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anti-national - Page 1127

  • « En Indo, à Alger, à Paris, le même nihilisme falsifie l'Histoire. » (archive 1997)

    Le 9 novembre, à la Mutualité, les comités Chrétienté-Solidarité organisent un procès moral du communisme et de ses crimes. En présence d'une impressionnante brochette de personnalités. Dans le même temps se déroule a Bordeaux un procès - pénal, celui-là - qui, à travers un homme, prétend juger une époque, un régime, un peuple. A la clé de tout cela, on débat de l'histoire contemporaine, du jugement que l'on peut porter sur elle, et des conséquences que ce jugement comporte sur la politique d'aujourd'hui. C'est l'occasion de remettre l'histoire à l'endroit, de rappeler aux jeunes ce que l'on doit penser de l'histoire de France récente. B A, député européen du Front national, s'y emploie pour National Hebdo.

    National Hebdo - Le procès Papon a été conçu par ceux qui l'ont promu comme une « pédagogie de l'histoire ». D'abord, peut-on donner à un procès un rôle pédagogique et, deuxième question, quelle pédagogie pouvons-nous, nous, en tirer ?
    B A - Ce qui est extraordinaire, c'est que, en matière de justice, la pédagogie ne peut être qu'incitative et donc cela laisserait supposer que le procès Papon est incitatif de procès. C'est-à-dire que, cinquante-quatre ans après, il faudrait donc encore en faire d'autres. Contre qui ? Les, fils de Papon, les petits-neveux de Papon, et puis peut-être la soixante-dix-septième génération de Papon. Donc cette histoire de pédagogie ne tient absolument pas la route. Elle est contraire à tout le progrès de la civilisation en matière de droit qui veut que, lorsque la justice est passée dans les premières années, ensuite il y ait l'oubli, le pardon, la réconciliation.

    - Alors, justement, sans faire de procès pénal, ça nous donne une idée: sur le plan seulement moral et historique, on pourrait envisager des procès ou des pédagogies sur d'autres affaires historiques, par exemple l'Indochine, l'Algérie ou tout autre moment de l'histoire.
    - Nous y voilà et c'est pour cela que, le 9 novembre, sera constitué pour la première fois dans l'histoire, le jour même du quatre-vingtième anniversaire de la Révolution d'Octobre qui, dans le calendrier russe, le calendrier orthodoxe, équivaut au mois de novembre dans notre calendrier grégorien, nous avons organisé la première audience sur les crimes du communisme. Mais, nuance, par une fausse analogie, certains ont cru que je voulais organiser l'équivalent du Nuremberg du communisme.

    - La formule ne vous convient pas, pourquoi ?
    - Non la formule ne me convient pas du tout. Ça ne peut être encore une fois qu'une analogie avec tout ce qu'une analogie peut avoir d'imprécis. Je ne suis nullement admiratif de Nuremberg. Nuremberg a été - je parle sous le contrôle de mes amis avocats un recul du droit. Nuremberg, c'est, en effet, le vainqueur qui juge le vaincu. Nuremberg, c'est Staline qui juge Hitler. Je n'ai aucune admiration pour Hitler, aucune nostalgie nazie et je trouve que les journalistes qui disent qu'à vouloir organiser le procès du communisme je banaliserais le nazisme sont des spadassins de la pensée, des petites frappes du journalisme. Mais Nuremberg, c'est Staline qui est juge d'Hitler, c'est-à-dire Jack l'Eventreur qui juge est de Landru.

    - Donc le procès que vous allez faire est un procès moral ?
    - Le procès que nous allons faire est un procès moral devant l'opinion. Car la prescription est je crois l'effet de la sagesse de l'humanité. Et ce n'est pas mon maître et ami, Jean-Baptiste Biaggi, qui me contredirait La prescription est un progrès. Mais prescription pénale ne veut pas dire prescription morale. Surtout quand il n'y a pas eu procès pénal. Or le communisme existe toujours. Donc je suis pour le procès moral de ceux qui ont tué, torturé, il y a cinquante ans, ce qui n'exclut pas le procès pénal aujourd'hui au Vietnam, en Chine, dans tous les pays qui ont souffert du communisme ou qui en souffrent encore. Mais, pour nous, nous voulons juger d'un cas particulier, qui est celui de l'extermination, car c'est de cela qu'il faut parler, à partir du moment où il y a à peine 30 % de survivants dé l'extermination de nos soldats français en Indochine. Et donc nous allons juger le 9 novembre, à la Mutualité, du cas particulier des camps de la mort d'Indochine, du cas particulier du camp 113.

    - Pourquoi ce camp 113. Vous dites camps de la mort. C'étaient des camps d'internement et de rééducation. Pourquoi camps de la mort ?
    - Oui, c'est ça, parce que tout est sémantique, parce qu'on mourait au camp 113 exactement comme on mourait à Dachau, à Auschwitz ...

    - Il y a des statistiques là-dessus ?
    - les statistiques sont très exactement les mêmes qu'à Auschwitz. Je ne vais pas faire des comparaisons morbides, mais 70 % de morts dans les trois mois, on ne peut guère faire pire. On est là dans les statistiques qui sont celles des camps d'extermination du nazisme. 

    - Vous dites Boudarel, puisqu'il s'agit de lui, c'est un camp particulier. Il répond : moi, je n'ai torturé personne, moi je n'ai tué personne.
    - Oui, mais d'ailleurs les SS qui montaient la garde à l'extérieur des camps ne tuaient personne ni ne torturaient personne. C'était la même réponse. On mourait à l'intérieur des camps de concentration allemands où il n'y avait que les kapos de Marcel Paul, comme le dit Marcel Dassault dans Le petit talisman illustré, numéro spécial de Jours de France : lorsque je me retrouve à Buchenvald, on mourait beaucoup à l'intérieur des camps de Buchenvald mais les SS ne rentraient jamais à l'intérieur des camps. Tout était confié à la direction de Marcel Paul et de ses kapos.

    Ne parlons pas de Buchenvald, parlons de Boudarel. Lui, sur quoi va porter l'accusation ?
    - Je ne veux pas dire que c'est le procès de Boudarel...

    - Le procès que vous allez faire, c'est celui des camps, le procès des méthodes communistes contre les prisonniers français en Indochine ?
    - C'est ça, avec probablement le cas particulier de kapos d'origine française, de commissaires politiques d'origine française, qui certainement ont été amnistiés par la loi française, comprenne qui pourra ... Cela désormais appartient à l'histoire.

    - Donc, c'est un procès historique. 
    - C'est le procès historique du camp 113. Parce que c'est un camp d'extermination dans la pratique. Alors on dira : mais ils ne mouraient pas fusillés, torturés, ils mouraient comme on mourait à Auschwitz. Ils mouraient comme l'on mourait dans d'autres camps du goulag ou ailleurs. Ils mouraient de faim, de privations, de dysenterie, dans les conditions les plus atroces qui soient, c'est-à-dire attachés à des pieux, dans ce qu'on a appelé la cage aux buffles.

    - La cage aux buffles, c'était quoi ? Une punition ?
    - Une punition pour ceux qui ont fait une tentative d'évasion. Ils sont attachés, pieds et mains liés, dans la fange des buffles, dans leurs propres déjections, dans l'horreur des moustiques qui les piquent sans cesse. Les insectes qui les dévorent et, lorsqu'ils ne peuvent plus remuer, des rats qui terminent le travail. II n'y a peut-être pas ce qu'on a appelé une extermination scientifique d'Auschwitz par le biais de procédés tels que la chambre à gaz. Mais c'est un mode d'extermination, selon le colonel Weinberger - colonel juif rescapé, qui a connu à la fois Auschwitz et les camps d'Indochine, il y a des gens comme ça qui ont toutes les chances dans la vie. Au moins, dit-il, dans les camps de concentration du nazisme, on ne m'obligeait pas à chanter dehors le Horst. Wessel Lied et à crier «Vive Hitler». Tandis que dans les camps du Viêt-minh on m'obligeait à chanter l'Internationale et proclamer la gloire de Staline et de l'oncle Ho.

    - C'est donc le lavage de cerveau et l'humiliation systématique sous la contrainte.
    - Voilà. Celui qui répondait favorablement aux interrogations de Boudarel était placé sur une liste de libérables.

    - C'est donc l'incitation à la trahison systématique
    - Et à la délation. Toutes formes de persécution morale. Le général de Lattre a dit: « Non seulement ils voulaient nous exterminer mais ils voulaient nous voler notre âme. » Les soldats français, emprisonnés dans les camps nazis, on ne leur lavait pas le cerveau et on ne leur promettait pas la liberté ou des punitions selon qu'ils adoptaient ou non les thèses nazies, Tandis que dans les camps du Vietnam, avec des commissaires politiques français, si vous avez votre cerveau bien lavé vous n'avez pas de punitions et vous êtes libérable. Si vous nous résistez, on vous punit et on vous met aux buffles.

    - B A, nous allons quitter un peu l'Indochine puisque le problème finalement, c'est la pédagogie de l'histoire. Dans le procès Papon, on parle aussi de la guerre d'Algérie en présentant notamment un épisode secondaire qui est la manifestation du 17 octobre 1961 comme une répression policière épouvantable au détriment des pauvres manifestants pacifiques du FLN. Alors je voudrais que vous fassiez un peu d'histoire de la guerre d'Algérie puisqu'il s'agit de faire de la pédagogie.
    - Ce qui est extraordinaire, c'est que la France ne vit plus que sur le passé, ce qui est le propre des pays en déclin. L'actualité, c'est le passé, et ça c'est tout de même grave. Et voilà pourquoi d'ailleurs je me bats aussi sur le passé. Certains de mes amis me disent :
    « Mais ne parle pas de tout ça, c'est fini ». Non, ce n'est pas fini ! L'adversaire nous impose de ne parler que sur ce qui est apparemment révolu. Allons-y. L'actualité aujourd'hui, c'est l'ignominie des massacres en Algérie, des enfants coupés en morceaux, décapités, les femmes éventrées avec leurs enfants dans le ventre, les jeunes filles emmenées pour servir à des mariages qualifiés d'islamistes, etc. C'est une horreur quotidienne en Algérie qui nous renvoie à Mélouza, à la pratique du FLN ...

