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actualité - Page 3519

  • Jean-Yves Le Gallou : ne pas confondre morale et politique

    Monde-Vie-avril-2017-251x350.jpgDans un entretien au magazine Monde & Vie, Jean-Yves Le Gallou explique qu’il ne faut pas confondre morale et politique, l’un et l’autre appartenant à des champs différents. Extraits de cet entretien avec le président de la fondation Polémia réalisé par l’abbé Guillaume de Tanoüarn.

    Monde & Vie : Jean-Yves Le Gallou, l’organisation de l’élection présidentielle vous a amené à réfléchir sur les rapports entre morale et politique…

    Jean-Yves Le Gallou : Il s’agit assurément de deux plans différents. Bien sûr j’ai admiré le vieux Romain Cincinnatus, le dictateur choisi pour six mois par ses concitoyens. Six mois, c’était, de par la loi, le temps dont il disposait pour sauver Rome en danger. Il a eu en main tous les pouvoirs et, ensuite, son devoir accompli, il a simplement repris sa charrue sans rien demander à personne. J’ai beau avoir été nourri au lait de l’histoire romaine, j’ai pris conscience qu’il s’agissait d’une vision idéalisée des événements. Et quand bien même des hommes de la trempe de Cincinnatus auraient existé, il faut souligner qu’un tel dévouement au bien public trouvait sa place dans une petite Ville, à une époque où les rapports entre l’argent et le pouvoir (l’un permettant l’autre et l’autre l’un) ne s’étaient pas encore développés dans la Cité aux sept collines.

    Si je regarde l’histoire de France, je suis obligé de reconnaître que, du point de vue de l’histoire financière, il est bien difficile de donner un brevet de vertu à qui que ce soit. Mazarin et Colbert sont des corrompus. Richelieu est a priori plus honnête, mais une partie de sa réussite politique repose sur le fait qu’il a produit de l’argent.

    Prenons, plus près de nous, Jules Ferry, qui, outre son rôle dans l’élaboration d’un enseignement laïc, gratuit et obligatoire, a aussi construit une partie de l’Empire colonial français : c’est un affairiste, mouillé dans ce qu’on a appelé l’affaire du Tonkin. Ses adversaires à la chambre des députés l’apostrophaient avec le sobriquet de « Ferry-Tonkin ». Quant à Clemenceau, c’est un « chéquard », qui a été pris dans les remous de l’affaire de Panama…

    De Gaulle ? Il a utilisé les trop fameux barbouzes et a laissé faire ce que l’on a appelé plus tard le « gaullisme immobilier » (les Sanguinetti, Tomasini et autres) pour financer l’UNR. A propos de de Gaulle, on peut dire qu’il n’y a pas eu d’enrichissement personnel, mais des pratiques financières peu recommandables.

    Une campagne ça coûte toujours de l’argent, il faut le trouver ! De ce point de vue, on pourrait dire qu’il n’y a d’hommes politiques vraiment indépendants que les milliardaires : voyez le cas de Trump, qui paie sa campagne sur ses propres fonds.

    […]

    Monde & Vie : Et vous-même, d’où vous vient une telle liberté de ton ?

    Jean-Yves Le Gallou : Je peux me permettre de tenir ces propos car la politique ne m’a pas enrichi et je n’ai jamais eu avec l’argent de rapports de dépendance qui auraient pu me pousser à dériver.

    Mais aujourd’hui, vue la prolifération des lois, il est impossible de rester judiciairement indemne, même en faisant des choix très rigoureux. C’est le cas de répéter avec Péguy que pour avoir les mains pures, il ne faut pas avoir de mains.

    Bienvenus dans la post-démocratie, ce Système dans lequel le pouvoir économique, le pouvoir médiatique et le pouvoir judiciaire remplacent le pouvoir des élus. Nous assistons aux derniers moments de la démocratie représentative.

    Un entretien à retrouver dans son intégralité dans le n° 938 de Monde & Vie daté d’avril 2017

    https://fr.novopress.info/

  • Mélenchon en meeting : "Qu'est-ce qu'ils ont contre les communistes ?"

