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écologie et environnement - Page 126

  • Incendies au Brésil, le règne de la désinformation

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    C’est une vieille tactique de la gauche que d’avancer derrière des victimes, et cette fois elle fait fort, puisque la victime n’est autre que la nature, la planète et son atmosphère, en bref la vie, symbolisée par la forêt amazonienne. Le responsable de ce crime contre l’humanité et objet de toutes les haines n’étant autre que le président populiste du Brésil, Jair Bolsonaro.

    Macron a su reconnaître le succès international de la jeune Greta Thunberg, et, comme dans une ascension du Tourmalet, il a donc décidé de lui « prendre la roue » en se positionnant comme défenseur du poumon vert de la planète et en aboyant comme un roquet mal dressé contre le président du Brésil, allant jusqu’à le traiter de « menteur ». Mais Bolsonaro a parfaitement cerné le personnage : « Je regrette que le président Macron cherche à instrumentaliser un problème intérieur au Brésil et aux pays amazoniens pour un profit politique [passage généralement caviardé par nos médias], avec un ton sensationnaliste, et en utilisant des photos vieilles de 16 ans [passage généralement également caviardé], qui ne contribue en rien à régler le problème. »

    Pas seulement le Brésil

    Maintenant, qu’en est-il de ces feux de forêts qui ravagent le Brésil ? Tout d’abord, ils ne ravagent pas que le Brésil mais également le Venezuela, le Paraguay, la Colombie, le Pérou, la Bolivie du socialiste Morales, où le phénomène a atteint les proportions d’une crise nationale, la Guyane française (terre macronienne) qui a vu une augmentation du phénomène de 100 % en un an ; et aussi la Sibérie, le Groenland, l’Alaska ; et en Afrique, l’Angola et le Congo, où l’on dénombre plus de feux de forêts qu’au Brésil. De ces pays, de ces catastrophes naturelles, personne ne parle. Au lieu de cela, on assiste à une avalanche et à une surenchère d’informations tragiques, concernant seulement le Brésil, accompagnées d’une multitude de schémas et de chiffres qui ne cessent de changer et qui sont parfaitement invérifiables. Il en est de même pour les photos ou les vidéos, les fameuses « images », qui proviennent pour la plupart d’un autre contexte ou d’un passé plus ou moins lointain. Il n’importe, « répétez le mensonge et il deviendra vérité », tout est bon pour attaquer le populiste Bolsonaro.

    Déforestation et feux de forêts sont deux phénomènes qui parfois se recoupent, mais pas nécessairement. Les feux de forêts peuvent avoir de nombreuses origines, toute la zone connaît une exceptionnelle sécheresse qui dure depuis quatre mois, la moindre étincelle, le moindre mégot mal éteint peuvent déclencher une catastrophe. Par ailleurs, les incendies en Amazonie, comme ailleurs, peuvent démarrer spontanément, comme l’ont observé les explorateurs du siècle passé, notamment l’Anglais Peter Fleming, lors d’un orage électrique aux nombreux éclairs ; ces feux sont considérés par les spécialistes comme faisant partie d’un processus d’« autorégénération » de la forêt. Certes, il est impossible de nier que certains fermiers et spéculateurs cherchent à profiter du manque de règles et d’un non-respect des lois pour provoquer des incendies et libérer des terres (pratique déjà courante sous les communistes Lulla et Roussef, mais personne ne pipait mot). Mais de là à en rendre responsable Bolsonaro, investi il y a seulement sept mois, un Bolsonaro auquel on impute même les feux dits « burn off » déclenchés dans des zones vides de forêts par les fermiers sur leurs terres afin de les revitaliser, une pratique commune à tout le continent.

    Déforestation

    La déforestation, elle, existe bel et bien, c’est un phénomène global, et son arithmétique est simple : la population du globe croît à vue d’œil, et il faut de plus en plus de terres pour les consacrer à une agriculture intensive afin de nourrir toutes ces bouches. Le Paraguay est un cas d’école de ce processus. Il y a encore quarante ans, les pistes qui conduisaient de la capitale Asunción aux deux grandes villes que sont Pedro Juan Caballero, 400 kilomètres au nord, et Ciudad del Este, 400 kilomètres à l’est, étaient recouvertes d’un tunnel ininterrompu de verdure comme elles traversaient les forêts. Aujourd’hui, hormis quelques palmiers épars, il n’y a plus un seul arbre sur ces deux trajets, et les forêts disparues ont été remplacées par des cultures de soja.

