénine étudie attentivement le De la guerre de Clausewitz, ce qui lui permet, explique Courtois, « d’achever son puzzle intellectuel » en mettant en cohérence ses idées sur « la relation entre idéologie, violence et stratégie politico-militaire. » Il participe ensuite à la conférence de Zimmerwald, près de Berne, du 5 au 8 septembre 1915 et y défend les motions les plus radicales.

    La dernière partie de l’ouvrage est consacrée à la révolution d’octobre et à l’établissement du nouveau régime. Nous ne reviendrons pas sur les événements de 1917, suffisamment traités par l’historiographie, si ce n’est pour rappeler que l’effondrement du régime tsariste ne fut en rien provoqué par le mouvement ouvrier et révolutionnaire, alors au plus bas. En février 1917, les bolchéviks n’étaient en réalité que 2000 ou 3000 dans la capitale pour 400 000 ouvriers. « Il fut avant tout, pour Courtois, le résultat d’une crise qui minait le cœur de l’autocratie en raison même de la nature archaïque de son système politique . » Le passage d’une partie de l’armée à la révolution change la donne par rapport à 1905. En 1917, ce seront en effet les mutineries de certains régiments cantonnés à Saint-Pétersbourg, beaucoup plus que les grèves ouvrières, qui permettront aux bolchéviks de s’emparer du pouvoir.

    Dès la prise du pouvoir, on assiste à la mise en œuvre d’un « génocide de classe », l’extermination organisée par le pouvoir d’un certain nombre de catégories sociales désignées comme « ennemies ». Cette extermination est réalisée par un certain nombre d’exécutions sommaires (le 5 septembre 1918 est pris le décret instituant la terreur rouge, cette date ayant été choisie précisément pour rappeler la « mise de la terreur à l’ordre du jour » par la Convention le 5 septembre 1792), mais aussi par la déportation et par un système de rationnement privant les « oisifs » (intellectuels, aristocrates, prêtres,…) de toutes les nécessités vitales. Le pouvoir confisque finalement les biens de l’église orthodoxe précisément au moment de la grande famine de 1920-1921 causée par la saisie des récoltes.

    Inventeur d’un instrument politique inédit, inspiré du Catéchisme de Netchaïev. constitué selon le schéma développé dans Que faire ? par « un parti de révolutionnaires professionnels placé sous une direction toute puissante », la vision stratégique de Lénine saura allier attentisme et opportunisme pour s’emparer du pouvoir et éliminer ensuite ses opposants. C’est tout le mérite du livre de Courtois de nous présenter, pas-à-pas, cette stratégie et de nous montrer comment elle se met à tourner en roue libre et à se déconnecter du réel, aboutissant ainsi au totalitarisme.

    Le livre appelle cependant une réserve mineure. L’auteur tente en permanence d’expliquer certains traits de comportement du leader révolutionnaire par ses « origines aristocratiques ». C’est oublier que ce n’est qu’en 1874 (soit quatre ans après la naissance du futur Lénine) que son père Ilya, fils du serf  Nicolas Oulianine, fut promu directeur des écoles primaires de Simbirsk, avec le grade de « conseiller d’État titulaire », grade qui conférait alors automatiquement, dans le système administratif russe, la noblesse héréditaire. Un peu court pour évoquer une « éducation aristocratique » comme clé d’un comportement autoritaire et distant…

    Serge Gadal

    http://cerclearistote.com/2019/08/recension-de-lenine-linventeur-du-totalitarisme-de-stephane-courtois-par-serge-gadal/

  • Les députés LREM commencent à douter d’Emmanuel Macron

    Les députés LREM commencent à douter d’Emmanuel Macron

    Dans une note envoyée au chef de l’Etat, le président du groupe LRM à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, l’alerte sur la dégradation de sa relation avec les 303 députés macronistes (contre 314 en début de mandat).

    Si le Gendre refuse de commenter, l’un des lecteurs de cette note déclare :

    « Le Gendre met en garde sur la nécessité de recréer un lien fort entre le président et le groupe ». « Elle est dans le constat négatif. Il n’y a pas beaucoup de propositions ». « Il n’est pas malsain qu’un “warning” soit lancé ». « Cela a un peu tangué dans le groupe en cette rentrée ».

    Le 16 septembre, Emmanuel Macron s’est adressé aux parlementaires de la majorité réunis au ministère des relations avec le Parlement au sujet de l’immigration. Plusieurs députés ont critiqué cette intervention.

