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culture et histoire - Page 661

  • Vie, mort et résurrection de l'extrême gauche La maladie infantile du communisme

     Extrême gauche la maladie infantile du communisme.jpeg

    On croyait l'extrême gauche en soins palliatifs, sinon morte, Par implosion, autodissolution et reniements successifs. Mais elle a soudainement ressuscité au milieu des années quatre-vingt-dix, sur les ruines du mur de Berlin et du Moloch soviétique. Les courbes électorales du PCF et de l'extrême gauche se sont alors croisées. On assistait à la revanche des gauchistes et au retour du fantôme de Trotski.

    L’extrême gauche soulève un problème de géographie électorale. Où la situer sur un atlas politique ? À la gauche de la gauche ? Certes ! Mais personne ne siège à la gauche du PCF à l'Assemblée nationale. Au plafond ? Comme Lamartine, qui répondait quand on lui demandait où il siégeait à la Chambre : « Au plafond, car je ne vois pas de place pour moi dans aucun groupe ». Là haut, rien ne pouvait venir troubler sa pureté. Où alors ? Dans les nuées et dans les caves de la société ? Les deux sûrement, tant l'extrême gauche réunit un mélange détonnant de théorie froide, de chimère politique et de violence endémique. Longtemps d'ailleurs, la question qui venait à l'esprit lorsqu'on évoquait la gauche radicale, c'était combien de munitions ? Et non pas : combien de divisions ?

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  • A propos du "Kiel et Tanger" de Maurras... écrit en 1910, mais, semble-t-il, pour aujourd'hui (II/II)...

    Notre éphéméride d'hier évoque les origines du livre de Maurras Kiel et Tanger. Nous en avons donc profité, hier et aujourd'hui, pour donner 2 documents d'importance :

    • hier, un très intéressant article de Benjamin Fayet...

    • et, aujourd'hui, le chapitre 24 de cet ouvrage, qui compose le IIème de nos Grands Textes... :

    GRANDS TEXTES II : L'inoxydable 24ème chapitre de "Kiel et Tanger", de Charles Maurras

    Maurras-Charles-Kiel-Et-Tanger-La-Republique-Francaise-Devant-L-europe-Tome-Ii-1895-1905-1913-1921-Livre-ancien-412070056_L.jpghttp://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2020/04/01/a-propos-du-kiel-et-tanger-de-maurras-ecrit-en-1910-mais-sem-6225485.html

  • A propos du "Kiel et Tanger" de Maurras... écrit en 1910, mais, semble-t-il, pour aujourd'hui (I/II)...

     Notre éphéméride de ce jour évoque les origines du livre de Maurras Kiel et Tanger. Nous en profitons donc, aujourd'hui et demain pour donner 2 documents d'importance :

    aujourd'hui, un très intéressant article de Benjamin Fayet; et, demain, le chapitre 24 de cet ouvrage, qui compose le IIème de nos grands textes...

    Voici pour commencer l'excellent article de Benjamin Fayet, paru le 19 novembre 2014 sur le site Histoire Philit :

    Kiel et Tanger de Charles Maurras : essai géostratégique visionnaire et source intellectuelle de la Vème République

    Maurras-Charles-Kiel-Et-Tanger-La-Republique-Francaise-Devant-L-europe-Tome-Ii-1895-1905-1913-1921-Livre-ancien-412070056_L.jpg

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2020/03/31/a-propos-du-kiel-et-tanger-de-maurras-ecrit-en-1910-mais-sem-6224855.html

  • Sur le site officiel de l'Action française, troublantes analogies, l’éditorial de François Marcilhac.

    TROUBLANTES ANALOGIES

    Les crises ont ceci d’opportun, pour les gouvernements en place, qu’elles permettent d’en appeler à l’unité nationale, voire à l’union sacrée, pour mieux faire oublier les politiques de division qu’ils n’ont cessé de pratiquer. François Hollande, après la lutte qu’il mena contre les fondements de la société avec le «  mariage pour tous  » et la répression impitoyable de ses opposants, n’hésita pas à en appeler à l’unité nationale face au terrorisme, instrumentalisant la nécessaire cohésion nationale face au crime pour mieux avaliser son refus de désigner l’ennemi, affaiblissant, du même coup, la défense de la nation, qui continue de réchauffer en son sein le serpent du terrorisme islamiste - et non de ce «  terrorisme » hors sol dont il inventa alors le concept

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  • Présent sort un hors-série consacré au regretté Minute

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    En vente dans les Maisons de presse, 5 euros

  • “Qu’est-ce que le réalisme politique ?”, par Arnaud Imatz

    Oligarchie.jpgIntroduction d’Arnaud Imatz au livre de Dalmacio Negro Pavón, La loi de fer de l’oligarchie. Pourquoi le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple est un leurre, L’Artilleur / Toucan, 2019.

