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  • L’engagement syndicaliste s’accompagne du combat identitaire (entretien avec Roberto Fiorini)

    On présente ici un entretien avec Roberto Fiorini, réalisée le 6 novembre 2015, préalablement à sa conférence donnée dans le Comté de Nice. 

    Nice Provence Info : Quel est votre sentiment sur la crise migratoire que l’Europe traverse actuellement ? 

    Roberto Fiorini : Tout d’abord, il faut se poser les bonnes questions. La première est celle des moyens mis à disposition de ces populations pour arriver en Europe. Comment se fait-il qu’elles puissent violer les frontières aussi aisément et que des moyens de transports comme des bus par exemple soient mis à leur disposition ? Comment passent-elles d’un poste frontière fermé à un autre ouvert. Qui les informe ? 

    Tout cela arrive avec la complaisance politique et économique de l’Allemagne, véritable tête de pont de cette immigration de masse, motivée par des raisons purement comptables. Ce pays connaît un déficit démographique important qui ne lui permettra pas d’assurer le paiement de ses retraites. Les technocrates qui la gouvernent sont donc persuadés qu’il suffit d’assurer le remplacement de la population « de souche » par des travailleurs immigrés. Cette vision économique ne tient pas compte des facteurs sociaux et identitaires, comme le montre la situation dans de trop nombreux pays d’Europe. En outre, le modèle social de l’Allemagne est réduit à peau de chagrin et le capitalisme a très bien compris que cette immigration de masse permettra de faire sauter les dernières barrières sociales. Le patronat déjà réclame la suppression du SMIC… qu’ils n’ont pas encore mis en place, au prétexte de faciliter leur intégration. Immigration arme du capital pour faire baisser les salaire. 

    Nice Provence Info : Quid de l’intégration de ces populations alors ? 

    Roberto Fiorini : Michèle Tribalat, de l’Institut national d’études démographiques, a récemment mis en avant la fin du modèle français d’assimilation. Elle qui a tant voulu y croire, elle regarde désormais la réalité en face. Elle estime que l’afflux d’immigrés n’est plus supportable, mais  surtout, que les immigrés ne veulent pas s’intégrer, ce qui pose d’énormes problèmes cultuels et culturels. 

    J’ajouterai que nous n’assistons aujourd’hui qu’à l’arrivée de l’avant-garde, puisqu’un quart de la population mondiale sera africaine en 2050. Cette population devrait doubler et atteindre 2 milliards à cette échéance. À l’inverse, la population européenne devrait avoir perdu 20 millions d’habitants en 2050. Elle sera remplacée sur son propre sol, et en plus sera vieillissante. Il est temps de prendre conscience que « l’avenir prend racine dans le présent ». 

    Nice Provence Info : Vous ne prenez pas en compte le drame humain ? 

    Roberto Fiorini : J’en tiens d’autant plus compte que je suis fils d’immigré italien. Mais mes parents étaient venus chercher du travail, pas des aides sociales. 10 % seulement de l’immigration est une immigration de travail : les 90 % restant pèsent sur les comptes sociaux. C’est un débat interdit : pour autant, il faut être lucide et admettre que l’on a une population de souche déjà en grande difficulté. Économiquement, l’intégration de ces populations est tout simplement impossible. Et de toute façon dans leur majorité,  ils ne le veulent pas ! C’est pour cette raison qu’il faut désormais privilégier l’argument identitaire sur l’argument émotionnel. 

    Je ne crois pas à un scénario de  décroissance ou de remigration en l’état actuel des choses. Tant que les gens ne sont pas confrontés à la réalité des choses,  ils ne peuvent pas avoir de réaction. Et quand cela arrive, il est souvent trop tard pour réagir. 

    À un problème global, il ne peut y avoir que de solution globale. L’Afrique est en réalité un continent très riche pillé par une oligarchie, et il serait temps que ce continent et ses différents peuples prennent en main leur destin et leur histoire. Malheureusement, je pense que l’oligarchie n’a pas pour dessein de rendre la liberté et l’autodétermination à l’Afrique. L’histoire est là pour en attester. Alors il faudra que cela passe par la violence des peuples, car la démocratie est sous contrôle. 

    En outre, je pense que l’oligarchie capitaliste et mondialisée a tout à gagner dans la destruction de la spécificité des peuples à commencer par les peuples de l’Europe car leur histoire est celle d’une perpétuelle résistance :

    • Résistance à l’environnement : l’Européen a dû sans cesse s’adapter à son milieu et notamment à la longue nuit d’hiver (réussir à passer l’hiver pour être vivant l’année d’après). 