    « Ce moment a marqué une rupture : avant, les députés ne s’en prenaient jamais au président ».

    L’entretien accordé en octobre sur le même sujet à Valeurs actuelles a un peu plus déstabilisé les troupes.

    Le 13 novembre, le député du Nord Jennifer de Temmerman a quitté le groupe macroniste pour protester contre un « discours politique à charge contre les migrants ».

    Le gouvernement a en tout cas été « battu » à plusieurs reprises ces dernières semaines par sa propre majorité. Ainsi du vote sur un amendement favorisant fiscalement l’huile de palme, rejeté le 15 novembre par les « marcheurs » contre l’avis de l’exécutif ; ou du maintien du prêt à taux zéro, le même jour.

    « Ce n’est plus comme lors de la première année du quinquennat où les députés votaient comme un seul homme. La majorité challenge le gouvernement désormais. »

    Le député LRM du Rhône Bruno Bonnell ajoute :

    « La première année, on a appris la technique de notre métier. La seconde a été une formation à la politique, accélérée grâce aux “gilets jaunes”. Désormais, chaque député se sent légitime à dire ce qu’il pense, y compris s’il n’est pas d’accord ».

    Le député de la Somme Barbara Pompili note :

    « Il y a un vrai blues dans les rangs. Après avoir été en première ligne face aux “gilets jaunes”, de plus en plus de députés de la majorité vivent mal de ne pas être écoutés par l’exécutif. Certains le disent bruyamment, en partant ou en émettant des critiques ; d’autres viennent de moins en moins à l’Assemblée. »

    Un absentéisme croissant aussi bien lors des réunions de groupe que lors des votes dans l’Hémicycle.

    Et cela ne va ps s’arranger, avec les élections municipales de mars 2020, qui provoquent des rivalités et des frustrations. Le Monde note que la 2e partie du quinquennat risque d’être compliquée. La réélection aussi.

    https://www.lesalonbeige.fr/les-deputes-lrem-commencent-a-douter-demmanuel-macron/

  • Zoom – M. Maffesoli et H. Strohl : Du modèle républicain à l’idéal communautaire

    Michel Maffesolli, professeur émérite à la Sorbonne et Hélène Strohl, inspectrice générale des affaires sociales honoraire, présentent « La faillite des élites – La puissance de l’idéal communautaire ». Pour eux, ceux qui nous gouvernent n’ont pas su remettre en cause leur grille d’analyse de la société. Un aveuglement qui les a conduit à nier le retour en force d’un être sociétal, des tribus, à reconnaître la puissance du surnaturel. Face à la chute du modèle républicain, Michel Maffesoli et Hélène Strohl proclament l’avènement de l’idéal communautaire et de la solidarité des réseaux…

    https://www.tvlibertes.com/zoom-m-maffesoli-et-h-strohl-du-modele-republicain-a-lideal-communautaire

