Aujourd’hui, peu d'Européens en sont conscients, les États-Unis pourraient parler français ! L'histoire en a décidé autrement suite à une incroyable saga et à une injustice. Il s'en est même fallu de très peu dans les années 60 du XXe siècle pour que Montréal devienne anglophone, que le fait français disparaisse complètement du continent nord-américain, que les Canadiens français deviennent les dernière tribus indiennes francophones d'Amérique. Comment en est-on arrivé là ?
Le premier hasard malheureux de l'histoire et du déterminisme géographique a voulu que Jacques Cartier prenne possession en 1534, au nom du roi de France, de Gaspé beaucoup trop au nord du continent américain, et remonte ensuite le cours du Saint-Laurent jusqu'à Hochegala (actuellement Montréal fondé en 1642). Les Anglais, eux, avec les pèlerins du Mayflower (1620) et le démantèlement des possessions hollandaises (New York, Delaware, New Jersey) s'établirent au sud, beaucoup plus attractif pour le peuplement et l'activité économique, grâce à des apports britanniques, hollandais, suédois et allemands. Par la suite, les colonies anglaises plus fortement peuplées n'eurent de cesse d'éliminer par la force les possesseurs français.