    • Et résistance aux diverses formes d’oppressions sociale et économique (révolutions, jacqueries et autres révoltes paysannes, etc.)

    Cette révolte permanente n’entre pas dans la tradition de l’homme oriental, et l’on peut constater aujourd’hui que ces populations fuient leur pays au lieu de se battre pour gagner leur liberté. 

    L’enjeu est donc de mettre fin à la cupidité et à la mainmise d’une très petite partie de la population mondiale sur les richesses de l’Afrique et du reste du monde. N’oublions pas que quand on parlait d’effacer la dette des Africains, cela nous semblait loin. Désormais nous sommes nous aussi dans la nasse.

    Autre précision de taille : le projet multiculturel global passe par la destruction des identités et de la diversité : en refusant de nous métisser nous seuls les seuls véritables défenseurs de la diversité des peuples. Mais Big Brother est habile dans sa communication. 

    Nice Provence Info : Quelle doit donc être la réaction de l’Europe ? 

    Roberto Fiorini : Il faut verrouiller la Méditerranée et rétablir de vrais contrôles à nos frontières comme le font les États-Unis et Israël par exemple. Chacun doit s’occuper de sa propre démographie. Pour ce qui est des pensées humanitaires, personne n’en a le monopole ni l’exclusivité. Nous ne sommes pas moins humains que les autres, nous pensons simplement qu’il y a des limites à notre générosité, et que si notre hospitalité n’est pas respectée, alors il faut en tirer les conséquences. Si l’Europe veut survivre, et mettre fin au pillage économique qu’elle subit, elle devra mettre en place un protectionnisme économique. Un protectionnisme européen bien pensé était réclamé en son temps par Maurice Allais, prix Nobel d’économie. Cela sonnera le réveil d’une Europe mettra fin au pillage généralisé de nos entreprises et de nos richesses. 

    Nice Provence Info : Revenons à l’action syndicale pure. Quel est son avenir compte tenu notamment de la diminution constante des effectifs syndiqués ?

    Roberto Fiorini : Je pense qu’il s’agit d’un faux argument propagé par ceux qui veulent salir le monde ouvrier. Cette situation résulte d’un choix fait après-guerre. En France, que tu sois syndiqué ou pas, tu bénéficies des accords de branches conclus entre les organisations syndicales patronales et salariales. Dans d’autres pays, le taux de syndicalisation est plus important certes. C’est le cas de la Belgique avec un taux de 54 %, conséquence du « Système de Gand ». Le système de Gand est un système de relations professionnelles où l’appartenance à un syndicat conditionne l’accès à certains droits sociaux tels que l’assurance chômage ou l’assurance maladie. Il y a donc un taux de syndicalisation plus fort car ce sont les syndicats qui reversent l’assurance chômage. De même, aux États-Unis, pour bénéficier des avantages obtenus par les syndicats, il faut être syndiqué. Vous observerez au demeurant que les syndicats patronaux comptent aussi peu de syndiqués en France et que pourtant ils donnent des leçons à tout le monde… 

    Dans leur ensemble les salariés ne se tournent pas spontanément tant qu’ils ne sont pas menacés. Par contre ils sont bien contents de trouver des hommes et des femmes dévoués pour leur venir en aide lorsque la rigueur frappe. 

    Au demeurant, je pense que le capitalisme libéral fait tout pour jeter l’opprobre sur les syndicats de salariés dont la mission est de s’assurer du respect du droit du travail. Rien ne doit entraver la « main libre du marché », alors tuons le droit du travail et ceux qui le font respecter.

    Nice Provence Info : N’y a-t-il pas une différence entre les petits patrons et les grandes multinationales dans les relations patron-salariés ?

    Roberto Fiorini : Effectivement, on a un  régime à deux vitesses. D’une part, les multinationales dont les actionnaires poursuivent un résultat boursier. Les gouvernements successifs sont à leurs ordres. Ceux-là mènent la lutte des classes et poursuivent la déréglementation constante du droit du travail (travail nocturne et dominical, baisse des salaires,  etc.). Un patron de petite entreprise essaye déjà de survivre, et c’est souvent un crève-cœur que de devoir se séparer d’un des siens. Pour ces entreprises, artisans et commerçants, la taxation sur les bénéfices est proche de 30 %. Les multinationales ne le sont qu’à 8 % ! Vous comprenez qui est aux ordres de qui ? C’est pour cela que le  libéralisme contrôle le processus démocratique. La musique doit continuer. 

