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Dédaigné par l’historiographie, le règne de Louis-Philippe continue de susciter rejet et critiques.
On dénonce volontiers l'usurpateur fils de régicide, ou un roi bourgeois confisquant au profit des riches la révolution de 1830... Il est temps de nuancer ces jugements.
C'est à cela qu'invite l'un des ouvrages les plus élogieux parus sur la question, Louis-Philippe, le Prince et le Roi, d'un universitaire britannique, Munro Price. Le professeur Price, quoiqu'il ait longtemps vécu et enseigné en France, n'entre pas dans nos querelles internes. Il ne voit le duc d'Orléans ni comme un usurpateur fils de régicide, ni comme un roi bourgeois confisquant au profit des riches la révolution de 1830. Libre de nos partis pris politiques et de nos différends jamais réglés, même s'il les connaît très bien, il a tout loisir de poser sur l'homme et sur l'oeuvre un regard dépourvu d'a priori, de les estimer à ce qu'il pense être leur juste valeur, de les critiquer à l'occasion, de les approuver souvent. En soustrayant le débat aux Français, il le dépassionne.
Un règne réparateur
D'un autre côté, et c'est là que le bât blesse un peu, la sympathie manifeste de Munro Price envers Louis-Philippe n'est pas dépourvue de subjectivité : s'il l'apprécie tant, c'est d'abord parce qu'il fut, et ne le cacha jamais, un anglophile, sinon un anglomane, convaincu, ouvertement admirateur du système politique anglais et qu'il essaya de l'acclimater chez nous. L'argument n'est pas le mieux choisi pour ramener l'opinion nationale du côté du Prince... Cela dit, et même si l'on n'adhère pas à cette vision, le livre de Price est intéressant par de nombreux points.
D'abord parce qu'il écrit d'une manière que la plupart des universitaires français abhorrent comme indigne d'eux, c'est-à-dire en mêlant la biographie à l'histoire politique, pour l'excellente raison que la vie du roi et son règne sont, en effet, indissociables. Ce choix, ordinaire dans le monde anglo-saxon, rend l'ouvrage agréable à lire et permet d'entrer dans les subtilités de la Charte, sa mise en oeuvre, ses échecs, ses succès sans éprouver le terrible ennui qu'inspirent la plupart des travaux français consacrés à l'histoire politique de la Restauration, qui leur interdit de sortir d'un cercle étroit de spécialistes.
Ensuite parce que Price choisit de mettre en valeur, peut-être parfois de façon exagérée, le rôle tenu auprès de Louis-Philippe par sa soeur, Madame Adélaïde. Caricaturée, vilipendée, la princesse n'avait pas fait jusqu'ici l'objet d'un travail de recherche sérieux. Voilà ce vide comblé et ce que l'on découvre réserve quelques surprises. On la savait intelligente, cultivée, indépendante, conseillère avisée, et la partisane la plus décidée de son frère, Price la montre moins voltairienne et plus féminine qu'on le pensait. Faut-il cependant conclure que sa mort, en décembre 1847, fut le coup fatal porté au régime ? Il y en eut d'autres et la disparition tragique, en 1842, du jeune duc d'Orléans fut certainement plus décisive.
Si tout cela peut se discuter, il est en revanche impossible de retirer au livre de Price sa principale qualité : rappeler, preuves à l'appui, combien les dix-huit années de règne du roi des Français furent bonnes et réparatrices pour la France et le monde. Sans doute continuera-t-on longtemps à reprocher au duc d'Orléans d'avoir, selon ses mots, « ramassé la couronne », mais Price pose la seule question valable : que serait-il arrivé s'il ne l'avait pas fait ? La réponse fait beaucoup pardonner à la monarchie de juillet.
Marie-Amélie, nièce de Marie-Antoinette
Trois femmes comptèrent dans la vie de Louis-Philippe : Mme de Genlis, qui l'avait élevé ; Adélaïde, sa cadette, et Marie-Amélie, son épouse. Si cette princesse s'impliqua de façon moins visible dans la politique de son mari et parut jouer essentiellement un rôle de mère modèle, qu'elle fut au demeurant, il ne faut pas sous-estimer son importance. Beaucoup de choses eussent été plus difficiles pour le duc d'Orléans s'il n'avait réussi, en 1809, à épouser une Bourbon-Siciles, et la propre nièce de Marie-Antoinette.