    - Mélouza, tous les lecteurs ne savent pas, il faut nous le dire ...
    - Mélouza, effroyable massacre parmi d'autres commis par le FLN contre un village qui était suspect de n'être pas sensible à sa propagande et où furent en une seule nuit exterminés plus de quatre cents femmes et enfants, violés, décapités et coupés en morceaux. Exactement ce que nous avons tous les jours. Quand aujourd'hui les Vidal-Naquet et consorts osent nous ressortir la répression de la police française en 1961, il faut rappeler que c'était une répression contre une manifestation encadrée par les tueurs, par les tortionnaires du FLN qui torturaient dans les pires conditions, car faut-il aujourd'hui, il le faudrait probablement, réactualiser les photos de nos soldats que l'on découpait vivants, que l'on empalait. Toutes les horreurs qui sont celles, il faut bien le dire - est-ce du racisme que de dire cela? - d'une atroce culture tout de même.

    - On dit qu'en octobre 1961, c'était à Paris, que ce n'étaient pas les mêmes, que c'étaient de braves gens.
    Ce qui sous-entendrait que les Algériens qui viennent en France deviennent radicalement différents de ce qu'ils sont en Algérie? Je constate, moi, qu'il y a une réalité de règlements de comptes parfaitement terrifiante dans ...

    - Il y avait du racket, il y avait des assassinats en France ?
    - En France, racket, assassinats, tortures, comme il y en avait en Algérie. Et aujourd'hui on peut craindre, car la population est tout de même la même avec les mêmes clivages, que ce qui se passe en Algérie ne soit transporté en France. Parce que quatre millions, ou deux millions pardon, d'Algériens de France sont différents de dix millions d'Algériens en Algérie.

    - En particulier, on dit aujourd'hui que les Algériens qui viennent se réfugier en France sont des progressistes du FLN ...
    - En France, je peux vous signaler le cas de Danielle Minne qui est venue se réfugier en France. On l'a même reçue à l'Université de Toulouse-Mirail. Danielle Minne, ce n'est pas une Algérienne d'origine, mais une Française qui a épousé un chef de villaya. Danielle Minne est l'auteur de l'attentat de l'Automatic à Alger qui, en 1957, entraîna la mort de sept personnes dont quatre enfants et soixante-sept blessés amputés à vie. Danielle Minne est accueillie aujourd'hui à l'Université de Toulouse-Mirail. Je pose la question : est-ce qu'on accueillerait, dans n'importe quelle université française, un terroriste palestinien, auteur d'un attentat qui, à Tel-Aviv, aurait coûté la mort de sept personnes dont quatre enfants, et de soixante-sept blessés ? Je pose la question : cela est-il possible, imaginable un seul instant ? Alors, pourquoi est-ce qu'on accueille Danielle Minne à l'université de Toulouse ?

    - D'autres disent : c'est vrai, il y a de graves exactions, mais le FNL, c'est le moindre mal, parce que, quand même, ça peut représenter le progrès contre les islamistes. Que répondez-vous à cela ?
    - Cela est parfaitement dérisoire parce que la différence entre islam et islamisme c'est un truc d'intellectuel occidental, parce que la réalité c'est que nul ne sait en Algérie qui assassine qui, nul ne sait en Algérie qui commet les massacres, en tous cas ces massacres sont exécutés, sont ordonnés par des gens qui travaillent à quelques centaines de mètres des postes de l'armée algérienne, nous savons bien là qu'il s'agit d'une atroce affaire de règlements de comptes.

    - Dès le départ, les islamistes et le FLN sont ensemble depuis les accords de la Souma ?
    - Bien entendu. Dès 1954, islamistes, extrémistes et terroristes extrémistes se conjuguent dans le FLN.

    - Qui a intérêt, qui est derrière cette entreprise, aussi bien dans le procès Papon, concernant les années dites les plus sombres etc, que sur l'Indochine ou que sur l'Algérie ? Quelle est la vérité sur les menteurs, en quelque sorte ?
    - En réalité, je crois que nous nous heurtons à une pulsion masochiste puissante de haine anti-française. Nous sommes à cette fin du XXe siècle dans un combat entre une vision réaliste saine et l'adversaire antinational. La Providence fait que l'humanité est ordonnée en nations dont on peut espérer de l'harmonie, de la complémentarité. Et puis une vision de haine contre cet édifice national et on peut dire qu'aujourd'hui on tient à essayer dans notre pays particulièrement, parce que c'est la nation par excellence, à éradiquer tout ce qui tendrait à conserver cette nation.

    - Donc, en clair, c'est le mondialisme. Dans ce mondialisme, est-ce qu'on peut dire ou est-ce que je me trompe, qu'il y a une convergence d'intérêts entre un communisme qui n'est pas mort et un appareil américain qui a ses propres vues.
    - Cela est ancien et c'est une invite au travail car cela fait longtemps que la ténébreuse alliance existe entre le capitalisme apatride et le socialisme international. Je pense que, dès le départ de la hideuse révolution d'octobre, un certain nombre de forces ont penché pour, non pas peut-être une alliance, non pas peut-être pour un soutien, mais en tout cas pour une recherche de communauté d'intérêts avec elle. Ce qu'il faut voir, c'est qu'il y a eu dans l'histoire du communisme, une rupture avec Staline. Avec Staline, c'est l'opposition entre la IVe et la IIIe internationale. Staline à Trotsky. Mais aujourd'hui nous en sommes revenus au communisme léniniste, c'est-à-dire anti-stalinien. C'est cela qu'il faut bien comprendre. Et sous le couvert du soi-disant antiracisme, qui établit une dialectique de substitution à la dialectique de la lutte des classes, on établit en réalité une dialectique de haine entre les partisans de la vieille révolution bolchevique et ceux qui demeurent attachés aux réalités des légitimes préférences, culturelles, familiales, patriotiques. Ce que l'on appelle l'antiracisme aujourd'hui, c'est la haine du réel. Bernard-Henri Lévy nous aide à comprendre cela qui, dans son livre L'idéologie française, jette un grand cri de haine, nihiliste, contre le réel. Il n'aime rien de ce que nous aimons. Donc il faut bien comprendre que, sous le vocable d'antiracisme se cache un formidable cri de haine contre l'être. C'est là que la politique débouche sur la métapolitique, débouche finalement sur un au-delà qui est philosophique, qui est religieux, qui est mystique.

    Propos recueillis par M P National Hebdo du 30 octobre au 5 novembre 1997

  • Alain Toulza : « Le nouvel ordre mondial sexuel exerce un véritable terrorisme »

