
culture et histoire - Page 500
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France-Algérie : repentance et cinquième colonne.
L'avis de Jean-François TouzéLa décision surprise et unilatérale prise par le Président algérien Abdelmadjid Tebboune d'annuler le voyage a Alger du Premier ministre Jean Castex évite certes à la France un acte de repentance de plus.Elle témoigne cependant d'une volonté affirmée d'humilier la France de la part de celui qui, il y a quatre jours, affirmait qu'il n'y aurait ni faiblesse ni négociation dans le "dossier mémoriel".Cette France prête à toutes les reculades et tous les aplatissements comme vient de le montrer le rapport Stora commandé et approuvé par le Président de la République — mais auparavant la visite d'Emmanuel Macron à Alger battant notre coulpe nationale en raison des "crimes de guerre" commis par notre armée, ou encore le dépôt de gerbes de Gérard Darmanin au monument des "Martyrs" c'est à dire des terroristes du FLN.Cette France qu'un important ministre algérien vient de qualifier "d'ennemi traditionnel et éternel".Rappelons qu'en 2019, selon l'INSEE, plus de 850 000 algériens étaient présents sur notre sol national et, pour la même année, 1,300 000 bi-nationaux y étaient installés. Chez l'ennemi donc !La fantasmagorique "cinquième colonne" des années 30 était une joyeuse blague en comparaison de la réalité d'aujourd'hui. -
L'influence Marxiste dans le monde artistique et universitaire.
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Démythifier Mai 68 ou comment l’idéologie soixante-huitarde est devenue un instrument de domination
Werner Olles, ancien activiste du 68 allemand, a été membre du SDS de Francfort-sur-le-Main puis de divers groupes de la “nouvelle gauche” avant de rejoindre les cercles nationaux-révolutionnaires et néo-droitistes allemands. Dans cet article, rédigé en 2001, il explique les raisons qui l’ont poussé à abandonner l’univers politico-intellectuel des gauches extrêmes allemandes. On notera qu’il cite Pier Paolo Pasolini et déplore que l’arrivée aux postes du pouvoir des premiers anciens activistes, avec un Joschka Fischer devenu ministre des Affaires étrangères, n’a rien changé à la donne : l’Allemagne est toujours dépendante des États-Unis, sinon davantage, et le débat intellectuel est toujours bétonné…
Marx, en se référant à Hegel, avait dit, à propos du 18 brumaire de Bonaparte, que les événements historiques importants, touchant le monde entier, se déroulaient toujours deux fois : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.
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Le 8 septembre 1429, Jeanne d’Arc échoue devant Paris

Il y a 590 ans, la première défaite de Jeanne signe la fin de l’épopée libératrice de la Pucelle d’Orléans. Mais elle a ouvert les chemins de la victoire finale. C’est son roi qui ouvrira les portes de Paris.
Venues de Saint-Denis où le duc d’Alençon a installé les quartiers de Charles VII, les troupes s’avancent vers Paris. En ce 8 septembre, Jeanne chevauche au milieu des hommes. Elle a ouvert les portes des villes de France entre Orléans et Reims. Senlis, Beauvais et Compiègne ont été prises. Une trêve a été signée avec le duc de Bourgogne pour la Picardie, mais le régent du roi anglais Henri VI, Jean de Bedford, a quitté la capitale pour occuper Montereau, sur la Seine, coupant la retraite aux Français. Il n’y a pas d’autre voie. Il faut prendre Paris.
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Pourquoi se souvenir de la mort de Louis XVI ?
Le 21 janvier 1793 au petit matin mourait le roi Louis XVI, guillotiné à Paris. Depuis, nous n’avons pas cessé de parler de cette mort. Pour Balzac, « le jour où on a coupé la tête du roi, on a coupé la tête de tous les pères de familles. » Pour Raymond Poincaré, la mort de Louis XVI fut « un suicide collectif ».
Cette mort marque surtout d’une empreinte de sang la plus formidable opération d’amnésie collective de notre histoire. En tuant le roi, les conventionnels rejetaient tout le passé qui était lié à sa personne. Ils condamnaient la France antérieure à 1793 à l’oubli, créant une nouvelle France, au calendrier marqué de l’an I de la République. Avec cette mort, la révolution devenait un bloc. On était pour ou contre cette mort. Il n’était plus possible d’être royaliste, monarchien, libéral, partisan de la régence de Philippe-Egalité, fédéraliste, girondin, jacobin. On était simplement favorable ou hostile à la mort du roi, et tous ceux qui se montrèrent hostiles furent rejetés, d’une manière ou d’une autre, dans le camp de la contre-révolution, c’est-à-dire celui voué à l’oubli collectif.
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Orthodoxie et hérésie durant l’Antiquité tardive

