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actualité - Page 2381

  • Démocratie athénienne et gauche européenne

    6a00d8341c715453ef0240a48a697f200d-320wi.jpgÀ quelque chose malheur est bon. Empêché provisoirement d'aller assister à Athènes, la semaine écoulée, à la déconfiture de l'affreux Tsipras, votre chroniqueur a pu bénéficier du miracle d'en contempler la déroute sur internet.

    On entend souvent répéter que la démocratie serait née, dans l'Antiquité, à Athènes, bien que pratiquement aucun philosophe ne s'y soit prononcé en faveur d'un régime de ce type.

    On doit hélas rappeler brièvement le chapitre suivant aux faux lettrés. Dès la mort de Périclès en 429, ses successeurs élus, Cléon jusqu'en 422, Alcibiade mort en 404, se sont en effet, révélés de désastreux stratèges. Après la victoire de Sparte, un système dictatorial s'imposa mais ce furent les restaurateurs de la démocratie qui condamnèrent Socrate à mort en 399. Dans sa lettre aux parents et amis de Dion[1], Platon expose le rôle de cette criminelle épuration dans la genèse de ses conceptions politiques.

    L'actuel premier ministre athénien pourrait certes tout juste figurer dans la longue histoire de cette cité, comme continuateur du marchand de boudin Cléon, à condition toutefois de savoir mourir aussi courageusement que son prédécesseur.

    Ce petit gauchiste mal blanchi, incapable de porter une cravate a fait, depuis 2015, figure de chouchou de Moscovici, lui-même incapable de se raser. Le commissaire bruxellois voit sans doute en lui un autre lui-même, traître à la trahison. Et même la droite bourgeoise parisienne le regarde avec indulgence, ainsi L'Opinion de Nicolas Beytout, ou Le Point sous la houlette de Franz-Olivier GiesbertIl est vrai que sous son gouvernement la Grèce ne fait plus figure d'acteur géopolitique mais de destination touristique. Tel était sans doute la raison profonde du choix de ce pays et de ce peuple, comme mouton noir d'abord, comme cobaye ensuite.

    Son parti a logiquement essuyé la plus rude défaite du continent[2]. Avec 23 % des voix sa liste est battue de 10 points par celle du parti conservateur, qui obtient 33 % des suffrages, conduit par Kyriakos Mitsotakis[3]. Comme son unique allié, compère en reniement, l'ex-droitier Kamennos s'est effondré à 0,8 % des voix, et comme sans son appui il ne dispose pas de sa courte majorité, 153 sièges sur 300 au parlement, il doit recourir à des élections anticipées, fixées au 7 juillet.

    Espérons que, ce jour-là, l'essai sera transformé.

    L'extrême gauche européenne, dont il incarnait la nuisance et portait seul la funeste casaque, parmi les 28 chefs d'États et de gouvernements, recule à peu près partout.

    Les 52 euro-députés de la gauche radicale, vieux stals et néocommunistes confondus passent de 52 à 39. Après Brexit, ce contingent sera même réduit à 36.

    Le site italien de Rifondazionefait plaisir à consulter. Cette survivance communiste déplore "un vote désastreux pour la gauche et pour l'Italie". Se contentant de peu il félicite les camarades Antonella et Dmitrij pour un pourcentage de 7 % à Florence. Dans toute la Péninsule, les sociaux-démocrates reculent de 31 à 19 et les communistes de Rifondazione et de La Sinistra zéro.

    Podemos en Espagne, apparu aux élections européennes de 2014 avec près de 8 % des voix, bat de l'aile. Son chef Iglesias voit se dissiper ses ambitions ministérielles aux côtés des socialistes. De 14 % aux récentes législatives le parti passe à 10 %, gardant ses 5 sièges, et surtout Izquierda Plural, qui avait remporté 7 sièges en 2014, sur l’élan du mouvement des Indignés.

    Petit gain de 0,6 point en Suède, le parti Vänsterpartiet, qui n'est autre que l'ancien parti communiste passe de 5.7 % à 6,3 %. Il obtient un (1) député, mais en ayant renouvelé ses thèmes sous la conduite de la camarade Björk, féministe échevelée et activiste pro migrants.

