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actualité - Page 3579

  • Au-delà de la crise grecque, la question française.

    La Grèce, toujours la Grèce ! N'est-ce pas ce que l'on pourrait se dire avec une pointe d'agacement en constatant que, une fois de plus, la Grèce revient sur le devant de la scène européenne, non pour son histoire ou son patrimoine touristique, mais pour son incommensurable dette et son impossibilité à la réduire, menaçant ainsi, à en croire les économistes européens, la viabilité de la zone euro ? En fait, la Grèce continue de souffrir, année après année, de l'incurie de sa République et de sa classe politique, mais surtout de la politique absurde des dirigeants de la zone euro et d'une financiarisation de l'économie qui ne veulent voir que des chiffres comptables et oublient les hommes, faisant reposer sur toutes les générations présentes et à venir le poids d'une dette qui, à ce niveau et avec les intérêts qui continuent de s'accumuler, n'est pas, tout simplement, résorbable et, au contraire, éternellement renouvelable : dette absurde et mortifère qui emprisonne toute une population dans un cycle infernal, privant la jeunesse grecque d'un avenir local et la forçant à s'expatrier. C'est une véritable fuite des cerveaux, un asséchement de la matière grise qui ne laisse d'inquiéter les élites intellectuelles locales et qui doit nous prévenir aussi des risques qui nous menacent si nous ne trouvons pas, en tant qu’État français, les moyens d'aider la nation grecque et de maîtriser notre propre endettement quand il en est encore temps et cela même s'il est déjà bien tard et bientôt, peut-être, trop tard.

    Dans cette affaire grecque, l'Allemagne joue un jeu dangereux et M. Schäuble, l'intraitable ministre allemand des finances, cache à peine son intention de chasser la Grèce de la zone euro pour sauver l'euro (à défaut de sauver la Grèce, mais qui sait si la Grèce ne s'en porterait pas moins mal ?) alors que, dans le même temps, l'on nous explique doctement que la sortie d'un pays (le nôtre par exemple, puisque c'est un des débats de l'actuelle campagne présidentielle) de cette fameuse zone entraînerait de funestes conséquences pour son économie nationale et l'équilibre de l'Union européenne... Que penser de cette évidente contradiction dans le discours ? La politique allemande (qui cherche à imposer sa volonté au reste de l'Union, et au nom de « l'intérêt » supposé de cette même Union), par son intransigeance sur la dette grecque, fait détester « l'Europe » plus sûrement que tous les discours populistes qui n'en sont que la conséquence, et non la cause des problèmes de l'ensemble européen.

    En effet, comment faire aimer « l'Europe » quand on en écrase les peuples et les nations pour des raisons d'argent ? Jadis, l'on disait que « plaie d'argent n'est pas mortelle », mais la dette à perpétuité, elle, tue les États et « l'envie d'être ensemble » que les Grecs ne vivent plus que comme un malheur sans sursis avec le chantage constant des institutions européennes et du FMI qui exigent une libéralisation sans fin et sans mesure : « l'hubris », cette notion née en Grèce ancienne et qui signifie la démesure, l'excès, est le terme qui convient pour signifier la politique de l'UE et de l'Allemagne à l'égard de la nation hellène contemporaine.

    Où est la solidarité européenne que l'UE vantait jadis dans ses discours officiels et dans ses traités ? Bien sûr que la Grèce a triché pour entrer dans la zone euro, mais qui a fabriqué cette tricherie, sinon la fameuse banque états-unienne Goldman Sachs qui, aujourd'hui, salarie l'ancien président de la Commission européenne Manuel Barroso ? Qui a accepté cette fraude pour donner plus de poids au projet de la monnaie unique, dont les européistes annonçaient qu'elle mettrait fin à toutes les crises possibles et imaginables ? Qui ?

    Ce qui est certain, c'est que les Grecs souffrent et que cette « Europe punitive » dont ils subissent le joug depuis sept ans ne les fait plus rêver : hier encore, en juillet 2015, nombre d'entre eux refusaient l'idée d'un retour à l'ancienne monnaie nationale, la drachme. Aujourd'hui, malgré les menaces et les prédictions apocalyptiques, ils renient cette monnaie unique qui, si elle a diffusé dans tous les pays de la zone euro l'image de la chouette d'Athéna ou celle de la princesse phénicienne enlevée par Zeus qui a donné son nom à notre continent, leur a aussi ôté toute indépendance sans leur donner la sécurité : beau résultat !

