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Etats-Unis : Donald Trump tient le cap et joue l’unité – Journal du mercredi 6 février 2019
Etats-Unis : Donald Trump tient le cap et joue l’unité
Donald Trump s’offre un exercice de style pour le discours annuel de l’Union. Le président américain a tenu à prendre de la hauteur tout en ne lâchant rien de ses projets politiques notamment sur la construction de son fameux mur.
Politique / LREM : la rébellion organisée
VO : Pour la première fois de la mandature, 50 députés de la République en marche ont refusé de suivre les consignes de vote et se sont abstenus sur la loi “anti-casseurs”. Une défiance qui n’aura pas empêché la loi de passer mais qui permet de feindre un semblant de liberté dans la majorité en Marche.
Police municipale : la fausse bonne idée d’Hidalgo
VO: Après une année 2018 catastrophique, Anne Hidalgo abat sa dernière carte : la création d’une police municipale à Paris. Un coup de poker politique à un peu plus d’un an des municipales, qui pourrait finalement mettre un terme aux ambitions de réélection du maire de la Capitale.
L’actualité en bref
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Sur la parution de son nouveau livre, "Contre le libéralisme, la société n'est pas un marché", Alain de Benoist répond à Breizh info
Contre le libéralisme, la société n’est pas un marché. Voici le nouvel ouvrage d’Alain de Benoist, présenté ci-dessous par son éditeur, les éditions du Rocher. Pour en parler nous avons interrogé son auteur.
Propos recueillis par Yann Vallerie cliquez ici
Breizh-info.com. Vous publiez un nouvel ouvrage intitulé « Contre le Libéralisme – la société n’est pas un marché ». Pourquoi est-ce important de préciser dès l’introduction que c’est à une critique de l’idéologie libérale que vous vous livrez, et pas à un plaidoyer pour la bureaucratie ou à attaque contre la liberté d’entreprendre, de circuler, d’agir, de penser, au libre arbitre ?
Alain de Benoist : Ceux qui me connaissent auront du mal, je crois, à m’imaginer en adversaire du libre arbitre ou en défenseur de la bureaucratie ! Si j’ai pris la peine d’expliquer, dès le début de mon livre, qu’il faut d’abord s’attaquer aux fondements théoriques de l’idéologie libérale, c’est d’abord parce que celle-ci ne peut être attribuée à un seul auteur. Le « marxisme » est tout entier sorti de la pensée de Marx, mais le libéralisme a de multiples « pères fondateurs », ce qui fait qu’il s’est présenté, depuis deux siècles, sous des aspects parfois très différents. La distinction traditionnelle entre libéralisme politique, libéralisme économique et libéralisme philosophique a encore obscurci les choses au lieu de les éclairer.
Je pense, comme John Milbank, que le libéralisme est d’abord une « erreur anthropologique », en clair que sa conception de l’homme est erronée. Or, c’est bien cette anthropologie que l’on retrouve à la base de toutes les formes de libéralisme : l’idée d’un homme qui n’est pas naturellement social et politique, mais qui cherche en permanence à maximiser son intérêt privé, le domaine économique étant celui dans lequel il est censé pouvoir le mieux jouir de sa liberté. L’homme libéral, c’est l’Homo œconomicus, un être autosuffisant, propriétaire de lui-même, indifférent par nature à toute notion de bien commun. C’est ce qui m’a amené à identifier les deux composantes fondamentales de l’anthropologie libérale : l’individualisme et l’économisme.
Breizh-info.com. Vous dites que le libéralisme est l’idéologie de la classe dominante. Défendre l’idéologie libérale serait donc assimilable à du conservatisme bourgeois selon vous ?
Alain de Benoist : L’idéologie dominante est toujours celle de la classe dominante. Aujourd’hui, la classe dominante ne se réduit nullement aux bourgeois conservateurs. C’est une classe transnationale, parfaitement accordée au capitalisme déterritorialisé, qui se veut à la fois « efficiente » et « progressiste ». Elle œuvre à la transformation de la planète en un immense marché, mais adhère en même temps à l’idéologie des droits de l’homme et à l’idéologie du progrès. Cette classe s’est progressivement coupée du peuple, avec toutes les conséquences que l’on sait. La bourgeoisie qui se veut à la fois conservatrice et libérale s’accroche à une position intenable. Dans les faits, elle ne peut s’affirmer libérale qu’aux dépens de son conservatisme et ne peut s’affirmer conservatrice qu’aux dépens de son libéralisme.
