culture et histoire - Page 1388
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Perles de Culture n°53 : Son et Lumière à la Cathédrale de Lisieux du 14 au 16 mai
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Contre le Système : devoir de dissidence !
Editorial du n°39 de la revue
Synthèse nationaleNous l’avons rappelé à maintes reprises dans cette revue, le choix est le suivant : soit on se soumet à la volonté des castes dirigeantes actuelles et on accepte comme une fatalité que la nation française et l’identité européenne se diluent dans un vaste magma aux dimensions planétaires dans lequel l’homme ne serait plus qu’un consommateur déraciné juste bon à enrichir les comptes des groupes financiers dont les sièges sont le plus souvent établis outre-Atlantique, soit on refuse.
Si vous acceptez, c’est simple. Vous vous contentez du prêt à penser ressassé à longueur de journée dans les médias ou à l’école où l’on vous explique que le monde doit être unifié, pacifié, métissé et asexué ; que vous devez consommer tel ou tel produit, vous habiller avec telle ou telle marque et admirer tel ou tel spectacle ; que vous devez voter pour tel ou tel parti à condition bien sûr que ceux-ci disent à peu près tous la même chose. Bref, votre vie sera parfaitement programmée et encadrée et gare aux dérapages...
En acceptant cette logique de soumission, vous vous contenterez d’être l’égal des autres, de faire la même chose qu’eux, de vivre comme eux, de raisonner comme eux... Mais c’est tellement plus confortable de penser et consommer comme tout le monde puisque, ainsi, personne ne viendra vous contredire.
Mais, il y a un envers à cette médaille. En renonçant à toutes critiques du Système, vous êtes condamnés à accepter docilement toutes ses folies.
Ne vous plaignez pas
Lorsqu’une assemblée d’actionnaires avides ou un aéropages de hauts-fonctionnaires apatrides décident, au nom du profit immédiat, d’éliminer un secteur entier de l’économie d’un pays, engendrant ainsi des milliers de chômeurs en plus avec tous les drames que cela peut entrainer, il ne faut pas se plaindre…
Lorsqu’un gouvernement, composé de gens qui pour certains d’entre eux ont acquis la nationalité française depuis peu, décide, sans se soucier un instant des multiples agressions dont sont victimes quotidiennement des dizaines de milliers de Français de souches, de débloquer des sommes ahurissantes pour combattre un racisme et un antisémitisme fantasmé et cela afin que les juifs et les musulmans puissent vivre tranquilles en France, il ne faut pas se plaindre…
Lorsque des technocrates peu scrupuleux décident de souiller définitivement une grande partie de nos magnifiques paysages en implantant un peu partout d’horribles éoliennes dont l’utilité et la productivité énergétique restent à prouver, il ne faut pas se plaindre…
Si vous regardez de plus près ce qui vous sont proposés, vous vous rendez vite compte que les produits qu’on vous invite à consommer proviennent presque toujours des mêmes multinationales, que les partis pour lesquels il est de bon ton de voter défendent pratiquement la même politique, que les livres qui jouissent d’une promotion médiatique vont toujours dans le sens des idées à l’endroit, que toutes les chaines de télévision et toutes les radios divulguent le même message… La société de consommation d’aujourd’hui a, finalement, exactement les mêmes caractéristiques que les dictatures marxistes d’hier. Les dazibaos ont été remplacés par le journal de 20 h et les défilés du 1er mai par les marches blanches incontournables après chaque fait divers où l’émotionnel est de rigueur. Il n’y a finalement que l’emballage qui a changé. Le Système est prêt à tout pour imposer sa conception globalisée du monde.
Pour notre part, nous refusons cette réduction uniformisée et aseptisée de l’Humanité. Et, ces temps derniers, nous avons l’impression d’être de plus en plus nombreux dans ce cas.
Les symptômes de la rébellion
En effet, en France et un peu partout en Europe les symptômes de la rébellion se multiplient. Ceux-ci prennent des formes multiples et diverses. Que ce soit dans les rues, avec les manifs contre l’immigration en Allemagne ou en Italie qui rassemblent des foules impressionnantes, ou dans les urnes, avec les résultats jamais égalés ici et là des formations nationales ou prétendues telles. On assiste à une prise de conscience des Européens de la nécessité de reprendre en main leur destin contre la volonté d’un Système qui repose sur la pensée unique. Cela porte un nom, ça s’appelle « la dissidence » !
Cette dissidence, depuis des décennies, nous autres nationalistes et identitaires la souhaitons et la préparons.
