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actualité - Page 4956

  • De quoi MM. Cambadélis et Reynié sont-ils le nom ?

    Cherchant à trouver à tout prix des « tiraillements » au sein du FN, le site d’Europe 1 se penchait ces dernières heures sur la reconnaissance de l’Etat palestinien votée en une résolution non contraignante par la majorité de gauche à l’assemblée nationale hier. Gilbert Collard (RBM) y était en effet clairement opposé et Marion Maréchal-Le Pen (FN) plutôt favorable  même si elle s’est finalement abstenue en l’état,  au vu de ce texte porté par Benoit Hamon. Devant le  parlement européen, dans une brève allocution mise en ligne sur ce blogue le 26 novembre, Bruno Gollnisch s’est dit pour sa part  favorable à une reconnaissance de cet Etat palestinien pour les raisons invoquées par lui dans son intervention que nos amis internautes peuvent donc (ré)écouter. Une différence d’analyse dont on peut discuter au FN, qui n’est ni une secte, ni un parti de godillots, alors que le conflit israélo-palestinien, sujet sensible s’il en est, est souvent instrumentalisé à des fins plus inavouables.

     Et Europe 1 de citer Le canard enchaîné qui «rappelle ces propos qu’aurait tenu le député Benoît Hamon: il s’agit du meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers, qui n’a pas compris la première prise de position pro-israélienne de Hollande. » Musulmans qui se sont aussi massivement détournés du PS et de la gauche, ajouterons nous, depuis l’adoption de la loi en faveur  du mariage homosexuel.

     Voir dans le vote de cette résolution défendue par les députés de gauche (ou du moins la majorité  d’entre eux)  des « préoccupations électoralistes » n’est bien sûr pas du tout délirant. Il faudrait  être a contrario bien naïf pour ne pas les voir à l’œuvre dans cette caricature de parti communautaro-clientéliste qu’est le PS.

     Un Parti socialiste qui lance son énième dispositif-tour de table-table-ronde- réunion- campagne contre le FN avec leurs deux (mauvaises)  secrétaires nationales,  Elsa Di Méo et Sarah Proust; une offensive confirmée par le premier secrétaire  du PS Jean-Christophe Cambadélis, dimanche  lors de l’émission « Le Grand Rendez-vous » (Europe 1 – i-Télé – Le Monde). Ce dernier  a qualifié le  FN de « parti mutant, qui a des propositions par régions » « difficilement saisissable ». Les Français eux, ont plutôt bien saisi…

     L’ancien trotskyste du PCI n’a pas manqué de relayer la petite chanson du moment sur un FN qui serait financé par Moscou, au motif que le banques françaises et européennes sollicitées lui ayant refusé  un prêt, le FN a dû en contracter un auprès d’une banque  russo-tchèque.

     Disons le tout de go, ce qui gêne M.  Cambadélis, ses amis et les autre pontes bruxellois de la classe politique, c’est le fait que le FN défende un projet de coopération étroite entre nations libres européennes incluant la Russie,  c’est-à-dire préfère l’Europe des patries de  Brest à Vladivostock  à l’Europe babélisée et totalitaire de Bruxelles à Washington. Ce que le patron du PS traduit en affirmant sans rire, comme un porte-parole de la Maison blanche ou du Pentagone, que le FN est sous la coupe «de l’adversaire de la  France et de l’Europe des citoyens européens ». Il est bien connu que le trotskysme mène à tout à condition d’en sortir, mais là,  quand même, Camba fait très fort dans l’allégeance…

     Mais le summum du déchainement haineux et mensonger nous a été offert hier par le politologue proche de l’UMP, Dominique Réynié, invité de l’émission d’Yves Calvi  C dans l’air sur France cinq, en compagnie d’une autre politologue, Virginie Martin, du  journaliste-éditorialiste Claude Weill et de Gael  Sliman,  président de  l’institut de sondage  Odoxa.

     Une émission consacrée au FN, aux perspectives qui s’ouvre à lui après son congrès et intitulée « Marine Le Pen veut gouverner », dans lequel M. Reynié s’est particulièrement distingué dans l’outrance.

     Certes, il est coutumier du fait. Dernier épisode en date, nous évoquions sur ce blogue, les le 18 et 27 novembre, l’enquête à la méthodologie suspecte et pour le moins sujette à caution faite par une officine présidée par Dominique Réynié, Fondapol. Celle-ci  tendait à démontrer que les sympathisants du FN et  électeurs de Marine, (mais aussi dans une moindre mesure les musulmans pratiquants et les électeurs de M. Mélenchon et du Front de Gauche) constituaient la population  la plus « antisémite » ou à tout le moins la plus perméable aux «préjugés antisémites» en France. Une manière de dire que le FN et ses électeurs devaient être maintenus dans le ghetto, n’étaient pas des citoyens éclairés à part entière…

     Hier sur  France cinq, M. Reynié a été encore plus loin. « La Russie de Vladimir Poutine finance des partis nationalistes d’extrême droite pour  déstabiliser» l’UE a-t-il assuré en guise de hors d’œuvre. «Les Russes jouent sur des partis comme Aube dorée en Grèce et le Jobbik en Hongrie, des partis d’extrême droite, racistes, antisémites, violents, (comparaissant) régulièrement devant la justice pour avoir assassiné des personnes. Ce sont d’ailleurs les organisations avec lesquels Marine Le Pen a essayé de créer un groupe au parlement européen. Il y a d’ailleurs des liens entre le FN et le Jobbik,  c’est d’ailleurs Bruno Gollnisch qui s’en occupe ».