    Il faudra bien, un jour, sortir de cette situation infernale et qui donne à la construction européenne une si mauvaise réputation, celle du mépris à l'égard des plus faibles, au lieu de fonder et porter une perspective de nouvelle société plus équitable et une ambition de forte coopération des puissances d'Europe pour le juste équilibre mondial. La France, si elle retrouvait sa véritable place sur la scène européenne et internationale, aurait une immense tâche à assumer, et ne pourrait se défausser comme, par faiblesse de situation et de volonté, elle le fait depuis quelques quinquennats...

    Quand Anatole France se plaignait amèrement de l'absence de politique étrangère de la France sous la Troisième République, il désignait le coupable, c'est-à-dire cette République-là. La Cinquième a, un temps, renoué avec la logique diplomatique capétienne, peut-être jusqu'à 2003 et le refus français de suivre le bellicisme états-unien en Irak. Mais, sous MM. Sarkozy et Hollande, elle a renoncé à « faire de la force » et elle a déserté face aux difficultés et aux enjeux contemporains, par fatalisme ou par paresse, ou peut-être pire encore. Or, il n'y aura pas de construction européenne (quelle qu'elle soit, d'ailleurs) solide s'il n'y a pas une France sûre d'elle-même et libre de dire et d'agir, y compris contre les habitudes et au-delà des féodalités financières et économiques qui voudraient se soustraire et se substituer aux États constitués. Là encore, la République est-elle capable d'incarner ce renouveau politique et diplomatique que la France et l'Europe, que les nations et peuples de France et d'Europe attendent et, même, appellent de leurs vœux ? J'en doute fortement, au regard de l'histoire et des candidats à la présidentielle, si convenus et si décevants au regard des enjeux contemporains.

    « La France ne peut être la France sans la grandeur », disait le général de Gaulle mais l'Europe elle-même n'est rien sans la France libre et forte. Encore faut-il qu'elle ait à sa tête un État digne de ce nom et, mieux qu'un homme, une famille pour l'incarner et l'inspirer... En somme, une Monarchie héréditaire et successible, et non une République soumise aux jeux de partis et de clientèles électorales et présidentielles.

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • La nécessité de désétatiser demeurera

    Jour après jour la campagne présidentielle française s'embourbe dans un caniveau d'affaires plus ou moins manipulées et dans un écheveau de manœuvres obliques. Sans même parler en lui-même du feuilleton géré pendant un mois par le parquet national financier et la magistrature syndiquée, cette évolution a pollué tout débat de fond sur les besoins du pays. Et, en haut lieu, on a indiscutablement décidé de faire ainsi détourner l'attention et à éviter les vraies questions.

    Les provocations et digressions se sont ainsi accumulées. Plus on examine, par exemple, les réactions aux propos algériens de M. Macaron, plus on constate l'afflux de commentaires convergents de Français outragés. Une couche y a été rajoutée quand il a repris la fameuse phrase de Charles De Gaulle au forum d'Alger dont visiblement il ne connaît pas le contexte. Même ma propre réaction m'incite, non pas à me retirer de cette polémique mais à me contenter d'entendre plus encore que d'approuver ceux qui s'indignent de la faute, autant morale que politique d'un candidat qui devrait nous sembler désormais ridicule. Il nous aime, dit-il, passionnément. À la folie. Pas du tout.

    Au moment où nous écrivons, et où ce candidat lui-même prétend révéler son mystérieux programme tissu de contradictions, nous savons très bien que nous ne nous apprêtons à élire ni un "sauveur", ni un directeur de l'assurance maladie.

    Il apparaîtra en effet de plus en plus clairement, après un demi-siècle de quasi-confirmation plébiscitaire de la suprématie présidentielle, que les assemblées vont jouer, désormais, un rôle beaucoup plus important dans nos institutions. À cet égard quand on entend dire qu'il faut ou que l'on se propose d'instaurer une sixième république, slogan supposé chic et audacieux, on doit évidemment hausser les épaules. Pour ronflante, l'expression se révèle vide de sens. En 1958, Charles De Gaulle avait prononcé, symboliquement place de la République, un discours fondateur. Il mettait les choses au point : "de cette république, on dit qu'elle est la cinquième, en réalité c'est toujours la même."

