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actualité - Page 2190

  • Mario Draghi s’en va et le krach se rapproche : l’assurance-vie sous pression

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    Marc Rousset

    « Super Mario » quittera la BCE le 1er novembre sans rendre le casque à pointe prussien que lui avait offert le journal Bild, après s’être bien payé la tête de l’Allemagne, puisqu’il a pratiqué une politique monétaire diamétralement opposée à celle de rigueur sur laquelle il avait été élu. « Donner, c’est donner », a-t-il pu même ironiser au sujet du cadeau de Bild, dans la langue de Goethe. Il est vrai que « le comte Draghila » a sauvé momentanément la France et l’Italie de la faillite, mais ce n’est que partie remise en pire. Le président de la Bundesbank Jens Weidmann est le cocu magnifique de l’histoire, d’autant plus qu’il s’est fait voler le poste de président de la BCE par Christine Lagarde, une diplomate juriste sans formation économique.

    Mario Draghi a fait acheter par la BCE, durant son mandat, 2.600 milliards d’euros de titres souverains payés par création monétaire, soit le quart des dettes publiques des États de la zone euro. Sa politique monétaire laxiste l’a amené à taxer les liquidités excédentaires des banques avec des taux négatifs qu’il vient d’abaisser à -0,5 %, tout en annonçant la reprise par la BCE, à partir du 1er novembre, « aussi longtemps que nécessaire », d’un programme de rachat d’actifs de 20 milliards d’euros par mois. Le conseil sublime de Mario Draghi à Lagarde dans son testament : « Ne jamais abandonner. »

    Les taux négatifs mettent les assureurs-vie sous pression, avec la faillite comme seule perspective à terme. En France, après Suravenir, filiale de Crédit mutuel Arkéa, c’est au tour d’AG2R La Mondiale d’annoncer un emprunt obligataire non subordonné de 500 millions d’euros, pour renforcer ses fonds propres. Le spectre de la fin des fonds en euros traditionnels apparaît et l’on cherche des « épargnants suicidaires » prêts à prendre plus de risques, à la veille d’un krach, pour compenser les taux bas… qui pénalisent le rendement du portefeuille des assureurs.

    La célèbre association française des épargnants AFER, avec 750.000 adhérents, demande déjà un pourcentage minimum de 30% d’unités de compte (c’est-à-dire des actions au lieu des obligations des fonds euros) pour les nouveaux contrats de plus de 100.000 euros (entre 35% et 70% pour AG2R la Mondiale selon les montants versés). Les compagnies tentent de dissuader les épargnants de se « ruer » sur les fonds en euros, dont le rendement baisse, mais qui peuvent encore rester positifs quelques années, en raison de l’inertie des portefeuilles, car il faut environ quinze ans pour remplacer en totalité les obligations contenues dans les portefeuilles d’assureur en fonds euros.

    Selon le cabinet de conseil international McKinsey, alors qu’on nous explique que tout va bien, plus d’une banque sur trois pourrait disparaître dans le monde, 47 % de ces dernières se trouvant en Asie et 37 % en Europe de l’Ouest. Les taux bas diminuent, aussi les marges des banques, suite à des crédits de plus en plus risqués et de moins en moins rémunérateurs, tandis que le coût des dépôts reste stable. Le spectre de la perte de confiance dans le Système apparaît… tandis qu’on nous annonce une croissance chinoise bientôt sous les 5 %.

    Aux États-Unis, les bénéfices des entreprises US stagnent depuis 2012 alors que les cours s’envolent. La dette publique et privée des États-Unis s’élève à 73.000 milliards de dollars, soit plus de trois fois le PIB américain, dont 25.000 milliards de dollars ont été ajoutés ces des dix dernières années, d’où, à terme, une charge de la dette insupportable. Le 24 octobre, la Fed a dû injecter une somme anormale de 134 milliards de dollars pour éteindre un nouvel incendie sur le marché monétaire du « repo », ce qui montre qu’il y a des limites à l’endettement. Une récession à venir est plus que probable tandis que la Fed songe, pour la troisième fois, en 2019, à abaisser son taux d’intérêt, tout en ayant repris le dangereux rachat laxiste de 60 milliards de dollars de dettes par mois.

