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TVL : JT du 02/12/2014
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La stratégie de l’Asie : Pour oublier l’occident…
La métaphore privilégiée des Asiatiques, en matière d’organisation, est celle de l’orchestre. Au cours de l’année 2014, le nombre de contacts entre instrumentistes s’est accentué. Il semble que les élites asiatiques veuillent jouer la symphonie de la nouvelle civilisation du XXIème siècle, et qu’elles ne plieront pas devant la tyrannie des fanatiques du monde unique.
On assiste à la construction de structures parallèles aux organisations globalitaires actuellement pilotées par le pouvoir de Londres et de Washington. La banque asiatique de développement (Asian Infrastructure Investment Bank (1)), le groupe de coopération de Shangaï (Shanghai Cooperation Organization (2)), les mécanismes BRICS, et divers partenariats autour de la route de la soie ou de problèmes régionaux délaissent les obsessions des participants de Bildeberg et autres Davos.
Au cours de la première moitié de ce siècle, ces nouvelles institutions (3) ne vont pas remplacer les organes actuels de destruction massive occidentales. Elles proposeront simplement d’autres projets, de nouveaux partenaires et surtout une « Weltanschaung » (conception du monde) contenant plus d’honnêteté que celle qui anime la finance mondialiste.
La corrélation entre le refus des asiatiques de signer le diktat occidental, dont Obama incarne la figure temporaire, et les contorsions des européens a souligné le basculement du monde et l’apparition des germes d’une autre civilisation.
L’obsession des Etats-Unis
Le vendeur des diktats étatsuniens s’agite tant en Asie qu’en Europe. Il a participé en quelques jours au sommet de l’APEC (forum de coopération économique Asie-Pacifique) et à celui du G20. De la Birmanie à l’Australie il s’anime pour détruire tout ce que ses maîtres ne comprennent pas. Cela provoque beaucoup de ruines, tant en Asie qu’en Europe, car les supérieurs, les soviets de la finance établis à Londres et Washington, n’ont pas changé depuis le Mayflower. L’ancien testament et les armes à feu restent les deux mamelles de leur obscurantisme …
Les cartels d’Amérique du Nord, liés par l’ALENA (4) (Accord de libre-échange nord-américain) depuis 1990 (USA, Canada, Mexico) veulent imposer à l’Australie et à la Nouvelle Zélande, leurs collabos anglophones habituels, mais aussi à quelques pays producteurs de matières premières (Brunei, Chili, Perou) et aux nouveaux venus du monde des services (Singapour) et de l’industrie, Malaisie, Vietnam. Sans oublier le Japon, bon élève que les banksters ont conduit à la ruine par leurs conseils. Au total, huit cent millions de personnes et 40% de l’économie mondiale seraient dans l’obligation d’utiliser la monnaie de singe émise par la réserve fédérale (5).
La révolution permanente, pour combler le vide de pensée
Les diktats commerciaux créent une organisation parallèle aux pouvoirs légitimes. Le juge de paix, dénommé Investor-State Dispute Settlement, ou ISDS, est destiné à remplacer l’ordre juridique des Etats. Ces “épicés” comme on les appelait du temps de Racine, se chargeront de favoriser l’entreprise de racket mondial, un braquage permanent des richesses. Il serait plus adapté de placer les diktats transatlantiques et trans-pacifiques sous la houlette du Pentagone, les militaires devant détruire tous les pays qui ne céderont pas immédiatement aux rackets.
Un monde sans l’Occident, enfin
Le représentant de commerce qui a été placé à la tête de la Maison Blanche a voulu rouler les mécaniques, comme on le fait dans son monde de voyous. En Chine, à Beijing, alors qu’il était reçu par les Chinois, il a montré ses manières lors d’une réunion devant déboucher sur la signature de traités asiatiques éliminant la Chine. Cela n’a pas bien fonctionné. Le Président Xi Jinping a offert d’étudier le diktat Asie-Pacifique que cherche à vendre Obama. Au G 20, les grognements obsessionnels de Washington ont surtout permis de rappeler que le monde est sali en réalité par les financiers véreux de l’oligarchie occidentale, incapables de prononcer quelques paroles de vérité. Le mensonge est leur vrai nature. Aussi, les BRICS souhaitent maintenant décider de ce qui est pertinent pour eux à partir de leurs propres jugements.
Réjouissons-nous, finalement. La thèse de Thomas Kuhn (6) reste d’actualité. On assiste à la mort d’un paradigme. Espérons que l’empire américain cessera de nuire avant le milieu du siècle et que le nouveau paradigme, l’orchestre, en dominera la fin.
Auran Derien
Notes :
(1) http://en.wikipedia.org/wiki/Asian_Infrastructure_Investment_Bank
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coopération_de_Shanghai
(3) http://nationalinterest.org/feature/welcome-the-world-without-the-west-11651?page=show
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_libre-échange_nord-américain
(5) http://actualidad.rt.com/actualidad/view/146973-obama-eeuu-tratado-comercio-secreto-ttp-tisa
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Structure_des_révolutions_scientifiquesSource : Metamag :: lien
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C’est Bernard-Henri Lévy qui prétend n’avoir pas vu de néo-nazis en Ukraine ? Petit témoignage (Vidéo)
Spéciale dédicace à Bernard-Henri Levy qui prétend que Poutine fait de la propagande en parlant des nazillons de Kiev.