    Dans la constitution actuelle, de nombreuses révisions sont intervenues, certaines de détail, d'autres beaucoup plus cruciales. Citons : l'élection du chef de l'État au suffrage universel direct instituée en 1962, et l'invention de la loi de financement de la sécurité sociale devenue en 1996 le premier budget du pays, ont largement transformé le régime. D'autres tournants y ont contribué y compris les jurisprudences du conseil constitutionnel.

    Notons à cet égard que, si certaines dispositions peuvent paraître de peu d'importance, d'autres équilibres résultent de lois que l'on n'a pas incorporées à la constitution : ainsi la loi de séparation de l'Église et de l'État de 1905, si souvent considérée comme essentielle pour l'idée républicaine elle-même, pourrait être abrogée d'un trait de plume. En 2012, pour se prémunir d'un tel danger le grand orient avait fait promettre au candidat Hollande son incorporation à la loi fondamentale. Promesse non tenue, peut-être par pure négligence, plus probablement pour satisfaire une tactique électorale communautariste.

    Au moins aussi importante, l'affirmation de Chirac en date du 4 octobre 1995 faisant de la sécurité sociale une sorte de pilier fondateur de l'identité française, n'a cessé depuis plus de 20 ans de produire ses méfaits, dont le premier fut consacré par la réforme constitutionnelle de 1996 étatisant le dispositif. Rappelons que ce plan Juppé porte entre autres la responsabilité du désert médical grandissant dans notre pays, et d'autres conséquences structurelles catastrophiques dans le secteur de la santé, mais aussi la déconstruction de ce qui se voulait depuis la seconde guerre mondiale un soutien de la famille et de la natalité françaises en France, etc.

    Un candidat avait-il, dans un discours prononcé le 18 novembre 2016 au palais des congrès, osé critiquer ce prétendu modèle français et affirmé la nécessité de désétatiser ? Comme dans la chanson "il a dit la vérité, il doit être exécuté".

    Cependant on doit le dire très fermement. Le programme plébiscité par des millions d'électeurs de droite les 20 et 27 novembre, restera nécessaire, quel que soit le résultat du scrutin présidentiel, au redressement de la France et les manœuvres élyséennes de ces dernière semaines, devront être déjouées. La nécessité de désétatiser la protection sociale demeurera.

    Quand les mythes l'emportent sur les faits, il faut lutter pour la vérité.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2017/03/la-n%C3%A9cessit%C3%A9-de-d%C3%A9s%C3%A9tatiser-demeurera.html

  • Le risque du terrorisme islamiste est jugé très élevé dans toute l’Europe

    8813-20170304.jpgLes mêmes causes produisant les mêmes effets, les grands pays voisins de la France s’inquiètent du risque extrêmement élevé lié au terrorisme islamique.

    C’est ainsi que dans sa présentation au conseil des ministres italiens au début de la semaine, le chef du renseignement transalpin Alessandro Pansa s’est inquiété du retour des djihadistes « italiens » qui combattent au côté d’un Etat islamique en retrait sur son territoire, mais aussi du fait que les djihadistes en puissance qui ne peuvent désormais se rendre en Syrie ou en Irak pourraient bien désormais se contenter de viser les civils sur le territoire italien.

    L’existence de l’espace Schengen est citée dans le rapport du renseignement italien comme un facteur de risque supplémentaire puisque cet espace rend plus difficile encore la surveillance des allées et venues de ces terroristes en puissance. Une autre source de terroristes islamiques, ainsi que l’affirmait début janvier le journal La Reppublica, c’est la présence dans la région des Pouilles de musulmans originaires de villages d’Albanie où l’on a vu flotter le drapeau de l’EI.

    Même inquiétude exprimée la semaine dernière en Allemagne où le chef du renseignement intérieur (BfV) Hans-Georg Maasen a expliqué que ses services surveillaient désormais environ 1 600 islamistes résidant en Allemagne contre une centaine en 2013.

    Sur ces 1 600, dont plusieurs centaines se seraient radicalisés au cours des derniers mois, 570 sont considérés comme particulièrement dangereux, c’est-à-dire à même de préparer des attentats terroristes. « Nous recevons chaque jour entre deux et quatre signalements crédibles sur des projets d’actions terroristes en Allemagne », a alerté Maasen.