  • La collaboration des syndicats rouges

    wanted-martinez

    Il s’appelle Martinez, et il voudrait nous la jouer Petit Père des Peuples, avec la même moustache que son guide idéologique, responsable de 100 millions de morts.
    Autre collabo stalinien de compétition, il s’agit d’un certain Pierre Serne, porte parole de Benoit Hamon, qui demande que, non seulement zemmour soit mis hors antenne, mais qu’on multiplie les procés contre lui.
    On n’est jamais mieux trahi que par ses compatriotes.
    La palme revient quand même à ce triste sire Martinez, celui qui se croit encore en 1936, dans les rangs des Brigades internationales comme son papa et qui semble confondre CGT et CNT (Confederacion Nacional del Trabajo).
    Ce personnage qui se prend pour le défenseur du monde ouvrier, en veut beaucoup au RN qui lui prend les 3/4 de ses effectifs, ce qui le rend fou de rage.
    D’autant plus, qu’il n’est pas un bénévole syndical, car quand on perçoit un salaire de ministre pour tenir le rôle de chef de file de la CGT, on a grand besoin d’adhérents pour assurer le confort et la vie de château des cadres syndicaux.
    On fait partie des gens importants, on est reçu par le Chef d’Etat et on s’est offert au patronat, en bénéficiant du soutien des mondialistes.
    Julien Odoul dit à ce propos:
    « Ce syndicat de petits bourgeois, de vendus et de communautaristes, devrait demander pardon à tous les salariés français, pour avoir appelé à voter Macron en 2017. La CGT c’est rouge devant et macronien derrière ».
    Alors la CGT c’est combien de divisions?
    Aucune mon général! Elles sont toutes restées sur le front des oubliés.
    Ce n’est pas étonnant qu’elle courtise jusqu’à la soumission, l’électorat musulman, au point de participer à une marche dans Paris, soi-disant contre l’islamophobie, mais ouvertement pro-voile. Sans doute, ce syndicat politisé à l’extrême gauche, ignore les plans de ceux dont il se fait l’allié.
    Il préfère tenir la corde qui le pendra.
    « En 2050 la France sera un pays islamique.
    Nous croyons que les musulmans auront avec la France, un pays qui apportera l’Islam et son Message à tout l’Occident » (Imam de la mosquée Al Aqsa à Jérusalem).
    Donc, un haut responsable syndical qui s’est autorisé à refuser la présence de la présidente du RN, pour la manifestation du 5 décembre sur les retraites et contre le Système qui nous écrase, alors qu’il est le meilleur soutien de ce Système.
    En prétendant que le RN est un parti « raciste »
    Ton argument ne tient pas la route camarade, il te sert juste à ostraciser l’adversaire.
    Raciste toi même!
    Comme d’ailleurs, si lui et ses amis communistes, (en voie de disparition) devaient décider qui est invité et qui ne l’est pas.
    MLP lui répond qu’il est dans une version totalement clanique et gamélarde du combat social.
    Le même totalitarisme, que pour le vote de la réélection de Martinez l’autre vendredi à Dijon, où il s’est fait élire avec 97% de voix.
    En Corée du Nord, on fait pas mieux!
    D’autre part, il faudrait que le camarade Martinez se plonge dans un livre d’histoire, lui qui se veut si proche de ses amis musulmans.
    Il apprendrait que ses ancêtres ont été dominés et colonisés, durant de longs siècles par des Maures. Et qu’en France, nous n’avons pas envie de goûter à cette expérience.
    Il apprendrait aussi que les « Regulares » marocains, aux ordres de Franco, avaient expédié de vie à trépas des milliers de vrais et de faux « républicains » comme lui.
    Il réfléchirait davantage, avant de faire la promotion pour l’immigration.
    « Il serait un devoir de la France de les accueillir tous »
    Humanisme et solidarité ou RECUPERATION politique?
    Une position en contradiction avec un autre communiste célèbre qui était Georges Marchais (en 1991 déjà) : « En raison de la présence de prés de 4 millions de travailleurs immigrés et des membres de leur famille, la poursuite de l’immigration pose de sérieux problèmes et il faut l’arrêter.
    Comme quoi, on peut être communiste et avoir aussi du bon sens et du patriotisme, ce qui semble manquer au sieur Martinez.
    Onyx

  • Passé-Présent n°260 : La nostalgie d’Ordre Nouveau

    Philippe Conrad reçoit André Posokhow pour évoquer l’action d’André Tardieu, plusieurs fois président du Conseil entre 1929 et 1932 puis Véronique Péan pour la présentation de l’ouvrage “Ordre Nouveau raconté par ses militants” aux éditions Témoignages et Documents.

    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n260-la-nostalgie-dordre-nouveau

  • En Marche vers la mort du monde agricole

    En Marche vers la mort du monde agricole

    Alors que les tracteurs bloquent la circulation parisienne, le Forum Terres de France, associé au RN et chargé des questions de ruralité, coordonné par Loup Mautin, explique :

    Le cri d’alarme poussé par les agriculteurs qui roulent vers Paris est plus que légitime. 

    Alors que nos produits sont les plus sûrs du monde, que nos savoir-faire sont les plus reconnus à travers la planète, que la variété de nos terroirs est immense, la ferme France est en train de mourir. Excédés et épuisés,  les agriculteurs sont dans une impasse mortelle et veulent le faire savoir. Le président de la République doit les entendre.

    En signant des traités de libre-échange avec le monde entier, sans l’avis des peuples, contre l’avis des peuples, les gouvernements successifs ont sacrifié l’agriculture de notre pays et ses producteurs. 

    Tu m’achètes mes voitures et je t’achète ton boeuf aux hormones.  C’est cela “en marche”. Mais en réalité, c’est “en marche” vers la concurrence déloyale, “en marche” vers la mort du monde agricole, “en marche” vers des risques sanitaires énormes pour les consommateurs et “en marche” vers une pollution effrénée. 

