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divers - Page 206

  • L’âge du culturel ou la décivilisation du monde. Lecture estivale d’A. Finkielkraut

    L’âge du culturel ou la décivilisation du monde. Lecture estivale d’A. Finkielkraut

    L’un des charmes du temps estival est de redonner au hasard sa part dans la découverte de livres, au gré des trouvailles lors de brocantes villageoises.

    C’est le cas avec le volume d’A.Finkielkraut L’imparfait du présent, paru en 2002 et rassemblant ce qu’il appelle en sous-titre Pièces brèves, ou l’art d’effectuer des prélèvements tout au long de ce qui aura été la première année de ce nouveau siècle. L’inévitable (et appétissante) diversité des sujets laisse quand même affleurer des préoccupations transverses. L’une concerne la culture et ce que l’auteur appelle l’avènement de l’âge du culturel.

    Comprenons-bien d’abord ce mot culture : en effet, l’auteur s’en sert pour désigner à la fois un état et son contraire.

    L’état de culture, c’était, pour reprendre au mieux les mots d’A.Finkielkraut, un monde de la distinction, de la hiérarchie des rôles, de pratiques symboliques, de frontières : des partages séculaires entre le public et le privé, l’enfant et le parent, l’élève et le professeur, le dedans et le dehors, le monastère éducatif (NDLR : comprendre « l’école ») et le tissu social ; un monde de la modération et du scrupule ; un monde où ce qui était important, c’était la personnalité : qui on était.

    Dans ce nouveau monde de l’âge de la culture,  constaté par l’auteur et brossé par touches, tout devient culturel. Chacun peut déterminer à sa guise le contenu de la culture. Et ce contenu peut-être changeant. Toute réalité est donc réformable. L’homme ne se définit ainsi plus par sa capacité à faire des promesses mais par son droit discrétionnaire de reprendre, à tout moment, sa liberté (Illustrons par cette affirmation de Mme Schiappa, le 7 août, à propos des femmes tuées par leurs conjoints : « Je crois que le problème est d’ordre global, systémique et qu’il faut un changement d’ordre culturel… Il y a un changement culturel à opérer »).

    Tout étant culturel, tout devient égal : nous sommes tous égaux et les frontières ont été remplacées par la proximité, l’ascendant des anciens maîtres par la sollicitude de l’adulte fraternel ou copain. L’identité devient l’élément-clé de ce nouveau monde constitué d’échantillons représentatifs. Ce n’est plus qui on est qui inspire, c’est ce qu’on est : le nouvel arrimage à l’appartenance, et de chacun à sa classe, sa minorité, sa communauté d’origine (nouvelle illustration par le tweet récent du ministre du Travail Muriel Pénicaud à l’occasion de la mort de l’écrivain Toni Morrison : « Grâce à elle, les noirs ont enfin pu entrer par la grande porte dans la littérature »).

    Les capacités sont dorénavant placées sous la tutelle des identitésLe baume du « en tant que » étend maintenant ses bienfaits sur l’humanité entière et on sera respecté et représenté en tant que jeune, en tant que femme, en tant que musulman… Chacun sera fier de son identité : la nouvelle culture est celle des fiertés. Son identité n’a plus de compte à rendre (ah, l’inoubliable Arnaud Gauthier-Fawas, administrateur de l’inter-LGBT et invité de l’émission Arrêt sur images le 29 juin 2018,  expliquant avec sérieux qu’il n’est pas un homme). Et c’est une identité au fil de l’eau, une identité libérée de l’ipséité (NDLR : ce qui fait qu’une personne est unique et absolument distincte d’une autre), déliée de la lourde charge de maintien de soi dans la fidélité à la parole donnée.

    A l’âge du culturel, la culture (ancienne) a sombré dans l’indifférenciation culturelle. La culture (nouvelle) est une forme sans matière ou une matière sans forme. C’est la décivilisation du monde. Et nous habiterons à l’avenir un espace d’un seul tenant.

    C’était il y a dix-huit ans. Où l’on constate avec le recul que cet état de décivilisation, auquel il faudra bien donner un nom un jour et qui s’est particulièrement déployé depuis dans les domaines de la différenciation sexuelle et de la bioéthique, se conforme finalement à la globalisation du monde.

  • Papacito : « Je suis pour une tyrannie éclairée ! » (Zoom)

    Ecrivain, vidéaste, créateur du célèbre blog « FDP de la Mode », Papacito était l’invité exclusif de TV Libertés le 15 juillet dernier. Hésitant entre écrire et tuer des gens, il a pris la raisonnable décision de publier un essai au vitriol intitulé « Carnets de guerre ». Dans une critique approfondie de la société française, il fait l’éloge du virilisme et flingue « les mecs qui puent la fragilité », les gauchistes, la racaille perdue, Aymeric Caron, Yann Barthès et les islamistes salafistes. Son but : « Ecarter le maximum de connards de la prise de décision. » Et sa volonté : « Prôner un système efficace qui fait régner l’ordre de Dieu sans en discuter pendant deux mois dans un hémicycle républicain maçonnique ». Le ton est abrupt, grossier sans être vulgaire. Papacito entre engagement et provocation. Passionnant !

    https://www.tvlibertes.com/actus/papacito-je-suis-pour-une-tyrannie-eclairee-zoom

  • Non, l'Afrique n'est pas venue "libérer" la France.