    En Allemagne, au contraire, die Linkepasse de 7,4 % à 5,5 % des suffrages et de 7 à 5 députés.

    En Tchèquie, le parti communiste de Bohême et Moravie KSCM passe de 11 % à 7 %, et de 3 à 1 siège.

    Ce tour d'Europe, affligeant pour la gauche dite radicale, et à cet égard consolant, pourrait se poursuivre jusqu'en Slovénie où la repoussante Violetta Tomic avait été désignée, en vain, candidate d'extrême gauche à la présidence de la Commission.

    Le bilan d'ensemble démontre que si les socialistes du PSE perdent 40 euro-députés, ce n'est pas au profit de marxistes plus durs, qui en perdent proportionnellement plus encore. À l'échelle du Continent les socialistes passent de 230 à 180. Aucune évolution favorable aux gauches n'a été enregistrée, pas plus d'ailleurs qu'aux partis écologistes

    De cela les gens qui pilotent les institutions de l'Union européenne devront tenir compte puisqu'ils s'affichent comme démocrates.

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    [1] cf. édition Pléiade Tome II  Lettre VII chapitre Ier p. 1184-1187.

    [2] Nous en excluons les tories de Grande Bretagne, hors "continent" et, exceptionnellement, hors concours.

    [3] Nea dimokratia en grec moderne doit [devrait] être traduit plutôt par nouvelle république. Cette appellation avait été, en effet, adoptée par la droite grecque en référence au parti gaulliste (alors UNR). La monarchie constitutionnelle, abolie d'abord en 1973 par le régime des colonels, décision confirmée sous le gouvernement Caramanlis par référendum en 1974, était qualifiée  de "république couronnée".

  • Intouchables

    par Louis-Joseph Delanglade

    La sécurité intérieure et extérieure de la France reste à bon droit un domaine régalien et le secret absolu la condition bien compréhensible de l’efficacité de certains de ses services.

    Cela n’empêche pas de prétendus « pouvoirs » de tenter de s’y immiscer. Ainsi en est-il des velléités récurrentes du Parlement pour exercer un droit de contrôle accru sur les services secrets (dernier épisode en date, celui de la délégation parlementaire au renseignement, fin novembre 2018). On peut pourtant se demander si un contrôle parlementaire de ce qui relève de la sécurité fondamentale du pays est vraiment opportun : appréciation sans doute fort peu démocratique, mais réaliste. Plus récemment, c’est le « pouvoir médiatique » qui s’est manifesté, une fois de plus, en suivant ses errements habituels. 

    Du coup, suite à leurs révélations sur des ventes d’armes et sur l’affaire Benalla, la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) a convoqué plusieurs journalistes oeuvrant pour le compte d’un journal (Le Monde), d’une radio (Radio France), d’une émission de télévision (Quotidien) et d’un site d’investigation (Disclose). Indignation et postures de martyr dans les rédactions concernées, et même au-delà (une quarantaine de rédactions se sont solidarisées), toutes dénonçant un moyen de pression pour contrer « le secret des sources ». On doit d’abord s’interroger sur le  bien-fondé de cette notion. Existent aussi, par exemple, le secret de la confession, le secret médical ou le secret des délibération d’un jury d’assises. Mais que pèsent tous ces secrets en cas de nécessité supérieure et ultime ? 

    On ne peut pas accepter que des documents estampillés « confidentiel défense » fuitent dans la presse (en l’occurrence des documents concernant les ventes d’armes à l’Arabie séoudite et aux  Emirats Arabes Unis) ou que soit divulguée l’identité d’un membre des unités des forces spéciales (en l’occurrence un sous-officier de l'armée de l’air, nommé dans l’affaire Bennala). Mme Ndiaye, porte-parole du gouvernement a donc eu raison de rappeler (Europe 1, jeudi 23) qu’il est normal et « qu’un État protège un certain nombre de données nécessaires à des activités de défense extérieure et militaires » et « que l’Etat français s’interroge sur le fait qu’il puisse y avoir des fuites en son sein ». Rappelons tout de même la réaction bien différente de Mme Loiseau sur le sujet : « ma conviction, c'est qu'il y a un devoir de vigilance extrême sur la protection de la liberté de la presse, des sources » (France Inter, 23 mai)… 