    Les gens qui nous gouvernent ont réussi la prouesse de transformer la filière d’excellence qu’était notre agriculture, en une réalité mortifère où à une extrémité de la chaîne les producteurs se suicident et à l’autre extrémité les consommateurs s’empoisonnent. 

    Le pouvoir doit prendre la mesure de cette détresse et créer les conditions d’une politique agricole qui permette de dégager des revenus dignes. 

    Cessons d’importer des denrées que nous nous interdisons de produire.

    Promouvons le localisme en particulier dans la commande publique.

    Consentons à la ruralité les crédits qu’elle mérite au même titre que d’autres parties du territoire.

    https://www.lesalonbeige.fr/en-marche-vers-la-mort-du-monde-agricole/

  • Répression, mutilation… Le témoignage d’une battante

    Fiorina Lignier.jpeg

    Camille Galic dans Présent

    Le 8 décembre 2018, Fiorina, jolie fille et brillante étudiante amiénoise en philosophie qui venait de rencontrer le grand amour, était éborgnée par un tir de LDB qui lui emporta la moitié du visage, dont les os furent « brisés en dizaines de morceaux » et les nerfs sensitifs atteints. Un an de désarroi et d’espoirs souvent déçus. Si la reconstruction de sa face est assez satisfaisante « entre les sept plaques, les vis, la grille » qui la structurent désormais, la victime devra finalement être énuclée et, la conjonctive s’étant à plusieurs reprises déchirée, le remplacement de l’œil n’est toujours pas définitif malgré maintes tentatives. Un an de souffrances morales et surtout physiques que même la morphine ne parvient pas à calmer, avec impossibilité de se risquer au soleil (la canicule estivale fut pour elle un enfer) ou dans l’eau. Un an perdu pour ses études, un an d’attente fiévreuse. Imagine-t-on la détresse, la révolte d’une jeune femme ainsi frappée à l’aube de sa vie adulte ?

    Et pourtant, publié sous le superbe titre Tir à vue, le témoignage qu’elle a dicté à son fiancé n’a rien de geignard ni de misérabiliste. En grande partie parce que ce fiancé, justement, n’a cessé de l’assister et de l’accompagner dans ses multiples « excursions » hospitalières, souvent au détriment de ses propres études. Mais aussi parce que Fiorina est une battante, convaincue que « là où il a une volonté, il y a un chemin », si bien que son courage a séduit bien au-delà des Gilets jaunes d’abord rencontrés « sur les ronds-points de la Somme », en réaction au pacte de Marrakech, qui « va amener toujours plus de migrants », et parce que son avenir, elle « veut le vivre dignement »  d’où sa décision d’aller manifester ce 8 décembre 2018, pour la première fois et bien sûr la dernière, sur les Champs-Elysées.

    Si Aude Lancelin, ancienne du Nouvel Obs passée au Média de Mélenchon, dont elle a depuis été congédiée, a été la seule à gauche à lui manifester de la sympathie, elle a reçu l’aide morale et financière de l’association Solidarité pour tous animée par Anne-Laure Blanc depuis les Manifs pour tous, cependant que Jordan Bardella, Alain de Benoist et surtout Jean-Yves Le Gallou s’employaient à faire connaître son cas. 

    Tir à vue - La répression selon Macron, par Fiorina Lignier. Ed. Via Romana, 246 pages, 19 euros.

    Lire la suite dans Présent 

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Faillite des fausses garanties

    6a00d8341c715453ef0240a4efdfcb200b-320wi.jpgAyons aujourd'hui, d'abord, une pensée pour rendre hommage aux soldats français tombés en Afrique pour la défense de l'Europe. Elle nous renvoie hélas aux centaines de milliers de nos grands-parents sacrifiés entre 1914 et 1918, dans un conflit européen, sans que nos dirigeants aient su empêcher par leurs décisions de 1919 que les combats reprennent en 1939.

    L'histoire recommence toujours.

    Ce qui se passe par exemple, en ce moment à Hong-Kong, où le régime de Pékin, cherche à tordre le bras à ceux qui croyaient aux accords de rétrocession de 1997, semble étonner nos bien-pensants. La Chine en effet, est en train de s'affirmer, sinon comme la principale puissance du monde, du moins comme la vraie rivale des États-Unis. Or, elle s'écarte des règles convenues lors de l'abandon de la dernière colonie  britannique.