     Si les violences entre l’extrême gauche et les partisans d’Aube Dorée ont effectivement conduit au décès d’un militant gauchiste ces derniers mois, il convient d’affirmer que Jobbik, qui était effectivement membre -contrairement à Aube Dorée-  de l’Alliance Européenne des Mouvements Nationaux (AEMN) présidée par Bruno Gollnisch, n’a jamais « comparu devant la justice  pour avoir assassiné des personnes »! En outre,  Marine Le Pen n’a pas pris contact avec Aube Dorée ( !) ni même avec Jobbik pour créer un groupe au parlement  européen, ce que M. Reynié qui suit de prés les activités du FN ne devrait (ne peut) pas ignorer.

     Pourtant, le patron de Fondapol  affirme encore qu’ « il y a des liens entre le FN et Aube dorée donc des néo-nazis, je suis désolé de le dire comme ça, dont le programme est qu’il n’y ait  plus de juifs en Grèce par la méthode violente (…) . Avec ces partis,  le FN a des relations, il arrive au FN  de les inviter à des réunions à Paris ou d’aller les voir. De même  le Fpo (« Parti de la liberté », droite nationale autrichienne, NDLR)  est financé par  la Russie »; Fpo « qui a organisé en 2012 un bal interdit aux juifs, dit des anciens néo-nazis (sic), auquel Marine Le Pen a participé» – cette «qualification» donnée à ce bal  est un gigantesque bobard que Marine a dénoncé plusieurs fois .

     Et Dominique Reynié, d’enfoncer le clou : « ce FN n’a pas changé. On a mené une enquête (« enquête » Fondapol que nous évoquons plus haut, NDLR) sur l’opinion des proches du FN et des électeurs de Marine Le Pen par rapport à tous les autres Français. ,C’est tres spectaculaire  (…), il faut savoir qui sont ces gens là, ils sont restés exactement ce qu’était ce parti à l’origine, c’est un parti raciste, antisémite, à la culture violente, autoritaire qui aujourd’hui nous montre un visage (…) beaucoup plus avenant. Mais le fond est le même, l’histoire de ce parti est là, les réseaux sont là,  les liens avec la Russie », «une puissance étrangère qui finance un parti qui se présente comme un parti aimant plus la patrie que tous les autres mais recevant de l’argent de Poutine». «C’est extrêmement sérieux nous sommes devant des données extrêmement préoccupantes »…

     Est-il possible d’insulter autant  la vérité et les électeurs, adhérents et dirigeants du FN  sans que cela prête à conséquence?  Certainement non affirme Bruno Gollnisch. Libre à chacun d’analyser, d’interpréter, de rechercher les raisons de ce déchainement, mais en toute  hypothèse,  M. Réynié devra  répondre de ses propos …devant la justice?

    http://gollnisch.com/2014/12/03/de-quoi-mm-cambadelis-et-reynie-sont-ils-le-nom/

  • Plus fort que Juppé contre Sarkozy : chiites contre sunnites

    Tout chroniqueur hexagonal qui se respecte doit bien sûr situer le centre du monde à Paris. Il doit aussi considérer, jusqu'en 2017, encore 3 ans, que la seule question qui comptera dans l'univers intergalactique sera de savoir qui aura le privilège de battre Mme Le Pen au second tour d'une élection présidentielle à couper le souffle.

    Et pourtant, n'hésitant pas à désobéir aux consignes, essayons de faire diversion en remarquant qu'il se passe des choses dont nos gazettes ne se préoccupent guère.

    En ce moment, Vladimir Poutine est à Ankara en train de négocier un contournement des sanctions occidentales. Il vient de renoncer au pipeline "South Stream"

    En ce moment, le cours du pétrole est en chute libre, beaucoup plus rapide que la diminution du prix du carburant à la pompe.

    En ce moment l'Arabie saoudite, alliée des États-Unis depuis la fondation du royaume en 1932 et celle de l'Aramco en 1933 accélère ce mouvement en augmentant sa production et en bloquant les pressions du cartel constitué de l'Opep et de la Russie. Le gouvernement le plus menacé dans ce scénario semble le Venezuela, foyer du désordre en Amérique latine. Mais d'autres suivront, si la baisse se confirme.

    En ce moment aussi, la guerre millénaire entre chiites et sunnites déchire plus que jamais le proche orient. Aujourd'hui par exemple les chiites iraniens considèrent qu'ils satellisent au moins quatre centres de pouvoirs alliés de Téhéran, du Yémen à la Syrie, en passant par Bahreïn et le sud de l'Irak. Il faudra compter avec les ramifications de cette force. Elle peut, plus que d'autres, résister à la poussée du Califat terroriste d'Abou-Bakr al-Baghdadi, alors même que les États-Unis et Israël perçoivent encore la menace persistante des ambitions nucléaires de l'Iran et le poids de l'héritage de la révolution islamique de 1979.

