Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 2199

  • La campagne de promotion du livre "Ordre nouveau raconté par ses militants" bat son plein

    74632436_146072143375103_4721501928389869568_n.jpg

    Après Angers la semaine dernière où Jacques Mayadoux, accompagné de Jean-François Santacroce, de Franck Timmermans et de Véronique Péan, étaient reçus par l'Alvarium animé par Jean-Eude Gannat (plus de 80 participants), ce sera Strasbourg qui marquera à sa façon le cinquantième anniversaire d'Ordre nouveau le 9 novembre prochain. Une réunion sera animée par Jacques Mayadoux, André Chanclu et par Robert Spieler, ancien député et ancien vice-président de l'Alsace, chroniqueur à Rivarol et fondateur, à l'époque, de la section locale d'Ordre nouveau.

    74687697_147180699930914_988708609774845952_n.jpg

    Achetez le livre cliquez ici

  • Le macronisme, doctrine du suivisme par anticipation

    logo90.png

    Dans un récent entretien accordé à Valeurs Actuelles, le président Macron a invoqué publiquement la difficulté de gérer une « France archipel », récupérant au passage la popularité de l’ouvrage éponyme à succès de Jérôme Fourquet. Si c’est pour s’en tenir à reconnaître ce que chacun constate au quotidien, c’est un peu court et on en attend bien davantage. On peut d’ailleurs se demander quel est le sens et l’avenir d’une « nation multiple et divisée », tant la contradiction dans les termes est flagrante. Mais cet aveu d’impuissance cache une incapacité plus grave.

    Laborantin politique, Emmanuel Macron, soutenu et conseillé par de puissants et discrets lobbies mondialistes, relayé par des épigones et des lucioles opportunistes de tous bords, a inauguré une nouvelle doctrine politique de “suivisme par anticipation”. Sa méthode consiste à observer ce qui se passe et à se déterminer au moment opportun sur tous sujets en fonction du vent porteur qui se lève, sans jamais avoir à trancher.

    A l’inverse du principe « diviser pour régner », il s’agit là de coaguler les minorités pour s’imposer en rassembleur, tout en laissant les courants dominants se confronter, pour s’imposer comme solution alternative. Or, on ne crée pas une nation avec des minorités. Benjamin Constant et Alexis de Tocqueville nous ont décrit au XIXe siècle la tyrannie de la majorité comme conséquence indésirable de la démocratie. Il nous faut maintenant affronter la tyrannie des minorités.

    La fameuse expression « en même temps » que beaucoup déplorent, révèle une stratégie de communication bien rodée mais lassante car improductive, finalement contreproductive. Entre prudentes non-prises de position et prises affirmées de non-positions, selon le contexte et la détermination de ses interlocuteurs, à vouloir séduire chacun il déçoit et exaspère tout le monde. L’attitude affichée de recul et de hauteur masque mal l’absence de “plan B” de société.

    Car de deux choses l’une. Soit Macron le savait déjà quand il s’est lancé dans la dernière corrida présidentielle avec un succès inattendu au terme du lynchage médiatico-judiciaire de son principal concurrent alors en tête, et alors il aurait dû préparer un projet de société en privilégiant la stabilité et la conservation des fondamentaux. Soit il ne le savait pas, coupé du monde réel dans sa bulle merveilleuse de “happy few“, et il devrait moralement reconnaître son incapacité à relever le défi. Dans les deux cas, on ne va pas le plaindre d’avoir réussi un holdup électoral en exploitant le suicide politique, orchestré, de son concurrent.

    Mais la question est de savoir si Macron est capable de ressouder la nation française et de la guider vers un modèle nouveau et soutenable de société. Vide de projet sociétal, sa “politique de la culture brûlée” montre qu’il n’en a pas la vision, ni l’envergure. Or, il suffit d’une génération déracinée pour rompre le fil continu d’une civilisation pérennisée par la transmission contiguë des savoirs et des valeurs. C’est ce sur quoi comptent les islamistes, qui préparent leurs bataillons d’enfants endoctrinés à prendre la relève. L’expérience de nombreuses guerres civiles montre que la bombe démographique à retardement est un investissement sur le long terme, à fort taux de rendement garanti.