Je donne dans mon livre quelques exemples de cette inconséquence. Comment prétendre réguler l’immigration tout en adhérant au principe libéral de libre circulation des personnes, des capitaux et des marchandises ? Comment interdire l’usage des stupéfiants sans contrevenir à l’idée libérale que chacun doit être laissé entièrement libre de ce qu’il entend faire de lui-même ? Comment défendre les identités des peuples et des cultures si l’on ne voit en eux, comme les libéraux, que de simples agrégats d’atomes individuels ? Comment conserver des « valeurs traditionnelles » que l’illimitation du système capitaliste s’applique partout à supprimer ?
Breizh-info.com. En quoi le libéralisme est-il incompatible avec la démocratie participative, alors qu’il se marie parfaitement avec la démocratie représentative ?
Alain de Benoist : D’un point de vue libéral, l’avantage de la démocratie représentative est qu’elle substitue la souveraineté parlementaire à la souveraineté populaire : comme l’avait bien vu Rousseau, dans ce système le peuple n’est souverain que le jour du vote ; dès le lendemain, ce sont les représentants qu’il a élus qui ont le pouvoir de décider. Le problème, aujourd’hui, est que la démocratie représentative ne représente plus rien. D’où la défiance généralisée envers un système oligarchique complètement coupé des aspirations populaires.
Mais il ne faut pas s’y tromper : le libéralisme, dans la mesure même où il prône la soumission du politique aux forces impersonnelles du marché, est en fait hostile à toute forme de souveraineté. Plus exactement, la seule souveraineté qu’il reconnaisse est celle de l’individu. Les nations et les peuples n’ont pas d’existence en tant que tels. Comme l’écrit le très libéral Bertrand Lemennicier, la nation n’est qu’un « concept sans contrepartie dans la réalité ». Toute identité collective relève donc du fantasme. L’individualisme méthodologique, hostile à toute forme de holisme, est alors le seul moyen d’analyser une société dont Margaret Thatcher disait sans rire qu’elle « n’existe pas ».
Dans la mesure où la démocratie participative permet de redonner le pouvoir au peuple, s’apparentant par là à la liberté des Anciens qui, par opposition à celle des Modernes, consistait à donner aux citoyens la possibilité de participer activement à la vie publique (et non de s’en désintéresser pour se réfugier dans le privé), elle ne peut que se heurter à l’opposition des libéraux.
Breizh-info.com. Pour faire écho à l’actualité, diriez vous qu’aujourd’hui, Emmanuel Macron est le parfaite figure de l’idéologie libérale ? Pour quelles raisons ?
Alain de Benoist : Disons qu’il en est l’une des figures emblématiques. On sait que ce sont les milieux financiers qui ont permis à Macron d’arriver au pouvoir et qu’une fois élu, celui-ci s’est empressé de former un gouvernement dont la principale caractéristique est d’associer des libéraux de droite et des libéraux de gauche. Cela a au moins permis de constater que, comme l’a dit et répété Jean-Claude Michéa, libéralisme économique « de droite » et libéralisme sociétal « de gauche » ne sont finalement que deux formes dérivées de la même idéologie – et qu’ils se complètent parfaitement. Mais cela a aussi permis de comprendre que le clivage droite-gauche est en train de disparaître pour être remplacé par un autre, certainement plus fondamental : libéraux et antilibéraux. Durant tout le XIXesiècle, jusqu’à l’apparition du socialisme, les conservateurs ont été les principaux adversaires des libéraux. On va y revenir.
Breizh-info.com. Quels antidotes, quelles alternatives existent ou restent à inventer pour que nos sociétés triomphent de ce libéralisme ?
Alain de Benoist : Il n’y a évidemment pas de recette miracle. Il y a en revanche une situation générale qui évolue de plus en plus vite, et qui fait désormais bien apparaître les limites du système actuel, qu’il s’agit du système politique de la démocratie libérale ou du système économique d’une Forme-Capital confrontée à l’immense menace d’une dévalorisation générale de la valeur. L’avenir est au local, aux circuits courts, à la renaissance des communautés humaines, à la démocratie directe, à l’abandon des valeurs exclusivement marchandes. L’antidote aura été trouvé quand les citoyens auront découvert qu’ils ne sont pas seulement des consommateurs, et que la vie peut être plus belle dès lors qu’on répudie un monde où rien n’a plus de valeur, mais où tout a un prix.