    RIVAROL: Alain Toulza, diplômé de Sciences Politiques, vous avez été conseiller technique auprès du ministre sénégalais de l'Enseignement supérieur puis, en France, du président du Comité national d'évaluation de la recherche. Père de famille nombreuse, vous avez fondé en 1995 le Comité d'initiatives pour la Dignité humaine, l'une des associations appelant à la Marche pour la Vie du 11 octobre, et vous présidez depuis 2004 le collectif « Oui à la famille, non à l'homofolie ». Le livre majeur que vous venez de publier, Le meilleur des mondes sexuels (1) dénonce le « nouvel ordre mondial de la sexualité » sur lequel vous avez travaillé trois ans durant. Comment vous est venue l'idée de cette étude exhaustive ?
    Alain Toulza : De nombreux ouvrages ont été consacrés, depuis quelques années, à tel ou tel autre aspect de l'évolution des mœurs dans le monde occidental. Hormis L'histoire de la volonté de perversion des mœurs et de l'intelligence, de François-Marie Algoud, volumineux inventaire chronologique des faits et propos concourant à une tentative multiséculaire de destruction de la foi et de la moralité chrétiennes, ces études, dont le mérite est indéniable, offrent cependant l'inconvénient de présenter cette évolution comme une série fragmentée de faits de sociétés plus ou moins indépendants les uns des autres.
    Or, il m'est apparu que, loin d'être des épiphénomènes circonstanciels d'une mutation incontrôlable de la société, les dérives que nous connaissons en matière de vie sexuelle et de normes propres à la construction de l'amour procréateur s'ordonnent autour d'un schéma destructeur de ce que nous qualifions de « culture de vie ». En ce sens, elles constituent ce que je dénomme un « nouvel ordre mondial de la sexualité ». Mon ouvrage, structuré en deux tomes, répond à la nécessité de mettre en évidence les liens organiques entre les différentes formes de ces bouleversements moraux, sociaux et biotechnologiques, et leur fil conducteur d'ordre idéologique.
    R : Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la façon dont ce courant dévastateur a imprégné le monde occidental ?
    A. T. : Il est difficile de résumer en quelques lignes ce qui fait l'objet de trois des quatre chapitres du premier tome, intitulé Le meilleur des mondes sexuels. Pour faire court, je dirai que le fil conducteur peut être repéré à partir du milieu du XIXe siècle et suivi à travers les étapes du combat féministe dans le monde occidental. L' évolution du statut de la femme est à l'origine de la révolution sexuelle, qui détermine elle-même les transgressions révolutionnaires en matière de structure familiale et de procréation. Même le phénomène de l'homosexualité est hérité de cette sorte de transformisme de l'idéologie féministe initiale, ainsi qu'il est démontré dans ce premier livre. Mais le mouvement féministe n'aurait jamais connu l'ampleur qui en a fait le fer de lance d'une révolution mondiale en cours s'il n'avait été alimenté et soutenu par des philosophies et quelques doctrines anthropologiques telles que le darwinisme, le malthusianisme, le « nouvel âge » et la franc-maçonnerie entre autres. L'intérêt de cette enquête est de montrer les convergences et les articulations entre ces divers courants, ainsi que les complicités politiques, nationales et internationales, et les outils scientifiques dont disposent les artificiers de la révolution mondiale de la sexualité.
    R. : De plus en plus, les philosophies mortifères que vous dénoncez deviennent des modes, que les peuples du monde entier suivent aveuglément. Pouvez-vous nous expliquer cet alignement ?
    A. T. ; Il est vrai que les modes sexuelles occidentales tendent à se répandre dans les autres continents, du moins au niveau de la jeunesse urbaine, surtout "dorée", des peuples qui composent le tiers-monde. Mais à un degré encore très modéré. Comment expliquer ce phénomène sinon, pour une large part (Afrique, Japon, par exemple), par la déperdition de la foi ancestrale et des valeurs qu'elle véhiculait, comme dans l'Occident chrétien ? Ajoutons-y, au plan de la contraception et de l'avortement, les campagnes massives et totalitaires du Planning familial international orchestrées par les séides des organismes internationaux. Cela sera rappelé dans le second livre à paraître. Le grand affrontement, lequel montrera également le rôle majeur joué en ce sens par la pornographie, dont le principal outil, aujourd'hui, est l'internet.
    R : Du noyautage du courant féministe originel par des intellectuelles lesbiennes nord-américaines à la structuration du mouvement homosexuel en une communauté internationale suractive et faiseuse de lois, un pas de géant a été accompli en trois décennies. Comment cela a-t-il pu se produire sans que le monde politique ait tenté de réagir et sans ruptures internes au sein de cette mouvance communautariste ? Le sida a-t-il joué un rôle fédérateur à cet égard ?
    A. T. : C'est qu'au contraire de certaines sociétés anciennes dans lesquelles l'homosexualité a été, quoi qu'on en prétende, largement contenue, à un moment de leur histoire, par une incapacité à se justifier, le mouvement homosexuel des temps modernes s'est taillé une dimension sociale spectaculaire à partir d'une théorisation de sa prétendue légitimité.
    Dans un chapitre que j'ai voulu fortement argumenté, j'ai tenté d'exposer de façon accessible la doctrine "queer" (mot anglais signifiant à l'origine bizarre), fondement idéologique du concept d'orientations sexuelles, dans ses méandres parfois contradictoires, et la théorie du "gender" qu'elle a conçue. Il faut bien voir que cette doctrine a été servie par des intellectuels de rang universitaire occupant parfois des chaires de prestige, en France comme en Amérique du Nord, et qu'elle a, aujourd'hui, rang de cité dans les structures de l'enseignement supérieur et de la recherche du monde occidental. D'où le terrorisme mental qu'elle exerce sur nombre de politiciens et le crédit dont elle bénéficie dans les media appointés. Ce qui interdit la divulgation des débats internes à la communauté homosexuelle. Ajoutons que le sida a joué, et joue encore, une mission de dictature de la compassion qui prive le public réticent de toute capacité de réaction.
    R. : Vous démontrez que l'homosexualité n'était pas la règle en Grèce et dans la Rome antique (le prétexte de la guerre de Troie fut l'amour de Pâris non pour un éphèbe mais pour la belle Hélène) et qu'elle n'était guère pratiquée que dans les hautes classes, ce qui a d'ailleurs conduit à la décadence de Rome. Quel est, à l'époque présente, le rôle des massmedia et/ou d'internet d'une part et de l'Education nationale d'autre part, dans sa diffusion actuelle à travers toute la société, y compris l'armée puisque l'on a appris à l'occasion de sa mort que l'un des sous-officiers paras servant en Afghanistan était pacsé avec un camarade ?
    A. T. : Je ne démontre pas, je ne fais que rappeler ce que d'éminents universitaires, qui sont des références internationales en matière de culture et de civilisation hellénique ou romaine, ont largement prouvé documents irréfutables à l'appui - et que les auteurs les plus cités (du monde romain notamment) confirment : l'homosexualité était très limitée et méprisée dans ces deux civilisations, c'était la pédophilie qui régnait, mais au niveau de certaines castes dominantes. L'amour était massivement hétérosexuel (v. Ovide, par exemple).
    Cependant et selon le précepte « le poisson pourrit par la tête », la dégradation des mœurs dans ces hautes sphères a précipité le déclin de leur empire.
    Vous avez raison de souligner, comparativement, que parmi les facteurs nouveaux d'expansion de l'homosexualité, les media et le monde de la pseudo-éducation dite nationale occupent une place d'importance. Il y a, dans le premier tome, des sections majeures sur ce sujet, mais le second tome développera leur rôle néfaste en matière d'incitation à la perversion des mœurs au sens le plus large du terme.
    R. : Vous avez esquissé, dans Le meilleur des mondes sexuels, quelques conséquences qu'entraîne déjà cette libéralisation des mœurs mais vous laissez entendre qu'à terme, ce qui constitue aujourd'hui une véritable tentative de subversion révolutionnaire risque de produire des effets encore plus désastreux que la domination marxiste il y a peu. Pouvez-vous nous en dire plus ?
    A. T. : J'ai déjà, dans ce premier tome, montré les dégâts résultant de l'emprise du modèle des « familles recomposées » qui ne sont jamais que l'illustration de l'amour décomposé. Et j'y ai longuement traité de la perspective effrayante qu'ouvre l'utilisation démoniaque (n'ayons pas peur des mots) des techniques de manipulation biologique au profit, à la fois, des ambitions folles des chercheurs et des exigences de la libération sexuelle déconnectée de la dimension naturelle de l'amour et de la procréation. Le grand affrontement montrera comment s'opère l'anesthésie des mentalités et l'inversion des valeurs au moyen des technologies de destruction mentale (pornographie, pédophilie, prostitution, drogue, internet, medias) des structures et appareils politiques, et des courants idéologiques venant d'horizons parfois surprenants. S'il n'y a évidemment pas de chef d'orchestre (sinon le Malin, bien entendu), l'évidence s'impose d'une volonté convergente de nombre d'acteurs d'instaurer un monde nouveau construit non seulement hors de Dieu comme le marxisme, mais en outre sur les décombres des lois naturelles qu'Il a posées.
    R. : Voilà un constat bien inquiétant; il pourrait démoraliser plus d'un de nos amis et susciter parmi eux une tendance à la démobilisation. N'y a-t-il pas, dans votre ouvrage, un message d'espoir ? Que pouvons-nous opposer à cette monumentale entreprise de déstructuration morale et sociale ?
    A. T. : Nous avons pour nous l'Espérance. Le chapitre final du deuxième tome (Le grand affrontement) est entièrement consacré à l'organisation de la résistance et de la contre-offensive. Gardons-nous de sous-évaluer, dans notre subconscient, les armes spirituelles mises à notre portée.
    Cette lutte est celle des deux étendards et nous savons, depuis saint Ignace, comment conduire pareil combat. Mais nous disposons aussi de pas mal d'armes temporelles : politiques, associatives, juridiques, éducatives, médiatiques (sachons, à notre tour, utiliser l'internet mais pour la bonne cause). Tout cela est largement exposé dans ce chapitre, dont la note ultime est en référence à cette parole du Christ : « mais, n'ayez pas peur, j'ai vaincu le monde ».
    Propos recueillis par Jacques LANGLOIS. Rivarol 19 SEPTEMBRE 2008
    (1) On peut se procurer l'ouvrage de M. Toulza (348 pages avec annexes et préface de Denis Sureau). 25 euros + frais de port) soit auprès de Duquesne Diffusion, soit aux éditions de Chiré, soit auprès de l'association PMN, 20 rue Louis Blanc, 75010 Paris.

