culture et histoire - Page 1363
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Fraction - Lobotomie - Le son d'histoire
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La mort du roi et les secrets de Saint Fargeau (Marion Sigaut)
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Références et thèmes des droites radicales au XXe siècle (Europe/Amériques)
dir., Références et thèmes des droites radicales au XXe siècle (Europe/Amériques), Peter Lang, Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2015, 368 p.
Présentation de l’éditeur : Après avoir abordé les droites radicales européennes et américaines au vingtième siècle sous l’angle des doctrinaires, des vulgarisateurs et des passeurs puis analysé l’internationalisation de leurs supports et de leurs vecteurs, l’objet de ce troisième volume du projet de recherche IDREA (Internationalisation des droites radicales – Europe/Amériques) a été d’étudier le caractère fédérateur d’un certain nombre de références et de thèmes.
Réunissant une douzaine de chercheurs français, européens, comme américains du Nord et du Sud, issus de différentes disciplines, l’ouvrage s’attache à privilégier la mise en exergue de références et de thèmes transversaux au sein des droites radicales européennes et américaines depuis les lendemains du second conflit mondial.
Cinq entrées sont proposées : Figures de chefs, Mémoire(s) et histoire(s) des régimes et des combats perdus, Antisémitisme et anticapitalisme, Conservatisme, radicalités et anticommunisme, L’Occident en questions.L'ouvrage 
Sommaire
– Olivier Dard : Présentation générale
– Francis Balace : La pourpre où dorment nos chefs morts …
– Christoph Brüll : Léon Degrelle comme référence des droites radicales allemandes après 1945
– Miguel Angel Perfecto : La mémoire imposée du franquisme. Le mythe de José Antonio Primo de Rivera et l’école nationale-catholique
– Pauline Picco : Les référents politiques et intellectuels de l’extrême droite italienne : un panthéon mythique (1950-1970)
– Nicolas Lebourg/Jonathan Preda : Le front de l’Est et l’extrême droite radicale française: propagande collaborationniste, lieu de mémoire et fabrique idéologique
– Ana Isabel Sardinha Desvignes : L’Empire colonial portugais et ses mythologies : du sébastianisme messianique au lusotrpicalisme
– Humberto Cucchetti : Droites radicales et péronisme : un mélange de traditions anticapitalistes?
– Valérie Igounet : Le négationnisme : l’expression d’un nouvel antisémitisme contemporain, international et protéiforme (1948-2013)
– Michel Grunewald : Merkur (1947-1952)
– Romain Huret : Aux origines du conservatisme contemporain aux EtatsUnis. Classes moyennes, mobilisations antifiscales et défense des valeurs américaines (1945-1964)
– Michel Bock/Hugues Théorêt : Le communisme et la guerre froide dans le Canada français d’après-guerre
– Riccardo Marchi : La défense de l’Occident : la dernière tranchée pour l’extrême droite européenne des années de guerre froide
– Olivier Dard : De la « Défense de l’Occident » à l’« Occident comme déclin ». -
Jure Georges Vujic présente son livre "Nous n'attendrons plus les barbares", publié aux éditions Kontre Kulture
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Fraction - O.D - Le son d'histoire
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Héros de jeunesse : La bande dessinée belge s’invite cet été à Paris
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Quand l’université « pour tous » tente de se rebeller
Comme chaque année à la même époque, une université téméraire se croyant plus maligne que les autres vient de se faire flinguer à bout portant alors qu’elle s’apprêtait à franchir en douce le mur du nivellement par le bas.
Cette fois, c’est Rennes I que les Vopos d’une association étudiante ont prise pour cible : dans l’improbable famille « Pourtous », on connaît bien le mariage, l’enfant, la France, mais n’oublions pas, c’est de saison, l’université.
La faculté de droit vient, en effet, de mettre sur pied un « parcours d’excellence » dont elle entend réserver l’accès à quelques candidats ayant obtenu de bons résultats au bac et passé avec succès un examen créé à cet effet, afin d’en faire un cursus bien visible pour les employeurs.
