
Albert Camus est décédé en 1960 dans un accident de la route. Il n'avait que 44 ans. Avec Sartre et quelques autres, il a marqué de son empreinte les deux premières décennies de l'après-guerre. Son nom reste attaché à la notion d'absurde (« Le mythe de Sisyphe »), dans une moindre mesure à celle de révolte (« L'homme révolté »). Que subsiste-t-il aujourd'hui de son œuvre ?
Parlons d'abord de ses romans. Les trois principaux, comme chacun sait, sont L'étranger (1942), La peste (1947) et La chute (1956).Trois textes qui ne se ressemblent guère, si peu même qu'on s'étonnerait presque, à la limite, qu'ils aient été écrits par la même personne. Le style n'est en tout cas pas du tout le même dans les trois cas assez austère et dépouillé dans L'Étranger, beaucoup plus ample dans La peste, très ironique et distancé dans La chute.


« Rendez à César ce qu est à César, mais tout est à César ». Ce trait d'humour grinçant résume la pensée de Georges Clemenceau, grand serviteur de l’État sans doute, mais qui s'en faisait une idée si haute qu'il n'a pas hésité à faire tirer sur des grévistes. À balles réelles
Un siècle après le putsch lénniste d'Octobre rouge, le
paysage mémoriel russe est fascinant, oscilant entre scories d'une nostalgie soviétique et retour puissant d'un souvenir orthodoxe et tsariste. En 2017, que reste-t-il des fantômes de Lénine et de Nicolas II ?