    1371572749.2.jpgL'avis de Jean-François Touzé

    Les soldats qui ont débarqué le 15 août 1944 en Provence n'étaient pas africains. Ils étaient Français. Ils s'appelaient Juin, de Lattre, Brosset, Salan, de Montsabert, Guillaume...

    Ils commandaient des troupes françaises de l'armée d'Afrique au sein de laquelle furent engagés plus de 170 000 pieds noirs "revenus de loin pour sauver la Patrie, avec au cœur une invincible ardeur" et à laquelle appartenaient, comme il se doit, les unités coloniales et indigènes encadrées par des officiers et des sous officiers français sous le drapeau national.

    Puisque Macron veut baptiser nos rues et nos places de noms glorieux injustement oubliés, celui de Salan paraît s'imposer.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/08/17/non-l-afrique-n-est-pas-venue-liberer-la-france-6170387.html

     
     
  • La modération, c’est la mort !

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    Les grincheux qui dénigrent l’apéro et le vin rouge « n’ont aucune chaleur », à l’opposé des amateurs de vin « qui aiment les gens ».

  • Uberisme : quand le travail précède la chute…

    Les temps sont durs pour les cyclistes d’applications de livraison de repas.
    En l’occurrence, Deliveroo ne ménage pas ses efforts pour faire baisser les marges de ses galériens d’un soir, d’après un article du site de France Info, publié le 10 août. 
    Le mois dernier, le Collectif des livreurs autonomes parisiens (CLAP) avait lancé un appel à la grève du 8 au 15 juillet. 
    À ce moment-là, le projet de loi relatif à « la liberté de choisir son activité professionnelle » passait en seconde lecture au Sénat. 
    Édouard Bernasse, secrétaire général du CLAP, avait résumé la situation : « Si vous êtes livreur pour une plate-forme, vous n’avez pas droit à la stabilité. Vos conditions de travail ne cessent de changer selon la volonté de la plate-forme, tout comme votre rémunération, votre planning… Et en tant qu’auto-entrepreneur, vous n’avez pas de représentants du personnel pour dire “ça suffit”. Vous êtes soumis aux choix de la plate-forme qui vous emploie, sans aucun autre choix » (selon un article d’Anthony Cortes, paru sur le site de Marianne, le 10 juillet).
    C’est le statut d’auto-entrepreneur qu’il faut pointer du doigt, statut dont Nicolas Sarkozy avait été le principal promoteur durant sa présidence, entre 2007 et 2012. 
    Cependant, l’ex-patron de la droite libérale française avouait, en mars 2015, qu’il regrettait d’avoir mis en place un dispositif permettant d’instaurer une concurrence déloyale entre de nouveaux travailleurs et des artisans, comme entre les chauffeurs VTC et les taxis. 
    En résumé, l’auto-entreprenariat permet à Uber Eats et consorts de rémunérer à la course, tout en obligeant le chauffeur-livreur à payer lui-même les charges patronales. 
    Par exemple, le chauffeur Uber doit régler la TVA à la place d’un patron qui n’existe pas (cf. article des Inrockuptibles intitulé « Comment Uber échappe à l’impôt en France et se met 150 millions dans la poche », du 15 novembre 2017). 
    En définitive, ce que le rapport Attali préconisait, sous le nom pompeux de « Commission pour la libération de la croissance française » – non sans l’assistance appuyée d’un certain Emmanuel Macron –, entre juin 2007 et janvier 2008, a été appliqué à la perfection.
    D’où la conception d’un modèle économique qui ne permet plus de retour en arrière. 
    Un chercheur de l’EHESS, Antonio Casilli, va jusqu’à parler, en la matière, d’« Ub(é)risme », qui, selon lui, s’identifierait à « un thatchérisme 2.0 » (propos repris dans un article de Cyprien Boganda et Diego Chauvet, pour L’Humanité, le 3 juillet 2015). 
    Sur ce point précis, la droite libérale, en prônant la précarisation exponentielle du salariat, n’est-elle pas plus extrême que les deux « extrémismes » que seraient la droite nationale et la gauche sociale ? Tout ceci n’est pas sans rappeler le premier roman de Michel Houellebecq, Extension du domaine de la lutte (J’ai lu, 1999), expression employée pour décrier les excès et du libéralisme économique et du libéralisme sexuel ; les deux revenant à la même chose par la propension obsessionnelle au plaisir immédiat, sensation dénuée de tension intellectuelle, voire spirituelle. In fine, quand le travail précède la chute… 
    Henri Feng

