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anti-national - Page 990

  • Potemkine-en-France ou la dérive tyrannique du pouvoir

     

    Et puisqu'on parle de la Roche-Sur-Yon, voici un nouveau témoignage des répressions policières subies par les manifestants : 

     

    "Selon ce qui semble n’avoir été, à l’époque, qu’une légende, Grigori Potemkine, ministre et favori de la tsarine Catherine II, aurait fait ériger, en carton pâte, des « villages Potemkine » d’apparence opulente, pour masquer à l’impératrice la misère des villages de Crimée. Quand il ne fait pas référence à un célèbre cuirassé, ce nom de Potemkine est devenu synonyme de mensonge d’un pouvoir refusant de voir le peuple réel.

    Et c’est un peu ce qui s’est passé ce matin du 6 août 2013, à la Roche-sur-Yon, en Vendée.

    * *
    Le message avait été répandu par le biais d’internet et par SMS : le président serait, ce mardi, en déplacement chez nous, à la Roche. Rendez-vous avait été donné pour l’accueillir comme il se doit, à 9h30, au nord de la ville, devant le « Pôle emploi » de la rue Benjamin Franklin (qui, en son temps, avait été aimé des Français qui voyaient en cet ambassadeur américain un symbole de liberté). Sans trop d’illusions sur nos chances d’approcher le locataire de l’Elysée, nous y sommes allés parce que tout le monde (et lui en premier) doit savoir, ici comme ailleurs, qu’on ne lâchera jamais rien.
    En ce qui me concerne, je suis arrivé un peu en avance, muni de 3 petits drapeaux, de mon T-shirt porteur du même logo réputé subversif, d’un drapeau français monté sur un manche de bois, et de mon sifflet. Je m’approche de l’attroupement déjà conséquent devant le bâtiment, et, voyant, de l’autre côté de cet attroupement, quelques collègues manifestement venus pour la même raison que moi, je décide de rester de mon côté, afin que nous soyons plus dispersés, donc plus visibles. Mais très vite, deux hommes me demandent de les suivre jusqu’à mes collègues. Je comprends alors que s’ils sont réunis là-bas, ce n’est pas de leur plein gré… D’abord, je refuse : je n’ai aucune raison de suivre ces messieurs, d’autant qu’ils ne portent aucun signe distinctif. Je comprend qu’ils n’ont pas l’intention de céder, mais finissent tout de même par me montrer discrètement des cartes de police. Je décide d’obtempérer, et me voici réuni au groupe des opposants que déjà, un cordon de CRS (munis de leurs protections habituelles et de boucliers) empêche d’avancer vers le bâtiment.
    Mais très vite, un ordre vient : nous devons reculer. Alors les CRS avancent, poussant sans retenue les récalcitrants avec leurs boucliers. Je crois comprendre que déjà ceux qui avaient été mis là auparavant avaient déjà du reculer, parce qu’un collègue crie au non-respect de la parole donnée. On nous fait reculer jusqu’au niveau d’un bus de ville garé ici.
    Alors, pendant un bon moment, et dans une ambiance parfois houleuse, souvent de bonne humeur, nous alternons slogans, remarques ironiques (qui feront sourire quelques CRS). Je suggère aux enfants d’éviter d’agresser ces messieurs avec leurs doudous… Nous apostrophons parfois les quelques automobilistes ébahis qui, parfois, semblent ignorer jusqu’à la présence du Corrézien.
    Petit à petit, notre groupe est augmenté de gens bariolés comme moi, mais aussi de gens que seul un délit de faciès a pu condamner à rejoindre ce que, déjà, j’appelle le « ghetto des opposants ». Et encore, des gens arrivent sans que je puisse comprendre la raison de leur « délocalisation ». Un groupe est amené, parmi eux, un jeune homme, torse nu, est porté par quatre personne dont une femme. Il a refusé d’obtempérer, et, en se débattant, s’est fait arracher son T-shirt… Mais quel crime avons-nous commis ? Certains essaient de jouer au chat et à la souris, mais les chats sont trop nombreux (1 pour 2 manifestants environ). De loin, je vois un jeune homme qu’on emmène vers un fourgon de CRS… J’apprendrai plus tard qu’il y a eu deux gardes à vues.
    Un collègue, à un moment donné, sort l’immense drapeau bleu-blanc-rose que j’avais déjà remarqué lors des manifestations parisiennes : nous avons des renforts, les parisiens en vacances par chez nous sont venus. Mais au bout d’un certain temps, arrive un ordre : le drapeau n’est pas au goût de ces messieurs. Devant le refus opposé par le propriétaire du drapeau, les CRS optent pour la manière forte ! S’ensuit une cohue générale, le manche du drapeau est brisé… Pour nous, un drapeau est un symbole, que nous entendons défendre" (suite).
  • La Manif pour tous Italia ne lâche rien

