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actualité - Page 3059

  • Une série télévisée pour lutter contre l’immigration depuis le Nigeria

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    INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation deRadio Courtoisie) : 
    Tel est l’objectif des 420 000€ investis en début d’année par les autorités suisses. La série, intitulée « Missing Steps », « Les étapes manquées », raconte l’histoire fictive d’un Nigérian. Mu par des motivations économiques, il gagne illégalement l’Europe.

    A travers cette série, les autorités suisses cherchent à déconstruire le mythe de l’Eldorado européen. La première diffusion terminée, 200.000 DVD vont être distribués aux Nigérians demandeurs d’un passeport vers l’Europe.

    Doutons que cela suffise à enrayer définitivement l’immigration mais l’initiative a le mérite d’exister.

    Notons entre autres le choix stratégique de s’adresser au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique et à la forte croissance démographique.

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  • L’insolence des anarchistes de droite

    ADG
    Les anarchistes de droite me semblent la contribution française la plus authentique et la plus talentueuse à une certaine rébellion insolente de l’esprit européen face à la « modernité », autrement dit l’hypocrisie bourgeoise de gauche et de droite. Leur saint patron pourrait être Barbey d’Aurévilly (Les Diaboliques), à moins que ce ne soit Molière (Tartuffe). Caractéristique dominante : en politique, ils n’appartiennent jamais à la droite modérée et honnissent les politiciens défenseurs du portefeuille et de la morale. C’est pourquoi l’on rencontre dans leur cohorte indocile des écrivains que l’on pourrait dire de gauche, comme Marcel Aymé, ou qu’il serait impossible d’étiqueter, comme Jean Anouilh. Ils ont en commun un talent railleur et un goût du panache dont témoignent Antoine Blondin (Monsieur Jadis), Roger Nimier (Le Hussard bleu), Jean Dutourd (Les Taxis de la Marne) ou Jean Cau (Croquis de mémoire). A la façon de Georges Bernanos, ils se sont souvent querellés avec leurs maîtres à penser. On les retrouve encore, hautins, farceurs et féroces, derrière la caméra de Georges Lautner (Les Tontons flingueurs ou Le Professionnel), avec les dialogues de Michel Audiard, qui est à lui seul un archétype. 
    Deux parmi ces anarchistes de la plume ont dominé en leur temps le roman noir. Sous un régime d’épais conformisme, ils firent de leurs romans sombres ou rigolards les ultimes refuges de la liberté de penser. Ces deux-là ont été dans les années 1980 les pères du nouveau polar français. On les a dit enfants de Mai 68. L’un par la main gauche, l’autre par la main droite. Passant au crible le monde hautement immoral dans lequel il leur fallait vivre, ils ont tiré à vue sur les pantins et parfois même sur leur copains. 
    À quelques années de distances, tous les deux sont nés un 19 décembre. L’un s’appelait Jean-Patrick Manchette. Il avait commencé comme traducteur de polars américains. Pour l’état civil, l’autre était Alain Fournier, un nom un peu difficile à porter quand on veut faire carrière en littérature. Il choisit donc un pseudonyme qui avait le mérite de la nouveauté : ADG. Ces initiales ne voulaient strictement rien dire, mais elles étaient faciles à mémoriser. 
    En 1971, sans se connaître, Manchette et son cadet ADG ont publié leur premier roman dans la Série Noire. Ce fut comme une petite révolution. D’emblée, ils venaient de donner un terrible coup de vieux à tout un pan du polar à la française. Fini les truands corses et les durs de Pigalle. Fini le code de l’honneur à la Gabin. Avec eux, le roman noir se projetait dans les tortueux méandres de la nouvelle République. L’un traitait son affaire sur le mode ténébreux, et l’autre dans un registre ironique. Impossible après eux d’écrire comme avant. On dit qu’ils avaient pris des leçons chez Chandler ou Hammett. Mais ils n’avaient surtout pas oublié de lire Céline, Michel Audiard et peut-être aussi Paul Morand. Écriture sèche, efficace comme une rafale bien expédiée. Plus riche en trouvailles et en calembours chez ADG, plus aride chez Manchette. 