    Le drame, c’est que l’Italie et la France de Macron ne font absolument rien pour améliorer l’état des finances publiques. Nous nous dirigeons vers un krach financier et une énorme crise monétaire comme étape ultime. Dans le pire des cas, tout va exploser ; dans le meilleur des cas, la BCE imprimera tellement de monnaie que cette dernière, à terme, ne vaudra plus rien.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/10/27/mario-draghi-s-en-va-et-le-krach-se-rapproche-l-assurance-vi-6185863.html

  • Alain Duhamel invoque Montaigne dans sa propagande pour Macron…

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    Lorsque Alain Duhamel ouvre le robinet d’eau tiède de ses commentaires sur l’actualité, on hésite entre le respect que suscite le ton et l’irritation provoquée par la vacuité du propos. Duhamel ne dit jamais rien, mais il le dit bien. Il est si convenable, si rassurant et tellement en phase avec la bourgeoisie qui a voté Macron par crainte du populaire et frayeur de voir ses économies menacées. Il est tellement réconfortant de voir nos médiocres sentiments étroitement égoïstes emballés proprement dans du papier de soie culturel. Faire partie de la France de Montaigne qui vote Macron est quand même plus reluisant que de voter Marine Le Pen avec la France populiste de Houellebecq, comme le dit si élégamment ce bon monsieur Duhamel avec son analyse si délicatement saupoudrée de références culturelles. Sauf que c’est tout, à part une analyse. C’est un message de publicité subliminale macronien qui tend d’abord à suggérer que le duel du second tour pour 2022 est déjà connu et que le vainqueur ne l’est pas moins. Le commentateur institutionnel explique pourquoi puis souligne que, quand même, il y a un risque qu’il ne faut pas négliger. Et c’est bien ce « mol oreiller du doute » qui est la seule chose qu’il emprunte à Montaigne, pour distiller une petite peur, un léger tremblement, appuyés sur un sondage. L’élection de la présidente du Rassemblement national n’est pas probable, mais elle est possible. Or, 57 % des Français pensent qu’elle serait une menace pour les libertés, 58 % un danger pour l’économie, 60 % pour la paix civile et 64 % un péril pour l’euro. Celle qui est « challenger naturelle de Macron », malgré « ses limites personnelles cruellement exhibées lors du débat entre les deux tours », ne doit donc pas être élue… L’onctuosité pleine d’autosatisfaction de l’oracle a délivré sa prophétie aux fidèles : ne soyez pas des particules élémentaires, retrouvez la France humaniste et sereine. Macron sera réélu grâce à vous.

    Une véritable analyse aurait dû s’interroger sur les questions du sondage plutôt que de se contenter d’en aligner les réponses. Qu’en est-il donc des menaces sur les libertés ? Nos libertés ne sont-elles pas déjà en capilotade, Macron régnant ? La statue de Michel de Montaigne, qui fut Maire de Bordeaux, est à deux pas de la Sorbonne. L’université Montaigne de Bordeaux vient de céder aux pressions et menaces. Elle a annulé la conférence que devait y donner Sylviane Agacinsky, philosophe opposée à la PMA pour les femmes seules ou vivant en duos, et à la GPA. Des « collectifs étudiants » estimaient inacceptable que l’on puisse débattre des droits des homosexuels. Si ces « étudiants » avaient lu Le Meilleur des mondes d’Huxley, ils auraient compris la pertinence du sujet abordé : « la reproductibilité technique de l’être humain ». Ils auraient peut-être vu le lien établi dans cette dictature douce, imaginée par Huxley, entre la fabrication des bébés et l’intolérance, l’effacement des libertés avec la complicité des esclaves heureux. Que des étudiants puissent exercer une censure par la menace sans que l’Université, l’État, la France entière s’en émeuvent est un signe que nos libertés sont déjà piétinées. À la Sorbonne, c’est une formation sur la radicalisation, et notamment ses signaux faibles, qui a été supprimée, cette fois pour ne pas « stigmatiser » les musulmans. Dans les deux cas, des communautarismes, d’ailleurs contradictoires, ont contraint le plus haut lieu de la pensée libre dans « la patrie des droits de l’homme » à une « soumission » déshonorante. Et la France ne serait pas celle de Houellebecq ? Il y aurait encore de la place pour Montaigne ? Quand la Justice permet à un amuseur public, un « animatueur » audiovisuel, plus ou moins déguisé en journaliste-chroniqueur, de comparer Marine Le Pen à un étron tandis que Zemmour est condamné pour avoir eu le courage de désigner une menace mortelle pour notre pays, nos libertés ne sont-elles pas déjà laminées ? Quand les gilets jaunes sont matraqués, éborgnés, mutilés sur ordre tandis que les pompiers et policiers sont l’objet de traquenards dans certains quartiers, sans la moindre interpellation des agresseurs, la première de nos libertés, la sûreté, selon cet autre Bordelais, Montesquieu, n’est-elle pas exilée du pays ? Et c’est la défaite de Macron qui serait un danger pour la paix civile ?