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La “remontada” d’Emmanuel Macron? Logique
Le gouvernement poursuit sa politique du court terme (après nous le déluge) de bradage des bijoux de famille. Après les autoroutes et les barrages, sont programmées les cessions d’actifs de trois emblèmes nationaux : Aéroport de Paris (après celui de Toulouse), Engie et La Française des Jeux (FDJ). Pour autant, les médias commentent ce matin l’incroyable, la formidable, l’inattendue remontada d’Emmanuel Macron si l’on en croit le sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio. Une hausse de la cote de confiance du président – 34% de Français approuveraient son action- qui tendrait à prouver que « cette fois, Emmanuel Macron reprend vraiment la main.» Selon l’analyse faite par Paris-Match, « le président récolte les fruits de ses annonces du mois de décembre (10 milliards d’euros en faveur du pouvoir d’achat), de ses vœux offensifs du 31 décembre et surtout du lancement réussi de son grand débat » (sic). « Il remobilise incontestablement son socle électoral, constate Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Il séduit 42% des professions libérales et cadres sups (+17 points); 35% des cadres moyens (+4) », progresses chez les sympathisants de la droite libérale, «et surtout il apaise enfin ses relations avec les 65 ans et plus puisqu’il gagne 16 points en deux mois (42%). » Alors certes, « le point de chute de ce grand débat est encore flou. Qu’importe, le président s’est redonné des marges de manœuvre » et désormais « Emmanuel Macron se sent assez fort pour envisager un référendum. » « Le président est, en tout cas, en campagne. Une campagne permanente. Pas pour l’Europe. Mais pour sa réélection. Il a tout simplement lancé la plus longue campagne de réélection de l’histoire de la Ve République. »Cette embellie de l’image d’Emmanuel Macron reste à confirmer mais au-delà de cet article analysant très subjectivement les résultats de cette enquête, il convient de noter que cette remontée est tout sauf surprenante. D’abord parce que le débouché concret, politique des manifestations des Gilets Jaunes n’est pas évident pour nos compatriotes, quand bien même près de deux Français sur trois «approuvent» encore le mouvement (58% selon l’Ifop). Français abreuvés par les médias d’images de violences commises par l’extrême gauche, les casseurs, les antifas dont l’entrée en scène est une « divine surprise » (encouragée ?) pour ce gouvernement en ce qu’ils salissent l’image de cette fronde populaire. Nos compatriotes inquiets du chaos, réprouvant les violences, se solidarisent logiquement avec le monarque incarnant un pouvoir garant de l’ordre républicain, quand bien même sombre t-il dans des dérives inquiétantes (voir ici et ici).
Pareillement, la tentative de mainmise sur cette mobilisation par la gauche syndicale et politique (CGT, SUD, NPA, LFI, PC…) comme on l’a vu notamment hier avec les défiles cégétistes auxquels avaient été habilement invités des GJ, est désastreuse pour l’image de cette mobilisation citoyenne. Comment ne pas voir que cette gauche immigrationniste cégétiste, qui a appelé à voter Macron à la présidentielle, pour la constitution européenne en 2005, est bien sûr résolument rejetée par une majorité de Français. A commencer par cette France périphérique qui forme l’ossature, qui structure cette révolte populaire, patriotique, qui réclame une véritable justice sociale, dénonce la fiscalisme confiscatoire et défend intrinsèquement des valeurs de droite. Enfin, à quelques mois des élections européennes, il n’est pas aberrant que le tiers de Français (encore) convaincu des bienfaits de l’Europe bruxelloise, se coalise derrière la figure de proue du seul parti, avec EELV à quelques nuances près, qui défende sans ambiguïtés le modèle eurofédéraste et immigrationniste.
Notre ressenti est d’ailleurs corroboré par l’étude réalisée par David Nguyen – Direction Conseil en stratégies d’influence au Département Opinion et Stratégie d’Entreprise de l’Ifop - portant sur la validité structurante du clivage entre « nationalistes » et « progressistes » pour le scrutin du 26 mai : « Deux visions européennes s’opposent : une vision nationaliste et une vision progressiste. Par cette déclaration fin août 2018 à l’attention de M.Orban et M.Salvini, Emmanuel Macron fixait l’axe de sa campagne pour les élections européennes » rappelle M. Nguyen en préambule de son analyse. Elle démontre, note Bruno Gollnisch, que les thématiques que l’opposition nationale a su imposer dans le débat politique ont largement infusé dans l’opinion, sont en phase avec ses attentes…même si elles seront évacuées du référendum macronien.
