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culture et histoire - Page 610

  • Vers l'émergence d'un catholicisme identitaire

    Les classes populaires rurales françaises trouvent dans le catholicisme un marqueur civilationnel.

    Comme le décrit bien le sociologue laïciste de gauche Laurent Bouvet (L'insécurité culturelle Fayard, 2015) nous sommes entrés dans un « âge identitaire ». Au-delà des questions de Foi, la religion peut elle-même devenir un réflexe identitaire. C'est le cas en France du judaïsme ou de l'islam, religions ritualistes. Ce pourrait bien le devenir également pour le christianisme en général et le catholicisme en particulier. Cela s’observe dans certains pays qui ont connu le joug communiste et où le christianisme fait figure de rempart identitaire contre le matérialisme et l'islamisme. C'est ainsi le cas en Hongrie où la faible pratique religieuse, inférieure même à celle que nous connaissons en France, va de pair avec un étendard chrétien brandi par Viktor Orban, premier ministre protestant issu de l'opposition démocrate-chrétienne aux communistes hongrois dans les années 1980. Ce petit pays de 10 millions d'habitants s’oppose farouchement dans les faits à toute entrée de réfugiés politiques ou économiques d’origine musulmane. N'oublions pas qu’aux XVIe et XVIIe siècles ce pays fut le lieu de la confrontation armée entre les Habsbourg et les Ottomans, entre la chrétienté occidentale et le califat. En Hongrie et chez certains de ses voisins, le christianisme est plus vécu comme un héritage civilisationnel que comme une foi vivante. C'est une réaction qui procède d'un questionnement historique, d'un appel aux racines plus que d'une démarche évangélique. Que le lecteur n'y voit aucun jugement moral cette situation est somme toute logique dans notre monde post-moderne.

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  • Guerre d’Algérie : l'objectivité est possible

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    Il faut lire le livre de Jean Sevillia, sur Les vérités cachées de la guerre d'Algérie. C'est un monument d’impartialité, qui se garde, comme le font trop d'historiens d'aborder une question en la séparant de son contexte.

    Avez-vous une méthode de travail sur ce sujet délicat entre tous ?

    J'ai essayé de prendre en compte tous les faits, sans parti pris puisque je n'ai pas d'attaches personnelle avec ce pays. La complexité des événements contraste avec les simplifications de ce qu'il faut bien appeler la doxa sur la guerre d'Algérie. Mais attention ! Je n'entends pas répondre au manichéisme de cette doxa (qui donne systématiquement tort à la France), par un manichéisme opposé. Par exemple ceux qui pensent que s'il n'y avait pas eu de Gaulle, l'Algérie serait toujours française ne parlent pas sérieusement, et montrent simplement qu'ils restent dans les passions du moment. Il faut bien comprendre en outre que la Guerre d'Algérie n'est pas seulement une guerre entre les Français et les Algériens, mais aussi une guerre entre Français et une guerre entre Algériens. Les lignes de clivage sont nombreuses, diverses, mouvantes.

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  • Le legs d’Action française ; rubrique 3 : L’homme de la cité, le « républicain »

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    Par Gérard LECLERC

    « Voici la troisième rubrique de Gérard Leclerc sur « Le legs de l’Action française ». Elle nous explique comment les deux évènements du Ralliement des catholiques à la République et ensuite celui de l’Affaire Dreyfus, ont suscité le basculement de nationalistes vers la proposition monarchique, mais aussi du royalisme vers le nationalisme. Charles Maurras en fut la cheville ouvrière.

    Découvrons la fondation de notre Action française qui perdure depuis 120 ans. Ne nous trompons pas ; il ne s’agit pas de nous complaire dans les origines de notre mouvement-école, mais au contraire d’utiliser ce passé pour que l’Action française reste une pensée vivante pour mieux répondre aux défis d’une société démocratique de plus en plus déshumanisante.

    Ceux qui voudront allez plus loin dans la compréhension de la violence polémique au temps de l’Affaire Dreyfus, peuvent lire les articles de Maurras publiés dans la Gazette de France et mise en annexe du maitre ouvrage de Pierre Boutang : Maurras, la Destinée et l’œuvre, Plon, 1984 ; La Différence, 1993. (ndlr, P Lallement) »

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  • La création de la légende noire médievale

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    TetF-300x300.jpgConférence donnée pour Terre et Famille, association bourguignonne.

    Quels sont les principaux mensonges et les grandes mystifications qui courent sur la période médiévale ?  Cette conférence retrace l’histoire de l’histoire de la propagande anti Moyen-Âge. Les mensonges formés au moment de la Renaissance puis des Lumières sont abordés dans la première partie, la Révolution française et l’école de Jules Ferry dans la seconde. Cette approche chronologique permet de comprendre qui sont les menteurs, sur quels points en particulier ont-ils mentis. Le Moyen-Âge est depuis maintenant 500 ans un repoussoir, un grand fourre-tout, et en réalité une gigantesque ombre digne du mythe de la caverne de Platon. Projetée sur le mur moderne, cette légende noire nous empêche de comprendre le monde, son évolution, son histoire et sa réalité.

  • Soirée ciné : les films au scénario improbable, bizarre et marquant - Daniel Conversano, août 2020

  • Pourquoi je ne suis pas populiste par Éric Letty

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    J’aime trop le peuple pour être démocrate et trop la France pour me dire « populiste ». L’appellation est à la mode; mais je ne suis pas prêt à renoncer à celle de « nationaliste », qu’Emmanuel Macron emploie, dans tous ses discours, comme un épouvantail à gogos.

    Il a sans doute ses raisons : voici quelques décennies que le « nationalisme » a mauvaise presse. On lui impute les deux dernières guerres mondiales. C'est pourtant un socialiste, Viviani, qui a engagé la France dans la première; et le pangermanisme d'Adolf Hitler devait davantage au racisme qu'au nationalisme.

    Pourtant, Saint Jean-Paul II lui-même, qui écrivait, dans son livre Mémoire et identité, que « l'identité culturelle et historique des sociétés est sauvegardée et entretenue par ce qui est inclus dans le concept de nation », redoutait que « la fonction irremplaçable de la nation dégénère en nationalisme », la caractéristique de ce dernier étant, selon ce pape, « de ne reconnaître et de ne rechercher que le bien de sa propre nation, sans tenir compte des droits des autres ».

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