    Fort de son aplomb de débutant, Macron sait par Cocteau que “le talent de l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin”. Il en applique une deuxième maxime: “Ces choses-là nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs”. Ça ne suffira pas et les urnes devront vite parler en conséquence.

    Jean-Michel Lavoizard

    https://www.bvoltaire.fr/le-macronisme-doctrine-du-suivisme-par-anticipation/

  • Le premier radar tourelle de Bretagne est (déjà) tombé !

    Breizh Info – Le Gouvernement entend poursuivre sa politique de matraquage intensif des Français sur les routes . Son arme ultime : le radar tourelle. Ainsi, 1 200 radars tourelles seraient déployés pour la fin de l’année 2020. Actuellement 150 à 200 radars de ce type sont déjà déployés en France, dont un, à Plémet (22) qui vient de tomber. Le premier en Bretagne (pour cette  nouvelle « collection » de radars).

    Ce robot policier (il contrôle vitesse, mais aussi potentiellement assurance, dépassement, téléphone au volant). n’aura ainsi pas eu le temps de flasher beaucoup d’automobilistes entre Loudéac et Merdrignac sur la RN 164. Il a été manifestement découpé à la meuleuse, signe que tous les moyens seront bons chez certains usagers en colère pour mettre fin à cette politique répressive en matière de sécurité routière.

    Une politique lucrative qui rapporte, si bien que lorsque 75% du parc était endommagé en juillet, la Sécurité routière a estimé un manque à gagner en contraventions à 300 millions d’euros depuis novembre 2018, date du début de la contestation sociale des Gilets jaunes, date à laquelle une grosse partie des radars de Bretagne et d’ailleurs ont commencé à être mis hors service.

    Dans le Morbihan, un premier radar tourelle a été installé cette année à Locqueltas, sur la D778 où la vitesse est limitée à 70 km/h. L’appareil flashe dans les deux sens. Dans les Côtes-d’Armor, le préfet du département a prévenu que tous les radars vandalisés seront remplacés par ces appareils nouvelle génération. Deux zones seront particulièrement visées : la D14, entre Lamballe et Collinée, et la D165, entre Yffiniac et Moncontour. Enfin, près de la Baule, sur la route de Guérande, c’est près d’un passage à niveau où la vitesse est limitée à 70 km/h qu’un radar tourelle a été installé, en juin dernier.

    Reste à savoir désormais si le Gouvernement est prêt à créer une brigade policière spéciale pour faire des gardes permanentes devant les radars tourelles dans, plutôt que d’envoyer les policiers rétablir l’ordre dans les cités, et dans les centre-villes des métropoles en proie aux violences et aux trafics en tout genre. C’est tout de même en général plus facile de s’attaquer aux automobilistes !

    Breizh Info / Crédit photos : DR

    https://www.tvlibertes.com/actus/le-premier-radar-tourelle-de-bretagne-est-deja-tombe

  • Rétablir les liens avec la Russie n’est pas infondée par Michel GRIMARD

    ROUE.jpg

    Renouer des liens avec la Russie n’avait rien d’outrancier, comme voulaient le faire croire tous ceux qui, sans relâche, nous déconsidéraient sans nous permettre de nous exprimer. Il semble que nos appels à cesser de refuser le dialogue et à faire preuve d’un plus grand réalisme aient été entendus.

    Notre conférence-débat du 20 mars dernier « Comment relancer les relations avec la Russie » a reçu un écho favorable. Elle a aidé à faire prendre conscience de l’absurdité des nocives relations franco-russes et du nécessaire rétablissement de liens raisonnables.

    Comme l’a déclaré le Président Emmanuel Macron : « Il faut effacer les frictions passées, ce qui n’efface pas forcément des points de tension sur l’actualité. »

    Nous nous réjouissons des propos chaleureux qu’il a tenus sur la Russie, « grande puissance profondément européenne ».

    « Cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok ».

    Des positions constamment affirmées par le ROUE et qui figurent dans sa charte. De la même façon que la France a défendu la réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe, elle doit œuvrer pour qu’elle retrouve sa place dans le G7, dont elle a été exclue en 2014 lors de l’annexion de la Crimée.

    La crédibilité de ce groupe en dépend. Les membres du G7 sont-ils exempts de tous reproches ? Non, certains ont annexé ou maintiennent sous leur tutelle des régions ou des pays qui leur sont parfois plus étrangers que la Crimée à l’égard de la Russie.

    Pour ne citer qu’eux, c’est le cas de l’Angleterre avec l’Irlande du Nord et Gibraltar, de la Chine avec le Tibet [Note de la rédaction d’Europe Maxima : la Chine n’appartient pas au G7…].

    Puissance importante, incontournable sur la scène internationale, la Russie ne peut être absente du G7. L’Europe doit certes se soustraire aux antagonismes Washington – Moscou qui l’impactent, mais la Russie demeure le partenaire qui s’impose naturellement et logiquement à l’Europe. Seule la conjoncture dicte actuellement le rapprochement avec la Chine, dont les intérêts sur l’extrême Sibérie sont sources d’affrontements futurs avec la Russie.

    L’Union européenne doit tenir compte de cette contradiction et agir avec maîtrise et subtilité à l’égard de la Russie, sans laquelle une Europe, même unie, serait orpheline d’un atout essentiel. Maintenir le lien transatlantique, certainement, mais en finir avec l’OTAN, instrument de vassalité de l’Europe au service des États-Unis, est un impératif.

    Concevoir avec la Russie une nouvelle architecture de sécurité pour l’Europe, comme le souhaite le Président Emmanuel Macron, mérite intérêt, même si l’idée a été évoquée plusieurs fois dans le passé.

    La réactivation la plus récente a eu lieu en 2010 sous la présidence de Dimitri Medvedev. En octobre 2011, le ROUE a d’ailleurs organisé un diner-débat sur le thème « L’Europe ne peut éviter une refonte de son architecture de sécurité ».

    Monsieur Dimitri Rogozine, à l’époque ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN, y participait. Il fut, dans les semaines qui suivirent, nommé vice-Premier Ministre, chargé de la défense et de l’industrie spatiale. Il est aujourd’hui Directeur général de la Corporation d’État de ROSCOSMOS.

    Au moment où le Président Donald Trump montre sa versatilité concernant la défense de l’Europe et sa stratégie unilatérale de mise en cause des traités, FNI et à terme START III, le renouvellement de l’architecture de sécurité de notre continent devient une urgence.

    Si la naïveté n’est pas de mise en diplomatie, il ne convient pas, pour autant, de bloquer toute initiative, comme le font la Pologne et les Pays baltes qui refusent systématiquement les discussions et recherches de paix, dès qu’il s’agit de la Russie.

    Leur atlantisme viscéral les rend totalement tributaires de l’OTAN et ambivalents sur la défense européenne, car proches dans les déclarations, mais éloignés dans les actes. Ils agissent à l’opposé de la Finlande qui prône le dialogue avec la Russie, dont elle a eu également à pâtir.

    Pour certains, le projet d’une nouvelle architecture de sécurité européenne serait un piège tendu par la Russie, au prétexte qu’elle serait mue par un unique but – détruire l’Europe –, alors que celle-ci n’aurait jamais manifesté la moindre agressivité.

    C’est oublier sa volonté d’introduire l’OTAN en Ukraine et en Géorgie, pour compléter l’encerclement de la Russie. Au lieu de dresser des barrières sources de suspicions et par là même de conflits, recherchons des structures communes, privilégiant la paix.

    Dans cet esprit et face au rejet des différents traités sur le contrôle des armements qui favorisent, de nouveau, leur libre prolifération, la France doit être présente lors des éventuelles discussions sur ce sujet.

