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Entretien pour le projet Kevin Premier (suite et fin)
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Ecoles hors contrat : oser la liberté !, par Francis Bergeron

Jean-Michel Blanquer fait partie de ces ministres bénéficiant d’un préjugé favorable, parce qu’il veut mettre en place ou soutenir des règles de bon sens dans l’école publique. Quelle mouche l’a donc piqué pour appuyer aujourd’hui un projet de loi, issu de la période Vallaud-Belkacem, restreignant la liberté d’ouvrir des écoles privées hors contrat ? Le projet actuellement examiné par le Sénat définit en effet un encadrement strict de ces écoles.Une soixantaine de sénateurs du centre et de la droite poussent à la roue. Ils ont sans doute dans leur viseur les écoles coraniques qui se développent à grande vitesse, et qui sont loin d’être à l’abri du salafisme et de l’islamisme sous diverses formes. Il y a eu le cas de l’école Al-Badr de Toulouse, à présent fermée, ou de l’école musulmane Mine de savoirs, à Raismes, dans le Nord. Mais si Al-Badr a pu être fermée, cela prouve bien qu’une loi nouvelle n’est pas nécessaire pour empêcher l’endoctrinement islamiste d’enfants et d’adolescents.
En durcissant les conditions d’ouverture de ces écoles, en donnant des délais beaucoup plus longs au maire de la commune d’implantation, et à l’administration, pour contester un projet d’ouverture, c’est presque une déclaration de guerre qui est faite à l’enseignement vraiment libre, et en particulier aux écoles catholiques traditionnalistes.
En principe le contrôle de l’administration est censé se limiter à l’hygiène et aux bonnes mœurs. Mais la sénatrice centriste qui porte le projet de loi a des formules inquiétantes. Elle explique par exemple que cette loi permettra de s’en prendre à des écoles privées assurant « des enseignements tendancieux » en histoire et en sciences.
Sur le plan de l’enseignement tendancieux, notamment en histoire, ne faudrait-il pas alors faire d’abord un grand nettoyage dans les écoles publiques ? D’ailleurs, d’une façon générale, le fort développement des écoles privées a surtout pour origine l’effondrement de notre enseignement public, le souhait des parents de mettre leur progéniture dans des écoles de qualité. M. Blanquer en est conscient, et il est alors d’autant plus incompréhensible qu’il puisse soutenir un tel projet de loi.
Restriction des libertés
Demain, en histoire, sera peut-être considéré comme « tendancieux » de soutenir que la Révolution française n’a pas eu que du bon, ou que la Vendée a été victime d’un génocide. Et en sciences qui nous dit que ne sera pas considéré comme « tendancieux », et justifiant la fermeture d’une école privée, le fait d’enseigner que l’avortement tue ?
A un vrai problème (la montée des fanatismes islamiques), répondre par une restriction de liberté de cette nature est la plus mauvaise des solutions.
Philippe de Villiers est monté au créneau pour exprimer son inquiétude : une telle loi pourrait menacer son école du Puy du Fou. Anne Coffinier, la spécialiste française des écoles privées, avec sa Fondation pour l’école, ne décolère pas. Elle voit elle aussi dans le projet de loi un retour par la bande du vieux rêve socialiste du « tout Etat ».
Francis Bergeron
Article repris du quotidien Présent
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Jean-Pierre Pernaut sur les critiques: “Si ça ne plaît pas à certains bobos, c’est leur problème”
Jean-Pierre Pernaut Depuis trois décennies, Jean-Pierre Pernaut est aux commandes du 13 h de TF1. Un succès populaire incontestable.
Ils ne sont pas nombreux à pouvoir se vanter d’avoir présenté le même JT pendant 30 ans. Jean-Pierre Pernaut entrera pourtant dans ce cercle très fermé à 13 h. Depuis trois décennies, il s’invite quotidiennement dans les foyers des Français et des Belges pour leur raconter l’actualité et leur faire découvrir la France. Une longévité exceptionnelle qui lui vaut de devancer son ami Patrick Poivre d’Arvor qui fut aux commandes du 20 h d’Antenne 2 puis de TF1 de 1976 à 2008. Et d’être le recordman de la discipline en Europe.
Au total, et si l’on ne tient compte que des JT qu’il a présentés depuis 1988, soit plus de 6.000 (environ 8.000 durant toute sa carrière), le natif du Nord, aujourd’hui âgé de 67 ans, a touché plus de 3,3 milliards de personnes. Le tout, sans prompteur ! Il est, paraît-il, le seul à travailler de la sorte.