Des employeurs ? Après l’université ? Et pourquoi pas aussi un boulot, tant qu’on y est ? L’université française – à l’exception de quelques filières sélectives, se maintenant avec une adresse de funambule, certains évitant soigneusement les mots qui fâchent pour parler « d’orientation active » – est complètement dépréciée. Elle est, le plus souvent, le pis-aller sur APB (admission post-bac), qu’il faut bien cocher parce qu’on y est obligé, parce que si ça se trouve, et on en sera désespéré, toutes les prépas nous auront blackboulés.
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Jacques Bainville, journaliste historien
Vulgarisateur talentueux, Jacques Bainville signa des ouvrages historiques largement diffusés.
Journaliste, il traitait de géopolitique mais aussi d'économie... Cette personnalité éclectique suscite un intérêt renouvelé, ce dont témoigne le colloque universitaire qui lui fut consacré le mois dernier.
Le colloque « Jacques Bainville : profils et réceptions », qui s'est déroulé à Metz les 13 et 14 mai dans une ambiance fort sympathique, était organisé comme les précédents par Michel Grunewald, directeur du Centre d'études germaniques interculturelles de Lorraine, Olivier Dard, directeur du Centre régional universitaire lorrain d'histoire, et Michel Leymarie, professeur à Lille III. Dans son introduction, Olivier Dard rappela qu'il s'inscrivait dans un cycle d'étude des droites nationalistes, focalisé sur l'Action française parce qu'elle constitua, avant guerre, un laboratoire d'idées.
Succès en librairie
Mais pourquoi s'intéresser spécialement à Bainville, nonobstant sa valeur personnelle ? D'abord parce que certains de ses livres ont connu chez nous un succès considérable : son Histoire de France s'est vendue à plus de 300 000 exemplaires, son Napoléon à plus de 200 000. Ensuite parce que plusieurs de ses oeuvres ont été traduites en anglais, en allemand, en espagnol, en portugais et, plus étonnant encore, en turc, en finlandais, en japonais, en chinois. Des dirigeants de l'AF, il était le seul qui vivait de sa plume. Enfin, il y a aujourd'hui un renouveau d'intérêt pour Bainville comme en témoigne les rééditions des Conséquences politiques de la paix, son maître livre, et de son Histoire de France. En 2004, Christophe Dickès a soutenu une thèse remarquée et remarquable sur cet historien. Alain Griotteray lui avait dédicacé après la chute du mur de Berlin son Voyage au bout de l'Allemagne, et il est cité en référence par les souverainistes, par Paul-Marie Coûtaux et Pierre Hillard notamment.
Comme le souligna Guillaume Gros, « entre histoire et journalisme », la postérité a surtout retenu de Bainville sa réhabilitation de l'Ancien Régime et sa vision prophétique de l'Europe après 1918. Fondateur de l'école "capétienne", Bainville, se situant entre Michelet et les Annales, a fait aimer l'histoire au grand public. Le succès de son Histoire de France publiée en 1924 chez Fayard excita la jalousie des universitaires. Avec son Histoire de la IIIe République, il se fit historien de l'immédiat. Ainsi a-t-il ouvert des pistes nouvelles.
Son talent de vulgarisateur se manifesta particulièrement dans les domaines économique et financier, comme l'a montré Olivier Dard. Bien qu'autodidacte en ces matières, il écrivait dans L'Action Française mais aussi dans Le Capital et La Liberté, des journaux spécialisés, et dans Le Petit Parisien, qui tirait chaque jour à un million et demi d'exemplaires. Raisonnant en historien, Bainville considérait qu'il n'y avait rien de nouveau sous le soleil. Le socle de la richesse était l'épargne ; aussi était-il pour l'équilibre budgétaire, contre l'intervention de l'État et le développement du crédit : c'était un disciple des physiocrates et un antikeynésien. Ses idées furent assez mal reçues par les maurrassiens car il était étranger au corporatisme. En revanche, il était apprécié des milieux financiers et patronaux. Pour Gignoux, professeur d'économie politique, Bainville était un maître. En fait, c'était un néolibéral ; un "petit bourgeois radical" qui n'avait pas compris les changements économiques apportés par la guerre et la crise de 1929, d'où ses divergences avec la nouvelle droite et les jeunes générations.