    La relance du Comité consultatif de coopération, gelé en 2014, participe à cette volonté de rapprochement voulue par le Président Emmanuel Macron. La réunion du 2+2 à laquelle participait d’ailleurs Dimitri Rogozine, ne peut que les prémunir mutuellement en facilitant la compréhension entre les deux pays.

    Après avoir remercié la France pour ses efforts en faveur de la réinsertion de la Russie au sein du Conseil de l’Europe, le Président Vladimir Poutine a démontré sa volonté d’apaisement. Comme convenu, les échanges de prisonniers entre Kiev et Moscou ont eu lieu et se sont bien déroulés; d’autres doivent suivre.

    Un début de processus de paix dans le Donbass, alliant élections et promulgation d’une nouvelle loi accordant un statut spécial pour cette région, a été salué comme une avancée majeure par la Russie. À Kiev d’agir.

    Michel Grimardprésident du ROUE

    • D’abord mis en ligne sur EuroLibertés, le 16 octobre 2019.

    http://www.europemaxima.com/retablir-les-liens-avec-la-russie-nest-pas-infondee-par-michel-grimard/

  • rappel : Violences à Béziers : une école primaire et plusieurs classes d’un collège ravagées par un incendie criminel

    Une école primaire et deux salles de classe d’un collège situées en réseau d’éducation prioritaire à Béziers ont été détruites jeudi soir par un incendie « criminel ». Une douzaine de salles de l’établissement primaire ont été lourdement endommagées, et « L’école sera sans aucun doute détruite ». Le maire de Béziers, Robert Ménard s’est dit « Abasourdi. Touché. Écoeuré ». Selon lui, « C’est un symbole qui a été touché ».

    « Tous les parents qui le peuvent doivent garder leurs enfants à la maison. Nous sommes pour l’heure incapables de dire dans quelle école nous allons les mettre », a indiqué Robert Ménard. Un centre d’accueil devrait être ouvert lundi pour le retour des vacances et une enquête de police est en cours pour comprendre pourquoi il y a eu ce déchaînement de violence et ces incendies .

    Une quarantaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés durant cette soirée d’Halloween pour intervenir sur des feux de voiture et de poubellesdans ce quartier où six habitants sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté. Des policiers ont également été visés par des jets pierres et de tirs de mortiers après avoir été appelés pour un incendie dans le hall d’un immeuble désaffecté. Une trentaine de personnes les attendaient.

    « Un incendie criminel a été allumé dans une des deux salles de classe de maternelle », avant que le feu ne se propage à l’ensemble du bâtiment, a précisé la police. « Le feu s’est déclaré vers 22h30 dans le collège Katia et Maurice Kraft, situé dans le quartier de La Devèze à Béziers. Deux salles ont été détruites et des dégâts ont été constatés », ont précisé les pompiers de l’Hérault.

    Sud Ouest

    https://www.tvlibertes.com/actus/violences-a-beziers-une-ecole-primaire-et-plusieurs-classes-dun-college-ravagees-par-un-incendie-criminel

  • Le Parti du Peuple danois désire que le Danemark quitte le Conseil de l’Europe.

    DF.jpg

    Danemark. Une nouvelle proposition du Parti du Peuple danois engendre des réactions négatives au sein du monde politique. Un porte-parole politique du parti libéral Venstre estime que cela pourrait même conduire, dans le futur, à l’impossibilité d’une collaboration gouvernementale entre les deux partis.