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    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Conférence présidentielle : « Le rôle de l'Etat dans l'économie » | Marine 2017

  • Zemmour, lui, ne couche pas avec les politiques !

    On comprend qu’Éric Zemmour soit excédé par ces donzelles obsédées par leurs émotions, qu’elles brandissent tels les étendards de vérités absolues.

    Ça, c’est envoyé ! « Je les connais un peu mieux que vous, les politiques. Moi, je ne couche pas avec ! », a lancé Éric Zemmour à Gaël Tchakaloff, venue, toute minaudière, vendre sur Paris Première sa Divine Comédie, une compilation des ses tribulations simili-érotiques avec des hommes politiques.

    Dans Vanity Fair, le 5 avril dernier, elle se vantait, en effet, de « traverser la vie politique comme la vie amoureuse ». Les titres des chapitres sont, d’ailleurs, plutôt suggestifs : « Pénétrer », « Vivre », « Aimer », « Capturer », « Palper », « Trahir » « Frémir », « Détruire », « Extirper ». Et la dame est journaliste ? Romancière, aussi, comme Christine Angot ou Virginie Despentes. En plus glamour, mais pas moins collectionneuse.

    Divine Comédie ne parle jamais de politique. Mais de quoi, alors ? De ses flirts avec des hommes politiques, beaucoup d’hommes politiques, de tous bords, qu’elle harcèle dans leurs QG respectifs et appelle familièrement par leur petit nom : Bruno, Jean-Luc, Alain… Blond, brun ou chauve, de droite ou de gauche, qu’importe ? Elle les aime tous ! Ou presque, car elle connaît aussi des déceptions (« C’est décidé, Manuel, je ne le suivrai jamais plus ») et fait parfois la fine bouche : « [Benoît Hamon] ne m’intéresse pas plus aujourd’hui qu’hier » (il est vrai qu’il n’a pas la cote dans les sondages non plus).

    Elle voue, en revanche, une passion particulière au maire de Bordeaux, à qui elle avait consacré son ouvrage Lapins et Merveilles – 18 mois ferme avec Alain Juppé (on ne rit pas !). Mais sa « plus belle histoire d’amour », c’est Emmanuel Macron, dont les « billes bleues plongées dans les [siennes] » l’ont manifestement envoûtée !

    Bref, les grandes idées, les programmes des candidats, l’avenir de la France, elle s’en tape. La politique, elle ne l’analyse pas, elle la « ressent », elle la vit comme un « road trip », lit-on sur Wikipédia, à cent à l’heure. Un jour en jean et baskets pour plaire à l’un, l’autre en tenue affriolante pour plaire à l’autre. Et des SMS, beaucoup de SMS : « Si toutes les équipes de campagne regroupaient mes messages, il y aurait de quoi me faire interner », confesse elle-même cette « nymphomane politique ». Alors, réfléchir, dans ces conditions…

    On comprend qu’Éric Zemmour soit excédé par ces donzelles obsédées par leurs émotions, qu’elles brandissent tels les étendards de vérités absolues. Son bouquin ? Mais c’est tout ce qu’il déteste, Zemmour ! « Vous êtes, lui assène-t-il, l’incarnation paroxystique et caricaturale de ce que j’appelle le journalisme féminin, c’est-à-dire que vous ressentez, vous aimez, vous sentez, vous embrassez, vous cajolez, vous pénétrez, vous êtes pénétrée, que sais-je ? » Il savait bien où il mettait le doigt, notre Éric national !

    « Quand je vous lisais, je pensais à la phrase de Kierkegaard qui disait “L’homme est raison, la femme est substance” », lui lance-t-il encore.

    Misogyne, Zemmour ? Que voulez-vous, il exècre les femmes qui confondent le journalisme avec la mise en scène de leur pathétique et vulgaire pathos. Celles qui se croient libérées parce qu’elles écrivent avec leur cul en lieu et place de leur cerveau. Ou celles qui font de la promotion canapé la pierre angulaire de leur carrière.