    L’Histoire est tragique. Il faut que la droite, quel que soit son candidat, ose le dire et affronter cette réalité. C’est ce qu’avait fait Fillon en disant que la France était en faillite. Duhamel, c’est le « soma » du livre d’Aldous Huxley, un produit destiné à nous libérer du réel pour mieux nous y soumettre.

    Christian Vanneste

    https://www.bvoltaire.fr/alain-duhamel-invoque-montaigne-dans-sa-propagande-pour-macron/

  • « Idées et doctrines de la Contre-révolution » : un véritable manuel de dissidence intellectuelle par Pierre de Meuse

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    Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ Le titre du livre de Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution[1] » pourrait induire en erreur. Il ne s’agit pas en effet d’un énième essai à vocation apologétique, ni a contrario d’une thèse universitaire forcément critique, compte tenu de l’emprise du politiquement correct sur le monde de la recherche.
    L’auteur nous présente en effet, avec une grande érudition, l’œuvre des principaux penseurs de la contre-révolution-de Burke à Dominique Venner[2] – mais dans une perspective résolument contemporaine. Car pour lui « à l’heure où le questionnement sur l’avenir se fait de plus en plus angoissé et insistant, la vision du monde de ces réfractaires est un jalon, une ligne de pitons sur la falaise pour chercher des chemins de salut [3]».
    C’est ce qui fait le grand intérêt de son essai.

    Qu’est-ce qu’un contre-révolutionnaire ?

    Mais qu’est-ce qu’un contre-révolutionnaire justement ?

    Pour Pierre de Meuse, se rattache à la contre-révolution tout auteur qui « déplorant les errements de la modernité et en faisant la critique, attend ou même recommande une action visant à restaurer les mécanismes sociaux sur la base de la tradition [4]».

    La contre-révolution oppose ainsi la notion de tradition à celle de modernité. Elle oppose en effet à l’utopie sanglante de la table-rase et à l’individualisme fanatique, le respect de la nature humaine, le respect des traditions, des valeurs et des identités, intelligence collective accumulée, sans lesquelles aucune société ne saurait survivre.

    Une telle définition conduit donc à affirmer que la pensée contre-révolutionnaire non seulement existe encore de nos jours – puisque les principes des révolutions du 18e siècle façonnent le monde dans lequel nous vivons[5] – mais qu’elle offre aussi une grille de lecture critique tout à fait pertinente de notre « modernité ».

    Une critique radicale de la modernité

    Pierre de Meuse réussit en effet à nous rendre contemporains les penseurs de la contre-révolution.

    L’individualisme ? Il ne permet de penser ni l’homme ni la société : l’homme n’est pas un animal sociable comme on le croyait au 18e siècle – comme s’il pouvait choisir de ne pas vivre en société ! – mais bien social. D’où il découle qu’il ne peut en aucune façon exister de droits imprescriptibles, puisque l’homme ne peut recevoir de droits que de la société. De plus cela implique aussi que ces droits correspondant à une société donnée ne peuvent être originaires ni définitifs.

    Cela explique pourquoi de nos jours on invoque les droits de l’homme et le principe de non-discrimination pour parachever la destruction des sociétés européennes. Cela explique pourquoi aussi « une constitution qui est faite pour toutes les nations n’est faite pour aucune » selon la formule d’Herder. Une grosse pierre dans le jardin des cosmopolites !

    La question de la sacralité du pouvoir

    Rejetant le contractualisme, les contre-révolutionnaires se sont préoccupés de la question du pouvoir et de sa dimension sacrale, que les révolutionnaires n’ont eu de cesse de vouloir détruire en s’attaquant aux traditions et en programmant l’oubli du passé[6].