Ils portent les insignes qu’ils veulent, ça les regarde. Mais qu’on ne vienne pas prétendre que le néo-nazisme n’est pas présent en Ukraine, jusque dans le gouvernement. Et ça ne serait rien, si ce bataillon (et les autres bataillons semi-privés), ne s’illustrait pas par sa grande cruauté: viols, assassinats, terrorisme des populations, etc. Les charniers ont été découverts en Novorossiya sur les emplacements qu’ occupaient ces bataillons financés par des oligarques. E. D.
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Photo et vidéo postées sur le réseau social Vkontakte par un membre du bataillon de volontaires « Azov » nommé Artem Bonov.
VOIR LA VIDEO (magnifique quenelle inversée d’Artem à la fin agrémentée d’un guilleret « Sieg heil!) [il s’agit d’une autre vidéo]
Rappelons que le chef de la police pour la région de Kiev qui vient d’être récemment nommé au poste par le ministre de l’intérieur Avakov est le commandant adjoint du bataillon « Azov », le lieutenant-colonel Vadim Troyan.
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Comment l'étatisme détruit les emplois en France
Un entrepreneur raconte sur le Figarovox, parmi d'autres anecdotes du même acabit :
"Nous avions, sur notre site lorrain deux chaudières pour produire la vapeur nécessaire à notre process. Une alimentée au gaz, l'autre par les déchets bois issus de nos fabrications. En 2007 nos avons procédé au changement de notre chaudière bois. Nous avons, comme le prévoit la législation environnementale, déclaré la mise en service de cette nouvelle chaudière en Préfecture. Les services de l'Etat ont accusé réception de notre déclaration. Jusque là tout va bien. Six mois plus tard, lors d'une inspection de notre site les services de la DREAL, qui ont eux même accusé réception de notre déclaration, nous ont informé que nous étions en infraction car, la «nomenclature des installations classées» avait changé. Il était, en fait, nécessaire d'obtenir une autorisation préalablement à la mise en service de la chaudière. Les services de l'Etat ont donc saisi le procureur, j'ai été entendu deux fois par la police et j'ai fini par me retrouver au tribunal correctionnel, entre les maris qui battent leur femmes et les dealers. Cette affaire s'est heureusement terminée par une relaxe, mais je vous laisse le soin d'imaginer le temps et l'argent perdus. Mais cela ne s'arrête pas là. Nous sommes en décembre 2014 et bien cette chaudière n'est toujours pas officiellement autorisée à être mise en service… La conclusion que mon Conseil d'administration a tiré de cette histoire est qu'il n'est plus question de faire en France un investissement soumis à une autorisation de l'Etat. Ces investissements et les emplois qui vont avec sont donc désormais réalisés à l'étranger."
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Redécoupage territorial : Colmar ne lâche rien
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Les bobos enfin démasqués
Les approches anecdotiques du problème de l’invasion du cœur de Paris par les « bobos » ne manquent pas particulièrement. Ces approches ont d’ailleurs tout pour leur plaire, aux bobos : elles sont superficielles, frivoles, futiles. On tiendra ici un autre langage, ayant une certaine prétention à la densité et même, horreur, à l’expression de la vérité.
La « bourgeoisie bohème » constitue un cas particulier de population urbaine blasée. On a déjà connu dans le passé des coteries de riches oisifs blasés s’excluant plus ou moins volontairement du sérieux de la vie de la cité et de sa politique et ne vivant plus que d’une existence capricieuse, ludique et irresponsable. Mais à l’intérieur du genre « urbains blasés » les bourgeois bohèmes parisiens ont quelques spécificités qu’il faut nommer explicitement.
D’abord ce ne sont pas de grands esprits blasés : ce sont des petits bourgeois en situation de concurrence tentant de jouer aux grands décadents, et ce qui fut parfois grandiloquence, paradoxe, magnificence, devient chez eux mesquinerie, névrose, hystérie. Petits bourgeois blasés en concurrence : cela veut dire aussi que leur comportement capricieux et irresponsable n’a rien de spontané de « bon enfant » ; les « bobos » sont des capricieux et des irresponsables calculateurs qui mettent toute leur intelligence au service de leur comportement tordu ; or l’intelligence développée et même hypertrophiée dissociée de l’éthique et au service du glauque et du morbide, cela se nomme déséquilibre mental, ou perversion.
Mais, plus encore, les « bobos » ont choisi de rompre avec la logique et la raison, avec l’éthique et la politique, et ne se meuvent plus que sur le terrain de l’esthétique, du regard. Nous y voilà : les « bobos » constituent avant tout un peuple de voyeurs à temps plein. Ils sont ceux qui n’ont nullement l’intention d’intervenir dans le monde pour le rendre plus humain. Pour eux ce monde est un spectacle et le clou de ce spectacle, c’est le malheur et la souffrance des petits, des faibles, des sans défense, de ceux qu’ils disent « ploucs » ou « ringards », des non-bobos en un mot.
Jacques-Yves Rossignol
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Allocution d'Arnaud de Robert au congrès du GUD "Le réveil des nations"
Note du C.N.C.: Le texte suivant reprend l'allocution prononcée par Arnaud de Robert, porte-parole du Mouvement d'Action Sociale (M.A.S.) au congrès du GUD "Le réveil des nations" qui eut lieu le 22 novembre 2014 à Nanterre (Compte-rendu ici). C'est un texte d'un grand intérêt qu'il convient de lire et de méditer.
