On doit évidemment, d'abord, s'entendre sur les mots. Celui de terrorisme était employé par la presse parisienne au temps de l'occupation pour désigner la résistance. Un quart de siècle plus tard, dans les années 1970, on accolait toujours ce mot à celui de palestinien. Depuis les accords d'Oslo de 1993 et quel que soit l'avenir promis au plan de paix et à la carte des deux États twittés ce 28 janvier par Donald Trump, cette assimilation automatique n'existe plus dans le langage quotidien.
Le vocabulaire évolue, les goûts et les couleurs aussi. Pendant longtemps on a, par exemple, associé à l'islam son étendard vert : aujourd'hui on attribue cette couleur aux écologistes. Idem pour le bleu que l'on considère désormais comme la douce nuance préférée des Français, alors que dans les guerres de l'ouest elle désigne les cruels jacobins et plus généralement ces républicains qui s'employaient à noyer dans la Loire les Vendéens et les Nantais, à massacrer les Lyonnais, à guillotiner les royalistes, etc.