    À la suite de sa lourde défaite électorale, le Parti du Peuple danois a décidé de mettre en place une commission qui doit renouveler la ligne politique de cette formation. Cette instance propose désormais que le Danemark quitte le Conseil de l’Europe, ce qui aura pour conséquence que le Danemark ne sera plus obligé de se soumettre à la Convention européenne des droits de l’homme et que les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme ne s’y appliqueront plus.

    http://lionelbaland.hautetfort.com/

  • Le prix Nobel d’économie Robert Shiller voit des bulles et des krachs à venir partout !

    cover-r4x3w1000-5797cbd551739-robert-shiller.jpg

    Marc Rousset

    Christine Lagarde, interrogée tout récemment sur RTL pour savoir si elle avait des craintes au sujet d’un krach financier, a répondu que la question ne se posait pas et qu’au FMI, on se préoccupait seulement de taux de croissance ! Mme Lagarde, comme les boursiers et les médias, ne veut voir que ce qu’elle croit, alors que l’investissement recule aux États-Unis et que la croissance américaine est à son plus bas, en rythme annuel, depuis trois ans. A contrario, selon le milliardaire américain Ray Dalio, fondateur de la société d’investissement Bridgewater Associates, le pape du marché obligataire mondial, tout comme Warren Buffett est le pape du marché mondial des actions, la situation est « effrayante » !

    Ce mercredi 23 octobre, à Los Angeles, le prix Nobel Robert Shiller, l’auteur du livre Irrational Exuberance qui a prédit le krach boursier de 2000 et le krach immobilier de 2007, professeur d’économie à Yale, a déclaré, à l’occasion du lancement de son dernier ouvrage Narrative Economics : « Je vois des bulles partout, il n’y a pas de solution sur les marchés actions, sur les marchés obligataires et sur le marché immobilier », sur le site Investor’s Business Daily en date du 25 octobre 2019.

    Shiller est un saint Thomas très intelligent qui ne s’embarrasse pas des pourquoi théoriques des bulles actuelles de tous les actifs en même temps, même si la seule explication valable est la fuite en avant de la création monétaire laxiste ainsi que les bas taux d’intérêt, les taux négatifs des banques centrales, mais il nous éclaire avec un ratio financier indiscutable, appelé le CAPE (Cyclically adjusted price-to-earnings ratio) ou Shiller P/E. En bon français, c’est tout simplement le ratio représentatif cours/bénéfice par action sur dix ans. Le bénéfice retenu n’est plus le dernier bénéfice comptable annuel trop volatil, mais le bénéfice moyen correspondant à une moyenne mobile calculée sur dix ans des bénéfices réajustés chaque année, en tenant compte de l’inflation monétaire.

    Premier élément fondamental : le coefficient moyen P/E Shiller pour le XXe siècle, de 1881 à nos jours, s’élève à 15,21 alors qu’il est aujourd’hui à 29, soit pratiquement le double ! En 1929, il était de 35 et le Dow Jones chuta de 13%, le 28 octobre. En 1987, il n’était que de 16 et la grande faute des banques centrales fut d’élever les taux d’intérêt, ce qui entraîna le plus grand krach de l’Histoire le 19 octobre 1987, avec une chute du Dow Jones de 23%. En 2000, le coefficient Shiller était de 45, ce qui entraîna une correction de 49% entre 2000 et 2002. En 2007, le coefficient Shiller était à 25, donc légèrement inférieur au 29 actuel, ce qui entraîna une correction de 57% de 2007 à 2009.

    De plus, Shiller s’inquiète autant pour les obligations, dont les cours anciens s’envolent suite à l’écroulement des taux d’intérêt, que pour les actions. Il remarque que le fonds obligataire SPDR™ Portfolio Aggregate Bond ETF a généré un rendement de 8,31% cette année, soit deux fois plus que la moyenne annuelle de ces dix dernières années. Quid le jour où les taux finiront par s’inverser ?

    Shiller est un peu moins pessimiste pour la bulle immobilière car, si une bulle est de nouveau en train de se reconstituer aux États-Unis, au même niveau qu’en 2005, avec des fonds immobiliers progressant parfois de 29 % en 2019, soit davantage que les 20 % de progression des actions du S&P 500, l’Amérique a toujours en mémoire la sinistre crise des crédits immobiliers subprime de 2008 pour freiner son avidité.