    L’économiste autrichien Friedrich von Hayek a parfaitement expliqué que la suppression des interventions sociales et économiques publiques, incarné dans la théorie libérale  de  l’État minimal, est un moyen d’échapper au pouvoir de la classe moyenne qui contrôle le processus démocratique. La classe moyenne peut ainsi imposer des politiques de taxation fiscales puis de redistribution. Par conséquent, l’objectif est d’affaiblir cette classe moyenne en la paupérisant, mais pas trop, afin qu’elle ne conduise pas la rébellion. Le grand capital est en train de gagner cette lutte des classes, qu’elle est par ailleurs la seule à mener, car les autres « internationalistes, ou altermondialistes » rêvaient de redistribution à travers une autre mondialisation. Ils ont perdu, et les peuples payent la facture.

    Nice Provence Info : Pourquoi les syndicats semblent-ils si passifs aujourd’hui ?

    Roberto Fiorini : La réponse se trouve dans le processus de construction de l’Union européenne qui a été accompagné par quasiment tous  les syndicats et même Lutte Ouvrière. Ils ont cru à la supranationalité du droit syndical, et trop souvent celui-ci est insuffisant. Ce faisant, ils se sont passés la corde au cou et demeurent aujourd’hui impuissants face aux dérives capitalistes et technocratiques de cette supranationalité bruxelloise. Ils n’ont d’autres choix que de subir les règles de la mondialisation économique dérégulée et sans entraves, après avoir sacrifiés les nations et le système des frontières fermées. Les salariés et les entreprises crèvent de cette concurrence déloyale. Et les syndicats sont des acteurs impuissants qui essayent localement de retarder la chute. 

    L’Europe vit une réelle offensive néolibérale. Mais on peut cependant faire du syndicalisme intelligemment. C’est pour cela qu’il faut s’engager localement et combattre pour  aider ceux qui souffrent. En faisant cela on contribue à notre échelle, à mettre en place un  ordre social plus juste. Et puis on réapprend à se battre pour les autres. L’altruisme est véritablement la tare du camp national, identitaire ou patriote. S’engager, avec discipline, sans rien attendre en retour. C’est déjà beaucoup.

    Dans nos entreprises, localement, on peut être raisonnable et signer des accords, si l’accord est gagnant/gagnant . Mais l’offensive libérale, voulue par Macron et Hollande à travers la rapport Combrexelles, propose le remplacement de la hiérarchie normative d’essence pyramidale par l’accord d’entreprise avec toutes les inégalités que cela peut entraîner. Pour faire simple ils voudraient qu’un accord signé dans l’entreprise soit plus fort que le code du travail ou que la convention collective ! Exit l’égalité entre les salariés et les entreprises, et bonjour la concurrence entre les salariés. Le danger est énorme !

    L’offensive avait commencé dès 2013, avec l’Accord national interprofessionnel  de janvier 2013 prévoyant la conclusion d’accords majoritaires pour établir un plan de sauvegarde de l’emploi en matière de  licenciements économiques. Ces accords dits « défensifs » prévoyaient de permettre la baisse des salaires si l’entreprise allait mal.

    Désormais, la déconstruction sournoise du droit du travail  est encore plus forte avec  la loi Macron (passée en force grâce au 49.3), qui autorise dorénavant les entreprises à passer des accords offensifs qui permettent de baisser les salaires même si l’entreprise va bien. Tout cela est rendu possible si des syndicats le signent localement. Voilà pourquoi j’invite vos lecteurs à s’intéresser aux questions syndicales dans les entreprises privées !

    Enfin, on peut citer le projet de traité transatlantique en cours de négociation entre l’Europe et les USA qui prévoirait la possibilité pour une multinationale d’attaquer la France ou l’Union européenne devant un tribunal arbitral international privé. On assiste réellement à une contre révolution néo-libérale, en vue de nous déposséder du pouvoir de légiférer, et de transférer cette compétence aux entreprises, c’est très grave.

    Nice Provence Info : Que vous inspire alors la directive « Bank Recovery », transposée discrètement par une ordonnance du mois d’août 2015 ? Rappelons que cette directive dite BRRD permet la ponction des comptes bancaires au-delà de 100 000 euros en cas de difficultés ou en cas de faillite de la banque. 