    Mme Ndiaye, ayant affirmé en préalable que « les journalistes sont des justiciables comme les autres », a fait frémir les diverses rédactions de France et de Navarre, dénonçant à l’unisson « ces convocations qui ressemblent à de nouvelles tentatives d’intimidation de journalistes qui n’ont fait que leur travail : porter à la connaissance des citoyens des informations d’intérêt public. » Diable ! Il serait donc d’intérêt public de discréditer le commerce des armes qui constitue une source de revenus importants pour notre pays et qui, s’il était suspendu, n’empêcherait nullement ceux qui en ont envie de continuer à s’entre-tuer. il serait donc d’intérêt public de porter à la connaissance de tous l’identité d’un de ces soldats qui, on l’a vu tout récemment au Mali, sont capables de mourir pour leur mission. 

    Nous préférons penser qu’il serait plutôt d’intérêt public de faire en sorte que les journaleux ne se croient plus intouchables. 

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/05/26/intouchables-6153995.html

  • Deux conférences de Philippe Milliau en fin de semaine à Poitiers et à Périgueux

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  • Erik Tegnér : « On ne peut pas dire qu’entre Macron et Le Pen, on choisirait Macron »

    Réaction d’Erik Tegnér, président du collectif Racines d’avenir et membre des LR, après la lourde défaite des Républicains aux élections européennes :

  • Victoire du dégagisme

    6a00d8341c715453ef0240a460ce2e200c-320wi.jpgChacun peut se livrer à son analyse du scrutin de ce 26 mai, selon des points de vue évidemment différents. Tenons-nous en, pour cette première chronique à l'espace de l'Hexagone. Commençons, pourquoi pas, par une bonne nouvelle. Elle aura été légèrement occultée par les commentateurs agréés : l'échec des sondages prédictifs. Tous leurs chiffrages ont été bousculés.

    Seul le matraquage en boucle de l'annonce du duopole s'est réalisé. Son effet s'est accentué d'autant plus dans la dernière semaine. Les uns se sont ralliés à une volonté de censure du chef de l'État, puisque celui-ci s'était si imprudemment engagé dans une bataille que tous les gouvernants ont perdu en France depuis 40 ans. Les autres s'alarmant à l'idée d'une poussée nationaliste en Europe ont cru voter utilement pour conforter le pouvoir en place

    Fragile et précieux discours, reflet d'un temps quelque peu révolu, l'agréable propos conservateur du candidat de la droite désunie, le condamnait faute d'une affirmation plus virile, peut-être moins courtoise et, sans doute, moins platonique, à se voir broyé sous le choc. On peut le regretter. On doit le constater.

    Vrai motif de satisfaction : le parti communiste, dont tout le monde flattait le vaillant chef de file, était évalué à 2,7 % (à 22 h 33) soit moins que le minimum pour être remboursé de ses frais.

    À l'heure où l'auteur de ces lignes entreprenait de les écrire, vers 22 heures, Le Monde, titrait sur les estimations de l'Hexagone[1]. Le site résumait ainsi la situation qu'il caractérise comme victoire du RN (23,3 %), juste devant LRM (22,1 %).

    À 05 h 57 le lendemain matin la présentation était devenue plus détaillée. En titre : "le RN confirme sa domination, le socle LRM résiste" ; sous-titre "La liste conduite par Jordan Bardella arrive en première position avec 23,4 % des voix, un point devant celle de la majorité, menée par Nathalie Loiseau, à 22,3 %. EELV arrive en troisième position avec 13,4 %, devant Les Républicains, qui plongent avec 8,5 % des suffrages."

    Remarquons que la liste Bardella obtient 2 points de plus que le pourcentage de premier tour obtenu par la dirigeante de son parti à la présidentielle de 2017 (21,3 %), mais 2 points de moins que lors du dernier scrutin européen de 2014 (25 %).