  • Immigration et chômage

    La France, qui a le taux d'immigré le plus élevé des pays comparables en Europe, a aussi le taux de chômage le plus important.
    Nous allons une fois de plus aborder ce sujet tabou, mais il faut inlassablement reprendre son ouvrage tant que le problème n'aura pas été réglé.
    Ces questions relèvent du passionnel de l'irrationnel ou de l'ordre de la métaphysique, parfois plus que d'arguments posés.
    Une phrase souvent entendue : « Les immigrés, «on» les a fait venir, » Heidegger parlait de la dictature du «on». C'est déjà refuser de pense. Ce slogan souvent entendu, qui dans le fond ne veut rien dire, a de l'impact malheureusement. Qui est «on» ? Il est vrai que dans les années 60, une partie du grand patronat a fait appel à quelques dizaines de milliers de travailleurs étrangers pour le bâtiment ou l'automobile, (célibataires nord-africains pour la plupart, dont certains sont retournés dans leurs pays). Cet appel, valable pour une petite partie des immigrés actuellement présents sur notre sol, n'a aucun rapport avec le déferlement, dans les années 70-80, des immigrés qui sont venus alors que la France connaissait le chômage et que personne n'a jamais été chercher. Ils sont venus simplement pour obtenir des conditions de vie meilleures. Sans travailler, avec les allocations, leur niveau de vie peut-être multiplié par dix ou vingt, uniquement en traversant la Méditerranée.
    Autre slogan souvent entendu : « Ils font le travail que les Français ne veulent pas faire. » Comme ci les Français étaient d'une essence telle qu'ils ne pourraient ou ne voudraient pas faire certains travaux. Cet argument vieillot, qui a trente ans de retard, est d'autant plus faux que beaucoup de Français actuellement au chômage accepteraient certains travaux effectués par des étrangers.
    De plus, de nombreuses catégories professionnelles, comme la médecine, sont atteintes par l'immigration (on vient encore de titulariser cinq ou sept milles médecins étrangers non originaires de la CEE, qui pourrait exercer en France). On trouve aussi, dans l'enseignement, à tous les niveaux, de très nombreux enseignants étrangers non originaires de la CEE (ce qui est même inquiétant pour la transmission à nos enfants de beaucoup de valeurs scolaires ou extra-scolaires, notre patrimoine culturel se trans mettant parfois de façon impalpable dans le quotidien de l'enseignement).
    Argument-Incantation
    À la question : « Y a-t-il une corrélation entre le chômage et l'immigration ? », les humanitaristes répondent par le postulat métaphysique : « Les immigrés ne sont pas responsables du chômage en France », argument-incantation qui convainc celui qui l'énonce à mesure qu'il le répète et parfois un peu celui qui l'écoute.
    On ne va pas philosopher à l'infini sur la notion de causalité qui, depuis Hume et Kant, a fait couler beaucoup d'encre.
    Les immigrés sont-ils (ou en partie) responsable du chômage en France ? Nous répondrons tout d'abord que la France, qui a le taux d'immigrés le plus important des pays comparables en Europe, a aussi le taux de chômage le plus élevé (et de très loin comparé à l'Allemagne, la Grande-Bretagne...)
    En continuant notre réflexion nous posons la question : est-il vraiment utile économiquement à notre pays d'avoir une masse importante d'immigrés au chômage, comme c'est le cas aujourd'hui ? N'est-il pas choquant de voir un père de famille français au chômage, alors que son voisin de palier étranger peut posséder un emploi ?
    Cela ne peut que déchirer le tissu social et l'esprit unitaire que peuvent et doivent avoir les Français d'appartenir à un même pays solidaire dans ses droits et ses devoirs.
    À cette question, l'UMP répond par des indignations alors que sous Giscard, en 1980, Raymond Barre étant premier ministre, le libéral Lionel Stoléru organisait le retour des immigrés dans leur pays. Toute la droite d'alors (et sans doute certains électeurs de gauche) soutenait ces mesures. Aujourd'hui que le Front national prône ces mesures, cela devient subitement scandaleux.
    Le «million» Stoléru a permis le retour de 90 000 immigrés. En octobre 1980, les accords Poncet-Chadli prévoyaient le départ de 300 000 à 500 000 personnes (mesures stoppées par l'arrivée des socialistes au pouvoir). L'Allemagne aussi a organisé le retour d'un million de Turcs dans leur pays.
    Ces mesures semblent d'autant plus appropriées que le regard sur les immigrés ne peut plus être le même.
    Avant, il y a quinze ou vingt ans, la France avait affaire à des individualités ou à des travailleurs atomisés dans notre pays.
    Maintenant, les Français s'aperçoivent que ces étrangers appartiennent à des communautés organisées qui peuvent même s'opposer au fait français. Les événements actuels sont hélas là pour nous le rappeler.
     Patrice Gros-Suaudeau - statisticien-économiste

    (Cetexte est une archive qui date de plusieurs années)

  • Retour sur le congrès de la Licra : entretien avec Gérald Pichon

    PARIS (NOVOpress) – La plus vieille association antiraciste, la Licra, avait décidé de mettre au cœur de son dernier congrès le racisme anti-blancs. Nous avons demandé à Gérald Pichon, l’auteur de Sale Blanc (dont la vidéo promotion a dépassé les 30.000 vues) de nous livrer son analyse sur ce congrès.

    Gérald Pichon, le congrès de la Licra vient d’avoir lieu. Au programme une nouvelle donne, notamment quant au combat de cet organisme antiraciste contre le racisme anti-blancs ? Pour Novopress, vous aviez analysé les raisons de l’apparition de cette réalité au cœur du combat de la Licra. Au vu du congrès, votre analyse s’est-elle confirmée ?
    Mon analyse a été confirmée car la Licra s’est emparé de ce thème afin de mieux le minorer. Son président, Alain Jakubowicz, a évoqué dans son discours l’existence du « phénomène » du racisme anti-blancs avant de s’empresser d’ajouter « qu’il n’a pas la même ampleur et ne relève pas des mêmes mécanismes que le racisme au sens où nous l’entendons habituellement. » Le thème de mon livre Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas est que pendant une trentaine d’années l’Etat et les associations subventionnées pour lutter contre le racisme n’ont pas entendu ou n’ont pas voulu entendre le cri des victimes de la haine antiblanche. La chape de plomb autour de ce tabou ayant cédé et devant le caractère massif des violences à l’égard des Français de souche, la Licra fait un timide pas en avant en évoquant « une nouvelle donne » du combat antiraciste. Mais rien dans son programme ne laisse supposer que les choses vont changer. A mon avis, la Licra pense qu’en évoquant ce sujet le soufflet va retomber.

    Vous dites qu’après avoir surfé sur la vague médiatique du racisme anti-blancs, le président de la Licra  semble la minorer, e st-ce là encore une discrimination à l’égard de ceux qui sont les premières victimes des haines raciales en France, les Français de souche ?
    Selon moi, ils pensent sincèrement que les premières victimes de la haine raciale en France sont les extra-Européens. Ce n’est donc pas une discrimination à l’égard des Français de souche mais une prise de conscience partielle de la réalité de la France en 2013. Il faut analyser la composition de la direction des associations antiracistes et de leurs membres. Pour simplifier, on voit le plus souvent des personnes âgées et des professeurs à la retraite dont le logiciel idéologique est hérité du combat pour la décolonisation et ayant milité toute leur vie pour lutter contre le Raciste, c’est à dire l’affreux mâle blanc. J’ai assisté, il y a quelques semaines, à une réunion du MRAP sur le racisme antiblancs et j’ai écouté attentivement les différents intervenants. J’ai appris une chose : le Blanc est forcément le Dominant, même s’il est plus pauvre qu’un extra-Européen, et forcément le Raciste, même s’il est victime de coups ou d’insultes à caractère racial. La deuxième chose que j’ai retenue, c’est que le conflit israélo-palestinien crée une véritable ligne de cassure au sein des associations antiracistes. Chaque communauté essayait à mot couvert de ramener la couverture de l’antiracisme à soi. Il n’est donc pas étonnant que la Licra essaie de faire de même avec le racisme antiblancs.

    Tout compte fait, La Licra n’est-elle pas toujours fidèle à sa ligne, en réduisant ce racisme à l’antisémitisme ?
    Je crois surtout que la Licra a pris conscience de la montée des tensions communautaires en France et qu’elle s’évertue à trouver des alliés. J’ai l’impression qu’on assiste à une veillée d’arme, du tous contre tous, « minorités visibles » contre « feujs », « minorités visibles » contre « majorité visible »… La vanne de gaz est percée et il suffit d’une étincelle pour que la déflagration souffle des quartiers entiers comme en 2005.

    http://fr.novopress.info

  • Opposition au « mariage » homo : une mobilisation qui n’a plus à faire ses preuves !

    La détermination des Français opposés au projet de loi sur le « mariage » homosexuel, quoiqu’il soit difficile de la remettre explicitement en cause, est en permanence diminuée, insidieusement, par l’État et les médias, à chaque fois que les chiffres de la mobilisation sont tronqués. Or les images ne mentent pas. Et peuvent susciter un certain enthousiasme, conforter une dynamique sous-estimée par nos adversaires, emporter l’adhésion des hésitants. Le poids de l’image, dans notre société moderne, est évidemment déterminant.

    Voici donc, en image, le résumé d’une mobilisation, initiée par la Manif pour tous (première vidéo), relayée par le Printemps français (deuxième vidéo), qui n’a pas fini de croître et de grandir, tant que les fondements anthropologiques de notre civilisation seront remis en cause et menacés par le gouvernement, mettant en jeu les lois de la filiation et l’avenir de nos enfants :


    Cette deuxième vidéo, qui souligne la jeunesse de nos troupes, signe d’espérance, a été filmée hier, devant le logement de la sénatrice Chantal Jouanno :

    http://www.contre-info.com/

  • Affaire Cahuzac : symbole de la putréfaction du Système

    Inutile de tirer sur l'ambulance. Ce chirurgien de formation qui a d'abord travaillé dans la cardiologie dans le public, avant de basculer dans l'esthétique (les implants capillaires) déjà par goût du fric, n'est qu'un symptôme d'une maladie beaucoup plus grave qui gangrène la France : la corruption endémique avec ses corolaires la disparition de la vertu et la suspicion généralisée.

    Une UMP toujours aussi pestilentielle

    Un mot tout d'abord sur l'UMP : les caciques du "parti de la droite et du centre" ont décidément tous les culots. Alors que leur ex-futur champion vient d'être mis en examen pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt, alors qu'un ouvrage (Le coup monté de Bruno Jeudy et Carole Barjon) confirme les tricheries de Copé lors de l'élection interne de l'UMP, avec l'appui de Sarkozy qui n'y voyait que des avantages, alors que la tragédie de Karachi n'a pas encore révélé tous ses secrets, alors que le scandale lié à l'arbitrage Lagarde-Tapie n'en est peut-être qu'à ses balbutiements, alors que les sondages de l'Elysée vont peut-être encore faire du bruit, alors que les barbotages de Copé dans la piscine de Takieddine sont encore dans toutes les mémoires, on aurait pu espérer de l'ancien parti majoritaire un minimum de retenue, de réserve et de décence.

    C'était trop en demander à ces sinistres sires ! D'autant que l'ineffable Eric Woerth est suspecté d'avoir superbement ignoré des avertissements formulés à l'encontre de Cahuzac alors qu'il était encore à Bercy et que lui aussi prétendait lutter contre l'évasion fiscale ! Il n'étonnera personne dans ces conditions d'apprendre, pour ceux qui l'ignorent, que le maire de Chantilly fut le premier à défendre Cahuzac dès le mois de décembre, donc dès les premières révélations de Mediapart.

    Magouille de la clique rocardienne ?

    Après avoir laissé planer le doute sur l'année de création du compte suisse, il semblerait finalement que ce dernier fut ouvert chez UBS en 1992 par Philippe Péninque, un proche de Marine Le Pen, et ex-avocat spécialisé dans les montages fiscaux. Il faut rappeler que le "frère" Cahuzac (il est membre du Grand Orient de France) fut le "responsable médicament" du ministre Claude Evin entre 1988 et 1991.

