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actualité - Page 3145

  • L'idéologie égalitaire

    L'idéologie du progrès est le socle de l'idéologie oligarchique. L'idéologie égalitaire est l'éthique, si l'on peut dire, que l'oligarchie met en avant pour justifier son pouvoir. L'oligarchie ne prétend pas qu'apporter le bien-être (idéologie du progrès) mais elle prétend l'accorder à tous, de façon le plus semblable possible. Sur ce sujet aussi, c'est sans doute Nietzsche qui a vu le plus clair. Il appelle les prêtres de l'égalitarisme, "les tarentules", c'est-à-dire des araignées venimeuses animées par l'esprit d'envie, de jalousie et de vengeance. 
         L'idéologie de l'égalitarisme cherche à se donner un aspect scientifique à l'aide des statistiques. Il s'agit de débusquer les "inégalités" pour mettre en place la "parité" (hommes-femmes), l'égalité des droits (des homosexuels par exemple) et la discrimination positive (privilèges accordés aux minorités ethniques). Ces politiques de création de privilèges catégoriels aboutissent à détruire les principes généraux du droit sur lesquels se fondent nos libertés. 
         J'ai eu autrefois une conversation intéressante à ce sujet avec le professeur Milton Friedman, prix Nobel d'économie, aujourd'hui décédé. Il me disait : "je vous plains d'habiter en France, dans un pays où des lois briment la liberté d'expression." Je lui disais qu'il n'y avait pas que les lois et mais une pratique des médias qui revient à la censure. Mais il précisait : "je suis juif. En tant qu'attaché aux libertés, j'affirme qu'on a le droit de ne pas aimer les juifs, ou les chrétiens, ou toute sorte de catégorie d'homme. Mais le code pénal suffit à me protéger et je suis contre les lois qui protègent des catégories particulières. Il suffit que l'opinion change pour que ces lois s'inversent et c'est dangereux." Je lui répondis de dire cela sur les médias français. "Ah non ! me dit-il ; j'aime venir en France et si je fais cela, je ne serai plus invité !"
         L'égalitarisme se retourne contre l'égalité des droits, base de notre système juridique. Il se retourne notamment contre les libertés économiques. Car la liberté débouche nécessairement sur des inégalités dues à l'efficacité différente des uns et des autres. Il serait intéressant connaître combien nous perdons en points de croissance économique chaque année à cause du fisc et des réglementations égalitaires. Le prix Nobel d'économie Friedrich von Hayek disait que cet égalitarisme n'est pas d'origine populaire. En effet, les pays qui ont la démocratie directe comme la Suisse et les États-Unis ne sont pas particulièrement égalitaristes. C'est le système combiné des lobbies politiques, culturels et syndicaux qui est le moteur qui propage l'égalitarisme en flattant les clientèles particulières
         A la limite, l'égalitarisme peut devenir meurtrier : on se souvient du slogan des Babouvistes sous la Révolution française : "les p'tits, on les mettra sur l'escabeau, les grands on leur coup'ra l'ciboulot ! Y faut qu'tout l'monde y soient égaux !" Les mêmes disaient : "périssent les sciences et les arts pourvu que nous ayons l'égalité réelle !" En fait, l'égalitarisme se pare de sentimentalisme égalitaire, alors que né de la haine, à travers la jalousie et la vengeance, il conduit toujours à la destruction. 
         Il y a dans Essais et Conférences de Heidegger un passage intéressant sur l'identité (das Selbe ; le même) et l'égalité (das Gleiche). L'identité rassemble à travers les différences, donc respecte les libertés. L'égalité disperse dans une égalité fade qui n'accepte pas les différences. C'est pourquoi le principe d'identité doit avoir la primeur sur le principe d'égalité. On en est loin !
    Yvan Blot, L'oligarchie au pouvoir

  • Les racines de l'étatisation

    6a00d8341c715453ef01b7c94ace27970b-320wi.pngC'est du fiscalisme dont nous souffrons aujourd'hui le plus en France. Ce phénomène ne reculera qu'avec la diminution du périmètre de l'étatisme. L'étiage des deux inondations, fiscale et administrative, reste à 57 % de la richesse créée par les Français.

