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culture et histoire - Page 553

  • Pierre Boutang l'intellectuel corsaire

    Pierre Boutang l'intellectuel corsaire.jpeg

    Le philosophe Pierre Boutang (1916-1998), qui ne dédaignait pas les rudes philippiques et les polémiques orageuses, n'a pas toujours été épargné dans les colonnes d'Éléments. Raison de plus pour y voir de plus près, alors que paraissent deux ouvrages sur une œuvre qui a marqué son temps.

    En dépit de nombreux disciples, tels, parmi les plus notables, l'éditeur et théologien orthodoxe Jean-François Colosimo ou le philosophe Jean-François Mattei, le romancier et métaphysicien Pierre Boutang reste une figure méconnue de la pensée française. Sa fidélité à Charles Maurras et au royalisme de sa jeunesse, son catholicisme intransigeant et une œuvre philosophique parfois hermétique sont sans doute les raisons qui le maintiennent dans une sorte de purgatoire intellectuel depuis sa mort en 1998. Les lecteurs de Robert Brasillach se souviennent de son apparition furtive dans les dernières pages de Notre avant-guerre, où il est décrit en jeune fauve, éclatant d'une insolente jeunesse, aussi agile en version grecque que prompt à charger la maréchaussée et à défier les gardiens de la république bourgeoise. Mais la plupart de nos contemporains, hors de certains cercles de la droite non-conformiste, ignorent tout de l'auteur de L'ontologie du secret. Dans un livre bref mais vif et passionnant, Jérôme Besnard, fin connaisseur de la pensée contre-révolutionnaire- à laquelle il a récemment consacré une anthologie(1) -, dresse le portrait de cet homme aux talents multiples qui pensa, vécut et combattit, souvent à rebours des modes idéologiques de son temps et sans jamais s'épargner. Car Boutang n'était pas un pâle et triste amateur de ces tours d'ivoire d'où l'on regarde le monde s'effondrer et pourrir. Cet homme était un vivant au cœur bien battant, un sensuel et un passionné que n'effrayait aucun combat périlleux.

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  • Maurras et le Fascisme [5]

     

    Par Pierre Debray

    C'est une étude historique, idéologique et politique, importante et profonde, que nous publions ici en quelques jours. Elle est de Pierre Debray et date de 1960. Tout y reste parfaitement actuel, sauf les références au communisme - russe, français ou mondial - qui s'est effondré. L'assimilation de l'Action française et du maurrassisme au fascisme reste un fantasme fort répandu des journalistes et de la doxa. Quant au fascisme en soi-même, si l'on commet l'erreur de le décontextualiser de sa stricte identité italienne, il reste pour certains une tentation, notamment parmi les jeunes. On ne le connaît pas sérieusement. Mais il peut-être pour quelques-uns comme une sorte d'idéal rêvé. Cette étude de Pierre Debray dissipe ces rêveries. Elle s'étalera sur une dizaine de jours. Ceux qui en feront la lecture en ressortiront tout simplement politiquement plus compétents.LFAR

    Certes Mussolini laisse subsister le capitalisme. C’est uniquement pour des raisons d’opportunité. Le premier ministre de la justice de l’État fasciste, M. Rocco, constate qu’une certaine liberté économique n’est préservée que parce que « l’aiguillon de l’intérêt individuel est le plus efficace des moyens, pour obtenir le maximum de résultat, avec le minimum d’effort ». En réalité, l’initiative privée ne subsiste qu’autant qu’elle accepte la direction de l’État. Quand Mussolini écrit que « c’est l’État qui doit résoudre les contradictions dramatiques du capitalisme », il ne tient pas un autre langage que Lénine. Il s’autorise, d’ailleurs, de l’exemple du grand doctrinaire marxiste, qui lui aussi a rétabli, momentanément, une liberté économique relative. Qu’importe puisque le capitalisme subit une métamorphose radicale, en devenant, selon l’expression de Lénine, « capitalisme d’État ». Dans le discours de Trieste du 20 septembre 1920, Mussolini reconnaît que la mise en place d’un État prolétarien serait prématurée. « Le prolétariat, explique-t-il, est capable de remplacer d’autres valeurs sociales ; mais nous lui disons : avant de t’étendre au gouvernement d’une nation, commence par te gouverner toi-même, commence par t’en rendre digne techniquement et auparavant moralement parce que gouverner est une chose terriblement complexe, difficile et compliquée » ... Ainsi tout comme Staline, Mussolini rejette l’État prolétarien à l’horizon de l’histoire, mais avec beaucoup plus de franchise. On pourrait dire du fascisme qu’il est, par quelques côtés, un stalinisme honnête, ou, selon l’optique, un stalinisme honteux.