Cette union, qui donnait à la princesse, terrifiée par la perspective de rester fille, le statut conjugal tant attendu, et au prince la respectabilité perdue par le vote régicide de son père, ne fut pas un mariage de convenance et d'intérêts. Philippe et Amélie, qui s'étaient appréciés de prime abord, formèrent un couple très uni et sincèrement épris. Elle contribua à lui rendre sa place dans la famille royale et il lui en fut reconnaissant. Née et élevée pour être reine, elle assuma, quoique à regret, le rôle qui lui était échu, imposa un ton que la cour de son mari n'eût pas eu sans elle, et, surtout, aida puissamment à rétablir avec les autres dynasties des relations sur lesquelles reposaient l'essentiel de la diplomatie.
Florence Vidal, qui lui consacre une biographie, sait tout cela, et s'en montre agacée. Les "perfections" de Marie-Amélie, sa piété, sa dévotion, son dévouement conjugal, sa tendresse maternelle exacerbée, y compris envers le petit duc de Penthièvre, attardé mental mort à cinq ans, ses bonnes manières, sa charité composent un tableau édifiant qu'elle aimerait fracasser tant il jure avec nos moeurs modernes. Ambition impossible : la reine fut irréprochable. Alors, il convient de monter en épingle son milieu familial, et il est vrai que la cour de Naples, le couple étrange formé par ses parents, se prêtent aux critiques.
De déplorer que la jeune fille n'ait pas su se libérer de l'influence de leur éducation, comme si la chose était envisageable. De lui reprocher d'être restée un parfait produit du monde d'avant, de n'avoir pas compris la marche du progrès, d'avoir été conformiste, de « n'avoir pas réfléchi à la nature
de la pauvreté », quand « il eût été nécessaire et légitime de mobiliser son énergie pour comprendre les besoins de son temps »...
C'est, au terme d'un livre trop souvent ricanant, conclure en procureur d'un mauvais procès plutôt qu'en historien. Mieux vaut relire la biographie (Perrin, 1998) que Madame, comtesse de Paris, consacra à son aïeule. Peut-être, en effet, faut-il être reine pour parler d'une reine avec justice...
Vérité scabreuse
Jeté sans un sou sur les routes de l'exil à dix-neuf ans en compagnie de sa soeur, Louis-Philippe fit l'expérience, sinon de la pauvreté, du moins de la gêne. Il travailla pour gagner son pain et celui d'Adélaïde. Expérience qui ancra en lui une peur compulsive de manquer. Même rentré en France,même après avoir récupéré l'essentiel de sa fortune immense, même roi, il craignit de voir un jour ses enfants réduits à de telles extrémités et accumula afin de les préserver.
Rien d'étonnant s'il désira, pour établir l'un des cadets, l'héritage de la maison de Condé sur le point de s'éteindre. Le dernier prince avait soixante-dix ans, était le parrain du duc d'Aumale et testa, en effet, en faveur de son filleul. Peu après, le 28 août 1830, on le retrouvait pendu à l'espagnolette de sa chambre. Le suicide parut improbable. On cria au meurtre. On désigna la coupable, Mme de Feuchères, aventurière anglaise qui avait fait de la vie de son vieil amant un enfer. Elle héritait d'une fortune colossale, le reste allait à Aumale. La presse se déchaîna, accusant le roi d'avoir commandité un crime. En fait, la vérité, scabreuse, ne pouvait être révélée à la prude opinion de l'époque... Cette vérité, qu'il évacue en dix lignes méprisantes, Dominique Paladilhe, biographe du dernier prince de Condé, la connaît, mais elle ne permet pas d'instruire à charge contre les Orléans ; il n'en tient donc pas compte. Dommage car ce bon spécialiste du catharisme est d'ordinaire mieux inspiré.