Nous la souhaitons car nous avons toujours refusé de nous soumettre au mondialisme assassin des nations et des identités. Nous ne voulons pas voir nos peuples d’Europe disparaître dans ce grand brassage que l’écrivain Renaud Camus a appelé si justement « le grand remplacement ». Et lorsque nous disons cela, c’est sans aucun mépris pour les autres peuples qui eux-mêmes, par voie de conséquences, seraient aussi amenés à subir le même triste sort.
Nous la préparons car nous savons que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Face à la tyrannie sournoise du pouvoir, face à son arsenal répressif, face à ces moyens colossaux et à sa panoplie de mensonges, nos modestes revues, nos mouvements souvent éphémères, nos groupes de camarades ne représentaient pas grand-chose. Et pourtant leur travail de fourmi commence à avoir des résultats. A force de répéter inlassablement la vérité, celle-ci finit par être écoutée. Maintenant, elle doit être entendue. La paupérisation galopante, l’intensification des flux migratoires, le développement de l’insécurité, l’implantation en profondeur sur notre terre de l’islam, la disparition progressive de ce qui faisait la spécificité de la France… tout cela, nous l’avions annoncé depuis longtemps. Les événements nous donnent chaque jour de plus en plus raison.
Faire l’Europe pour refaire la France
Depuis sa création, en novembre 2006, Synthèse nationale a toujours combattu pour la renaissance d’une France française dans une Europe européenne. Nous voulons une Europe dégagée de l’influence économique et politique des lobbys mondialistes, une Europe qui renoue avec ses traditions et son identité, une Europe qui retrouve sa force, sa vitalité et sa place majeure par rapport aux autres blocs existants ou émergeants. Revendiquer aujourd’hui un tel projet peut sembler totalement chimérique… Et pourtant, lorsqu’en 1974 Alexandre Soljenitsyne se battait pour la chute de l’Union soviétique et la renaissance de la Vieille Russie, beaucoup le prenait pour un illuminé. On connaît la suite…
Soljenitsyne était un dissident. Nous sommes des dissidents. Pour sauver notre nation et notre civilisation la dissidence est un devoir. La dissidence finit toujours par l’emporter. Le combat continue.
notes
Roland Hélie est Directeur de Synthèse nationale
Synthese nationale :: lien
http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuFEVkkyuuVjMbBjXx.shtml
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Colloque Annuel du Réveil Français
Le réveil français, Groupe de réflexion stratégique au profit de toutes les organisations patriotique vous invite à son colloque annuel
le samedi 13 juin 2015
FIAP Jean MONNET, 30 rue Cabanis – 75013 PARIS Saint-Jacques
Venez nombreux rechercher des solutions concrètes pour la France

AU PROGRAMME :
Introduction (Olivier DEJOUY)
Politique étrangère (Elie HATEM)
Défense (Jean-Marie FAUGÈRE, Général d’armée (2s) et le Colonel Jacques HOGARD (cr))
Faut-il sortir de la zone euro ? (Bernard LEDUC)
Immigration/Intégration (Camel BECHIK)
l’Éducation (Anne COFFINIER – Fondation pour l’École et Espérance banlieue)
Environnement – Écologie humaine (Denis BLANC et Patrice VERMEULEN)
Anthropologie et Société (Guillaume de PRÉMARE)
Conclusion (Axel TISSERAND
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Colloque-Annuel-du-Reveil-Francais
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Stéphane Blanchonnet : "Le peuple et sa représentation" (Paris, le 9 mai 2015)
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Zemmour: la reconquête par la culture
C'est l'objet d'un entretien accordé à Politique Magazine. Extrait.
"Dans votre livre, vous expliquez que ce qui a sauvé les soixante-huitards, c’est qu’ils ont échoué à prendre le pouvoir. Que voulez-vous dire par là ?
Cette explication est tirée d’une discussion entre Alain Peyrefitte et Georges Pompidou rapportée dans Le Mal français, le livre de Peyrefitte. Or, contrairement à ce qu’on pourrait croire, le libéral, le progressiste, le moderne, ce n’est pas Pompidou, c’est Peyrefitte. Son action à l’Éducation nationale est une catastrophe ! En 1968, De Gaulle, qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer, le pousse sur le devant de la scène en pensant qu’il va sauver les meubles. Mais c’est le contraire qui se passe. Pompidou, qui est le vrai conservateur, a tout compris. Il sera d’ailleurs furieux contre Chaban-Delmas et son discours de politique générale sur la « nouvelle société » où, remarque-t-il, pas une seule fois ne figure le mot « Etat ». De fait, Premier ministre en 1969, juste après les événements de mai, Chaban fait entrer l’esprit soixante-huitard dans les institutions gaulliennes. Esprit qui va, dès lors, se diffuser dans la société, comme le ver dans le fruit.