    Dans l'Opinion du 29 janvier, Raphaël Legendre dénonçait ainsi, à juste titre, ce qu'il appelle "l’incroyable niveau de prélèvements sur les entreprises françaises" évaluant qu'en France, "le taux moyen d’imposition des entreprises est le plus élevé d’Europe, avec un taux atteignant 62,2 % du chiffre d’affaires. Cette situation n'est pas seulement pénalisante pour le pays dans la concurrence internationale, elle dévalorise dans la société la production, l'initiative et, en définitive, le travail.

    Or, non seulement cet état de choses n'a pas toujours existé mais la perspective en a très longtemps été odieuse au peuple.

    Il est donc essentiel de ne pas se méprendre sur son histoire longue, autant que sur son histoire courte.

    Je ne pourrai pas assister le 8 février prochain à la conférence de Jean-Philippe Feldmann qui semble, par son titre, accréditer l'idée que le "mal français", expression popularisée par un ouvrage d'Alain Peyrefitte, proviendrait d'une réalité millénaire.(1)⇓

    Cette conférence est occasionnée par la sortie d'un livre certainement très intéressant, puisqu’il nous propose de "transformer la France", et, on l'espère, plus nuancé que son sous-titre dont a fait le thème de la conférence(2)⇓.

    Sans doute l'idée générale des auteurs du livre rejoint largement nos préoccupations économiques du moment.

    Le problème tient à ce que son intitulé nous ramènerait au XIe siècle. Et j'avoue avoir beaucoup de mal à percevoir les errements et les fautes de nature à condamner en bloc le long règne du Robert le Pieux (996-1031), fils de Hugues Capet dont les conséquences se feraient sentir de nos jours.

    Cette datation est donc tout à fait erronée : si la France avait toujours été affectée d'une tare mortelle, elle n'aurait pas survécu. Elle n'aurait pas contribué à cette part que l'on peut quand même considérer, sans chauvinisme, comme importante, et même fondatrice, pour la civilisation occidentale.

    Faire remonter à mille ans le mal dont souffre aujourd'hui la France revient à ravaler ce pays au rang d'erreur de l'Histoire. Car on ne peut parler de France, c'est-à-dire de la Francie occidentale, partie détachée de l'empire carolingien, qu'à partir du règne de Charles le Chauve (840-877). Or c'est précisément de cette époque que date le morcellement du royaume en principautés pratiquement autonomes, ‑ ce que nous confondons avec la féodalité, système juridique un peu plus tardif organisant l'ensemble des institutions et usages contractuels entre suzerains et vassaux(3)⇓.

    De cette longue histoire est sorti un peuple, très diversifié au départ, rassemblé par les Capétiens.

    Non la France ne peut donc pas être tenue globalement pour une erreur de l'Histoire.

    Non, pour être précis, l'étatisme n'y est pas millénaire.

    L'erreur étatiste, telle que nous la vivons aujourd'hui, commence en fait beaucoup plus tard. Nous la confondons avec la tendance au centralisme que d'excellents esprits, comme Alexis de Tocqueville, ceci pour ne rien dire du professeur Vedel, font remonter à la fin de l'Ancien Régime. On présente souvent ainsi Richelieu d'avoir été le premier des étatistes et des centralistes. Mais son célèbre Testament, qu'on cite souvent sans l'avoir vraiment lu, peut être aussi bien compris comme celui du dernier des féodaux, vassal fidèle, féal de son Roi.

    Les racines de l'étatisation et du centralisme, au niveau nous connaissons, ne remontent pas à la monarchie.

    Comme le totalitarisme communiste, elles remontent à Robespierre et au jacobinisme. Napoléon et les pillages révolutionnaires ont cherché en vain à l'étendre au reste de l'Europe.

    Depuis, le système n'a cessé, de crise en crise, de s'aggraver : plan Freycinet à partir de 1878, folies monétaires et des réparations après 1918, front populaire de 1936, charte du travail de 1941, ordonnances de 1944, lois communistes de 1946, mais aussi à partir de 1966 – "j'irai plus loin, disait alors De Gaulle, que leur front populaire" – nouvelles ordonnances de 1967, hausse prodigieuse des prélèvements obligatoires sous Giscard – 7 points de PIB en 7 ans – suivie du programme commun mis en route à partir de 1981, plan Juppé de 1996, tout cela sous des étiquettes différentes aboutissant à la mainmise des hauts fonctionnaires sur l'État et de l'administration sur l'économie et la société.