Affaire policière
À l'aube du 18 août 1847, la duchesse de Choiseul-Praslin est retrouvée massacrée à coups de couteau dans sa chambre. Les soupçons se portent immédiatement sur le duc, qui se suicide sans avoir avoué. Dénouement sanglant d'un mariage qui avait réconcilié les noblesses d'Ancien Régime et d'Empire, la victime étant la fille unique du maréchal Sébastiani. Au-delà de ce fait divers prévisible, car tout Paris connaissait la mésentente du couple, les infidélités du beau Théobald, la jalousie maladive de Fanny que dix maternités avaient rendue obèse, c'est le procès du régime que l'opposition va instruire. Pourquoi n'a-t-on pas arrêté Choiseul dès la découverte du crime ? Lui a-t-on fourni le poison qui lui a permis d'échapper à la justice ? Est-ce son rang de pair de France, sa place dans l'entourage de la duchesse d'Orléans qui lui ont valu d'échapper aux procédures communes ? Le discrédit jeté sur le noble Faubourg pèsera lourd dans les événements de février 1848.
Pourtant, il a été très peu écrit sur le sujet, les descendants ayant toujours tenu à laisser dans l'oubli cette sordide affaire. Anne Martin-Fugier, spécialiste de l'histoire sociale du XIXe siècle, a choisi le biais de la version romancée pour présenter les faits. « Une nymphomane vertueuse », comme Maxime du Camp surnomma la pauvre duchesse, coupable d'aimer un mari qui ne l'aimait plus, en croisant les points de vue des témoins et des proches, brosse moins les détails d'une enquête policière trop évidente que ceux des préjugés d'un monde et d'une époque.
Anne Bernet L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 4 au 17 février 2010
✓ Munro Price : Louis-Philippe, le Prince et le Roi ; Fallois, 480 p., 26 euros.
✓ Florence Vidal : Marie-Amélie de Bourbon-Siciles ; Pygmalion, 380 p, 22,90 euros.
✓ Dominique Paladilhe : Le Prince de Condé ; Pygmalion, 200 p., 22,50 euros.
✓ Anne Martin-Fugier : Une nymphomane vertueuse ; Fayard, 180 p, 19 euros.
A partir de l'article du sieur Frédéric Lewino sur le Moyen Age, publié dans Le Point pourrait être écrit un « discours de la méthode » de manipulation des médias aujourd'hui. Il s'agit d'un véritable cas d'école.
L'article en question est de la même veine que l'anecdote contée par Régine Pernoud au début de son livre Pour en finir avec le Moyen Age.
Aussi, seule cette source, Régine Pernoud, autrement moins docte, moins érudite et moins célèbre que le journaliste du Point pourrait servir à mettre en lumière l'obscurantisme du frère Fréderic.
Son anecdote la voici :
« Comme cela se passait il y a déjà plusieurs années et que le neveu en question a aujourd'hui atteint l'âge de la majorité selon le Code civil, je croyais que les choses avaient changé depuis. Mais voilà qu'il y a quelques mois (juillet 1975), me promenant avec la petite-fille d'une de mes amies (Amélie, 7 ans), celle-ci me lance joyeusement :
— Tu sais, à l'école, j'apprends le Moyen Age.
— Ah, très bien ! Et comment était-ce, le Moyen Age ? Raconte.
— Alors, il y avait des seigneurs (elle cherche un peu avant de retrouver le mot difficile...) des seigneurs féodaux. Alors ils se faisaient tout le temps la guerre et avec leurs chevaux ils allaient dans les champs des paysans et ils abîmaient tout.
Un cornet de glace a ensuite capté son attention et mis fin à sa description enthousiaste. Cela m'a fait comprendre qu'en 1975 on enseigne l'histoire exactement comme on me l'avait enseignée à moi-même il y a un demi-siècle ou davantage. Ainsi va le progrès.
Et du même coup, cela m'a fait regretter l'éclat de rire — assez peu charitable, reconnaissons-le — que j'avais eu quelques jours auparavant en recevant un coup de téléphone d'une documentaliste de la TV — spécialisée qui plus est dans les émissions historiques !
— Il paraît, disait-elle, que vous avez des diapositives. Est-ce que vous en avez qui représentent le Moyen Age ?
— ? ? ?
— Oui, qui donnent une idée du Moyen Age en général : des tueries, des massacres, des scènes de violence, de famines, d'épidémies...
Je n'avais pu m'empêcher d'éclater de rire, et c'était injuste : visiblement cette documentaliste n'avait pas dépassé le niveau d'Amélie sur le point particulier de l'histoire du Moyen Age. Mais comment l'aurait-elle dépassé ? Où en aurait-elle appris davantage ? »
(En bleu les extraits de l'article)
Les mensonges du Point :
«C'était le règne de Robert le Pieux, le deuxième Capétien, avec ses épidémies, ses famines, ses guerres incessantes. Le paradis...