Si les audiences du 13h de TF1 avoisinent aujourd’hui en moyenne les 5 millions de téléspectateurs (entre 40 et 45 % de part d’audience) et font du rendez-vous le leader de sa tranche, il fut un temps où elles flirtaient avec les 7 millions. C’était à l’époque où les chaînes de télévision étaient moins nombreuses dans le PAF (le paysage audiovisuel français).
L’une des recettes du succès du journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut, c’est la proximité. Dans son livre Pour tout vous dire paru en 2006, il explique avoir été le premier en France à mettre en place des correspondants régionaux chargés d’éclairer les Français sur la richesse de leur terroir, tant patrimonial que traditionnel. Il en a résulté plus de 30.000 reportages dont une sélection est mise à l’honneur par TF1 depuis le début de la semaine. Cette approche régionale de l’information, le présentateur y a tâté dès son premier contact avec le métier. C’est adolescent, à l’occasion d’un stage au Courrier picard, qu’est née sa vocation de journaliste.
Invité d’Europe 1 cette semaine, Jean-Pierre Pernaut a répondu aux critiques qui n’ont jamais cessé d’accompagner son succès, notamment sur l’importance qu’il accorde à l’actualité de proximité. “Si ça ne plaît pas à certains bobos, c’est leur problème, a-t-il rétorqué. Moi j’essaie de faire de l’information. J’essaie de me blinder. C’est normal qu’il y ait des critiques. S’il n’y en avait pas, on ferait 100 % de parts d’audience, pas 45.” Que ses détracteurs s’y fassent, il n’est pas prêt de prendre sa pension, a-t-il ajouté.
Jean-Pierre Pernaut côté passions
En 2007, Jean-Pierre Pernaut a épousé Nathalie Marquay, Miss France 1987 et aujourd’hui comédienne, en secondes noces. Ils s’étaient rencontrés six ans auparavant à l’occasion de l’élection de Miss France 2002. Ensemble, ils ont deux enfants qui viennent s’ajouter à la fille et au fils que le journaliste a eu lors de son premier mariage.
Passionné de sport, outre ses trois titres de Champion de France remportés en hockey sur gazon, le présentateur vedette du 13 h de TF1 est un mordu de sports mécaniques. Avec son épouse et son fils aîné, il participe régulièrement à des compétitions automobiles (Fun cup, Trophée Andros, notamment).
Auteur d’une quinzaine d’ouvrages consacrés à la télévision ou aux traditions françaises, il est le coauteur de deux pièces de théâtre : Piège à Matignon et Régime présidentiel. Cette dernière étant actuellement en tournée en France.
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Alain de Benoist : « Je suis pour l’autonomie de la Corse, pas pour son indépendance ! »

Entretien avec Alain de Benoist sur Boulevard Voltaire : "L’indépendance, de toute façon, ne veut plus dire grand-chose à une époque où les frontières ne garantissent plus l’identité des peuples et où même les « grands » États-nations ont d’ores et déjà perdu l’essentiel de leur souveraineté."
L’autonomie, voire l’indépendance de la Corse, cela est-il fondamentalement choquant, sachant qu’aucune frontière n’est à jamais gravée dans le marbre, à en juger par ce qui s’est récemment passé au Kosovo ou en Crimée ?
ALAIN DE BENOIST : Ce n’est pas une question de frontières, mais une question de peuples. Contrairement à ce qui s’est passé dans beaucoup d’autres pays, la nation française n’a pas été créée par un peuple, mais par un État. Elle est née de l’agrandissement progressif du « pré carré » capétien, au hasard des conquêtes, des annexions et des alliances matrimoniales. Le peuple français qui existe aujourd’hui est un peuple-résultat. Le problème est qu’en s’étendant, le domaine royal a recouvert des peuples différents, d’origines différentes (celtique, germanique, latine, basque, etc.), qui n’ont jamais abandonné complètement leur personnalité, en dépit des efforts de type colonial développés, sous la IIIeRépublique notamment – l’époque où il était « interdit de cracher par terre et de parler breton » – pour faire disparaître leurs cultures et leurs langues.