    JG Malliarakis

    À lire en relation avec cette chronique

    "Les Harmonies économiques" par Frédéric Bastiat à commander en ligne aux Éditions du Trident, sur la page catalogue ou par correspondance en adressant un chèque de 29 euros aux Éditions du Trident, 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris.

    Apostilles

    1. En finir avec mille ans de mal français"conférence de Jean-Philippe Feldman à l'ALEPS 35 avenue Mac-Mahon Paris 17e. M° Ternes ou Étoile.
    2. "Transformer la France ; en finir avec mille ans de mal français" (Éd. Plon, 2018) par Mathieu Laine et Jean-Philippe Feldman, avocat à la Cour de Paris, professeur agrégé des facultés de droit, spécialiste de l'histoire des idées politiques.
    3. cf. "Charles le Chauve"par Janet-L. Nelson 1994 ed. Aubier-Flammarion

    http://www.insolent.fr/

  • Lutte contre l’opposition nationale: tout ça pour ça…

    dessin-konk-non-a-la-haine-300x251.jpgA en croire le Huffington Post, le FN surferait sur l’affaire Théo Lahuka depuis qu’une nouvelle  vidéo  publiée  exonère encore  les policiers des accusations portées contre eux par ce dernier qui évoquait le viol avec une matraque dont il aurait été victime  le 2 février 2017  lors d’un contrôle d’identité   à Aulnay-sous-Bois,  alors qu’il  refusait de se faire passer les menottes.  Marine, les dirigeants du FN avaient apporté leur  soutien aux forces de l’ordre et  rappelons que le rapport de la  police des polices, l’IGPN, avait conclu qu’aucun agent n’avait baissé  le pantalon de Théo pour introduire intentionnellement  une matraque dans son anus. Bruno Gollnisch avait évoqué ce fait divers, alors que la famille  de ce jeune homme  était soupçonnée d’avoir détourné 680 000 euros d’aides diverses et variées . Quant à François Hollande, il s’était rendu  au chevet deThéo-chance pour la France,  tressant des louanges à la famille Luhaka mais oubliant de se rendre à ceux des policiers blessés dans les manifs d’extrême gauche au même moment… Le porte-parole du Front National, Jordan Bardella,   a réclamé hier  les « excuses publiques » du maire LR d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, qui a  « clairement participé à cette vague d’accusations injustes à l’encontre des forces de l’ordre, apportant son soutien indéfectible au jeune homme ». Marie-Christine Arnautu,  rappelant sur twitter les soupçons d’escroquerie qui pèsent sur la famille Luhaka, a constaté que celle-ci « a le culot d’être outrée par la réintégration des policiers alors que la vidéo surveillance démontre leur innocence. Eh bien moi, je suis outrée que cette famille ne soit pas expulsée!»

    Un discours de fermeté frontiste qui entre en résonance avec les attentes  des Français,   comme le constatait encore cette fin de semaine Marie-Christine Arnautu à l’occasion de la galette des  rois du Front National niçois  qui a attiré plusieurs  centaines de cadres, militants  et sympathisants  nationaux. Même affluence et même ambiance festive  de camaraderie combative samedi à Oullins prés de Lyon où   Bruno Gollnisch était l’invité d’honneur de la galette de la fédération du FN 69 dirigée par Muriel Coativy. Le député européen a rappelé que si le chemin emprunté par les militants de la cause nationale est bien rude, bien escarpé, semé d’embûches  nous progressons malgré tout  sur celui-ci. Quelles que soient  les désillusions, les déceptions, le FN est bien vivant et  sa candidate a réalisé en mai dernier un score historique, nouvelle étape dans notre longue marche  pour porter au pouvoir  les idées et des valeurs que nous défendons . De défaite en défaite jusqu’à la victoire!