    Le son de cloche est similaire chez notre voisin britannique où, dans sa première grande interview dans la presse, en l’occurrence pour le Telegraph, Max Hill, le nouveau « gendarme » chargé de surveiller la légalité de l’action antiterroriste du gouvernement, explique que le risque d’attaques terroristes est extrêmement fort notamment du fait du retour des combattants de l’EI. Un risque d’attaques sur le territoire britannique estimé comme au moins aussi élevé qu’il l’était à Londres au moment des attentats à répétition de l’IRA dans les années 1970.

    Dans ces trois pays, la radicalisation des jeunes musulmans sur internet est aussi citée comme une source majeure de danger.

    Olivier Bault

    Article paru dans Présent du 2 mars 2017

    http://fr.novopress.info/203974/le-risque-terrorisme-islamiste-est-juge-tres-eleve-dans-toute-europe/

  • La roche tarpéienne est proche du capitole

    Une ignominie de plus : le Parlement européen a voté hier la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen demandée par la « justice » française. Le prétexte invoqué, Bruno Gollnisch l’a dit sur tweeter, est proprement délirant, une véritable insulte à l’intelligence des Français… et un nouvel exemple de la servilité, de la malignité de nombreux membres de ce Parlement. La candidate du camp national et patriotique est l’objet de ce nouveau coup bas pour la mise en ligne, en décembre 2015 sur son compte twitter, de trois photographies de victimes massacrées et torturées par des djihadistes de l’État Islamique (EI). Une réponse de Marine en l’espèce aux propos particulièrement choquants et écœurants du « spécialiste dans les médias de l’islam », Gilles Kepel qui -comme Jean- Jacques Bourdin, Mourad Boudjellal, Patrick Bruel Renaud Dély, Emmanuel Macron… - avait établi  un parallèle entre le FN et les tortionnaires terroristes de l’EI. Un nouvel épisode de la guerre menée par les antinationaux bruxellois contre la candidate de la France française. Cela n’entame bien évidemment en rien notre détermination, bien au contraire. Au FN et c’est toute la différence entre nous et les écuries présidentielles qui nous combattent,  nous sommes unis, nous  avons le cuir épais, du sang froid, et une grande habitude des persécutions du Système!

    De la vie,  Skakespeare disait :  « c’est un drame incompréhensible joué par des comédiens qui nous semblent ivres ». C’est aussi le sentiment qu’ont de nombreux Français devant le spectacle offert par le personnel politique de la droite et du centre se débattant dans l’affaire Fillon, depuis l’annonce de sa mise en examen par ce dernier le 28 février. Dans sa conférence de presse, François Fillon a annoncé qu’il « (ira) jusqu’au bout », dénoncé une nouvelle fois un « assassinat politique », « une procédure d’ assassinat de l’élection présidentielle ». «  Je ne permettrai pas que le seul choix qui nous soit collectivement donné soit celui de la folle aventure d’extrême droite ou de la continuation du hollandisme » a-t-il ajouté ; une manière d’annoncer  déjà implicitement, par le choix des termes employés, qu’il appellera à voter, s’il était éliminé au premier tour, pour le candidat qui sera en lice au second contre la candidate du FN…  

    Hier, François Hollande réagissant à l’annonce d’une manifestation de soutien à François Fillon place du Trocadéro dimanche, a affirmé  qu’il ne pouvait y avoir de manifestation qui « remette en cause les institutions, la justice ».  Une défense de la justice qui prend tout son sel après la lecture du livre  des deux journalistes, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Un président ne devrait pas dire ça, recueillant ses confidences. Le chef de l’Etat ne se contentait pas d’affirmer que M. Fillon avait demandé à l’Élysée d’accélérer les procédures en cours contre Sarkozy : « Il a dit à Jouyet [secrétaire général de l’Élysée, NDLR] : Mais comment ça se fait que vous ne poussiez pas la justice à en faire davantage ? ». Il attaquait aussi  les magistrats, qualifiés d’« institution de lâcheté  ». « Parce que, c’est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux… On n’aime pas le politique. La justice n’aime pas le politique »