    Selon les points de vue, on pourra se féliciter de divers aspects, y compris des progrès enregistrés quant à la participation. Certains additionneront les voix des partis les plus favorables à ce qu'on appelait autrefois la construction européenne.

    Plusieurs aspects du scrutin confirment un désir croissant de changement. Le coup de balai espéré vise d'abord l'hypocrisie du discours central parisien. Mais il condamne aussi les partis qui ont gouverné le pays depuis un demi-siècle. Ceux que l'on désignait comme la bande des quatre il y a 30 ans, LR-PS+UDI+PCF, obtiennent additionnés moins de 20 % des voix.

    Quoique dégagiste [en paroles] le parti de Mélenchon s'est trouvé victime de son propre programme, divisant son score par 3 en deux ans. Difficile de ne pas s'en réjouir.

    Les bons esprits se pâment devant la poussée des écologistes, comme si l'acné des adolescents mesurait leur génie.

    On a voulu méthodiquement évacuer la question de l'immigration. Les études les plus solides l'indiquent pourtant comme une préoccupation majeure, chiffrée à hauteur de 35 %. Personne, au sein de la classe politique, ne semble non plus se rendre compte que le sang français coule en Afrique pour la défense de l'Europe. On a mis moins de 16 jours pour oublier l'instant d'émotion autour du sacrifice de nos deux soldats au Burkina Fasso.

    Inconvenante paraît l'idée que notre pays, notre continent, notre civilisation doivent faire face au défi guerrier que nous ont lancé les djihadistes. Cet aveuglement de Bas-Empire se payera au prix fort, plus vite qu'on ne le pense.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. Article publié  à 20h07, mis à jour à 21h00, où il n'est question que de l'Hexagone, avec comme titre de rubrique ... "international".

    https://www.insolent.fr/

  • Attentat de Lyon : Mohamed Hichem M., Algérien et auteur… d’« explosions », par Franck Deletraz

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    Une chose est d’ores et déjà certaine : la couverture politico-médiatique de ce nouvel attentat islamiste, perpétré à Lyon vendredi dernier en fin d’après-midi par un Algérien de 24 ans répondant au doux nom de Mohamed Hichem M., restera dans les annales comme un chef-d’œuvre de désinformation et d’intoxication à quelques heures d’un scrutin électoral capital. Des membres du gouvernement aux journalistes des grands médias, tous se seront en effet efforcés de minimiser, et même de cacher, par tous les moyens possibles, à nos compatriotes, l’évidence d’un nouvel attentat musulman commis sur notre sol. Y compris même, en osant parler d’« explosion » pour ne surtout pas prononcer le mot « attentat »…

    Un acte terroriste évident

    Un comble quand on sait que, dès l’annonce de cet événement, la nature terroriste de l’acte ne faisait absolument aucun doute. Alors que le suspect avait déposé dans une rue piétonne très fréquentée de Lyon, juste à côté d’une boulangerie, un sac contenant un détonateur à distance, une quantité non négligeable d’explosif TATP, et de nombreuses piles, billes et vis qui, en explosant, ont fait 13 blessés, dont une petite fille, le gouvernement et les médias se bornaient à parler pudiquement d’une… « explosion », comme si une conduite de gaz avait éclaté ! De la même manière, alors que la volonté du suspect de faire un maximum de victimes était elle aussi manifeste, les médias, incitant à la plus grande prudence, évoquaient un possible règlement de comptes dans le cadre d’une « affaire conjugale » ou encore « professionnelle »…

