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actualité - Page 3245

  • DES MIGRANTS SQUATTENT LES AUTOLIB’ À PARIS : LA START-UP NATION EST EN PANNE DURABLE

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    Une entreprise et une économie ne peuvent être rentables dans une nation et une société qui se désagrègent.

    L’information a été révélée il y a une semaine par un reportage du Parisien puis relayée par des images de BFM TV. Les Autolib’ du groupe Bolloré mises à la disposition des Parisiens sont régulièrement squattées, dégradées et vandalisées par des migrants, en l’occurrence algériens et marocains, dans le XVIIIarrondissement. Mais c’est, en fait, tout l’Est parisien et plusieurs stations entières d’Autolib’ qui sont ainsi touchés. Le phénomène n’a rien d’anecdotique ni de ponctuel et s’étendrait, selon un agent de nettoyage des véhicules interrogé par Le Parisien, aux Ve et XIearrondissements. Ces agents, dénommés « ambassadeurs » dans le beau langage entrepreneurial de la société, refusent parfois de monter à bord des voitures car, outre des migrants mineurs et des sans-abri, elles servent aussi de refuge à des délinquants et des toxicomanes, à qui la salle de shoot voisine récemment ouverte ne suffisait pas…

    Du coup, l’image moderne, propre, parisienne et « partageuse » de la nouvelle économie en prend un sacré coup, quand la réalité migratoire s’y installe et vient perturber les plans de rentabilité de M. Bolloré. Un sacré coût, donc. En effet, ce sont deux cents véhicules par semaine, d’après une enquête de Challenges, qui seraient vandalisés et contraints de retourner au garage des Autolib’, boulevard Ney, « pesant sur les coûts et l’image du service ». Conséquences logiques : baisse du nombre d’abonnements, passés de 110.000 à 102.000 en un an (Le Parisien), et baisse du nombre de locations par « abonné 1 an » (ceux qui génèrent l’essentiel du chiffre d’affaires). L’entreprise est dans le rouge.

    Le modèle économique de M. Bolloré prévoyait un seuil de rentabilité à 50.000 abonnés, puis à 60.000 en 2013, puis 80.000 en 2016. Puis à 100.000. Mais, même là, ce seuil ne fut jamais atteint. Et maintenant que la courbe s’inverse, l’entreprise ne cesse de creuser ses pertes. D’après Challenges, en 2017, le déficit cumulé s’élève à 179 millions d’euros. Mais l’homme d’affaires avait plafonné le déficit à sa charge à 60 millions d’euros durant la période de délégation de service public. Pas fou, M. Bolloré. Et en tout cas bien moins que les élus parisiens et franciliens qui se sont lancés dans cette aventure et qui, paraît-il, sont aujourd’hui furieux. Mais après tout, à défaut d’être de prudents gestionnaires, faire éponger des déficits par des contribuables qui n’auront jamais emprunté d’Autolib’ de leur vie, ils savent faire, non ? 

    Morale de la fable du Migrant et de l’Autolib’ ? Ceux qui nous répètent à l’envi, à gauche, au centre et à droite, que la nouvelle économie est LA solution, en jetant un voile pudique sur nos problèmes migratoires et sociaux, et qui traitent ceux qui osent les soulever d’arriérés ou de provinciaux sont tout simplement des menteurs et des inconséquents. 

    Les déboires d’Autolib’ viennent leur apporter la démonstration cinglante que même à Paris, pourtant vitrine de la nouvelle économie de la mobilité verte et « start-upée », les migrants et les toxicos viennent gripper la belle machine, qu’une entreprise et une économie ne peuvent être rentables dans une nation et une société qui se désagrègent. Exemple emblématique parmi tant d’autres, et qui ne sera malheureusement pas le dernier.

    Dans « start-up nation », notre Président a oublié qu’il y avait le mot « nation », et que c’était par lui qu’il aurait fallu commencer, s’il voulait vraiment que son « business model » tienne la route et ne se fracasse pas, comme ceux de Mme Hidalgo et de M. Bolloré, sur la réalité migratoire. Il a préféré le plus facile, le plus immédiat, ce qu’il connaît aussi le mieux. Pour la nation, les Français devront encore attendre. À moins que les problèmes d’immigration et d’insécurité ne viennent encore davantage plomber les comptes de cette nation, comme ceux d’Autolib’. Et là, il ne s’agit plus d’un hypothétique seuil de rentabilité, mais bien d’un seuil de tolérance qui se rapproche. Plus vite qu’une Autolib’.

    http://www.bvoltaire.fr/migrants-squattent-autolib-a-paris-start-up-nation-panne-durable/

  • La mise au point de Camarade Jean, sur Suavelos, nos équipes et moi : LAISSEZ-NOUS BOSSER !