    Né en 1942, mort en 1996, Jean-Patrick Manchette publia en 1971 L’affaire N’Gustro directement inspirée de l’affaire Ben Barka (opposant marocain enlevé et liquidé en 1965 avec la complicité active du pouvoir et des basses polices). Sa connaissance des milieux gauchistes de sa folle jeunesse accoucha d’un tableau véridique et impitoyable. Féministes freudiennes et nymphos, intellos débiles et militants paumés. Une galerie complète des laissés pour compte de Mai 68, auxquels Manchette ajoutait quelques portraits hilarants de révolutionnaires tropicaux. Le personnage le moins antipathique était le tueur, ancien de l’OAS, qui se foutait complètement des fantasmes de ses complices occasionnels. C’était un cynique plutôt fréquentable, mais il n’était pas de taille face aux grands requins qui tiraient les ficelles. Il fut donc dévoré. 
    Ce premier roman, comme tous ceux qu’écrivit Manchette, était d’un pessimisme intégral. Il y démontait la mécanique du monde réel. Derrière le décor, régnaient les trois divinités de l’époque : le fric, le sexe et le pouvoir. 
    Au fil de ses propres polars, ADG montra qu’il était lui aussi un auteur au parfum, appréciant les allusions historiques musclées. Tour cela dans un style bien identifiable, charpenté de calembours, écrivant « ouisquie » comme Jacques Perret, l’auteur inoubliable et provisoirement oublié de Bande à part
    Si l’on ne devait lire d’ADG qu’un seul roman, ce serait Pour venger Pépère(Gallimard), un petit chef d’œuvre. Sous une forme ramassée, la palette adégienne y est la plus gouailleuse. Perfection en tout, scénario rond comme un œuf, ironie décapante, brin de poésie légère, irrespect pour les « valeurs » avariées d’une époque corrompue. 
    L’histoire est celle d’une magnifique vengeance qui a pour cadre la Touraine, patrie de l’auteur. On y voit Maître Pascal Delcroix, jeune avocat costaud et désargenté, se lancer dans une petite guerre téméraire contre les puissants barons de la politique locale. Hormis sa belle inconscience, il a pour soutien un copain nommé « Machin », journaliste droitier d’origine russe, passablement porté sur la bouteille, et « droit comme un tirebouchon ». On s’initie au passage à la dégustation de quelques crus de Touraine, le petit blanc clair et odorant de Montlouis, ou le Turquant coulant comme velours
    Point de départ, l’assassinat fortuit du grand-père de l’avocat. Un grand-père comme on voudrait tous en avoir, ouvrier retraité et communiste à la mode de 1870, aimant le son du clairon et plus encore la pêche au gardon. Fier et pas dégonflé avec çà, ce qui lui vaut d’être tué par des malfrats dûment protégés. A partir de là on entre dans le vif du sujet, c’est à dire dans le ventre puant d’un système faisandé, face nocturne d’un pays jadis noble et galant, dont une certaine Sophie, blonde et gracieuse jeunes fille, semble comme le dernier jardin ensoleillé. Rien de lugubre pourtant, contrairement aux romans de Manchettes. Au contraire, grâce à une insolence joyeuse et un mépris libérateur. 
    Au lendemain de sa mort (1er novembre 2004), ADG fit un retour inattendu avec J’ai déjà donné, roman salué par toute la critique. Héritier de quelques siècles de gouaille gauloise, insolente et frondeuse, ADG avait planté entre-temps dans la panse d’une république peu recommandable les banderilles les plus jubilatoires de l’anarchisme de droite. 
    Article de Dominique Venner dans Le Spectacle du Monde de décembre 2011

  • Notre avant-guerre ?