Oui-da, que la vie était belle en 1016 avec ses famines, ses épidémies, ses guerres. À chaque époque ses peines et ses malheurs. Et quand un noble vieillard prétend que c'était mieux à son époque, c'est qu'il commence à perdre la mémoire. »
La vérité restaurée:
Dans son livre, Pour en finir avec le Moyen Age , page 17, Régine Pernoud (RP) souligne :
« Aussi bien, des érudits en notre siècle ont-ils faits un remploi du terme renaissance. Constatant qu'autour de Charlemagne ont cultivait assidument les auteurs latins et grecs, ils ont parlé de « Renaissance carolingienne », et le terme est communément admis. D'autres plus hardis ont parlé de renaissance du XIIème siècle, voire d'humanisme médiéval.»
[…] « On va ainsi de renaissance en renaissance, ce qui ne manque pas d'être suspect. »
Entre l'an 800 et le XIIème siècle, l'an 1016 est plus ou moins au milieu. Alors elle n'est pas belle la vie en 1016 ? Qui est le noble vieillard ? Qui est l'ignoble ignare ?
Quant aux guerres du Moyen Age, on est loin des millions de morts de 14-18 et des dizaines de millions de 39-45. Mais cette idée n'effleure même pas notre historien du jour.
Les mensonges du Point :
Pas de terrorisme ! Pas de crainte de réchauffement climatique ! Pas de chômage ! Pas de Le Pen !
La vérité restaurée:
- La terreur islamique n'a pas encore fermé l'accès aux lieux saints, il est vrai. Les Turcs ne vont exterminer les chrétiens de Jérusalem qu'en 1078. Mais ces pratiques barbares, de conversion par la force et d'extermination de tous ceux qui ne veulent pas se soumettre, ont commencé dès l'hégire, soit 632 ! La terreur islamique est telle qu'elle seule réussit à assurer l'unité des habitants du pays sous le commandement de Charles Martel en 732 à Poitier.
Qui sont les responsables de l’état actuel — catastrophique — de notre pays la France, à quelle date la déchéance de notre pays a-t-elle commencée et dans quel but ? Quel est le régime qui nous a conduits à une décadence totale ? La France était la première puissance occidentale avant 1789. Que sommes-nous aujourd’hui, pourquoi, comment et à cause de qui ? Qu’a fait de notre si beau pays, la France, la judéo-maçonnerie via ses loges et son outil : La République dite française ? Pour écouter ou télécharger gratuitement le livre audio : http://bit.ly/1pZ2Zsa
Quel a été, en 1789, en 1792 et en 1793, le rôle exact de la Franc-maçonnerie de France dans la Révolution française ?
Ce que M. Maurice Talmeyr a voulu démontrer dans son livre « La franc-maçonnerie et la Révolution française » que nous avons enregistré en livre audio, http://bit.ly/1pZ2Zsa disponible gratuitement, afin de le diffuser au plus grand nombre, c’est que la Révolution, bien loin qu’elle fût nationale dans ses origines profondes et dans ses aspirations, a été l’œuvre exclusive d’une secte qui tendait précisément et qui tend de nos jours encore à la destruction de toutes les nationalités.
Et ce thème, M. Maurice Talmeyr l’a exposé et développé, avec une clarté, une logique, une vigueur saisissante et une abondance de documentation propre à satisfaire les critiques les plus exigeants. Il n’enguirlande pas la vérité. Il la montre telle quelle, avec preuves irrécusables à l’appui, et en un style sobre, incisif.
« D’après les documents les moins niables, explique Maurice Talmeyr, et contrairement à une légende audacieusement fabriquée, la nation française, comme masse populaire, en dehors d’une certaine noblesse, d’un certain clergé et d’une certaine bourgeoisie, était alors profondément catholique et royaliste. »
Et comment, dès lors, comprendre « une nation qui a la religion et la monarchie dans le sang, qui les veut, qui ne veut qu’elles, et qui les renverse avec fureur » ?
La mise à mort de Louis XVI a été décidée, dix ans d’avance, dans la tenue illuministe de Wilhelmsbad.
