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actualité - Page 4901

  • Familles : le gouvernement vous souhaite une mauvaise année

    Deux décrets publiés aujourd'hui au Journal officiel entérinent la réforme du congé parental, visant selon le gouvernement à mieux le répartir entre les deux parents, mais qui va de fait en réduire la durée pour les mères.

    Un premier décret du ministère des Affaires sociales rebaptise la prestation versée durant le congé parental, qui devient la prestation partagée d'éducation de l'enfant (Preparee) et remplace le complément de libre choix d'activité (CLCA). Un deuxième décret modifie la durée du congé parental, conformément à cette loi et au budget de la Sécurité sociale pour 2015.

    Pour un premier enfant, ce congé est porté de six mois maximum à un an, à condition que les deux parents le prennent. Sinon, il restera à six mois. A partir du deuxième enfant, sa durée reste limitée aux trois ans de l'enfant, mais chacun des deux parents ne pourra prendre que 24 mois maximum. Si l'un prend 24 mois, les 12 mois restants devront donc être pris par le second parent pour bénéficier de la durée maximale.

    Michel Janva

  • Éditorial de L’AF 2900 : VŒUX POUR LA FRANCE

    En ce 1er janvier 2015, L’Action Française 2000 et le Centre Royaliste d’Action Française adressent leurs meilleurs vœux à Mgr le comte de Paris, duc de France, au prince Jean, le dauphin, au jeune prince Gaston, ainsi qu’à toute la famille de France.

    Des vœux, qui vont également aux lecteurs du journal, dont l’augmentation régulière est le signe que nos analyses, frappées au coin du bon sens nationaliste, rencontrent de plus en plus l’adhésion de nos compatriotes, ainsi qu’aux militants et sympathisants de l’Action française, dont le succès croissant, notamment auprès de la jeunesse, est un gage d’espérance en ces jours sombres pour le pays.

    Car c’est principalement à nos compatriotes et à la France que nous souhaitons une bonne année 2015, le service de la France et des Français étant la justification première et ultime de l’existence d’une famille éminente, et, dans une mesure plus modeste, de l’engagement au sein de l’Action française.

    Oui, c’est bien pour la France et les Français, que seuls des esprits superficiels distinguent, que nous formons nos vœux les plus sincères et les plus ardents. Dans notre dernier éditorial de 2014, nous disions notre colère de l’état dans lequel nos gouvernants laissent la France à l’aube de défis toujours plus menaçants. Une colère légitime, compte tenu des immenses ressources d’un pays que mille ans de monarchie ont patiemment édifié et porté au plus haut avant qu’une révolution suicidaire — car c’est d’elle qu’il convient de faire débuter le suicide français — ne soit le prélude à son lent affaissement.

    Oui, il faut que nos rois aient réalisé, avec la France, une œuvre magnifique et vraiment solide pour qu’elle ait pu résister — mais dans quel état ! — à cinq républiques, dont les quatre premières se sont terminées dans la défaite ou la gabegie. Quant à la cinquième, elle semble destinée à parachever l’œuvre de mort de ses quatre devancières, en offrant librement chaque jour davantage à l’étranger, sans même l’excuse d’une défaite militaire, les rênes du pays.