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  • Richesses linguistiques des provinces de France

    Richesses linguistiques des provinces de France 1.jpegUn beau livre sur l'histoire de la langue bretonne, qui vient de paraître, vient rappeler l'importance du patrimoine linguistique pour notre identité.

    Savez-vous parler gaulois ? La langue de Vercingétorix a disparu, mais elle a laissé mieux qu'un souvenir à travers le breton, « qui constitue aujourd'hui, et ceci est une certitude, la langue vivante la plus proche du gaulois », écrit Serge Plénier dans « La Langue bretonne des origines à nos jours ». L'un des intérêts de ce livre richement illustré, est de montrer à quel point l'histoire des peuples est liée à celle du langage.

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  • F.O 3.8 - NOUS AVONS RAISON ! - Conversano Vorgenss Levayer Bleiz DeLorraine - 14 Octobre 2020

  • Octobre1956/ octobre 2020. D'une chappe de plomb, l'autre.

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    L'avis de Jean-François Touzé
    23 octobre 1956, Budapest... Début de l'insurrection contre le régime communiste supervisé d'une main de fer par l'URSS.
    Douze jours plus tard les chars soviétiques viendront noyer la révolte dans le sang. Tous les mouvements nationalistes d'Europe marqueront alors activement leur solidarité militante avec les patriotes Hongrois. L'attaque du siège du PCF, carrefour de Châteaudun à Paris,  le 7 novembre à l'issue d'une manifestation qui regroupait sur les Champs Elysées plus de 40 000 personnes habitées par la haine de la folie marxiste-léniniste, attaque menée par les militants de Jeune Nation, les étudiants nationalistes et les anciens d'Indochine reste dans toutes les mémoires de notre camp et fut à l'origine, comme la chute de Dien Bien Phu, de l'engagement national de toute un génération de coeurs purs.
    La Hongrie, hélas, restera soumise pour plus de trente ans encore au joug communiste, mais son honneur était sauf.
    Pour leurs libertés, leur indépendance, leur identité et contre la servitude et la domination étrangère, les grands peuples un jour ou l'autre se réveillent et descendent dans la rue. 
    Les Français furent un grand peuple. Le sont-ils encore? Il ne reste plus beaucoup de temps pour le savoir et en faire la  démonstration. 
    La Chappe de plomb du totalitarisme progressiste, financier, immigrationniste et globaliste d'aujourd'hui est pourtant aussi pesante que celle du communiste d'hier.
    NDLR SN : sur l'insurrection de Budapest, lire les deux volumes de David Irving publiés aux Bouquins de Synthèse nationale

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  • La France du Grand Siècle revisitée

    La connaissance qu'ont nos contemporains de la société française du Grand Siècle, âge d'or du classicisme qui vit la France de Louis XIV rayonner sur l'Europe entière, se réduit trop souvent à des clichés sur l'absolutisme ou le colbertisme. L'ouvrage que lui consacre Lucien Bély la restitue dans sa riche diversité.

    « Nul ne saurait décrire, avec exactitude et simplicité, les Français et la France d'aujourd'hui. La difficulté paraît plus grande encore pour un siècle déjà lointain, le XVIIe siècle ». En 2006, l'historien Michel Vergé-Franceschi faisait le même constat que Lucien Bély en décrivant la société française du XVIIe siècle comme « une société hétérogène, extrêmement enchevêtrée comme aujourd'hui, une société de type très contemporain où nombre de critères entrent en ligne de compte pour tenter de définir une pseudo-hiérarchie entre les êtres. » Et de décrire les rôles et les fonctions des uns et des autres que l'historien exhuma du « Tarif de la capitation » qui n'était autre qu'une description des vingt-deux classes assujetties au fameux impôt créé en 1694 sous le règne de Louis XIV Vergé-Franceschi, non sans ironie, avait prouvé par une étude fiscale combien la diversité française du XVIIe était réelle.