    Cet effort  là, une certaine  ascèse militante, l’engagement en vertu d’un  idéal élevé, sont des choses incompréhensibles, voire un objet de moquerie pour les tièdes, les  pieds nickelé, les petits esprits et petits escrocs. Dans ce registre là,  La voix du nord  s’arrête sur le cas  d’un ancien responsable locale du PS, de Pont-à-Vendin (Pas-de-Calais), Ludovic Vlérick,  qui avait rejoint le FN en 2015 au moment des élections régionales dans l’espoir d’un poste. La région conquise finalement par Xavier Bertrand avec l’appui de tous les partis de l’établissement, M.  Vlérick quitta immédiatement  le FN pour tenter sa chance à  Chasse-sur-Rhône  (Isère) où, cachant alors son bref passage au Front National au  maire (sans étiquette), celui-ci l’engagea comme  directeur  de cabinet. «  Une dissimulation inacceptable  » a jugé l’édile  qui l’a  licencié. M. Vlérick explique désormais  que « (son) idée était qu’il fallait combattre le FN différemment. Il fallait l’étudier, savoir d’où venait son argent, quels étaient ses moyens de communication. J’étais en mission d’infiltration. On me l’avait demandé. Je ne dirai pas qui, mais cela vient d’en haut (sic). Personne ne voulait faire ce travail, alors je me suis sacrifié  (sic).  Et puis on m’a démasqué. Mais là, j’ai suffisamment d’éléments pour sortir mon livre (sic).  Il était prévu en 2019 avant les municipales, mais là avec ce qui s’est passé, ça a accéléré les choses. Ce sera pour le printemps. Je suis un peu un lanceur d’alerte (sic)  mais c’est moi qui ramasse » (sic).

    Le comique involontaire, un brin délirant (?)   de ce monsieur pourrait prêter à sourire, mais encore faut-il ne pas oublier que le FN paye au prix fort son franc-parler, son  refus  de tourner le regard ou de courber l’échine devant les agissements, les résultats des politiques  des partis du Système. Ce qui explique en large partie la persécution dont il est l’objet et le fait  qu’il  est (le plus souvent) abonné à un traitement de défaveur  dans les médias. Une évidence qui est apparue aussi  à Jean-Sébastien Ferjoux, journaliste co-fondateur  du site d’obédience libérale  Atlantico,   qui n’est pas de notre paroisse  mais  pourfend  très justement les pulsions totalitaires d’une certaine  gauche. Il s’est lui aussi ému sur twitter de l’enquête conjointe réalisée par les très antinationales rédactions des sites BuzzFeed News et Mediapart  consacrée aux haut-fonctionnaires et cadres   « conseillers secrets de Marine Le  Pen ». Ladite enquête donne leur identité civile  ce qui selon M.  Ferjoux s’apparente à un Mac-Carthysme qui ne manque pas de créer un malaise : « donner les profils a un véritable intérêt journalistique, donner les noms d’inconnus n’est rien d’autre qu’une chasse aux sorcières. De quelle cause les journalistes de BuzzFeed sont-ils les militants ? »

    Journalisme-militant de gauche ( libérale-progressiste)  est un  qualificatif qui sied aussi au site Konbiniqui défend la poursuite de l’immigration de peuplement vers l’Europe et dont la ligne éditoriale serait, quelle surprise!,  fortement influencée  par ses bailleurs de fonds. Il est ainsi relaté que « les recettes du site reposant sur la publicité, Konbini est maintenu dans un état de forte dépendance à l’égard des annonceurs. Orange finance la rubrique d’actualités photographiques, Coca-Cola  la section Football Stories  explique Le Monde diplomatique et s’autocensure pour ne pas les contrarier : « À propos de la Coupe du monde de football au Qatar (voir ici et ici)  on voulait faire un article concernant les conditions de travail sur les chantiers, relate Basile, rédacteur pendant trois ans à Konbini. La rédactrice en chef a refusé, parce que Coca n’aurait pas accepté un tel sujet »