    Roberto Fiorini : Cela s’inscrit dans la droite ligne que ce que nous avons précédemment dénoncé. En réalité, cette directive est le fruit d’une dictature économique et financière. Chypre a été le laboratoire de ce qui est aujourd’hui étendu à l’ensemble de l’Europe avec la directive « Bank Recovery ». Toutes velléités de rébellion des Chypriotes ayant été asséchées par la tutelle/contrôle/Diktat bancaire de la BCE. L’Union européenne en a conclu qu’elle pouvait étendre cette mesure à l’ensemble des pays de la Zone euro. Ce qui est « dictatorial », c’est que la finance se fait voter les lois dont elle a besoin, pour se sauver. Elle et elle seule. Si vous êtes entrepreneur dans le commerce, l’agriculture, l’industrie ou le bâtiment, vous ne bénéficiez d’aucun système pour vous sauver… Votre seul droit est de payer, et de voter pour être mal représenté. 

    La finance est  endettée au-delà de l’imaginable, mais voudrait nous faire croire que tout est sous contrôle. L’économie ne repart pas car les 2 000 milliards imprimés par la BCE n’ont pas été réinjectés dans l’économie réelle, pour créer de l’investissement ou des emplois. Cet argent sert à renflouer la finance. Alors, on nous dit que tout va bien, mais l’image à retenir est celle d’ une cordée en alpinisme. Si la Grèce ou une banque fait faillite, ce sont tous les autres pays de la Zone euro qui  tombent, car ils ont tous acheté de la dette du voisin. 

    Nice Provence Info : Oui, mais cette directive touche peu de personnes puisqu’elle fixe un plafond à 100 000 € ? 

    Roberto Fiorini : C’est une technique largement éprouvée au niveau de l’Union européenne. D’abord, on plante le clou (on fait admettre le principe pour les plus riches) avec une assiette étroite, et on l’enfonce petit à petit en élargissant cette assiette aux plus humbles qui n’y voient que du feu. Face au prochain danger de séisme  de l’économie mondiale, on fera admettre au bon peuple qu’on va puiser dans son argent, sinon ce sera le chaos. On est donc clairement dans une dictature économique où une minorité se fait voter les lois dont elle a besoin. 

    C’est exactement le même mécanisme avec la dette perpétuelle. Nous sommes éternellement prisonniers de l’usure et donc de la dette grâce à la loi du 10 janvier 1973, perpétuée  dans les textes européens. Des générations entières payent des intérêts alors que nos banques nationales ou notre épargne a très bien fait l’affaire pendant la période d’après-guerre. Depuis nous nous sommes soumis à  la théorie libérale et nous sommes esclaves des rentiers de l’usure. On tape souvent sur le peuple, qualifié de parasite social. N’oublions pas que les parasites en cols blancs font bien plus de mal. Nos démocraties leurs servent la soupe, et ne servent qu’à maintenir l’ordre établi.

    Nice Provence Info : Une fois que l’on en a conscience de tout cela, que fait-on ? 

    Roberto Fiorini : On commence par devenir un missionnaire en informant et en éveillant les consciences. Il ne sert donc pas à grand-chose d’être passéiste, il faut être révolutionnaire et plaider pour une économie protectionniste où l’usure serait interdite dès le premier pour cent. L’objectif final étant de combattre toutes les idéologies et tous ceux qui veulent nous asservir à l’économie, qu’ils se disent capitalistes ou communistes. L’avenir des  hommes doit passer avant celui de l’argent. 

    Nice Provence Info : Merci Monsieur Fiorini. 

    • D’abord mise en ligne sur Nice Provence Info, le 27 novembre 2015.

    http://www.europemaxima.com/?p=4620

  • VIDEO. Régionales : l'"extraordinaire surprise" de Marion Maréchal-Le Pen largement en tête en Paca

    La candidate Front national en Provence-Alpes-Côte d'Azur est arrivée loin devant les listes de droite et de gauche.

     
    FRANCE 2

  • Marine Le Pen sur i>Télé Le Pen sur RTL

    Marine Le Pen, tête de liste en région Picardie Nord-Pas-de-Calais, était l’invitée de Bruce Toussaint sur i>Télé.