    Sourcé et documenté, mais en même temps décapant sans concessions et affranchi de tous les  conventionnalismes, ce livre atypique sort résolument des sentiers battus de l’histoire des idées politiques. Son auteur, Dalmacio Negro Pavón, politologue renommé dans le monde hispanique, est au nombre de ceux qui incarnent le mieux la tradition académique européenne, celle d’une époque où le politiquement correct n’avait pas encore fait ses ravages, et où la majorité des universitaires adhéraient avec conviction, – et non par opportunisme comme si souvent aujourd’hui -, aux valeurs scientifiques de rigueur, de probité et d’intégrité. Que nous dit-il ? Résumons-le en  puisant largement dans ses analyses, ses propos et ses termes:

    Historiquement, le monde n’a pas connu d’autre forme de gouvernement que celle du petit nombre (la minorité dirigeante), et tout gouvernement a besoin de l’appui de l’opinion. Il n’y a pas de communauté politique sans hiérarchie ; pas de hiérarchie sans organisation, pas d’organisation sociale qui ne se concrétise sans la direction d’un petit nombre. C’est ce qu’on appelle la loi de fer de l’oligarchie. Derrière toutes les formes de gouvernement connues (monarchie, aristocratie, démocratie – selon la classification classique -, démocratie et dictature – selon la classification moderne), il n’y a qu’une minorité qui domine l’immense majorité. Les multiples variantes possibles dépendent du mode de rénovation de cette minorité et des limites et contrôles auxquels cette minorité se soumet dans l’exercice du pouvoir. Les positions oligarchiques ne sont jamais disputées par les masses ; ce sont les différentes factions de la classe politique qui se les disputent. Les gouvernés n’interviennent pas dans ce litige permanent si ce n’est comme vivier des nouveaux aspirants au pouvoir, comme vivier des nouvelles élites. Les gouvernés sont des spectateurs, parfois des animateurs, rarement des arbitres.

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  • La révolte des Gueux du midi

    La révolte des Gueux du midi.jpegPrintemps 1907 : les viticulteurs du Midi, en pleine crise, se soulèvent contre le gouvernement Clemenceau Les manifestations sont réprimées dans le sang Mais la troupe finit par rallier les révoltés, par solidarité régionale.

    Retour sur une crise économique et identitaire.

    « Il y a 3 mois à peine j'étais seul. Seul à n'attendre notre salut que d'un soulèvement général de la conscience méridionale... Aujourd'hui, tout le Midi est rassemblé pour faire entendre son cri de détresse ; 800 000 hommes sont là c'est l'armée du travail la plus formidable qui se soit jamais vue. (...) Plus que jamais restons unis sans distinction de parti, sans distinction de classe, pas de jalousie, pas de haine, pas de politique, tous au drapeau de la défense viticole (…) Vive à jamais le Midi ! Vive le vin naturel ! » Ce 9 juin 1907 à Montpellier, Marcellin Albert, le « roi des gueux du Midi malheureux » a été porté en triomphe sur l'estrade, pour défendre la cause des vignerons du Languedoc qui, depuis le printemps, voient rouge.

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  • 700 ans de victoires françaises contre l’Angleterre (2)

    Bataille de Fontenoy

    La bataille de Fontenoy

    Suite de l’entretien d’hier avec Daniel de Montplaisir sur son ouvrage “Quand le Lys terrassait la Rose”:

    4) Aujourd’hui, après un siècle de conflit avec l’Allemagne, dans lequel nous étions alliés de l’Angleterre, nous pensons davantage à l’Allemagne qu’à l’Angleterre comme “ennemi héréditaire” – alors que, voici 150 ans, Michelet pouvait écrire: “La combat des combats, c’est celui de l’Angleterre et de la France, le reste n’est qu’épisode.” Comment comprendre cette radicale divergence de perception?

     Michelet a écrit cela au moment où la rivalité franco-anglaise et le souvenir de Waterloo demeuraient dans tous les esprits comme un traumatisme national. Et l’Allemagne n’existait pas encore en tant que nation. C’était aussi oublier que la France avait connu deux autres « ennemies héréditaires » : l’Espagne puis, par glissement, la maison d’Autriche. Aujourd’hui nous n’avons plus d’ennemi héréditaire sous forme nationale et explicite mais attention aux menaces plus diffuses, comme la montée de l’islamisme radical. Que la France renonce enfin à sa naïveté.

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