Ces peuples existent toujours, même si l’on ne veut pas le reconnaître, et je ne suis pas de ceux qui s’affligent de leur existence et de leur vitalité. Les régions à la personnalité culturelle la plus forte sont aussi les plus portées à défendre leur identité. Le cas de la Corse est, à cet égard, exemplaire, puisque c’est la seule région à n’avoir pas donné la majorité à Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle. Le peuple corse est autochtone dans son île depuis au moins trente mille ans. Occupée pendant cinq siècles par les Génois, contre lesquels s’était déjà dressé Sampiero Corso, la Corse fut indépendante à partir de 1755, sous la direction de Pasquale de Paoli, jusqu’à ce que Gênes la cède à la France en 1768. C’est l’époque où Rousseau rédige son Projet de constitution pour la Corse, qu’on serait bien avisé de relire aujourd’hui. Comme le peuple breton, le peuple basque et le peuple alsacien, le peuple corse continue à défendre sa langue et sa culture, et je trouve excellent qu’il le fasse. Prenons exemple sur lui plutôt que de le stigmatiser ! Souvenons-nous, d’ailleurs, qu’au XVIIIe siècle, quand la France atteignait au sommet de sa puissance et sa culture au faîte de sa gloire, les trois quarts de ses habitants ne parlaient pas le français.
Cela dit, si je suis pour l’autonomie de la Corse, je ne suis pas pour son indépendance. L’indépendance, de toute façon, ne veut plus dire grand-chose à une époque où les frontières ne garantissent plus l’identité des peuples et où même les « grands » États-nations ont d’ores et déjà perdu l’essentiel de leur souveraineté. Autonomistes et indépendantistes peuvent, certes, mener des combats communs, mais entre l’autonomie et l’indépendance, je ne vois pas une différence de degré mais une différence de nature. L’autonomie se fonde sur un principe de responsabilité, l’indépendantisme ne manifeste qu’une volonté de sécession.
L’argument jacobin veut que la République soit « une et indivisible ». Mais à Wallis-et-Futuna, territoire français depuis 1888, cette même République reconnaît des chefferies traditionnelles pratiquant un catholicisme considéré de fait comme religion d’État…
ALAIN DE BENOIST: Le jacobinisme est la maladie française par excellence. De l’extrême gauche à l’extrême droite, que ce soit par patriotisme ou par fidélité à l’esprit révolutionnaire, presque tout le monde y sacrifie chez nous. La Suisse (avec ses trois langues officielles), la Russie et les États-Unis sont des États fédéraux et ne s’en portent pas plus mal, mais toute idée de remettre en cause la République « une et indivisible », d’appliquer le principe de subsidiarité (ou de compétence suffisante) en laissant aux différentes composantes de la nation la possibilité de décider par elles-mêmes et pour elles-mêmes, fait immédiatement surgir des fantasmes de « balkanisation » et de « dislocation » que je trouve absolument ridicules. Le centralisme jacobin n’a pas rendu la France plus forte, mais plus fragile. Un pays n’est fort que de la vitalité et de l’identité de ses composantes. Les jacobins veulent réaliser dans leur pays une « unité » qu’ils refusent à l’échelle européenne ou mondiale. Je ne verrais personnellement que des avantages à ce que la République « une et indivisible » soit remplacée par une République fédérale des peuples de France.
Pour en revenir à la Corse, ce n’est pas en répétant que « la Corse, c’est la France » qu’on réglera le problème. J’ai connu l’époque où tous les hommes politiques proclamaient à qui mieux mieux que « l’Algérie, c’est la France ». L’Algérie se composait alors de trois départements français, avec dix préfectures. On sait ce qu’il en est advenu. Quant à ceux qui glosent avec des trémolos sur « le français, langue de la République », je leur rappellerais qu’à l’heure des talk shows, des fake news, du coaching, du fact checking, du packaging, du prime time, des smartphones et autres cold cases, ce ne sont pas les langues régionales mais la langue anglaise qui menace la langue française, sans qu’ils s’en émeuvent particulièrement.
Après l’Écosse, la Lombardie, la Catalogne, la Corse, est-ce les peuples qui prennent leur revanche sur les États, ou y a-t-il des raisons plus extérieures à ces phénomènes ?