A la question « 10 ans après, si c’était à refaire, voteriez-vous oui ou non au référendum de ratification de la constitution européenne? » 62% des sondés voteraient « non », soit « 7 points de plus par rapport à 2005. » Il est notable également que le fait identitaire, au sens large, est particulièrement prégnant dans les préoccupations de nos compatriotes. Pour preuve, les réponses enregistrées par l’Ifop à cette question : « Parmi les problèmes suivants, lequel explique le mieux selon vous la montée du populisme et des votes protestataires en Europe ? » 32 % des sondés placent « L’immigration » en tête, devant « La dégradation des conditions de vie - pouvoir d’achat, logement » (29%), « Les problèmes d’intégration des personnes d’origine étrangère » (13%), « Les problèmes de sécurité » (12%), « Le chômage »(9%)…
« 58% des Français pensent ainsi que dans 10 ans l’UE sera plus fragile et faible qu’aujourd’hui. Comment dès lors vouloir coûte que coûte défendre une institution qui ne vous écoute pas et ne vous apporte pas de résultats? » s’interroge David N’Guyen. « A terme, c’est l’attachement même à un système démocratique qui est remis en question : en octobre 2017, près de 4 Français sur 10 adhéraient à l’idée selon laquelle la direction du pays devrait être confiée à un pouvoir politique autoritaire, quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement. S’il ne s’agit ici que de déclarations purement théoriques, il serait néanmoins illusoire et naïf de croire en un attachement éternel et universel au système démocratique en Europe » écrit encore M. N’Guyen. Mais il peut être pertinent d’être moins catégorique en expliquant cette remise en question du système démocratique du fait de sa confiscation par une caste qui refuse justement de répondre aux aspirations populaires majoritaires de protections sociale, économique et identitaire…
Mais nous sommes pleinement en phase avec la conclusion de l’auteur de cette étude quand il relève qu’ « Il existe bien un clivage transpartisan entre pro et anti-européens au sein de l’opinion française. Ces ingrédients laissent présager une montée des suffrages anti-européens dans les prochaines intentions de vote et, par réaction, un regroupement des pro-européens derrière la bannière étoilée la plus haute à ce jour : La République en Marche. » Nous y sommes et le tableau du rapport des forces devrait encore se préciser dans les semaines à venir.
https://gollnisch.com/2019/02/06/la-remontada-demmanuel-macron-logique/
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Scandale de blanchiment d’argent vers l’Algérie depuis la France et l’Italie
Un réseau international de blanchiment d’argent et de trafic d’or a été démantelé ce lundi 4 février, et 19 individus – des Algériens et des Français – ont été arrêtés en Italie et en France. Ce circuit transférait illicitement près de 7 millions d’euros par mois vers l’Algérie, rapporte l’agence de presse italienne ANSA.Ce réseau international de blanchiment d’argent est considéré comme une plaque tournante du trafic de drogue entre différentes régions de France :Marseille, Paris, Grenoble, Montpellier, et des régions italiennes : Florence, Rome, Brescia ou encore la ville d’Arezzo, connue pour son histoire avec l’or et la fabrication de bijoux.Parallèlement, le réseau avait mis en place un stratagème d’évasion fiscale et de transferts illicites d’or et de devises. C’est ainsi que ce circuit expédiait l’équivalent de « cinq à sept millions d’euros en or et en liquide » à travers une compagnie maritime de ferry entre l’Italie et l’Algérie.[...]En savoir plus sur observalgerie.com -
PERQUISITION À MEDIAPART, GILETS JAUNES : LA MACRONIE DISJONCTE
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Les Occidentaux doivent-ils planifier leur suicide démographique pour le bien de la planète ?

Par Mathieu Bock-Côté
Un commentaire critique vigoureux et pertinent des propos et plus encore des idées d'Yves Cochet, leader écologiste d'esprit extrême ou, si l'on préfère, radical. Au point d'en devenir hideux à force de haine de notre civilisation. Comme souvent cette chronique du Journal de Montréal [6 janvier] est aussi un un cri d'alarme. LFAR
Retour sur un entretien d’Yves Cochet.