Géopolitique
Selon Christophe Dickès, il n'en fut pas moins un géopoliticien de génie. Pour lui, la politique étrangère obéissait à une loi de dépendance : les mêmes causes produisent les mêmes conséquences, le passé commande l'avenir ; la nature humaine ne change pas, seuls changent les opinions et les sentiments. Bainville admirait le génie de Richelieu et les traités de Westphalie qui, en morcelant l'Allemagne, assurèrent jusqu'à la Révolution la sécurité de la France. Depuis, celle-ci connut cinq invasions. La victoire de 1918 permettait d'établir un nouvel équilibre européen. Les traités de paix ont tout gâché en renforçant l'Allemagne. En introduisant la démocratie dans ce pays, les vainqueurs ont même préparé l'alliance du nationalisme et du socialisme.
Orient
Jacques Bainville porta également son regard vers l'Orient, ce dont a rendu compte Pierre Behar. À ses yeux, l'empire turc était le meilleur gardien des détroits et sa disparition fut un malheur pour la France. Face à la Russie des Soviets continuant ici la politique des tsars, un pouvoir fort était nécessaire à Constantinople. C'est pourquoi Bainville approuva Mustapha Kemal. Dès 1920, il avait prévu que la judaïsation de la Palestine réaliserait l'union des Arabes contre les sionistes et l'Occident, conduisant à une guerre des civilisations. C'était aussi le sentiment de Roger Lambelin, autre rédacteur de L'Action Française, qui fut ainsi le premier journal à prendre position en faveur des Palestiniens. Pour Bainville, l'Ouest s'étendait jusqu'à la Chine, qui l'inquiétait beaucoup. Unique rempart contre l'anarchie, le Japon se trouvait en concurrence avec les États-Unis. Poussés par les Soviets, les Chinois se révolteraient contre les Occidentaux, dont l'avenir en Extrême- Orient apparaissait bien sombre.
Jacques Bainville fut conscient de la responsabilité de tous les belligérants dans le déclenchement du premier conflit mondial : il incrimina la République française (coupable d'avoir refusé l'alliance autrichienne), le principe révolutionnaire des nationalités et l'Allemagne, ce dont témoigne son journal étudié par Mme Yael Dagan. Curieusement, celle-ci n'a pratiquement pas parlé du voyage de Bainville en Russie, entrepris en 1916 à la demande du gouvernement français, ce qui était assez extraordinaire et aurait mérité qu'on s'y arrêtât.
Le cas échéant, peut-être n'aurait-elle pas affirmé que « la guerre [avait] fait plus pour Bainville que Bainville pour la guerre », ni qualifié celui-ci, « d'une certaine manière », de « profiteur de guerre », ce qui est pure médisance.
Hommages
Bainville est mort le 9 février 1936. En raison des oukases pontificales contre l'Action française, il n'eut droit qu'à des obsèques civiles le 13 février, pendant lesquels un incident se produisit : sa voiture ayant voulu couper le cortège, Léon Blum fut pris à partie par des provocateurs ; il ne dut son salut qu'à Pierre Juhel, chef du service d'ordre des camelots du Roi, qui monta sur le marchepied du véhicule et donna l'ordre, revolver au poing, de le laisser passer. Il n'empêche que le gouvernement en profita pour dissoudreles ligues.