    Car nous voulons en ce 1er janvier 2015, la seule fois peut-être de l’année, laisser de côté la politique politicienne pour ne penser qu’à la France. Non que nous ne pensions à elle lorsque, à travers et malgré le pays légal, ce pire des pires évoqué par Maurras, qui dicte sa loi illégitime au pays réel, nous nous efforçons de montrer le cap et de trouver, en dépit de tout, des signes d’espérance, le plus souvent contraint, malheureusement, d’indiquer le moins pire... Nous ne pensons même qu’à elle. Mais aujourd’hui, détournant notre regard des médiocres ambitions personnelles, des trahisons quotidiennes d’une élite dénationalisée, des jeux stériles des partis politiques, nous voulons prendre le temps de dire pourquoi nous espérons encore dans la France, pourquoi notre colère se transforme en détermination à rendre à la France son destin millénaire, pourquoi nous refusons de voir son vrai visage dans celui, sans âme, d’une icône abstraite. Car s’il y a bien une chose, encore insuffisante, parce que négative — mais c’est une étape nécessaire — que nous réussissons, auprès des jeunes patriotes qui nous rejoignent, chaque année plus nombreux comme l’a révélé notre dernier camp d’été, c’est bien à éradiquer en eux la croyance en un régime d’imposture, le respect d’une illusion mortifère. Leur confiance dans la France et son régime naturel s’en trouve épurée. Même si la vie ou le découragement l’éloigne du militantisme, le Français passé par l’Action française est définitivement perdu pour la république : il restera ainsi jusqu’à la fin de sa vie disponible pour la vérité politique.

    Car il n’entre aucune nostalgie dans notre détermination à ramener le Roi à Paris. Nous ne voulons aucun retour en arrière. Nous n’idéalisons pas un « ancien régime » qui n’a d’ailleurs jamais existé, tant la monarchie capétienne a su, à travers ses mille ans d’existence, accompagner, susciter même, les changements nécessaires. Et si notre fidélité envers la maison de France, incarnée aujourd’hui par Henri VII, est indéfectible, c’est que cette maison, à travers les vicissitudes des temps, a toujours su conjuguer ces trois composantes de la légitimité que sont l’histoire, le service rendu et l’amour des Français.

    Certes, nous voudrions nos princes plus présents en ces temps incertains, mais nous savons qu’ils sont là et que notre rôle est de préparer les cœurs et les esprits d’une élite déterminée à rendre à la France son vrai visage. Car son vrai visage n’est pas cette médiocrité affichée à la face du monde par des politiques soumis qui ne croient plus en elle ; son vrai visage n’est pas cette démission constante de la république devant les empires quand la monarchie capétienne fut au contraire le refus constant de la loi des empires ; son vrai visage n’est pas cette laïcité caricaturale, religion de substitution d’une société qui ne croit plus en elle, et dont le vide abyssal est un appel d’air aux communautarismes étrangers ; son vrai visage, ce ne sont pas ces jeux politiciens et nombrilistes, qui laissent les Français aussi méprisants pour leurs élites que seuls face à leurs problèmes.

    Nous nous refuserons toujours à parler de la France au passé simple. Nous nous refuserons toujours à lui faire un enterrement de première classe. Car la France, ce n’est pas seulement une histoire millénaire, une langue d’une fécondité sans pareille, une terre bénie des dieux et baptisée depuis Clovis. La France est un héritage toujours vivant, c’est-à-dire tourné vers l’avenir, une personne ou une déesse, comme l’on veut, mais que seul un poète — les poètes parlent la langue des dieux — a su définir, et définir comme « mère des arts, des armes et des lois ».

    Comment ne voudrions-nous pas pour elle le meilleur ? Le meilleur c’est-à-dire une famille penchée génération après génération sur son avenir, la protégeant avec la seule avarice qui ne soit pas un péché : le souci constant de lui épargner le pire, c’est-à-dire l’impôt du sang, quand la république fut si prodigue de celui d’enfants qui n’étaient pas les siens, mais ceux du pays réel. Oui, nous voulons pour les Français cette figure tutélaire du roi, incarnation d’un Etat juste et fort, d’autant plus fort qu’il sait remettre à sa place l’Or et laisse ses « sujets », c’est-à-dire des citoyens agissants et responsables, s’administrer eux-mêmes dans la limite du bien commun de la cité. Le roi est l’incarnation d’une institution dont la pérennité se confond avec celle du pays et qui libère, de ce fait, de la nécessité même de l’homme providentiel, cet homme que la république, paniquée, cherche à intervalles régulier pour compenser les conséquences de ses vices congénitaux — faiblesse, anarchie, soumission à l’Or, pauvreté, guerre civile, invasion, grand remplacement...