    La Chine investit près de 200 milliards de dollars/an pour son armée

    Ce que nous écrivions il y a 6 mois (19.09.2017) sur cette sorte d'atmosphère d'avant-guerre qui s'étend sur le monde, nous n'avons aucune raison de le démentir... Il semble au contraire que grandit une certaine prise de conscience dans les diverses opinions de l'aggravation des tensions et de la dangerosité du monde. Comme si ce n'était pas suffisant, et comme ce fut le cas dans les années 30 du siècle dernier, les va-t-guerre sont bruyants. Tel François Hollande tout récemment qui plaide pour une intervention française en Syrie. Faudrait-il que nous bombardions Damas avec les Américains, et seuls au besoin ? Cette folie est prônée ici et là. Les gens sages optent pour la paix  LFAR 

    Publié le 19 septembre 2017 - Actualisé le 19 mars 2018

    Périodiquement, il faudrait relire Giraudoux, esprit sage et subtil, bienveillant et souriant aux misères des hommes et des peuples, à leurs insuffisances et à ces fatalités qui, à intervalles réguliers, les conduisent dans de terribles malheurs. Par exemple les guerres modernes. Giraudoux en savait quelque chose, qui en avait vécu deux. Mondiales, pour la première fois. Mais on ne lit plus Giraudoux, on l'a oublié ou presque, on ne joue plus son théâtre. A notre société il manque la culture et au théâtre un Jouvet, qui avait fait de Giraudoux l'auteur dramatique de sa vie. 

    Ce qui nous a rappelé Giraudoux ces temps derniers, ce sont les prodromes d'une guerre, qui montent de l'actualité avec leur lot de ridicules, de dérision et de sourde inquiétude. C'est ce dont Giraudoux a superbement traité dans La guerre de Troie n'aura pas lieu. Et qui finalement aura lieu comme chacun sait. 

    Entre 1870 et 1914, on avait déjà cru une nouvelle guerre impossible. On pensait que le perfectionnement des armes la rendait trop meurtrière pour qu'elle fût tentée. On le croyait encore le 2 août 1914. Mais la guerre éclata quand-même le 3. Entre les deux conflits mondiaux on recommença : la tragédie avait été trop terrible entre 1914 et 1918, elle avait fait un trop grand nombre de morts - autour de 20 millions - pour qu'une guerre pût encore se produire. Et aussi on avait créé la Société des Nations, la SDN, ancêtre de notre ONU, pour, de toute façon, l'empêcher. Dérisoire illusion ! Hubert Védrine l'a fort bien dit : les institutions internationales ne sont que des lieux de rencontre. 

    Les grands conflits sont en général précédés de guerres dites régionales. La guerre d'Espagne, où les armées européennes, sauf la nôtre, s'étaient essayées, sur terre et dans le ciel, s'est terminée le 1er avril 1939 ; la Seconde Guerre mondiale éclata le 1er septembre. Nous avons aujourd'hui la guerre de Syrie, dont Eric Zemmour a dit - peut-être avec raison - qu'elle est notre guerre d'Espagne. Mauvais présage … Les aviations russe, américaine et accessoirement française, se croisent dans le ciel syrien, au risque, d'ailleurs, de s'y affronter. Des militaires de mêmes nationalités s'affairent sur son sol.  

    Précèdent aussi les conflits majeurs, ces rencontres entre « grands » où l'on fait assaut de pacifisme et de bons sentiments. Giraudoux, toujours, a restitué cette dramaturgie singulière dans La Guerre de Troie n'aura pas lieu, avec une infinie délicatesse et une lucidité amusée. En 1938, il y avait eu Munich. Nous avons les G7, les G 20, et les conférences au « format Normandie ». Trump, Poutine et Xi Jinping se sont rencontrés à Hambourg en 2017 ; les membres, plus chanceux, du G7 se sont offerts Taormine comme jadis on se retrouvait à Locarno. 

    La politique des « sanctions » fait aussi partie de la panoplie des avant-guerres. Comme il y eut, autour de 1935-1937, les sanctions contre l'Italie, aux funestes conséquences, nous avons les sanctions américaines contre Cuba et les sanctions, d'ailleurs réciproques, des « démocraties » contre la Russie, ou contre l'Iran et, aujourd'hui, les sanctions votées à l'ONU, contre la Corée du Nord. 

    Ajoutons encore à la panoplie des avant-guerre la prolifération des régimes autoritaires. Nous les avons, à Moscou, à Pékin, à Washington et, en un sens, à Paris qui a son Jupiter ... 