    Or, des soupçons persistent sur la nature et la provenance des fonds. D'aucuns supposent qu'il pourrait s'agir de pots-de-vin des laboratoires pharmaceutiques qui auraient monnayé des faveurs ministérielles.

    Ensuite, Jérôme Cahuzac via Cahuzac Conseil, qu'il créa en 1993, promulgua moult conseils au Big Pharma. Conflits d'intérêts et mélange des genres, dites-vous ?

    Mais le plus intéressant est que tout cet argent amassé a peut-être profité à la galaxie rocardienne. En guerre ouverte fin 80-début 90 avec les réseaux mitterrandiens. Et la sphère rocardienne s'est ensuite muée en machine strauss-khanienne. Ce qui pourrait aussi expliquer l'attitude troublante de Moscovici. Ce dernier a-t-il seulement utilisé les rouages de l'Etat dans le but de blanchir un copain comme le sous-entend le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi ou a-t-il tenté de faire d'une pierre deux coups en tentant de protéger maladroitement ses arrières ? Le silence de Manuel Valls depuis 48 heures s'explique peut-être aussi par ses anciennes accointances rocardiennes.

    Mais pour l'instant, il ne s'agit que de supputations. Il faut en revanche espérer que la justice ira jeter un œil de ce côté-là. (1)

    Les aigrefins de Havas Worldwide

    Soulignons également que la bande Havas Worlwide (ex-Euro-RSCG), Stéphane Fouks en tête, a poussé Cahuzac à mentir et affabuler et à s'enfoncer dans le déni.

    Les mêmes personnes ont assuré la communication de l'ancien directeur du FMI en période de crise...

    Aquilino Morelle, conseiller politique du président Hollande, est également un ancien salarié d'Euro-RSCG, ainsi que Gilles Finchelstein en charge des discours et des conseils de stratégie de "Mosco". Le monde est petit...

    Hollande et Ayrault : nullissimes et dans l'impasse

    Ce ne sont pas les menaces d'inéligibilité, de création d'un délit de parjure, le non-cumul des mandats ou la publication des patrimoines (même si ces idées sont bonnes), qui calmeront la colère des Français et restaureront la confiance. Le mal est trop profond. Le discrédit total. La morale publique est six pieds sous terre. (2)

    Un régime au bout du rouleau

    L'affaire Cahuzac vient s'ajouter au succès phénoménal de la manif pour tous, à la colère qui monte au sein de la CGT et de FO concernant l'accord national interprofessionnel (ANI), accord qui signe l'arrêt de mort du CDI et qui sera prochainement discuté au Parlement, aux fermetures d'usines qui se poursuivent inexorablement, au braquage de Chypre qui a failli emporter la zone euro dans le gouffre, aux annonces de baisse des allocations familiales et d'allongement du départ de l'âge à la retraite. Deux éléments qui risquent de passablement énerver les Français. Et avec raison.

    Après une telle succession de désastres, que peut faire l'exécutif désormais ?

    Une dissolution ? La déroute est assurée. L'étendue de la défaite serait probablement équivalente aux élections législatives de 1993.

    Un remaniement ? C'est moins risqué, mais il est quasi-certain que la sanction électorale n'en demeurera pas moins paroxystique lors des municipales de 2014.

    Ne rien faire alors ? Dans ce cas, la situation pourrait vite devenir incontrôlable.

    Ce qui pourrait devenir intéressant, il faut bien l'avouer...

    Maurice Gendre http://www.scriptoblog.com/

    (1) Le juge Van Ruymbeke devra également se pencher sur le cas d'un certain Hervé Dreyfus, un gestionnaire de fortune genevois. Voici ce qu'écrivait Alexis Favre du journal le Temps le 13 décembre 2012 sur Dreyfus : " D’après Mediapart, c’est avec Hervé Dreyfus que Jérôme Cahuzac aurait eu, fin 2000, une conversation téléphonique enregistrée, au cours de laquelle il aurait mentionné l’existence d’un compte en Suisse. Hervé Dreyfus, poursuit le site, a donné son nom à la société Hervé Dreyfus Finance. Au capital de laquelle figurait, à sa fondation, «un influent financier suisse, Dominique Reyl, fondateur de la Compagnie financière d’études et de gestion, devenue Reyl & Cie en 1988». Or, selon nos informations, les liens entre Hervé Dreyfus – homme de réseaux, proche de Nicolas Sarkozy et de son ex-épouse Cécilia – et Dominique Reyl sont bien plus serrés que ne l’écrit Mediapart: ils sont demi-frères. Contacté, le directeur général de Reyl & Cie, François Reyl – fils du président et fondateur – n’a pas tenu à confirmer ces informations: «Nous n’avons pas pour habitude de commenter l’actualité, si ce n’est de notre propre initiative.»

    (2) Déplorons l'attitude et la schizophrénie des électeurs français qui ont été capables d'accorder à nouveau leur confiance aux époux Balkany ou à Jacques Mellick.

  • « Mariage » homo : Le Printemps français rend visite à Chantal Jouanno

     

    A l’appel du mouvement Le printemps français, une soixantaine de militants contre le « mariage » homosexuel se sont rassemblés tôt ce matin, vers 6H15, devant le logement de la sénatrice UDI Chantal Jouanno, dans le XIIe arrondissement, afin de la réveiller et de l’encourager à voter contre le projet de loi.

    Les militants ont apporté café, les pains au chocolat, et même des fleurs, et ont attendu la sénatrice aux cris « un père, une mère, c’est élémentaire« , au son des sifflets, faisant flotter au vent leurs drapeaux « Manif pour tous » et portant des pancartes « Printemps français« .
    « Chantal descends. Le p’tit dej’ t’attend« , ont-ils scandéen vain puisque l’ancien ministre ne s’est pas manifesté.

    Les militants ont finalement lu une lettre à adressée à la sénatrice : « Mme Jouanno, réveillez-vous! Aujourd’hui le peuple français a besoin de vous. Qui peut nous faire croire qu’un enfant n’a pas besoin d’un père et d’une mère. Opposez-vous à ce projet de loi« , ont-ils demandé avant d’entonner la Marseillaise.

    Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français, à fait savoir que »ce qu’on attend du Sénat, c’est qu’il rejette ce projet de loi qui est néfaste pour la famille« .

    La République doit savoir que les militants sont déterminés, et qu’en ce jour où le Sénat doit commencer à examiner le projet de loi sur le « mariage » homo, nous ne lâcherons rien ! La loi n’a pas le droit de mettre en danger l’équilibre humain en bousculant les lois millénaires de la filiation au nom d’une idéologie et d’intérêts catégoriels. Lorsque la civilisation est en jeu, personne n’a le droit de baisser les bras. Car les valeurs que nous défendons ne nous appartiennent pas : elles appartiennent au patrimoine de l’humanité. Dépositaires, nous n’avons qu’un droit : les transmettre intactes. Car c’est à leur respect qu’est suspendu le bien des générations à venir, dont les futurs enfants sont gravement exposés, aujourd’hui, à n’être demain que des objets de droits…

    http://www.contre-info.com/

  • Compte-rendu de la "Manif pour tous" du 24 mars 2013 par le Cercle Non Conforme

    Compte-rendu de la "Manif pour tous" du 24 mars 2013

    Beaucoup de choses ont été dites depuis dimanche 24 mars 2013 sur la « Manif pour tous ».

    Pour avoir vécu les événements de l’intérieur, je souscris à ce qui a déjà été dis ailleurs sur de nombreux sites et par de nombreuses personnes, citoyens élus comme non élus, ayant participés à cette manifestation. Un article a particulièrement retenu mon attention hier, celui du député UMP Lionel Tardy.

    L’élu formule l’hypothèse suivante : « L'accès a l'avenue des Champs Elysées aura donc été interdit sur 100 mètres (rectangle rouge) ... pour protéger le Mac Donald's ? et de quoi ??? ».

    En remontant l’Avenue dimanche soir, je me suis aperçu que les zones bloquées par les CRS sur la place de l’Etoile puis sur les Champs-Elysées sont à proximité de l’Ambassade du Qatar… Un hasard certainement… Peut-on en déduire que tout ce dispositif policier avait pour seul objectif de protéger l’ambassade du Qatar ? Je suis parvenu à me rendre sur les Champs-Elysées vers 18h00 par une rue dépourvue de dispositif policier. Comme le faisaient d’ailleurs les nombreux touristes présents sur les Champs-Elysées. Des centaines de milliers de personnes auraient pu se déverser sur « la plus belle avenue du monde » par les ruelles adjacentes. Ceux qui ont forcé les barrages policiers se trouvaient au début des Champs-Elysées, mais il était tout à fait possible de pousser la marche un peu plus loin pour trouver des rues libres. De fait, peut-on réellement penser que l’Etat voulait bloquer les Champs-Elysées ? Il me semble que non. Les commerces étaient ouverts, le Palais de l’Elysée était protégé par un dispositif policier, de même que la place de l’Etoile et le début des Champs-Elysées. Nous pouvons même estimer que si les manifestants n’avaient pas docilement acceptés l’interdiction des Champs-Elysées, il aurait été possible des les occuper durablement. 
     