    Vendredi dernier, Jair Bolsonaro a donné le feu vert à l’armée pour qu’elle lutte contre les incendies et les éventuels incendiaires ; tandis que son conseiller Filipe Martins déclarait : « L’Amazonie sera sauvée par les Brésiliens et non par la rhétorique hystérique et mensongère des médias aux ordres, des bureaucrates transnationaux et des ONG. »

    Pierre Barbey

    Article paru dans Présent daté du 26 août 2019

    https://fr.novopress.info/215256/incendies-au-bresil-le-regne-de-la-desinformation/

  • Macron, le G7 et les écolos

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    Le billet de Patrick Parment

    On ne peut nier qu’Emmanuel Macron a réussi « son » G7. Un G7 qui s’est joué à plusieurs niveaux. Sur le fond, il s’agissait rien moins que de contrer les influences planétaires chinoises dans les domaines tant politique qu’économique et de réaffirmer la primauté de l’Occident et de son modèle économique, le libre-échangisme. Pour cette raison majeure, Donald Trump n’avait aucune raison de saboter ce G7 comme il est coutumier dans ce genre de raout. Emmanuel Macron avait préparé le terrain lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Brégançon, afin de ramener le tsar russe dans le giron occidental. Car, suite aux différents embargos qui touchent son pays, Poutine avait enclenché une série d’entretiens avec Pékin. Autre preuve, la présence du premier ministre indien Narendra Modi, plutôt proche des Russes, et qui incarne la résistance aux visées chinoises en Asie.

    Tout était donc réuni pour satisfaire un Donal Trump, symbole d’un monde régi par le libre-échange et dont l’Amérique est de fer de lance. Macron, ayant fait preuve de sa vassalité, Donald Trump pouvait repartir satisfait de ce G7.

    D’autant que Trump se fout complètement de la querelle déclenchée par Macron à l’encontre du président brésilien, Jair Bolsonaro. Cette vindicte subite est destinée à la politique intérieure française et à la montée, réelle ou fictive (?), des écolos en vue des prochaines élections municipales. Car Macron veut également phagocyter cet électorat qui manque à son palmarès.

    Rappelons les faits. Macron a violemment mis en cause la politique du président Jair Bolsonaro, au sujet des feux de la forêt amazonienne. Bref, Macron s’en prend, au-delà cette forêt qui serait l’un des grands poumons de la planète, au leader populiste, limite facho, aux yeux de notre président. Macron se pose ainsi en défenseur de la démocratie et mieux encore, de la planète. Il va même jusqu’à déclarer vouloir abandonner les accords passés entre l’Europe et le Mercosur – ce qui, entre nous soit dit, serait une excellente chose.

    Sauf que ce que vise Macron, c’est bel et bien l’électorat écolo. Car sur le fond, l’affaire amazonienne est marginale. Le vrai poumon de la planète ce sont les océans et non cette forêt qui n’entre dans le processus qu’à hauteur de 5%. D’autre part, les feux les plus importants ne sont pas en Amérique latine mais en Afrique. Enfin, le Brésil n’est pas le seul concerné puisque la forêt amazonienne concerne tout autant les pays limitrophes du Brésil. Jair Bolsonaro n’a pas tort quand il dit que « l’Amazonie sera sauvée par les Brésiliens et non par la rhétorique hystérique et mensongère des médias aux ordres, des bureaucrates transnationaux et des ONG ».

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/08/27/macron-le-g7-et-les-ecolos-6172202.html

  • Amazonie : “notre maison brûle”…vraiment ?

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    Les canicules étant passées, il fallait un sujet pour maintenir l’attention sur le sauvetage de la Planète. Un simple tweet a suffit à Emmanuel Macron pour relancer la machine : « Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. ». Le Président Bolsonaro s’est évidemment défendu, dénonçant l’instrumentalisation d’un problème interne au Brésil et aux autres pays amazoniens.