La trahison, elle était partout à la Cour de Louis XVI. Dans cet ordre d’idées, M. Maurice Talmeyr établit sur des documents irrécusables que le Roi n’a jamais donné, au 10 août 1792 cet ordre de cesser le feu, qui perdit la monarchie et qui fut donné cependant au nom du Roi.
Il prouve de même que ni l’assemblée législative n’a voté l’emprisonnement de Louis XVI au Temple, ni la Convention n’a voté la mort du Roi. L’assemblée législative a voté que le Roi logerait au palais du Temple, mais non pas dans la Tour du Temple, qui était une prison.
Et quant à la Convention, elle a réellement repoussé la mort du Roi par 13 voix de majorité. C’est un pouvoir occulte qui a emprisonné le Roi et qui l’a condamné à mort par falsification de scrutin. Et ce pouvoir occulte, c’est la franc-maçonnerie. Ce n’est pas là, évidemment, ce que nous ont appris les historiens de la Révolution, et M. Maurice Talmeyr semble conclure à bon droit :
Si la Révolution, que personne ne confond avec l’évolution, n’est pas le grand mouvement humain auquel beaucoup d’honnêtes gens ont cru et croient encore, si elle n’est pas ce grand fait social provenant naturellement d’intérêts et de besoins profonds, et si, au contraire, elle n’a jamais été qu’un bluffe immense, dirigé et lancé contre le Christianisme universel, tous nos malaises moraux, toutes nos perturbations, se comprennent et s’expliquent. Sinon, ils ne se comprennent pas, et ne peuvent sérieusement se déduire de rien.
Ou la Révolution est un mouvement naturel, providentiel, et le trouble ne peut pas être toujours d’autant plus grand que les progrès des idées révolutionnaires sont plus grands eux-mêmes ! Ou la Révolution n’est bien que l’artifice et la machination de voleurs qui « percent la maison », et le trouble, alors, se comprend. Tout s’explique et tout s’éclaire… Enfin, et ce sera notre dernier mot, nous voyons peut-être aussi maintenant que l’histoire de la Révolution est à faire, et que nous ne la savons pas, que nous n’en savons rien. Nous avons donc un devoir tout indiqué, c’est de l’apprendre, d’abord pour la savoir, et pour pouvoir ensuite l’enseigner à la France !
« Nous voyons maintenant que l’histoire de la Révolution est à refaire et que personne ne la sait, surtout parmi ceux qui devraient la savoir. Nous n’avons donc qu’une chose à faire, c’est de l’apprendre, d’abord pour la savoir, ensuite pour l’apprendre à la France. »
« Pour l’apprendre à la France », nous mettons donc, [Royalistes.Net], à disposition et gratuitement, une vidéo et l’enregistrement http://bit.ly/1pZ2Zsa mp3 de l’ouvrage de M. Talmeyr et vous invitons à l’écouter et le diffuser au plus grand nombre.
Non, nous ne célèbrerons pas 1789 ! Vive le Roi ! A bas la république judéo-maçonnique !
Note de lecture de Camille Galic, écrivain, journaliste, essayiste.
♦ A l’instar de Marine Le Pen qui se dit « pas gaulliste mais gaullienne », beaucoup de ceux qui ne l’ont pas connue idéalisent la première présidence de la Ve République, quand souveraineté aurait rimé avec intégrité. A ceux-là on conseillera la lecture des entretiens que l’homme d’influence que fut Georges Albertini eut trois décennies durant avec de très hautes personnalités, particulièrement bien informées, des années 1950 jusqu’à sa mort en 1983 et que Morvan Duhamel, son plus proche collaborateur à la revue Est & Ouest, retranscrivait fidèlement.
Trois volumes ont ainsi déjà été publiés aux éditions Amalthée,Entretiens confidentiels de Georges Albertini, Les Ecrits en prison de Georges Albertini et En mission pour Georges Albertini déjà recensés ici (1). Supplément aux entretiens de Georges Albertiniclôt le cycle.