Un leader écologiste français invite les peuples occidentaux au suicide démographique.
Ancien ministre de l’Environnement français, Yves Cochet n’a rien d’un marginal.
C’est un écologiste dont la parole est sollicitée. Et dans le plus récent numéro de L’Obs, il livre ses réflexions à propos de la logique de la décroissance, qu’il croit nécessaire pour sauver la planète à l’heure des changements climatiques. Et cette décroissance, selon lui, devrait être démographique. Il faudrait prendre les mesures nécessaires pour limiter les naissances, notamment en cessant de financer la natalité. « Faire des enfants n’est plus seulement une question personnelle. C’est devenu un choix politique. Ne pas faire un enfant supplémentaire, c’est le premier geste écologique. Les enfants qui attendent un foyer sont déjà bien assez nombreux ».
On ne saurait dire assez à quel point un telle perspective est mortifère, en plus d’être philosophiquement glaçante. C’est l’instinct de vie de l’humanité qu’on entend ainsi étouffer, et l’élan qui pousse les hommes et les femmes, d’une génération à l’autre, à se reproduire pour la suite du monde. On aura compris que les hommes et les femmes ne devraient plus voir dans leurs enfants la suite de leur lignée – un tel principe serait probablement tribal, archaïque, et pourquoi pas, réactionnaire – mais plutôt s’inscrire à un pool collectif d’adoption mondialisé. On aurait envie de répondre que si l’adoption est une grâce et un acte d’une générosité inouïe, elle ne saurait, à l’échelle d’une civilisation non plus que pour la plupart des hommes et des femmes, se substituer à ce qu’on appellera pudiquement la manière traditionnelle d’avoir des enfants.
Mais là où Cochet devient carrément effrayant, c’est lorsqu’il tire les conséquences politiques de sa vision du monde.
Lorsque la journaliste de L’Obs lui demande si c’est la France qui doit faire le plus d’efforts, il répond : « je précise que je ne vise pas les pays les plus pauvres, qui font plus d’enfants que les autres. Au contraire. Les pays riches sont les premiers à devoir décroître démographiquement. Ce sont eux qui ont le mode de vie le plus polluant. Par ailleurs, limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes ». La dernière phrase est ahurissante mais est révélatrice de la tentation nihiliste d’un certain écologisme, qui carbure à l’aversion pour l’Occident et fantasme sur sa disparition.
En gros, les peuples occidentaux, coupables d’avoir saccagé la planète, devraient faire pénitence et planifier leur propre extinction démographique. Ils devraient plus exactement s’effacer pour faire de la place à des populations nouvelles, venues du tiers-monde, et qui veulent s’établir chez eux. En cédant la place à de nouveaux peuples et en se suicidant démographiquement, les peuples occidentaux pourraient enfin connaître une certaine rédemption à l’échelle de l’histoire, comme si on pouvait se grandir en s’abolissant soi-même. Il n’est pas certain que cet appel au suicide civilisationnel vertueux soit de nature à enthousiasmer les peuples auxquels il est destiné. Il a néanmoins la vertu de révéler le fond idéologique hideux d’un certain écologisme qui cache derrière sa prétention à la vertu des sentiments profondément haineux pour notre civilisation.
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Stéphane Ravier : « Cette loi anti-casseurs n’est pas anti-casseurs, elle est anti-Gilets jaunes »
Entretien du 5/02/2019 avec Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône.Pour RT France, il apporte son point de vue sur la loi anti-casseurs qui a été votée par une large majorité des députés et qui doit être examinée au Sénat le 12 mars.Source: RT France (YouTube) -
Ce qui se joue au Venezuela
Au moment où ces réflexions sont couchées sur le papier, les choses évoluent très vite. À balles réelles. De jour en jour l'affrontement des chemises rouges de Maduro, et des opposants, se précise et se durcit. À chaque instant les choses peuvent basculer dans un scénario sanglant.Deux peuples s'affrontent. Le régime a distribué pendant 20 ans une manne pétrolière. Cette source n'existe plus. Elle a été dilapidée. Elle a servi à enrichir grassement la petite coterie de ceux qu'on appelle à Caracas les bolibourgeois, les profiteurs de la pseudo-révolution bolivarienne, ce prétendu socialisme du XXIe siècle. Mais elle avait été aussi utilisée pour satisfaire, pauvrement, ceux qu'un demi-siècle plus tôt, en Argentine, Évita Peron avait exaltés et enflammés sous le nom de descamisados.
