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économie et finance - Page 560

  • Tapie et la République : Autopsie d’un scandale d’État

    Plongée au cœur d’un des plus importants scandales de la Ve République : l’affaire opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais. Deux décennies d’une saga judiciaire, politique et financière qui est remontée jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir.

    Le 7 juillet 2008, saisi de l’affaire Crédit Lyonnais-Adidas, qui se prolonge depuis le début des années 1990, un tribunal arbitral accorde à Bernard Tapie 405 millions d’euros, dont 45 pour préjudice moral. Du jamais-vu dans l’histoire de la Ve République.

    La sentence crée immédiatement la polémique. Pour comprendre comment on a pu allouer une telle somme d’argent public à l’homme d’affaires, il faut remonter le temps. Le journaliste de Mediapart Laurent Mauduit, qui enquête sur ce véritable scandale d’État depuis le début, sert de fil conducteur à ce documentaire dont il est le coauteur.

    Construit en trois actes, le film raconte les rebondissements et coups de théâtre de l’affaire depuis ses débuts afin de rendre compte des spécificités d’un capitalisme à la française, des dysfonctionnements de la justice, de la faiblesse de notre État de droit et de ses contre-pouvoirs…

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Consommer à crédit en France et aux États-Unis

    Comparant France et États-Unis, Gunnar Trumbull montre que le développement du marché du crédit à la consommation s’explique par des coalitions d’intérêts différentes qui ont influencé les politiques du crédit de manières opposées.

    Ces dernières années, les travaux sur le crédit et l’endettement des ménages ont le vent en poupe notamment depuis la crise des subprimes qui a déclenché la crise financière en 2007-2008. Bien que le cas américain soit plus largement analysé dans la littérature, l’intérêt des chercheurs porte aussi sur d’autres pays d’Europe et d’Asie confrontés au problème du surendettement.

    En effet, au cours du XXe siècle le crédit a de moins en moins fait l’objet de désapprobation morale dans les pays industrialisés occidentaux, et depuis les années 1970, des changements institutionnels majeurs ont transformé le cadre légal du surendettement pour faciliter les procédures de faillite personnelle.

    Pourtant, en France il a fallu plus d’une décennie pour que les législateurs s’accordent, en 2003, sur les procédures de faillite personnelle qui autorisent l’annulation de la dette et donnent droit à un nouveau départ, comme le stipule la loi américaine depuis 1978. Cette différence de réglementation ne s’explique pas forcément par l’écart du nombre de ménages endettés. Pour comprendre cette différence, il importe de revenir sur le rôle que joue le crédit dans le système économique et dans le modèle de société des deux pays.
    Avec ce livre, “Consumer Lending in France and America”, Gunnar Trumbull apporte une contribution notable à la littérature, en analysant la construction politique du rôle économique et social du crédit aux États-Unis et en France.

    En s’intéressant plus particulièrement aux coalitions d’intérêt entre les acteurs et à leur influence sur la réglementation et le marché, il apporte des éléments de réponse différents des analyses culturalistes qui associent les réserves des Français à l’égard du crédit à une tradition moraliste ou l’endettement des ménages américains à un hédonisme consumériste.

    Trumbull s’inscrit à la suite d’autres chercheurs qui ont montré que l’endettement des ménages américains n’est pas lié à un dysfonctionnement du système financier, mais représente plutôt une condition du rêve américain depuis les années 1950 [1]. Son analyse est d’autant plus pertinente qu’il compare la place du crédit dans le discours public aux États-Unis avec la France, où, en revanche, le compromis social ne donne pas à l’endettement les mêmes vertus sociales et économiques.

    Ce spécialiste des politiques de consommation en Europe et aux États-Unis, s’intéresse aussi à l’influence de la société civile sur les pouvoirs publics [2]. Mais ici, il s’agit surtout des coalitions d’intérêts qui ont permis aux prêteurs américains de gagner l’approbation morale en s’associant aux intérêts d’autres groupes non-gouvernementaux. En France, il montre qu’il n’y a pas eu de coalition similaire, au contraire, l’accès au crédit suscite certaine réserve, et sur le plan économique, des doutes demeurent quant à son efficience.