    Reprenant les analyses de Joseph de Maistre et de Pierre Manent, Pierre de Meuse établit un intéressant parallèle entre la peine de mort et la souveraineté : la suppression de la première impliquant le renoncement à la seconde, comme le démontrent les Etats européens contemporains. En effet « comment l’état pourrait-il sans extrême et choquante injustice me demander de risquer ma vie pour le défendre après avoir posé comme un principe constitutionnel que le pire criminel ne risquera jamais sa vie aux mains de l’Etat ?[7]». Une contradiction intrinsèque qui explique l’impuissance des Etats européens modernes face au terrorisme, c’est-à-dire face à ceux qui acceptent de mourir, comme face à la montée de la violence.

    L’analyse des liens entre religion et tradition ouvre aussi de fructueuses perspectives.

    Pierre de Meuse estime ainsi que le fait notamment que l’Eglise catholique ait renoncé au pouvoir temporel – ce que symbolise l’abandon de la tiare papale à partir de Paul VI – la conduit à prendre des positions politiques en toute irresponsabilité, puisque personne ne peut plus lui répondre d’appliquer ses principes d’abord dans ses Etats. On pensera sur ce plan bien évidemment aux positions de l’Eglise sur la question migratoire.

    Nation et contre-révolution

    Les contre-révolutionnaires ont aussi achoppé sur la question de la nation, approchée de façon constructiviste et contractualiste par les révolutionnaires, qu’ils ne pouvaient donc que rejeter.

    Les révolutionnaires, comme on le voit de nos jours avec l’immigration, ne conçoivent en effet la nation que comme un espace où s’exerce la volonté des individus de faire groupe : la nation ne serait donc qu’un simple acte de volonté individuelle.

    Pour les contre-révolutionnaires, la nation correspond au contraire à ce que l’on reçoit, à un héritage que l’on doit faire fructifier et inventorier.

    Pierre de Meuse montre ainsi comment la contre-révolution a fini par s’approprier le concept de nation, non sans certaines contradictions, face à l’internationalisme puis au cosmopolitisme de la gauche : notamment lorsque Charles Maurras déplorait « l’épouvantable facteur de désordre » inhérent au principe des nationalités tout en se réclamant … du « nationalisme intégral [8]» !

    Contre-révolution, libéralisme et fascisme

    Pierre de Meuse poursuit son analyse de la pensée contre-révolutionnaire en démêlant les ambiguïtés nées de sa rencontre ponctuelle avec le libéralisme, la démocratie chrétienne ou le fascisme.

    En réalité, le libéralisme – qui consiste à « désencastrer » les activités économiques de toute contrainte sociale ou morale – s’oppose totalement à la pensée contre-révolutionnaire, même si cette dernière rejette l’étatisme. Car le libéralisme « ne met nullement au premier plan la propriété ni le patrimoine mais au contraire l’échange et nie totalement la valeur de la vertu comme facteur social positif [9]».

    Et si la démocratie chrétienne a fait sienne les concepts de société organique, de subsidiarité et de bien commun, il n’en reste pas moins que sa seule verticale restera le refus de la contre-révolution.

    Quant au fascisme, si ce dernier récuse l’esprit bourgeois et la démocratie bourgeoise, il n’en reste pas moins qu’il a emprunté au marxisme les deux valeurs auxquelles il accorde la primauté : le travail et la guerre. Sans même évoquer sa foi progressiste dans un « homme nouveau » et le fait qu’il remplace la fidélité aux communautés traditionnelles par une religion de l’Etat ou du Peuple (Volk).

    L’échec politique de la contre-révolution

    La dernière partie de l’étude de Pierre de Meuse aborde la question des voies et moyens de la contre-révolution c’est-à-dire en réalité de son échec politique, sans faux fuyants.

    En effet, si les penseurs contre-révolutionnaires ont décrit avec force détails les bienfaits d’un ordre politique traditionnel et de la monarchie comme archétype du pouvoir bienveillant, ils ont été incapables d’expliquer de façon crédible – et plus encore de réaliser – comment restaurer ce mode de gouvernement.

    Parce que « la monarchie est arbitrage et conciliation alors que la conquête de l’Etat requiert de l’esprit de parti [10] » ? Parce que les contre-révolutionnaires se sont montrés incapables de jouer le jeu de la guerre civile permanente instaurée par la Révolution ? Parce qu’ils ont toujours été réticents à soulever le peuple ? Parce qu’il est hasardeux de prétendre conquérir le pouvoir pour le remettre ensuite à un tiers ?