ALAIN DE BENOIST: Je pense que c’est une erreur de placer toutes ces régions sur le même plan. Ce sont des cas différents. La Corse est une île, ce que ne sont ni la Lombardie ni l’Écosse. L’histoire de la Catalogne est totalement différente de celle de la Flandre, et l’histoire de la Belgique n’a vraiment aucun rapport avec celle de l’Espagne. Les Flamands souhaitent se séparer des Wallons, mais certains d’entre eux ne refuseraient pas de rejoindre la Hollande pour recréer les grands Pays-Bas. Je pense qu’il faut juger concrètement, au cas par cas. On s’apercevra alors que les motivations sont, elles aussi, très différentes. Disons seulement qu’il est assez légitime que certaines régions veuillent d’autant plus préserver leur identité qu’elles voient bien que les entités plus vastes auxquelles elles ont appartenu jusqu’ici perdent la leur sans réagir.
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Le projet des grandes plateformes de l'internet est avant tout un projet politique
Selon ce maître de conférence en sciences de l'information. Voici des extraits de son analyse, selon laquelle est revenu le temps de la lutte des classes, mise en algorithme :
"[...] Le 1er Février 2018 Facebook a obtenu la publication d'un brevet qu'il avait déposé en Juillet 2016, brevet intitulé "Socioeconomic group classification based on user features". (disponible en pdf et en intégralité par ici). C'est un brevet permettant de prédire le "groupe socio-économique" d'un utilisateur. C'est à dire sa classe sociale. Pourquoi ? Pour le bien de l'humanité et des peuples opprimés. Nan je déconne. Pour permettre aux "tierces-parties" (c'est à dire aux annonceurs) d'améliorer leur ciblage publicitaire. Pour Facebook et pour Mark (Zuckerberg) les classes sociales, c'est assez simple, il y en a trois. Working Class, Middle Class, Upper Class. Vous me direz, pour Karl (Marx) il n'y en avait que deux, le prolétariat et la bourgeoisie et c'est son copain Max (Weber) qui introduisit une classe moyenne / intermédiaire. [...]
Le brevet de Facebook part d'un constat qui est une pure merveille de je ne sais pas trop quoi, mais en tout cas une pure merveille [...] En gros, le meilleur moyen de déterminer le niveau de vie ("socio-economic group") d'un utilisateur c'est de regarder son salaire ("income"). Mais les utilisateurs rechignent un peu à balancer sur Facebook leurs salaires parce que c'est de l'information "sensible". Ils font chier. Du coup on perd du temps à afficher des pubs pour des Rolex à des prolétaires mal dégrossis. Et ça c'est pas bon pour le business. Bah non, ce qu'il faut c'est s'assurer que ceux qui ont les moyens d'investir le prix d'un Smic dans un téléphone voient toujours davantage de pubs de téléphone et toujours moins de Smicards. Et que ceux qui gagnent le SMIC arrêtent de voir des pubs pour des téléphones qu'il ne pourront jamais se payer. Salauds de pauvres.
Mais comme les pauvres ils sont chiants à venir rêver sur les marques de luxe des riches et que ça fait perdre de l'engagement et du reach pour les annonceurs et donc du budget et du cash pour la plateforme hôte, ben on va mettre un terme à tout ça en "prédisant" la classe sociale des gens puisqu'ils ne veulent pas nous filer leur salaire ou qu'ils seraient capables de nous mentir. "More engaging user experience based on predicted socioeconomic group", voilà comment ça s'appelle.
Une pure merveille vous dis-je. Vous noterez d'ailleurs que tout au long de ce brevet on ne parle jamais "d'annonceurs" mais toujours de "tiers" (third-parties). On dirait presque du Molière. "Voiturez-nous ici les commodités de la conversation". Bref. Pour Facebook toujours, l'appartenance à l'une ou l'autre de cette sainte trilogie se joue autour de différents facteurs dont : des données démographiques, le nombre de terminaux ("devices") possédés, l'usage d'internet (= temps passé sur), l'historique de voyage (biais géographico-culturel américain : l'Upper Class américaine et une partie de la Middle Class se déplace pas mal en avion pour couvrir l'étendue du territoire américain, qu'il s'agisse de voyages "familiaux" ou de voyages d'affaire), les données domestiques (ou "familiales", traduction de "Household Data") et, donc, le groupe socio-économique. [...]"
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UN CRÉDIT D’IMPÔT POUR CEUX QUI ACCUEILLENT LES MIGRANTS, C’EST LA BRILLANTE IDÉE DU DÉPUTÉ AURÉLIEN TACHÉ !

Le dernier sondage paru en janvier 2018 démontre le ras-le-bol des Français face à l’immigration : le rythme d’immigration est trop élevé ? Oui, à 64 % (et jusqu’à 79 % chez les Français les moins diplômés).