  • Abstention en baisse mais toujours importante à 49%

    Résultats quasiment définitifs du Ministère de l'Intérieur (nombre de voix et part des votants) :

    • Front National 6 017 182 27,96%
    • Liste Union de la Droite 5 785 077 26,89%
    • Liste Union de la Gauche 5 019 690 23,33%

    Le FN se classe premier dans six régions métropolitaines :

    • Nord-Pas-de-Calais-Picardie,
    • Provence-Alpes-Côte d'Azur,
    • Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne,
    • Centre,
    • Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
    • Bourgogne-Franche-Comté. 

    Les Républicains et leurs alliés centristes sont en tête dans quatre régions :

    • Île-de-France,
    • Normandie,
    • Pays de la Loire
    • Auvergne-Rhône-Alpes. 

    Le Parti socialiste et ses alliés sont en tête dans trois régions :

    • Bretagne,
    • Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes,
    • Corse.

    Le FN fait bien mieux qu'aux européennes de 2014 (24,9 %) ou qu'aux départementales de mars (25,2 %). En six ans, le parti a presque triplé son score électoral puisque les listes FN avaient recueilli 11,4 % aux régionales de 2010.

    Le bloc de droite et du centre a réalisé une contre-performance puisque Nicolas Sarkozy et ses alliés sont en recul, huit mois après les départementales où les candidats UMP-UDI et du MoDem avaient cumulé 29,5 %. En 2010, les listes UMP-UDI avaient recueilli 26 %, celles du MoDem 4 %... Nicolas Sarkozy a prôné le "ni-ni" : ni fusion avec la gauche ni retrait au profit de la gauche. Stratégie contestée par les centristes qui préfèrent faire gagner la gauche que le FN.

    Réuni en bureau national dans la soirée, le Parti socialiste a décidé «à l'unanimité» de retirer ses listes dans trois régions : Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et Provence-Alpes-Côte d'Azur. En Paca, le candidat PS Christophe Castaner a d'abord annoncé qu'il refusait de se désister au profit de la droite, mais en fin de soirée, il a fini par obéir au patron de son parti et accepté l'idée d'un retrait de sa liste PS. Que lui a-t-on promis en échange ?

    En revanche, en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, le socialiste Jean-Pierre Masseret (16%) a dit écarter tout retrait et toute fusion «qui n'aurait aucun sens» au second tour. 

    «Je maintiens ma position, il n'est pas question qu'il n'y ait pas d'élus de gauche».

    A Nice, le PS l'a mauvaise :

    Quant à l'abstention, elle s'est tout de même élevée à 49,1%, ce qui est beaucoup mais un peu moins qu'en 2010 (53,7%).

    Capture d’écran 2015-12-07 à 07.09.10

    Michel Janva

  • Retrait du PS en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie au profit de la fausse droite Les Republicains

    Jean-Christophe Cambadélis, sans doute en concertation avec le président François Hollande et le premier ministre Manuel Valls, a donné l’ordre aux listes PS de PACA, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine de se retirer pour faire barrage au Front National.

    Nicolas Sarkozy quant à lui a refusé tout déistement en faveur de la gauche. Cette décision est d’autant plus absurde qu’elle ne devrait pas empêcher le FN de conquérir la PACA et Nord-Pas-de-Calais-Picardie où Marion Maréchal Le Pen et sa tante ont dépassé les 40%.

     

    http://www.medias-presse.info/retrait-du-ps-en-paca-et-en-nord-pas-de-calais-picardie-au-profit-de-la-fausse-droite-les-republicains/45156

  • La manipulation de l'opinion a encore progressé

    Retrouver l'enregistrement de ces chroniques sur le site de Lumière 101

    Ton dominant des discours politiciens ce 6 décembre, il faudra s'en souvenir : le grand problème de la France ce n'est pas le terrorisme islamique, ce n'est pas le chômage, ce n'est pas le déclin de l'économie, du pays et de sa culture – attention : constater le phénomène vous expose à l'accusation de "déclinisme". Car ce mot curieusement construit donne à penser que les Cassandres qui dénoncent le danger en sont les adeptes.

    Non, décidément, la question qui préoccupe les politiciens ce n'est pas : que faire pour le pays qui les entretient, pour la région, pour l'Europe, ses constitutions branlantes et ses frontières passoires.

    Le problème présenté pour prioritaire se pose ainsi : comment faire face à la poussée d'un mécontentement et d'un dégoût qui se traduisent par le taux très élevé d'abstention et par la poussée du vote protestataire.