    Dans la mouvance chiite on ne doit pas oublier non plus les dispersions, les évolutions séculaires et les multiples versions de cette interprétation légitimiste de la foi mahométane.

    Ainsi au Liban, communauté de moindre importance au moment du pacte national de 1943, elle a par sa démographie pris une importance considérable. Avec le Hezbollah, depuis 1982-1985, il s'agit à la fois d'un parti politique et d'une réalité militaire, placé sur la liste des organisations terroristes.

    En Turquie, il en va tout autrement. Sous le nom de câ'feri (en turc) on désigne les adeptes de l'islam chiite iranien, dit "duodécimain". (1)⇓ Ils comptent peut-être 3 ou 4 millions de croyants, plus ou moins assimilés à une petite minorité nationale. Car la principale version du chiisme en Anatolie est constituée par les "alevis-bektachis" qui tiennent Ali pour l'une des trois personnes d'une trinité sacrée, (2)⇓ dont la représentation trône dans toutes leurs cérémonies. Communauté essentiellement pacifique, reconnaissant l'égalité des sexes, ils sont exécrés par les intégristes du sunnisme. dans les années 1970 à 1990 ils furent à plusieurs reprises la cible de persécutions fanatiques. On a pu y voir la main du fameux "État profond" supposé quadriller le pays.

    Pratiquant leur religion dans des lieux de culte distincts, les "cemevi" ils se trouvent aujourd'hui encore pratiquement niés par les autorités instituées du culte, les dizaines de milliers de fonctionnaires de la Direction des affaires religieuses turques, et ses budgets publics étant voués par la constitution de 1982 à l'entretien de l'islam sunnite et de ses mosquées. Or, il est bien possible que cette "minorité" représente 25 ou 30 % de la population. Persécutés par le kémalisme des années 1930, leurs pratiques de l'achoura étant même explicitement interdites par une loi de 1928, objet de pogroms un demi-siècle plus tard, supposés "de gauche", les alévis ont depuis 30 ans essaimé dans tout le territoire à la faveur de l'urbanisation, à Istanbul comme dans l'ensemble de l'Anatolie.

    Certes donc on doit se préoccuper de la survie des chrétiens du proche orient, mais la question de la liberté religieuse englobe aussi, ou plutôt elle englobera de plus en plus, dans les pays à majorité, ou plutôt à islam d'État, sunnite, la question des droits des communautés chiites, des alévis, des confréries, dissoutes par Kémal et ouvertement menacées par Erdogan dans ses discours de la campagne présidentielle de 2014. En fait, contrairement à l'idée reçue selon laquelle la république turque aurait introduit les principes occidentaux de "la laïcité", laquelle suppose au moins la liberté de conscience et de culte – c'est le point essentiel affirmé aussi bien par le "Bill of Rights" américain du XVIIIe siècle que par la loi de séparation française de 1905 – la constitution turque est obsédée par la question de l'unité nationale.

    Sa prétendue "laïcité" pourrait ainsi faire sienne, horresco referens, la fière devise qui aboutira à la révocation de l'édit de Nantes "une foi, une loi, un roi".

    Il se trouve qu'un épisode récent, autour des tentatives de "repentance" de l'État à propos des massacres de 1937-1938 dans la région appelée alors Dersim, et aujourd'hui Tunceli, dont la particularité est d'être à la fois kurde et alévie, montre que le rapport de forces politique a évolué et évoluera encore. Mis, par le premier ministre Davutoglu, au défi de s'y rendre, le chef du parti nationaliste MHP Devlet Bahceli a voulu crânement y organiser un meeting. Il a dû rebrousser chemin ce 28 novembre.

    Oui, cet antagonisme entre sunnites et chiites, qui remonte à l'an 61 de l'Hégire, 680 de l'ère chrétienne, à la bataille de Kerbala, où les omeyyades l'emportèrent sur les descendants d'Ali, peut sembler à certains plus durable et plus significatif, que les débats internes de la droite que notre gauche française, la plus intelligente du monde pour sûr, persiste à appeler "guerre des chefs" en référence à cette grande création culturelle hexagonale du XXe siècle, "Astérix le Gaulois".

