On savait qu'il y avait eu des camps avant Vichy. On n'ignore plus rien des camps sous Vichy. Ce que l’on sait moins, c'est que certains camps ont continué à fonctionner après la Libération, et pas uniquement pour interner des collabos. Un fait qui soulève des points d'interrogation et pose de nombreux points de suspension.
Dans son ouvrage, consacré aux lieux d'internement français de la zone sud, et intitulé Les camps de la honte, l'historienne Anne Grynberg, au chapitre se rapportant à la fin de ces camps, arrive à la conclusion suivante « Au mois de septembre 1943, les internés âgés ou gravement malades se trouvant encore à Noé et à Récébédou sont transférés vers les hospices de la région les deux camps vichyssois ne sont plus considérés comme des "camps-hôpitaux" Le dernier convoi de déportation quitte la gare de Longages deux semaines avant la Libération. Comme Gurs, Noé est alors utilisé pour interner des collaborateurs français. »
À la lumière de nouveaux éléments, il semble cependant que la réalité s'avère plus complexe et l'histoire plus capricieuse...


L'immense patrimoine imaginaire de John Ronald Reuel Tolkien n'avait pas encore été totalement exploré. En février a paru l'édition française de The Children of Húrin sous le titre Les Enfants de Húrin. Dû au travail de Christopher Tolkien, le fils de l'auteur, aidé lui-même de son fils Adam Tolkien, cet ultime volume parvient à faire du neuf avec du vieux. Et, surprise, l'opération est parfaitement réussie.
Élevé aujourd'hui à un degré de perfection absolue, la conjonction du triple pouvoir politique, financier et médiatique est le résultat d'un projet qui remonte au début du siècle dernier. Un entrepreneur de génie, Charles Havas, en fondant l'agence qui porte encore son nom, s'est révélé le précurseur du vieux rêve des puissants de ce monde : le contrôle et même la manipulation de l'opinion publique.