Faut-il permettre le vote des étrangers aux élections locales ? Non, à 60 %.
Supprimer le regroupement familial ? Oui, à 57 %.
Mettre fin aux accords de Schengen ? Encore oui, à 66 %.Tous les gouvernements qui se sont succédé pendant quarante ans ont connu des sondages comparables. Ils savent qu’une majorité de Français n’en peut plus, que les quatre cinquièmes des plus pauvres refusent d’être confrontés à ces flux continuels de pseudo-réfugiés. Pourtant, inlassablement, l’État continue à les accueillir. Et notre Président envisage d’aller plus loin. Il suffit de lire le rapport, validé par le Premier ministre, du député LREM Aurélien Taché.
Mais voyons d’abord qui est ce « macroniste » ?
Président de l’UNEF Limoges dans sa jeunesse, il fut ensuite socialiste et conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel et Emmanuelle Cosse. Élu député du Val-d’Oise après les législatives 2017, il vient de pondre 72 mesures pour intégrer les migrants. Par exemple il propose :
– de doubler le volume des cours de français (400 heures, voire plus pour les réfractaires),
– d’autoriser les demandeurs d’asile « à travailler six mois après le dépôt » de leur dossier, voire plus tôt (cela, alors que la France compte plus de 9 % de chômeurs),
– d’offrir à ces « nouveaux venus » un accès au logement et à l’emploi, d’une durée moyenne d’un an (les 3.000 sans-abri parisiens apprécieront.) Tout cela grâce à des contrats avec les branches professionnelles, des « partenariats avec les grandes entreprises », mais aussi des reconnaissances partielles de qualifications et un accès plus facile à certaines professions.
Notre député souhaiterait aussi voir supprimer la condition de nationalité pour les fonctions non régaliennes de la fonction publique. (Bien évidemment, la CGT, FO et les autres syndicats s’inclineront et accepteront ce diktat au nom de l’antiracisme.)
Mais le top du top est la création d’un « crédit d’impôt solidarité »pour les personnes hébergeant gratuitement un « étranger ». Crédit qui pourrait s’élever à 1.800 € par an. Ahurissant, effarant, intolérable, les mots me manquent pour décrire la colère qui s’empare de moi devant ces décisions.
Ainsi, Macron ponctionne les retraités avec la CSG mais favoriserait financièrement les logeurs de migrants jeunes et bien portants. Pendant ce temps, nos anciens, ayant contribué à la richesse du pays, vivotent avec une maigre pension.
Il est honteux d’abandonner des gens dans la rue ou d’ignorer des familles couchant dans des taudis alors que l’on s’inquiète pour des hommes robustes portés par des associations négligeant le prochain pour favoriser le lointain. Honteux, alors qu’il y a deux semaines, une vieille dame dans ma région se suicidait : elle n’avait plus de chauffage, plus de famille et plus de sous. Où étiez-vous, M. Taché ? Où étaient ces associations financées par Soros ? Sûr que, dans quelques années, comme peu de gens veulent des migrants chez eux, l’accueil deviendra obligatoire. Et que dire de la promiscuité de ces quidams pleins de vigueur vivant au milieu d’une famille ?
Enfin, cette opération a un coût : plus de 600 millions d’euros. Après cela, Édouard Philippe, l’escogriffe du gouvernement, peut toujours proclamer : « La France a une longue et belle tradition d’accueil. » Alors, à quand un migrant à Matignon, M. le Premier ministre ?
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Discours de Marion Maréchal-Le Pen au CPAC 2018
Extraits:
"Si on écoute les médias, hier j'étais une fasciste, aujourd'hui je suis une socialiste".
"la France est en train de passer de fille aînée de l'Eglise à petite nièce de l'islam"
"La jeune génération n'est pas encouragée à aimer notre héritage. On leur lave le cerveau en leur faisant honte de leur pays."
"Nous, Français, devons nous battre pour notre indépendance. Nous ne pouvons plus choisir notre politique économique ou notre politique d'immigration et même notre diplomatie. Notre liberté est entre les mains de l'Union européenne."
"Nous devons faire connaitre nos idées aux médias et notre culture, pour stopper la domination des libéraux et des socialistes. C'est la raison pour laquelle j'ai lancé une école de sciences politiques."