    JG Malliarakis  http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1) C'est à dire reconnaissant la chaîne des Douze imâms descendants du Prophète, le 12e étant "occulté" depuis le IXe siècle cf. Lammens "L'Islam coyances et institutions" pp.144-145. ⇑

    2) cf. Lammens "L'Islam coyances et institutions" pp. 168 et suivantes. ⇑

  • Sanctions contre la Russie : rien ne se déroule comme prévu

    Vladimir Fédorovski répond au FigaroVox suite à la décision du président russe de suspendre le projet russo-italien de gazoduc South Stream :

    S"Cette décision révèleVladimir Poutine est en train de procéder à un changement géostratégique assez significatif. La rupture de la Russie avec l'Occident aujourd'hui est comparable avec ce qui s'est passé dans un autre sens il y a plus de 300 ans sous Pierre le Grand. A l'époque, le tsar avait fait de la Russie une puissance européenne. Désormais, Vladimir Poutine est en train d'en faire une puissance asiatique. Il se rapproche notamment de Chine, avec laquelle il est en train de nouer une vraie alliance militaire, mais aussi de la Turquie. Le président russe a d'ailleurs annoncé que Gazprom allait augmenter de 3 milliards de m3 ses livraisons à la Turquie «afin de satisfaire ses besoins» et lui consentir un rabais de 6% sur ses prix à compter du 1er janvier prochain. Il a même menacé les approvisionnements de l'Europe, suggérant qu'une partie de la production russe pourrait être détournée vers l'Asie.

    Cette rupture géopolitique est aussi le résultat d'un bouleversement politique intérieur. Le but des sanctions économiques américaines était d'influencer l'échiquier politique intérieur. Celles-ci devaient précipiter la chute du rouble et des capitaux et par ricochet la chute de la croissance et l'impopularité de Vladimir Poutine. En réalité, rien ne se déroule comme prévu: la multiplication des sanctions a finalement provoqué la naissance d'une aile nationaliste beaucoup plus radicale que Poutine. Celle-ci exerce une forte pression sur le gouvernement et a entrainé la marginalisation de l'opposition libérale et pro-occidentale. Poutine est donc contraint à une forme de surenchère, ce qui explique le durcissement de son discours. [...]

    Les conséquences économiques sont désastreuses pour l'Europe. Je rentre d'Allemagne où les milieux d'affaires sont affolés. 40 % du gaz allemand venant de la Russie, ces derniers craignent un effet domino: augmentation des tarifs de l'énergie en Allemagne, puis décrochage de la croissance allemande et enfin décrochage de l'Europe toute entière. En réalité, les intérêts vitaux de l'Allemagne sont en jeu et par ricochet les intérêts vitaux de la France. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Les fonds vautours sont l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis

     

    Éric Toussaint est docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII et possède également une formation d’historien. Dans son activité militante, il est président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), une organisation qui s’efforce d’analyser les origines des dettes souveraines des pays du Tiers-Monde ainsi que leurs conséquences pour ensuite élaborer des alternatives de financement du développement humain.

    Il a également été conseiller du président Rafael Correa au sein de la Commission d’Audit Intégral de la Dette de l’Équateur. Eric Toussaint est l’auteur de nombreux ouvrages sur le système financier international, tels que Les Tsunamis de la dette (2005), Banque mondiale : le Coup d’État permanent. L’Agenda caché du Consensus de Washington (2006), La Dette ou la vie (2011) et Bancocratie, paru récemment.

    En outre, la Chambre des députés d’Argentine l’a invité mercredi 15 octobre 2014 à participer à une conférence sur la dette extérieure aux côtés des députés du Front pour la Victoire (Frente para la Victoria) Héctor Recalde et Carlos Raimundi, et de l’économiste Fernanda Vallejos. Interrogé par le quotidien Tiempo Argentino, Éric Toussaint expose son analyse du conflit avec les fonds vautours.

    Considérez-vous que le verdict du juge Griesa en faveur des fonds vautours soit un jugement juste ?

    Ce sont incontestablement des fonds qui ont fait l’acquisition de titres argentins dans le seul but de poursuivre en justice l’Argentine pour tirer le plus de profit possible via une opération purement spéculative. Pour moi, c’est tout à fait inacceptable et, au regard de la législation américaine, illégal. En effet, aux États-Unis, la loi interdit d’acheter des titres de la dette si le but n’est pas de recevoir des coupons d’intérêt mais de spéculer et d’intenter une action en justice contre l’émetteur. C’est une pratique jugée illégale là-bas.

    Toutefois la Cour Suprême des États-Unis a validé le jugement de Griesa lorsqu’elle a évité d’analyser le recours de l’Argentine…

    Bien sûr, il ne s’agit pas d’un conflit entre l’Argentine et le juge Griesa mais avec la justice des États‑Unis puisque la Cour a donné raison au juge.

    C’est une tentative manifeste de faire revenir l’Argentine et l’Amérique latine à la situation de la fin du XIXe et du début XXe, à l’époque où les grandes puissances dictaient directement aux nations débitrices le comportement à adopter, bafouant ainsi la souveraineté de ces pays.

    Dès lors, pensez-vous que la décision de la justice américaine renferme un dessein politique ?

    Oui, ou du moins, elle a une conséquence politique : donner une interprétation totalement biaisée de la loi car cette interprétation contredit le contenu-même de la législation américaine sur les fonds vautours.

    Peut-on extrapoler cela aux fonds vautours ?

    Les fonds vautours cherchent le profit maximal. Ce qui me paraît fondamental ce ne sont pas les vautours mais la décision d’une juridiction étrangère qui avalise leurs agissements. C’est là un enseignement très important à tirer : il ne faut plus transférer la compétence juridictionnelle – i.e. le pouvoir de trancher en cas de litige– à une juridiction étrangère.