    Essor de l’industrie du crédit aux États-Unis et en France

    Il faut signaler que le crédit ne représente pas au XIXe siècle une activité lucrative dans laquelle il est facile de se lancer. Les prêteurs, pour développer légalement leur activité sont confrontés à plusieurs obstacles. Premièrement, le crédit doit se défaire de la désapprobation morale dont il était la cible. Pour cela, les prêteurs cherchent à anoblir l’image du crédit, liée à la criminalité, l’usure, ou encore à un hédonisme irresponsable.

    Ensuite, à cause du risque et des coûts administratifs élevés, l’activité est peu rentable, surtout pour les petits prêteurs qui n’ont pas ou peu de capital. Enfin, les différentes réglementations (limite des taux d’intérêt, rationnement de l’offre de crédit, etc.) constituent des barrières à l’entrée supplémentaires.

    Trumbull analyse comment les acteurs du crédit ont contourné ces obstacles. Il rappelle brièvement qu’aux États-Unis, la première lutte sociale contre les prêteurs requins (loan shark) date de la fin du XIXe siècle. Les réformateurs sociaux et les prêteurs se sont battus pour obtenir une révision de la loi sur l’usure et légaliser les petits prêts (small loan).

    La légalisation des prêts personnels a ensuite facilité l’essor du marché des crédits à la consommation (consumer credit) et l’entrée de nouveaux acteurs : les chaînes de détail (retailers), les sociétés financières de crédit et les banques. À la différence du cas américain, dans la France d’après-guerre, les réformateurs sociaux et les politiques n’attribuent ni un rôle social, ni un rôle économique au crédit, notamment du fait de la période de rationnement et de contrôle du capital.

    Néanmoins, à partir du début des années 1950, comme l’explique Sabine Effosse dans son dernier ouvrage, le crédit à la consommation bénéficie d’une réhabilitation politique [3]. Dans cet environnement plus propice, de nouveaux acteurs arrivent, parmi lesquels le Cétélem, qui deviendra le leader français et européen du crédit à la consommation.

    Trumbull consacre une bonne partie de son étude aux stratégies mises en œuvre par cet établissement financier adossé à de puissants groupes financiers, pour rester compétitif dans un contexte politique, économique et social différent du marché américain.

    Dans les années 1960, malgré la légitimité acquise par les établissements prêteurs américains, leur activité n’est toujours pas rentable. Cette faible rentabilité s’explique en grande partie par des limites réglementaires. Quant au cas français, il s’agit plutôt de savoir quelle réglementation appliquée sur le marché du crédit à la consommation pour en faciliter l’essor.

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  • Terra incognita : La reprise mondiale, à quel prix ?

    Emboîtant le pas aux Etats-Unis, la croissance en Europe accélère enfin. Mais le poids de l’endettement et le risque accru de guerre des changes fragilisent l’embelli.

    Les faits – Une économie américaine qui reste encore très dynamique, une Europe qui repart et des pays émergents qui résistent : le paysage conjoncturel mondial, porté par un effondrement du prix du pétrole, a rarement été aussi positif. Salué par les marchés boursiers, ces faits dissimulent pourtant la montée de phénomènes incontrôlés et imprévisibles rendant l’avenir toujours aussi incertain.

    L’économie mondiale va-t-elle mieux, enfin ? La question est cruciale pour comprendre si l’euphorie actuelle des marchés repose sur des piliers solides ou au contraire des sables mouvants. Alors que la Banque centrale européenne a lancé lundi dernier (NDLR : le 09/03/2015) ses premières opérations de politique monétaire non conventionnelle et que la Réserve fédérale américaine (Fed) doit donner la semaine prochaine un calendrier plus précis du relèvement de ses taux directeurs – signe de sa confiance – tous les vents semblent désormais favorables de part et d’autre de l’Atlantique. « La croissance mondiale tourne à un rythme annuel de 3,3 % environ, ce qui la situe plutôt dans le haut de la fourchette, résume Jean-Pierre Petit, président des Cahiers verts de l’économie. Une grande partie de cette croissance provient des Etats-Unis qui affichent 66 mois consécutifs de hausse de PIB, soit un niveau supérieur à la moyenne des cycles de reprise enregistrés depuis l’après-guerre ». En outre – c’est la principale bonne nouvelle des dernières semaines – les Etats-Unis sont désormais accompagnés par la zone euro dont la croissance qui est positive depuis sept trimestres accélère enfin.