    Au-delà de tout ça, nous pourrons noter que aucune dégradation n’est à constater, ni sur les biens publics, ni sur les biens privés, ni sur les personnes. Les occupations ont toujours été pacifiques, voire festives. Les mouvements désignés comme « d’extrême-droite » n’ont pratiqué que des occupations pacifiques et symboliques. Quelques charges ont été effectuées sur des cordons de CRS qui ont donc abandonné des zones pour faire des souricières et pratiquer l’encerclement des manifestants. Bref, rien ne menaçait vraiment les intérêts de l’Etat ou des grandes entreprises. En revanche cette manifestation marque une rupture. Le zèle affiché par les CRS et la Garde Mobile contre les manifestants laisse perplexe. Gazage régulier sans discernement, coup de pieds et brutalités diverses contre des familles, des personnes âgés, des élus… Qui avait intérêt à une telle répression ? Quand on voit comment certaines manifestations dégénèrent sans réaction des autorités… L’Etat avait surement intérêt, avec la complicité des médias, à créer des conditions défavorables aux manifestants pour décrédibiliser leur action. Le pays légal déteste lorsque le pays réel s’exprime. 1.4 millions de personnes étaient sur place, certaines sources en « off » vont jusqu’à 1.7 millions. Le rassemblement s’étendait de la place de l’Etoile à la Défense, l’Avenue Foch était également occupée, tout comme certaines rues à proximité de la zone. Dans de nombreux pays, un tel rassemblement aurait suffit à faire régner le chaos pendant des semaines, l’Etat peut se satisfaire de la bonne tenue des participants. Même les mouvements radicaux sont bien élevés.

    Il apparaît une nouvelle fois que le peuple français peut se mobiliser à l’écart des structures autorisées (partis, syndicats, associations). L’absence d’organisations identifiables et la diversité des motivations des participants au sein du cortège rend le mouvement très difficile à appréhender pour l’Etat qui ne peut pas dénigrer sur des bases simplistes : réactionnaire, extrême-droite, casseurs anarchistes, syndicalistes, etc… les intervenants de tout bord politique, de toute religion, de toutes origines rendant très complexe la communication officielle autour des événements. Pourtant il m’a semblé de l’intérieur que la majorité des présents sont des français de souche européenne, soit de droite, soit d’une vieille gauche populaire imperméable aux lubies des bohêmes parisiens.

    Les images d’enfants en pleurs, le ton méprisant du « Sinistre de l’Intérieur », et l’élargissement des thèmes de la « Manif pour tous » vers les préoccupations sociales ou le rejet pur et simple du gouvernement auront probablement pour effet de rendre les prochains rassemblements beaucoup plus durs. L’inflexibilité du gouvernement, ne peut conduire qu’à des tensions.

    Prochain acte, le 26 mai.

    Jean

    L'avenue de la Grande Armée

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    La scène où les grands révolutionnaires arranguent la foule...

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    Le dispositif policier entre l'Avenue de la Grande Armée et la Place de l'Etoile

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    La descente des Champs-Elysées... enfin...

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    L'occupation festive et colorée des Champs-Elysées...

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    Photos: Cercle Non Conforme

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Un siècle d'immigration galopante : Les "vrais" chiffres de l'invasion