    Qui a raison, qui a tort dans cette affaire ? Un article sorti le 21 Août sur le site Earth Observatoryde la NASA, fait le point sur l’évolution des feux de forêt dans le monde. Il s’appuie pour cela sur les observations faites par les satellites équipés du spectroradiomètre imageur MODIS. Cet appareil permet, entre autre, d’observer la survenue des feux de forêt, qu’ils soient d’origine humaine ou naturelle. Les observations des feux par satellite ont commencé dans les années 80.
    Selon cet article, il apparaît clairement que le continent des feux n’est pas l’Amérique du Sud, mais l’Afrique. Durant une journée moyenne d’un mois d’août, le satellite observe 10.000 incendies sur toute la planète et 70 % d’entre eux sont déclenchés en Afrique. En Afrique la saison des feux s’étale d’août à septembre et sa prédominance dans ce domaine est régulière d’une année à l’autre. Concernant l’Amérique du Sud et l’Asie équatoriale, la saison des feux est moins marquée, et leur sévérité est souvent liée aux phénomènes naturels El Niño et La Niña.

    L’article rapporte aussi qu’une des choses les plus intéressantes qui est observée, c’est la décroissance du nombre total de kilomètres carrés qui brûlent chaque année. Entre 2003 et 2019, ce nombre a chuté de 25 %. Voici donc une idée de plus, propagée par les ONG écologistes qui tombe à l’eau, si j’ose dire : le réchauffement climatique n’entraîne pas d’augmentation des surfaces brûlées et pour reprendre le tweet d’Emmanuel Macron, notre maison ne brûle pas littéralement, mais elle se porte de mieux en mieux concernant les feux de forêt. Ce sont les observations qui le disent.

    Un bémol toutefois, le scientifique Niels Andela explique cela par le fait qu’en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, les savanes et les terres riches sont transformées en exploitations agricoles et plutôt que d’utiliser le feux pour conquérir des terres, les hommes utilisent de plus en plus des machines.
    Pour en revenir à l’Amazonie, un autre article de la NASA sorti le 22 août indique qu’à la date du 16 Août, le total des feux détectés en Amazonie est dans la moyenne des 15 dernières années, et selon Martine Droulers, chercheuse émérite au CNRS interviewée par le Nouvel Obs le 23/08, il y a 20 ans ont y observait beaucoup plus de feux de forêt qu’aujourd’hui, car on était alors en phase d’ouverture de l’Amazonie. Enfin, selon l’institut brésilien INPE, la déforestation a diminué de 73 % entre 2004 et 2018 au Brésil.

    Quand Monsieur Bolsonaro évoque la désinformation, dans sa défense, il a donc bien raison car les faits parlent pour lui. Pour le reste, je vous laisse juge de la crédibilité des propos de notre Président.

    Marc Le Menn

    https://www.bvoltaire.fr/amazonie-notre-maison-brule-vraiment/

  • Macron ? C'est "le coup de com' " permanent !

    L'Amazonie brûle ? C'est évidemment un désastre, une tragédie catastrophique pour tout être humain qui a deux sous de jugeotte, pour tout Homme qui aime, admire et respecte la Création, dont Chateaubriand disait "La Création est la visibilté de Dieu"...

    Que fait Macron ?

    Il commence par donner très maladroitement le bâton pour se faire battre, et méprise le président Brésilien, très certainement plus que critiquable (voir le "point" ci-après) comme il a traité de lépreux les dirigeants européens hostiles à l'invasion des "migrants", s'attirant en guise de réponse l'accusation - fondée, sur la forme - de "colonialisme"...

    Mais, surtout, il proclame cyniquement qu'il va, du coup, s'opposer au Traité d'échange avec le Mercosur - un mauvais Traité, que nous refusons - alors même qu'il vient... de laisser passer le CETA !

    Plus contradictoire, plus cynique, plus manipulateur que ça, tu meurs !

    "Populo gobe tout !", disait Maurras. Or, il se trouve que, là, c'est quand même tellement gros qu'il n'est pas sûr que "populo" le gobe, ce "coup de com' "... 

