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actualité - Page 4298

  • 1er Forum de la Dissidence toutes les videos

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    Invitation :

    Résumé :

    Partie 1 :

    Partie 2 :

    Partie 3 :

    http://www.polemia.com/1er-forum-de-la-dissidence-videos/

  • [Communiqué] RÉGIONALES : LES ENJEUX

    L’union, faux débat

    Les élections régionales 2015 seront évidemment des élections biaisées : les assassinats du 13 novembre et leurs exploitation médiatique et politique vont bien sûr influencer le vote des électeurs, l’appel à l’union nationale pouvant se confondre avec la tentation de soutenir le parti au pouvoir – ou de présenter les autres partis comme des ennemis de la nation.

    Outre qu’un régime de partis est par essence un régime de désunion nationale, le parti au pouvoir a profondément contribué à discréditer l’idée de nation, d’une part, et à opposer les Français entre eux, d’autre part, autant par son action antérieure, systématiquement communautariste, que par les lois qu’il a promues depuis 2012, qui, sous prétexte d’égalité, ne cessent d’opposer pauvres et riches, hommes et femmes, Français et étrangers, agriculteurs et industriels, travailleurs et patronat, au point que l’abstention aux élections est devenue la règle en république française, dont la démocratie ne signifie que le gouvernement des élites, par les élites, pour les élites.

    Les régions, véritable enjeu

    C’est d’ailleurs dans une double logique électoraliste et européenne que François Hollande a procédé à un “découpage” aberrant, sur la base de la carte actuelle des départements (autrement dit, la France de 1790…), pour accoucher de pseudo-Landër allemands, ces “régions” ne renvoyant à aucune réalité sociale. Mais la France a vraiment besoin d’un échelon régional, parce que les Français ont besoin d’un pouvoir de proximité, qui ne soit ni le bras armé d’un pouvoir centralisateur, ni le reflet des perceptions parisiennes. Parce qu’il existe des réalités géographiques et historiques. Parce que les “petites patries”, comme disait Maurras, sont le lieu de l’enracinement, du temps long, de la vie. Les “pays” doivent être des réalités vivantes, fonction de leur histoire et de leur démographie, des réseaux de transport et d’énergie, des pôles de compétence, du tissu industriel et des ressources agricoles. Surtout, les régions doivent avoir de vrais pouvoirs (là où la réforme ne leur accorde rien qui soit certain ni rien qui soit fondamental) : autorité en haut, libertés en bas, les régions avec leurs parlements régionaux (représentant les métiers, les corps intermédiaires, les communautés) devraient pouvoir maîtriser leur stratégie économique et sociale, leur éducation scolaire, universitaire et professionnelle, leurs banques d’investissement régional, leur politique de santé, etc.

    Le vote, une nécessité

    Mais, dans un contexte brouillon et hystérique, ces élections ne proposent aux Français qu’un entassement de compétences dont certaines ne sont pas même encore définies, les élus et l’État promettant de miraculeuses économies pour demain mais alourdissant déjà les endettements publics. En l’état actuel de la réforme territoriale et du débat politique, les treize régions françaises n’offrent pas la possibilité d’une vie réellement meilleure, d’une réelle prise en compte des cultures locales, des flux économiques locaux. François Hollande, là comme ailleurs, a manqué le rendez-vous avec les besoins des Français et les nécessités du bien commun. L’Action française appelle néanmoins les Français à voter car la nationalisation des élections amène d’autres enjeux : faire arriver aux pouvoirs des équipes réellement animées par l’esprit du bien commun et non pas par les ambitions électoralistes, même si le cadre actuel ne leur permettra d’accomplir pleinement leur mission ; manifester l’existence d’un vote qui, au-delà des partis et des institutions, affirme la nécessité d’avoir d’abord, encore et toujours le souci de la France et des Français.

    Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Communique-de-presse-REGIONALES

  • Vers un coup d'état de l'oligarchie ?

    Lu ici.

    Après les élections régionales, qui devraient voir quelques régions passer au Front national, un scénario est particulièrement envisageable : L’extension de la répression vis à vis des milieux identitaires, nationalistes, patriotes, même si ces derniers ne représentent qu’une infime menace pour l’État vu le manque d’organisation et de détermination de ces milieux. Gardes à vue massive, interdiction de quitter le territoire, interdiction de toute manifestation contre l’immigration ou l’islamisation, assignations à résidence, tout est désormais possible.