    DANS son dernier livre Les Yeux grands fermés, l'immigration en France (1), Michèle Tribalat, directrice de recherche à l'Institut national d'études démographiques (lned), alerte le public contre le mépris des faits au nom de l'idéologie dont elle a été elle-même victime, cible d'une attaque d'Hervé Le Bras, chercheur également attaché à l'lned. Il accusait Mme Tribalat de conduire à la notion de « Français de souche » et, par conséquent, à la "xénophobie". « La démographie française est en passe de devenir un moyen d'expression du racisme » écrivait-il dans Le Démon des origines. Les mots qui tuent sont lâchés : "racisme", "xénophobie".
    Michèle Tribalat réunit dans ce livre des chiffres et des faits qu'il serait difficile de trouver ailleurs. Sa lecture devrait permettre à un citoyen de bonne foi de prendre ses distances vis-à-vis des inconditionnels d'une immigration réputée indispensable et bénéfique. Mais elle permettra également de faire mieux comprendre les mises en garde exprimées avec persévérance par le mouvement national, Front national en tête, sur les conséquences induites par l'installation de millions d'immigrés sur notre territoire. Et plus particulièrement sur les illusions du bilan positif de leurs apports.
    Michèle Tribalat n'hésite pas à affirmer que « l'immigration est sacralisée au point que le désaccord ne peut exister (...) les politiques eux-mêmes peuvent s'abstenir de révéler ou contrefaire certaines réalités, pratiquer la restriction mentale, plaider pour des politiques auxquelles ils ne croient pas, par crainte d'être suspectés de racisme et donc marginalisés, mais aussi par crainte de la réaction de la société ». On imagine les conséquences de la peur qui frappe les gouvernements, et leur soumission à la pression des associations spécialisées et des campagnes médiatiques qui les incite à dépenser des milliards en politique de la ville, en zones d'éducation prioritaire, par exemple, et à nier des évidences comme l'impact négatif de l'immigration sur les salaires dans certaines activités, sur l'économie, sur les budgets.
    UNE IMMIGRATION DE PEUPLEMENT
    Le titre de son livre est très explicite, l'immigration est abordée en France Les Yeux grands (sic) fermés. Notre pays, contrairement à ceux du Nord, ne connaît qu'approximativement le nombre des étrangers qui entrent ou sortent de France. Pourtant les sources ne manquent pas ; les rapports non plus. Un règlement européen relatif aux statistiques communautaire sur la migration a été adopté le 11 juillet 2007 : la durée de séjour d'un an et plus définit l'immigrant. L'application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France (AGDREF), fichier le plus fiable selon l'auteur, qui enregistrait la délivrance d'un premier titre de séjour en préfecture, ne connaît plus désormais l'immigrant que lors du renouvellement du titre. L'Insee, pour "estimer", au vrai sens du mot, les soldes migratoires annuels, introduit des « personnes fictives qui équilibrent l'équation comptable permettant de retomber sur la population attendue à partir d'un recensement et de dégager un solde migratoire ». Voilà pour la vérité des chiffres. Les soldes migratoires donnés par l'Insee sont en fait reconduits d'une année sur l'autre, avec une inflexion dans un sens ou dans l'autre. Prudemment, l'Insee utilise désormais le conditionnel... Aussi l'auteur conseille-t-il ironiquement à l'Insee d'inclure « dans ses publications un avertissement au lecteur : le solde migratoire publié n'a aucun caractère informatif. »
    Le nombre d'entrées au titre de travailleurs est dérisoire : en 2007, 7 500 personnes, soit 5 % de l'ensemble des flux. Ce qui ne signifie pas que les autres ne se présenteront pas sur le marché du travail. Ces chiffres confirment qu'il s'agit bien d'une immigration de peuplement. Toujours en 2007, le nombre d'étrangers ayant bénéficié de la protection humanitaire, qui va des réfugiés, statutaires ou non, aux étrangers malades représente 15 % (22 000). Ils étaient 36 000 en 2005.
    Enfin, et pour faire court, la majorité des personnes entrées comme conjoints de Français rejoignent une personne d'origine étrangère (Tunisiens, 63 %, Marocains, 66 %, Algériens, 81 %, comme les Turcs, 80 %). Autrement dit, ces mariages dits mixtes d'après la nationalité des époux sont la porte d'entrée de nouveaux étrangers et de futurs regroupements de « familles de Français ». Facteurs d'intégration, sûrement pas, de ralentissement de l'immigration, encore moins !
    LES ÉTATS-NATIONS ET LES POLITIQUES MIGRATOIRES
    Jusqu'aux années 1970, les étrangers venaient en France pour améliorer leur sort, la principale justification à leur installation était le travail, même si le regroupement familial a toujours existé. Depuis la fin de la guerre, les États ont été soumis à l'impératif des droits de l'homme en matière de politique migratoire. La Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales signée le 4 novembre 1950, ratifiée par la France le 3 mai 1974, interdit depuis 1963 les expulsions collectives ; depuis 1984, elle offre des garanties procédurales à l'expulsion et dispose dans son article 8 que « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale », c'est-à-dire au regroupement familial. Dès lors, la France ne maîtrisait plus, comme par le passé, l'immigration au gré de ses besoins économiques. Les liens familiaux sont donc devenus le principal vecteur de l'immigration légale.
    En 1974, le président Giscard d'Estaing avait pourtant décidé de suspendre l'immigration. Le Conseil d'État annula l'interdiction portant sur le regroupement familial, ce qui poussa le gouvernement non pas à l'autoriser mais à le réglementer. L'arrêt du 8 décembre 1978 du Conseil d'État institua un « droit à mener une vie familiale normale » qui allait au-delà du simple fait d'être rejoint par un conjoint et des enfants. Il faudra attendre un arrêt du 19 avril 1991 pour que le Conseil d'État intègre explicitement dans sa jurisprudence l'article 8 de la Convention. La Cour européenne de sauvegarde des droits de l'homme n'a pas reconnu de droit au regroupement familial au motif, de bon sens, qu'une vie familiale normale était également possible dans le pays d'origine. Et la Cour de justice européenne, dans les motifs de son rejet du recours du Parlement européen contre la directive 2003/86/ CE réglementant le droit au regroupement familial, a considéré que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant et la Charte des droits fondamentaux de l'UE « ne créent pas un droit subjectif pour les membres d'une famille à être admis sur le territoire d'un État et ne sauraient être interprétées en ce sens qu'elles priveraient les États d'une certaine marge d'appréciation lorsqu'ils examinent les demandes de regroupement familial ». Mais la gauche française, voulant plus, intégra dans la loi Chevènement du 11 mai 1998 un article 12 bis 70 visant à respecter l'esprit de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. L'article attribuait de plein droit un titre de séjour à l'étranger ne pouvant bénéficier d'un regroupement familial, mais « dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale disproportionnée au regard des motifs du refus ». Cela reste vrai dans la loi française actuelle (article 313-11-7), mais ces liens sont « appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française, ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine ». Conséquence de cette irresponsable générosité : « un nouveau régime migratoire qui se mettait en place, dans lequel les flux familiaux allaient s'auto-engendrer », regrette l'auteur.
    En France, l'étranger de 16 à 65 ans qui dépose un dossier de regroupement familial ou de conjoint de Français verra ses compétences en français et sa connaissance des valeurs républicaines évaluées. En cas d'insuffisance, il bénéficiera de cours gratuits. À l'issue de ces cours, quel que soit le niveau constaté, la délivrance  d'une attestation de suivi de cours lui permettra d'obtenir le visa souhaité. Difficile d'être plus laxiste ! 
    Les droits de l'homme surpassant le droit français, l'État est devenu impuissant à contrôler les flux migratoires. « L'État, régulateur des droits des citoyens, est devenu l'obligé d'étrangers revendiquant eux aussi des droits sur le sol français, indépendamment de la législation sur l'asile (...) Le pouvoir politique français a déjà perdu l'essentiel de la maîtrise de la politique migratoire, à la fois par l'intrusion croissante du contrôle judiciaire, national ou supranational, et par la délégation progressive de ses prérogatives à l'échelon européen. La régulation de l'immigration échappe donc au principe de responsabilité politique qui veut que les citoyens exercent un contrôle des décisions politiques par l'élection et déterminent, par là même, le destin de leur pays ».
    En outre, la gouvernance mondiale vise à enserrer l'action des États dans un ensemble de lois, règlements et normes internationaux. Cette gouvernance mondiale postule que les États d'origine, les États d'accueil et les migrants seront les triples bénéficiaires. « Le migrant devient ainsi la fée du logis mondial, susceptible de tout arranger, les comptes sociaux, la production de richesse, de savoir et de bien-être ».
    En 2006, la Banque mondiale évaluait à 160 milliards de $ la part apportée par la main-d'œuvre totale des pays industrialisés due à l'immigration. C'est bien peu, puisque cela correspond à seulement 1,2 % du PIB des États-Unis. L'ouverture à un monde plus grand est à la fois inévitable et désirable, persistent toutefois à penser les partisans d'une immigration planétaire.
    UNE PANACÉE OU UN BOULET ?
    Avec lucidité, Michèle Tribalat conclut : « On nous propose d'échanger un système démocratique cadré par les États-nations et les relations internationales, certes imparfait. contre l'utopie de la gouvernance mondiale émancipée du principe démocratique qui, comme toutes les utopies, fait chanter les lendemains (...) C'est la fin de la démocratie, telle que nous l'avons connue, qui suppose que les élus défendent les intérêts des citoyens (...) Ceux qui appellent au dépassement de l'égoïsme national ne se privent pas, dès qu'ils en ont l'occasion, de faire état des intérêts supposés des pays d'immigration à libéraliser leur politique migratoire (...) les mêmes qui n'hésitent pas à fustiger l'attitude égoïste des patrons jugés trop centrés sur leurs intérêts ne voient aucun inconvénient à les convoquer pour justifier un recours accru à l'immigration clandestine, qui permettrait d'éviter une inflation salariale (joli nom pour désigner la hausse des salaires) et maintenir ainsi des activités ,qui soit disparaîtraient, soit seraient délocalisées. L'argument démographique-vieillissement, langueur démographique dans les pays développés - est lui aussi régulièrement invoqué pour justifier l'intérêt de ces derniers à recourir plus massivement à l'immigration. »
    Mais ces arguments sont-ils pertinents ?
    En 2000 les Nations unies publièrent une étude prétendant définir le nombre de migrants nécessaires au maintien de trois indicateurs : la population, la population d'âge actif (15-64 ans), le ratio rapportant les 15-64 ans aux 65 ans et plus. La migration n'étant censée intervenir que pour éviter une diminution de ces trois indicateurs au cours de la période 1998-2050. Rien que pour le troisième objectif, pour le stabiliser à son niveau de 1995 (4,4), il fallait accepter une immigration annuelle de 1,3 million entre 2010 et 2025, puis de 2,4 millions entre 2025 et 2050, soit prés de 80 millions de migrants, et au total pour les trois indicateurs près de 87 millions de migrants ! Ainsi, les calculs de ces organismes supranationaux donnent aux inconditionnels de l'immigration des arguments pour affirmer que notre salut passe par l'arrivée de migrants toujours plus nombreux.
    Un chiffre intéressant tiré d'une étude réalisée par Mme Tribalat en 2005 : en France métropolitaine en 1998, l'immigration intervenue depuis 1960, toutes origines confondues, comptait déjà pour 18 % de naissance. Si les migrants participent à la croissance démographique, participent-ils à la croissance économique, et quel est leur taux d'emploi ? L'enquête Emploi de l'Insee de 2007 fournit les chiffres suivants : hommes immigrés de 15 à 64 ans, 67,7 % contre 69,1 % les natifs ; femmes immigrées, 46,9 % contre 61 % les natives. Selon les données du recensement de 2006, entre 25 et 54 ans, le taux d'emploi des hommes et des femmes immigrés est respectivement de 75 % et 53 %, contre 88 % pour les natifs, 77 % pour les natives. Si les taux d'emploi des enfants d'immigrés âgés de 15-64 ans ne sont pas connus, l'on sait que le chômage de certaines personnes d'origine étrangère est extrêmement élevé. « Toute perspective visant à faire de l'immigration un contrepoids aux effets du vieillissement devrait donc en tenir compte. Enfin, ces taux d'emploi moyens des immigrés font la balance entre certaines populations immigrées très bien insérées sur le marché du travail, qui ne seront pas à l'origine des flux d'immigration futurs (immigrés du Portugal, par exemple), et d'autres qui le sont beaucoup moins et qui proviennent de régions du monde qui continueront d'apporter des immigrants en France (Maghreb et Afrique noire par exemple) ». Au moins c'est clair.
    Les immigrés contribuent-ils, même marginalement, aux finances publiques ? La réponse de Mme Tribalat est sans ambiguïté : « Ce n'est pas dans l'amplification des flux migratoires qu'il faut chercher l'instrument de lutte contre le vieillissement démographique. (...) C'est plus la qualification que la quantité d'immigrants qui serait susceptible d'alléger les ajustements budgétaires rendus nécessaires par le vieillissement. » Ce ne sont donc pas les regroupements familiaux, qui iront en s'accélérant avec les mariages de Néo-Français avec des étrangères de même origine, qui augmenteront la contribution des étrangers aux finances publiques. L'argument, « ils paient des impôts » ressassé avec insistance par les immigrationnistes pour exiger la régularisation des clandestins n'est pas pertinent.