    Nos vœux pour la France seront donc des vœux de labeur : amener les Français vers leur avenir en les amenant au Roi.

    François Marcilhac - L’AF 2900

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-AF-2900-VOEUX-POUR

  • La crise grecque fait tanguer la galère européenne

    La Grèce est entrée dans la zone euro non par effraction, mais par fraude et avec la complicité des locataires. Costas Simitis (Κώστας Σημίτης), Premier ministre grec socialiste de l’époque, a fait croire à un « miracle grec » à coups de hausses d’impôts et de privatisations, pour afficher des chiffres falsifiés en matière de déficit et d’inflation. Comme d’autres pays intégrés n’étaient pas non plus aux normes sur la dette, l’irresponsabilité des dirigeants, notamment socialistes, de l’époque les a entraînés à être les complices bienveillants de l’entrée du voleur dans la maison. Les sociaux-démocrates au pouvoir en Allemagne, Lionel Jospin en France ont soutenu par camaraderie cette arrivée. La « droite » française, avec son aveuglement habituel, a fait passer le « politiquement correct » avant « l’économiquement sérieux ». Au Parlement européen, Hortefeux qui succédait à Sarkozy vota pour. Giscard eut, paraît-il, un de ces mots qui traduisent la prétention culturelle des politiciens français : « On ne fait pas jouer Platon en seconde division… » Comme s’il y avait le moindre rapport logique entre une monnaie d’aujourd’hui et un philosophe vieux de 25 siècles ! D’ailleurs, si Giscard avait lu Platon, il aurait appris à se méfier des images… Des élus CDU-CSU allemands, toujours réalistes, s’y opposèrent, malgré l’avis favorable de la Commission de Bruxelles, de la BCE et du rapport émis par l’eurodéputé luxembourgeois Goebbels, dont on mesure aujourd’hui la pertinence, l’efficacité, voire l’utilité… Mais Goldman Sachs avait accompagné le redressement – ou plutôt le camouflage – grec et Moody’s relevé la note du pays…

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  • Lio renie Mai 68

    Lio récidive :

    "Avec un discours volontairement opposé aux mères porteuses, aux familles monoparentales, à la procréation médicalement assistée, et ses confessions sur le difficile quotidien de sa famille pas si heureuse ("Je suis en psychanalyse lourde trois heures par semaine et toutes les semaines pour essayer d'accompagner mes enfants"), les derniers propos de Lio sur le plateau de France 2 avaient choqué.

    Aujourd'hui, au magazine Gala, la chanteuse pop des années 80 s'explique et revient sur ses critiques. "Ce que je voulais faire, c’était parta­ger mon expé­rience de mère, parta­ger une expé­rience" analyse Lio. Maman de six enfants nés de quatre pères différents, la famille de Lio n'a rien d'un modèle classique. Mais celle qui a toujours revendiqué son "droit de tomber amou­reuse, de faire des enfants avec qui (je) veux, de (me) séparer vingt fois, de vivre plusieurs amours, de vivre plusieurs vies, d’être plusieurs femmes" s'assagit aujourd'hui et fait un lourd bilan de maman :"J'ai telle­ment porté ça en avant que mes enfants, derrière, je ne les ai pas regar­dés. Et leur souf­france m’a forcée à les regar­der. Parce qu’ils m’ont dit qu’ils n’al­laient pas bien".

    Ses erreurs Lio les reconnait ("Je suis longtemps restée Peter Pan. J’ai démarré ce métier à seize ans et, quelque part, ce milieu est abso­lu­ment infan­ti­li­sant, donc oui, je n’avais pas grandi.") mais les "maux" de ses enfants, Lio les assume : "Cela ne retire en rien ma respon­sa­bi­lité qui est pleine et entière".