    Depuis le 22 juillet, le Parlement italien débat d'une mesure contre les discriminations envers les LGBT. Il s'agit de modifier une loi italienne en matière de lutte contre les discriminations, la loi Mancino. Cette loi adoptée en 1993 condamne les actes de discriminations, les violences et les incitations à la haine fondées sur la religion, de l'origine ou de la couleur de peau. Aujourd'hui, elle pourrait donc être modifiée afin que l'homophobie et la transphobie y soient incluses et traitées.

    Les défenseurs de la famille ne lâchent rien:

    Legge-omofobia-manif-pour-tous-italia-5-agosto_1Malgré les vacances quelque 400 personnes (selon la presse) brandissant des drapeaux de la « Manif pour tous Italia » qui revendique des liens étroits avec la Manif pour tous française ont manifesté à proximité de l’Assemblée italienne lundi soir à Rome pour dénoncer le flou du texte qui en fait, selon Il Tempo, une « loi bâillon » qui aurait pour effet d’empêcher toute critique raisonnée du « mariage » des homosexuels et de l’adoption par des couples homosexuelles. Six mois à 4 ans de prison : voilà le tarif qui pourrait s’appliquer à ceux qui continueraient de définir le mariage comme l’union entre un homme et une femme et à revendiquer le droit pour l’enfant d’avoir un père et une mère.

    En France, la loi "anti-homophobie", première étape vers la légalisation du mariage homosexuel, date de 2004, sous l'ère Chirac/Raffarin.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • En Hollandie, l'arbre norvégien a du mal à cacher la forêt de d'jeunes

  • Faudra-t-il pendre les opposants ? par Pieter KERSTENS

     

    Quel que soit le régime, chaque époque a vu la mainmise du Pouvoir sur les multiples rouages de l’État et placer ses affidés aux postes clefs.  Ainsi les partis (ou clans ou monarchies) ont-ils pu contrôler le pays et souvent juguler les contestations, les jacqueries ou les révoltes.

     

    Avec l’avènement de la presse écrite et son développement à la fin du XIXème siècle, les partis ont pu développer leurs arguments et multiplier leurs relais.  Il en ira de même avec la découverte de la radio, de la télévision, des réseaux informatiques et de l’utilisation des satellites de télécommunications, mais entre de « bonnes » mains…

     

     
    Au fil des ans et très certainement depuis le 8 mai 1945, tous les partis nationalistes et identitaires ont été la cible permanente de la « Gôche » caviar (complice de Staline, de Mao, de Sékou Touré ou de Castro, tyrans sanguinaires) et de la Droite cosmopolite qui, ensemble, sont les responsables de la perte de nos colonies, de la destruction de nos industries et de l’instauration de tabous.

     

     

    Qu’on en juge : sont susceptibles des foudres de Thémis tous ceux ou celles qui auraient de « mauvaises pensées », des propos « outranciers » ou argumentent sur des sujets diaboliques comme la race, l’immigration, le 3ème Reich, les laogaïs, l’insécurité, le sionisme, les caïds du cannabis, les pédérastes ou la défense de nos racines celtiques.  Ceci est non seulement réprimé en Gaule, mais également dans une grande partie de l’Europe.  Les gnomes de Bruxelles, ces eurocrates gavés de nos deniers et affalés derrière leurs ordinateurs, soutenus par les sectes droits-de-l’hommesque, ont déifié le Mondialisme et trahi nos Peuples.  Ces Peuples d’Europe qui prennent maintenant conscience (un peu tard ?) de la catastrophe sociale, économique et financière à laquelle ils doivent faire face.

     

    Il est l’heure de la Reconquista de nos rues et de nos quartiers par tous les moyens, mêmes légaux, réinstaurer le bien commun dans l’intérêt général et virer les félons.

     

     

    Il faut exiger la préférence nationale, le droit du sang (et abroger le droit du sol), le retour de la peine de mort au lieu de la perpétuité et rendre toute leur place aux travailleurs.

     

     

    Combattons ce que les libres penseurs nous imposent et retrouvons les valeurs ancestrales qui ont fait la grandeur de l’Europe partout dans le monde et au travers des siècles : Travail, Honnêteté, Devoir, Justice, Famille, Courage, Abnégation, Honneur ou Ténacité, parmi d’autres…

     

     

    Dans l’Union européenne, il est clair que les Régimes inféodés au Mondialisme ne tolèrent plus aucune opposition à leur idéologie mortifère de la part de rebelles qui eux, sont victimes d’arrestations et d’emprisonnements arbitraires, de procès iniques et de lourdes condamnations financières.

