« Être de gauche ou être de droite c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile; toutes deux, en effet, sont des formes d’hémiplégie morale » (1). Tel est le fameux aphorisme de José Ortega y Gasset que l’on trouve dans le Prologue pour les français (1937) de La révolte des masses récemment réédité par Les Belles Lettres (2). À l’heure ou tant d’observateurs politiques déplorent la « fracture entre le peuple et les élites », « l’épuisement de la dichotomie droite-gauche » et « la multiplication des coupures transversales à l’intérieur de chaque camp », il n’est pas inutile de se tourner vers les enseignements de l’illustre figure du libéralisme espagnol.
Un riche parcours intellectuel

« Les grandes erreurs de la seconde guerre mondiale » aborde les années 1939-1945 sous un angle inattendu: celui des grandes erreurs politiques, diplomatiques et militaires qui ont marqué l’histoire de ce conflit. Le résultat est fascinant. L’ouvrage, réalisé par 12 auteurs sous la direction de deux spécialistes de cette époque, Jean Lopez et Olivier Wieviorka nous fait redécouvrir l’apocalypse à travers les fautes majeures, commises dans un camp ou dans l’autre.
On accuse ici et là la gauche ou le marxisme culturel. Mais ceux qui nous ont mis là sont bien les libéraux. Ce sont eux qui veulent la guerre à mort contre la Russie, le super-Etat européen, les migrants à tout prix, la culture pour personne et la rééducation des citoyens. Le problème de la gauche est qu’elle est devenue 100% libérale, que plus rien ne la distingue des libéraux et de leurs calembredaines. Le terrifiant ministre teuton Schauble l’a rappelé qu’il fallait protéger l’héritage libéral européen, qui rime avec le nihilisme européen de Nietzsche.


Source documentaire restée inexploitée, les 80 000 pages de la Gazette de Théophraste Renaudot nous dévoilent la vie du Roi Soleil, grâce au travail de Christophe Levantal.