  • Le Fonds vert pour le climat, destiné aux pays plus pauvres, brasse des milliards… pour développer le secteur privé des pays riches ?

    Fonds vert climat pauvres secteur privé
     
    Ce n’est pas Mediapart qui s’en émeut, mais un grand article du New York TimesLes pays pauvres croyaient pouvoir bénéficier davantage de ce Fonds vert pour le climat lancé par les Nations unies en 2011 à la conférence de Durban. On leur avait promis des milliards, via ce mécanisme financier – ils n’en ont pas beaucoup vu la couleur. En réalité, seulement1/10 du financement a été consacré à des projets détenus et exploités par des pays pauvres… alors que nombre de projets discutables ont été investis par le secteur privé des pays développés.

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  • EN HONGRIE, LES JEUNES ET LES ACTIFS ONT CHOISI LEUR CAMP : ANTI-IMMIGRATION

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    Selon un récent sondage, les 18-44 ans hongrois devraient voter à plus de 80 % pour des partis anti-immigration lors de leurs élections législatives en 2018.

    Ce sondage s’inscrit dans une continuité politique depuis 1998, date à laquelle Viktor Orbán, président du Fidesz, devient Premier ministre pour la première fois. Réélu en 2010, celui-ci œuvre pour faire passer la Hongrie avant l’Union européenne dans toutes les décisions qui concernent le territoire national. En particulier sur les questions d’immigration. En mars, le Parlement a d’ailleurs choisi de retourner à une politique d’asile encadrée, ce qui se traduit par l’interdiction de la libre circulation des demandeurs d’asile dans le pays. Il semblerait absurde qu’un demandeur ait les mêmes droits que celui qui a obtenu l’asile. En septembre, c’est le projet de grande consultation populaire contre le « plan Soros » qui a été lancé. Dans les jours qui viennent, les Hongrois seront amenés à se prononcer sur ce plan, détaillé en sept points argumentés pour cette consultation. 

    Si un gouvernement mène une certaine politique depuis plus de sept ans et que 80 % de la population sont prêts à appuyer cette politique par leur vote, il semble que la conclusion à laquelle il faille arriver et que le mode d’action et les décisions prises soient bons.

    Ce qui est intéressant, c’est que ce sont les plus jeunes, c’est-à-dire l’avenir du pays, qui plébiscitent majoritairement une politique nationale et identitaire. C’est le sursaut des peuples qui refusent que d’autres choisissent pour eux. Ils refusent qu’un milliardaire né hongrois, émigré aux États-unis, ayant fait fortune par la spéculation, grand mécène d’organisations opaques telles que Human Rights Watch (organisme cité par tous les grands journaux français pour attaquer la politique hongroise), instigateur du chaos (afin d’en profiter par la suite pour faire plus d’argent), bref, un pourri, puisse du haut de sa fortune tirer les ficelles du monde.

    Cette jeunesse consciente des grands enjeux de notre siècle est un formidable espoir en comparaison avec nos 18-44 ans français, désintéressés de tout, surtout de l’essentiel. Décidément, en ce centenaire de Fátima, il devient de plus en plus évident que le salut viendra de l’Est !

    http://www.bvoltaire.fr/hongrie-jeunes-actifs-ont-choisi-camp-anti-immigration/

  • Le début de l'union des droites ?

    6a00d83451619c69e201b8d2bfd90f970c-800wi.jpgInvitée du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI ce dimanche 19 novembre, la présidente du Front national a fait remarquer que le discours de Laurent Wauquiez n'était pas éloigné de celui du FN :

    "Quand j'entends le discours de monsieur Wauquiez aujourd'hui, je me dis, s'il est sincère, compte-tenu des propos qu'il tient, il devrait aller jusqu'à proposer une alliance politique, tout cela se discute". "Je lui demande de sortir de cette ambiguïté. Il faut qu'il aille au bout de cette logique. Ou alors il démontre que ce ne sont que des propos électoraux qu'il envisage de ne pas mettre en oeuvre s'il est élu à la tête des Républicains. (...) Je demande juste de la cohérence. Ça changera de tous les dirigeants des Républicains jusqu'à présent".