     

     

    En mai 2014, nous nous en souviendrons !
  • Des musulmans profanent le site de la bataille de Poitiers

    Des musulmans profanent le site de la bataille de Poitiers

    POITIERS (NOVOpress) – L’Observatoire de l’islamisation rapporte le 8 août une nouvelle provocation musulmane. Un groupe de mahométans vient de profaner un haut lieu de l’identité française : le site de la bataille de Poitiers. Les “voyous” posent fièrement devant un panneau commémoratif de la victoire des Francs contre les envahisseurs islamiques en 732.

    Trois hommes, dont un barbu islamique et un autre portant un t-shirt à la gloire de l’islam (photo), font le signe de la « quenelle ». Popularisé par l’humoriste Dieudonné, l’acte de glisser une quenelle signifie entuber quelqu’un, le mettre à l’amende, l’humilier. On imagine l’indignation immédiate du gouvernement socialiste si des individus diffusaient une photo sur Internet où on les verrait faire un bras d’honneur devant la mosquée de Paris…

    Crédit photo : DR http://fr.novopress.info

  • La décadence de la France, par Jean-Luc TARI

    Une élite s’est mise en tête de réaliser une communauté fraternelle universelle. Mais pour atteindre cet idéal, il faut faire table rase du passé. Toutes les idées de bon sens sont remises en cause. Ainsi, le mariage n’est plus exclusivement l’union d’un homme et d’une femme.

     

    La théorie du genre explique que les individus peuvent choisir leur sexe malgré le déterminisme biologique. Le mot « race » doit être supprimé des textes de loi car il ne correspond pas à une réalité. Ces théories délirantes sont présentées comme de grandes avancées intellectuelles. Une élite prétentieuse veut construire un monde meilleur en reniant les fondements de notre civilisation.¢

     

     
    Ainsi, les racines chrétiennes de la France sont reniées. Le programme d’Histoire de la 5ème est un exemple édifiant du travail de sape entrepris. Le cours commence avec les débuts de l’islam. Ensuite l’Occident féodal est présenté et on passe aux « regards sur l’Afrique ». Enfin on arrive à « la modernité » avec les bouleversements culturels et intellectuels puis « l’émergence du roi absolu ». Ce programme cosmopolite tend à faire croire que l’islam est à l’origine de la civilisation occidentale. L’étude d’une tribu primitive africaine est placée après l’Europe féodale comme si les deux sociétés étaient similaires. Pourtant cette tribu n’ayant pas atteint le stade de l’écriture, son étude repose sur du vent. À cette occasion, l’Éducation nationale confond l’Histoire avec la Préhistoire. Enfin la Renaissance est grossièrement dévalorisée puisqu’elle débouche uniquement sur « l’émergence du roi absolu ».

     

     

    Louis XIV a de la chance d’être mentionné dans ce bavardage déstructuré. Cette « histoire » fait l’impasse sur les grands hommes qui ont fait la France : Clovis, Charlemagne, Saint Louis, François Ier, Henri IV, Napoléon. Il n’y a plus aucune fierté à être Français, ni aucune victoire qui soit célébrée. Les racines chrétiennes de la France ainsi que l’héritage gréco-romain sont niés. Ce programme est une falsification grotesque de notre Histoire qui vise uniquement à faire plaisir à un public africain. L’Éducation nationale n’a de nationale que son nom. Le cours de géographie servi aux élèves de 5ème en apporte une preuve supplémentaire. Dans ce cours, la géographie de la France n’est pas étudiée. On commence par la « question du développement durable », ensuite il faut se pencher sur les « sociétés inégalement développées », et pour finir il faut s’intéresser à la préservation de l’atmosphère, de l’eau et de l’énergie. Ainsi une propagande écolo-altermondialiste tient lieu de cours de géographie.

     

     

    Une intelligentsia sans intelligence veut détruire les traditions les plus anciennes et les idéaux les plus nobles de notre civilisation. La grandeur passée de la France est niée pour se mettre au niveau des nouveaux immigrants. En effet, le gouvernement laisse massivement entrer des immigrés incultes et fait fuir les diplômés français les plus entreprenants. Ainsi le niveau baisse et tout est fait pour rabaisser la France et les Français.

     

     

    L’État accorde la nationalité française comme on distribue des tracts publicitaires. Un remplacement de population est programmé pour le plus grand malheur de la France. Des politiciens indignes collaborent avec des intellectuels décadents pour accélérer le mouvement. Les médias politiquement corrects travestissent la réalité pour la faire coïncider avec la doxa socialo-hippie.