Mes chers camarades, avant de prendre la parole sur le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, je tiens tout d’abord à saluer et remercier les organisateurs de ce meeting pour la remarquable journée qu’ils nous permettent de vivre. Leur persévérance, leur sérénité et leur volonté est la meilleure preuve que quand on veut, on peut.
Je tiens aussi à saluer les camarades des délégations européennes qui par leur présence manifestent comme nous tous ici leur attachement à l’édification de la Grande Europe.
Je tiens enfin à vous saluer vous tous, camarades, militants du MAS ou d’autres organisations, sympathisants actifs, combattants parfois isolés qui êtes venus souvent de loin pour trouver ici l’énergie nécessaire à la poursuite de notre dur combat.
Le réveil des nations ou le réveil des peuples ?
Lorsque les organisateurs m’ont parlé du thème de ce meeting – Le réveil des nations – je me suis employé, pendant quelques jours, à observer les signes de ce réveil en passant en revue l’actualité d’un grand nombre de pays du continent européen.
Il ressort de cette brève analyse deux choses frappantes :
Sur le plan électoral d’abord, on remarque sans peine une hausse plus ou moins significative des mouvements nationaux, patriotes, anti-Union Européenne. Je ne m’étendrai pas ici sur l’importante variabilité des socles doctrinaux de ces mouvements, ni même sur les hostilités inter-mouvements ou inter-dirigeants qui peuvent exister et qui ont donné d’ailleurs un bien triste spectacle lors de l’organisation des groupes parlementaires au parlement européen.
Je soulignerai plutôt l’autre donnée électorale importante à savoir l’explosion de l’abstention, forme populaire et brutale de délégitimation du pouvoir oligarchique.
Mais surtout, j’aimerais porter à votre attention la seconde observation, celle qui m’a paru la plus significative. Je l’ai appelée la riposte des peuples.
Partout en effet, on peut observer que la contestation électorale se double d’une protestation populaire diffuse, multiforme mais profonde et de grande ampleur.
Au travers d’une multitude d’initiatives locales, prises souvent sous la violente contrainte de la crise économique et financière, nos compatriotes français et européens réorganisent des formes de solidarités actives. Les projets germent partout, sous des aspects inattendus et démontrent une vitalité que nous avons longtemps sous-estimée … et que nous sous-estimons encore.
Nous qui sommes militants, engagés et je dirais même enragés, nous avons en effet souvent tendance à prendre la défense du peuple tout en en dénonçant l’apathie, la lobotomisation, le caractère moutonnier et consumériste. Nous allons parfois très loin dans ce raisonnement, rejetant nos propres insuccès sur la bêtise et la passivité supposées de nos concitoyens. Et d’entendre les « Mais qu’est-ce que tu veux y faire, ils ne comprennent rien », « ils sont aveugles » … Que c’est pratique ! Que c’est facile !
Or, nous commettons là une lourde erreur d’appréciation. La vérité est que les peuples européens, malgré la puissance destructrice du rouleau compresseur de la société de consommation ont su préserver une forme d’intelligence instinctive. Une intelligence de survie et donc un potentiel de régénération.
Depuis quelques années, nos compatriotes et particulièrement ceux qui parmi les plus pauvres se rendent lentement compte du désintérêt total de l’oligarchie. Oubliés, délaissés car économiquement inintéressants, ils s’organisent par nécessité et découvrent par là-même qu’ils n’ont plus non plus besoin de l’oligarchie politico-financière pour s’organiser.
Face à des structures étatiques en complicité d’impuissance avec les banques et dirigées selon la formule célèbre de Karl Marx par des « fondés de pouvoir du Capital », les peuples qui souffrent trouvent en eux les ressources d’un commencement de riposte.
C’est donc bien plutôt à un réveil des peuples qu’à un réveil des nations auquel nous assistons. La crise économique a généré un véritable bouleversement des structures sociales et de la répartition de nos populations.
Aux bobos, aux nantis, aux oligarques, aux minorités agissantes et aux migrants starifiés, les grandes villes high-tech devenues des tours de Babel mondialisées.
Aux victimes de la crise, aux petits blancs, aux sans-dents comme dirait le comique en scooter de l’Elysée, il reste les grandes banlieues quand elles ne sont pas totalement occupées, les zones périurbaines et la ruralité plus ou moins sinistrée. Ce grand exode, massif et silencieux est une véritable révolution sociologique des territoires et appelle toute notre attention. La hausse brutale et surprenante des résultats du FN (quoi que l’on pense de ce parti) aux élections européennes dans l’Ouest de la France - autrefois terre de mission - en est un indicateur patent.
Ces oubliés des territoires périphériques, délaissés par les structures étatiques mais écrasés par la fiscalité et les mesures vexatoires (éloignement, proximité forcée avec les masses immigrées) se retrouvent dans l’obligation de trouver des solutions par eux-mêmes et font émerger de nouveaux modes d’organisation qui débouchent sur des formes de reprise de pouvoir, de souveraineté.