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  • Luc-Olivier d’Algange sur l’oeuvre de Pierre Boutang 2/2

    Ainsi en est-il de la confusion assez systématiquement entretenue entre l’opposition et la distinction. Platon distingue car distinguer est le propre de la connaissance et l’art du poète comme du métaphysicien. De même que le musicien distinguera le timbre, le rythme et la mélodie, sans davantage concevoir qu’on dût les séparer, Platon distingue les idées et les réalités sensibles comme Julius Evola, l’un de ses lointains disciples, distinguera la forme de la matière. Platon lui-même parle des gradations infinies qui unissent les mondes que l’exigence de la connaissance distingue. Il y a dans l’insistance des modernes à renverser le platonisme une volonté déterminée de ne pas comprendre la Forme, le Logos et l’Un qui fondent la métaphysique et l’ontologie européennes. Le grand mérite de Pierre Boutang sera de renouer la catena aurea qui nous unit à Platon, Parménide, Aristote et à la théologie médiévale après laquelle une grande part de l’ingéniosité humaine consistera à déraisonner de façon de plus en plus utilitaire.

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  • Pierre Debray : Maurras et le Fascisme (4/10)

    « La conception fasciste de l’État rejoint étrangement la pratique stalinienne »

    Par Pierre Debray

    C'est une étude historique, idéologique et politique, importante et profonde, que nous publions ici en quelques jours. Elle est de Pierre Debray et date de 1960. Tout y reste parfaitement actuel, sauf les références au communisme - russe, français ou mondial - qui s'est effondré. L'assimilation de l'Action française et du maurrassisme au fascisme reste un fantasme fort répandu des journalistes et de la doxa. Quant au fascisme en soi-même, si l'on commet l'erreur de le décontextualiser de sa stricte identité italienne, il reste pour certains une tentation, notamment parmi les jeunes. On ne le connaît pas sérieusement. Mais il peut-être pour quelques-uns comme une sorte d'idéal rêvé. Cette étude de Pierre Debray dissipe ces rêveries. Elle s'étalera sur une dizaine de jours. Ceux qui en feront la lecture en ressortiront tout simplement politiquement plus compétents.LFAR

    Pourtant, c’était Mussolini et non point Maurras qui avait affirmé : « Nous qui détestons intimement tous les christianismes, aussi bien celui de Jésus que celui de Marx, nous gardons une extraordinaire sympathie pour cette reprise, dans la vie moderne, du culte païen de la force et de l’audace. » M. Gaston Rabeau n’ignorait certes pas cette déclaration de principe, puisqu’elle date du 1er décembre 1919. Pas davantage, il ne lui était possible d’ignorer que Mussolini, alors qu’il affichait des velléités littéraires, avait composé un roman pornographique, tout rempli d’injures pour la religion. Il est vrai que la démocratie-chrétienne devait éprouver plus de mansuétude pour le fascisme que pour l’Action française, pour cette bonne raison que l’Action française se voulait contre-révolutionnaire, tandis que le fascisme s’inscrivait dans le grand mouvement de l’action subversive. 

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  • Luc-Olivier d’Algange sur l’oeuvre de Pierre Boutang 1/2

    Texte initialement publié sur le blog “Stalker. Dissectiondu cadavre de la littéraire” de Juan Asensio, le 7 mai 2004

    « Ainsi chaque réel poème a pour invisible réserve,

    ce que le Moyen Age nommait vox cordis, une voix du cœur…»

    – Pierre Boutang –

    Il est de coutume de juger l’œuvre de Pierre Boutang, pour l’en louer ou l’en blâmer, peu importe, à l’aune de sa fidélité à Charles Maurras. Pierre Boutang ne cessa jamais, à l’inverse de tant d’autres, de mentalité honteuse ou renégate, de témoigner d’une fidélité essentielle à l’égard de l’auteur (enseveli sous l’opprobre, le mépris et l’indifférence) de L’Avenir de l’Intelligence. Être fidèle à Charles Maurras, ce ne fut certes point, pour Pierre Boutang, de s’obstiner, à l’exemple de quelques acariâtres, sur les vues partielles défendues par le Maître de Martigues dans tel ou tel éditorial malencontreux, mais bien d’accomplir cet acte de remémoration et de gratitude par lequel le disciple établit l’autorité du Maître dans son essence, sans pour autant éprouver la tentation psittaciste de la redite pure et simple, sans âme, qui accable l’œuvre sous le poids de la lettre morte. Villiers de l’Isle-Adam dans un conte intitulé Les Plagiaires de la foudre traite la question sous forme de parabole.

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