Comme pour les précédents volumes, on ne mettra pas en doute la fidélité du scribe ni celle d’Albertini lui-même dans la relation des propos qui lui étaient tenus lors de ses innombrables rencontres. Mais ses interlocuteurs étaient-ils tous fiables ? Sachant qu’il était très répandu et très consulté dans les cercles dirigeants, ne cherchaient-ils pas à l’influencer, voire à l’intoxiquer afin de régler de sombres comptes avec d’autres ministres, d’autres décideurs ? Sans doute, mais Albertini, ancien second de Marcel Déat, dont Le Monde écrivit après son décès qu’il « fréquenta, connut, conseilla, guida presque toutes les personnalités politiques de premier plan entre 1940 et 1981, organisa des campagnes électorales, fit écrire des centaines d’articles, prononcer des dizaines de discours, exerça le pouvoir par gens célèbres, interposés » n’était pas un naïf. Il savait distinguer le bon grain de l’ivraie dans les confidences et même secrets d’Etat qu’il recueillait.
De la Résistance au grand banditisme
Cela transparaît dans les chapitres portant sur l’OAS, l’enlèvement du colonel « factieux » Argoud à Munich et l’enlèvement à Paris puis l’assassinat de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka, où l’on retrouve d’ailleurs les mêmes personnages (douteux), certaines des barbouzes – souvent des repris de justice s’étant, tel le gangster Jo Attia, refait une virginité dans la lutte contre l’Organisation Armée secrète – ayant participé plus tard à l’élimination définitive de Ben Barka. L’on retrouvera même quelques-uns d’entre eux dans l’instrumentalisation du meurtre en septembre 1968 du truand et gigolo serbe Stevan Markovic, garde du corps d’Alain Delon lui-même en cheville avec le Corse Marcantoni, « passé de la Résistance au grand banditisme ». Une affaire sordide dont on n’a jamais connu le fin mot (non plus que du rapt de Ben Barka) mais qui allait être utilisée par les gaullistes de gauche René Capitant, alors garde des Sceaux, et Louis Vallon pour barrer la route de l’Elysée au premier ministre Georges Pompidou. Une tentative vaine : ulcéré de voir le nom de son épouse Claude indûment mêlé par certains plumitifs à cette affaire sur la seule parole d’un autre voyou et indicateur serbe, Pompidou riposta par la « Déclaration de Rome » (janvier 1969) où il se portait ouvertement candidat à la succession de Charles De Gaulle. Ce qui eut pour effet de rassurer les Français qu’effrayait la prédiction du général : « Moi ou le chaos. » Sans la présence rassurante de Pompidou dans la coulisse, le « non » l’aurait-il emporté au référendum constitutionnel d’avril 1969, ce qui entraîna le départ immédiat de De Gaulle ?
Point commun de plusieurs des dossiers faisant l’objet de ces Entretiens : la porosité entre grande truanderie, services secrets (notamment le SDECE, que Pompidou fera réformer en 1970 par Alexandre de Marenches) et haute politique, sur fond de trafics d’héroïne – la fameuse French Connection – finançant entre autres des opérations inavouables et contraires à l’honneur d’un Etat se voulant de droit. En novembre 1972, Albertini relate ainsi que, selon Michel Poniatowski mis au parfum par les Américains, un certain nombre de hiérarques gaullistes seraient les « banquiers de la drogue ». Parmi eux, l’ancien résistant Joseph Comiti, député des Bouches-du-Rhône très lié aux milieux barbouzards et plusieurs fois ministre, et Achille Peretti, lui aussi ancien résistant entre autres créateur du réseau Ajax, député-maire de Neuilly avant Charles Pasqua et président de l’Assemblée nationale de 1969 à 1973 avant de siéger au Conseil constitutionnel jusqu’à sa mort subite en avril 1983. Or, « les agents américains auraient noté à maintes reprises que les trafiquants corses arrêtés par leurs services seraient pratiquement tous en possession de certificats de résistance établis par Achille Peretti ». Simple solidarité insulaire ou implication plus profonde ?