Le 1er mars suivant, La Revue Universelle consacra la majeure partie de sa livraison à son fondateur. On y trouvait une cinquantaine d'hommages finement analysés par Michel Leymarie. On remarque des articles de Mauriac, Gillet, Valery. Ces académiciens s'abstinrent d'écrire deux ans plus tard dans le numéro consacré à Maurras, preuve que Bainville était un esprit consensuel. On salua son bon sens, sa culture, sa maîtrise de la langue, son incomparable talent de journaliste. On l'appelait « le sage de la finance ». On louait en lui l'historien hors pair qui cherchait des constantes dans la vie des peuples tout en laissant place à l'imprévisible. Mauriac se demanda pourquoi cette « vigie debout pendant tant d'années à la proue de la France » vit ses avis « se perdre dans le vent ». Tout simplement parce qu'on était en république et que la république, c'est la femme sans tête.
Yves Lenormand L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 4 au 17 juin 2009
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Alain de Benoist : « la repentance n’a strictement rien à faire en politique »
Source : Boulevard Voltaire
Peu de temps avant son décès, François Mitterrand avait eu ces mots définitifs vis-à-vis d’un Jean-Pierre Elkabbach éberlué : « La France n’a pas à s’excuser. » Il parlait des fameuses « heures les plus sombres de notre histoire ». Aujourd’hui, la mode est à la « repentance ». Qu’est-ce que cela signifie ?
Réduite à sa plus simple expression, la repentance peut se résumer ainsi : des gens s’excusent de méfaits qu’ils n’ont pas commis pour complaire à d’autres qui ne les ont pas subis.Ceux qui se repentent n’ont commis aucun tort, ceux qui reçoivent la demande de pardon n’en ont subi aucun. Tout cela est donc parfaitement ridicule. La repentance consiste, en fait, à faire un choix sélectif dans notre histoire, et à n’en retenir que certaines périodes, toujours les mêmes (esclavage, colonisation, etc.), considérées comme « sombres » au regard des idées actuelles pour s’en repentir officiellement. Une très imaginaire culpabilité collective héréditaire s’ajoute à cet anachronisme majeur qui consiste à « rétrojecter » dans le passé des jugements de valeurs qui n’appartiennent qu’à notre époque. Le passé étant réduit au « devoir de mémoire », le présent devient flottant, autoréférentiel, existentiellement vide.
Mais le procédé n’est évidemment pas innocent. D’un côté, il s’agit de convaincre nos compatriotes qu’en se retournant sur leur passé, ils ne découvriront que de l’horreur. Corollaires : l’identité est forcément douteuse, le nouveau est forcément meilleur. De l’autre, à une époque où le statut de victime s’avère extrêmement rentable, il s’agit d’assurer aux descendants de victimes présumées divers avantages, qui vont de la bonne conscience à la supériorité morale en passant par les « lois mémorielles » et les réparations financières.
L’enjeu de ces invocations du passé se situe donc dans le présent : les « heures sombres » sont alléguées ou instrumentalisées pour légitimer ou délégitimer des opinions actuelles. Mgr Nunzio Galantino, secrétaire général de la Conférence épiscopale, déclarait ainsi récemment qu’« accueillir les immigrés est une sorte de réparation pour les dommages que nous avons accomplis pendant des années […] Nous devons l’hospitalité aux migrants pour ce que nous avons fait dans le passé dans leur pays. » Le problème de l’immigration est ainsi traité sous l’angle de l’expiation. Ce qui permet à des groupes de pression minoritaires d’exciper de leur qualité de victimes par procuration pour s’ériger en justiciers du présent.Le pape Jean-Paul II, en son temps, a lui aussi fait repentance pour certains crimes commis par l’Église au cours de son histoire. On peut dire à sa décharge que le catholicisme est une religion qui exige que ses fidèles confessent régulièrement leurs péchés…
Ce qui est sûr en tout cas, c’est que la dialectique du péché, de la repentance, de l’expiation, de la réparation, de la téchouva et du pardon appartient au langage religieux. Elle n’a donc strictement rien à faire en politique. La collectivisation du repentir ne doit en revanche pas nous faire oublier que la civilisation européenne est la seule à ce jour qui se soit mise en question jusqu’à intérioriser sa propre critique. Comme le disait Jean-François Mattéi, « la raison n’a pas à demander pardon pour répondre à ses critiques car elle comparaît toujours devant son propre tribunal ».N’y a-t-il pas un risque, pour ceux qui refusent la repentance, de tomber dans l’excès inverse, c’est-à-dire de nier purement et simplement l’existence de zones d’ombre dans notre histoire ?