    L’extraordinaire travail des enquêteurs

    Grâce à la police, dont les enquêteurs ont une fois de plus accompli un travail extraordinaire, la vérité n’aura cependant pas tardé à éclater au grand jour. En exploitant au maximum les images des caméras de vidéosurveillance montrant le suspect circuler à vélo et déposer son colis piégé, en épluchant les quelque 300 témoignages recueillis grâce à l’appel à témoins lancé dès vendredi soir, mais, surtout, en comparant des composants de la bombe, encore intacts, relevés sur la scène de crime avec les achats de particuliers dans la région lyonnaise, les enquêteurs de la DCPJ et de la DGSI sont rapidement parvenus à identifier et à interpeller le suspect, lundi matin à Lyon : Mohamed Hichem M., un Algérien né à Oran en 1995, étudiant en informatique, qui a rejoint sa famille près de Lyon au cours de l’année 2017, et a effectué en mars dernier « un certain nombre d’achats suspects, en grande quantité » sur le site Amazon, dont des piles type LR6, des circuits électroniques, des litres d’eau oxygénée et d’acétone qui ont pu servir à la composition de l’engin explosif. Lors de la perquisition qu’ils ont effectuée au domicile de l’individu, les policiers ont d’ailleurs retrouvé des éléments chimiques entrant dans la composition du TATP.

    Jusque-là inconnu de la police, non fiché S, le suspect, placé en garde à vue avec quatre membres de sa famille, se refusait toujours mardi à donner la moindre explication aux enquêteurs. Cependant, l’interpellation depuis, par la BRI et la SDAT, et le placement en garde à vue d’un « deuxième suspect », lui aussi « de nationalité algérienne », pourrait bien accélérer l’enquête.

    Franck Deletraz

    Article paru dans Présent daté du 28 mai 2019

    https://fr.novopress.info/214676/attentat-de-lyon-mohamed-hichem-m-algerien-et-auteur-d-explosions-par-franck-deletraz/

  • ENTRETIEN AVEC LUCIEN CERISE! (gilets jaunes, FN, stratégie face au pouvoir...)

  • Pierre Hillard et Bruno Gollnisch débattent du mondialisme

    Pierre Hillard et Bruno Gollnisch étaient les invités de Michel de Rostolan sur Radio Courtoisie. Ils évoquent l’actualité politique et le mondialisme.

  • Les Républicains : s’allier au Rassemblement national ou mourir

    Coup de tonnerre pour Les Républicains : un temps revigorée par des sondages prometteurs, la liste menée par le talentueux François-Xavier Bellamy n’obtient, finalement, que 8 % des suffrages.La droite traditionnelle, hier principale force politique française, s’effondre. 
    Après la défaite de François Fillon à la présidentielle de 2017, Les Républicains avaient pourtant sauvegardé l’essentiel : une base électorale, comme en témoigne leur semi-succès aux élections législatives, et un appareil politique en meilleure posture que celui du Parti socialiste, dont la disparition fut aussi brutale qu’inattendue.
    Les résultats des élections européennes envoient pourtant un signal dénué d’ambiguïté à Laurent Wauquiez et, plus largement, à sa famille politique. 
    Si Les Républicains ont récemment su renouer avec une ligne politique plus « gaulliste », ils l’ont fait avec vingt ans de retard sur le Rassemblement national. 
    Celui-ci en tire logiquement, aujourd’hui, les bénéfices et prétend, à bon droit, représenter la seule opposition crédible à droite sous les yeux ébahis de bien des représentants des Républicains, ahuris devant une telle déculottée électorale.
    Car il ne s’agit pas d’une défaite mais d’un point de rupture. 
    Désormais, le bloc souverainiste représente près de trois Français sur dix et Les Républicains, jadis maîtres du jeu, se retrouvent dans une position des plus inconfortables. 
    Ravalés au niveau des petits partis d’extrême gauche, ils n’ont plus la légitimité pour parler au nom de la droite. 
    Leur volonté de reconstruire celle-ci d’ici 2022 est, certes, louable, mais elle oblitère le réel ; leur électorat s’est évanoui. 
    Le phénomène Macron a fini par leur briser les reins, précipitant une recomposition politique qui a vu une grande part de leur électorat – la droite orléaniste – se retrouver dans le projet social-démocrate de La République en marche. 
    Les autres sont partis au Rassemblement national. 
    In fine, pour reprendre les mots d’Éric Zemmour, Les Républicains ne sont plus qu’un « club de retraités de Nice » coupé des classes populaires auxquelles ils ne savent plus s’adresser. 
    C’est pourtant elles qui font l’élection présidentielle. 
    Autour de Laurent Wauquiez, on louvoie donc pour éviter de voir ce qui crève les yeux : sans alliance avec le Rassemblement national, Les Républicains seront réduits à subir le destin du Parti socialiste et à ne représenter qu’un électorat très restreint composé de la bourgeoisie catholique et de retraités.
    Une impasse politique se profile donc, qui rappelle celle d’un Rassemblement national trop clivant pour espérer gagner seul les présidentielles de 2022. 
    Si un bloc progressiste s’est constitué autour de Macron, regroupant les partisans d’un monde déraciné, le bloc souverainiste souffre encore les douleurs de l’enfantement et peine à émerger sur la scène électorale, alors même qu’il porte les idées d’une majorité de Français. 
    S’ils veulent redresser la France, Les Républicains ne doivent plus se bercer d’illusions, ils sont aujourd’hui condamnés à former une coalition de toutes les droites incluant la principale : le Rassemblement national. 
    Laurent Chauvet

