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culture et histoire - Page 1715

  • Et maintenant, Vincent Peillon s’attaque aux prépas !

    Le peuple que nos dirigeants aiment, c'est celui qui reste à sa place, tout en bas, et qu'on endort.

    Dans le cadre des discussions sur le « métier enseignant », Vincent Peillon a proposé de baisser le nombre d’heures de cours pour les enseignants en ZEP (Zone d’Éducation Prioritaire). On ne peut qu’approuver l’idée de soulager le service des professeurs intervenant dans les établissements les plus difficiles. À situations différentes, conditions différentes. Sauf que les finances de l’État étant ce qu’elles sont, ce qu’on donne à l’un doit être pris à l’autre. Le ministre de l’Éducation nationale propose donc d’augmenter de fait les obligations de service des professeurs des CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Écoles) : en clair, alourdir leur travail ou diminuer leur salaire.

    Les CPGE sont les fleurons de notre système éducatif. Elles reçoivent les meilleurs bacheliers de France, les font travailler dur pendant deux ans (trois en cas de redoublement) pour leur permettre d’intégrer les écoles prestigieuses qui forment l’élite de notre pays : Polytechnique, École Normale Supérieure, HEC (Hautes Études Commerciales), etc.

    La suite ici http://www.bvoltaire.fr/pierrevanommeslaeghe/et-maintenant-vincent-peillon-sattaque-aux-prepas,42933