    C'est maintenant dans le Pacifique que semble s'être déplacée la perspective de grands affrontements. Loin de notre Europe, et c'est tant mieux. Les missiles de Pyongyang survolent à intervalles rapprochés le Pacifique et le Japon lui-même, qui d'ailleurs, avait occupé jadis la Corée. Elle ne l'a pas oublié. Les 160 000 Américains de l'île de Guam vivent dans la peur qu’un missile nord-coréen leur tombe dessus. Mais chacun sait que derrière la Corée du Nord il y a l'immense Chine et derrière la Corée du Sud et le Japon, les Etats-Unis. Contenue, pour un temps dont on ne peut dire combien il durera, par des motivations commerciales et financières, la rivalité sino-américaine n'en est pas moins un phénomène grandissant, derrière les sourires et les poignées de main. 

    Ces motivations pacifico-pragmatiques, toutefois, n’empêchent pas la course aux armements, dont on croit qu'on ne se servira jamais, comme on avait pensé jadis que la guerre de Troie n'aurait pas lieu. Ni celle de 14-18. Ni celle de 39-45 ! La course aux armements caractérise aussi les avant-guerres et nous conseillerons aux sceptiques de considérer l’ampleur et l’accroissement, étonnants pour les optimistes, des budgets militaires des grandes puissances d’aujourd’hui : les 622 milliards de dollars américains, que Trump vient de décider d’augmenter de 7% ; les presque 200 milliards de dollars chinois ; le programme militaire indien, en passe de rejoindre la Chine sur ce terrain ; sans compter l’éventuel réarmement du Japon, d’ailleurs déjà entamé. Que pèsent, en comparaison, les 44 milliards français et les 48 milliards russes ? 

    Justement, si le pragmatisme devait être abandonné, si un conflit majeur venait à éclater un jour ou l’autre dans les régions du Pacifique que nous avons évoquées, il ne faudrait pas dénier à l’Europe, qui s’est si longtemps épuisée à se battre chez elle, notamment la France, la chance de se trouver, pour une fois fort éloignées du théâtre du conflit, ni, nonobstant toutes alliances,  le droit de s’en tenir soigneusement à l’écart. Chacun sait que la guerre de Troie n’aura pas lieu. Mais si elle avait lieu tout de même ? Nous devrions dire comme Louis XV et rester sur le mont Pagnotte.   

     Retrouvez l'ensemble de ces chroniques en cliquant sur le lien ci-dessous

    En deux mots, réflexion sur l'actualité

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • JO 2024 : arrangements avec la loi, exigences du CIO... Les dessous de la fièvre olympique dévoilés

  • ERDOĞAN, TRUMP, POUTINE, MAY ET MACRON : LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE N’AURA PAS LIEU

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    En ce début de XXIe siècle, on assiste, sidéré, à une montée des tensions internationales. Certaines raisonnées, d’autres irrationnelles. Des chefs d’État perdent leur self-control ou jouent de leur imprévisibilité. Si l’on effectue des recherches sur le thème « Troisième Guerre mondiale », il est récurrent dans les médias de tous les pays : l’holocauste final se vend bien… Son départ est prédit en Corée, en Chine, en Europe (aux frontières de l’Ukraine), au Pakistan, en Iran, en Syrie, en Israël… Le journal libanais L’Orient-Le Jour du samedi 17 mars (« À la télévision russe, la Troisième Guerre mondiale a déjà commencé ») se penche sur le phénomène. Le Liban n’est-il pas au cœur d’une des grandes failles géopolitiques du monde, entre Iran, Turquie et Arabie ? Russie et USA ? Sunnites, chiites, juifs, chrétiens ? Il est donc très attentif à tout ce qui menace sa survie, séculairement problématique. L’article, très documenté et sourcé, décrit une véritable hantise russe, née des cendres de Stalingrad, dont le pouvoir pourrait néanmoins jouer aussi.