    Alors qu'elle a toujours "refuser d'interdire", aujourd'hui Lio se rend compte que seul le "discours d'amour" n'est pas suffisant :"Je pensais que ce serait facile pour les enfants, à partir du moment où on était justement dans le dialogue et dans l’amour, d’as­su­mer les frères, les sœurs et les papas diffé­rents. Il s’avère que non. Ça ne suffit pas. Il faut poser des actes construc­teurs. Moi, je suis une enfant de Mai 68, d’une géné­ra­tion pour laquelle les règles juste­ment étaient mal vues. Celle du 'Il faut inter­dire d’in­ter­dire'. Or il faut des inter­dic­tions, des limites, des frus­tra­tions pour se construire."

    Michel Janva

  • Valls vient en aide aux pauvres qu’il fabrique

    « Jamais un gouvernement n’a mis autant de moyens pour venir en aide aux plus fragiles. Et pourtant, tous les travailleurs vous le diront, il manque encore des places. Il faut en faire davantage ».

    C’est ainsi que Manuel Valls semble se satisfaire à l’issue d’une visite au centre d’hébergement Romain Rolland du Samu social à Montrouge (Hauts-de-Seine).

    Bravo monsieur Valls ! Vous nous annoncez disposer de 105000 places et avoir débloqué 110 millions d’euros supplémentaires ! C’est bien de jouer aux aides humanitaires généreuses, surtout avec l’argent du contribuable.

    Certes, s’il existe une situation d’urgence qui nécessite de savoir comment éviter le pire pour ceux qui sont sans abri, la véritable question réside avant tout sur les mesures à prendre pour que ces malheureux cessent de se multiplier.

    Sans que la politique précédente de Sarkozy – et des autres depuis 60 ans – n’ait été bonne, celle de la clique socialiste au pouvoir est tout particulièrement néfaste. Au délitement sociétal accéléré qui détruit un peu plus les familles et appauvrit les individus, l’implosion économique n’est plus un vain mot : TaubiraMacronDuflot, Hamon etc… autant de noms de ministres pour autant de lois nuisibles à la société et à l’économie ; sans parler deTouraine qui se mêle de santé et Moscovici d’économie, sans en avoir la moindre compétence à l’instar de leurs collègues…

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  • [Tribune] Omnibus pour carriéristes ? Les partis populistes face à leurs ralliés

    Tout parti anti-système dont le succès est tant soit peu durable attire des transfuges des partis du système : c’est une loi politique qui se vérifie un peu partout en Europe. On voit bien ce qu’il y a là de séduisant pour les partis concernés – appelons-les génériquement, d’un terme commode, populistes. Ces ralliements, qui font boule de neige, entretiennent le sens d’une dynamique, d’une force émergente autour de laquelle se restructure le débat politique. Ils rendent plausibles des succès électoraux voire une arrivée au pouvoir, exclue, il y a peu encore, de l’ordre des possibles. En ce sens, plus les transfuges passent pour être des carriéristes vénaux, plus leur arrivée constitue un signe fort : ces gens-là n’auraient pas changé de bateau s’ils n’avaient senti de quel côté venait le vent.

    Les partis populistes, en outre, souffrent par définition d’un certain amateurisme : ils manquent de cadres, n’ont jamais exercé de responsabilités, ne connaissent pas les rouages et les ficelles. Ils sont innocents, au bon et au mauvais sens du terme. Les ralliés leur offrent des compétences : ils ont les mains sales, sans doute, mais ils ont des mains. Les partis populistes, enfin, sont communément diabolisés, taxés d’extrémisme, de racisme, de fascisme. Ils savent d’expérience que tout candidat qu’ils présentent aux élections sera épié sans trêve par les délateurs, que rien ne lui sera pardonné. Les transfuges du système sont des gens respectables, costumés et cravatés, qui ne risquent pas de dévoiler à l’improviste des tatouages adolescents. On comprend que les partis populistes les exhibent volontiers comme autant de prises de guerre.