« La Tradition n’est pas la vénération des cendres, elle est la passation du feu. »
"Aujourd'hui, même les enfants sont devenus des marchandises (...) Un enfant n'est pas un droit (...) Nous ne voulons pas de ce monde atomisé, individualiste, sans sexe, sans père, sans mère et sans nation"
«Je ne suis pas choquée lorsque j'entends votre président parler de “l'Amérique d'abord”. Je veux la France d'abord pour le peuple français. Comme vous, nous voulons reprendre le contrôle de notre pays.»
« Vous avez été l'étincelle, il nous appartient désormais de nourrir la flamme conservatrice »
"Vive les nations libres, vive les peuples libres and long live the american and french relationships"
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La débilité morale
Bernard Plouvier
Tout le monde raisonnable en est d’accord : la situation en France (et aux ex-colonies devenues Dom-Tom) est explosive. L’existence de zones de non-droit, l’explosion des actes de violence physique sont infiniment plus graves que les « incivilités » et les cambriolages que les journalistes ont l’ordre de mettre en avant, de façon à ce que l’arbuste cache la forêt des véritables menaces.
Et l’on a l’impression qu’il en va de même partout en Europe occidentale et scandinave. On parle des vols à la tire et du racket, pour camoufler les viols et les assassinats ; on évoque les « incivilités » pour masquer le racisme effarant des extra-Européens envahissant notre continent.
Tout d’un coup, Gérard Collomb, notre chenu ministre de l’Intérieur, chaudement applaudi par ses confrères ministres et notre sémillant Président, se lance dans un effet d’annonce. Il va réduire « l’insécurité » par son remède miracle : la police de proximité.
Nous prendrait-il pour des amnésiques ? Car, du temps du grandiose Mitterrand, le Président de l’entrée dans l’économie globale et le brassage des races, et du non moins grandiose Chirac, le Président Black-Beur, on nous a promis que tout irait mieux grâce aux « ilotiers »... et l’on parlait déjà de « police de proximité ».
De nos jours et pour faire plus sérieux, on use non seulement du comique de répétition mais aussi du pléonasme et on lance le slogan de « police de proximité au quotidien » !
En réalité, si l’on prenait l’avis des Français de souche européenne, on obtiendrait des avis qui ne pourraient que terroriser nos vrais maîtres : rétablissement de la peine de mort pour les assassins, castration des violeurs, tir à balles réelles en cas d’émeute ou d’agression des forces de l’ordre, refus d’accueillir le moindre « réfugié-immigré » d’origine extra-européenne et retour massif au continent d’origine des sans-travail, délinquants, mahométans faisant dans l’import-export du Djihâd. Enfin, il paraîtrait logique de se séparer de tous les territoires exotiques, à l’exception de ceux peuplés d’Européens qui peuvent difficilement se plaindre de notre prétendu « racisme colonialiste ».
Certes, la situation est explosive, mais vouloir faire semblant de les résoudre avec des petits moyens déjà essayés sans le moindre succès – ce qui est logique : on n’éteint pas un incendie avec une cuiller à café d’eau, fût-elle sucrée -, c’est à la fois se moquer du bon peuple, celui des contribuables, et faire preuve d’absence de sens moral.
Lorsqu’on est à la tête d’un État, le premier devoir est d’y assurer l’Ordre, ce qui commence par la sécurité des personnes et ensuite celle des biens.
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La France n’a aucune stratégie géopolitique
Le monde change et Macron le regarde tourner par Henri Temple
La situation internationale connaît, depuis une trentaine d’années, des bouleversements considérables, faits pour durer : effondrement de l’URSS, émergence de la Chine, éruption islamique… Malheureusement, il n’est, dans ce contexte nouveau, que trois sortes de commentaires sur la politique étrangère française dans ce contexte.
Les journalistes regardent ailleurs
– Les futilités qui se bornent à décrire le nombre de pays visités par Emmanuel Macron, les distances parcourues. Tant il est vrai qu’Emmanuel Macron semble se distraire à l’excès de ces déplacements, ou de ces signes extérieurs de diplomatie que sont les rencontres à l’Élysée ou à Versailles. On observe aussi avec curiosité des fautes de goût effarantes en particulier en Afrique : au Burkina Faso et, récemment, au Sénégal où il a posé avec Rihanna, une chanteuse de variété. On recourt alors à des locutions toutes prêtes, substituts à la réflexion : ce « très jeune » président « casse les codes ». Il « renouvelle le style ».
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Les nantis de la République - Journal du Jeudi 22 Février 2018