La période qui s’étend du IIIe siècle de l’ère chrétienne au VIe, ce qu’il est convenu d’appeler, depuis les débuts de l’âge moderne, le passage de l’Antiquité gréco-romaine au Moyen-Âge (où âges gothiques), fait l’objet, depuis quelques années, d’un intérêt de plus en plus marqué de la part de spécialistes, mais aussi d’amateurs animés par la curiosité des choses rares, ou poussés par des besoins plus impérieux. De nombreux ouvrages ont contribué à jeter des lueurs instructives sur un moment de notre histoire qui avait été négligée, voire méprisée par les historiens. Ainsi avons-nous pu bénéficier, à la suite des travaux d’un A.I. Marrou, qui avait en son temps réhabilité cette époque prétendument “décadente”, des analyses érudites et perspicaces de P. Hadot, de L. Jerphagnon, de R. MacMullen, de Ch. Gérard et d’autres, tandis que les ouvrages indispensable, sur la résistance païenne, de P. de Labriolle et d’A. de Benoist étaient réédités. Polymnia Athanassiadi, professeur d’histoire ancienne à l’Université d’Athènes, a publié, en 2006, aux éditions Les belles Lettres, une recherche très instructive : La Lutte pour l’orthodoxie dans le platonisme tardif, que je vais essayer de commenter.
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Les femmes de 1914–1918 : héroïnes de guerre
Il y a cent ans s’achevait le plus grand conflit européen du XXe siècle ; ce que Dominique Venner appelait « le suicide de l’Europe ». Aujourd’hui, la Grande Guerre n’intéresse presque plus. Les derniers poilus ont disparu et les vieilles femmes emportent leurs secrets dans la tombe. Certains aspects pourtant importants ont été longtemps occultés tel que le rôle tenu par les femmes. Des femmes de la guerre, que savons-nous, au-delà des allégories de la Victoire sur nos monuments aux morts ?
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Pie XII au cœur des tempêtes
Calomnié depuis un demi-siècle pour ses prétendues complaisances avec le IIIe Reich, le pape Pie XII fut au contraire au cœur de la politique de résistance du Vatican au national-socialisme.
En 1999, un journaliste anglais, John Cornwell, publiait le même jour, en une demi-douzaine de langues occidentales, un livre sur Pie XII dont le titre provocateur était à lui seul un élément publicitaire : Hitlers’ Pope, « Le pape d’Hitler » (Albin Michel). Pie XII, accusait l’auteur, « était le pape idéal pour les desseins indicibles d’Hitler, il était un pion dans le jeu d’Hitler ». Vingt ans plus tard, Frédéric Le Moal, un docteur en histoire, professeur au lycée militaire de Saint-Cyr et à l’Institut Albert-le-Grand, fait paraître un ouvrage qui affiche l’idée contraire : Pie XII, un pape pour la France. Ce changement de ton n’est pas le fait d’une voix isolée : en deux décennies, les recherches sur Pie XII se sont multipliées, mettant à mal les accusations lancées contre lui par la pièce de l’Allemand Rolf Hochhuth, le Vicaire.
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Un héros français : Julius Sacrovir

(Evariste-Vital Luminais, Combat de Gaulois et de Romains)
Dans la longue galerie des héros de l’histoire de France, Julius Sacrovir est sans doute l’un des plus défigurés par l’erreur. L’historiographie romantique du XIXe siècle le redécouvrit et en fit un héros de l’indépendance nationale contre l’occupant romain.
Rien de plus faux ! La grandeur de Sacrovir, ce qui en fait un digne héros de notre histoire, est ailleurs.
Qui était-il ? Né sans doute à la fin du Ier siècle avant Jésus-Christ, sous le règne d’Auguste, il mena une révolte contre le pouvoir romain et le pouvoir de sa cité, celle des Éduens, en l’an 21 après la naissance de Jésus Christ. Son patronyme était celtique (Sacrovir) et romain (Julius). Cette romanisation du prénom n’était pas un goût, elle signalait sa citoyenneté romaine.
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Empereur Julien

Julien dit l'Apostat (en latin Flavius Claudius Julianus) : empereur romain (361-363), fils de Julius Constantinus et neveu de Constantin Ier. Bien que ce jeune orphelin ait reçu une instruction chrétienne dispensée par un favori de Constance, l'évêque Georges (qui avait supplanté Athanase à Alexandrie), il est instruit plus tard des traditions païennes et de la philosophie néoplatonicienne. Il étudie à Constantinople, Milan et Athènes. À Éphèse, il abjure secrètement le christianisme et pratique le culte du Soleil. Son cousin Constance II le nomme César (355) et l'envoie défendre la Gaule contre les Germains. Julien s'évertue à tout apprendre du métier des armes et du commandement militaire.