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Les citoyens majeurs et les institutions politiques. Partie 1 : Quand la République confisque les libertés concrètes.

    Un jeune interlocuteur m'interpelle courtoisement sur la double question de l'institution monarchique et de la démocratie, et me signale son désaccord avec mon royalisme : « Je ne suis pas royaliste et je pense que le devenir des peuples est celui de la majorité et non celui de rester un peuple de « mineurs ». (…) Je voudrais seulement arrêter votre réflexion sur le « délice » de pouvoir, en tant que citoyen, prendre les rênes d'une nation pour faire advenir un peuple d'êtres libres. Et pour moi, la démocratie a cette vertu qu'ignore la monarchie. Ou plutôt, j'aimerais préciser ma pensée, plus que de « prendre les rênes d'une nation » qui revient à fétichiser un peu trop le rôle du président de la République, je crois au libre arbitre d'une nation toute entière à « disposer d'elle-même », à accomplir, sans craindre la formule trop pompeuse, destin. » En quelques lignes, mon interlocuteur résume quelques unes des objections fortes que l'opinion fait généralement à la Monarchie, et voici l'occasion d'ébaucher quelques réponses, éminemment royalistes, bien sûr !

    La première phrase est intéressante dans ce qu'elle évoque de l'espérance démocratique d'une part importante des jeunes de ce pays : « le devenir des peuples est celui de la majorité et non celui de rester un peuple de mineurs ». Le terme « majorité » peut, à mon sens, être compris ici dans un double sens : la majorité, comme le nombre de suffrages exprimés le plus important au sein d'une communauté civique et au regard des autres, et la majorité, comme l'accès à l'âge adulte et à cette possibilité de pouvoir voter, qui est indéniable à ceux qui ont 18 ans et plus, c'est-à-dire participer à l'élection de ceux qui nous gouvernent, du moins en théorie, car la sélection pré-électorale au sein des partis nuance beaucoup cette prétention. Mais, en fait, la République ne répond guère à cette revendication de la « considération démocratique », et sans doute encore moins que la Monarchie, au regard de l'histoire de notre pays, car c'est de celui-ci dont il est question. Expliquons-nous : la République, au nom d'une « volonté générale » qui se voulait (et se veut toujours, malgré la décentralisation officielle) « une et indivisible », a longtemps confisqué en quelques unes de ses seules institutions toutes les libertés publiques et concrètes des provinces et des villes, des professions et des universités, des hommes et des femmes (1), par le biais de quelques partis reconnus et de quelques fortes individualités, celles-ci hésitant parfois entre attitude impériale ou (im)posture royale, comme nos présidents de la Dernière République depuis 1958. Elle a préféré et appliqué une forte centralisation (avec quelques nuances depuis les années 1950) qui, en définitive, oublie les intérêts des citoyens enracinés et ne veut reconnaître que les suffrages des individus : or une voix électorale est-elle la seule perspective à laquelle doit être condamné le citoyen ? N'est-il qu'un électeur contraint de choisir entre des options partisanes dont les élus décideront, ensuite et seuls, de ce qu'ils appliqueront réellement, c'est-à-dire législativement ? N'est-il donc, en fait, qu'un « majeur mineur » à qui la République ne fait confiance que dans un cadre bien délimité et parfois infantilisant ?

    Marcel Jullian avait entendu cette revendication des jeunes électeurs et ne cessait de répéter, avec son expérience d'ancien président d'une grande chaîne de télévision de la Cinquième République et d'écrivain passionné d'histoire : « Pour redevenir citoyens, il faut le Roi ! ». Effectivement, aujourd'hui, l'abstention et les votes qualifiés de protestataires prouvent à l'envi qu'il y a une certaine démotivation citoyenne ou l'idée que les institutions actuelles ne permettent pas aux électeurs d'exercer une véritable citoyenneté. La forte impression de dépossession citoyenne est l'un des grands défis que ce que l'on nomme la société démocratique va devoir relever dans les temps prochains, faute que la République ait pu, ou voulu, le faire jusqu'à présent.