À l'arrivée : désastre, mais entre la chute de Peron et la fin du péronisme, il s'est passé plus de 50 ans. Le mythe de Chavez n'a pas entièrement disparu dans les faubourgs misérables et affamés de Caracas et 2 000 généraux ont été inventés par son successeur.
Cette armée est considérée par trop de bons esprits comme l'arbitre d'une situation, dont elle constitue au contraire l'une des composantes les plus ruineuses, scandaleuse, mafieuse. Qu'un seul d'entre eux, le général Yunez, ait manifesté le courage de dire la vérité devrait faire réfléchir ceux qui espèrent en un coup d'État militaire. Qu'ils se souviennent aussi de ce qui se passa, il y a 30 ans, dans la Roumanie communiste de Ceaucescu en 1989.
Maduro l'incapable, le danseur de salsa, doit certes dégager, mais il ne suffit pas de dire que 80 % de l'opinion n'en peut plus. Il faut trouver une porte de sortie.
Première considération. Elle vient d’un vieil ami, hélas disparu. Après avoir lui-même publié tant de livres sur les courageux combattants de la seconde guerre mondiale, ancien commando de chasse de la guerre d’Algérie, il nous a appris à nous détourner du raisonnement fallacieux des "soutiens" qui ne servent à rien, des gens qui se disent "pour", avec la peau des autres. Ne tombons jamais dans un tel travers. Sachons, en particulier, que les événements dépendent d'abord des hommes et que ceux-ci peuvent toujours déjouer les stratégies perverses élaborées en chambre.
Deuxième considération : du point de vue américain, qui ne recoupe le nôtre qu'en partie seulement, que vont faire concrètement les États-Unis ? Entre, d'une part, l'utilisation présidentielle de l'arme Twitter, qui passionne les médias et, d'autre part, leur pratique des sanctions commerciales, remontant à 60 ans contre La Havane, on se demande désormais comment les chefs tout-puissants du monde libre n'ont pas encore imaginé autre chose de plus efficace. Fidel Castro est mort dans son lit et si l'Union soviétique s'est effondrée c'est d'elle-même.
Peut-être gagnera-t-on à Washington à prendre à nouveau au sérieux le panaméricanisme, sachant par exemple que les gouvernements des pays voisins du Venezuela, comme la Colombie ou le Brésil apprécient plus concrètement la situation que les marchés financiers et les agences de presse. Une bonne quinzaine de pays latino-américains, les plus sérieux soit dit en passant, récusent désormais toute légitimité au dictateur Maduro. C'est peut-être là qu'il faut chercher des avis pertinents, des points d’appuis et des mots d’ordre, sans ressusciter l’argument anti-yankee qui a fait tant de mal.
Troisième point de vue, celui des pays qui précisément soufflent sur cette braise et soutiennent ce régime, la Chine, la Turquie, etc. – et la Russie. Cette dernière a engouffré, en pure perte des sommes considérables. Ses dirigeants savent qu'elles ne seront jamais remboursées. On parle de 17 milliards de dollars, partis en fumée. Ne croyons pas cette source inépuisable et les principaux responsables de l'acharnement pro chaviste savent, nonobstant leur peu de considération pour les procédures démocratiques, qu'ils devront en rendre compte un jour ou l'autre.
Enfin le point de vue européen. Il faut cesser de croire si lointaine l'Amérique latine. Elle alimente d'abord l'extrême gauche en fantasmes et en subsides. Elle constitue un prolongement culturel de l'Europe.
Il convient donc surtout dans les années qui viennent, et à cet égard le temps presse, d'accepter l'idée d'un vrai bloc stratégique et diplomatique du Vieux Continent. Cette situation s'y prête. Les occasions s'en multiplient ces derniers temps. Sachons les saisir.
JG Malliarakis
https://www.insolent.fr/2019/02/ce-qui-se-joue-au-venezuela.html
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[vidéo] Retour des djihadistes en France : quel dispositif ?

Georges Malbrunot (Grand reporter), Florentin Collomp (correspondant du Figaro à Londres), Paule Gonzalès (service société du Figaro) et Pierre Avril (correspondant du Figaro à Moscou) décryptent le projet de rapatriement des djihadistes français.