    L’annulation possible des élections présidentielles de 2017 en raison d’une menace terroriste et de l’État d’urgence et l’annonce par François Hollande d’un gouvernement d’union nationale. Ce gouvernement républicain excluant le Front national qui deviendrait la seule force d’opposition, particulièrement ciblée par les services de l’Intérieur. Pas d’élections avant 2020 ou 2022, histoire de sauver ce qui n’est plus sauvable, et une répression féroce vis à vis du peuple français massivement dissident.

    Vous pensez ce scénario impossible ? C’est pourtant celui qui est appliqué en Suède depuis le début de l’année. C’est un scénario proche qui s’est joué en Grèce lorsqu’un gouvernement technique a pris le pouvoir.

    c'est totalement convergent avec cela.

    Paula Corbulon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/12/vers-un-coup-d%C3%A9tat-de-loligarchie-.html

  • Tout sauf des islamistes !

    MONDE (Présent 8497)

    8497P1.jpgIls sont indécrottables. Ils seront en train de se faire égorger aux cris d’« Allah Akbar » qu’ils continueront de gargouiller : « Pas de conclusions hâtives, pas d’amalgame »… Mercredi soir vers 22 heures, les journalistes de France Info commentant la tuerie de San Bernardino qui a fait 14 morts et 21 blessés dans un centre pour handicapés en Californie, s’empressaient, se précipitaient pour raconter vite, vite, que l’on était « presque sûr », « à confirmer néanmoins » que les tireurs étaient des « Blancs », « de race blanche » et le motif « personnel », « un coup de rage au cours d’un banquet » ! Et d’embrayer sur leur propagande habituelle contre la vente libre des armes aux États-Unis. Bientôt ils nous diront que la hausse des attentats est liée au réchauffement climatique.
    Dès le lendemain, comme tout le monde l’avait pensé en entendant l’analyse de France Info, tout désignait un attentat terroriste islamiste. La nature planifiée de l’attentat, le profil du couple (abattu par les policiers au cours d’un échange de plus d’une centaine de tirs), leurs liens avec des réseaux terroristes islamistes en Amérique et à l’étranger. Le FBI déclarant qu’il préférait avancer « lentement, mais en donnant des informations correctes ». Spéciale dédicace à nos confrères de France Info.

    Syed Rizwan Farook, Américain d’origine pakistanaise de 28 ans, inspecteur sanitaire et sa femme Tashfeen Malik, 27 ans, également d’origine pakistanaise et pharmacienne, tous deux équipés comme des sections d’assaut, étaient un couple de musulmans. Ils ont fait irruption en plein déjeuner de Noël et commis cet acte atroce après avoir embrassé une idéologie islamiste radicale.
    « Il était très religieux », dit de lui le père de Syed Rizwan Farook. Un « fervent musulman » qui priait deux à trois fois par semaine à la mosquée, jusqu’à ce qu’il arrête de s’y rendre il y a quelques semaines, symptôme caractéristique d’un agent dormant. Sa femme Malik était voilée de noir des pieds à la tête. Le FBI s’intéresse à un pèlerinage à La Mecque à l’été 2014 au cours duquel ils se seraient mariés après s’être rencontrés sur internet. Le couple venait de passer un mois en Arabie saoudite.

    Un arsenal de guerre (douze engins explosifs artisanaux et des milliers de munitions) a été retrouvé au domicile des deux tueurs. Farook avait été en contact avec cinq individus sur lesquels le FBI avait enquêté pour terrorisme, dont l’un lié aux islamistes somaliens Shebab et une autre au front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda.

    On le voit, c’est une grande incertitude qui pèse sur les motifs du massacre…

    Caroline Parmentier

    http://fr.novopress.info/

  • Un plan secret pour installer 500.000 « réfugiés » Syriens à partir de la Turquie… Viktor Orban s’insurge !

    Le triste constat est le ventre mou de l’UE face au maître chanteur Erdogan.
    « Nous ne pouvons pas accepter cela ! » proteste Viktor Orban. Selon lui, l’UE et Ankara travailleraient en coulisse à un plan, qui viserait à installer, en provenance de la Turquie, 400 à 500.000 « réfugiés » Syriens en UE. Cet accord devrait être rendu public cette semaine à Berlin, déclare M. Orban durant une rencontre avec les cadres dirigeants de son pays. Plusieurs États membres auraient tenu un sommet avec le gouvernement Turc, dimanche, afin de convenir de cet « accord en coulisse ».
    « C’est cette mauvaise surprise à laquelle l’Europe va devoir faire face » lance Orban. Il s’attend à de fortes pressions sur son pays, ainsi que sur la Pologne, la Slovaquie, la Tchéquie, afin d’accepter une partie des « réfugiés ». « Encore une fois, nous ne pouvons accepter cela », martèle le Premier ministre Hongrois. En dehors de cela, Budapest prévoit une plainte contre l’obligation décidée par l’UE, de recevoir des « réfugiés » selon un barème de répartition. Orban s’insurge depuis longtemps contre ce système de quotas. Ce genre d’accord avait déjà été évoqué lors du sommet de l’UE à Malte, mi novembre, mais avait été rejeté, précise Orban.