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/05/les-republicains-sallier-au.html

  • Bilan sur les élections européennes

    28/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    En effet, les analyses qui suivent les soirées électorales ne favorisent pas vraiment la distance nécessaire à l’analyse objective des résultats.

    Deux thèmes sont particulièrement revenus en boucle, qu’il convient de nuancer :

    La participation, d’abord. Si celle-ci a effectivement augmenté par rapport à 2014 (de 42 à 50%), il faut noter que les élections étaient organisées en même temps que des scrutins locaux ou régionaux, ou référendums nationaux dans plusieurs pays, réduisant mécaniquement l’abstention. Ajoutons à cela la campagne médiatique littéralement sans aucun précédent ayant martelé, des semaines durant, que ces européennes 2019 seraient « les plus graves pour l’avenir ». Deuxièmement, la « vague verte » écologiste. En France, la « percée » (13,4%), inférieure à celle de 2009 (16%) qui fut sans lendemain, est tout de même à relativiser. Les hauts scores allemands et français, les deux pays les plus peuplés, font mécaniquement grimper la moyenne globale, alors qu’elles sont inexistantes dans des pays comme l’Italie ou la Pologne.

    Les populistes ont confirmé qu’ils s’étaient largement installés dans le paysage politique européen.

    Les projections de sièges des trois formations eurosceptiques de l’hémicycle – l’Europe des nations et des libertés (ENL, de Marine Le Pen et Matteo Salvini), les Conservateurs et réformistes européens (ECR, dominé notamment par des élus polonais et britanniques) et Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD, de Nigel Farage et du Mouvement 5 étoiles) – pour le futur hémicycle atteignent ainsi 172 sièges, à en croire des projections nocturnes du Parlement. Le PPE et le PSE, avec 179 sièges annoncés pour les conservateurs et 150 pour les sociaux-démocrates, perdent leur majorité absolue pour la première fois depuis 1979.

    En France, le RN et LREM polarisent la France qui vote

    Les deux partis se placent en tête du scrutin européen dans des zones très différentes. Le Rassemblement national, avec 5,3 millions de voix fait ses meilleurs scores dans ce que l’Insee appelle les communes des zones périphériques, tiraillées entre différentes métropoles, longtemps oubliées avant l’émergence du mouvement des gilets jaunes. À l’inverse, la liste de Nathalie Loiseau soutenue par Emmanuel Macron performe particulièrement dans les métropoles. L’électorat macroniste est largement dominé par les couches supérieures, un profil très proche des sympathisants des Verts, à l’âge près : le vote écolo est plus jeune, les sympathisants marcheurs, plus âgés. En revanche, le RN obtient ses meilleurs résultats au sein des milieux populaires, qui forment par ailleurs les gros bataillons des abstentionnistes. Surprise en banlieue parisienne, où le parti d’extrême droite connaît un essor inattendu : elle arrive ainsi en tête à Aulnay-sous-Bois, Sevran, Villepinte ou Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis, mais aussi à Orly et Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne.

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