    Si Zemmour est misogyne, alors, moi aussi !

    http://www.bvoltaire.fr/zemmour-lui-ne-couche-politiques/

  • L’attentat contre le Borussia Dortmund commis « au nom d’Allah » ?

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    DORTMUND (NOVOpress) : Selon les médias allemands, la lettre de revendication retrouvée sur le lieu des explosions au passage du bus du Borussia Dortmund débute ainsi : « Au nom d’Allah, le très miséricordieux »… La lettre, qui fait référence à l’attaque islamiste sur le marché de Noël à Berlin, dénonce la participation de l’Allemagne à la coalition contre l’Etat islamique et les raids accomplis par ses avions Tornado.

    Ce document affirme encore que les sportifs et autres célébrités, « en Allemagne et dans d’autres pays croisés », feront désormais partie des cibles de l’Etat islamique, jusqu’à ce que l’Allemagne retire son aviation de la coalition et que la base aérienne américaine de Ramstein soit fermée.

    En l’état des investigations, les autorités allemandes n’excluent pas que ce message soit destiné à brouiller les pistes.

  • T. de la Tocnaye : « Les 3 blocages économiques que fera sauter Marine Le Pen » #09

  • [Essai] : Organisations étudiantes, jeunesse révoltée et royalisme.

    Au début de l’année 2017 a eu lieu un événement historique dans le paysage militant étudiant : l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) s’est pour la première fois de son histoire laissée distancer par une autre organisation étudiante au Conseil National des Œuvres Universitaires et Sociales (CNOUS). La Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) ayant obtenu 5 sièges, contre 3 pour l’UNEF, elle devient la première organisation étudiante de France.

    Cette nouvelle nous permet de faire un constat de la représentativité étudiante et de ses enjeux.

    Pour commencer faisons un bref rappel historique. L’UNEF prend forme en 1907 et regroupait alors et jusqu’en 1962 toutes tendances politiques et tous types de syndicalisme. A partir de 1962, l’UNEF explose en raison de divergences sur la position concernant la guerre d’Algérie, puis au fil des années, de nombreuses scissions font que l’UNEF se radicalise à gauche ; ce qui laisse émerger de nombreux mouvements tels que ceux des corporations étudiantes (se disant apolitiques) et l’UNI (l’union des étudiants de droite).

    Le principal représentant des corporations étudiantes (ensemble des associations locales ou de filières ayant pour but l’animation et l’amélioration de la vie étudiantes) est la FAGE.

    Depuis la loi Jospin de 1989, pour qu’une organisation étudiante soit représentative, elle doit avoir au moins un élu au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER). Seules trois organisations remplissent ce critère : FAGE, UNEF, PDE (Promotion et Défense des Etudiants).

    Les représentants étudiants interviennent absolument partout où il est question du milieu étudiant : dans chaque filière de chaque université, dans les conseils centraux des universités, dans les commissions pédagogiques nationales, dans les conseils d’administration de tous les CROUS, chaque université et chaque CROUS élit un représentant des étudiants dans leur gouvernance (vice-président étudiant).

    Les étudiants ont un droit de regard et de vote sur la plupart des décisions prises sur un plan stratégique, que ce soit au niveau local ou national.

    Maintenant que le contexte et l’enjeu de cette représentation sont posés, qu’en est-il de la représentation royaliste ?

    Le seul représentant du royalisme dans le milieu étudiant est l’Action Française étudiante, elle ne prend cependant pas ou peu parti aux élections.

    L’immersion du royalisme dans le milieu étudiant représente un réel enjeu de visibilité, car les jeunes se détournent de la vie politique en général, ils sont particulièrement insensibles et ne saisissent pas l’importance de la représentation étudiante, voire ne se sentent pas représentés par les mouvements qui leur sont proposés.

    Ce constat est démontré par le faible taux de participation à chaque élection, qui avoisine les 10 % en général, descendant même jusqu’à 7 % aux dernières élections des conseils d’administration des CROUS.

    Malgré cette faible représentativité, les organisations ont une tribune considérable sur les sujets de sociétés concernant la jeunesse, ainsi qu’une très grande visibilité.