    Les royalistes, dans leur histoire politique, ont toujours défendu l'idée du vote, et cela à de multiples niveaux et étages de la pyramide institutionnelle ou, plutôt, des cercles concentriques institutionnels de la nation France : dans les communes et dans les provinces reconnues comme telles ; dans les métiers et les entreprises ; dans les lycées et universités ; etc. D'ailleurs, n'est-ce pas le roi Louis XVI qui convoque les états-généraux et demande la rédaction des cahiers de doléances (il y en aura en tout 60.000 issus du royaume, dans toutes ses composantes sociales et professionnelles) quand les révolutionnaires, eux, n'auront de cesse d'éviter de demander leur avis aux nouveaux citoyens de 1789, allant même jusqu'à interdire le mandat impératif pour devenir totalement indépendants de leurs électeurs, désormais simples votants, sans autre pouvoir que d'élire, à intervalles plus ou moins réguliers, des représentants. Proudhon, ce socialiste français si cher au cœur des anti-jacobins et, même, des monarchistes provinciaux, a bien dénoncé cette escroquerie qui n'est rien d'autre que l'alibi d'une République qui ne sera guère tolérante, au XIXe siècle comme elle l'avait déjà été dans ses débuts révolutionnaires, avec ceux qui osent la critiquer, qu'ils soient monarchistes ou anarchistes, voire communards...

     

    Pour faire des électeurs français des acteurs majeurs de la vie politique de notre pays en ses multiples espaces et lieux de pouvoir, encore faut-il un État qui autorise les « États dans l’État », non pas contre ce dernier mais bien en son sein, comme des membres d'un même corps, laissant à la tête les grandes décisions de direction de l'ensemblemais assumant les responsabilités qui sont les leurs dans le cadre actif d'une subsidiarité bien comprise et non conflictuelle. En somme, « des républiques françaises au sein de la Royauté fédérale des peuples et des provinces-unies de France »...

     

    (à suivre)

     

    Notes : (1) : Les femmes ont longtemps été considérées comme « mineures », et pas seulement en politique, et cela depuis une Révolution qui ne les aimait guère et un Code civil qui les dévaluait. Il faudra bien, un jour, se pencher sur le profond sexisme d'une Révolution et d'une République qui dénièrent légalement aux femmes le droit de faire de la politique mais pas celui de se faire guillotiner pour en avoir, aux yeux des républicains, fait beaucoup trop... La reine Marie-Antoinette, la féministe Olympe de Gouges, la femme politique Madame Roland, etc, en sont autant de terribles exemples...

    Jean-Philippe CHAUVIN

    https://nouvelle-chouannerie.com/

  • Donald Trump a déjà nommé 59 juges fédéraux, très ancrés à droite

    6a00d83451619c69e201b7c9355f14970b-800wi.jpgSelon Libération, Donald Trump est en train de transformer le système judiciaire des Etats-Unis en nommant des dizaines de juges très ancrés à droite. Cette transformation pourrait avoir des conséquences pendant des dizaines d’années. Carl Tobias, professeur de droit à l’université de Richmond, explique :

    «La vitesse à laquelle Trump nomme des juges est peut-être l’aspect le plus réussi de sa présidence. En nombre de nominés, Trump a largement surpassé Obama, Bush et Clinton.» «Aucun élu républicain n’a voté contre un juge nommé par Trump, ni en commission ni en séance plénière»

    Depuis le 20 janvier, il a nommé 59 juges fédéraux, dont une immense majorité pour des postes à vie. Au même stade de leur mandat, Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton en avaient respectivement nommé 22, 52 et 30. Si Trump a pu procéder à autant de nominations, c’est grâce au nombre inhabituellement élevé de postes vacants : près de 110 au moment de sa prise de fonction, en raison de l’obstructionnisme des Républicains, qui ont refusé d’entériner au Sénat les juges nommés par Obama dans les dernières années de sa présidence.

    La nomination la plus notable reste celle du conservateur Neil Gorsuch, confirmé début avril comme neuvième juge à la Cour suprême. Au-delà de ce poste emblématique, les nominations de juges fédéraux par dizaines offrent encore davantage à Trump la possibilité d’imprimer durablement sa marque sur le système judiciaire. Parmi les nommés, on compte :

    • John Bush, 52 ans, confirmé en juillet par le Sénat, qui a comparé l’avortement à l’esclavage, les décrivant comme «les deux plus grandes tragédies de notre pays».
    • Amy Coney Barrett, 45 ans, fervente opposante à l’avortement, confirmée mardi.
    • Jeff Mateer, 59 ans, nommé mais pas encore confirmé à un poste de juge fédéral au Texas, déclarait en 2015 que les enfants transgenres faisaient partie d’un «plan de Satan». Il défend la «thérapie de conversion» pour les homosexuels et estime que le mariage entre personnes de même sexe risque de conduire à la polygamie et à la zoophilie.