    Le point sur le désastre qui nous touche tous, qui touche toute l'humanité, avec Paulo Moutinho, chercheur, interrogé par Jordi Miro... (source : AFP

    Amazonie en feu : un chercheur pointe du doigt la déforestation

    La forêt amazonienne brûle depuis 3 semaines. Les départs de feu ont augmenté de 83%. Selon un chercheur brésilien, ces incendies ont une origine humaine. Entre janvier et août, 72.843 départs de feu ont été enregistrés dans le pays, contre 39.759 sur la totalité de l'année 2018.

    La hausse dramatique du nombre d'incendies en Amazonie brésilienne est avant tout causée par la progression de la déforestation, explique à l'AFP Paulo Moutinho, chercheur à l'Institut de recherche environnementale sur l'Amazonie (IPAM). 

    Le chercheur remet en cause l'argument du gouvernement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, qui soutient que cette augmentation du nombre d'incendies est due à la sécheresse, habituelle en cette période de l'année. 

    •Le ministre brésilien de l'Environnement, Ricardo Salles, a affirmé que la hausse du nombre d'incendies en Amazonie était due au "temps sec, au vent et à la chaleur". Qu'en est-il ?

    "La déforestation explique la majorité des incendies. Historiquement, ils sont liés à l'avancée de la déforestation, conjuguée à des périodes de saison sèche intense. Mais en 2019 nous n'avons pas une sécheresse aussi sévère que lors des années précédentes, or il y une hausse substantielle des incendies. Tout indique donc que la saison sèche n'est pas du tout le facteur prédominant. S'il y avait eu plus de sécheresse, cela aurait été bien pire."

    •Qu'est-ce qui provoque ces incendies ?

     "Les incendies ont toujours eu une origine humaine, le feu est utilisé pour nettoyer des zones déjà déforestées, pour ouvrir des pistes ou pour préparer des terres à la culture. Le manque de prévention fait que ces incendies se propagent à des zones plus sèches qui n'étaient pas destinées à être brûlées. Très souvent, la pluie les éteint ou ils finissent pas rencontrer des barrières de végétation plus denses et plus humides et s'éteignent d'eux-mêmes."

    •Combien de temps faut-il pour récupérer ces zones ?

    "En Amazonie, les flammes agissent au niveau du sol, mais cela suffit pour provoquer la mort d'arbres très grands, jusqu'à deux ans après l'incendie. Les arbres morts perdent leurs feuilles, cela entraîne une pénétration plus grande du soleil dans la forêt, la végétation devient alors plus inflammable. S'il n'y a pas de nouveaux incendies, plusieurs décennies seront nécessaires pour retrouver la même densité (de végétation). Dans certaines régions, les zones dévastées sont envahies par d'autres espèces typiques de zones plus sèches, comme celles du Cerrado (la savane brésilienne)."

    •Quelles sont les conséquences de ces incendies ?

     "Il y a d'abord une perte de la biodiversité et de la fonction de la forêt, celle de fournir des nuages à l'atmosphère pour produire la pluie. En outre, les fumées au-dessus des villes amazoniennes ont de graves conséquences sur la santé, provoque de sérieux problèmes respiratoires. Et cela se traduit en dommages économiques".

    •La politique du président Jair Bolsonaro encourage-t-elle les incendies ?

     "Je n'ai pas de données pour répondre à cela (...) Je peux dire que le problème est très sérieux et que le gouvernement devrait lancer immédiatement une campagne de contrôle et de prévention de la déforestation. Cette progression doit cesser. L'occupation illégale de terres publiques signifie un vol pour tous les Brésiliens. Dans la majorité des cas, la déforestation permet de spéculer en revendant les terres plus tard".

    •A combien est estimée la déforestation de l'Amazonie aujourd'hui ?

    "La zone du bassin amazonien (au Brésil et dans d'autres pays) qui a été déforestée est équivalente à la surface du territoire français. Cela représente environ 20%. Il en reste encore 80%. Nous avons encore le temps d'éviter un effondrement fonctionnel de la forêt, mais la solution doit être rapide. Il faut prendre en compte également le fait que la dégradation de la forêt ne vient pas seulement de la déforestation. Il y aussi les effets du changement climatique, des phénomènes toujours plus fréquents tels que "El Niño", qui apportent beaucoup de sécheresse en Amazonie". 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/08/24/macron-c-est-le-coup-de-com-permanent-6171629.html

  • Macron partage une photo trompeuse pour illustrer les feux d'Amazonie

    emmanuel-macron.jpgDes images censées montrer les feux ravageant l'Amazonie, mais issues d'autres incendies, ont été partagées des milliers de fois sur les réseaux sociaux. Et ce, notamment, par des personnalités de premier plan telles que le président français.
    Ainsi, le 22 août, sur le compte Twitter du président de la République, une publication accompagnée d'une de ces images spectaculaires a été postée. «Notre maison brûle. Littéralement», dit le tweet.
    Emmanuel Macron
    @EmmanuelMacron

    Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence.