     

    Par exemple à Brétigny-sur-Orge, les vols sur les corps gisants ont été niés par les grands médias avant que la vérité ne transpire. La déformation de l’Histoire est complétée par la désinformation des citoyens. Le reniement de nos valeurs va de pair avec la pusillanimité face aux barbares.

    http://www.francepresseinfos.com/

  • J-2 avant le lancement de la Marche des Veilleurs !

    Tout ce que vous voulez savoir sur la Marche des Veilleurs : 

    J-4 avant le lancement de la Marche des Veilleurs ! Nous vous attendons nombreux samedi à 21h à Rochefort, place Colbert ! 

    « La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera. » Emile Zola
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    Informations pratiques pour s'organiser
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    Les rendez-vous d'une journée de la Marche des Veilleurs :
    • 9h : départ de la Marche sur le lieu de la veillée de la veille
    • 17h : arrivée de la Marche sur le lieu de la veillée du soir même
    • 21h : Veillée
    Chaque soir à 21h se tiendra une veillée dans les villes suivantes (les 3 premiers lieux sont précisés, pour les autres, regardez régulièrement ici ) :
    • Rochefort - Samedi 10 août 2013 - place Colbert
    • Châtelaillon – Dimanche 11 août 2013 - plage des Bouchôleurs
    • L’Ile de Ré – Lundi 12 août 2013 - plage de la Flotte
    • Charron - Mardi 13 août 2013
    • Luçon – Mercredi 14 août 2013
    • La Faute sur Mer – Jeudi 15 août 2013
    • La Tranche sur Mer – Vendredi 16 août 2013
    • Jard sur Mer – Samedi 17 août 2013
    • Sables d’Olonne – Dimanche 18 août 2013
    • Bretignolles sur Mer – Lundi 19 août 2013
    • Saint-Gilles Croix de Vie – Mardi 20 août 2013
    • Challans – Mercredi 21 août 2013
    • Bourgneuf en Retz – Jeudi 22 août 2013
    • Pornic – Vendredi 23 août 2013
    • Saint-Michel Chef-Chef – Samedi 24 août 2013
    • Saint-Nazaire – Dimanche 25 août 2013
    • Paimbœuf – Lundi 26 août 2013
    • Couëron – Mardi 27 août 2013
    • Nantes – Mercredi 28 août 2013
    • Sartrouville – Jeudi 29 août 2013
    • Bondy – Vendredi 30 août 2013
    • Paris – Samedi 31 août 2013 - 17h30 la Défense - 21h30 Concorde

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • "C'est la dictature ici!" Des paroles qui onf fait fuir François Hollande :

  • Hollande et ses Aliés Terroristes veulent Détruire la Syrie et Imposer la Charia …