    Les pontes de la droite et du centre eux aiment de moins en moins leur candidat. Les annonces des cadres de LR expliquant qu’ils se retirent de la campagne de M. Fillon se sont multipliées ces dernières heures, dans le sillage des défections de Bruno Le Maire et ses fidèles et tout dernièrement de Thierry Solère. Elles  émanent principalement des juppéistes :  Gilles Boyer, trésorier de la campagne, Vincent Le Roux, conseiller auprès du directeur de campagne Patrick Stéfanini, Benoist Apparu, Christophe Béchu,  Pierre-Yves Bournazel, Georges Fenech, Jean-Baptiste Lemoyne,  Edouard Philippe , Frank Riester;  d’une quinzaine de maires et élus locaux LR et UDI –Laurent Hénart (Nancy), Arnaud Robinet (Reims), Jean Rottner (Mulhouse), Gaël Perdriau (Saint-Etienne)… -  en tout d’ores et déjà une soixantaine de cadres et d’élus. Le député Pierre Lellouche a déclaré pour sa part qu’il est « impossible d’être (mis) en examen et président de la République ». Et « c’est le gaulliste qui parle » (sic). L’UDI de Jean-Christophe Lagarde a suspendu dès mercredi sa participation. L’ex Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, a affirmé hier qu’en maintenant sa candidature à l’élection présidentielle, François Fillon « emporte son camp dans une course vers l’abîme ».

    C’est désormais l’hypothèse Juppé qui  revient au premier plan, qui fait figure de plan B. ce dernier aurait eu « un haut-le-cœur , selon un proche, en entendant François Fillon mettre en cause l’institution judiciaire et annoncer qu’il se maintiendrait même mis en examen. Juppé l’a donc assuré à une poignée de fidèles : il est  prêt à être le recours. » Mais un recours qui achèverait la cassure entre LR et ses électeurs. Le maire de Bordeaux  campe sur un positionnement politique qui lui a valu  une défaite cinglante lors des primaires. Un Juppé qui, avec ou sans « la super pêche », avec ou sans les sondages qui ne manqueront pas de valider le bien-fondé de sa candidature, ferait certainement un score inférieur à celui de François Fillon au premier tour. On  ne peut pour le coup blâmer ce dernier  de ne pas croire, comme beaucoup, que M. Macron finira aussi haut dans les urnes que ne le prédisent actuellement les enquêtes.

    « Juppé ne fera rien si Fillon ne renonce pas lui-même. Ce qui fait sourire les amis de Macron :  Fillon va leur dire : Je vous emm…, c’est moi qui ai le fric. Ce n’est plus un boulevard pour nous, c’est les Champs-Elysées ! » Est-ce si certain ?   Dans une France où les idées défendues par Marine sont majoritaires dans l’opinion, l’euromondialisme, l’idéologie hors-sol des élites  est rejetée ? constate Bruno Gollnisch.  L’optimisme (forcé?) des macronistes boostés au newsmagazine ressemble à celui,  il y a douze ans,  des partisans de la Constitution européenne  qui était donnée gagnante avec 70% de oui dans les premiers sondages pour  finalement tomber à 47% lors du référendum de 2005…

    https://gollnisch.com/2017/03/03/roche-tarpeienne-proche-capitole/

  • Du salon Beige : Cette campagne électorale commence à nous plaire

    Après la perte d'influence de Florian Philippot au FN au profit du courant de droite avec Marion Maréchal Le Pen, c'est au tour des plus à gauche soutiens de François Fillon de quitter le navire.

    6a00d83451619c69e201b7c8dbed6e970b-800wi.jpgL'européiste pro-loi Taubira Bruno Le Maire, le LGBT Franck Riester, député-maire LR de Coulommiers, l'UDI (dont une partie des membres a déjà rallié Emmanuel Macron), Yves Jégo, les juppéistes Béchu, Keller, Benoist Apparu, mais encore Georges Fenech (hostile à la liberté scolaire) ou l'européiste Pierre Lellouche (liste complète ?) se sont désolidarisés de François Fillon.

    Ne restera-t-il bientôt plus que des personnalités de droite autour de François Fillon ? Dans Valeurs Actuelles, 380 jeunes LR critiquent les lâches :

    "Ce sont souvent les mêmes qui, avant cette affaire, émettaient des doutes sur le projet de François Fillon et lui demandaient d’infléchir ses positions, de revoir sa copie. [...] Nous nous interrogeons sur ces élus qui peuplent les instances dirigeantes de notre parti politique et qui, à moins de 60 jours d'une élection présidentielle si décisive pour notre génération ne sont pas capables de mettre la France et son avenir au-dessus des guerres picrocholines qu'ils mènent pour satisfaire leurs égos démesurés.