  • La négation des identités : principe originel du cosmopolitisme

    « Et ce monde comprend la réalité nationale. C’est elle qu’il faut sauver ! »
    Voici un texte de fond d’Yvan Blot présenté à la XXIXe Université annuelle du Club de l’Horloge consacré au « Cosmopolitisme, idéologie dominante mondiale », le 24 novembre 2013.
    Polémia
    La nation démocratique est composée de citoyens qui ont le droit de vote, ce qui présuppose une identité nationale sur le plan administratif. Chaque citoyen voit cette identité reconnue dans la carte nationale d’identité ou dans le passeport. Il n’y a pas, en effet, pour l’instant de citoyenneté mondiale, ce qui serait le désir ultime des cosmopolites, citoyens du monde.
    1/ – Sens profond et limites d’une « carte d’identité »
    La carte d’identité a des composantes qui sont : la République française, le nom et la filiation, la nationalité juridique, le visage (photo) et les caractéristiques physiques. On retrouve ici les quatre causes d’Aristote :
    – la cause finale de la carte est la République française qui émet cette carte ;
    – la cause matérielle exprime l’origine physique : celle-ci est exprimée par le nom de famille qui témoigne d’une filiation, d’une lignée, le prénom précisant l’individu dans la lignée ;
    – la cause formelle incluse dans l’identité : la nationalité française est précisée car elle est une donnée juridique source de droits et de devoirs ;
    – la cause motrice, l’humanité même de la personne, est incarnée par son visage et d’autres caractéristiques physiques, sexe, taille, couleur des yeux, date de naissance.
    La carte d’identité française ne comporte pas de mention religieuse. Il faut savoir que la Grèce a supprimé en 2000 cette mention critiquée depuis 1993 par le Parlement européen : le ministre socialiste de la Justice Stathopoulos était alors un professeur et non un élu. En 2001, l’Eglise orthodoxe réclame un référendum sur le sujet avec 3 millions de signatures et le gouvernement refuse de consulter le peuple le 5 novembre 2001. En 2000, une plainte est déposée auprès de la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) qui la rejette au nom de la liberté de « pensée » (sic !). En 2010, la Turquie se voit interdire de même cette mention religieuse sur les cartes d’identité au nom de la liberté de pensée par la CEDH.
    Il est intéressant aussi d’évoquer la question des CV anonymes sous prétexte d’antiracisme à l’embauche. Le CV anonyme ne comporte ni photo, ni nom et prénom, ni adresse ni sexe ni date de naissance ni nationalité. La loi du 31 mars 2006 l’impose aux entreprises de plus de 50 salariés. Mais elle demande un décret en Conseil d’Etat pour son application, décret qui n’a jamais été pris. Le CREST (Centre de recherche en économie et statistique) a montré dans un rapport de 2009 que le CV anonyme n’apportait rien. Le MODEM de Sciences-po (président Vincent Chauvet) a annoncé qu’il saisirait le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel sur la non-application de la loi. Des pays ont testé le CV anonyme et ont renoncé à le mettre en œuvre : Royaume-Uni, Pays-Bas, Suède, Suisse notamment. Mais, en Allemagne, une expérimentation de 2010 a été testée et se serait révélée favorable aux Turcs à l’embauche. Mais partout, personne ne s’indigne de cette réification de l’être humain. Seule l’efficacité professionnelle doit compter, dit-on : formule typique du Gestell faisant de l’homme une matière première interchangeable pour l’économie.
    De toute façon, la carte d’identité, telle qu’elle est, est partielle et partiale. L’âme de l’homme (religion, langue, connaissances d’histoire) est exclue de ce modèle administratif. Mais cette carte est encore « trop identitaire » pour les extrémistes du cosmopolitisme.
    2/ – L’identité de l’homme : dimension physique mais aussi mentale, juridique et sociale
    L’identité de l’homme est une notion qui déborde l’individu au sens strict. L’identité a une dimension physique mais aussi mentale, juridique et sociale. L’homme n’est homme que parce qu’il vit au sein d’un « monde » existentiel, ce qui n’est pas le cas de l’animal, prisonnier de son monde restreint (voir la tique de Jakob von Uexküll).
    Priver l’homme de son monde est donc le mutiler gravement. L’identité d’un homme ne peut ignorer son environnement culturel et social qui détermine, en interaction avec sa volonté, ce qu’il est dans son essence. Ainsi, un officier prussien n’a pas le même « monde » qu’un agriculteur zoulou ou qu’un marchand chinois. Les coordonnées de l’identité sont données par ce que Heidegger appelle le quadriparti inspiré par les quatre causes d’Aristote : la terre, le ciel, les mortels et la Divinité.