    Au vu des faibles taux de participation, il est aisé pour une organisation royaliste de pouvoir se frayer une place dans ce paysage, et ainsi gagner une tribune médiatique supplémentaire, mais aussi de démontrer la connaissance des royalistes de ce milieu, puisque bon nombre de royalistes sont étudiants.

    L’enjeu est aussi de convaincre la jeunesse du modernisme de la vision royaliste en sortant des sentiers battus habituels du mouvement et de faire preuve d’une certaine proximité.

    S’imposer dans le milieu étudiant est donc une étape essentielle pour le retour dans la lumière de la vision monarchique.

    Julien Sanchez

    http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/social-et-economie/2402-essai-organisations-etudiantes-jeunesse-revoltee-et-royalisme

  • La bataille de Damas n'est pas terminée

    Daraya, au sud-ouest de Damas

    Par Antoine de Lacoste

    Depuis le début du conflit syrien, une large partie de la banlieue de Damas est occupée par différentes factions islamistes. Les loyalistes ne sont jamais parvenus à les en déloger hormis à Daraya, au sud-ouest de la capitale. C'est en effet la seule localité où des moyens conséquents ont été déployés pour vaincre la rébellion.

    Pourquoi à Daraya et pas ailleurs ? Parce qu'elle se trouve au sud-ouest et qu'elle était la seule. Toutes les autres villes aux mains des islamistes se situent à l'est. Il était donc logique de s'attaquer sérieusement à cette verrue d'autant qu'elle se situait à proximité de la route menant au Liban, axe stratégique, ainsi qu'à la grande station d'eau potable alimentant Damas.

    La reprise de Daraya a tout de même duré plusieurs mois et s'est soldée par la toute première négociation entre l'armée et les islamistes, sous l'égide des Russes. Plusieurs centaines de combattants islamistes ont cessé le combat et ont été autorisés à conserver leurs armes. Ils ont ensuite été acheminés avec leurs familles en car jusqu'à la province d'Idlib, occupée par de nombreuses factions islamistes. Ils ont depuis été rejoints par les vaincus de la grande et décisive bataille d'Alep.

    Cette dernière ayant monopolisé le gros de l'armée syrienne et de ses alliées chiites, un certain statu quo prévalait à Damas et sa banlieue jusqu'à la semaine dernière.

    Mais l'histoire s'est brutalement accélérée. L'armée syrienne a mis la pression, sans véritablement attaquer, sur la ville de Qaboun située au nord-est de la capitale. C'était en effet une cible intéressante car isolée; mais surtout cet isolement avait entraîné de la part des islamistes la construction de nombreux tunnels permettant son ravitaillement depuis leurs places fortes de la Ghouta,Saqba, Irbine et Jobar, toutes situées à l'ouest de Damas.

    La prise de Qaboun aurait permis à l'armée d'accéder au réseau des tunnels ce  qui représentait un danger mortel pour la rébellion.

    Les islamistes ont alors osé une stratégie particulièrement audacieuse : tout en envoyant des combattants vers Qaboun pour rompre son encerclement, ils ont dans le même temps directement attaqué le centre de Damas pour essayer d'atteindre la prestigieuse place des Abbassides, celle-là même qui est restée tout au long de la guerre le centre de la vie des Damascènes.

    Fort heureusement, l'armée ne s'est pas laissée surprendre malgré plusieurs attaques suicides parfaitement organisées par le Front Fatah al Cham (le nouveau nom du Front al Nosra) et les islamistes ont été repoussés vers Jobar, leur principale place forte.

    L'aviation russe n'est pas intervenue et cette fois c'est bien l'armée syrienne qui a assumé l'organisation des opérations bien aidée toutefois par les hommes du Hezbollah libanais.

    Aujourd'hui, l'éradication de ces bastions islamistes aux portes de Damas est une nécessité absolue pour les Syriens. Mais ce sera long et difficile d'autant que les Russes sont militairement nettement moins actifs en Syrie depuis la reprise d'Alep et privilégient pour l'instant les discussions avec les Turcs, les Américains et les Iraniens. 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/