    Les fonds vautours ont-ils une influence sur la politique internationale ?

    Bien évidemment. Il ne fait aucun doute que le fonds NML de Paul Singer fournit une aide financière au Parti républicain, lequel a beaucoup de pouvoir aux États-Unis et, partant, exerce une influence sur la politique américaine.

    Je dirais que les fonds vautours représentent l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis dans le secteur financier, suivis des bataillons qui ont pour nom Goldman Sachs, Bank of America, Citibank et ainsi de suite.

    Exercent-ils également une influence en Europe ?

    Ces fonds portent désormais leur regard sur la Grèce et l’Espagne. Le fond de Paul Singer, NML Capital, a fait l’acquisition de crédits de la dette de la banque espagnole Bankia pour ensuite reproduire le même schéma qu’en Argentine. Aujourd’hui, en Europe, il existe une véritable prise de conscience sur le degré de dangerosité de ces fonds.

    Quelle est votre opinion eu égard au comportement d’institutions telles que le FMI ou la Banque mondiale dans les pays en développement ?

    Elles sont coresponsables de l’endettement frauduleux. Cela apparaît très nettement dans le jugement Ballesteros |1| de l’affaire Olmos en 2000, dans lequel ressort la complicité du FMI, qui a donné son aval à la Junte militaire pour contracter la dette et ensuite dans tout le programme de privatisation de Carlos Menem et la destruction du service public. Ces institutions font partie du problème et non de la solution.

    Les concessions réclamées par le FMI ont-elles un caractère politique ?

    Le FMI et la Banque Mondiale sont des instruments du pouvoir des États-Unis et ce sont les bras institutionnels de la politique étrangère américaine. Ces politiques ont pour but de maintenir les pays du Sud dans un état de soumission face aux pays centraux.

    Que pensez-vous de la proposition émise par l’Argentine à l’ONU concernant une convention de restructuration de la dette ?

    Pour moi, le fait de procéder à une annulation de la dette est un élément positif. Mais j’estime qu’il faudrait mettre au centre du débat des Nations-Unies le thème de l’illégitimité de la dette.

    Le mécanisme de restructuration en soi ne suffit pas. On ne peut restructurer une dette illégitime, il faut l’annuler.

    Mais, dans ce cas-ci, le FMI a appuyé le recours contre les fonds vautours.

    Je pense que c’est un épiphénomène. En fin de compte, les fonds vautours agissent d’une manière qui ne plaît pas au FMI. Mais cette organisation a mené des actions de dérégulation financière dans les pays en développement, actions qui ont favorisé les agissements des fonds vautours.

    Le FMI est complice des fonds vautours. Le fait est que le FMI est en faveur d’un mécanisme de restructuration de la dette en accord avec la majorité des créanciers alors que les fonds vautours ne veulent pas le respecter.

    Vous semble-t-il acceptable que le CIRDI soit compétent pour résoudre les différends relatifs à la dette souveraine, comme l’ont proposé certains fonds vautours ?

    Les détenteurs des titres souhaitent certainement que leurs bons soient considérés comme des investissements, mais à mes yeux il s’agit là d’une interprétation totalement erronée et biaisée. Par ailleurs, le CIRDI appartient à la Banque mondiale, c’est un instrument des États-Unis au service des grandes entreprises multinationales privées, qui obtiennent arbitrairement la plupart des jugements qui leur sont favorables. Je recommande à l’Argentine de se retirer du CIRDI comme l’ont fait la Bolivie, l’Équateur et le Venezuela. Le Brésil n’a d’ailleurs jamais souhaité en faire partie.

    Craignez-vous que la convention de restructuration qui doit être mise en place par l’ONU ne devienne un CIRDI ?

    Oui, cette convention pourrait se transformer en un tribunal en faveur des créanciers. Par conséquent, en ayant à l’esprit le monde dans lequel nous vivons, il est fondamental de comprendre que la résolution d’un conflit avec les créanciers passe par un acte souverain unilatéral de l’État débiteur. On ne peut attendre de jugement favorable de la part d’un tribunal international.

    Est-ce donc une bonne chose que l’Argentine saisisse la Cour internationale de justice de La Haye ?

    Bien évidemment. Ce peut être un des instruments mais il faut rester bien clair : les États-Unis ne reconnaissent plus la compétence de la Cour de La Haye depuis que cette dernière les a condamnés en 1985 pour avoir miné les ports lors du différend avec le Nicaragua sandiniste. En cas de jugement en leur défaveur, les États-Unis ne la reconnaissent pas et ne respectent pas les arrêts. Donc, même si le recours est légitime, il n’est pas sûr qu’il soit assorti d’effets.

    Que devrait faire l’Argentine ?

    Il convient d’aller au-delà de la simple opposition aux fonds vautours. Il est crucial de revenir à la question de la légitimité de la dette. J’exhorte les pouvoirs publics argentins à mener un audit de la dette. Il faut prendre en compte la très lourde histoire de la dette argentine.

    Je parle ici de la dette contractée par la Junte militaire et de la socialisation des pertes des entreprises privées à la fin de la dictature.