    Pas vraiment des gauchistes donc et l'on comprend l'hystérie anti-Trump des milieux de gauche, pourtant actuellement minés par des scandales sexuels à répétition.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Contre l’école-gadget

    Une belle brochette de pédagogistes français 

    1841033494.jpgPar  Mathieu Bock-Côté

    Cette tribune [16.11] est de celles que Mathieu Bock-Côté donne sur son blogue du Journal de Montréal et que nous reprenons volontiers, souvent, tant ils sont pertinents, proches de nos propres idées, et collent, de façon vivante, intelligente et claire, à l'actualité la plus intéressante. Il s'agit ici de l'école, sujet essentiel s'il en est pour l'avenir de notre pays. Mathieu Bock-Côté parle pour le Québec mais il suffit de le lire pour mesurer combien son propos s'applique tout autant à la France. Importance signalée ...  LFAR  

    Réinventer l’école ! Ce slogan, on l’a entendu mille fois. Il nous vient souvent de ministres, mais il est aussi répété en boucle par des apprentis sorciers qui prétendent d’une manière ou d’une autre révolutionner la pédagogie.

    Ils s’imaginent, par exemple, qu’on enseignera par le jeu. Ou alors, ils croient en la rédemption par les nouvelles technologies, comme si la pédagogie ne pouvait désormais se passer d’elles. Ils misent sur la tablette, sur le cellulaire ou sur n’importe quel autre écran pour métamorphoser la vie à l’école.

    Modernité ?

    C’est ce qui les amène, de temps en temps, à croire qu’une vidéo YouTube vaut bien un livre, comme si ce dernier n’était finalement qu’une technologie vieillie, faite pour accumuler la poussière. Appelons-les les militants de l’école gadget. 

    Ces réinventeurs compulsifs sont obsédés par une chose simple : s’arracher à l’école du passé. Ils se l’imaginent dictatoriale et coupée de la vie. On imagine les maîtres tyrannisant les élèves, ne les respectant pas, les étouffant même. 

    C’est une caricature, évidemment, grossière, grotesque, ne correspondant pas vraiment à la réalité. Ils y tiennent, toutefois, puisqu’elle justifie leur refus fanatique de la tradition. Plus le passé sera laid, plus on sera en droit de s’en servir comme d’un repoussoir.

    D’ailleurs, il y a un crime qu’ils ne pardonnent pas : la nostalgie. Celui qui, d’une manière ou d’une autre, se met à regretter ne serait-ce qu’un aspect du monde d’hier et de son école en est accusé. Il passera immédiatement pour un taré passéiste et une vieille baderne.

    Pourtant, ils sont nombreux, au fond d’eux-mêmes, à savoir que nous avons perdu quelque chose de précieux en chemin avec la modernisation de l’éducation.

    Est-ce le silence des élèves à la bibliothèque, considérée comme le temple du savoir au sein de l’école ?

    Est-ce la concentration qu’on valorisait dans la lecture d’un livre alors qu’aujourd’hui l’attention papillonne et passe d’un lien internet à l’autre, sans être capable de se fixer sur quoi que ce soit ?

    Est-ce le respect qui était dû aux enseignants à une époque où ils ne devaient pas faire de la gestion de classe à temps plein avec des enfants à problème ?

    Est-ce la modestie de chacun devant les grandes œuvres, qu’on avait souvent honte de ne pas avoir encore lues alors qu’on savait bien que s’y cachait un trésor ?

    Une chose est certaine : si l’école d’hier n’était évidemment pas parfaite, elle n’avait pas que des défauts.

    Il ne faut pas réinventer l’école, mais retrouver ses fondements éternels.

    Tradition

    Il faut la sauver de ses faux amis du ministère, des facultés de pseudosciences de l’éducation et des idéologues de la nouveauté à tout prix.

    Imaginons l’école de demain : un enseignant passionné et cultivé, des élèves concentrés, les téléphones portables rangés dans un casier, les autres écrans éloignés, une bibliothèque digne de ce nom qu’on apprend à aimer, la culture valorisée et vénérée.

    Elle serait très bien, cette école.  

    Mathieu Bock-Côté

    Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/index-1.html