    L’identité française selon ce quadriparti est définie par la terre et la lignée, une histoire de France, de son droit et de sa morale sociale, une langue et une culture, une religion historique. De Gaulle a dit à Peyrefitte cette phrase devenue célèbre : « Le peuple français est tout de même avant tout un peuple de race blanche, de culture gréco-latine et de religion chrétienne. »
    Une chanson identitaire typique est la marche de la 2e DB, qui combattit l’occupant allemand pendant la deuxième guerre mondiale. Elle évoque successivement le sol, l’idéal (gloire militaire), Dieu (la Croix de Lorraine chrétienne) et les hommes (division de fer ; les gars de Leclerc). C’est une marche moins idéologique que la Marseillaise qui vise le combat contre les « tyrans » dont il faut faire couler le sang. Là, il n’est pas question de haine mais du seul amour de la patrie qui justifie le combat intensif.
    Voici les paroles :
    Après le Tchad, l’Angleterre et la France, le grand chemin qui mène vers Paris (c’est la terre),
    Le cœur joyeux tout gonflé d’espérance, ils ont suivi la gloire qui les conduit (le ciel, donc l’idéal)
    Sur une France, une Croix de Lorraine, écusson d’or qu’on porte fièrement, c’est le joyau que veulent nos marraines,
    c’est le flambeau de tous nos régiments (le christianisme, la transcendance),
    Division de fer, toujours en avant, les gars de Leclerc, passent en chantant, jamais ils ne s’attardent, la victoire n’attend pas, chacun les regarde saluant chapeau bas. Division de fer, toujours souriants, les gars de Leclerc, passent en chantant, DB, vive la 2e DB ! (ce sont les hommes, la cause motrice).
    Cette chanson militaire incarne un monde au sens le plus humain qui soit : les hommes sont engagés dans le monde, ils ne sont pas jetés dans un monde absurde mais ont une mission : libérer la France et pour cela combattre au mépris de sa vie. Ce monde est structuré par une terre et un idéal. Ils font l’histoire, à la différence de l’animal, au nom d’une référence sacrée symbolisée par la Croix de Lorraine. La 2e DB est une institution laïque mais, si la France n’avait pas 1500 ans de chrétienté derrière elle, aurait-elle adopté une croix comme symbole ? Selon De Gaulle, c’est le capitaine de corvette (et futur amiral) Georges Thierry d’Argenlieu, par ailleurs moine du Carmel, dit le moine soldat ou carmel naval, qui lui a proposé, le 28 juin 1940, la Croix de Lorraine comme symbole de la France libre (**). Thierry d’Argenlieu voulait aussi appeler l’ordre de la Libération « les Croisés de la Libération » mais cette formule, d’abord adoptée par De Gaulle, s’est heurtée à l’opposition de René Cassin. Le collier du grand maître a été réalisé à partir du modèle de l’Ordre de Saint-Michel. Lorsque De Gaulle nomme l’amiral Haut-commissaire de France et commandant en chef pour l’Indochine avec pour mission de rétablir l’ordre et la souveraineté française dans les territoires de l’Union indochinoise, il lui envoie un message qui se termine ainsi : « On peut dire que l’honneur du drapeau français et celui de la chrétienté sont là-bas entre vos mains. Je vous embrasse ». Le ciel (l’honneur), les hommes et Dieu, la terre (là-bas) : on retrouve le quadriparti en une seule phrase !
    Pour Heidegger, justement, l’homme pleinement homme « habite », c’est-à-dire s’enracine dans le quadriparti. Il voit la terre comme le lieu du combat de l’existence, il voit le temps, non seulement comme ce qui passe mais comme ce qui arrive, donc comme une ressource, ce qui conduit à évaluer de façon différente l’héritage et les traditions. Il assume la triple finitude qui caractérise l’homme (finitude de la naissance, finitude de la mort, finitude due à nos pouvoirs limités) et, enfin, il est ouvert à la sensation du Sacré au sein de laquelle, seule, le mot Dieu peut avoir un sens. L’homme déploie son identité comme identité mémorielle, sociale, nationale et existentielle.
    3/ – L’arraisonnement utilitaire du monde : fondement du cosmopolitisme
    Face à ce monde enraciné, on a le « Gestell » ou arraisonnement utilitaire, qui est le fondement métaphysique du cosmopolitisme. Ce Gestell remonte au XVIIIe siècle mais ne se développe qu’avec la révolution industrielle. Les deux axes du Gestell sont les suivants : l’axe horizontal, qui va des droits de l’homme (qui remplacent Dieu) à l’égalitarisme (qui s’oppose aux personnes différenciées). Il y a aussi l’axe vertical qui va de la destruction des traditions morales, et qui met l’argent sur le trône, au cosmopolitisme, qui renie les racines et ne connaît plus que la technique. L’homme est considéré comme « la plus importante des matières premières », précise Heidegger et il doit être le plus possible interchangeable pour satisfaire le système économique et technique d’arraisonnement utilitaire. Le cosmopolitisme avec l’égalitarisme, l’argent-roi et le « droit-de-l’hommisme » sont les instruments majeurs du Gestell.
    Le monde « im-monde » du Gestell :
    Argent, amoralité