    Il ne faut pas tenir pour totalement négligeables les modestes outils dont disposent les militants de la Liberté. Or, leurs seules ripostes possibles reposent, non sur les fausses garanties des accords internationaux, mais sur une lutte intelligente et courageuse, souvent soutenue par la foi chrétienne. Réponses du faible au fort, les actions de la jeunesse et du peuple de Hong-Kong ne se traduiront pas nécessairement par la défaite de l'opposition. Mais bien naïfs ceux qui croient encore possible de faire reculer un pouvoir dictatorial par de vertueuses condamnations morales.

    Les 14 points de Wilson, furent formulés en janvier 1918. Ils reflètent l'idéologie mondialiste, faussement moraliste, dans son intégralité et sa pureté. Ils réapparaîtront, au moment de Yalta en 1945, avec la Golden Peace de Roosevelt. Ils devinrent but de guerre des Alliés. À ce moment de la guerre, la finance américaine pouvait imposer ses conditions à des alliés occidentaux surendettés et abandonnés par la Russie.

    L'illusion a consisté à faire croire que cette prétendue guerre du Droit allait conduire à une paix durable, gérée la société des nations. Nous considérons aujourd'hui qu'il s'agit du premier conflit mondial mais, en fait, le deuxième en découla 20 ans plus tard, second acte d'une nouvelle et monstrueuse guerre de 30 ans.

    On a beaucoup reproché à Bismarck d'avoir, un jour, constaté que, dans l'histoire réelle des hommes, "la force prime le droit", une phrase célèbre mais qu'il a toujours démenti de l'avoir prononcée[1].

    Un lecteur de l'Insolent m'objectait hier[2] que l'on ne doit pas reprocher au traité de Versailles son injustice.

    En réalité ce n'est pas "l'injustice" qui est en cause mais l'absurdité sectaire. Aucune sortie de guerre ne saurait être considérée comme entièrement juste pour le vaincu. Je crains fort que ce soit des Gaulois qui ont immortalisé la formule Vae victis, que tous les lycéens latinisants ont apprise dans Tite-Live, et que par conséquent nous avons retenue dans la langue des Romains un moment envahis par le chef Brennos vers 387 avant Jésus-Christ.

    Ce lecteur fait référence à un livre de Chevènement, qui s'intitule "l'Europe est-elle sortie de l'Histoire ?"[3]. Ancien ministre de Mitterrand et rédacteur du programme commun de la gauche, l'auteur n'hésite pas à rappeler la condamnation bien connue, formulée par Jacques Bainville à l'encontre de la paix de Versailles "trop forte pour ce qu'elle avait de faible, trop faible pour ce qu'elle avait de fort".

    Ceci résume sans doute l'aspect géopolitique du traité qui aboutira finalement à une constitution allemande plus centralisée que celle de Bismarck. Les Français ignorent trop souvent que le fameux Second Reich, issu du Deutscher Bund de 1815, éclaté en 1866, puis réorganisé au Nord en 1867, rallia après 1871 les principautés de l'Allemagne du sud, fonctionnait en réalité sur une base confédérale. L'Empire disposait, dois-je le rappeler, d'un régime parlementaire et d'un très fort parti social-démocrate.

    Pourquoi la paix punitive de Versailles n'a-t-elle pas tenu compte de cet héritage ? Il remontait à la très ancienne constitution du Saint-Empire, à la bulle d'Or du XIVe siècle, aggravée par le traité de Westphalie imposé par la France au XVIIe siècle. Pourquoi les dirigeants radicaux-socialistes et jacobins de 1917-1918 n'ont-ils pas appliqué la politique que Maurice Barrès suggérait[4]à propos de la Rhénanie ?

    En fait le mondialisme dès le départ exprimait l'aveuglement des banquiers internationaux.

    Ceux-ci, créanciers indirects, désiraient de façon impérative ne traiter qu'avec un seul débiteur, un seul partenaire, si possible le plus solvable. On élimina d'ailleurs les autres vaincus, l'Autriche-Hongrie puisqu'on l'avait détruite, la Bulgarie parce que trop pauvre, la Turquie parce que la dette ottomane n'avait jamais été honorée.