    View image on Twitter
    Problème : la photo de ce tweet ne date pas de cet été, loin s'en faut. L'AFP a retrouvé son auteur : il s'agit de l'Américain Loren McIntyre, connu pour son travail pour National Geographic, mais qui est décédé en... 2003. «Si on ne connaît pas l'année exacte de cette prise de vue, on peut affirmer qu'elle est donc vieille d'au moins 16 ans», rapporte l'AFP. 
    [...]
    En savoir plus sur francais.rt.com
  • Elle doit drôlement fulminer Greta Thunberg en ce moment…

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    Elle doit drôlement fulminer Greta Thunberg en ce moment. Vous vous rendez compte, le “poumon vert de la planète” est en feu, et elle est coincée au milieu de l’Atlantique sur un p… de voilier, à nourrir les poissons, sans aucune caméra pour retransmettre le discours robotisé que ses spin doctors pourraient lui cuisiner à cette occasion… Quelle frustration ! Un qui en revanche, a percuté au quart de tour, c’est notre Président pour qui l’alignement de planète est exceptionnel.

    Primo, les flammes amazoniennes lui donnent l’occasion de remettre deux thunes dans le bastringue écologique, à l’intention des foules déjà bien conditionnées à l’apocalypse collapsologique par les médias autorisés. Racler quelques électeurs couleur laitue à l’approche des municipales, ça ne peut pas faire de mal… Surtout flanqué pour l’interprétation de la symphonie du Nouveau Monde écologique, par la clique habituelle du showbiz international : Madonna, Richard Gere, etc.

    Secundo, Macron endosse le costard antifasciste style Jean-Moulin-du-Touquet contre l’ignoble tyran tropical climato-sceptique Bolsonaro. Ça ne coûte pas cher, et la petite touche “no pasaran” à la Allende a tout pour plaire aux derniers abonnés à Libé.
    Et si le Brésil est opportunément trop loin pour pour que la France y envoie des Canadairs, Mélenchon pourra y faire flotter le drapeau national en se joignant aux soldats du feu locaux, dès qu’il aura fini d’écluser des caïpirinhas avec Lula dans sa prison, avant d’écraser son havane dans le cendrier que Raoni a aimablement fiché dans sa lèvre inférieure…

    Enfin tertio, tout cela au moment précis où les projecteurs sont braqués sur Biarritz et son hôte flamboyant : « Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence ».
    D’accord à peu près sur rien, les chefs d’Etats ne savaient effectivement pas trop quoi se dire : ça leur fera un sujet de conversation. Avouez qu’il a de la chance, notre Président !
    Mais la chance, c’est souvent comme ça qu’on appelle le talent des autres.

    Richard Hanlet

    https://www.bvoltaire.fr/elle-doit-drolement-fulminer-greta-thunberg-en-ce-moment/

  • G7 : un sommet contre les inégalités ? – Journal du jeudi 22 août 2019

     

    G7 : un sommet contre les inégalités ?

    Le sommet du G7 qui s’ouvre samedi à Biarritz a pour thème principal la lutte contre les inégalités. Un sujet qui devrait vite être éclipsé par une actualité internationale chargée.

    Uber à l’assaut des transports publics

    L’entreprise américaine Uber lorgne sur les services publics ! A la recherche de nouveaux débouchés pour maintenir son développement, l’application commerciale noue des partenariats avec des structures publiques… une approche qui suscite de vives inquiétudes.

    Amazonie : le poumon part en fumée

    La forêt amazonienne en proie à des incendies sans précédent. Depuis 17 jours un feu ronge la jungle devant l’impuissance des secours. Un drame qui s’inscrit dans une année particulièrement meurtrière pour le poumon de la planète.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/g7-un-sommet-contre-les-inegalites-journal-du-jeudi-22-aout-2019

  • Les malheurs de Greta (suite) : comment compenser ses grosses émissions ?