    Lénine versus Maurras

    L’analyse Pierre de Meuse, nous conduit d’ailleurs sur ce plan à établir un intéressant parallèle entre les destins croisés de Maurras et de Lénine, confrontés au même évènement : la sanglante première guerre mondiale. En effet Lénine, le révolutionnaire, a compris le potentiel que représentait cette guerre[11], alors que Maurras, le contre-révolutionnaire, n’a pas su la mettre au service d’une restauration monarchique, au nom de l’union sacrée contre l’Allemagne.

    Lénine a gagné pendant que « Maurras assista à la fin de l’Europe traditionnelle, devint pendant 15 ans une icône saluée mais de moins en moins suivie et son mouvement périclita [12]». D’autant que si l’on en croit le professeur Bouthillon, la République ne devint véritablement légitime en France qu’après la victoire de 1919.

    Un changement de cycle

    Ces échecs répétés – « tous les véhicules de la contre-révolution ont échoué » écrit sobrement Pierre de Meuse – ainsi que le calamiteux exemple espagnol pourraient conduire au pessimisme. La contre-révolution n’aurait-elle donc aucun avenir ?

    Néanmoins l’auteur ne cède pas au pessimisme. Il estime qu’il « existe actuellement des signes avant-coureurs d’un changement de cycle[13] » parce que le mouvement de déconstruction sur lequel repose l’utopie révolutionnaire n’a plus rien à déconstruire. Et partant, les conservateurs n’ont plus rien à conserver, sinon des ruines.

    Pour cette raison la pensée contre-révolutionnaire reste la plus corrosive et plus radicalement contestatrice de la modernité occidentale.

    La tradition ? On ne se borne pas à en hériter : il faut au contraire la conquérir par un dur labeur selon l’expression de T.S. Eliot, en particulier parce que la vraie tradition est critique[14] et parce que l’histoire ne peut revenir à l’identique.

    La contre-révolution attend donc ceux qui sauront, sur les ruines de la modernité, renouer les liens de notre civilisation.

    Michel Geoffroy 27/10/2019

    [1] Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution », 2019, Dominique Martin Morin éditeur, 23,50€

    [2] L’ouvrage comporte un dictionnaire biographique des principaux auteurs contre-révolutionnaires et un tableau chronologique de leurs oeuvres

    [3] Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution », op.cit. page 18

    [4] Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution », op.cit. page 26

    [5] En particulier l’idéologie des droits de l’homme et l’individualisme fanatique

    [6] En Suède le conseil des programmes scolaires a recommandé de ne commencer l’enseignement de l’histoire qu’à partir de 1700 !

    [7] Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution », op.cit. page 113

    [8] Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution », op.cit. page 233

    [9] Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution », op.cit. page 254

    [10] Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution », op.cit. page 277

    [11] On pourra se reporter sur ce plan à l’essai de Bruno Guigue « Faut-il brûler Lénine ? » L’Harmattan 2001

    [12] Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution »,op.cit. page236

    [13]Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution », op.cit. page 311

    [14] Pierre de Meuse « Idées et Doctrines de la Contre-révolution »,op.cit. page 47

    https://www.polemia.com/idees-doctrines-contre-revolution-pierre-de-meuse-dissidence-intellectuelle/

  • Le montant des prestations sociales en 2018 s’élève à 741 milliards d’euros

    741 milliards. C’est le montant total des prestations de protection sociale (santé, retraite, famille, chômage) établi en 2018, soit une augmentation de 1,8 % en un an, selon une étude publiée mardi par la Drees, le service statistique des ministères sociaux.

    Cette somme représente 31,5% du produit intérieur brut (PIB), une proportion en léger recul par rapport à 2017, mais qui demeure parmi les plus élevées du monde. Le millésime 2018 a été marqué par un rebond des prestations de « vieillesse-survie » (+2,4% à 339 milliards), lié à « la hausse du nombre de départs à la retraite » qui « ne sont plus freinés par l’effet du relèvement progressif de l’âge légal », passé en quelques années de 60 à 62 ans.

    Les dépenses de santé ont poursuivi leur croissance supérieure à la moyenne (+2,1% à 261,2 milliards), portée par l’augmentation des arrêts de travail, mais aussi des bonus versés par la Sécu aux médecins libéraux.