Ne pas les voir c’est passer à côté d’un levier de combat. Ne pas s’engager avec nos compatriotes dans ce processus, c’est manquer d’esprit révolutionnaire et surtout, passer à côté d’une occasion historique de diffuser nos idées.
Nous avions l’habitude de penser que nous étions en quelque sorte les détenteurs légitimes de la révolte des paroles et des actes (sorte d’autopromotion injustifiée que nous partageons avec une partie de l’ultra-gauche).
Mais une fois de plus, l’histoire nous surprend et, des bonnets rouges aux coopératives ouvrières, des paysans qui s’organisent pour vendre eux-mêmes leur récoltes aux initiatives décroissantes, localistes, écologiques et anti-consommation toute une frange de notre peuple réagit et construit parfois inconsciemment les outils de contre-pouvoir.
J’irai même jusqu’à dire et affirmer que les ZAD font partie de ce mouvement d’ensemble. Je n’ai aucune espèce de sympathie pour les clowns à dreadlocks qui dansent devant les gendarmes, mais j’avoue en avoir encore moins pour les forces de « l’ordre », chiens de garde du Système.
Quoi qu’il en soit, dans ces ZAD en lieu et place des bobolches, nous devrions trouver des gens comme nous, car nous sommes et devrions être les premiers défenseurs de notre terre.
Alors pourquoi eux ? Pourquoi pas nous ?
La vérité est je crois que nous passons bien trop de temps à dénoncer et à nous lamenter et pas assez à analyser et construire. Et quand nous le faisons, bien peu suivent.
Il y a des gens sérieux et intelligents à l’ultra-gauche. Ils ont posé depuis un moment des constats clairs sur l’ennemi libéral et en ont tiré des conséquences fécondes auxquelles ils donnent aujourd’hui un caractère offensif et opératif. Nous ne les partageons pas toutes, évidemment. Eux veulent le chaos, nous nous voulons que le chaos soit créateur d’un ordre nouveau. Cela nous séparera toujours sur les fins, mais cela ne doit pas nous empêcher de penser que sur certains points les analyses proposées sont justes.
Et notamment sur la désignation de l’ennemi.
On nous abreuve ces derniers temps d’images de gamins barbus, convertis et sanguinaires en tentant de nous faire croire que là réside le plus grand danger. On tente d’ailleurs de nous coller les djihadistes dans les pattes comme si nous avions par nature, dans une forme de racisme imbécile, en appétence particulière pour les excités en turban. A croire que pour le Système les nationalistes radicaux, les militants identitaires européens se résument à une bande de beaufs éructant du « bougnoul » à tout bout de champ.
Les médias jouent les faux ingénus et les vrais faux-culs en faisant semblant de découvrir que quarante ans de souillure de la France, de son histoire, de ses racines et de son génie, que quarante ans de partouze psycho-culturelle avec l’exotisme planétaire, le saint dogme des « Droits de l’Homme », la névrose consumériste et la paupérisation croissante n’ont pas produit le gentil citoyen mondialiste mais de jeunes mort-vivants qui haïssent la société qui les a tordu et qui par vengeance embrassent la seule « verticalité » présente entre les tours grises de banlieue : l’Islam.
Je ne crois pas à cette « jolie » histoire poussée par le pouvoir. Je ne crois pas à cette nouvelle forme d’obscénité obligatoire qui veut que l’on phantasme sur « le méchant barbu. Nous avons passé l’âge du grand méchant loup, surtout quand celui-ci a été fabriqué par la puissance américano-sioniste.
L’islam n’est pas l’Ennemi, elle est l’un des instruments que l’oligarchie utilise pour détruire les peuples européens, tout comme le sont la violence économique et sociale, l’amnésie historique et civilisationnelle ou le remplacement de population par l’immigration.
Mais alors qui est l’ennemi ? Notre ennemi, vous le savez, est depuis toujours le même. Il s’appelle Jean-Claude Junker, Macron, Rothschild, Lehmann Brothers, FMI, BCE, banque, crédit, salaire … Il a tous les noms, il n’en a aucun. Cela n’a pas d’importance. Nous l’appellerons néolibéralisme, mais il peut s’appeler le Système, la Matrice, le Capitalisme sauvage, l’ultra-libéralisme ... C’est le pire de nos ennemis, le plus subtil, le plus acharné et le plus incompris donc le plus mésestimé dans sa capacité destructive.
Il se manifeste pourtant partout, à travers une offensive généralisée contre les pays d’Europe. Il n’y a pas de complot, tout se déroule sous nos yeux. Ce qui se met en place c’est un autoritarisme libéral qui se globalise à l’échelle planétaire depuis les années Reagan. Cette offensive est multiforme et incessante. Elle a généré une nouvelle aristocratie apatride, une hyperclasse informelle qui n’a pas de visage, qui dirige les marchés, domine les médias, l’économie et la politique. Cette hyperclasse utilise son influence excessive pour s’enrichir au détriment de l’économie réelle, au détriment des peuples.
Elle est anti-nationale car ses allégeances sont principalement atlantistes, sionistes, pétromonarchistes. Cette hyperclasse déteste la nation et n’a de cesse que de la détruire.
Elle est en guerre totale contre les peuples une guerre économique, financière, idéologique, psychologique, sécuritaire.