    Lire la suite 

  • On retrouve le planning familial dans toutes les manifestations aux côtés du parti communiste

    Caroline Parmentier a interrogé Louis Aliot, candidat FN dans la région sud, dansPrésent. Extrait :

    "Lors du débat organisé par la Manif pour tous à Toulouse, vous avez été ovationné et votre adversaire LR-UDI Dominique Reynié logiquement conspué. Sur l’attribution des subventions, vous avez affirmé qu’avec vous, il n’y aurait plus de soutien idéologique aux « associations communautaires ou anti-France ». Pouvez-vous nous donner des exemples ?

    Les subventions aux associations sont un secret bien gardé par les régions. On peut imaginer que la région, dont la compétence exclusive est le développement économique, l’entretien des lycées, la construction des lycées et des transports, n’a pas à être au chevet du MRAP, de la LICRA, de SOS-Racisme et de ces associations culpabilisatrices de la mémoire française. Le propre d’une association est tout de même de vivre de ses adhésions. Il y a des associations qui sont au service de l’intérêt général et il y a des associations qui sont des courroies de transmission du parti socialiste et du parti communiste. Celles-là doivent elles-mêmes en tirer toutes les conclusions. Elles ne peuvent pas en permanence lutter contre le Front national et une fois que nous gagnons des régions bénéficier en plus des subventions qu’on pourrait leur octroyer.

    Est-ce que vous dites vous aussi : « Pas un sou du conseil régional pour le planning familial ? »

    Je crois qu’en Midi-Pyrénées ce n’est pas le cas, il n’y a pas cette subvention. Mais j’ai pris position : le planning familial, il n’y a qu’à aller voir son objet social d’ailleurs, est une association féministe, au bénéfice de l’éducation sexuelle. Mais la plupart du temps cet objet social est dépassé largement pour être au chevet des sans-papiers, pour militer pour davantage d’immigration etc. On retrouve le planning familial dans toutes les manifestations aux côtés du parti communiste, des anarchistes, de Ras-le-Front, de toute la pègre d’extrême gauche, la plus violente, qui manifeste dans les rues. ll y a des comportements qui ne méritent pas d’être financés par l’argent du contribuable. A un moment donné la région doit se recentrer sur ses compétences propres."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La panique des professionnels de la subvention

    Sus au Front national ! Les patrons s’y mettent, donc ! Après les journalistes et les artistes… Enfin ! Pierre Gattaz, « le » patron sensé parler au nom de tous les autres dirigeants et « les » « artistes » tout aussi sensés parler au nom de « tous les autres » saltimbanques ! Ça en fait des guillemets, lourds de signification sur le poids réel de ces auto-proclamés porte-paroles de leurs « business » bien particuliers, davantage que de leurs professions respectables, bien évidemment, mais tellement dévoyées par ces vautours.

    Pourquoi tant de hargne, brusquement, à l’idée qu’une (ou plusieurs) régions soient dirigées par un exécutif nouveau ? Que les élus socialistes ou républicains actuels s’affolent à l’idée de perdre leur « job » – ainsi que Nicolas Sarkozy lui-même qualifiait sa fonction sitôt élu à la Présidence de la République – on peut le comprendre : que savent faire d’autre la plupart d’entre eux ? Rien ou pas grand chose et souvent moins encore… Mais que risquent de perdre ces patrons, journalistes et artistes, eux qui ne cessent de gémir à longueur de temps sur les difficultés des affaires, tout autant que de la culture ? Marine le Pen et ses colistiers envisagent-ils une économie collectiviste, avec les brillants résultats obtenus durant les beaux jours du communisme triomphant, en ex-URSSS, en Chine maoïste ou encore avec Fidel Castro à Cuba ? Envisagent-ils tout autant l’interdiction de spectacles comme le sont, par exemple, ceux de l’humoriste Dieudonné ? Pas que l’on sache… et le pourraient-ils d’ailleurs, s’ils le voulaient ?