    Cette campagne commence à nous plaire : un deuxième tour avec François Fillon entouré uniquement de Sens commun et du PCD, tous les juppéistes et autres UDI l'ayant courageusement lâché, face à une Marine Le Pen, défendant la ligne Marion... Là, au moins, la victoire idéologique de la droite serait claire et nette ! 

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Emmanuel Macron dans les pas de Christiane Taubira

    (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : En matière de « réforme sociétale », comme dit maintenant pour ne pas nommer les choses, Emmanuel Macron a enfilé les bottes de Christiane Taubira. C’est particulièrement clair sur la question de la GPA, la Gestation pour autrui, autrement dit l’ignoble pratique des « mères porteuses ».

    En plein débat sur le mariage homosexuel et ses conséquences en matière de filiation, Christiane Taubira, alors garde des Sceaux, avait envoyé une circulaire aux juridictions en date du 25 janvier 2013 dans laquelle elle leur demandait de délivrer des certificats de nationalité française aux enfants nés de GPA à l’étranger bien que la loi française interdise formellement cette pratique. Pas grave pour le ministre de la Justice de donner pour consigne d’enfreindre la loi !

    Dès cette époque, d’éminents juristes avaient dénoncé un premier pas du gouvernement socialiste vers une légalisation de la GPA. Las, si la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France en juin 2014 et si la Cour de cassation a suivi en juillet 2015 en adaptant sa jurisprudence aux consignes de Mme Taubira, le président Hollande et son gouvernement ne sont pas allés plus loin durant tout le reste du quinquennat au grand dam des associations homoparentales décidées à permettre la GPA en France. L’élection présidentielle approchant à grands pas, Emmanuel Macron a remis le débat sur le tapis dans un entretien au magazine homosexuel Têtu paru lundi dernier.

    Le candidat d’En Marche !, qui avait récemment affirmé que la « France opposée au mariage pour tous » avait été humiliée, aurait dû adopter une position ferme contre la gestation pour autrui. Pas du tout !

    Comme à son habitude, le candidat de l’« extrême centre » comme d’aucuns le surnomment avec ironie, s’est montré équivoque sur la question de la GPA.Selon lui en effet, « ce sujet soulève un débat philosophique sur la capacité à disposer de son corps et à le marchandiser, […] un débat impossible à trancher » !

    Même s’il dit ne pas être « favorable à autoriser la GPA en France ». il ajoute aussitôt qu’« en revanche, il faut permettre la reconnaissance née par GPA à l’étranger », car, à ses yeux, « on ne peut pas les laisser sans existence juridique. Ces enfants participent d’un projet d’amour » (sic). C’est pour cette raison qu’il a l’intention de « compléter la circulaire Taubira ».

    La Manif pour tous a immédiatement dénoncé via son compte Twitter un « argument fallacieux » puisque l’existence juridique d’un enfant né à l’étranger ne repose pas sur la nationalité de ce dernier. Macron serait‑il ignorant ou cynique ?

    Aude Mircovic, maître de conférences en droit privé et porte‑parole de l’association Juristes pour l’enfance, penche pour la seconde option. Dans une tribune publiée hier par Figarovox intitulé « Macron et la gestation pour autrui : la grande hypocrisie », elle accuse l’ancien ministre de l’Economie d’« inventer une illusoire injustice à laquelle pourrait seule remédier la reconnaissance de la GPA à l’étranger d’abord et, nul n’est dupe, en France très bientôt pour « arrêter l’hypocrisie » » , ajoutant :

    « Pour mieux promouvoir la GPA, Emmanuel Macron s’engouffre à son tour dans cette voie éculée du mensonge mais qui fonctionne si bien qu’il aurait presque tort de s’en priver. »

    Alors, Macron, Taubira, même combat ? Un autre point commun au moins les relie : l’un et l’autre ont reçu le soutien de Pierre Bergé, ce qui est tout sauf anecdotique.

    http://fr.novopress.info/

  • Vive l'Europe - Ils ont tué ma fille au Bataclan - Patrick Jardin & Daniel Conversano

  • Bercy s’affole : dans les centres-villes qui se meurent, on vote FN !