C’est en effet un risque symétrique. Tous les pays du monde ont eu leurs heures sombres et leurs périodes lumineuses. Dans un État normal, on apprend aux jeunes à être fiers de leur pays en leur inculquant le souvenir de ce que celui-ci a fait de plus grand. Cela ne signifie pas que le reste n’a pas d’existence, mais que l’on a conscience que l’estime de soi commence par l’estime de ce dont on a hérité et qui contribue à nous définir. Il n’y a sans doute pas à être fier de l’esclavage, mais il n’y a pas non plus à être fier du sac de Béziers, de la Saint-Barthélemy, des dragonnades, du génocide vendéen ou de la répression de la Commune.
Toute la question est de savoir si l’on veut ou non inculquer aux Français la fierté d’eux-mêmes plutôt que la honte ou le doute de soi.
Quant au reste, il est inutile, et même nuisible, d’entretenir ad aeternam les guerres civiles. L’Histoire est un tout, et l’on ne va pas loin en égrenant comme des perles de chapelet l’inusable séquence Clovis-Charles Martel-Jeanne d’Arc en croyant ainsi répliquer ainsi à ceux pour qui l’Histoire de France commence en 1789. Le passé n’est pas un patrimoine « muséifié » ni une essence immuable, mais une substance narrative complexe dont le récit, sans cesse revisité, permet à un peuple de se raconter sa propre histoire.
Vouloir d’un côté identifier l’« anti-France », s’en tenir de l’autre à « la France, pays des droits de l’homme », c’est pareillement mutiler notre histoire. Marc Bloch disait très justement qu’être vraiment Français, c’est être capable de vibrer au souvenir du sacre de Reims aussi bien qu’à celui de la Fête de la Fédération. C’était aussi l’avis de Charles Péguy – et c’est le mien.Entretien réalisé par Nicolas Gauthier
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Le Coran révélé à Mahomet : une supercherie ?
Les propagandistes judéonazaréens, Juifs de langue syro-araméenne, dont beaucoup connaissent l’hébreu liturgique, ont expliqué leurs textes aux Arabes. Plus encore, ils ont formé des prédicateurs arabes, traduit leurs textes en arabe et les leur ont appris. Pour cela, ils ont réalisé pour eux de petits manuels, des florilèges des principaux textes de leur Torah, de leur évangile, de leurs coutumes, de leurs lois, de leurs rites de pureté, de leur circoncision… Il fallait en effet des aide-mémoires à cette époque où l’enseignement était essentiellement su et transmis par cœur : les aide-mémoires capitaux ont été constitués par des traductions en arabe des lectionnaires utilisés par les judéonazaréens eux-mêmes. Un lectionnaire est un livre liturgique qui présente des lectures et commentaires de textes sacrés, comme en ont toujours les chrétiens. Le lectionnaire judéonazaréen présentait donc des extraits de la Bible, ancien et nouveau testament – du moins ce que les judéonazaréens en acceptaient – en fonction du calendrier (samedi, dimanche, jours de fête). En langue syro-araméenne, les chrétiens appelaient ce lectionnaire « qor’ôno » (ce qui se transpose en arabe par «qur’ân », c’est-à-dire « coran »). S’est donc constitué un ensemble de prédications diverses et de lectures saintes, certaines bénéficiant d’une mise par écrit comme aide-mémoire. Cette propagande visait en particulier la foi chrétienne des Arabes en l’attaquant sous l’accusation d’associationnisme, c’est-à-dire en prétendant que les chrétiens donnent à Dieu des « adjoints » (la trinité).