    Un site  déontologiquement  et politiquement correct donc, qui a pondu dernièrement un article, sous la plume intellectuellement indigente de    Astrid Van Laer, pour s’offusquer  des maraudes d’aides aux SDF organisées   par Aurélien Legrand, le responsable du FN 75,   Marc-Antoine Ponelle, coordinateur adjoint du FNJ Île-de-France, et la militante associative Helen Rakocevic.  «L’intitulé du communiqué (présentant cette action)  – Nouvelle maraude d’aide aux sans-abri : la solidarité continue, les nôtres avant les autres ! – »  s’étrangle  cette « journaliste»,  serait la preuve   « que la stratégie du Front National qui consiste à monter les gens les uns contre les autres, et ce, même dans le choix des éléments de langage du parti, n’a pas changé. Cette rhétorique très particulière visant à hiérarchiser la misère permet également au parti d’effrayer en évoquant une foule anonyme : les autres ne sont pas nommés et, par conséquent, déshumanisés.» Avec la même grille de lecture proprement débile, ce même article s’indigne   de  ce qu’à Toulouse, l’association Cercle souveraineté et identité toulousaine (CSIT) présidée par « un membre du FN Nicolas Grigner» , « distribuait des sandwichs aux rillettes de porc aux SDF français » . C’est sûr que nos compatriotes qui vivent dans la rue  doivent  préférer une salade de quinoa, le régime vegan  ou sans gluten…comme les rédacteurs  de konbini?

    Avec la même volonté de nuire,  le candidat du FN  dans la législative partielle de Belfort,  dont le premier tour se déroulait  avant-hier, a eu droit  également à une enquête de police pseudo journalistique  au cours  de laquelle  il lui a été  « trouvé »  opportunément un compte Facebook  aux relents parait-il homophobes et fascisantsLa nouveauté (?) c’est qu’il se se soit trouvé des patriotes pour relayer ce type d’accusation, ce qui au vu du passé de certains est tout de même, disons,  assez acrobatique...

    Dans la première circonscription du Territoire de Belfort  justement,  les électeurs ont largement boudé les urnes,  moins de trois électeurs sur dix ont trouvé le chemin du bureau de vote. Le LR  Ian Boucard  a viré en tête  ( 39 %) devant le candidat de LREM  Christophe Grudler  (26,70 %). Une abstention qui, comme c’est toujours le cas,  a beaucoup impacté le score du frontiste Jean-Raphaël Sandri  (7,52% des voix, contre 17,50% en juin dernier). La candidate de Debout La France recueille 3,8% des suffrages, prés du double du score du député européen et  bras droit de Florian Philippot, Sophie Montel qui  rate totalement son pari avec à peine 2% des voix.

    Autre partielle avant-hier, celle de la première circonscription du Val d’Oise, caractérisée par une grève  du vote encore plus forte,  avec seulement un électeur sur cinq qui s’est déplacé  -20,33 % de taux de participation.  La   sortante  Isabelle Muller-Quoy (LREM, 29%), devance  Antoine Savignat (LR, 24%) , Leïla Saïb (LFI, 11%), Stéphane Capdet (FN, 10%), Sandra Nguyen Derosier(PS, 7%) , Bénédicte Ariès (EELV, 6%). Le candidat du FN , ce qui a là aussi sa logique au vu de l’abstention , perd 5 points par rapport au score réalisé en juin par la candidate  FN  Denise Cornet, qui a rallié depuis  le petit parti  de  Florian Philippot et Franck de Lapersonne Preuve s’il en était besoin de la force d’impact de l’étiquette FN, de la flamme frontiste,  mais aussi de l’impasse  électorale  que constitue un parti replié uniquement sur  un discours strictement  souveraino-étatiste  et mou sur les questions identitaires et sociétales , Mme Cornet en rejoignant  Les patriotes,  n’a recueilli dimanche que 1,19% des suffrages. En l’espèce,  humiliation suprême,  deux fois moins de voix  qu’ Huguette François, qui  se présentait sous l’étiquette  de  l‘Union des patriotes, soutenue par  Carl Lang et Jean-Marie Le Pen ( 2,63% des suffrages). Tout ça pour ça…

    https://gollnisch.com/2018/01/30/lutte-contre-lopposition-nationale-ca-ca/

  • Les Français n’ont (déjà) plus confiance dans le gouvernement

    Aujourd’hui, par le biais de son compte Tweeter, le site internet The Spectator Insider spécialisé dans les sondages internationaux donne le niveau de confiance des peuples en leur gouvernement pour le mois de janvier 2018.