    Il est également essentiel de rappeler la dette contractée dans les années 1990 par Carlos Menem et son système de privatisation ainsi que le Megacange (« méga-échange ») de Domingo Cavallo en 2001. Il n’est pas juste que l’Argentine doive payer les créanciers qui ont participé à la fraude ou qui ont soutenu la dictature argentine. D’où l’importance d’un audit citoyen de la dette.

    La loi de paiement souverain appelle à mener un audit de la dette. Qu’en pensez-vous ?

    Ce qui m’inquiète c’est que dans les propositions du nouvel échange on offre la possibilité aux détenteurs de titres de saisir une juridiction française en cas de litige. En fin de compte, on continue avec la même faiblesse, en transférant la compétence à une autre juridiction au lieu de la juridiction nationale.

    Il faut respecter la constitution argentine qui stipule clairement qu’on ne peut déléguer la compétence relative au règlement des différends avec des entités étrangères à une autre juridiction.

    Notes :

    |1| Il s’agit du juge qui a rendu le jugement dit Sentencia Olmos du nom du journaliste argentin qui a porté plainte contre l’accroissement considérable de la dette pendant la période de la dernière dictature militaire (1976-1983). Ce jugement du 13 juillet 2000 démontre clairement le caractère illégal de la dette argentine.

    CADTM

    http://fortune.fdesouche.com/362663-les-fonds-vautours-sont-lavant-garde-de-la-politique-etrangere-des-etats-unis#more-362663

     

  • Les « zadistes » de Notre-Dame-des-Landes, nouveaux djihadistes verts ?

    Un cap est franchi avec le climat de peur savamment entretenu par des milices dangereuses.

    Patrice Valentin, directeur de Dervenn (entreprise spécialisée en conseil d’ingénierie écologique), s’exprimait au micro de France Info en ces termes : « Ça n’est pas la première fois que l’on reçoit des lettres de menaces. Il y a un site sur lequel on est cité comme étant une cible en appelant tout le monde à venir perturber la vie de l’entreprise et en nous menaçant de faillite. L’objectif des opposants est de créer un climat de peur pour que personne ne réponde. Pour moi, cela s’appelle du terrorisme. » Les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes dévoilent ainsi une face obscure, qui n’est pas loin de rappeler des méthodes que l’on croyait disparues depuis les années 1970, celles des groupes terroristes Action directe ou des Brigades rouges.

    Déjà, les méthodes des militants « antifas » qui ont protesté à Toulouse et à Nantes étaient assimilables à une forme de para-terrorisme mais là, un cap est franchi avec le climat de peur savamment entretenu par des milices dangereuses.

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  • [FIN DE VIE] Lancement du collectif Soulager Mais Pas Tuer

    Soulager mais pas tuer est un mouvement unitaire qui rassemble des professionnels et des usagers de la santé, tous engagés pour protéger la France de la dérive euthanasique. Il se lance aujourd’hui à travers toute France, lors de conférence de presse, happening ou scénographies.

    Plusieurs causes à cela : le le plan national de développement des soins palliatifs 2008-2012 qui n’a pas été reconduit, l’annonce d’une nouvelle loi « Fin de Vie » en 2015. [...]

    La suite sur Le Rouge et le Noir

  • Pourquoi autant de catholiques sont-ils des anti-libéraux économiques primaires ?

    Franck Abed répond à Enquête et Débat sur le libéralisme. Extraits choisis :

    "L’Eglise condamne le libéralisme, pourquoi le fait-elle, de quand cette condamnation date-t-elle, et s’agit-il du libéralisme économique cher à Tocqueville ou encore Chateaubriand, qui étaient catholiques ?

    ALe libéralisme est un terme aujourd’hui un peu fourre tout, à l’instar du mot de droite.Beaucoup utilisent ces deux notions sans être des libéraux ou de droite, d’où les énormes confusions qui en ressortent. Dans les discussions que je peux avoir avec des amis, des collègues, des gens qui me croisent dans la rue, il apparaît que Sarkozy, un exemple parmi d’autres, passe pour être un ultralibéral, lui qui n’a cessé d’intervenir dans l’économie souvent de manière catastrophique et de nationaliser… Autant dire que le travail de formation intellectuelle qui nous attend est énorme.

    Dans notre époque moderne, le terme liberté signifie souvent licence et permissivité. Ce n’est pas du tout cela dont il s’agit quand j’évoque le terme liberté.Je renvoie à l’encycliqueLibertas praestantissimumécrite par Léon XIII le 20 juin 1888. Celui-ci nous explique plusieurs idées essentielles que je résume bien sommairement. Tout d’abordla liberté, bien comprise, repose sur des valeurs morales, le bien et la vérité. Les modernes et les gens de gauche pensent que la liberté repose sur la volonté propre des individus, indépendamment de toutes contraintes. Ensuite, la liberté d’une action, d’une idée doit impérativement tendre vers le bien, mais non pas vers le bien d’un homme, cela signifierait qu’il y aurait autant de bien que d’hommes (et là nous tombons dans le relativisme), mais vers le bien subordonné au droit naturel. Pour cette notion de droit naturel, je renvoie aux travaux de Saint-Thomas d’Aquin. Enfin, la liberté ne se veut pas le corollaire de l’action humaine consistant à faire ce que l’individu veut, quand il veut. Au contraire, la liberté ne doit jamais être déconnectée, si je puis dire, de la raison et de la recherche du bien entre les gens de bonnes volontés. La liberté est nécessaire à l’épanouissement de l’homme ici-bas et toute volonté arbitraire de retirer cette liberté ne peut se faire sans dégâts. Pour être clair, l’Eglise a condamné et condamne, le relativisme philosophique, moral et intellectuel, ainsi que toutes initiatives humaines détachées de la raison, niant ou combattant l’ordre naturel.