    Les récents événements de Syrie sont venus raviver cette hantise. Alors que la fin de la guerre contre les islamistes semble en vue – y compris ceux de la Ghouta, qualifiés bienveillamment de « rebelles » –, voici que se dessinent des renversements d’alliances imprévus : la Turquie d’Erdoğan s’éloigne de l’OTAN (dont elle est membre) et des USA pour se rapprocher de la Russie et de l’Iran. Selon Sputnik News d’hier, Erdoğan aurait évoqué la menace d’une Troisième Guerre mondiale si les USA installent des bases militaires sur le territoire syrien. Des propos analogues d’Erdoğan, très critiques à l’endroit de l’OTAN, sont encore rapportés ce dimanche par un journal libanais anglophone, le Daily Star : « Erdoğan slammed Washington for arming the YPG, saying the group had received 5,000 trucks and 2,000 cargo planes of weapons. Is this friendship? Is this NATO unity? […] Are we not a NATO member? » 1. Comme si Erdoğan faisait un chantage à une sortie de l’OTAN, feignant de croire que l’Alliance aurait dû appuyer son attaque contre les Kurdes de Syrie, proches alliés des USA… Dans l’infernale caldeira irako-syrienne se concentrent des djihadistes de trois variétés, des kurdes, des forces régulières syriennes, turques, russes, américaines et européennes (on a une pensée angoissée pour nos soldats). Un mélange volatil explosif. Les critiques d’Erdoğan sont de mauvaise foi : nul n’oublie sa duplicité avec l’État islamique alors que les Kurdes le combattaient. Qui mérite notre soutien ? Erdoğan refuse de reconnaître le fait kurde et de donner des droits politiques à cette minorité autochtone non touranienne.

    Selon Sputnik, et d’autres sources dans le monde arabe, pour Erdoğan, l’implantation militaire américaine en Syrie est une provocation contre Ankara et Téhéran :

    « Vingt bases ont été mises en place en Syrie… Elles sont dirigées à l’encontre de la Turquie ou de l’Iran […] cela veut dire la Troisième Guerre mondiale. Nous partageons une frontière commune avec la Syrie. Est-ce que les États-Unis ou les pays de la coalition en possèdent une eux aussi ? »

    Notons, au passage, que si la stupidité bruxelloise de faire entrer la Turquie dans l’Union européenne n’avait pas fait long feu, nous aurions aussi ces frontières syrienne et irakienne !

    Seul un homme politique français de grande envergure pourrait en finir avec ces dangereuses palinodies en éteignant intelligemment tous les points d’ignition européens : l’Ukraine, la Transnistrie, le Kosovo et Chypre. Quant à la Syrie, la France, hélas, n’y compte plus et s’y est discréditée en aidant les « rebelles » (sic).

    Vis-à-vis de la Russie, il faudra cesser les vexations : les premières vinrent d’Obama lors du dossier ukrainien, le coup de Maïdan, les sanctions, les manœuvres militaires otaniennes aux frontières russes en Baltique, l’installation de bases de missiles en Europe. Puis la non-invitation, par François Hollande, de la Russie aux commémorations de la chute du nazisme (!), les aigres échanges macrono-poutiniens à Versailles. À présent, en quelques jours, la très falote et contestée Theresa May se brouille avec la Russie en affirmant, de manière aussi vague, au fond, que catégorique en la forme, que c’est le Kremlin qui a fait assassiner un ex-agent sans aucune importance à Londres. Pour ne pas être en reste, Donald Trump, essaie de donner le change sur ses connexions moscovites en annonçant des sanctions anti-russes. Le Congrès s’était, d’ailleurs, prononcé pour des sanctions contre la Russie au sujet des cyberattaques. Il y aura des représailles russes. Avons-nous besoin de ça ? Stop !

    Notes:

    1. « Erdoğan a critiqué Washington pour avoir armé les YPG, affirmant que le groupe avait reçu 5.000 camions et 2.000 avions-cargos d’armes. Est-ce que c’est de l’amitié ? Est-ce ça, l’unité de l’OTAN ? […] Ne sommes-nous pas membres de l’OTAN ? »

    http://www.bvoltaire.fr/erdogan-trump-poutine-may-macron-troisieme-guerre-mondiale-naura-lieu/

  • Cottbus (Allemagne) : des milliers de personnes à nouveau dans les rues pour réclamer le renvoi des migrants dans leurs pays d’origine

    Malgré les températures glaciales, quelques milliers de personnes se sont rassemblées à nouveau samedi après-midi à l’appel de l’association « Zukunft Heimat » pour protester contre la politique d’immigration et d’accueil des réfugiés de Merkel.