Soutenue par le conformisme des médias aux ordres, cette offensive ultra-libérale est à la fois brutale et invisible. C’est pourquoi elle est difficilement perceptible en tant que menace réelle et immédiate et qu’il est plus facile de taper sur des barbus excités. Par contre, son travail de sape est réel et pourrit lentement mais efficacement l’âme des peuples européens.
L’objectif ? Extrêmement simple, concret et direct : enrichir les riches et appauvrir les pauvres au mépris de la souveraineté des Etats. L’offensive ultra-libérale relance ainsi la guerre des classes mais verticalement, du fort au faible à l’échelle mondiale. Cette guerre peut devenir conflit au besoin comme en Syrie en Irak, en Afghanistan, au Kosovo, à l’Est. Si ces conflits sont avant tout déclarés pour satisfaire des intérêts privés (énergétiques, de domination) ils sont légitimés depuis les attentats du 11/11 par la « menace terroriste ».
En réalité pour l’oligarchie dominante, les crises, les guerres, les désastres sont le moyen le plus efficace d’imposer des mesures économiques qui seraient tout simplement inacceptables en temps normal.
On privatise les gains et on nationalise les pertes. En réalité, le néolibéralisme n’est pas une forme de libéralisme mais un autoritarisme des riches. Contre notre volonté populaire des référendum, l’ennemi a imposé son pouvoir par le parlement de l’Union Européenne.
Cet autoritarisme se légitime par la médiatisation massive, il utilise l’arme psychologique avant même l’arme économique. C’est ce qui en fait un ennemi mortel. L’oligarchie, aux travers des médias impose une guerre de l’esprit par une stratégie de la tension permanente. Elle détruit l’idée politique, la souveraineté, le patriotisme en les assimilant en permanence au danger de l’extrême-droite, au spectre du « monstre fasciste ». La neutralisation de la souveraineté populaire s’opère par la gestion permanente d’un chaos savamment entretenu. Grâce aux sauvages du Capital, la racaille des banlieues, le capitalisme sauvage impose son ordre. En ce sens, comme nous le dénonçons au MAS, les immigrés sont les troupes de protection du Capital, les meilleurs alliés de l’oligarchie. Ils suscitent le chaos et l’on nous supprime nos libertés.
La souveraineté économique, commerciale, industrielle elle, est détruite par les traités européens écrits depuis Wall Street. Les négociations du TAFTA (ce gigantesque marché euro-atlantique qui fera de l’Europe l’arrière-cour économique des américains) montrent la totale soumission de nos gouvernants européens à leurs maitres américains et à leurs alliés.
Les dirigeants politiques européens dilapident les ressources et le patrimoine des peuples pour le seul profit des marchés et de leurs structures (OMC, BCE, FMI, Euronext, NYSE …). Ce qui s’établit sous nos yeux est un continuum de gestion autoritaire, ultra libéral, mondial. Ce continuum a dans ses objectifs principaux la digestion de l’Europe pour empêcher l’émergence de sa puissance.
C’est pourquoi il est également important de ne pas tomber dans les pièges souverainistes et stato-nationaux. Si nous nous défendons seuls, chacun de notre côté, campés dans une posture d’orgueil national, nous mourrons seuls. Si nous joignons nos forces, nos initiatives, nous aurons une chance de constituer un bloc de taille suffisante pour offrir une alternative crédible et combattre efficacement.
Les deux grandes stratégies qui ont été employées au 19e et 20e siècle ont montré leurs limites. La stratégie d’opposition frontale, d’opposition armée a été maintes fois écrasée dans la sang et a produit des milliers de martyrs pour des résultats dérisoires.
La stratégie dialectique, celle de l’électoralisme permet un gain substantiel de notoriété pour nos idées, mais lorsque l’on joue avec les règles de l’ennemi il ne faut pas s’attendre à ce qu’il nous laisse gagner. En ce sens, l’élection est une arme nécessaire mais non suffisante. Et puis, il y a une vie entre les élections.
Le Système oligarchique est techniquement victorieux, c’est un fait. Ses moyens de contrôle sont colossaux. Il attend de nous que nous soyons de bons petits soldats, faux rebelles mais vrais dindons et que nous répondions à ses provocations par des réactions droitières, conservatrices et bêtement xénophobes. Ainsi il pourra valider son dogme religieux préféré, celui de la bête immonde qui menace la « démocratie ».
La question est donc simple : allons-nous continuer à servir d’idiots utiles à nos ennemis ? Allons-nous longtemps encore servir d’alibi au Système ?
Non, clairement non. Il est plus que temps de proposer une alternative politique totale et en opposition résolue au Système. Nos camarades grecs et italiens nous montrent des pistes à suivre. A nous de fonder, de coordonner et de propager des initiatives réalistes, innovantes et fonctionnelles. A nous d’encourager à la reprise de souveraineté populaire, à nous d’aider le peuple à s’émanciper du capitalisme cannibale prédateur.
Cela impose certains sacrifices comme de sortir de notre ghetto douillet pour reprendre langue avec nos concitoyens. Car aujourd’hui qui nous connait ? Qui nous entend ? Ce sont les autres, nos ennemis, qui parlent de nous à notre place.
Nous devons quitter les positions poussiéreuses et passives de la contestation, de la complainte pour nous projeter dans le combat. Pas de nostalgie stérile et incapacitante, mais la volonté de se remettre en mouvement, d’incarner une radicalité dynamique.