    Ne serait-ce pas simplement, médiocrement et honteusement une simple affaire de gros sous ?

    Le Front national, en mettant le nez dans les comptes passés des Conseils régionaux qu’il pourrait conquérir, risquerait-il de jeter en pâture sur la place publique les noms de ceux qui auraient grassement profité des largesses de ceux-ci (entre autres institutions) ?

    On comprend mieux, dans ce cas, le vent de panique qui souffle à quelques jours du scrutin dans les basses-cours de ces professionnels de la subvention qui, brusquement, craignent pour leurs juteux fromages.

    Un professionnel du spectacle me le confiait déjà en 2013 et je reprends ici ses propos, publiés alors sur le site Boulevard voltaire : « À spectacle unique, subvention minime, mais si on “organise” un festival sur plusieurs jours, la subvention est en rapport avec l’importance de l’événement ! Alors, depuis quelques temps, des centaines (oui, des centaines !) de festival en tous genres sont organisés partout en France… On se fout des recettes, la rentabilité est occultée, les subventions sont là ! Alors, on programme les copains, le fils de la concierge qui a un groupe de rock, on remplit sans se soucier de la qualité des spectacles, ni des retombées, puisque, encore une fois, y a les généreuses subventions ! »

    Et la conclusion était : « Pour certains, cela dure… ce que dure toute une carrière ! La leur, somme toute ! »

    Les saltimbanques, à l’évidence, ne sont donc pas les seuls profiteurs d’un système à l’évidence menacé… Les journalistes apeurés de La Voix du Nord tout autant que les représentants du Grand patronat – qu’est donc d’autre monsieur Gattaz ? – montent aux créneaux à leur tour pour empêcher l’ennemi frontiste de faire le ménage (éventuellement) !

    Leur panique à tous est finalement un spectacle réjouissant qui en vaut bien d’autres ! Et c’est gratuit ! Au moins pour le temps de cette élection…

    La chronique barbare de Philippe Randa

    http://www.voxnr.com/cc/di_varia/EuuAEkAApuPkGwEwVj.shtml

  • Les trois petits cochons

    Des attentats de Paris est née une « Génération Bataclan » dont le manque de spiritualité, de courage et de profondeur fait horreur à Gabriel Matzneff…

    Gabriel Matzneff, journaliste, écrivain, romancier, essayiste, producteur de télévision…

    ♦ Trafalgar Square et la gare de Waterloo sont à Londres. La gare d’Austerlitz et la rue d’Arcole sont, elles, à Paris. Aux lieux, aux monuments, on donne des noms de victoires, non de défaites. De même, dans les écoles militaires les promotions de jeunes officiers prennent les noms de soldats victorieux : « Maréchal de Turenne », « Général Lassalle », « Lieutenant-Colonel Amilakvari ». Quand, par extraordinaire, il s’agit de vaincus, ce sont des vaincus qui se sont battus héroïquement jusqu’au bout, ont été vaincus avec tous les honneurs de la guerre : une des promotions de Saint-Cyr se nomme « Ceux de Diên Biên Phu ».

    Quel est le suicidaire crétin qui a donné le nom de « Génération Bataclan » aux jeunes femmes et jeunes hommes qui ont l’âge des victimes du vendredi 13 novembre 2015 ? C’est l’Etat islamique qui doit donner ce nom à ses jeunes citoyens, non la France, pour qui ce vendredi 13 novembre 2015 demeurera la date d’une de ses plus spectaculaires et déprimantes défaites.

    La médiocrité de cette « Génération Bataclan »

    Ce choix de « Génération Bataclan » exprime un masochisme, un mépris de soi ahurissant. Et l’on est accablé par la médiocrité petite-bourgeoise, l’insignifiance des propos tenus par les survivants de cette « Génération Bataclan » lorsqu’ils sont interrogés par les journalistes ou s’expriment sur les réseaux sociaux. Le zozo qui s’est mis une ceinture de cœurs autour de la taille, l’autre imbécile qui se balade avec une pancarte « Vous êtes tous super ! », le troisième qui déclare fièrement que son but dans la vie est de continuer à se distraire, à voir les copains, ces petits bourgeois qui tiennent pour un acte de courage de dîner au restaurant le vendredi soir.

