
Le dernier essai de Thierry Lentz, une biographie de l’aîné des Bonaparte, Joseph, met en évidence les ressorts du « système napoléonien ». Une formulation qui est de Napoléon lui-même lorsqu’il confie à Las Casas : « Une de mes plus grandes pensées avait été l’agglomération, la concentration des mêmes peuples géographiques qu’ont dissous les révolutions et la politique (…) ; j’eusse voulu faire de chacun de ces peuples un seul et même corps de la nation. C’est avec un tel cortège qu’il eût été beau de s’avancer dans la postérité et la bénédiction des siècles. Je me sentais digne de cette gloire ! (…) Il (n’y a) en Europe d’autre grand équilibre possible que l’agglomération et la confédération des grands peuples. » (Sainte-Hélène, 11 novembre 1816).