Tout est nôtre, tout est à reprendre. L’action exige que nous prenions part à la dissidence qui s’organise. Elle se fera, avec ou sans nous. Nous ne devons nous interdire aucun domaine, le social, l’écologie, l’action syndicale, associative, l’éducation, la culture, l’art … Ni aucune forme de lutte même si cela doit parfois passer par la force.
Face à l’omnipuissance du Système nous devons bâtir un maillage organique et travailler à sortir nos compatriotes des prisons financières du Capital. Il faut investir le micro-crédit, les banques solidaires, les sociétés d’entraide mutuelle. Il faut créer de l’activité économique pour les nôtres et selon un mode coopératif et solidariste. Il faut retrouver de l’autonomie par rapport au système. Les mouvements militants ne doivent plus être les réceptacles de la contestation, mais les bases de lancement de projets concrets, ancrés dans le réel. Il n’est pas nécessaire de voir grand. A côté de chez vous des associations, des particuliers développent des initiatives auxquelles vous pouvez vous cohérer, que vous pouvez influencer ou desquelles vous pouvez vous inspirer. Le militantisme actif, effectif est surtout local, car quel meilleur terrain de combat que celui de notre quotidien ?
Au Mouvement d’Action Sociale nous travaillons modestement depuis quelques années à la mise en place de ces initiatives et à la réalisation de ces projets. Nous avons enregistré plusieurs succès, mais il reste énormément de travail. C’est pourquoi il faut s’y mettre tous. Nos compétences croisées, notre volonté commune feront la différence.
Et puisque ce monde est politique, nous devons avoir sur toutes les questions une attitude intransigeante, ferme mais constructive. Car comme dit Aristote « La tolérance et l’apathie sont les dernières vertus d’une société mourante ».
Opposer, proposer, agir voilà le mot d’ordre.
Ainsi, sur le plan migratoire, il faut répondre à la violence allogène mais surtout prôner la remigration au travers de partenariats équilibrés avec les pays de provenance.
Sur le plan international il faut plus que jamais défendre une position de troisième voie, une position fermement européenne. L’Europe est l’objet de toutes les convoitises mais elle n’est ni à diviser, ni à prendre, ni à vendre.
Nous devons lever les étendards noirs de la révolte, appeler à la colère légitime du peuple, faire souffler à nouveau le vent de l’Histoire. Nous devons le faire dans nos quartiers, nos villes, nos campagnes, nous devons agir en France et en Europe.
Nous n’avons pas le choix.
La guerre qui est la nôtre est décisive à tous les titres. Elle nous verra triompher ou disparaitre en tant que civilisation, en tant que culture, en tant que peuples et en tant que race.
Alors, engageons-nous dans la grande insurrection des peuples, et parce qu’il n’y a pas de fatalité mais toujours de la volonté, nous serons les bâtisseurs de l’ordre nouveau.
Demain nous appartient !
Je vous remercie.
Arnaud de Robert, porte-parole du M.A.S.
via http://www.europe-identite.com/index.php/Se-former/Conferences/Allocution-d-Arnaud-de-Robert.html
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TVLibertés au cœur du 15ème congrès du Front National
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La reine des batailles
Retour récurrent à la phase bobard dans Le Monde ces derniers jours qui, sous la plume de Maryline Baumard, se félicite de la conférence de l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui s’achève aujourd’hui à Paris et dont le titre («Mobiliser les compétences des migrants au service de la réussite économique ») «sonne comme une réponse au 15e congrès du FN». «Alors que Jean-Marie Le Pen (…) à Lyon, a une nouvelle fois assimilé l’immigration à la cause la plus importante et la plus essentielle (…) du déclin français, les chercheurs de l’organisation offrent une autre approche (…)». On y apprend incidemment que l’immigration se poursuit à grand volume puisque «la France (…) s’est s’enrichie (sic) de 258 000 nouveaux venus en 2012 (les chiffres 2013 n’ont pas été donnés à l’OCDE). 38 % d’entre eux sont arrivés par regroupement familial, 37 % au bénéfice de la libre circulation européenne, 4,6 % pour raison humanitaire. Si seulement 12,1 % sont entrés avec comme motivation première affichée le travail, ils sont bien plus nombreux à exercer effectivement une activité»…à la place de qui ? Un rapport qui part toujours du même implicite et présupposé mensonge selon lequel il est préférable de faire appel à de la main d’œuvre étrangère plutôt que de payer correctement les travailleurs et salariés français, notamment dans les métiers pénibles, et de favoriser, d’encourager une politique familiale de natalité autochtone.
Thomas Liebig, co auteur de ce rapport de l’OCDE, nous ressert un bien mauvais potage lorsqu’il déplore notamment qu’«en France, seul un immigré hautement qualifié sur deux a un travail à la hauteur de ses qualifications. Les autres occupent un emploi sous qualifié ou ne travaillent pas ». Il omet de préciser que cette situation concerne aussi de très nombreux diplômés français et que la raison première en est un chômage endémique…que l’immigration-invasion n’arrange en rien, sans même parler de son coût astronomique pour les contribuables Français.