    Hollande et ses Aliés Terroristes veulent... par Darwin_Kayser

  • Les Veilleurs Debout se placent sous le signe de Camus

    Tout a commencé le 24 juin. Jean-Baptiste apprend que Nicolas Bernard-Buss est condamné à une peine scandaleuse au regard de ses actions. Inspiré par l'exemple de la place Taksim, il décide d'aller protester, seul, devant le ministère de la Justice. Un ami le prend en photo et publie la photo sur Twitter. Les réseaux sociaux s'en emparent. Quelques heures plus tard, quatre amis en train de diner la voit circuler : « On a vu ça, on a vu qu'il se tenait debout, on n'a pas hésité une seconde, on s'est dit "c'est génial, on y va !" et on a sauté dans un taxi. » Ils débarquent place Vendôme où Jean-Baptiste a été remplacé par trois compagnons.
    Les sept jeunes gens s'alignent, et un policier leur demande de se disperser : l'un d'entre eux s'éloigne de quelques mètres, s'immobilise et invite les autres à en faire autant. Le policier remonte dans son fourgon, demandent des ordres... Les sept passeront la nuit séparés ensemble, à « veiller debout », les policiers les regardant, coincés dans leur véhicule. « Le matin, les autres sont arrivés, ça avait fait le tour sur Facebook, et ils ont pris la relève. » Les Veilleurs Debout sont nés.
    Minimal et efficace
    Immédiatement, cette nouvelle manière de manifester remporte un succès inattendu : c'est qu'elle vient combler un manque. Après des mois le manifestations géantes, de mouvements de foule, de bataille des nombres, les Veilleurs Debout proposent un mode d'action efficace, visible, simple, immédiat, autonome. Tout le monde peut veiller, seul ou en famille, en allant à la fac ou pendant la pause déjeuner, un quart l'heure ou une nuit entière. Il suffit désormais que quelqu'un soit là, tout le temps.
    Chacun s'empare de l'idée, avec cette spontanéité et cette liberté qui fait la saveur de la lutte anti-mariage gay ; il n'y a d'ailleurs pas d’organisateurs des Veilleurs Debout, juste une page Facebook où sont répertoriées les veilles, les incidents avec la police, les abus de pouvoir... « C'est une démarche individuelle, on se contente de relayer, de dire comment ça se passe. »
    La station debout est une expérience particulière : le Veilleur Debout est actif. Là où les « Veilleurs assis » dispensent un enseignement, chantent, installent des haut-parleurs, le Veilleur Debout ne fait rien d'autre que se tenir debout, sans rien attendre, sans rien recevoir. Est-ce vraiment une action? « Oui, et franchement ennuyeuse ! On n'en peut plus assez rapidement, on a envie de bouger : on se force, ce n'est pas vraiment passif même si ce n'est pas spectaculaire. Cela dit, une rangée de gens immobiles, c'est très impressionnant, ça marque les esprits. »
    L'homme révolté
    Les Veilleurs Debout se placent sous le signe de Camus, en citant L'Homme révolté : « Plutôt mourir debout que de vivre à genoux. » Car il s'agit bien d'une révolte, au sens camusien : « Qu'est-ce qu'un homme révolté ? Un homme qui dit non. [...] Quel est le contenu de ce "non " ? Il signifie, par exemple, "les choses ont trop duré", "jusque-là oui, au-delà non", "vous allez trop loin ", et encore, "il y a une limite que vous ne dépasserez pas". En somme, ce non affirme l'existence d'une frontière. » Ce qui compte, désormais, c'est se tenir debout face aux lieux de pouvoir (ministères, mairies, palais de justice, Assemblée...), qui symbolisent tous ceux qui n'écoutent pas, qui méprisent, qui répriment. Dans un manifeste intitulé L'esprit du Veilleur Debout, les animateurs précisent : « Le Veilleur Debout est un résistant silencieux qui se dresse contre l'injustice et le mensonge des gouvernements. » Les gouvernements, car comme le précise l'un d'entre eux : « ceux d'avant n'ont pas forcément fait mieux et ceux d'après, on a peur qu'ils ne fassent pas mieux... »
    Si la protestation est née autour de Nicolas Bernard-Buss, elle se poursuit légitimement : « À partir du moment où on a décidé de dire non au mensonge, on ne peut pas se résigner, il n'y a pas de compromis possible. On veut une société juste, on va se battre pour y arriver, peut-être toute notre vie, mais "on ne lâchera rien ". » Un combat au nom d'une civilisation qui paraît s'effacer sans que rien ne la remplace, sinon l'arbitraire de l’État - un État d'ailleurs attentif à réprimer un mouvement qui irrite, quitte à être plus répressif que l’État turc, et encore une fois à agir dans la plus complète illégalité. Le 19 juillet, les Veilleurs Debout ont d'ailleurs publié un communiqué sans équivoque : « [...] Ne nous habituons pas à l'illégalité des actions des forces de l'ordre ! Soyons vigilants, ne nous laissons pas berner par la fausse amitié de certains policiers ! Tant qu'ils exécutent ces ordres, ils collaborent avec le pouvoir que nous combattons, ils n'ont pas compris l'importance de notre combat, ils ne sont pas nos amis ! »
    Quousque tandem abutere patienta nostra ?
    Chacun veille donc où il veut et pourquoi pas, un jour, devant les usines qui licencient ou les laboratoires qui utilisent des embryons, là où le pouvoir économique opprime aussi sûrement que le pouvoir politique. Mais les Veilleurs Debout, qui font plutôt partie de la population active, ne sentent pas, chez ceux qui veillent, y compris les démunis et les chômeurs, la nécessité d'affirmer le primat de l'économique. Chez ceux qui se lèvent, c'est l'absence terrifiante de sens qui prévaut, la claire conscience que nous n'allons nulle part et que l'homme ne peut qu'être dégradé par les révolutions successives touchant la filiation, la conception, le genre, la mort...
    « La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent », disait Camus. Les Veilleurs dans leur manifeste ne disent pas autre chose : « [le Veilleur Debout] refuse de léguer aux générations futures un monde relativiste et individualiste, où le bien et le mal, le vrai et le faux, ne suscitent que l'indifférence générale. » C'est aujourd'hui qu'il faut se lever et veiller - c'est aujourd'hui, chaque jour, que ce gouvernement franchit les limites.


    Hubert Champrun Monde & vie