    « Comme en discothèque, sélection à l’entrée »

    L’opération n’est pourtant pas sans danger. On en a beaucoup parlé en Italie, juste avant Noël, à propos de la nouvelle étiquette, « Nous avec Salvini », que la Ligue du Nord vient de lancer pour s’étendre à l’Italie du centre et du sud, bien au-delà de son implantation historique. Un certain nombre de chevaux de retour de la politique italienne frappent déjà à la porte. L’ancien dirigeant de la Lega, Umberto Bossi, a approuvé le projet mais a mis en garde son jeune successeur contre le « risque d’infiltration ». Matteo Salvini en est bien conscient. Présentant le nouveau mouvement à la Chambre des députés, le 19 décembre, il a souligné que celui-ci ne serait pas « un tramway sur lequel monter pour sauver son fauteuil. Nous disons non aux “recyclés”, nous voulons des énergies nouvelles. Les expériences politiques seront évaluées individuellement, mais il n’y aura pas de risque d’infiltration et d’assaut à la diligence. Et de toute façon, pour nous, l’honnêteté et le casier judiciaire restent les conditions pour adhérer ».

    Salvini a enfoncé le clou deux jours plus tard, lors de ses vœux de Noël aux militants ligueurs à Milan : « Pour ceux qui n’ont pas de passé politique, les portes sont grandes ouvertes, pour ceux en revanche qui ont un passé, nous ferons comme en discothèque, la sélection à l’entrée ».

    Premier cas : le souverainiste anti-identitaire

    Qu’une sélection soit bien nécessaire, on en trouve confirmation dans l’expérience duUnited Kingdom Independence Party (UKIP) et plus précisément dans deux cas récents. Ils sont très différents – l’un a été jusqu’à présent un triomphe médiatique et électoral, l’autre un complet fiasco –, mais ils illustrent l’un et l’autre ce qu’on pourrait appeler le revers du ralliement.

     

    On distingue mieux les choses avec un certain recul. Chacun pourra tracer les parallèles qu’il voudra avec notre côté de la Manche.

    En août dernier, après que les élections européennes du mois de mai eurent fait du UKIP le premier parti du Royaume Uni, le député Douglas Carswell, une des figures de l’aile « eurosceptique » du Parti conservateur, a annoncé son ralliement. Il a démissionné de son siège de député, s’est présenté sous sa nouvelle étiquette contre des candidats conservateur et travailliste et a été réélu en octobre à une très forte majorité (59,7%). C’était la première fois que le parti de Nigel Farage obtenait un élu à Westminster et ce succès a eu un grand retentissement. L’exemple de Carswell a été suivi par un second député conservateur, Mark Reckless, qui a lui aussi démissionné et s’est fait réélire sous les couleurs du UKIP. À première vue, c’est le ralliement idéal.

    À peine élu comme député UKIP, cependant, Carswell, qui fait désormais figure de numéro deux du parti, a pris ses distances avec Nigel Farage sur la question de l’immigration. Interrogé après que Farage eut déploré que, dans certains trains de banlieue, on n’entende plus parler anglais, Carswell a déclaré : « Je n’ai aucun problème avec la Grande-Bretagne telle qu’elle est aujourd’hui ». Le 27 décembre,dans une tribune du Mail on Sunday, il a exalté les bienfaits de la mondialisation, plaidé pour un libre-échangisme généralisé (le tort de l’Union européenne, à l’en croire, est d’entraver le libre-échange entre le Royaume Uni et la Chine), défendu une immigration « choisie » et vivement dénoncé ce qu’il a appelé l’« indigénisme en colère ». Il a sommé son nouveau parti de se montrer « optimiste et inclusif ». « Loin d’être un parti qui tolère des commentaires péjoratifs sur l’héritage et l’origine des gens, le UKIP doit montrer que nous avons un programme internationaliste sérieux ».