    Les Chinois ont confiance dans leur gouvernement à 84 %, les Indiens à 70 % et les Turcs à 51 %. Viennent ensuite les Canadiens à 46 %, les Sud-Coréens à 45 %, les Russes à 44 % et les Allemands à 43 % (rappelons que l’Allemagne n’a plus de gouvernement depuis 4 mois, il s’agit probablement de la confiance en la Chancelière Angela Merkel).

    Les Japonais ne sont que 37 % à avoir confiance dans leurs dirigeants, 36 % pour les Britanniques, 34 % pour les Espagnols. Quant aux Français, ils sont les plus sceptiques avec les Américains, taux de confiance de 33 %. Visiblement, l’effet Macron n’est pas si fort que cela sur la durée…

    Hristo XIEP

    http://www.medias-presse.info/les-francais-nont-deja-plus-confiance-dans-le-gouvernement/86758/

  • Grand remplacement : complot, fantasme ou réalité ?

    Face à l’immigration, les Français semblent de plus en plus nombreux à croire à une substitution de population. Mais le « Grand remplacement » et son inventeur, l’écrivain Renaud Camus, sont voués aux gémonies. À tort ou à raison ?

    Le chroniqueur Edouard Chanot donne son avis.

  • JUPPÉ SIFFLÉ ET HUÉ PAR SES PROPRES ADMINISTRÉS

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    La scène se déroulait samedi matin, dans le quartier tranquille (et bourgeois) de Saint-Augustin, à Bordeaux. Une association de quartier, vent debout contre la nouvelle réglementation du stationnement, s’est bruyamment invitée à la cérémonie municipale des vœux. Plus de trois cents personnes venues, avec banderoles et tracts, crier leur colère contre le maire de Bordeaux et son adjoint de quartier.

    Petit verbatim ? « Tu seras pas réélu ! » Et je vous passe les citations plus crues.

    Réponse de M . Juppé ?

    « Gueuler ne sert à rien. Je n’ai jamais vu un tel comportement dans aucun quartier, qui ont pourtant tous bénéficié du même règlement. La décision est prise et ne sera pas remise en question ! »

    Du droit dans ses bottes pur Juppé !

    Ce qui n’a fait que jeter de l’huile sur le feu. Et même le quotidien Sud-Ouest, média bien-pensant s’il en est, écrivait : « La crise de Saint-Augustin loin de se calmer, risque de prendre une ampleur inédite. »

    Après l’élimination de M. Juppé de la scène nationale lors de son échec à la primaire, il semble que ce soit aussi le début de la fin de sa carrière à Bordeaux. Et il faut espérer qu’il aura, cette fois-ci, la lucidité de ne pas courir le mandat de trop.

    Mais l’événement est, en fait, révélateur d’un mouvement bien plus grand et plus profond que le cas personnel de M. Juppé, même si celui-ci est désormais, pour l’Histoire, le prototype du technocrate qui aura toujours été sourd aux aspirations populaires, en 1995, comme en 2016, et encore en ce mois de janvier 2018, donc.

    Le même jour, en effet, des centaines de motards en colère – une tout autre France que celle de Saint-Augustin – s’invitaient de la même façon virile à une cérémonie des vœux des députés LREM du département voisin du Lot-et-Garonne pour crier leur « ras-le-casque » du 80 km/h.

    Il semblerait que, dans le Sud-Ouest, à la fois dans les départements ruraux abandonnés et les centres urbains plus favorisés, il y ait une France vraiment remontée qui n’a pas du tout l’intention d’adhérer au grand mouvement central de MM. Juppé et Macron.

    http://www.bvoltaire.fr/juppe-siffle-hue-propres-administres/

  • DÉCLIN DU DOLLAR, ENVOLÉE DE L’OR : VERS UN KRACH BOURSIER ?

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    Marc Rousset

    Le polytechnicien Bernard Arnault, PDG de LVMH, a eu l’honnêteté de déclarer, dans Le Figaro du 26 janvier : « Les valeurs en Bourse sont très élevées, mais pas seulement pour le luxe […] D’autres types d’actifs s’envolent de façon irrationnelle, comme ce tableau de Vinci dont on ne sait pas s’il est vrai ou faux. Le monde est atteint d’une certaine folie. Par ailleurs, plusieurs des valeurs technologiques qui valaient cher en 2000 ont disparu. »

    Les investisseurs se congratulent en voyant les indices boursiers voler de record en record, mais un krach financier est inéluctable. L’économie est cyclique et le bon sens nous indique que les marchés ont été orientés depuis trop longtemps à la hausse pour qu’il n’y ait pas, prochainement, au minimum une correction, alors que certains économistes entrevoient même, à juste titre, l’apocalypse à venir et l’écroulement possible du système. Ce que Macron et les médias aux ordres se refusent à envisager.