    L’Eglise n’a jamais condamné la libre entreprise ou la liberté scolaire. Elle n’encourage pas non plus les systèmes économiques prétendument « libéraux », car ceux-ci cachent en réalité des doctrines prêchant l’exploitation délibérée de l’homme par l’homme. J’encourage également les lecteurs de votre site, en plus de lire l’encyclique susnommée, d’étudier sérieusement Immortale Dei, du 12 mai 1885. [...]

    Pourquoi autant de catholiques français sont-ils aujourd’hui des anti-libéraux économiques primaires, alors que la puissance d’une nation vient notamment de son dynamisme entrepreneurial et donc libéral ?

    La réponse est très simple. Beaucoup de catholiques le sont plus par habitude que par démarche intellectuelle, réfléchie et raisonnée. Ils le sont par atavisme familial ou par confort… De même, nombre de catholiques ignorent les fondements de leur religion et sont amenés à tenir des propos, qui, sans qu’ils le sachent, sont condamnées par Notre Sainte Mère l’Eglise. Disons les choses clairement, toute notre société penche à gauche voire à l’ultra gauche. Regardez le jeu politique, combien y a-t-il de partis de droite au niveau national en France ? Zéro. Les catholiques dans une large mesure, ne vivent pas en autarcie, et ne sont donc pas épargnés par la pente gauchiste que prend notre pays depuis des années. En France les grands médias, les partis politiques et les syndicats dominants sont tous exclusivement de gauche voire d’extrême gauche. Etant donné leurs influences néfastes dans notre société, dues à des moyens financiers et humains conséquents, il est évident que les Français peuvent difficilement résister à cette propagande gauchiste sans volonté, et surtout sans formation intellectuelle digne de ce nom. Pour s’en sortir, il est important de militer à temps et à contre temps pour défendre à la fois les libertés qui aujourd’hui sont réduites comme peau de chagrin et les principes qui permirent à la France d’être le phare du monde…"

    Michel Janva

  • Cameron contre le politiquement correct

    Le discours de David Cameron à Rocester le 28 novembre a provoqué une sorte de haut le cœur dans la presse bien-pensante parisienne. Bon signe : tous les médias de gauche, à l'unisson, aussi bien "Le Monde", "Mediapart, "Libération" et, naturellement, "L'Humanité" poussent des cris d'orfraie.

    Or, sa doctrine se situe aux antipodes de la xénophobie systématique qu'on lui prête. Et ses propositions concrètes visent, en fait, à liquider les pompes aspirantes de l'immigration d'assistanat afin de permettre et de promouvoir une immigration de travail, profitable au pays d'accueil, telle qu'on la concevait encore en France dans les années 1960.

    On se devrait de souligner que, dans le même temps, son ami et ministre des Finances, le chancelier de l'Échiquier George Osborne n'a cessé, depuis son entrée au gouvernement en 2010, de plaider pour – et de mettre effectivement en œuvre – une politique de réduction de la dépense publique. Or, il annonçait le 29 novembre, qu'il va être amené à réinjecter 2 milliards de livres dans le "National Health Service". Car les hôpitaux publics britanniques, comme d'autres services sociaux se trouvent submergés par le poids de l'immigration. (1)⇓

    Remarquons ici combien, de ce côté-ci de la Manche, les réseaux de pouvoir chiraquiens, se montrent fort véhéments pour se draper derrière le prestige qu'ils attribuent au général De Gaulle. Ils procèdent, entre autres, à une instrumentalisation de sa part de responsabilité, souvent exagérée, dans ce qu'on appelle le "modèle social français". Mais, en même temps, ils ignorent superbement que les conceptions qu'ils fustigent chez nos amis britanniques ont prévalu, sur le terrain de l'immigration au moins jusqu'au départ, en 1969, du président fondateur de la Cinquième république.