    Qu'on ne vienne pas dire à ce sujet que le parti qui en recueille les suffrages menace la république. En dehors, en effet, d'une légère tendance dynastique, dont ni ses électeurs ni les lecteurs de la presse dite pipole ne semblent tellement se préoccuper, jamais en plus de 40 ans d'existence ce parti n'a cherché ni à remettre en cause la constitution, – que les autres réforment régulièrement au gré de la lubie du jour, – ni à troubler l'ordre public par des mobilisations de rue. On constatera même que son tropisme constant consiste à se démarquer de manifestations comme celles qui s'opposaient à la loi de dénaturation du mariage.

    On peut le déplorer, on doit le constater.

    En ce lendemain de premier tour, on ne peut pas dire pourtant que la classe politique et les manipulateurs des médias ont été pris par surprise. Pour une fois en effet les grandes lignes des sondages se sont retrouvées dans les urnes, y compris quant au taux d'abstention, et bien entendu quant au processus de tripartition de l'électorat coupé en trois grandes masses.

    Ne parler d'ailleurs que des trois blocs est une forme de désinformation.

    Après avoir tenté de vaincre le caractère soporifique de l'exercice, votre serviteur, privé de son feuilleton canadien du dimanche soir, avoue avoir regardé de loin en loin la couverture télévisuelle de ce qu'on appelait autrefois une soirée électorale. La continuité du traitement avait quelque chose de consternant, au point qu'il est difficile d'imaginer que les bureaux de l'Élysée n'y étaient pas cosntamment à la manœuvre.

    Je déduis de ces observations que ce n'est pas par inadvertance que [la plupart] de nos politiciens ont sombré dans cette indécente médiocrité esquissant ou suggérant pour certains d'entre eux des magouilles fusionnelles, qui heureusement ne semblent pas se dessiner. On a pu parcevoir le fond de leur proposition pour l'avenir, c'est-à-dire en l'occurrence leur néant.

    Tous ceux qui, par exemple, ont parlé de fusion des listes ont montré leur mépris profond pour les électeurs et leur absence totale de convictions que leurs incantations républicaines ne peuvent plus dissimuler.

    J'avoue enfin que ce spectacle en lui-même n'a fait que renforcer les sentiments que m'inspirent leurs discours lamentables et, plus particulièrement encore, tous les pitres des moyens de désinformation sous contrôle du CSA, c'est-à-dire du pouvoir d'État.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/

  • UMPS : tous unis pour se diviser contre le FN !

    On aura compris ce soir que la priorité de tous les partis politiques “républicains” ne consistait pas à lutter contre le chômage et l’immigration de masse, à la paupérisation et au terrorisme grandissant, mais… seulement, contre le Front national.
    Dans le plateau-télé électoral de ce dimanche soir, il y a fromage et dessert, mais surtout manque le plat principal : le Front national ; ectoplasme qui plane dans les studios, mais assez peu représenté en chair et en os, à la notoire exception de Bruno Gollnisch, qui délivre un assez magistral cours de marxisme à Pierre Laurent et d’un David Rachline, jeune sénateur et maire de Fréjus. Il est vrai que les têtes de liste frontiste sont sûrement mieux occupées, chacun dans leurs locaux de campagnes.
    Pourtant, le Front national, grand absent subliminal, est présent partout. Pour que les commentateurs et politiciens aient tout loisir de s’alarmer de ses résultats des plus flatteurs, déjà. Et ensuite sur la conduite à tenir à son endroit, lors du second tour de dimanche prochain. Fusion des listes ? Retrait de telle ou telle liste ? Triangulaires entre plusieurs listes ? Et à chaque fois, cette interrogation : le soleil continuera-t-il de briller en plein jour sur ces six régions susceptibles de tourner en orbite lepéniste ? Seront-elles bientôt englouties par les fumerolles et les éruptions volcaniques, les crues du Nil et les invasions de sauterelles ?

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  • 28 % des voix, en tête dans 6 régions, le FN rafle la mise au 1er tour des régionales

    La victoire du FN était annoncée, restait à connaître son ampleur. En tête dans 6 régions sur 13, en bonne place pour l’emporter au second tour dans deux d’entre elles, le FN confirme sa dynamique.

    Au premier tour des élections régionales, le parti de Marine Le Pen a capté 27,2 % des suffrages, devançant la droite (27 %) et le PS (23,5 %). Son résultat dépasse tous les pronostics, lui qui faisait 11,42 % au niveau national à l’issue du premier tour des précédentes régionales.