    Droits de l’homme ← Gestell (arraisonnement utilitaire) → égalitarisme

    cosmopolitisme
    Dans son livre « Essais et Conférences » (*), Heidegger, au chapitre « Dépassement de la métaphysique », écrit : « Le signe de l’abandon de l’être est la proclamation des idées et des valeurs (subjectives ) : les guerres mondiales sont des suites de l’abandon de l’être. L’homme y est incorporé comme la matière première la plus importante. Sujet de l’utilitarisme, il est objet de l’abandon de l’être. Les guerres mondiales sont la forme initiale de la suppression de toute différence entre la paix et la guerre, preuve que le monde est devenu un im-monde. » La puissance pour la puissance règne et la paix prolonge la guerre comme utilisation de l’Etant. « De même, la distinction entre le national et l’international disparaît. » On assiste au nivellement des nations et aussi des formes de gouvernement. On va vers la dévastation de la terre dans l’uniformité. L’action humaine a perdu toute signification dans ce règne de la puissance pour la puissance.
    4/ – Cosmopolitisme : destruction de la lignée, éradication du patriotisme, édification de l’homme masse, religion des droits de l’homme
    Le cosmopolitisme est donc un aspect majeur du Gestell. Ses quatre aspects complémentaires sont : la destruction des lignées familiales et l’immigration de masse, l’éradication du patriotisme (mourir pour la patrie), l’édification de l’homme de masse interchangeable, la religion séculière des droits de l’homme universels comme arme antinationale. Il s’agit d’éradiquer la patrie, comme le communisme à ses débuts l’avait rêvé. Il s’agit là d’un combat politique. La patrie comporte plusieurs critères identitaires : le sol, la langue et la culture, la souveraineté, la religion.
    – La lutte contre le sol, c’est la suppression des frontières, donc la liberté de migrer sans limites et sans égards pour les habitants déjà présents sur le territoire. L’économiste Gary Becker a montré que l’immigration illimitée n’a rien à voir avec le libre-échange des marchandises car les marchandises ne se déplacent pas elles-mêmes, à la différence des hommes. Si elles se déplacent, c’est à la suite d’un contrat où l’envoyeur et le receveur sont d’accord. Dans l’immigration, on ignore le point de vue de celui qui reçoit, sauf si le référendum d’initiative populaire sur l’immigration est admis, comme en Suisse, dans les faits ou dans certains Etats des Etats-Unis symboliquement (Californie). La suppression des frontières sans accord direct des citoyens est une insulte à la démocratie.
    – La lutte contre la langue et la culture est aussi un aspect important du cosmopolitisme. Celui-ci promeut une langue globale (globish) qui est de l’anglais basique. Cette langue envahit les banlieues (voir les chansons avec des paroles anglaises) et devient aussi la langue des élites, économique et scientifique. Quant à la culture, elle est laminée par l’égalitarisme dans l’éducation et elle est marginalisée comme « culture générale (grec, latin, histoire, philosophie, belles lettres) » qui permet à l’individu de se situer. L’individu comme matière première du système technico-économique n’a pas à avoir de personnalité culturelle enracinée dans l’histoire. Cela limiterait son interchangeabilité. Cela lui donnerait aussi une capacité de résister au pouvoir, ce qui est inadmissible au sein du Gestell. Souvenons-nous que les plus grands résistants au totalitarisme comme à l’invasion étrangère étaient des hommes de haute culture, souvent militaire et chrétienne, tels le général de Stauffenberg en Allemagne ou l’amiral Thierry d’Argenlieu en France ou l’amiral Koltchak face aux Bolcheviks.
    – La lutte contre la souveraineté politique convient aux oligarchies transnationales qui veulent remplacer la démocratie que l’on vide de son sens au profit d’une gouvernance bureaucratique.
    – La lutte contre l’identité religieuse fait aussi partie du combat cosmopolite. Les pays religieux résistent, comme la Pologne ou l’Irlande l’ont montré au cours de leur histoire. En URSS même, Staline décide de cesser la persécution pour mieux motiver les soldats à défendre la Sainte Russie. Alexandre Nevski, le général résistant russe contre les Suédois puis contre les Chevaliers teutoniques, a été canonisé. En 2008, un sondage a montré qu’il était plus populaire que Stolypine (2e) et Staline (3e) parmi les personnages historiques russes. Encore Staline est-il populaire en tant que vainqueur de la grande guerre patriotique et non comme idéologue communiste, ce que les Occidentaux, surtout ceux qui n’ont pas eu à combattre Hitler, comprennent mal.
    Le combat contre le cosmopolitisme est donc plus global qu’on ne le croit à première vue et c’est même un combat pour l’humanisme de ce qui est humain dans l’homme et pour la civilisation.
    5/ – Reconstruire un monde à habiter
    Le cosmopolitisme oublie l’essence de l’homme et ruine son existence authentique. Le Gestell contribue à la disparition des nations comme il contribue aussi à la disparition de la famille et de la religion et à niveler les cultures. Le nivellement des cultures se fait par l’imposition de l’anglais « globish » et par la disparition de la culture générale enracinée dans la Grèce, Rome et les littératures nationales.
    Si ce qui est humain dans l’homme, si ce qui est l’essence de l’homme, c’est « d’habiter dans le quadriparti », la destruction de la terre, l’obscurcissement du Ciel, la fuite du Sacré et la réduction des mortels à des animaux raisonnables correspondent à la déshumanisation de l’homme. En effet, l’homme seul a une nationalité. L’homme seul est capable de mourir pour la patrie et non l’animal. Le Gestell associe l’animalité de l’homme à la raison comme machine à calculer. Or, ce schéma, qui exclut le cœur de l’homme, est celui de la barbarie. Pol Pot ou Robespierre, c’est la raison calculatrice au service du cerveau reptilien à l’agressivité déchaînée. C’est la barbarie. Le cosmopolitisme, comme outil du Gestell, est la barbarie en marche.
    L’homme aux prises avec le Gestell a-t-il un avenir ? « Du danger viendra ce qui sauve » (poème Patmos de Hölderlin, cité par Heidegger). Selon Heidegger, il y a une histoire de l’être que l’homme ne maîtrise pas mais dont il peut avoir l’intuition. Le meilleur exemple que l’on puisse donner de ce phénomène qu’est l’histoire de l’être est la chute du Rideau de fer. Cinq ans plus tôt, s’attaquer à cette frontière aurait déclenché une guerre mondiale. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que l’histoire mûrit à son propre rythme que l’homme ne dicte pas. C’est là où la dévastation est la plus grande que la prise de conscience est la plus forte. C’est celle-ci qui libère alors l’homme de l’emprise du Gestell. Les hommes confrontés à l’oubli de l’être sont confrontés à la dévastation de leur monde qui met en péril leur existence en tant qu’hommes. La dévastation est pire que la destruction. La destruction ne touche que le matériel. La dévastation touche les âmes.
    Ceux qui prennent conscience de ce qu’il faut faire pour reconstruire un monde sont ceux qui souffrent le plus de la dévastation du monde, de l’emprise de l’im-monde. « Français, il nous faut une France ! » dit la chanson La Royale. Il nous faut en effet un monde à habiter. Et ce monde comprend la réalité nationale. C’est elle qu’il faut sauver !
    Yvan Blot, 24/11/2013
    Note :
    (*) Martin Heidegger, Vorträge und Aufsätze, Klett-Cotta Verlag, 2009, p. 87 à 94.
    Note de la rédaction :
    (**) L’origine du choix de la Croix de Lorraine comme symbole emblématique de la France libre est contreversée : pour certains, l’auteur en serait le vice-amiral Muselier qui a fait cette proposition au général De Gaulle le 1er juillet 1940 en présence du capitaine de corvette Thierry d’Argenlieu, pour lutter contre la croix gammée ; pour d’autres, c’est Thierry d’Argenlieu qui serait à l’origine de la proposition de la Croix de Lorraine comme symbole de la France libre.
    http://www.polemia.com/la-negation-des-identites-principe-originel-du-cosmopolitisme/