    Du côté du dollar, les choses ne se présentent pas très bien non plus. L’agence de notation chinoise Dagong a annoncé sa décision, dans un rapport rendu public le 16 janvier 2018, de réviser à la baisse la crédibilité souveraine du dollar américain en tant que monnaie légale et devise internationale. Le dollar a été dégradé de la catégorie A- à BBB+ avec la mention « perspective défavorable », compte tenu de la structure économique des États-Unis, de leur endettement trop élevé, des dernières perspectives de rentrées fiscales suite à la dernière réforme de Donald Trump, de leur déficit financier et de l’insuffisance de la valeur de liquidation des actifs convertibles du gouvernement américain.

    Au-delà des dernières déclarations contradictoires de Donald Trump à Davos et de son secrétaire au Trésor Steven Mnuchin sur un dollar faible ou fort à venir, le dollar connaît un mouvement à la baisse depuis plus d’un an qui s’est amplifié ces derniers mois. Le dollar est, en fait, en chute libre. L’euro, qui était à 1,25 dollar en novembre 2014, qui était descendu à 1,040 dollar en décembre 2016, vient de remonter à 1,24 dollar. Cette réévaluation de l’euro va faire mécaniquement reculer le prix des importations et, donc, tirer l’inflation vers le bas, ce qui va éloigner la BCE de son objectif de 2 % d’inflation qui devait lui servir de prétexte pour sortir de sa politique monétaire actuelle, laxiste et ultra-dangereuse.

    Le prix de l’or, lui, a grimpé de 100 dollars l’once au cours des trente derniers jours. Il s’élève, maintenant, à 1.337 dollars l’once. Il pourrait retrouver son dernier sommet de 1.920 dollars l’once du 6 septembre 2011 beaucoup plus tôt que prévu et s’envoler, même, à 10.000 dollars l’once, toutes choses égales par ailleurs, en cas de krach prononcé ou d’explosion du système.
     
    L’or est le yin du yang que sont les marchés ; il est inversement corrélé avec les marchés. L’or, valeur refuge, monte dans un environnement de crise économique et d’hyperinflation, ce que démontrent les graphiques historiques passés, les statistiques et les coefficients de corrélation. Déjà, en 1980, l’or avait connu une brusque envolée à 850 dollars l’once alors qu’il n’était qu’à 35 dollars l’once en 1970, soit une hausse spectaculaire de 2.328 %.

    Un chiffre est malheureusement indiscutable et plus que certain, même si le banquier Macron ne l’a jamais évoqué dans ses discours « en même temps » juste bons à endormir les foules : la dette mondiale est de deux millions de milliards de dollars ! Elle se compose d’une dette globale nominale de 240.000 milliards de dollars, de 250.000 milliards de dollars de dépenses non provisionnées qui n’apparaissent donc pas sous forme de dettes officielles, mais qui en sont de véritables, et 1,5 million de milliards de dollars de produits bancaires dérivés.

    Cette dette ne pouvant être remboursée en aucune façon, la seule solution qui s’imposera inéluctablement un jour ou l’autre pour régler la quadrature du cercle sera, comme nous l’a montré l’Histoire, soit une guerre, soit plus vraisemblablement l’implosion du système et une hyperinflation déclenchée par une politique monétaire d’assouplissement quantitatif à très haut débit toutes vannes ouvertes. La création monétaire actuelle de la Fed et de la BCE ressemblera alors à de vulgaires et misérables seaux d’eau.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Les intox des Femen

    6a00d83451619c69e201bb09ee0ae6970d-800wi.pngOlivier Goujon, journaliste indépendant depuis 20 ans, auteur de 500 reportages dans 160 pays, sur des sujets aussi divers que les derniers trappeurs du Canada, les vendeurs d’argent en Somalie, la féminité en Iran, les particularismes kurdes… vient de publier un ouvrage sur les Femen. Il explique à... la Fédération Nationale de la Libre pensée :

    "C’est l’arrivée en France d’Inna qui change la donne pour toujours. Inna arrive à Paris le 21 août 2012. Elle a, dit-elle, fui dans l’urgence, des hommes armés qui forçaient la porte de son appartement. Elle choisit la France car le mouvement y possède déjà une branche, fondée par Safia Lebdi quelques mois auparavant.