    Le Front national arrive en tête dans six régions au premier tour, confirmant son implantation nationale, en dehors de ses traditionnels bastions sudistes et nordistes, ou Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal Le Pen récoltent chacune 40,6 % des voix. C’est notamment Florian Philippot qui a créé la surprise en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine avec 36,06 % des voix, mais aussi Louis Aliot en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées et Sophie Montel en Bourgogne et Franche-Comté avec 31 % chacun.
    Au cours de sa conférence de presse, Marine Le Pen n’a pas parlé une seule fois du Front national. Elle parle désormais de « mouvement national ». Les prémices d’un changement de nom du parti ?

    Au vu de sa gestion catastrophique tant au plan national que local, le PS limite la casse à environ 23 % des suffrages au niveau national. Il n’est en mesure de l’emporter que dans deux régions : Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Bretagne. Confirmant le souci qu’il a des « vraies priorités », le Parti Socialiste a annoncé que l’urgence était de faire barrage au Front National, se retirant de trois régions où il arrive en troisième position : Nord, PACA et Alsace. Couac pour cette dernière, où le candidat Jean-Pierre Masseret a annoncé refuser de suivre la consigne de Jean-Christophe Cambadélis. Une stratégie suicidaire, puisque la seule force de ce parti résidait dans son implantation locale et que le retrait du scrutin signifie l’absence de tout représentant dans les instances régionales concernées pendant cinq ans. Suicidaire aussi parce qu’elle consacre le divorce entre le peuple et ce parti

    Quant aux Républicains, ils réalisent un score médiocre au vu du boulevard qui s’offrait à lui, avec un peu plus de 27 % au plan national. Le parti de Nicolas Sarkozy refuse cependant de se faire « hara-kiri » et de jouer la carte du « front républicain » contre le FN. Pas sûr que cela suffise pour convaincre les électeurs frontistes de « voter utile » dans les régions ou LR est en tête face au PS, tant les compromissions entre ces deux partis et l’antagonisme entre la droite « modérée » et la droite nationale remontent loin. Les Républicains sont en tête dans quatre régions de métropole : Ile-de-France, Normandie, Pays-de-Loire et Auvergne Rhône-Alpes.

    Le second tour reste toutefois lourd d’incertitudes, le premier parti de France restant celui des abstentionnistes, avec 49 % (53,6 % en 2010). Parmi les régions qui ont obtenu le plus fort taux de participation, on retrouve notamment celles où le Front national a les moyens de l’emporter au second tour.

    http://fr.novopress.info/195846/28-voix-en-tete-6-regions-fn-rafle-mise-au-1er-tour-regionales/#more-195846

  • 10 décembre Place Vendôme, les Sentinelles n'oublient pas...

    12342705_1135730229807065_112644889643059289_n (1)Les Sentinelles n'oublient pas …

    La veille du 20 novembre a été annulée, en raison des événements qui affligent notre nation. Elle devait permettre, en ce jour international des droits de l'enfant, de rappeler l'attachement viscéral des sentinelles à ce droit fondamental qu'a chacun d'eux de connaître et d'être élevé par son père et sa mère, tant que les circonstances de la vie le permettent.

    Le 10 décembre est la journée internationale des droits de l'homme.

    Les sentinelles n'oublient pas qu'elles se sont levées d'abord contre l'injustice faite à un jeune homme, embastillé parce que son opinion avait l'heur de déplaire à un pouvoir pervers. Elles n'oublient pas non plus que sont menacés et bafoués tous les jours ces droits fondamentaux des enfants, évoqués plus haut, comme celui des femmes réduites en un esclavage procréatif indigne.

    Vous pouvez les rejoindre et veiller avec elles en respectant le silence, l'absence de toute pancarte, l'espace entre chacun, la dignité de la démarche et l'ordre public. Vous pouvez inviter vos amis à venir nous rejoindre. Vous pouvez aussi veiller à tout moment où cela vous est possible et témoigner par votre démarche de la détermination qui est la votre.  

    Cela ne présente aucun caractère obligatoire, mais vous pouvez aussi vous inscrire sur l'événement facebook. N'hésitez pas à suivre les sentinelles sur les réseaux sociaux : sur la page facebook  et sur twitter ou le hashtag #Sentinelles. 

    Des sentinelles

    Marie Bethanie