  • Le libéralisme vu par le cardinal Billot

    [On lit au livre des Juges (12,5-6) que les gens de Galaad, ayant vaincu ceux d’’Ephraïm, convinrent entre eux que pas un de ces derniers ne s’échapperait vivant. Ils avaient occupé tous les gués du Jourdain, et lorsque quelqu’’un se présentait pour passer, ils lui demandaient de prononcer le mot schibboleth (épi). Les hommes d’’Ephraïm prononçaient siboleth et ils étaient égorgés sur le champ.] « C’est bien aussi ce qui se passe à l’’entrée du camp du libéralisme, écrit le cardinal Billot dans son De Ecclesia Christi paru en 1910. À ceux qui veulent entrer, on dit : Dis donc schibboleth, qui se traduit sécularisation de la société. Mais il importe de savoir s’ils le prononcent bien ou mal. Or les catholiques libéraux ont en cela un défaut de prononciation et ne sont pas capables d’’émettre la parole sacramentelle comme il faut ». Le cardinal cite Louis Veuillot à qui il a emprunté la référence biblique : « Ils jurent volontiers par les principes de 89 ; ils disent même les immortels principes. C’’est le schibboleth qui donne entrée au camp du grand libéralisme. Mais il y a manière de le prononcer, et nos catholiques n’’y sont pas tout à fait… C’’est pourquoi ils prononcent mal le schibboleth, et pourquoi la Révolution ne leur ouvre pas. La Révolution est plus juste envers eux qu’’ils ne le sont eux-mêmes. Elle les flaire catholiques, elle leur fait l’’honneur de ne les pas croire, lorsqu’’ils veulent convaincre qu’’ils le sont si peu que personne, hors de l’’Église, n’’en verra rien, et qu’’ils joueraient très bien leur personnage d’’athée dans cette forme idéale de gouvernement sans culte et sans Dieu ». Louis Veuillot, L’’Illusion libérale § 32-34 Après le Ralliement, les catholiques, les divers conservateurs, tous ceux qui acceptaient la République ou se résignaient à vivre avec, mais en souhaitant la rendre présentable, habillée chez un bon tailleur après avoir renoncé aux oripeaux des tricoteuses, voulurent entrer dans le système électoral, mais perdirent au jeu. Ils ne savaient pas prononcer schibboleth. La République des républicains les accepta à sa table, en bout de table, et en fit des dupes parce qu’’ils portaient en eux un dualisme : le libéralisme politique, certes, mais non le libéralisme métaphysique. Ils acceptaient un système sans adhérer aux principes essentiels de ce système. Ainsi la Droite, qui refusait le jacobinisme, qui refusait le laïcisme, fut écartée du pouvoir. Est-ce la constance dans l’’entraînement au fil des ans ? Est-ce la fréquentation des socialistes et des communistes à partir de 1944 ? Une certaine “droite” sait depuis cinquante ans prononcer correctement le mot fatidique. L’’électorat conservateur ne voit pas bien ce qui lui arrive et suit, parfois en traînant les pieds. C’’est ce que n’ont pas compris MM. de Villiers et Le Pen après tous les honnêtes gens qui ont cru qu’’on pouvait mettre du bon vin dans les outres républicaines et gagner un jour de bonnes élections”. Ils peuvent faire au système en place telle ou telle concession, ils peuvent chanter la République et la Démocratie : pour les vrais républicains, ils chantent faux car ils ne savent pas prononcer schibbolet. On les laisse en marge, ils ne sont même pas admis à la table démocratique car le régime s’’est radicalisé, on leur porte quelques restes pour faire croire qu’’ils participent à la fête. Le futur cardinal Billot était professeur à l’’université grégorienne de Rome lorsqu’’il publia son livre. Le chapitre sur l’’erreur du libéralisme, dont nous avons cité un passage, est un grand texte de philosophie politique. On peut le trouver traduit en français car le livre, dans l’’atmosphère intellectuelle de la Rome du temps, a été écrit en latin. Le livre du Père Billot pousse jusqu’’à l’’essence de la Révolution française en citant Clemenceau : « Depuis la Révolution nous sommes en révolte contre l’’autorité divine et humaine, avec qui nous avons d’’un seul coup réglé un terrible compte le 21 janvier 1793. » Si saint Thomas et Louis Veuillot sont abondamment cités, La Tour du Pin et Le Play le sont également. On relèvera dans le livre une grande page de Charles Maurras sur la logique qui mène le libéralisme à détruire les libertés. Oui, Maurras cité dans un livre intitulé De Ecclesia Christi, l’’Église du Christ, composé en 1910 par un père jésuite, professeur de théologie dogmatique et futur cardinal ! Gérard Baudin L’’Action Française 2000 du 1er au 14 mars 2007 http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/