    Carswell a rejoint le UKIP par souverainisme, aucunement pour défendre l’identité britannique. Une telle attitude est classique chez les transfuges du système. Ils peuvent ainsi soutenir qu’ils n’ont pas changé de combat : ils défendaient la souveraineté dans leur ancien parti et n’ont rejoint le parti populiste que parce que ce dernier la défendait mieux. Reconnaître la réalité et la gravité du Grand Remplacement – ou de quelque nom que l’on veuille nommer le changement de population en cours – les obligerait à avouer qu’ils y ont collaboré, passivement et activement, pendant des années : qu’ils sont complices de l’assassinat des peuples d’Europe dans leur chair et dans leur âme, qu’ils ont du sang sur les mains. Le souverainisme est de loin plus confortable…

    Deuxième cas : la métisse mythomane

    Le deuxième cas est exactement contemporain mais s’est déjà terminé en débâcle. Il faut dire que la discrimination positive s’en est mêlée. Toujours en août dernier, Natasha Bolter, née Ahmed (image en Une), fille d’un Indien et d’une Colombienne, a pris contact avec le UKIP, en expliquant qu’elle était militante travailliste et souhaitait rejoindre le parti. Elle a joint un curriculum vitae des plus brillants, où figurait en particulier, avec mention Très Bien comme de juste, un diplôme en philosophie, politique et économie à l’université d’Oxford. Elle a été immédiatement invitée à participer à la sélection des candidats pour les législatives de l’année prochaine. Malgré une prestation déplorable, elle a été dûment retenue, avant d’être présentée en triomphe, en septembre, au congrès du UKIP à Doncaster. Femme, métisse, intellectuelle, de gauche, elle cochait toutes les bonnes cases. Le parti lui destinait une des circonscriptions qu’il a le plus de chance de remporter. Les journaux la désignaient comme « la candidate issue d’une minorité ethnique la plus en vue au UKIP ».

    Las, le 8 décembre, cette précieuse recrue a fait la tournée des médias afin de dénoncer Roger Bird, secrétaire général du UKIP, pour harcèlement sexuel. À la télévision, elle s’est plainte que Bird, responsable de la sélection des candidats aux législatives, ne l’ait « regardée que comme un objet sexuel »Elle a déclaré au Timesqu’elle avait « été confrontée au racisme dans toutes les sections du UKIP qu’elle avait visitées, ainsi qu’à un sexisme routinier ». Pendant quelque jours, « le scandale sexuel du UKIP » a fait les gros titres en Grande-Bretagne.

    La roue s’est ensuite mise à tourner. Bird a expliqué qu’il avait entretenu avec Mme Ahmed-Bolter une brève relation consensuelle, à laquelle il avait lui-même mis fin. À l’appui de ses dires, il a produit plus de cent courriels et textos reçus de la dame, qui laissent penser que le harcèlement, si harcèlement il y avait, était au moins partagé et dont, subsidiairement, la syntaxe laisse songeur. « But I love u and miss u and think u r sort of perfect », voilà le niveau que les plus grands efforts littéraires de Mme Ahmed-Bolter n’ont jamais dépassé.

    L’université d’Oxford s’est résolue à publier un communiqué pour faire savoir qu’elle n’avait aucune trace de la supposée diplômée. En reprenant alors son curriculum vitae, on s’est aperçu, un peu tard, qu’elle ne savait pas même orthographier le nom du collège d’Oxford où elle était censée avoir été étudiante. Tout le reste de sa biographie officielle s’est révélé du même acabit. En fait de militantisme au Labour Partyelle en avait été membre pendant tout juste huit mois, au bout desquels elle avait été expulsée parce qu’elle ne payait pas sa cotisation.

    Le 23 décembre, le UKIP a fait savoir que Bird avait été blanchi au terme de l’enquête diligentée par le parti, mais qu’il quittait ses fonctions de secrétaire général,« compte tenu de la malheureuse publicité » donnée à l’affaire. L’année 2014, qui avait vu le UKIP remporter des victoires électorales sans précédent, se conclut donc sur ce lamentable vaudeville.