    Les prestations familiales ont à l’inverse marqué le pas (+0,3% à 55,4 milliards), en raison de la « stagnation du nombre de foyers bénéficiaires » des allocations familiales et du « recul du nombre de naissances depuis 2014 ». […]

    news.yahoo

    http://www.citoyens-et-francais.fr/2019/10/le-montant-des-prestations-sociales-en-2018-s-eleve-a-741-milliards-d-euros.html

  • Le Samedi Politique : « Schengen, c’est la double peine pour l’immigration » Florian Philippot

    1 220 jours ! C’est le temps écoulé depuis que les Britanniques ont voté en faveur du Brexit… 1 220 jours plus tard, la Grande-Bretagne est toujours dans l’Union Européenne. Il y a 10 jours, un accord de sortie a été trouvé entre les dirigeants européens et Boris Johnson… Pour autant, la partie n’est pas terminée puisque la chambre des députés britanniques a décidé de valider l’accord tout en réclamant plus de temps pour étudier le texte… Une attitude difficile à comprendre…

    Florian Philippot, ancien eurodéputé et président des Patriotes, nous explique que les élus britanniques ont trahi leur peuple. Toujours favorable au Frexit (la sortie de la France de l’Union Européenne), il revient sur les blocages que chaque pays rencontre au quotidien dans sa politique intérieure vis à vis de la législation bruxelloise.

    https://www.tvlibertes.com/le-samedi-politique-schengen-cest-la-double-peine-pour-limmigration-florian-philippot

  • Près de 80% des Français sont inquiets concernant la laïcité, révèle un sondage

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    Le nombre de Français inquiets pour la laïcité en France a augmenté de 20% depuis 2005, huit personnes sur dix estimant qu’elle est aujourd’hui menacée, selon un sondage Ifop.

    Huit Français sur dix jugent la laïcité aujourd’hui menacée en France, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, lequel montre une inquiétude partagée quelle que soit l’appartenance politique.

    D’après cette étude, 78% des personnes interrogées contre 22% pensent que la laïcité est menacée («tout à fait» pour 35%, «plutôt» pour 43%).

    La proportion est semblable à celle enregistrée en novembre 2015. En revanche, à la même question posée en 2005, seuls six Français sur dix (58%) jugeaient la laïcité menacée.

    L’inquiétude sur ce sujet est majoritaire quelle que soit la préférence partisane. Les sondés se déclarant proches du RN sont les plus inquiets (91%), devant les sympathisants de LR (85%), de LREM (79%), de LFI (68%) et du PS (64%).

    Les sondés sont également 80% (contre 20% d’un avis contraire) à penser que «la question de la laïcité se pose aujourd’hui différemment en France s’agissant de la religion musulmane». Ils sont encore 61% à penser que «l’islam est incompatible avec les valeurs de la société française».

    À noter que ces deux questions ne sont pas posées dans les sondages concernant les autres religions.

    Interrogés sur les forces politiques les plus à même de lutter contre l’islamisme en France, les sondés citent en premier lieu le RN (37%), puis le gouvernement et la majorité LREM (20%), LR (15%), LFI (13%), EELV (9%) et enfin le PS (6%).

    Les Français interrogés sont très majoritairement favorables à l’interdiction des prières de rue (82%) et à l’interdiction du port de signes religieux (croix, voile, kippa, etc.) pour les usagers des services publics (75%), les accompagnants de sorties scolaires (73%) et les salariés du secteur privé (72%).

    Source: Sputnik

    Photo couverture: CC BY 2.0 / amrufm / Layar Tanchap Merdeka 68

    https://www.alterinfo.ch/2019/10/27/pres-de-80-des-francais-sont-inquiets-concernant-la-laicite-revele-un-sondage/

  • Les gilets jaunes

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    Dès les premiers mois de sa prise de fonction Emmanuel Macron et son gouvernement ont pris toutes une série de mesure pour enrichir les plus riches au détriment des plus pauvres :

    • Suppression de l’ISF.
    • Suppression dès 2019 de l’« exit tax » un impôt destiné à juguler « l’évasion fiscale » des chefs d’entreprise.
    • Baisse de l’impôt sur les sociétés.
    • Baisse des cotisations salariales (le salaire indirect des travailleurs).
    • Augmentation de la CSG.
    • Baisse des APL.
    • Suppression des contrats aidés.

    Et, comme si cela ne suffisait pas, il ajoute quelques autres mesures impopulaires comme les onze vaccins obligatoires et la limitation de vitesse à 80 km/h.