    Quelles sont les conclusions de Mme Tribalat ? « Le refrain sur la nécessité de l'immigration devrait avoir un peu moins de succès. il devrait devenir un peu plus difficile d'invoquer l'immigration pour payer les retraites de demain tout en s'offusquant de tout effort politique visant à sélectionner l'immigration en fonction de critères utiles à cet effet. (...) Mais, après tout, l'impact économique ne se réduit pas à son effet sur les finances publiques. »
    QUEL APPORT ÉCONOMIQUE ?
    L'immigration de masse ne sauvera donc pas le système des retraites français, surtout si elle est peu qualifiée, ce qui est le cas. Mais alors, pourquoi le gouvernement ne modifie-t-il pas sa politique migratoire? Eric Besson, qu'il est inutile de présenter, se félicitait récemment que la France soit « une terre d'accueil de l'immigration, avec 170 000 entrées légales d'étrangers chaque année. Mais elle doit rester une terre d'intégration ». Si elle « doit rester », c'est donc qu'elle ne l'est plus ! Néanmoins, la politique migratoire ne saurait changer que dans un sens, celui de l'histoire et donc dans le sens d'une plus grande ouverture. C'est ce qu'affirment les ONG spécialisées tels la Cimade protestante ou le Gisti et les partis d'extrême gauche. Mme Tribalat considère à l'inverse qu'il est déraisonnable de vouloir à la fois plus de migrants et une protection sociale accrue tant pour les natifs que les migrants. Elle remarque également que le Gisti se contredit en regrettant que l'ouverture des frontières aux migrants se fasse au profit de l'économie, alors que le libéralisme économique plaide en faveur de la libre circulation vantée pour son effet désinflationniste et de modération salariale. L'extrême gauche luttant alors contre les prolétaires. Est-ce inconscient ? Pas certain ! On comprend mieux pourquoi ces ONG favorables à l'immigration et les partis d'extrême gauche n'ont qu'un ennemi, le mouvement national et identitaire, seul réel défenseur du monde ouvrier, et de l'emploi.
    Quel est l'apport des immigrés à la richesse nationale produite ? Mme Tribalat met les pieds dans le plat : « Si, par exemple, les salaires sont rigides, il se peut que le marché du travail s'ajuste par les quantités et, donc, que le chômage augmente. Le gain net peut alors être "mangé" par les indemnités de chômage et se transformer en perte nette. » Pour le patronat évidemment, si les salaires n'étaient pas "rigides", tout irait mieux !
    En mai 2009, un rapport remis au ministre de l'Immigration par Gilles Saint-Paul critique la nouvelle politique axée sur les besoins économiques car elle aboutit à neutraliser les mécanismes de hausse naturelle des salaires « Ce mécanisme ne fonctionne plus, dès lors qu'une politique migratoire empêche le marché du travail de se tendre en augmentant le nombre de participants, dès que l'indicateur passe au-dessus d'un certain seuil. » Qui dira aux ouvriers et employés français que, sous des prétextes humanistes, des associations, les syndicats, les partis de gauche et d'extrême gauche, tous favorables à l'immigration, leur tirent dans le dos et servent objectivement le patronat et, au mieux, la stagnation des salaires, surtout pour « les segments les plus fragiles de la société » ?
    EN 1999 DÉJÀ, 14 MILLIONS D'ALLOGÈNES
    Ne souhaitant pas connaître les transformations démographiques engendrées par la présence de familles immigrées, souvent plus nombreuses que celles des natifs, les gouvernants français n'ont pas favorisé le développement d'outils statistiques au contraire de l'Allemagne, de l'Autriche, des pays scandinaves, des Pays-Bas. Et la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) est vigilante quant à la divulgation de données relatives aux origines raciales et ethniques, ce qui la conduit à limiter les études sur les flux migratoires et l'origine de ceux-ci. « Il se trouve donc des statisticiens pour penser que compter peut être dangereux », ironise Michèle Tribalat qui fournit des chiffres relatifs à l'évolution de l'immigration en France métropolitaine.
    En 1999, immigrés, enfants d'immigrés (dont au moins un parent est immigré ou première génération née en France), petits-enfants d'immigrés (dont les deux parents sont nés en France et dont au moins un grand-parent est immigré) sont près de 14 millions, soit 24 % de la population recensée. De 1968 à 2005, la proportion de jeunes d'origine étrangère (au moins un parent immigré) est passée de 11,5 % à 18,1 %. La composition par origine a elle aussi beaucoup changé. En 1968, les jeunes originaires d'Europe du Sud représentaient 6,3 % contre 2,4 % d'origine maghrébine ; en 2005, les proportions sont inversées : 6,9 % sont d'origine maghrébine, 3% d'origine subsaharienne, 1,4 % turque et 2,6 % seulement originaires d'Europe du Sud.
    À la fin des années 1960, les plus fortes concentrations se trouvaient dans le sud et le nord-est de la France. En 2005, les plus fortes concentrations sont en Ile-de-France, Seine-Saint-Denis (57 %), Paris (41 %), Val-de-Marne (40 %), Val-d'Oise (38 %). Les jeunes originaires d'Europe du Sud ne dépassent pas 5 %. Plus d'un jeune sur dix est d'origine maghrébine, un sur cinq en Seine-Saint-Denis, une multiplication par près de trois en un peu moins de quarante ans. Quasi inexistante à la fin des années 1960 - moins de 0,5 % -, les Noirs africains constituent le sixième des 18-25 ans en Seine-Saint-Denis.
    On constate en outre un déplacement de l'immigration vers les départements de l'Ouest. En Maine-et-Loire, en 1968, un jeune sur cent était d'origine étrangère, un sur quatorze en 2005 ; à Angers la proportion est passée de 3 % à 16 %. En Loir-et-Cher, aux mêmes dates, la proportion passe de 4 % à 13 % ; à Blois de 5 % au tiers dont 80 % sont d'origine maghrébine, subsaharienne ou turque. À Blois, toute proportion gardée, il y a autant de Maghrébins qu'à Lyon (13 % environ), autant de Subsahariens qu'à Courbevoie ou dans le 12e arrondissement de Paris (autour de 8 %), presque autant de Turcs qu'à Mantes-la-Jolie (6 % et 6,7 %). Les trois origines réunies placent Blois à hauteur de Marseille et de Villeurbanne !
    Vingt communes dépassent une concentration de 60 % de jeunes d'origine étrangère, toutes en Ile-de-France, sauf Vaulx-en-Velin. À Grigny, en Essonne, 31 % des jeunes sont d'origine subsaharienne, trois fois plus qu'en 1990. Ce pourcentage avoisine ou dépasse 20 % à Evry, Les Mureaux, Stains, etc. En 2005, les jeunes allogènes sont respectivement dans les 10e, 18e, 19e et 20e arrondissements de Paris, 48 %, 55 %, 58 % et 49 %, ce qui les incite à se regrouper, sans contacts avec leurs contemporains "souchiens".
    À la ségrégation ethnique de fait, s'ajoute la ségrégation sociale. « Il n'est pas nécessaire de convoquer des sentiments xénophobes ou la discrimination, même si ceux-ci existent, pour expliquer les effets ségrégatifs, la seule addition de calculs individuels rationnels y contribue fortement », considère Michèle Tribalat. Ce sont par exemple le pourcentage d'élèves d'origine étrangère dans l'école, le collège ou le lycée, la valeur des biens immobiliers ou des loyers en relation directe avec le taux de pauvreté atteint dans un quartier, le taux de criminalité, ou plus simplement le désir partagé par chaque communauté de vivre avec des membres de sa communauté. « La "prime" accordée à la migration familiale, telle qu'elle existe aujourd'hui, favorise les courants migratoires déjà implantés et accumule les populations immigrées, et plus largement d'origine étrangère, dans les mêmes lieux. »
    LA TRAQUE DES PENSÉES DITES RACISTES ET XÉNOPHOBES
    Depuis le vote en juillet 1990 de la loi Gayssot réprimant le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) a été chargée de la rédaction d'un rapport annuel sur le sujet. Conformément à la loi du 5 mars 2007 et au décret du 26 juillet 2007, la compétence de la Commission s'étend à la totalité des droits de l'homme : libertés individuelles, civiles et politiques ; droits économiques, sociaux et culturels ; domaines nouveaux ouverts par les progrès sociaux, scientifiques et techniques, ainsi qu'à l'action et au droit humanitaires. La commission, en plus de la présentation de son rapport, fait réaliser chaque année également un sondage par un institut privé, le CSA.
    Mais c'est quoi être raciste ? Les sondages de 2002, 2003, 2004, une véritable obsession, ont tenté de répondre à cette question, sauf que sondeurs et sondés ne répondent sans doute pas à la même interrogation, ce qui n'empêche pas la commission de tirer des conclusions pour coller une étiquette infamante à un certain pourcentage de la population.
    D'autre part, insinuer que « mieux connaître les apports sociaux, économiques et culturels de l'immigration » ferait reculer le racisme et les discriminations, c'est sous-entendre que ces apports sont forcément positifs et que le seul problème est la méconnaissance de cette vérité incontestable, alors que c'est faux.
    Comment justifier une question sur les races alors que l'on s'échine à nier leur existence et à disqualifier l'usage du terme ? En 2007, à la satisfaction probable des sondeurs, les Français l'ignoraient majoritairement : 60 % déclaraient que toutes les races humaines se valent ; 12 % que certaines races sont supérieures à d'autres (mais on ignore qui a osé formuler une telle affirmation - s'agit-il d'Européens ou non) ; 23 % que les races n'existent pas, apparemment 5 % n'avaient pas d'opinion !
    Ces sondages ne sont que manipulation de l'opinion. « L'acharnement mis à traquer les pensées racistes, xénophobes ou ethnocentristes joue aussi le rôle de caisse de résonance, maintenant le racisme au cœur de l'actualité, ce qui joue en faveur de l'activité des ONG subventionnées qui participent aux travaux de la commission. Après tout, tant que 80 % des personnes vivant en France estiment que le racisme est répandu, une lutte "vigoureuse", comme il est dit dans le sondage, reste un impératif », accuse Mme Tribalat qui souligne la volonté de I'Insee et de la Cnil d'ignorer la réalité en matière d'immigration.
    Ce sont pourtant les 14,5 % de croissance de la population étrangère qui expliquent presque en totalité l'augmentation de la population parisienne entre 1999 et 2006. En Seine-Saint-Denis, la population immigrée s'est accrue de 31 % quand celle des natifs ne progressait que de 1,4 % !
    Si les pages de la conclusion du livre ne constatent que l'aspect négatif de l'immigration sur l'économie et les budgets de la protection sociale en particulier, nous savons que son impact négatif est bien plus vaste, ne serait-ce qu'en matière d'enseignement, de délinquance, de culture et de mœurs, pour ne pas parler du métissage, élevé au titre de grande cause nationale.
    « Elles (les ONG favorables à l'immigration) doivent assumer que leur idéal passe avant le bien-être des Français et plus largement avec celui des habitants de la France. Que la détresse qu'elles veulent secourir nécessite la mise de côté des intérêts de ces derniers, lesquels se trouveraient ainsi dessaisis de leur pouvoir d'influer et de décider de l'avenir de leur pays. Dans une telle utopie, l'État est supposé mettre sur un pied d'égalité ses propres citoyens et les étrangers auxquels il a apporté sa protection d'une part et tout candidat à l'immigration d'autre part. En somme, devenir un gestionnaire parmi d'autres de la planète entière. On ne voit pas bien sur quelle base politique il pourrait s'asseoir et ce qu'il aurait encore à offrir. Une telle vision conduit à une dépolitisation absolue, l'État étant normalement censé gouverner au profit de ses citoyens, ces derniers disposant de la possibilité de congédier les gouvernants pour les remplacer par d'autres mieux à même de défendre leurs intérêts s'ils sont insatisfaits. (...) Le pire serait sans doute une absence de différenciation des partis sur la politique migratoire, laissant dans l'ombre des options partagées par un grand nombre de citoyens, dont le premier démagogue de talent venu pourrait s'emparer », conclut Michèle Tribalat. Or, justement, de l'UMP à l'extrême gauche il n'y a pas de différenciation. Et le démagogue de talent n'existe pas.
    Pierre DERPLAY. Écrits de Paris octobre 2010
    (1) Editions Denoèl, 300 pages, 20 €.

  • France : la révolution est à l’ordre du jour !

    J’aime beaucoup l’expression « printemps français » surgie d’on ne sait où après la manifestation du 13 janvier, et reprise par ceux d’entre nous qui pressentent que la contestation historique à laquelle nous assistons ne se limite plus à la question du mariage homosexuel.

    Je l’aime d’autant plus qu’elle reprend l’expression « printemps arabes », si galvaudée par nos journalistes : car, hormis la contestation d’un pouvoir oppresseur, seuls les naïfs pourraient se laisser abuser par la similitude des expressions. Ces révoltes orientales se sont accomplies au profit des islamistes, alors que la nôtre vise à tout autre chose. À quoi justement ?

    Mais simplement à accomplir une révolution, mes amis ! Eh oui, une révolution ! Sans qu’il soit question de recommencer les horreurs de 1792 ou de 1871, ou de se prendre pour Marat ou pour Louise Michel, de sinistre mémoire. Il faut simplement renverser un système à bout de souffle, qui ne semble solide que parce que la presse et les « gens qui comptent » l’enserrent d’assez près pour nous dissimuler ce qui subsiste de ses petits pieds d’argile… [...]

    François Teutsch - La suite sur Boulevard Voltaire

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