    Porte ouverte, porte verrouillée

    La légèreté avec laquelle Mme Ahmed-Bolter avait été accueillie au UKIP sans aucune vérification, est d’autant plus remarquable que le parti, dans le même temps,interdit l’adhésion à toute personne qui ait jamais été membre du British National Party ou de l’English Defence League. Les candidats aux législatives sont tenus de signer une déclaration pour confirmer qu’ils n’ont jamais appartenu ni à l’un ni à l’autre. Avoir, une fois dans sa vie, fait un don à l’EDL, ou avoir simplement cliqué « J’aime » sur une page de l’EDL sur Facebook, est un motif d’exclusion.

    Le parti populiste ouvre aveuglément les bras à tout ce qui vient d’ailleurs – aux recrues exotiques censées, par leur seule présence, lui valoir un brevet de vertu médiatique. Il prononce exclusion perpétuelle contre les « extrémistes », non pour ce qu’ils font mais pour ce qu’ils sont ou qu’ils ont été, comme s’ils devaient porter jusqu’à la mort la marque de Caïn. Des ces ralliés-là, on ne veut surtout pas. On n’en persiste pas moins à se définir hautement comme un parti anti-système.

    Flavien Blanchon

    http://fr.novopress.info/180391/tribune-omnibus-carrieristes-les-partis-populistes-face-leurs-rallies/#more-180391

  • Roman Polanski, ce violeur pédophile qui a toujours échappé à la justice

     

    Le tribunal de Los Angeles vient de refuser de mettre un terme aux poursuites contre le cinéaste Roman Polanski, né Raymond Thierry Liebling (et dont le père, juif polonais, avait fait changer le nom).

    C’est en mars 1977 que Roman Polanski avait violé une gamine de 13 ans. Samantha Geimer s’était retrouvée dans la maison de l’acteur Jack Nicholson, sur Mulholland Drive à Los Angeles, pour une séance de photos avec le réalisateur Roman Polanski. Le cinéaste lui avait fait boire du champagne, accompagné d’un sédatif, puis avait abusé d’elle.

    Samanta, 13 ans, violée par Roman Polanski après une séance de photos

    Samanta, 13 ans, violée par Roman Polanski après une séance de photos

    La jeune victime, en rentrant chez elle, écrira dans son journal intime : « Roman Polanski m’a prise en photo aujourd’hui. Il m’a violée, merde ! »

    L’enquête révélera les détails les plus sordides de ce viol, jusqu’au fait que le cinéaste avait sodomisé la gamine dans le jacuzzi de cette villa où il l’avait invité.

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  • Voeux pour 2015 : achever la gauche

    C'est l'ambition de Minute :

    M"En politique – comme en métapolitique –, il est un principe de base : il faut achever l’adversaire lorsqu’il est à terre. Or la gauche est à terre, politiquement et surtout intellectuellement. Pour 2015, la mission est donc simple : l’empêcher de se relever. Feu à volonté ! Ce serait dommage de laisser souffrir un animal blessé… [...]

    Sur le terrain électoral, l’année 2015 – avec les élections départementales de mars et les élections régionales qui se tiendront en octobre ou décembre – sera sans doute une année encore plus terrible pour la gauche.Chef de la rubrique politique de « Sud-Ouest », Bruno Dive, parlant d’un « vent de panique » parmi les stratèges du PS, écrit: «Selon l’un d’eux, qui a réalisé des projections fondées sur le résultat des dernières élections européennes, corrigées par l’implantation locale des sortants, la gauche ne conserverait que 16 départements en mars prochain. Les plus optimistes vont jusqu’à 20, ce qui revient tout de même à un effondrement: la gauche, qui dirige aujourd’hui 60 conseils généraux, en conserverait à peine le tiers.» Son article est titré: «La gauche rayée de la carte? » C’est Manuel Valls qui, en juin, avait lâché: «Oui, la gauche peut mourir.» [...]