« Empêtrée dans ses chiffres du chômage, la France n’est pas bonne élève en matière d’optimisation de cette force d’appoint (immigrée, NDLR) qui se positionne souvent sur des créneaux non remplis par les travailleurs autochtones » sermonne Le Monde. « D’ailleurs, le taux de chômage reste de 15,7 % chez les hommes nés à l’étranger, contre 8,8 % chez les autochtones du même sexe. (…). Dans la trentaine de pays qui ont participé à l’étude, il existe globalement un différentiel de sept points pour l’accès à l’emploi entre les populations nées à l’étranger et celles nées dans le pays où elles travaillent (les taux d’emploi sont respectivement de 77 % contre 84 %). En France, un jeune diplômé né à l’étranger doit envoyer deux fois plus de CV que s’il était né en France ». Allez savoir si cet état de fait ne participe pas d’une sombre pulsion de préférence nationale de la part des employeurs…
Ce qui est en tout cas certain, c’est que les Français sont désormais majoritairement conscients que l’on ne peut continuer sur cette même voie économiquement et socialement aberrante. Ce changement passe-t-il par un rapprochement entre l’UMP et le FN ? Curieuse question quand on connaît la perméabilité de la droite au pouvoir à tous les aspects les plus problématiques, dramatiques du mondialisme. Outre son tropisme atlantiste et bruxellois, nous en voulons pour preuve l’immigration record subie par les Français sous la présidence Sarkozy. Pour ne rien dire de sa soumission au magistère moral de la gauche –nous nous souvenons par exemple du calamiteux bilan de Luc Chatel à la tête de l’Education « nationale ». Il est vrai aussi que sur le plan sociétal, la droite fait souvent mine de combattre les « avancées » de la gauche quand elle dans l’opposition… mais qu’elle ne les remet jamais en cause quand elle est au pouvoir.
Dans ce contexte, le magasine Marianne a publié vendredi un sondage Harris Interactive (« Le sondage qui fait mal ») réalisé auprès de sympathisants du FN et de l’UMP sur l’éventualité d’un rapprochement entre les deux formations politiques. Il apparaitrait ainsi que 64 % des électeurs de l’UMP et 55% de ceux du FN privilégieraient une alliance électorale, très majoritairement dans le but de battre une personnalité du Parti socialiste.
Pour autant, « les 72 % de sympathisants UMP préféreraient qu’en 2015 une région ne soit présidée ni par un socialiste ni par un frontiste, tandis que 53 % seulement des sympathisants FN seraient hostiles à l’idée qu’une région soit dirigée par un président issu de l’UMP comme du PS, 44 % se disant prêts à « gagner avec l’UMP ».
Assez logiquement apparait de nouveau dans cette enquête une proximité assez grande entre sympathisants UMP et FN sur les questions de sécurité, de famille, d’immigration, d’impôts et de pouvoir d’achat ; proximité que l’on pourrait d’ailleurs étendre à l’ensemble des Français. Le point d’achoppement reste sans surprise la question européenne, la propagande anxiogène des bruxellois restant pour l’instant très efficace.
Ouvrons ici une parenthèse pour noter que ce procès en légitimité-crédibilité, ce matraquage médiatique quotidien en période électorale sur l’incompétence supposée du FN, reste une hypothèque à lever pour emporter dans deux ans et demi la reine des batailles.
Selon un sondage Odoxa paru en octobre dernier, 67% des sondés ne feraient pas confiance à Marine comme présidente de la République…alors même que ses propositions sont approuvées par 43% des Français. Selon l’enquête publiée en novembre par ce même institut, 45% des sondés estimeraient que Marine Le Pen ferait « plutôt moins bien » que François Hollande, 29% qu’elle ferait « plutôt mieux » et 26% « ni mieux, ni moins bien. »
Nous touchons là aux effets de la propagande initiée par ceux-là même qui ont conduit notre pays au bord du gouffre. Mais aussi à une loi bien connue des sociologues et des politologues des instituts selon laquelle un sondé répond souvent à une question non pas tant en fonction de son intime conviction, que de ce qu’il croit savoir de l’opinion de son voisin sur cette même question et qu’il pense majoritaire…Un exemple de cette dictature de l’opinion appuyée sur les sondages, si contraire à la vox populi, que nous dénoncions la semaine dernière.
« Sur le terrain des valeurs» analyse Marianne, «les électeurs proches de l’UMP maintiennent à distance le FN (près des deux tiers mettent en avant des différences), alors que ceux du FN admettent davantage de communauté de vue (un sur deux reconnaît des valeurs communes, confirmant le sentiment des sympathisants du FN d’être dans le même camp que l’UMP) ».
Le magazine en tire comme conclusion que « ce sondage devrait peser sur les divergences d’appréciation (…) existant entre deux courants du Bureau politique du Front National : d’un côté, Florian Philippot et de l’autre, Marion Maréchal-Le Pen. D’un côté, le républicain souverainiste se prévalant d’un passage par la gauche, fervent propagandiste de la sortie de l’euro ; de l’autre, une nationale-conservatrice, se réclamant du Front National canal historique, celui de son grand-père, bien plus réservée sur le rôle de l’Etat dans les questions économiques que son rival. Dans les faits, le premier, au nom du refus de l’UMPS , défend l’idée que son parti peut gagner des scrutins par la seule force de ses propres électeurs, sur ses seules idées, quand la seconde accepte depuis quelque temps déjà le principe des alliances locales. Le premier compte sur un large rassemblement des électeurs venus de la gauche comme de la droite, quand la seconde parie davantage sur des gains parmi les électeurs et les abstentionnistes de droite ».