    Le récit de son “évasion” est invérifiable, plein d’incohérences, et se heurte frontalement aux témoignages de ses ex-compagnes de révolte. Je le démonte point par point dans le livre en refaisant son parcours. Mais ce récit est bien vite porté par ses nouvelles amies françaises, à commencer par Caroline Fourestqui multiplie les interventions médiatiques et écrit un livre plein d’approximations, d’oublis et de contre-vérités pour expliquer l’arrivée d’Inna et justifier que les autres restent en Ukraine. Elle prétend par exemple qu’Inna “devait” s’échapper, car elle était poursuivie pour avoir tronçonné une croix chétienne.

    Elle oublie de dire que les 3 autres tirent sur les haubans pour abattre la croix. Au regard de la loi ukrainienne, les 4 sont également coupables et rien ne justifie l’accueil d’Inna plutôt que celui des autres. La diplomatie française était d’ailleurs d’accord pour accueillir les 4. Je renvoie au livre pour comprendre comment Caroline Fourest explique à Sacha et Oxana qu’elles ne pourront pas être accueillies alors que la France regarderait d’un bon oeil l’arrivée d’Inna. Sacha et Oxana vont rentrer en Ukraine et continuer de se battre dans des conditions terrifiantes. Elles seront enlevées par les services secrets, battues, accusées de terrorisme tout en continuant de financer – c’est hallucinant de cynisme - la vie quotidienne d’Inna à Paris en vendant des objets dérivés Femen. Au bout d’un an, à la fin de l’été 2013, Sacha et Oxana se réfugient elles aussi en France, exténuées, pauvres, amaigries, Oxana s’est cassé les deux poignets en fuyant… Elles ignorent que le plus dur commence.

    C’est-à-dire ?

    Inna Shevchenko, la leader actuelle, et Caroline Fourest, vont instrumentaliser Femen France contre Sacha et Oxana. La raison est la même qui présidait au refus de les voir rester en 2012: Inna veut être seule à la tête de Femen, c’est pour cela qu’elle a organisé son “évasion” l’année précédente. Caroline Fourest, elle, veut utiliser Femen à son profit politique, or cet objectif sera beaucoup plus difficile à atteindre si le mouvement est dirigé en France par Sacha et Oxana, qui sont bien plus légitimes qu’Inna. Caroline Fourest s’inventera un prétexte romantique en prétendant être tombée amoureuse d’Inna. Je ne sonde pas les coeurs et les reins, mais je dis que c’est un prétexte. J’explique pourquoi dans le livre. De son côté, Anna décide de rentrer dans le rang en Ukraine. Elle travaille aujourd’hui dans… la communication politique. C’est une défaite de plus pour le mouvement. [...]

    Les médias ont-ils une responsabilité dans la “trahison” que vous évoquez?

    Enorme. Les réseaux de Caroline Fourest, mis au service d’Inna Shevchenko, vont être d’une efficacité redoutable. Je donne de nombreux exemples dans le livre: l’affaire du timbre Marianne, le faux attentat incendiaire du Lavoir Moderne,  l’attaque du théâtre... Toutes manipulations au service du pouvoir d’Inna! [...]

    Par ailleurs, il y a, oui, de la connivence, et comment ! Le livre de Caroline Fourest en fait même état impunément : embarquée par la police dans une manif, c’est Valls, ministre de l’Intérieur qui s’inquiète de sa situation ! Plus loin elle se vante de sa relation privilégiée avec la Présidence, puis de ses contacts avec le ministère pour qu’Inna obtienne ses papiers (et de fait Inna obtient le statut de réfugié politique en 49 jours, record battu ! Les autres mettront 400 jours !) [...]

    Michel Janva

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