    Elles n'ont été gravement remises en cause qu'à partir d'un décret de 1976 pris par le gouvernement Chirac sous la présidence de Giscard d'Estaing, instituant le "regroupement familial" – à sens unique. (2)⇓

    Voilà, à l'inverse, comment le Premier ministre de Sa Gracieuse Majesté élabore la doctrine nouvelle de son pays, celle qu'il propose à ses partenaires européens, et que l'on cherche à stigmatiser :

    "L'immigration, a-t-il déclaré le 28 novembre, bénéficie à la Grande Bretagne. Mais cela implique qu'elle soit contrôlée, qu'elle soit loyale, qu'elle soit centrée autour de notre intérêt national, cela est ce que je veux. Nous sommes devenus la Grande Bretagne grâce à l'immigration non malgré elle. C'est pourquoi il est fondamental, pour l'avenir de notre pays, que nous gérions ce dossier de manière correcte. Dans l'Union européenne la majorité de nos compatriotes refusent d'être en face du dilemme d'accepter les choses telles qu'elles sont ou de nous en aller. Ils veulent la réforme et le référendum. En ce qui concerne l'immigration, ils ne veulent ni d'une immigration illimitée ni d'une suppression de toute immigration, ils veulent une immigration contrôlée, et moi aussi. Les chiffres actuels le démontrent à nouveau. Cependant que nous réduisons l'entrée des immigrés extérieurs à l'Union européenne, nous augmentons le nombre de ceux qui viennent d'Europe. Autrement dit la restriction sur le premier groupe se traduit par une poussée du second. La pression demeure très forte. Dans certains secteurs l'afflux de migrants dépasse les capacités de nos autorités et de nos administrations locales, de nos écoles, de nos hôpitaux et les chiffres d'hier montrent que le rythme d'immigration reste toujours très élevé. C'est pourquoi beaucoup de gens se plaignent de son impact sur nos services publics. Or, la liberté de circulation des personnes n'a jamais été un droit illimité, et nous devons désormais la faire jouer dans un cadre conforme à l'expérience. Cela ne signifie pas que nous allons fermer la porte, ni remettre en cause le principe de libre circulation mais cela veut dire nous devons restaurer des relations honnêtes entre Etats membres etc." (3)⇓

    "Honni soit qui mal y pense" est la devise séculaire de la Monarchie britannique. Elle semble fort adaptée à la situation actuelle.

    Dès lors, par conséquent, que David Cameron propose à l'Europe d'adopter, dans l'intérêt commun, une doctrine cohérente et loyale en matière d'immigration, devons-nous, sous prétexte qu'elle cherche à corriger les dérives actuelles, la considérer comme incompatible avec les aspirations des autres pays ?

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1) cf. The Telegraph du 29 novembre. ⇑

    2) cf. décret no 76-383 du 29 avril 1976 signé Jacques Chirac ⇑

    3) cf. vidéo du discours disponible sur le site du Telegraph. ⇑

    http://www.insolent.fr/2014/12/cameron-contre-le-politiquement-correct.html

  • UMP : le strapontin vide…

    Nicolas Sarkozy s’est attelé à la lourde tâche de rassembler les membres épars de l’UMP, ce grand cadavre à la ramasse, ce qui n’a rien d’évident.

     

    Sitôt proclamé vainqueur, sans perdre une minute – ce qui est bien dans son style – et conformément à l’un des engagements qu’il avait pris pendant sa campagne – ce qui n’était pas écrit d’avance –, Nicolas Sarkozy s’est attelé à la lourde tâche de rassembler les membres épars de l’UMP, ce grand cadavre à la ramasse, ce qui n’a rien d’évident. L’heure n’est-elle pas venue, pour reprendre sa formule, de « jouer collectif » ?

    Le président tout neuf d’un parti qui l’est moins s’est donc empressé de tendre la main à tous ceux qui voudraient bien la prendre, et en particulier aux quatre anciens Premiers ministres issus de son mouvement. Rien de plus judicieux, de plus positif et de plus apaisant, en apparence, que sa proposition de constituer au sommet du supposé « premier parti d’opposition » une sorte de « comité des sages » dont ces quatre personnages, a priori qualifiés, expérimentés, respectables, en tout cas les plus anciens dans le grade le plus élevé, auraient été le noyau dur.

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  • Ukraine : une américaine au gouvernement

    La rédaction de Contre Info s’est toujours montrée sceptique face à l’admiration sans limite que porte un certain nombre de patriotes français vis à vis de la Russie de Poutine. Le conflit en Ukraine divise beaucoup de nationalistes en France mais également dans d’autres pays d’Europe. Si Contre Info parle de ce conflit essentiellement pour faire prendre conscience aux lecteurs que tout n’est pas blanc d’un côté et noir de l’autre, on ne peut passer à côté de cette information fracassante… Une ukrainienne-américaine ayant travaillé à la solde de l’Oncle Sam et de la finance internationale fait son entrée au gouvernement de Kiev.

    Lu sur Le Figaro : « L’Ukraine s’est dotée aujourd’hui d’un nouveau gouvernement pro-occidental incluant une Américaine, un Géorgien et un Lituanien à des postes clé, censés aider le pays à sortir d’une grave crise économique et faire face au sanglant conflit armé dans l’Est.

    « Nous devons intégrer dans notre gouvernement les meilleures compétences internationales », a déclaré le président Petro Porochenko. Natalie Jaresko, une Américaine d’origine ukrainienne ayant travaillé pour le Département d’Etat américain et pour un fonds d’investissement ukrainien financé par le Congrès américain, se retrouve ainsi ministre des Finances.  »

    http://www.contre-info.com/