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    La vie est pleine de paradoxes. Tenez, prenons, par exemple, les empreintes. Des millions d’années qu’on court après. On en cherche, on les suit, on les trace, on les traque… bref, on en redemande. Ça a commencé à la sortie du jardin d’Éden, quand il a fallu suivre le serpent serpentant, puis on a reniflé les empreintes de l’ours et celles du tigre aux dents de sabre entre deux crottes de Sahelanthropus tchadensis. Puis sapiens a suivi Néandertal, qui pistait rudolfensis qui traçait ergaster

    L’empreinte, vous dis-je, a guidé les hommes. Elle leur a indiqué le chemin de la grotte où perpétuer l’espèce dans la chaleur du foyer magdalénien et s’adonner, sur le même, aux joies du barbecue primitif. Ah, la belle époque où l’on pouvait carboniser la viande sans mauvaise conscience…

    Aux ères glaciaires ont succédé les ères brûlantes qui annonçaient d’autres glaciations. Et puis… et puis, Dieu merci, empruntant à Boileau, nous dirons tous en chœur :

    « Enfin Greta vint, et, la première au monde,
    Fit sentir dans ses tresses une juste cadence,
    D’un mot mis en sa place enseigna le pouvoir,
    Et réduisit la pollution aux règles du devoir. »

    Résultat : l’empreinte est, aujourd’hui, maudite. Il n’en faut point, il n’en faut plus. Sus à l’empreinte !

    Il faut dire que, de trace objective, l’empreinte, aujourd’hui, s’est muée en un ennemi sournois : pour voir l’empreinte carbone, il faut lever le nez en l’air. Elle est volatile. Elle se sent. La trace est olfactivement insidieuse. Pouah !

    Voilà pourquoi notre Greta, refusant de monter dans un avion, vogue sur les flots poissonneux à bord du Malizia II, un « voilier de course zéro carbone » qui la conduit au sommet mondial de l’ONU, à New York. De là, elle ira au Canada, au Mexique et au Chili. Comment ? Nul ne le sait encore. Peut-être à dos de mulet… quoique, le pet de l’Equus asinus est sans doute aussi polluant que celui des ovins et des bovins. Nous verrons.

    Pour l’heure, la polémique, vous disais-je, tourne autour de l’empreinte, car si Greta ne crache rien à l’aller, sa petite balade va polluer grave au retour.

    C’est la porte-parole du skipper Boris Herrmann qui a vendu la mèche au TAZ, un journal berlinois : cinq personnes, plus lui, vont prendre l’avion pour New York afin de ramener le bateau à son port d’attache (Monaco). Six billets, donc. C’est plus que si papa et sa fillette avaient traversé l’Atlantique en avion, même en comptant l’ami cinéaste et la marraine écolo. Du côté des armateurs, on conteste : « Je pose tout et ne retiens rien, le compte n’y est pas », dit la porte-parole, arguant du fait que deux personnes sur les cinq résident à New York. Soit, mais il leur faudra alors rentrer chez elles… Et puis il y a aussi l’autre skipper, la tête semi-couronnée, Pierre Casiraghi, qui a « des obligations » et doit rentrer dare-dare. Un bal sur le Rocher, une soirée au Casino, le survol de la baie en hélicoptère pour ses clients VIP…

    Aucune importance, assure la dame : « Tous les vols de l’équipe sont compensés. » Compensés comment ? Mystère.

    La question demeure donc pour l’heure insoluble : comment compenser toutes ces grosses émissions ?

    « Je ne sais pas encore comment je vais rentrer à la maison », dit la gentille Greta.

    À la nage, peut-être, ou en pédalo ?

    Marie Delarue

    https://www.bvoltaire.fr/les-malheurs-de-greta-suite-comment-compenser-ses-grosses-emissions/

  • Plus urgent que les baleines à bosse : il faut sauver Greta Thunberg !