    Une fois de plus, les orateurs ont dressé le portrait d’une Allemagne menacée par l’admission massive de réfugiés musulmans. Andreas Kalbitz, le chef de l’AfD de Brandenburg, les a qualifiés ironiquement d ‘«enrichisseurs».

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  • Il faut se rendre à l’évidence : ce n’est pas de France que peut venir l’espoir

    Chronique de Paysan Savoyard

    (n°192 – mars 2018)

    L’année 2017 a été marquée en France par l’élection du pire des dirigeants possibles : un banquier immigrationniste, à la fois haut-fonctionnaire, politicien et employé de Rothschild, incarnation parfaite du Système. Il faut décidément se rendre à l’évidence : il n’y a guère d’espoir de voir le salut des Français venir de France.

    • L’invasion du pays se poursuit et s’accélère

    L’invasion de la France se poursuit à un rythme qui ne cesse de s’accélérer. Au moins 400 000 immigrés non européens supplémentaires naissent ou s’installent chaque année en métropole. Depuis l’élection de M. Macron, les flux d’arrivée ont encore augmenté, qu’il s’agisse des installations régulières ou des demandes d’asile. Les immigrés originaires de pays non européens présents en France sont déjà au moins 15 millions.

    Certes les Français de souche européenne sont encore largement majoritaires. Mais ce constat n’est pas de nature à rassurer : le nombre des immigrés augmente en effet très rapidement ; ces immigrés sont beaucoup plus jeunes ; ils sont beaucoup plus violents ; et surtout les Français sont profondément divisés et gouvernés par des traîtres.

    • Un pays profondément divisé

    Par idéologie universaliste et pour maximiser les profits des capitalistes, la classe dirigeante est mondialiste et cherche, en Europe du moins, à abolir les frontières : c’est en toute connaissance de cause qu’elle organise l’invasion migratoire, qui engloutira le peuple de souche.

    La population elle-même est divisée en profondeur. Une partie des Français de souche européenne soutiennent les orientations mondialistes, immigrationnistes et libérales-libertaires de la classe dirigeante. Une autre partie, majoritaire si l’on en croit les sondages, est hostile à la mondialisation et considère l’immigration comme néfaste. C’est pourtant le candidat du Système, favorable à l’immigration, qui a été largement élu, par 20 millions d’électeurs, soit le double de ceux qui ont apporté leur voix à Mme Le Pen. 

    • Une population abattue, craintive, démoralisée

    Autre facteur laissant mal augurer de l’avenir du pays, le moral collectif de la population est de toute évidence catastrophique. Quand ils ne recourent pas à la drogue, les Français font une consommation massive de tranquillisants et se réfugient dans les jeux vidéo. Les familles se désunissent, ce qui est une cause de stress, de trouble et d’appauvrissement des personnes concernées. De nombreux Français sont installés dans un système d’assistanat qui les démoralise et qui contribue à la fracturation de la société. En outre la grande majorité des Français n’ont aucune confiance dans les politiciens : beaucoup ont désormais conscience de ce que la classe dirigeante, loin de chercher à les protéger de l’invasion en cours, souhaite au contraire l’arrivée massive d’immigrés, l’encourage et l’organise.

    Dans ce contexte délétère, les Français espèrent éviter le pire d’un point de vue individuel, pour eux-mêmes et pour leurs proches, sur le plan économique et sur le plan de la sécurité. Mais toutes les études d’opinion montrent qu’ils sont massivement pessimistes quant à l’avenir du pays : pris dans leur ensemble, la plupart des Français moyens de souche sentent bien qu’il n’y a pour eux, collectivement, plus de cap, plus d’avenir, plus d’espérance.