  • [Aix] Cercle du 03 decembre 2013 : Le libéralisme en question(s)

    Le prochain Café Actualité d’Aix-en-Provence portera sur le libéralisme et se tiendra mardi 3 décembre à 18h45 au café le Festival en bas du cours Mirabeau.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Aix-Cercle-du-03-decembre-2013-Le

  • Esclavagistes et totalitaires d'aujourd'hui

    Le souvenir m'est resté du titre d'un brûlot, remontant à 1959 : "de Hanoï à Leipzig un milliard d'esclaves". Ceci décrivait alors, le lecteur l'a compris, la situation des pays occupés par l'armée rouge en 1945, puis par les armées de Mao Tsé-toung en 1949 et celles du Vietminh en 1954, aux applaudissements hélas de notre si chère intellocratie parisienne.

    Cette situation-là s'est largement améliorée depuis. On doit s'en féliciter, ou plutôt on doit prendre conscience de ce que nous devons aux gens qui ont combattu et largement vaincu le communisme. On devrait d'ailleurs cesser de ramener à la "chute du mur", ce que l'on doit à Lech Walesa, au pape Jean-Paul II et à Ronald Reagan. On ne saurait non plus considérer comme anecdotique à cet égard que Barack Husseïn Obama ait pris la décision de supprimer l'ambassade américaine au Vatican, créée en 1984 sous la présidence Reagan.

    Or l'une des découvertes qu'ont pu faire les lecteurs de "l'Archipel du Goulag" d'Alexandre Soljenitsyne, ou des bouleversants "Récits de la Kolyma" de Varlam Chalamov (1)⇓ c'est précisément l'horrible condition résultant de l'univers concentrationnaire mis en place par Lénine et dont très longtemps les belles et grandes consciences de notre Hexagone ont tout simplement, et pendant si longtemps, nié l'existence.

    Si on la compare à la "case de l'Oncle Tom" on découvre que le XXe siècle avait, en matière de servitude, réalisé de considérables "progrès", grâce à la mainmise de l'État sur la vie des individus.

    Aujourd'hui, au XXIe siècle les défenseurs de la liberté doivent se préparer à combattre de nouvelles formes de contrainte, d'oppression, et même à de nouvelles inventions dans le registre du totalitarisme.

    Jules Monnerot l'avait remarqué dans la première partie de sa "Sociologie du communisme" : l'entreprise de Lénine était structurée comme l'avait été au VIIIe siècle la vague déferlante des successeurs de Mahomet. (2)⇓

    La tentative en cours d'une renaissance politique de ce qui devrait n'être considéré que comme une religion aboutit notamment à la revendication du Califat mondial, c'est-à-dire à un pouvoir politique absolu.

    Ce que nous appelons, dès lors, "l'islamisme" donne dans ce contexte naissance à divers monstres. Dès 1986, nous avons connus à Paris les attentats aveugles, sanglants, contre Tati puis ceux de Khalid Kelkal en liaison avec le GIA algérien. Avec le World Trade center à New York en 2001, Madrid en 2004, Londres en 2005 cette forme extrême caractérise un véritable "islamo-terrorisme".

    Mais, au-delà de ces manifestations insupportables, on gagnerait sans doute à s'interroger sur le mépris élémentaires des droits humains qu'elles supposent.

    Tels que nous les pensons désormais en occident, les admirateurs, ou plus exactement les obligés du Qatar devraient en prendre conscience et reconnaître l'incompatibilité des pratiques de l'émirat avec les valeurs de l'occident.

    Dans un article consacré aux "esclaves du football" Laurent Glauzy décrit ainsi la situation abominable des malheureux mercenaires du sport spectacle. Il évoque notamment le sort de Zahir Bellounis ressortissant Français, attiré par un contrat mirifique, aujourd'hui retenu contre son gré, privé de rémunération. Confronté à ce pauvre concitoyen ruiné M. Hollande lui aurait conseillé de "rester fort. (3)⇓

    Hélas la situation va bien au-delà des cas de ces sportifs trompés par ce miroir aux alouettes. On doit mesurer que dans cette principauté cohabitent 300 000 sujets de l'émir, plus ou moins bénéficiaires de la rente du pétrole, en face de 1 700 000 immigrés, privés de droits, qui travaillent à leur service.

    Or,le Qatar prévoit d’investir dans la coupe du monde quelque 200 milliards de dollars. Les travaux sont effectués dans des conditions abominables. En quelques mois on compte soixante-dix ouvriers népalais morts d’épuisement.