Simone Veil, Holocauste et le désert médical
Autre fréquentation intéressante pour Albertini, celle d’Alice Saunier-Seité, ministre des Universités sous Giscard et connue pour son franc-parler. Déplorant que la presse soit « achetée, aux ordres » – une situation qui n’a fait qu’empirer : lire Les médias en servitude (2) et La Tyrannie médiatique de Jean-Yves Le Gallou (3) –, elle se demande « comment les gens peuvent continuer à gober tout cela ». De même n’est-elle pas tendre pour sa collègue Simone Veil qui, ministre de la Santé et donc chargée de la réforme des études médicales, voulait « réduire de 3.000 en un an le nombre de diplômés ». Mme Saunier-Seité obtint que « la réduction intervienne en deux ans et porte seulement sur 2.000 étudiants » mais, quatre décennies plus tard, la France continue de payer très cher ce numerus clausus trop radical à l’origine de l’actuel « désert médical » imposé par la « mère » de la loi dépénalisant l’avortement avant de quitter le gouvernement pour conduire la liste de la droite aux élections européennes de 1979 où sa liste recueillit 27,7% des suffrages.
Il est vrai que rien n’avait été négligé pour ce succès. De retour d’un déjeuner avec Mme Saunier-Seité le 14 mai 1979, Georges Albertini confie ainsi à Morvan Duhamel : « Selon Alice, l’interview de Darquier de Pellepoix (4), puis l’affaire du film Holocauste, n’auraient été montées que pour assurer sa publicité » – celle de Simone Veil, rescapée d’Auschwitz mais qui, rappelle Morvan Duhamel dans une note, « n’est jamais allée jusqu’à se présenter en témoin de l’existence et du fonctionnement de la moindre chambre à gaz homicide dans les camps de concentration où elle a séjourné ».
Disciple de Georges Albertini, qui avait été très lié au défunt résistant, déporté puis député socialiste Paul Rassinier qui, le premier, mit en doute certains mythes de la Seconde Guerre mondiale, M. Duhamel livre un intéressant éclairage sur Oradour et s’intéresse à l’existence et au fonctionnement des chambres à gaz homicides dans un ultime chapitre, intitulé « Naissance d’une religion » mais que l’article 24 bis de la loi de 1881 sur la liberté de la presse nous interdit d’aborder ici.
Camille Galic, 4/01/2016
Morvan Duhamel, Supplément aux entretiens de Georges Albertini, éditions Amalthée 2015, 210 pages avec index.
Notes :
1. Entretiens confidentiels de Georges Albertini
Ecrits en prison de Georges Albertini
En mission pour Georges Albertini
2. Les médias en servitude
3. Disponibles à La Boutique de Polémia
4. En octobre 1978, sous le titre provocateur « A Auschwitz, on n’a gazé que les poux », L’Express publia une interview de Louis Darquier de Pellepoix, ancien commissaire aux questions juives alors largement octogénaire et assez diminué, qui provoqua une énorme vague d’indignation relayée et amplifiée par Simone Veil. A noter que celle-ci serait toujours la troisième « personnalité préférée des Français » (après le chanteur Jean-Jacques Goldman et l’acteur sénégalais Omay Sy) selon le « Top 50» publié le 28 décembre 2015 par le Journal du dimanche.
http://www.polemia.com/supplement-aux-entretiens-de-georges-albertini-de-morvan-duhamel/
La prise de Rome par les Gaulois, en 390 avant J.C., n’est pas une légende. Mais la tradition historique n’aurait-elle-pas amplifié cet événement ? Les récits transmis sur les oies sacrées du capitole, l’épée de Brennus, l’incendie de Rome, seraient-ils, eux, légendaires ? Quel vieux schéma mythique aurait transfiguré la réalité ?
Avec Dominique Briquel, correspondant de l’Académie des inscriptions et belles lettres, auteur de La prise de Rome par les Gaulois, lecture mythique d’un événement historique.
Source : CANAL ACADEMIE
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Comme l’indique le sous-titre, l’ouvrage ne revendique aucune perspective historique, mais se veut une analyse dans une perspective comparatiste des récits faits par les auteurs antiques – essentiellement Tite-Live et Plutarque – d’un épisode qui traumatisa durablement les Romains.
De ces événements, nous ne pouvons que supposer le déroulement réel : profitant de leur supériorité militaire, qui en faisait aussi des mercenaires recherchés, les Gaulois ont vraisemblablement mené un raid pour obtenir une rançon, dont la tradition fixe le montant à mille livres d’argent ; malgré les enjolivements postérieurs, il paraît probable que les Romains aient bien payé cette somme, peut-être pour éviter que la Ville soit brûlée, puisque les fouilles archéologiques n’ont révélé aucune trace de l’incendie que les auteurs antiques se sont plus à évoquer.