    • L’absence de perspectives électorales

    Pour ceux des Français qui voudraient arrêter l’invasion, les perspectives électorales sont également absentes. En admettant qu’un leader plus crédible que Mme. Le Pen se dégage à l’avenir, on peut penser que ses chances d’être élu sont quasi inexistantes : les caractéristiques de la situation politique interne conduisent à conclure que la France est le pays où les dissidents identitaires et anti-immigration ont le moins de chance d’être élus ou de participer du moins au pouvoir. S’ils atteignent 34% des voix, qui est le score obtenu par Marine Le Pen au second tour de 2017, les autres partis d’extrême-droite européens peuvent tout à fait espérer faire partie du gouvernement : ce n’est pas le cas en France.

    La première raison est que le régime politique français permet à la droite de se passer de toute alliance avec l’extrême-droite. Dans les autres pays européens, où le premier ministre gouverne et où le scrutin est proportionnel, chaque parti doit pour gouverner rechercher des alliances. En France, où c’est le président qui gouverne et où le mode de scrutin est majoritaire, un score de moins de 25 % obtenu par la droite ou par la gauche au premier tour de la présidentielle leur permet tout à fait, comme on vient de le voir avec M. Macron, d’accéder au second tour et ensuite de gouverner seules, à tour de rôle,  avec l’intégralité des pouvoirs.

    La seconde raison, plus importante encore, est que les membres de la classe dirigeante, qu’ils soient de gauche ou de droite, partagent les mêmes conceptions philosophiques héritées des Lumières et adhèrent aux mêmes « valeurs républicaines » : l’individualisme, la laïcité anti-catholique, la haine de la tradition, le matérialisme, l’universalisme. La pseudo droite étant en particulier aussi universaliste que la gauche, il n’y aucune chance qu’elle puisse envisager de s’allier avec un parti dit d’extrême-droite (voir également cette chronique).

    La troisième raison est un corollaire de la précédente. La classe dirigeante républicaine, au pouvoir en France depuis deux-cents ans, est issue de la révolution : ses conceptions ne sont donc pas fondamentalement démocratiques. Les républicains estiment, sans le dissimuler d’ailleurs, que le droit de participer aux processus électoraux suppose de « partager les valeurs de la république ». C’est pourquoi, au nom du principe révolutionnaire « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », la classe dirigeante française n’hésitera pas à utiliser tous les moyens pour empêcher l’arrivée au pouvoir des dissidents : interdiction du parti d’extrême droite ; manipulations diverses destinées à discréditer ses dirigeants ; organisation d’une fraude électorale….

    La dernière raison pour laquelle il est vain d’envisager une quelconque perspective électorale est que les électeurs issus de l’immigration composent une part croissante du corps électoral. Il semble ainsi établi que c’est bien aux immigrés que M. Hollande a dû son élection en 2012 contre M. Sarkozy (voir cette chronique)

    Si les perspectives électorales sont nulles, il est également inutile d’espérer l’arrivée au pouvoir de sauveurs providentiels par une voie extra électorale. La population, matraquée par la propagande, démoralisée, craintive, abêtie et hébétée, est hors d’état de se révolter d’une manière ou d’une autre (étant entendu de toute façon que les révolutions ne sont jamais conduites par le peuple). Quant aux forces susceptibles de constituer pour lui un danger, l’armée et la police, le Système s’emploie à les neutraliser. Par la nomination de chefs carriéristes inféodés au Système. Par la détection et la mise à l’écart des opposants potentiels. Par l’éloignement de l’armée grâce aux OPEX. Par une entreprise de démoralisation qui passe notamment par l’attribution de moyens insuffisants et par la participation débilitante aux opérations inutiles type Sentinelle. Pour ce qui est de la police, le Système fait en sorte de la couper de la population grâce à la politique de harcèlement des Français moyens dite de sécurité routière. Enfin le pouvoir divise et fragilise de l’intérieur l’armée et la police en les obligeant à recruter massivement des immigrés.

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    Dans ce contexte catastrophique, un espoir est né pourtant ces toutes dernières années : il vient de l’Est. Nous y revenons dans une prochaine chronique.

    https://leblogdepaysansavoyard.wordpress.com/