    On se rapproche encore plus des conditions de l'esclavage dans l'affaire à peine croyable des trois femmes séquestrées durant trente ans par un couple, près de Londres. Les suspects, un couple d'ex-militants maoïstes avaient manifestement recrutés ces malheureuses dans le contexte de leur secte révolutionnaire, celui d'un squat communiste, le Mao Tse-toung Memorial Centre dans le quartier de Brixton. (4)⇓

    Mais au fait qui donc organise le transfert de ces victimes ? L'arrestation en Italie d'un chef de bande somalien jette un jour que les lecteurs de "Coke en Stock" connaissent bien.

    Le nommé Elmi Mouhamud Muhidin, 24 ans, dirigeait en effet un réseau spécialisé dans un commerce bien particulier. Sous ses ordres : une cinquantaine d'hommes, Somaliens et Soudanais. Arrêté en Italie, il est poursuivi pour viol et séquestration. Sa bande avait enlevé 130 érythréens candidats au paradis européen. Le groupe marchait dans le Sahara entre le Soudan et la Libye. Dans ce pays ils se sont retrouvés entassés dans une pièce pendant deux semaines. Ils y ont été torturés, la plante des pieds frappée au marteau. Ils ont également été soumis à des décharges électriques. Les 20 femmes du groupe ont été violées à plusieurs reprises et offertes "comme une tasse de thé" à des "visiteurs". Ces malheureux ont ensuite été forcés de payer une véritable rançon : plus de 3 000 dollars par personne pour être transportés à Tripoli, où ils ont été remis à d'autres trafiquants qui géraient un camp de 600 personnes etc. (5)⇓ Tout cela ressemble de plus en plus à la condition des esclaves d'autrefois. Mais pourquoi diantre les ligues de vertu ne protestent-elles pas ?

    Pourquoi les belles âmes, de Harlem Désir à Taubira, n'en font-elles pas des rassemblements à la Mutualité ?

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2013/11/esclavagistes-et-totalitaires-daujourdhui.html

    Apostilles

    1 cf. "Récits de la Kolyma". ⇑
    2 cf. "L'islam du XXe siècle". ⇑
    3 cf. sur le site Contre Info .⇑
    4 cf. Le Monde.fr avec AFP | 25.11.2013 à 18h15 .⇑
    5 cf. sur le site de L'Expansion .⇑

  • Affaire Léon Bloy : un bonnet d’âne pour la LICRA

    Défense de Léon Bloy (Lu dans Le Figaro)

    Publié il y a 121 ans, maintes fois réédité, « Le Salut par les Juifs » est aujourd’hui censuré par une décision de justice. Son arrière-petit-fils, Alexis Galpérine, réagit.

    À la suite d’une plainte de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), le juge des référés de Bobigny a ordonné, mercredi 13 novembre, la censure partielle du Salut par les Juifs de Léon Bloy. Une décision étonnante, lorsqu’on sait que ce livre a été régulièrement réédité depuis sa parution au Mercure de France en 1892. Il est disponible chez différents ­éditeurs. C’est sa présence au catalogue d’une maison d’édition (Kontre Kulture) occupée à remettre en circulation plusieurs textes antisémites, dont La France juive, d’Édouard Drumont, le livre qui a motivé la colère que laisse éclater Léon Bloy dans Le Salut par les Juifs, qui semble avoir troublé le discernement des avocats de la ­Licra et des juges de Bobigny. Léon Bloy, qui qualifie à plusieurs reprises l’antisémitisme de « crime » dans son Journal (collection « Bouquins », Laffont), ne peut aucunement être confondu avec Édouard Drumont. Nous avons reçu cette mise au point d’Alexis Galpérine, violoniste, professeur au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et arrière-petit-fils de Léon Bloy.

    PAR ALEXIS GALPÉRINE : Devant le jugement rendu en référé par le tribunal de Bobigny, qui censure Le Salut par les Juifs, la famille de Léon Bloy se doit de réagir, non pas sur le ton d’une vertueuse indignation, mais pour rétablir certains faits incontes­tables et aisément vérifiables. Voir le nom de Bloy associé à celui d’Édouard Drumont et autres colporteurs de la propagande antisémite n’est pas seulement pé­nible, et même extrêmement douloureux, c’est à l’évidence un contresens énorme, et non innocent, qui ne peut manquer de faire bondir les connaisseurs de l’œuvre bloyenne.

    Il ne peut être question ici, dans le cadre d’une tribune, d’entrer dans le détail de la pensée de Bloy, de portée essentiellement théologique, et qui appellerait d’amples développements. Cela a été fait cent fois par des personnalités venues d’horizons différents et dont l’autorité morale ne saurait être mise en doute. [...]
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    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Affaire-Leon-Bloy-un-bonnet-d-ane

  • Masculin, féminin : construction sociale ou évidence biologique ?