A dire vrai Marine gagne des suffrages aussi bien à droite qu’à gauche. La dernière enquête de l’Ifop, indique ainsi que 15% des électeurs de Sarkozy en 2012 voteraient pour elle si elle devait l’affronter à la prochaine présidentielle. En cas de duel Le Pen-Juppé, ils seraient 21% à lui préférer la présidente du FN. Quant aux électeurs de MM. Hollande et Mélenchon, respectivement 12% et 10% d’entre eux voteraient Marine en 2017….
Au-delà des enquêtes, des analyses des uns et des autres, il est une réalité: le FN reste bien un mouvement politique incarnant à la fois la droite des valeurs et une volonté de solidarité nationale, une exigence de justice sociale qui ne sont pas antinomiques, très loin s’en faut, avec le principe de libertés économiques défendu lui aussi depuis toujours par notre famille de pensée. Sur ce socle là, nous pouvons rassembler une majorité de Français.
Marine Le Pen et Bruno Gollnisch se disent persuadés en outre que les prochains succès du FN, et notamment celui de la présidentielle de 2017, ne pourront être construits que par notre capacité à bénéficier de l’immense réserve de voix en jachère, celles des abstentionnistes de gauche, de droite et d’ailleurs. Des déçus, des écœurés de la politique qui pensent que leur vote ne peut faire bouger, changer radicalement les choses. Nous devons employer notre énergie à les tirer de leur léthargie et à les convaincre. Nous en connaissons tous autour de nous, dans notre entourage. Cette tâche primordiale doit être celle de tous les sympathisants du Front National.
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LA FRANCE EN SUSPENS
Entre l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP et la réélection de Marine Le Pen à celle du Front national, ces jours derniers auront été riches en événements politiques.
Assez paradoxalement, Nicolas Sarkozy est loin de pouvoir rassembler toute la droite parlementaire. Avec des concurrents comme Alain Juppé, pourtant sans programme réel et non crédible dans un rôle d’envergure, sauf en faisant semblant, ou Bruno Le Maire, Sarkozy ne craint pourtant pas grand-chose sur sa gauche, si l’on peut dire ...
Il ne s’agit là que de chaises musicales, puisque ces joyeux artistes du carambolage médiatique se retrouveront tôt ou tard pour s’affronter ou coopérer en bonne et due forme. Petits chefs contre ténors des médias, voilà la politique d’aujourd’hui, puisqu’il ne s’agit que d’une démocratie de consommation, ou un produit du système remplace l’autre en quelques semaines.
Quant au Front national, comment ne pas douter d’une ligne qui se dissout de plus en plus dans les méandres du politiquement correct et de la conquête de l’Elysée ? Il est vrai que le système électoral ne laisse guère le choix : entre procès en sorcellerie faciles et diffamations orchestrées, le FN en a eu sa part ... S’il ne s’agit que d’une stratégie pour sauver sur le long terme notre patrie, alors pourquoi pas ? Mais attention aux dissensions internes, aux bagarres que le pouvoir engendre forcément. Si Marine Le Pen n’est pas femme à se laisser faire, elle ne doit pas oublier qu’une partie non négligeable de la droite nationale la regarde et l’observe. Qu’en est-il des rapports entretenus entre le Front national et les autres organisations patriotiques ? N’est-ce pas un risque d’oublier les propositions des royalistes de toutes tendances en matière sociale, en matière de relèvement de la patrie d’un point de vue symbolique et historique ?
Car on ne peut s’y méprendre : la République ne sera jamais un système de confiance pour la France et les Français. La République, c’est la division des Français, sans aucun lien entre eux. C’est le libéralisme qui tue les repères familiaux, économiques, sociaux. C’est la guerre des chefs, les alliances et les désaveux entre partis. C’est la dissolution de la patrie. Sur le mensonge des Lumières, de la soi-disante Révolution sur la tyrannie, on a imposé un régime qui ne s’arrête plus de broyer la société en long, en large et en travers. Ne pas soulever ces questions en revient à recycler les mêmes bases politiques d’un système qui est tout sauf la France. En somme, un système qui oublie la Nation, le Peuple, les Français, l’immense majorité, au nom de quelques-uns.
Ces quelques-uns ne doivent pas faire oublier les Français, leurs talents, leur esprit de résistance. Ce sont les Français qui se libéreront de ce joug infâme de la pensée unique de gauche, qui culpabilise les intellectuels, contamine depuis trop longtemps déjà les rouages de l’Etat, l’armée, l’Education dite nationale, l’Eglise, la droite. Le libéralisme c’est la mort, c’est la fin de la famille. C’est le transgenre porté à son paroxysme. C’est le nihilisme, la fin de la civilisation, et notre civilisation est fragilisée comme jamais...
Alors 2017, comme un symbole, 100 ans après la pire des révolutions, sera-t-elle l’année du relèvement de la Patrie ? Nous nous y emploierons, royalistes, patriotes délaissés de droite, frontistes, Français de coeur et d’esprit. Car la France n’est pas à vendre : c’est notre seul bien. Faisons reculer la gauche, les destructeurs de la foi, de la famille. Rendons les Français à la France.
Philippe Perrin