    Ajoutons la réforme de la SNCF et dans l’enseignement les réformes PacourSup et la sélection à l’entrée des universités, la suppression des postes de prof, la réforme des filières et du Bac, qui sera en grande partie en contrôle continu, la hausse du coût des études pour les étudiants étrangers.

    Il n’y va pas de main morte. L’exaspération est à son comble, sa cote de popularité s’effondre mais rien ne semble pouvoir l’arrêter. L’ensemble de ces mesures se fait pourtant cruellement sentir dans les couches les plus pauvres de la population mais aussi dans les couches moyennes.

    Il faudrait être bien inconscient ou complètement sourd dans ces conditions pour ne pas entendre la colère gronder.

    Le 15 novembre 2018, nous avions envoyé le manuscrit de notre livre « De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon » à la mise en page pour impression. Nous écrivions (p 182) :

     « Alors qu’adviendra‑t‑il demain ? Quel sera le résultat des mouvements de protestation qui s’annoncent dans peu de temps ? Faudra‑t‑il attendre 2022 pour voir arriver un nouveau président ? Une crise financière va‑t‑elle balayer l’euro puis l’Union Européenne ? Quelle étincelle pourrait mettre le feu aux poudres ? Nous ne le savons pas. Ne vous fiez pas au calme apparent. L’orage peut éclater. Nous entendons déjà la colère qui gronde. Souvenez‑vous que deux mois avant la grève générale de mai 1968 le journal « Le Monde » titrait « Quand la France s’ennuie ».

    Deux jours plus tard, l’étincelle mettait le feu aux poudres. Ce fut l’augmentation des taxes sur les carburants (TICPE : Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques) qui déclencha le mouvement des gilets-jaunes. L’idée est lancée sur les réseaux sociaux de protester en arborant le gilet-jaune que tout automobiliste doit avoir dans son véhicule. Des appels à bloquer les routes sont lancés pour le 17 novembre avec un appel à manifester.

    Ce sera l’acte 1 du mouvement. Des groupes de gilets jaunes s’organisent sur des ronds-points qui deviennent des lieux de rassemblement, de réunion et de convivialité. C’est aussi là que se font les blocages qui sont le plus souvent filtrants. Les automobilistes sont le plus souvent invités à manifester leur solidarité en plaçant leur gilet-jaune sur leur pare-brise. Le mouvement est d’emblée très populaire. Il répond à l’exaspération de la population en réaction à la politique de Macron. Les gilets-jaunes ont d’ailleurs le constant désir d’entretenir cette popularité.

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  • Qui sème l’absence de dialogue, récolte les ténèbres de la révolte

    Qui sème l’absence de dialogue, récolte les ténèbres de la révolte

    Dans Valeurs Actuelles, l’abbé Danziec constate que la liberté d’expression n’est décidément pas une valeur de gauche…

    « Nous sommes gens à nous parler ». C’est par ces mots que Talleyrand invite à souper Fouché dans la pièce de théâtre éponyme de Jean-Claude Brisville. Le dialogue est brillant, le décor sublime et le duo – avouons-le – délicieux. A priori pourtant, rien ne laissait supposer que l’évêque défroqué et le duc d’Empire parvenu étaient faits pour converser. Ni l’ascendance, ni les trajectoires, ni les opinions politiques. Entre un Talleyrand, fin diplomate de haute noblesse et un Fouché, fils de négrier, modeste professeur de sciences devenu ministre de la Police, comment donc ces deux hommes ont-ils pu se trouver ? Sans doute parce qu’au-delà des intérêts personnels, l’un comme l’autre savait qu’une discussion autour d’un repas permettrait de faire avancer les destinées du pays, laissé exsangue après la défaite de Waterloo.