    En résumé, si la baisse des taux et le laxisme monétaire continuent avec Lagarde, qui a déclaré « On sera plus content d’avoir un emploi que d’avoir une épargne protégée », la bulle des actifs pourra gonfler encore jusqu’au krach boursier et la perte de confiance dans la monnaie. Et si les taux remontent, le système explosera immédiatement, comme en 1987, avec un krach boursier encore plus violent ! C’est la raison pour laquelle le très humble et réaliste Shiller, face aux conséquences de la folie humaine passée, n’a plus de solution à nous proposer.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Terminus des prétentieux, tout le monde descend !

    1200px-cimetiere_du_montparnasse_entree_principale-845x475.jpg

    Au fond, nous terminerons tous dans la farce commune. Qu’on le veuille ou non. Certains meurent en monument, d’autres dans un cul-de-bas-de-fosse, chantait Brel. On le sait mais on ne veut pas le croire. On biaise, on louvoie, on tourne autour du pot. Si, au moins, on pouvait assister à ses funérailles ! On fait bien des répétitions de mariage avec essai des plats, des vins et de la sono.

    Mais n’est pas Charles Quint qui veut. Alexandre Dumas, dans La Royale Maison de Savoie, évoque cette répétition en présence du personnage principal : « Enfin, vers le commencement du mois de juillet de cette même année 1558, lassé d’assister aux funérailles des autres, et blasé sur cette funèbre distraction, Charles Quint résolut d’assister aux siennes. » Une piste à creuser, six pieds sous terre, pour les entreprises de pompes funèbres de notre temps. Après tout, la mort et ce qui s’ensuit sont un business comme les autres.

    Avec le temps (tout s’en va, on sait !), par la force des choses, les générations se bousculent au portillon, le carnet d’adresses se métamorphose en chronique nécrologique et la visite au cimetière se fait plus fréquente. Et c’est là qu’on constate avec un certain désarroi que nos « espaces funéraires » deviennent vraiment tristes à mourir. La faute à qui, Monsieur ? À la standardisation, mal implacable qui frappe inexorablement notre société moderne, n’épargnant même pas nos dernières demeures. Allez faire un tour, juste pour voir, comme qui dirait en reconnaissance, dans l’un de ces nouveaux cimetières en périphérie des anciens menacés par la crise du logement. Cela va vous décupler l’envie de faire « la tombe buissonnière », comme chantait Brassens dans son testament enregistré, non pas devant tabellion, mais sur microsillon. Franchement, ces nouvelles zones pavillonnaires pour allongés n’ont rien du « champ léthargique » où le père Hugo se prenait à rôder et rêver. Ainsi va le monde, me direz-vous.

    Mais que faire ? On restaure bien de vieilles bicoques avec poutres apparentes. On devrait pouvoir faire pareil avec sa dernière demeure. « Tombeau de caractère, dans son jus, vue imprenable, au calme, beaux volumes, prix à débattre… » Évidemment, le viager ne serait pas forcément une bonne affaire.

    En attendant de rejoindre le dortoir définitif et puisque nous ne sommes pas pressés, faisons d’abord un petit crochet par celui, si mélancolique, des éléphants de Monsieur Eddy. Puis, comme il nous reste un peu de temps et qu’il ne fait pas encore tout à fait nuit, pourquoi pas un détour par la plage de Sète où Brassens voulait passer sa mort en vacances.

    Certains, de toute leur vie, n’en font jamais. Parfois, à s’en rendre malheureux. Comme une pierre… tombale. Pourtant, à bien y regarder, la vie est faite de concessions. Comme les cimetières. Certes, celui qui n’en aurait jamais fait pourrait, orgueilleusement, faire graver cette épitaphe sur son tombeau : « Il n’en fit qu’une seule dans sa vie : ici-même et elle est perpétuelle. » Terminus des prétentieux, tout le monde descend, nous disent, depuis la maison mère, Michel Audiard et Bernard Blier.

    Georges Michel

    https://www.bvoltaire.fr/terminus-des-pretentieux-tout-le-monde-descend/