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    Humanistes de tout poil, écolos ou pas, unissez-vous : il faut sauver Greta Thunberg.
    Non qu’elle soit une espèce en voie de disparition. Non, c’est même une curiosité de la nature : depuis des mois, cette pure et chaste jeune fille se reproduit en masse. Tous les vendredis – mais ça devrait se ralentir avec les vacances scolaires –, on assiste à la génération spontanée des Greta.

    Enfin, « spontanée » n’est peut-être pas le bon mot…

    En effet, il apparaît depuis un moment qu’il n’y a pas grand-chose de spontané dans cet emballement autour de la gamine. Certes, la douce Greta a été visitée par le Saint-Esprit de la Nature, mais sa vie, depuis que la déesse Mère lui a parlé en songe, est un calvaire. En martyre de la cause écologique, elle est devenue la prophétesse qui, chaque vendredi depuis bientôt un an, prêche la Skolstrejk för klimatet, la grève hebdomadaire pour le climat. Autrement dit, le jour où tous les ados parvenus à l’acmé acnéique de la branchitude sèchent les cours avec la bénédiction de leurs parents.

    On devrait réfléchir à cette nouvelle version de la croisade des enfants. Il y a, d’ailleurs, bien des similitudes entre le Moyen Âge millénariste et notre XXIe siècle agité par des peurs tout aussi apocalyptiques…

    Mais revenons à Greta. Gentille bouille ronde, auréolée d’un « syndrome autistique d’Asperger » qui est à l’autisme de base ce que le miracle de Lourdes est au traitement antibiotique.

    Elle est pure, sincère, fragile… et affreusement manipulée par un entourage machiavélique, disent les mauvaises langues.

    Il est vrai qu’en creusant un peu dans les relations de papa et maman, on a découvert des trucs pas très écolos… Notamment le fameux Ingmar Rentzhog, petit génie des relations publiques et du capitalisme vert. En avril dernier, lors d’une plongée effectuée pour Causeur, au milieu de cette marée adolescente, Marc Reisinger a voulu interroger la sainte climatique. Il a découvert une jeune fille « craintive, mal à l’aise ». Au moment où il la questionnait, elle a retiré son bonnet. Comme s’il s’était agi d’un appel au secours, une femme s’est aussitôt approchée : « Hello, désolée, nous avons quelque chose à faire maintenant. Je dois l’emmener, merci… »

    Depuis un an, les récompenses ne cessent de pleuvoir sur cette gamine : nommée pour le prix Héros de l’environnement du WWF Suède, lauréate de la bourse d’études Fryshuset du jeune modèle de l’année, proposée en mars pour le prix Nobel de la paix, couronnée en avril par le prix Liberté (prix de la région Normandie), en mai l’université de Mons (Belgique) annonce qu’elle recevra l’insigne et le diplôme de docteur honoris causa lors de la séance solennelle de rentrée…

    Ne serait-ce pas un peu trop pour ses frêles épaules, se demandent certains ?

    C’est pour cette raison qu’une pétition vient d’être lancée par Gregory Roose, qui clame : « Ras-le-bol du phénomène “Greta Thunberg” ? Demandons sa protection par les Nations-Unies ! » Comme le rapporte Valeurs actuelles, Roose ne nie pas que la douce Greta soit habitée par des convictions sincères, mais il est plus circonspect sur l’entourage : « La jeune Suédoise de 16 ans a des convictions, c’est une certitude. Mais ses parents irresponsables laissent leur fille, atteinte d’une forme d’autisme, sécher les cours chaque vendredi et parcourir le monde pour “sauver le climat”, au détriment de sa santé physique et mentale », dit-il. Et si « la réussite marketing est indiscutable », on est fondé à se poser la question : « Qui s’interroge sur la souffrance que cette enfant, atteinte d’une forme d’autisme, peut endurer pour assurer le rôle d’égérie de l’écolo-catastrophisme voulu par d’autres ? »

    D’autant plus que, pour nous vendre l’histoire, on nous a expliqué qu’elle relevait d’une grave dépression causée par ses angoisses climatiques… Merci papa, merci maman…

    https://www.bvoltaire.fr/plus-urgent-que-les-baleines-a-bosses-il-faut-sauver-greta-thunberg/

  • Catastrophisme

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    Pour le climatosceptique que je suis, qui n’arrive pas à croire que les activités humaines soient à l’origine du réchauffement climatique actuel, les articles du GIEC relèvent de la désinformation et du terrorisme intellectuel. Le but semble être de culpabiliser l’homme blanc, responsable de tous les maux de la planète. Les États-Unis, qui exportent produits alimentaires et énergétiques, auraient besoin de 5 planètes pour maintenir leur mode de vie, la France seulement de 2,7 planètes, alors qu’on ne note aucun épuisement de ces pays qui aident, soignent et nourrissent une grande partie des populations, notamment africaines.