  • Philippe Randa invité du zoom de TV Libertés

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  • Domingo, Epstein… Mon Dieu, mon Dieu, que les femmes sont bêtes…

    Donc, dans la famille spectacle, je réclame « LA » vedette, Monsieur Placido Domingo, l’homme à la voix d’or, actuellement – mais sûrement plus pour longtemps – directeur des opéras de Los Angeles et Washington
    Des dames viennent de se souvenir qu’il leur aurait téléphoné nuitamment, les aurait invitées à dîner, leur aurait posé la main sur les genoux, défroissé le jupon, peut-être pratiqué un massage lymphatique sur le mollet… 
    On ne sache pas qu’il leur ait dégraissé les cordes vocales d’un furieux coup de langue – bien que leur carrière ait été lourdement affectée par ces assauts de galanterie déplacée, disent-elles –, mais nous ne sommes qu’au début des révélations sur ce vilain satyre.
    Après les cinéastes et les acteurs, voilà maintenant les chanteurs qui arrivent dans la porcherie déjà bien garnie. 
    Ceux-là étaient trois, « Les trois ténors », à courir et couvrir le monde de leurs voix de stentors. 
    Dans le trio, le pauvre José Carreras a dû se retirer, victime d’une leucémie. 
    Le grand et gros Pavarotti est mort en 2007. 
    Certes, on pourrait aller cracher sur sa tombe et pleurer dans son grand mouchoir mais j’attends, vu sa masse, la première qui viendra se plaindre de l’avoir eu sur le ventre (qu’on me pardonne ma trivialité)… 
    Reste donc Domingo.
    Puisque nous sommes dans l’opéra, je vous suggère de glisser une oreille du côté d’Offenbach et de sa Périchole : « Mon Dieu, mon Dieu, que les hommes sont bêtes, que les hommes sont bêtes, que les hommes sont bêtes, sont bê-ê-ê-êêêê-tes… » 
    Et si ce ne sont les hommes, alors ce sont les femmes, car à ces jeux, il faut toujours bien être deux. Et les dames en question, au comble de la félicité après avoir été distinguées par le maestro, ne se sont pas rendues au rendez-vous avec une baïonnette dans le dos…
    On précisera que toutes ces malheureuses ont tenu à rester anonymes, sauf une certaine Patricia Wulf qui s’est confessée à l’Associated Press
    On est alors en 1998. « C’était du harcèlement sexuel, dit-elle. Quand un homme se tient si près de vous avec un sourire en coin et vous demande à maintes reprises si vous devez rentrer à la maison, je ne peux pas trouver d’autres conclusions que le fait qu’il voulait me mettre dans son lit. Encore plus quand il a la réputation de faire ça. Ça a affecté ma manière de me comporter avec les hommes, ma carrière dans l’opéra et le reste de ma vie. »». 
    Peut-être un peu fragile pour le métier, la dame ?
    Quant à l’affaire du milliardaire Epstein, judicieusement suicidé dans la prison de Manhattan où il attendait son procès pour « trafic sexuel de mineurs », elle croustille, semble-t-il, à un autre niveau. Changement de scène et de plateau : on quitte l’opéra pour les défilés de mode. 
    Si Domingo, lorgnant en coin, égarait de temps en temps sa main sur un genou féminin, Epstein, lui, aimait à se faire masser par d’accortes jeunes filles. 
    Il se murmure que ses « amis-complices » parisiens, pourvoyeurs de travailleuses manuelles, étaient les patrons d’agences de mannequinat ayant pignon sur rue : MC2, Karins Model et Next Models, notamment. 
    Et les jeunes filles qui se rêvent en star des podiums, hein, c’est un vivier inépuisable…
    L’une des bonnes amies de Jeffrey Epstein l’assure au Parisien : « Oui, il était très porté sur les jeunes filles et ne s’en cachait pas. Mais c’était uniquement pour des massages. Elles prenaient 200 ou 300 dollars de l’heure et c’était tout. » 
    Ce monsieur Epstein avait beaucoup d’amis qui, aujourd’hui, se souviennent à peine de l’avoir croisé, oublieux qu’« être en lien avec le multimillionnaire », proche de Clinton comme de Trump, « était un signe extérieur de réussite »
    Ce qui valait peut-être aussi pour ses masseuses candidates au mannequinat… 
    Je laisserai la conclusion à mon amie la Périchole : « Mais chut! Faut pas qu’on le dise, Chut ! » 
    Marie Delarue

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/08/domingo-epstein-mon-dieu-mon-dieu-que.html