    Et Bainville, qui se situe sur le terrain d'abord géopolitique, mais qui n'ignore certes pas les questions économiques, évoque cette attitude des experts financiers. Simplement, son fameux livre n'est publié qu'en 1920 et le débat sur la Ratification s'est déroulé l'année précédente, entre août et septembre 1919.

    Car dans ce débat ce n'est pas la seule Action française qui critique la politique de Clemenceau, on peut même dire qu'elle en partage à certains égards, par patriotisme, les mots d'ordre immédiats. À la Chambre des députés, c'est l'ensemble de la droite, qui voit juste quant à l'avenir, aussi bien les quelques élus monarchistes que le nationaliste républicain Barrès ou le chef de file des modérés Louis Marin qui dressera un réquisitoire de 30 pages[5]. Le premier intervenant, Louis de Chapdelaine[6], lui aussi élu conservateur, décrit pratiquement sans erreur de diagnostic et de pronostic, aussi bien les conséquences directes du traité que les capacités de redressement du peuple allemand cependant que presque toute la gauche s'engouffre dans la rêverie du mondialisme.

    Ainsi s'illustra le discours du socialiste Jean Longuet[7], petit-fils de Karl Marx[8] : c'est précisément à ce moment que l'on apprit que le Sénat américain ne ratifierait pas le traité et que les États-Unis n'adhéreraient pas à la SDN ce qui renversa tout l'échafaudage.

    Au bout du compte, on constate une fois de plus que l'utopisme et les slogans de la gauche se révèlent de puissants relais des erreurs des technocrates et autres financiers internationaux.

    JG Malliarakis  

    6a00d8341c715453ef0240a4c86ca3200d-320wi.jpgTout a été dit au long des débats de 1919 à la Chambre des députés...

    TABLE DES MATIÈRES : Note de l'éditeur par JG Malliarakis -- Introduction de 1945 I. Les Préambules [Chappedelaine - Raiberti - Charles Benoist] II. Pour une politique d’après guerre [Maurice Barrès - Albert Thomas] III. Plaidoyer et Réquisitoires [Tardieu - Barthou - Franklin-Bouillon] IV. La prochaine guerre viendra par Dantzig [Marcel Sembat] V. Réparations et organisation économique [Bedouce - Klotz - Dubois - Auriol - Loucheur] VI. Le désarmement [André Lefèvre] VII. Un ténor : Viviani VIII. Travail et Colonies [Colliard et Simon] IX. Du socialisme à l’extrême-droite [Longuet et Marin] X. Clemenceau intervient et XI. Dernières interventions [Renaudel - Lefèvre - Augagneur]  La conclusion de l'historien au lendemain de la Seconde guerre mondiale.
    Épilogue : Quelques dates. Quelques chiffrages à propos des réparations.
    L'Occupation de la Rhénanie (1923-1930)  → Pour en savoir plus sur ce livre, lire aussi  "Les cent ans de la fausse paix de Versailles". •••  Ce livre de 204 pages paraîtra courant novembre. Il est proposé au prix de souscription de 18 euros franco de port jusqu'au 30 novembre. Paiement par carte bancaire sur le site de l'éditeur  [ou par chèque en téléchargeant un bon de commande]

    Apostilles

    [1]  On a voulu en faire son programme, alors que le chancelier de fer, comme on l'a surnommé sévèrement, remarquait  tout simplement aussi que "la diplomatie sans les armes c'est la musique sans les instruments". Déformant ces apophtegmes, on a d'ailleurs beaucoup caricaturé le prussianisme, comme réplique allemande du jacobinisme : la constitution bismarckienne de 1867-1871 était beaucoup moins centraliste que celle de la république française.
    [2] cf. L'Insolent du 26 novembre "Cette vieille gauche qui revient"
    [3] Livre publié en 2013 ed. Fayard.
    [4] cf. in "La Ratification du traité de Versailles" chapitre II "Pour une politique d'après-guerre" pp. 39 sq
    [5] cf. interventions du 18 au 23 septembre in ">"La Ratification du traité de Versailles"
    [6]  cf. ">"La Ratification du traité de Versailles" chapitre Ier pages 27sq

    [7]  cf. ">"La Ratification du traité de Versailles" chapitre IX pp. 135sq

    [8]  Aucun rapport avec son honorable homonyme qui fut président de la Région Lorraine.