Le Coran si compliqué s’éclaire. La compréhension des mécanismes de manipulation du texte par le discours musulman permet effectivement de décrypter la signification alambiquée que la tradition s’efforce de lui donner. Sa lecture « judéonazaréenne » est nettement plus simple et l’on voit ainsi une tout autre histoire apparaître : l’endoctrinement des Arabes par les judéonazaréens, l’explicitation de la religion judéonazaréenne aux néophytes arabes, l’embrigadement dans le projet messianiste, les exhortations pour la conquête de Jérusalem, les aléas des batailles, la reprise en main dans les moments de découragement … Pour qui sait le lire, le Coran reflète encore, partiellement, l’histoire authentique de ses origines. Le grand secret de l’islam est encapsulé dans le Coran. Il faut toutefois relativiser la portée du Coran dans l’islam : bien qu’il soit dit représenter le pivot de la foi musulmane, sa révélation (révélation qui se partage en réalité entre Coran et personne de Mahomet, par l’exemple de sa conduite relatée par les hadiths et la sîra), il faut bien comprendre qu’il n’est qu’un élément contributif de cette foi. La plupart des musulmans au cours de l’Histoire n’ont jamais lu le Coran (et c’est toujours aussi vrai aujourd’hui). Sa diffusion de masse n’est qu’un phénomène récent. D’ailleurs, les premiers conquérants « islamiques » ne le connaissaient pas. Rappelons que les Maures débarqués en Espagne au 8e siècle semblaient ignorer le Coran.
Comment les Arabes ont « inventé » l’islam moderne ?
Forts de leurs positions en Syrie, les Emigrés [alliance de judéo-nazaréens et d’Arabes endoctrinés] avancent vers la Palestine et approchent de Jérusalem. Prenant Jérusalem, ça y est, le projet va se réaliser, le temple va être reconstruit, le messie va revenir… le temple est enfin relevé, les sacrifices et les rites vont pouvoir avoir lieu. Les judéonazaréens invoquent la figure du messie, appellent son retour. Mais le messie ne revient pas. Les prêtres judéonazaréens tentent de temporiser avec les guerriers arabes, impatients de devenir les élus du nouveau royaume du « Messie Jésus », comme dit le Coran. En 640, les chefs arabes ont compris : le messie ne reviendra pas, il n’y a pas de royaume pour les élus, ils ont été trompés. Les maîtres judéonazaréens sont des escrocs et des traîtres qui les ont entraînés pour rien dans près de 40 années de fausses promesses, d’efforts, d’exil, de sacrifices, de guerres… En éliminant les chefs judéonazaréens, Omar a fait d’une pierre deux coups : non seulement il s’approprie la conquête, mais il récupère aussi le commandement religieux. L’islam moderne commence à se structurer.
Aujourd’hui, alors que les technologies et l’alphabétisation ont permis de le rendre accessible à tous, de très nombreux musulmans ne connaissent pas vraiment le Coran et n’osent même le lire tant ils ont peur du sacré qui l’auréole. Dans les faits, l’islam est avant tout un discours. Le texte coranique, tout comme les autres sources de la foi musulmanes, tout comme les hadiths, la sîra, l’histoire musulmane et même la personne du prophète Mahomet ne servent qu’à justifier quelque chose de bien plus important qu’eux-mêmes : ils fondent cette conscience des musulmans d’avoir été choisis par Dieu pour établir sa loi sur le monde entier. Selon cette conviction messianiste, l’avenir du monde serait islamique, l’islam serait son salut, ce salut devant s’établir à jamais avec le retour du « Messie Jésus » à la fin des temps (et/ou celui du dernier imam pour les Chiites).
SOURCES :
https://bibliothequedecombat.files.wordpress.com/2015/01/le-grand-secret-de-lislam2.pdf
http://legrandsecretdelislam.com/
https://infocomnet.wordpress.com/2015/05/15/islam-deviance-judeo-chretienne-ou-imposture-historique/