    On ne peut que sourire quand on lit, dans le dernier rapport du GIEC : « La durabilité de l’usage des sols passe aussi […] par la sécurisation des droits fonciers et de l’accès aux terres, notamment pour “les femmes, les peuples autochtones et les communautés locales”, par l’implication de ces populations, y compris les personnes “pauvres et marginalisées” dans la prise de décision et la gouvernance, et par la prise en compte des pratiques et des savoirs de ces peuples. » Quand on voit la surface nécessaire à la survie des populations amazoniennes et de la Papouasie, on se dit que les populations développées ne sont pas prêtes à adopter leur mode de vie et que si elles le faisaient, la planète ne pourrait nourrir que quelques millions d’habitants.

    Les pays développés sont accusés d’épuiser les ressources de la terre nourricière, alors qu’il y a peu de jours, Le Monde s’extasiait devant la belle moisson de blé et d’orge de cette année, en France et dans une grande partie de l’Europe qui, malheureusement, devraient subir une baisse des cours du blé tendre.

    Ce qui est étonnant, dans les rapports du GIEC, est la prétention que la planète serait un ensemble homogène, où on vit et mange de la même façon, et l’affirmation que si j’abandonnais la viande pour me nourrir de pois chiches et de lentilles, les 500 millions de personnes vivant dans les zones en cours de désertification, notamment les populations les plus touchées de l’Asie du Sud et de l’Est, de la zone saharienne et du Moyen-Orient, verraient leur sort s’améliorer.

    Le GIEC n’évoque que du bout des lèvres la vraie cause de la désertification et de l’insécurité alimentaire de certaines populations qu’est la croissance démographique. Si l’Afrique et l’Asie du Sud arrivaient à limiter leur croissance démographique, le problème de la « survie de la planète » serait vite résolu.

    Enfin, on ne peut totalement désespérer : Le Monde, pour qui les prophéties du GIEC sont parole d’évangile, a publié deux articles qui me redonnent quelque espoir.

    Le premier (le 16 août), sous la signature de Christophe Ramaux, intitulé « Les collapsologues ravalent le politique à un mode religieux », déplore que l’écologie soit devenue une religion apocalyptique et cite Yves Cochet, qui a déclaré qu’il n’y aurait qu’une « moitié survivante de l’humanité dans les années 2040 ». Les collapsologues nous invitent à nous « réensauvager », à « renouer avec nos racines profondes » : repentez-vous, la fin du monde est proche.

    Le second, intitulé « Écologie, climat : l’effondrement n’est pas inéluctable » (le 17 août), ose dire que « la panique de la collapsologie est tout aussi paralysante que les certitudes des climatosceptiques ». Merci pour ceux-ci. Les zélateurs d’un effondrement imminent, en quelques décennies, ne peuvent préciser de quoi il s’agit. Quoi qu’il en soit, « nous sommes aujourd’hui confrontés au plus grand problème environnemental de l’histoire humaine : le dérèglement climatique ». C’est faux, les climats ont souvent évolué, dans un sens ou dans l’autre, sans compromettre la survie de l’humanité, qui a su s’adapter. La conclusion de cet article détonne dans l’ambiance actuelle : « Loin de tout romantisme mièvre, c’est l’expérience concrète de l’amour de la vie, la tendresse partagée entre nous et avec notre environnement – bien plus que la panique face à la fin du monde – qui invitent à agir. Seule la soif d’un monde plus humain peut nous donner l’énergie collective nécessaire à l’invention d’une sobriété heureuse et nous sortir de notre fascination morbide pour l’accumulation de nos déchets. Cet amour peut et doit être exigeant. Le temps presse » : les Bisounours sont de retour.

    François Jourdier

    https://www.bvoltaire.fr/catastrophisme/