    https://www.insolent.fr/2019/11/faillite-des-fausses-garanties.html

  • L’hommage de Macron à nos 13 soldats sonnera faux

  • Affaire Nicolas Bardy : quand les zigomars des villes s’installent dans la France des champs…

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    Pauvres paysans. Pour commencer, on leur a volé leur nom et la noblesse allant avec en les affublant du sobriquet d’« agriculteurs » ou, pis, d’« exploitants agricoles ». En attendant celui de « travailleur social en zone non urbanisée » ? Ensuite, le système dominant, non content de les tenir pour citoyens mal dégrossis, ne votant pas pour les partis politiques qu’il faut et toujours prêts à enfiler le gilet jaune, se paye leur tête avec des émissions du genre de cet « amour » qui serait « dans le pré ». Et ta sœur, elle bosse chez BFM TV ? Pour tout arranger, ceux qui nous nourrissent – ce qui n’est pas le plus moindre des détails – sont, de plus, taxés de criminels contre la planète, en attendant de l’être contre l’humanité.

    C’est oublier un peu vite que l’agriculture intensive et gourmande en produits chimiques n’est pas de leur fait et que ce sont des décennies de propagande et de planisme d’État qui les ont poussés à devenir ce qu’ils sont désormais. On les a surendettés, condamnés au productivisme, au mépris le plus élémentaire de l’ordre de la nature. Et voilà que, maintenant, certains voudraient les tenir pour étrangers en leurs champs, en attendant de leur interdire de respirer en leur traditionnel cadre de vie.

    Hier, sur ce site, il y avait le témoignage poignant de ce paysan du Cantal, Nicolas Bardy, persécuté depuis dix ans par des voisins estimant que ses vaches sentaient mauvais et faisaient du raffut. Bref, une mauvaise redite « du bruit et des odeurs »… Pourquoi une telle rechute de chiraquite aiguë ? Et depuis quand nos amies les vaches ne sentiraient pas bon et seraient trop bruyantes ?

    Mais les voisins de l’infortunés Nicolas Bardy ne sont pas n’importe quels voisins. Ils ont déguerpi le cauchemar urbain pour rejoindre le rêve campagnard ; lequel, la chose est connue, n’est que calme, paix, luxe et félicité. Tout le monde le sait : quand une vache se soulage dans l’herbe, ce n’est pas une bouse qu’elle abandonne, mais un chapelet de pétales de roses. Et un tas de purin ou de fumier n’est jamais rien d’autre que du Chanel n° 5 en à peine moins parfumé.

    Réfugié dans la cambrousse depuis plus de vingt ans, je n’en connais malheureusement que trop, des zigomars de cet acabit. Ceux qui vont se plaindre au maire, en automne, parce que les feuilles mortes dans les rues, ça fait sale. Ceux qui brament comme des putois – c’est une licence de style, je précise, connaissant la vétilleuse attention de certains de nos lecteurs quant au bon usage de la langue de Molière – parce que le coq du bout de la rue a le mauvais goût de fêter la journée qui s’annonce en chantant. Au bout de la mienne, de rue, notre coq devait avoir des ascendances corses ou antillaises – il n’était pas vraiment du matin – et ne commençait à pousser son cri de joie que sur le coup des neuf heures. C’était déjà trop. Et de coq il n’y eut plus.

    Idem pour le gros cochon qui, paraît-il, était dangereux pour les enfants alors qu’il ne faisait que promener sa couenne dans les fossés en attendant que ces mêmes enfants viennent lui flatter le groin, cérémonial qui le mettait, j’imagine, de bonne humeur pour chaque journée que le bon Dieu fait. Je le sais, dès que j’arrivais en voiture, il se mettait en travers du chemin et n’en partait qu’après que ma progéniture l’avait gratté de partout. Plaintes citoyennes obligent, ce brave cochon a été obligé de regagner sa bauge, avant de finir en jambon ; sans même des militants veganistes pour le sauver : pour une fois que ces nigauds auraient été utiles à quelque chose.

    Personnellement, je n’ai rien contre les voisins de ce cher Nicolas Bardy, mais je ne serais pas contre, non plus, une loi interdisant les voisins. Surtout ceux-là. Une assignation à vie en Absurdistan septentrional me paraîtrait être un châtiment assez mesuré.

    Nicolas Gauthier

    https://www.bvoltaire.fr/affaire-nicolas-bardy-quand-les-zigomars-des-villes-sinstallent-dans-la-france-des-champs/