    De discussion, la philosophe Sylviane Agacinski, elle, en a été tout récemment privée par un ensemble composite de syndicat et d’associations aux noms évocateurs : “Solidaires étudiant·e·s Bordeaux”, “GRRR”, “Riposte trans”, “Mauvais Genre·s” ou encore “WakeUp !”. Alors que l’université Bordeaux-Montaigne proposait en effet à l’intellectuelle de rencontrer ses étudiants sur le thème « L’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique », la direction a estimé que, « face à des menaces violentes », elle ne pouvait « assurer pleinement la sécurité des biens et des personnes, ni les conditions d’un débat vif mais respectueux ». Comble de l’ironie en terre bordelaise, quand on sait que l’humaniste Montaigne affirmait sans détour : « Quand on me contrarie, on éveille mon attention, non pas ma colère ; je m’avance vers celui qui me contredit, qui m’instruit. » Ainsi, à l’heure de l’évangile du vivre-ensemble et de l’apologie de l’ouverture à toutes les différences, la conjointe de Lionel Jospin, connue pour ses réserves sur la PMA pour toutes et son opposition à la GPA, n’a pas pu s’exprimer en raison de la pression d’une minorité active. Sylviane Agacinski à Bordeaux, Zemmour menacé par les élus du personnel du groupe Canal +, le Medef qui renonce à inviter Marion Maréchal à son université d’été, il semble que la bien-pensance, et la gauche de façon habituelle, se soient spécialisées dans le refus du dialogue. A l’inverse, tant au Cirque d’hiver en avril dernier avec Valeurs Actuelles ou à la Palmeraie lors de la Convention organisée par L’Incorrect, la droite n’hésite pas à convier contradicteurs et adversaires, tels Jacques Attali, Bruno Le Maire ou Raphaël Enthoven.

    Construire en se parlant. C’est ainsi, nous le savons, que naissent les civilisations. On édifie une cathédrale comme on édifie son prochain. Des pierres ciselées font corps avec des voûtes élancées jusqu’à dessiner avec les vitraux un spectacle fabuleux. Les discussions quant à elles, si elles savent s’articuler en des échanges plaisants, animés par la bienveillance, enrichis par l’expérience, habités par le bon sens, sont en mesure de participer puissamment à la construction d’un esprit critique. A ne pas confondre avec « l’esprit de critique ». Le premier est signe de vitalité intellectuelle, il atteste d’une volonté de confronter son savoir, ses connaissances, ses principes avec ceux qui seraient différents. Il permet d’approfondir son raisonnement, d’équilibrer son propos ou d’étoffer ses arguments. Il remet en question sans tout remettre en cause. Il offre le goût de la nuance. A l’opposé, « l’esprit de critique » témoigne d’un déficit intellectuel. On jette l’anathème, on pousse des cris d’orfraies, on voue aux gémonies pour mieux s’affranchir de débattre.

    L’Histoire nous le montre, et les éducateurs lucides le savent bien : qui sème l’absence de dialogue, récolte les ténèbres de la révolte. La question du mariage pour tous, qui pouvait être l’occasion d’un grand débat sur le sujet de la famille, ne fut pas tant le théâtre d’une confrontation virile que celui d’une obstination législative radicale. Par la suite, la confiscation du débat électoral lors de la dernière campagne présidentielle de 2017 ne fit qu’alimenter la frustration d’un grand nombre. Et c’est fort justement que certains ont vu derrière la geste des Gilets Jaunes et la chaleur humaine qui s’est manifestée sur les ronds-points, une réponse inattendue à la grande solitude qu’expriment nos sociétés occidentales, laissées-pour-compte de la mondialisation et abandonnées aux périphéries. Beaucoup ont été non seulement privés d’écoute et de dialogues, mais aussi et surtout dépossédés des repères qui en sont les fruits.

    Tandis que le diable dénigre, caricature, médit, catégorise, enferme et calomnie, à l’inverse poser des questions, confronter ses idées demeure un signe de haute charité : et par la sollicitude qui s’y manifeste, et par l’élévation spirituelle qu’elle peut générer. A de fréquentes reprises, le procédé est utilisé par le Christ lui-même dans les évangiles : des apôtres dans la région de Césarée de Philippe jusqu’à Pilate sur les marches du prétoire en passant par les grands prêtres la nuit où Il fut livré, le Fils de Dieu interroge, consulte, oriente la réflexion de ses interlocuteurs par des questions et les accompagne avec bonté afin qu’ils jugent droitement.

    Saisir l’importance du dialogue comme moyen pour gagner en sérieux, voilà l’une des conditions pour un retour au réel. C’est rendre hommage à la raison humaine que de défendre ses convictions tout en étant ouvert au débat. C’est participer à son élévation en apportant la contradiction. Vivre en chrétien, c’est d’ailleurs accepter d’en devenir un signe.

    https://www.lesalonbeige.fr/qui-seme-labsence-de-dialogue-recolte-les-tenebres-de-la-revolte/

  • Action française Toulouse : royalistes pour une écologie intégrale

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/26/action-francaise-toulouse-royalistes-pour-une-ecologie-integ-6185302.html