En fait, essentiellement, sous l’argument culturel ?
Oui, c’est par la culture, d’abord par la culture savante avec ce que les Américains appellent la french theory, puis par la culture populaire, que ces idées se sont diffusées. Dans mon livre, j’analyse un certain nombre de films et de chansons représentatifs de cette idéologie qui va progressivement subvertir la société traditionnelle d’avant les années 70. Ce fut d’autant plus efficace que la plupart des artistes de l’époque avaient un talent formidable. La violence comique d’un Coluche frise le génie ! Pas un seul des « humoristes » d’aujourd’hui – qui se contentent sagement d’être des chiens de garde de l’idéologie dominante – n’arrive à la cheville de ce pur produit de l’esprit de 68 qui fut sans doute l’un des plus grands « déconstructeurs » de la seconde moitié du XXe siècle. Ironie de l’histoire : si ces artistes avaient un tel talent, s’ils l’ont fait fructifier, c’est qu’ils ont bénéficié de l’excellente formation classique qu’ils ont contribué à détruire. De même avaient-ils eu un père à qui se confronter pour devenir des hommes. Mai 68 a tué la figure du père. Le féminisme en a fait une mère comme une autre."
Paula Corbulon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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Manifestation d’hommage à Ste Jeanne d’Arc à Paris
Ce dimanche 10 mai à Paris, plusieurs milliers de patriotes sont venus honorer sainte Jeanne d’Arc, le jour de sa fête.Une belle manifestation à l’initiative de Civitas et regroupant diverses associations et mouvements. A noter que Jany Le Pen, femme de Jean-Marie, y a pris brièvement la parole.
Quelques séquences videos ici :
L’organisation nationaliste et contre-révolutionnaire Renouveau français y était donc, avec un beau cortège :


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Celtic Music - Legend
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Passé Présent n°52 - La Conspiration de Pontcallec
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« La Révolution par le haut »
L‘une des caractéristiques générales de l’époque contemporaine, c’est la pression, la poussée et l’action de rupture qui s’exerce en partant du bas, et en fonction du bas, sur les structures existantes : ce qui correspond au sens propre et légitime du mot « subversion ».
Cette situation a pour prémisse évidente la crise de l’ensemble des structures en question : qu’elles soient des structures politico-sociales, culturels ou intellectuelles. C’est pourquoi elle est indissociable d’un procès fait au monde moderne, à la société bourgeoise et au capitalisme, fait à un ordre qui n’est plus qu’un désordre extérieurement contenu, à des formes d’existences désormais privées de toute signification supérieure, « déshumanisantes », créatrices – pour reprendre un terme dont on a abusé – d’« aliénation ».
La révolte contre tous ces aspects d’une civilisation problématique peut-être légitime. Mais ce qui est typique de l’époque contemporaine, c’est l’absence de toute action rectificatrice, libératrice ou restauratrice d’en haut ; c’est le fait qu’on permette que l’initiative et l’action, souvent nécessaire, de rupture, adviennent précisément en partant du bas : du bas compris par référence tant à des couches sociales inférieures qu’à des valeurs inférieures. Cela a pour conséquence presque inévitable le déplacement du centre de gravité vers un niveau qui est encore plus médiocre que celui des structures entrées en crise et devenues comme privées de tout contenu vital.
Dans le domaine politique et social, le phénomène présente des formes si précises qu’il est pratiquement superflu de s’y arrêter. Personne n’est myope au point de ne pas comprendre, désormais, ce que signifie vraiment, par exemple, la fameuse « justice sociale ». Elle n’est en rien la vraie justice, la justice distributive du suum cuique, fondée sur un principe d’inégalité et autrefois défendue par les classiques, à commencer par Aristote et Cicéron. Il s’agit en fait d’une pseudo-justice partisane, au service exclusif des intérêts des couches les plus basses, des « travailleurs », et au détriment des autres, sous l’influence de mythes qui ne servent qu’à aplanir peu à peu la voie de la conquête de l’État par les forces de gauche.