    La loi Taubira, dite « mariage pour tous », adoptée le 7 mai 2013, pourrait bien être une jolie illustration de l’effet papillon, ou l’étincelle qui embrase la plaine.L’ouverture du mariage et de l’adoption aux personnes de même sexe est venue heurter et donc réveiller des franges de la population qui se croyaient à l’abri, redonner corps à un catholicisme militant qui est parvenu à s’affranchir – en partie – du politiquement correct mais aussi de certains oripeaux quelque peu caricaturaux, et a surtout permis à des centaines de milliers de jeunes de prendre goût à la politique. Ceux et celles qui auraient pu jusqu’ici se contenter d’être de bons chefs scouts, voire d’excellents danseurs de rock dans les « rallyes » se sont retrouvés organisateurs de manifestations et ont même parfois connu les joies des gaz lacrymogènes, quand ce n’est pas carrément des cellules.Alors que les futurs cadres, intellectuels, militants, de la gauche se sont recrutés pendant des années dans les rangs du syndicalisme lycéen et étudiant et que chaque grand mouvement de contestation (Mai 68, loi Devaquet, CPE, etc.) a fourni son lot de futurs ministres, la génération Manif Pour Tous pourrait bien elle aussi porter ses fruits en politique. De l’UMP au FN, déjà, certains premiers visages apparaissent. Et les conséquences sont même bien plus larges que cela. [...]

    Pour autant, des têtes au geste il y a encore une distance importante à parcourir, pour transformer la victoire culturelle en victoire politique. Ce chemin, ce n’est donc peut-être plus tant au peuple de le faire mais aux partis eux-mêmes, en adaptant leur « offre » politique, finalement bien plus tiède et molle que ce qu’attendent une majorité de Français dans de nombreux domaines, à commencer par la préservation de l’identité. Alors que la gauche est absente d’absolument tous les champs, incapable de produire le moindre discours autre que répétitif et inopérant, les deux seules expressions à avoir fait intrusion dans le débat politique et intellectuel, jusqu’à faire la une des journaux, sont le mot « remigration » et la formule ô combien parlante de « grand remplacement ». La gauche, elle, hurle, vitupère, conspue et lapide. Dans le langage des vaches, ça s’appelle regarder passer les trains."

    Michel Janva

  • Belgique : l’évêque d’Anvers délire, une association catholique le recadre, les socialistes soutiennent l’évêque

    Lu sur 7sur7.be : L’évêque d’Anvers Johan Bonny a franchi une limite en proposant la reconnaissance ecclésiastique des relations bi- et homosexuelles, a fait savoir mardi la section anversoise de l’Union des étudiants catholiques flamands. Le président de l’organisation étudiante n’est autre que Wouter Jambon, le fils du vice-Premier ministre Jan Jambon.

    Johan Bonny a plaidé le week-end dernier pour une reconnaissance par l’Eglise des relations holebi. « Nous devons chercher au sein de l’Eglise une reconnaissance formelle de la relation qui est également présente chez de nombreux couples bi- et homosexuels. Tout comme il existe dans la société une diversité de cadres juridiques pour les couples, il devrait également y avoir une diversité de formes de reconnaissance au sein de l’Eglise », a-t-il déclaré dans l’édition du Morgen parue samedi.L’Union des étudiants catholiques flamands d’Anvers estime qu’avec ses propos, l’évêque dépasse une limite « de dogmatique et de morale ». « De cette manière, il laisse d’abord entendre que les homosexuels n’auraient ainsi pas leur place au sein de l’Eglise catholique. C’est manifestement incorrect. Chaque personne est appelée par Dieu à devenir membre de l’Eglise catholique. »Le sacrement du mariage doit demeurer l’union d’un homme et d’une femme, selon les étudiants catholiques. « Dieu désire que la sexualité se passe dans le cadre du mariage. De cette manière, l’objectif de la sexualité, la reproduction de l’homme, est la fondation d’une famille« , selon eux.

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