    Réponses d'une sociologue, spécialiste-promotrice de la théorie du genre, et de Michel Boyancé, doyen de l'IPC, auteur de "Masculin, féminin : quel avenir?"

    Le discours caricatural des promoteurs de la théorie du genre, selon qui le masculin et le féminin sont de pures constructions sociales :

    http://www.dailymotion.com/video/x17oxjp_theorie-du-genre-comment-definit-on-le-feminin-et-le-masculin_news

    "On peut dire que le masculin et le féminin ne sont pas évidences biologiques, ce sont des constructions sociologiques qui participent d'une ritualisation, d'un rappel à l'ordre bien avant la naissance et jusqu'à la mort. (...) Avant même que l'on naisse, la première question que l'on pose à des parents c'est : "Est-ce un garçon ou une fille ?" C'est déjà une manière de prédisposer la marque du genre et à partir de là, on fait présupposer des attentes et on va assigner des codes différents. (...) On confond sexe et genre, c'est-à-dire qu'on confond l'idée d'une anatomie et l'idée d'un corps social. [C'est l'idée que] l'alterité ne pourrait se définir que par cette binarité masculin / féminin, qu'une société ne peut se définir que par cette alterité-là et qu'elle reste une règle fondamentale."

    La réponse bien plus complète et nuancée de Michel Boyancé, pour qui le féminin et le masculin ne peuvent se définir sans l'anatomie et l'expérience de l'alterité homme-femme, qui fonde la société :

    "Une chose est de constater que le masculin et le féminin relèvent d’une réalité psychique et culturelle, une autre d’affirmer que le biologique n’a aucun sens, que le corps sexué ne dit rien de l’identité de la personne humaine, comme si l’identité sexuelle était construite au gré des désirs.

    En y regardant de près, on s’aperçoit qu’il est quasiment impossible de définir de manière précise le masculin et le féminin, si ce n’est à travers le corps. Mais c’est insuffisant. Dire que l’homme et la femme sont mâle et femelle est un peu court. La femme a des organes sexuels différents de l’homme certes, mais l’homme et la femme se développent et se construisent de façons diverses en fonction des époques et des cultures. Nous sommes face à une part d’indétermination que voient bien les études sur le genre. Cependant il ne faut pas en faire de cette indétermination un absolu.

    Autant certaines choses peuvent se conceptualiser : la différence entre l’homme et l’animal, l’existence dans la nature d’un moteur premier, l’existence d’un créateur ; autant les notions de masculin et du féminin renvoient essentiellement à des différences individuelles qu’on ne peut que décrire. Elles nous font plonger dans des réalités de l’ordre de l’expérience, de la constatation et non pas de la démonstration ou de la définition. Par exemple, assurément, la femme est plus mère, l’homme est plus père, mais qu’est-ce que c’est qu’une mère ou qu’un père ? Pas facile de répondre. Il y a tellement de façons de l’être. L’homme et la femme ne se comprennent que par l’expérience qu’ils ont d’eux-mêmes, de l’autre. L’expérience de la relation à l’autre me permet de comprendre ce que je suis : homme par rapport à la femme, femme par rapport à l’homme. Ceci dans le couple, bien sûr, mais aussi dans toute la société."

    Interview complète : 1e partie http://www.famillechretienne.fr/societe/droit-de-la-famille/masculin-feminin-l-alterite-sexuelle-au-coeur-du-projet-de-dieu-55865/masculin-feminin-un-mystere-a-dechiffrer/masculin-feminin-l-indefinissable-a-experimenter-1-2-53208
    et
    2e partie. http://www.famillechretienne.fr/societe/droit-de-la-famille/masculin-feminin-l-alterite-sexuelle-au-coeur-du-projet-de-dieu-55865/masculin-feminin-un-mystere-a-dechiffrer/masculin-feminin-l-indefinissable-a-experimenter-2-2-53209

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Conférence du Printemps Français en Auvergne le 07 decembre

    La conférence organisée par "le Printemps Français" pour toute la région Auvergne, à Moulins, le samedi 7 décembre à 20h00 aura comme thème : "Résiter. Pourquoi et comment ?"

    Interviendront Béatrice Bourges et Frédérique Pichon.

    Apéro dinatoire à l’issue.

  • [Lyon] Les deux prochains cercles d’AF à Lyon

    Voici les prochains cercles de la section de Lyon, pour le mois de décembre.

    Le mardi 3 décembre

    "Les Royalistes au défi de l’économie" par Roméo Brosseau

    Le mardi 17 décembre

    "Carl Schmitt, critique du libéralisme" par Louis Bourgon

    Renseignements complémentaires : 06 82 83 92 00

    lyon@actionfrancaise.net