Contre cette action, désormais très organisée et presque impossible à endiguer, qui part du bas et qui s’inspire de cette blague qui voudrait que l’homme naturel, sain, généreux, etc., ne soit présent que dans les couches les plus basses, et qui prétend donc que la fin ultime du mouvement subversif serait aussi un nouvel et authentique « humanisme » – contre cette action pratiquement personne n’est capable de réagir avec énergie. Le principe de la réaction devrait être le suivant : on peut dénoncer les erreurs, les défauts et la dégénérescence d’un système ; on peut, par exemple, s’affirmer ouvertement hostile à la bourgeoisie et au capitalisme, mais en partant d’un plan situé au-dessus et non en-dessous de ce système, au nom des valeurs aristocratiques, qualitatives et spirituelles, non des valeurs « prolétariennes », « sociales » ou collectivistes. Les valeurs aristocratiques pourraient en fait donner lieu à une action rectificatrice encore plus radicale, si elles trouvaient vraiment des hommes qui fussent à leur hauteur, munis d’une autorité et d’un pouvoir suffisants, capables de prévenir ou de briser par une révolution du haut toute velléité ou tout début d’une révolution du bas.
On voit malheureusement de façon de plus en plus nette que de telles perspectives sont étrangères aux horizons intellectuels de nos contemporains. On peut au contraire constater que même ceux qui prétendent combattre le « désordre établi » du monde moderne à partir d’accusation justes (mais devenues évidentes et presque banales) adressées à la société actuelle, et qui mettent même en avant les valeurs de la personnalité et du christianisme, ne cachant pas leurs affinités électives avec le bas, avec les « revendications » du bas et le pseudo-humanisme de gauche, affichant en fait leur refus et leur incompréhension de toute solution possible dans le cadre d’un système reposant sur un principe d’autorité et de souveraineté, d’ordre vrai et de vraie justice. On citera, comme exemples typiques, Maritain et Mounier, mais aussi un traditionaliste comme L. Ziegler.
Il est très intéressant de reconnaître que cette orientation est étroitement associée à d’autres orientations qu’on peut constater dans des domaines proprement culturels. Le « néo-réalisme » et autres tendances similaires ne se caractérisent-ils pas par le fait de ne présenter abusivement comme « réels » que les aspects les plus bas, les plus misérables, les plus vulgaires de l’existence ? Faut-il croire que le reste n’aurait rien à voir avec ce qui est authentique, sincère et « réel » ?
Il est un cas encore plus significatif, qui montre le grand rayon d’action de la diffusion de la tendance en question : celui constitué par la psychanalyse et par l’irrationalisme moderne. On est parti d’une critique, en soi légitime, du fétichisme de la « raison » et de l’intellectualité abstraite, d’une critique des superstructures du Moi conscient. Mais, de là on est immédiatement passé à un phénomène d’ouverture de l’homme, non en direction du haut, mais du bas. Contre ce qui est « rationnel », on a mis en valeur la simple irrationalité, la « vie » ; contre le conscient, l’inconscient, et dans ce dernier seulement on a voulu voir la véritable force motrice du psychisme. Ici aussi, il en est résulté une régression, une translation du centre de gravité humain vers le bas. La cause est analogue à celle indiquée dans le domaine politique et social : on a fait comme s’il n’existait, en dehors du « rationnel » et de ses éventuelles prévarications, que l’infrarationnel (l’inconscient, le vital, l’instinctif, etc.), et non, également, le supra-rationnel : bien que celui-ci soit attesté par tout ce qui est indissociable, dans l’histoire de la civilisation, de la grandeur humaine authentique.
On pourrait développer des considérations analogues pour désigner d’autres parallélismes, en rapport avec des phénomènes culturels contemporains comme, par exemple, l’existentialisme et de nombreuses variantes du néospiritualisme. Mais nous ne pouvons pas nous étendre ici à ce sujet. Il suffira brièvement de rappeler la tendance identique à l’oeuvre dans toute une série de phénomènes et ce que ceux-ci, avec leur présence révélatrice de l’esprit du temps, sous-entendent malheureusement : l’inexistence, aujourd’hui, d’hommes qui sachent rester fidèles à certaines positions et agir en partant non du bas mais du haut, dans tous les domaines.
Julius Evola
Explorations, Hommes et problèmes, 1974.
Article II : Révolution par le haut
Édition Pardès, 1989, p.23-26.
http://la-dissidence.org/2015/04/30/julius-evola-la-revolution-par-le-haut/
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Jean Pax Méfret - Les oies sauvages