    Volets clos, vitrines souillées par des tags et des affiches à demi arrachées, courrier entassé sous la porte, feuilles mortes et gravats derrière le rideau baissé que le temps a rouillé, et partout les mêmes panneaux : « À louer », « À vendre », « Bail à céder »

    Les centres-villes se meurent, pour beaucoup sont déjà morts.

    Chagny, Autun, Romorantin, Alençon, Châtellerault, Albi, Aurillac… partout, la mort du petit commerce et la vie qui se retire, inexorablement, dans des sites qui ont fait l’Histoire de notre France profonde. Les rues piétonnes en centre-ville sont partout, ou presque, celles de la désespérance, et le visiteur qui croyait, justement, y retrouver le foisonnement des hommes et de l’Histoire n’y croise plus qu’une tristesse mortifère.

    Des années qu’on évoque ce problème, des années que la puissance publique fait la sourde oreille, des années que les politiques publiques vont à l’encontre de nos intérêts pour préserver les leurs. Les rapports se sont succédé, de plus en plus alarmants, jusqu’au dernier (471 pages !) remis au gouvernement cet automne, intitulé « La revitalisation commerciale des centres-villes ».

    Alertée – enfin ! – par le contenu, la secrétaire d’État au Commerce, à l’Artisanat, à la Consommation et à l’Économie sociale et solidaire organisait, le 28 février à Bercy, des « Assises pour la revitalisation économique et commerciale des centres-villes ».

    C’est que la situation, dans nombre de villes moyennes (entre 10.000 et 100.000 habitants), est catastrophique, sinon désespérée car on est aujourd’hui à un tel niveau de désertification des commerces qu’il semble bien difficile de recréer la moindre activité. La faute à qui ? La faute à 20 ans de politique absurde que l’on peut résumer en quelques mots : « construction frénétique de zones commerciales périphériques ».

    Là-dessus, les grandes villes seraient épargnées, nous dit-on. Vrai et faux à la fois.

    En effet, sorti des quartiers bobos où ne survivent que des commerces de bouche pour CSP++ (restaurants et épiceries bio, principalement), les artères se vident. Allez faire un tour dans les arrondissements bourgeois de Paris, XIVe, XVe ou XVIe et comptez les rideaux baissés et les fonds qui cherchent preneur, vous serez étonnés.

    On nous explique que jusqu’à 5 % de commerces en vacance, on est dans « le frottement conjoncturel », les problèmes sérieux commençant au-delà. Or, « le taux de vacance moyen (établi sur un panel de 190 villes en France) est passé de 6,1 % en 2001 à 10,4 % en 2015 », note le rapport. À cette date, « 7 % de centres-villes des villes moyennes ont un taux inférieur à 5 %, 38 % ont un taux de vacance commerciale situé entre 5 % et 10 % et 55 % ont un taux supérieur à 10 %, contre seulement 27 % dans les grandes villes ».

    Les raisons profondes d’une telle situation peuvent évidemment varier d’une ville à l’autre, mais elles relèvent globalement toutes du même phénomène : on a, partout, compensé la désindustrialisation par du tertiaire surdimensionné. Partout l’on a favorisé des centres commerciaux surdimensionnés, notamment, comme le relevait Marie Viennot sur France Culture, parce que « les autorisations d’implantations sont données par des commissions où siègent les élus qui sont des machines à dire OUI à plus de 90 % ». Chaque élu veut sa zone commerciale dont il est persuadé, souvent à tort, qu’elle sera pourvoyeuse d’emplois.

    Si l’on s’inquiète fort, tout à coup, de cette situation pourtant dénoncée régulièrement depuis bientôt dix ans, c’est qu’une enquête IPSOS a mis, l’an dernier, « en évidence un lien entre le vote Front national et la désertification des centres-villes ». On évoquera, ainsi, le cas de Béziers, ville qui détient le record de France des commerces abandonnés (24 %), situation qui a pesé fort dans la récente élection de son maire Robert Ménard, proche du FN, lequel s’est donné pour mission de ramener la vie au cœur de sa ville…

    Un article du journal L’Opinion titrait, l’an passé : « Désert français, Eldorado du FN. » Il aura fallu cela pour faire bouger Bercy…

    http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/bercy-saffole-centres-villes-se-meurent-on-vote-fn,316851