    S’il s’agissait de gamins de douze ans, ce serait admissible. Hélas, ce n’est pas le cas. Ceux qui se comportent de manière si niaise, si médiocre, sont des adultes, des barbus. J’ai dit « ahurissant », mais le mot juste est « consternant ». Comme a été consternante la cérémonie d’hommage aux victimes dans la cour des Invalides. J’adore Barbara et je connais par cœur certaines de ses chansons, mais ce jour-là, c’est le Dies iraequi, après La Marseillaise, devait retentir en ce haut lieu, non une gentille chansonnette, et nous aurions été autrement saisis aux tripes si, à la place du discours fadasse de M. Hollande, un acteur de la Comédie-Française nous avait lu le Sermon sur la mort de Bossuet.

    Ils ne vivent pas, ils existent

    Cette niaiserie, cette médiocrité s’expliquent par le total vide spirituel de tant de nos compatriotes. Ils ne vivent pas, ils existent, ils ont une vue horizontale des êtres et des choses. Ce sont les trois petits cochons d’une chanson que M. Hollande aurait dû faire chanter aux Invalides, elle lui va comme un gant : « Qui a peur du grand méchant loup ? C’est pas nous, c’est pas nous ! Nous sommes les trois petits cochons qui dansons en rond. »

    A part le pape de Rome et le patriarche de Moscou, qui, en Europe, fait appel aux forces de l’Esprit, invite les gens à la transcendance ? Personne. En tout cas, personne en France où les responsables politiques pleurnichent contre la montée de l’islamisme, mais leur unique réponse, pour endiguer cette montée, est d’interdire les crèches de Noël dans les mairies. Bientôt, j’en fais le pari, la passionnante fête de la Nativité, du mystère de l’incarnation, du Verbe qui se fait Chair, du Christ Dieu et homme, sera, comme en Union soviétique à l’époque de la persécution antichrétienne, remplacée par une fête du Bonhomme Hiver, Diadia Moroz, mouture léniniste du Père Noël.

    Ce qu’ils désirent, c’est continuer à boire des bocks de bière

    Jadis, du général De Gaulle à François Mitterrand, certains chefs d’Etat surent parler de transcendance aux petits cochons à béret basque et baguette de pain, les inviter à se dépasser, à lire Sénèque, Plutarque et Pascal. Aujourd’hui, l’Etat n’invite pas les Français à renouer avec les vivifiants trésors de leur patrimoine gréco-romain et chrétien, il en est incapable. L’Etat ne parle jamais de leur âme aux Français de la « Génération Bataclan », et ceux-ci persistent à n’avoir d’autre souci que de gagner de l’argent, en foutre le moins possible, partir en vacances et s’amuser. Les trois petits cochons tiennent à leur vie pépère, le tragique leur fait horreur, ils ne veulent pas entendre parler de la mort, ni de l’éternité, ni du salut de leurs âmes, ni de l’ascèse, ni du jeûne, ni de Dieu ; ce qu’ils désirent, c’est continuer à boire des bocks de bière et surtout, surtout, que les vilains terroristes du méchant calife Abou Bakr al-Baghdadi les laissent tranquilles, na !

    Pendant ce temps-là, dans nos banlieues où l’on s’ennuie, où au lieu d’inviter les jeunes Français d’origine maghrébine à – comme le firent naguère les jeunes Français d’origine arménienne, russe, espagnole, italienne, polonaise – lire Les Trois Mousquetaires, visiter le Louvre, voir Les Enfants du paradis, l’Etat n’enseigne que le football et d’abstraites « vertus républicaines » qui ne font bander personne, c’est le méchant calife qui leur parle de leur âme ; leur enseigne la transcendance ; leur explique que ce qui fait la grandeur de l’homme, comme l’enseignèrent jadis le Bouddha, Epicure, le Christ, ce n’est pas le Sum, mais le Sursum ; non pas le soi, mais le dépassement de soi ; non pas le confort, mais le sacrifice. C’est ce que ces adolescents rebelles, écorchés vifs, comme le sont depuis toujours les adolescents sensibles, ont soif d’entendre. Eduqués, instruits, ils pourraient devenir de lumineux Aliocha Karamazov, mais, grandissant parmi des adultes plats comme des limandes, ils basculent du côté du calife, de l’archange noir de la mort, du grand méchant loup. Il faut être très bête, ou d’une extraordinaire mauvaise foi, pour s’en étonner.

    Gabriel Matzneff 30/11/2015

    Source : Le Point,
    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/gabriel-matzneff/matzneff-les-trois-petits-cochons-30-11-2015-1985808_1885.php

    http://www.polemia.com/les-trois-petits-cochons/