    «Tout le monde revoit à la hausse les perspectives de croissance européenne, reconnaît Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo Securities. A juste titre : non seulement les fantasmes de l’été dernier sur un retour de la crise se sont évaporés, mais surtout nous enregistrons depuis quelques mois une conjonction de facteurs exogènes positifs – baisse du pétrole et de l’euro – qui se conjuguent à des facteurs endogènes, notamment la fin de la consolidation budgétaire ». Quant aux pays émergents, si la Chine inquiète toujours par la montée de son endettement et l’ampleur de son ralentissement et si le Brésil et la Russie souffrent durement de la chute des matières premières, leur importance apparaît plus secondaire. « La croissance des émergents en parité de pouvoir d’achat est prévue à 4 % en 2015, contre 2 % pour les pays développés, ce qui constitue un écart historiquement faible entre les deux zones », indique Jean-Pierre Petit. Autrement dit, la croissance mondiale se jouera principalement dans les pays développés.

    Et pourtant… Cet air de reprise joué sur un rythme de plus en plus rapide s’accompagne d’une musique lancinante qui commence à emprunter une tonalité grave. La reprise à l’œuvre est atypique, voire inquiétante.

    « Le meilleur exemple est celui offert par la Suède, résume Pierre-Olivier Beffy, chef économiste d’Exane BNP-Paribas. Voilà un pays affichant 2 % de croissance et une bulle immobilière naissante, dont la banque centrale est obligée de fixer son taux d’intérêt directeur en territoire négatif ! » Une décision incroyable n’ayant qu’un seul but : éviter une trop forte appréciation de sa monnaie comparativement à l’euro, en chute libre.

    Vieux sage parmi les banquiers centraux, Stanley Fisher prédisait déjà, il y a trois ans en petit comité, que le « Quantitative Easing » des banques centrales finirait « par provoquer l’une des plus grandes guerres des changes que le monde ait jamais connue ».

    Au-delà de la seule question des changes, ce rôle nouveau des banques centrales explique cette plongée en Terra incognita. « La prochaine remontée des taux de la Réserve fédérale américaine sera cruciale car pour l’instant les marchés donnent l’impression de ne pas y croire alors même qu’elle est inévitable dans un pays qui crée un million d’emplois par trimestre », rappelle Bruno Cavalier.

    Autres rivages inconnus : ceux de la dette. « On a l’impression que le problème de la dette est en passe d’être résolu mais il s’agit d’une illusion, dénonce Jean-Pierre Petit. La crise de 2008, née d’un problème d’endettement privé aux Etats-Unis, a été résolue en générant de la dette publique dans les pays développés. En outre, les pays connaissant la plus forte progression de leur endettement sont les émergents qui suivent la même évolution que nous avec quinze ans de retard ».

    Reprise atypique de l’inflation également, passée à 3,5 % en moyenne dans les pays émergents alors qu’elle évoluait à 110 % il y a 20 ans. Une chute laissant prévoir une longue période de taux bas aux conséquences imprévisibles sur le comportement d’épargne des ménages.

    «Les gérants d’assurance-vie allemands sont en quasi-faillite », plaisante à moitié Patrick Artus, le chef économiste de Natixis. « Ce qui pousse les Allemands à placer leur épargne dans des endroits plus attractifs, à l’extérieur de la zone euro, de sorte qu’ils ne sont plus là pour financer la reprise de l’investissement dans leur propre zone », ajoute-t-il plus sérieusement.

    Quant aux ménages américains, eux-mêmes d’habitude si optimistes, « ils n’ont pas dépensé la cagnotte liée à la baisse du prix de l’essence, qui leur a permis d’économiser 130 milliards de dollars entre juin 2014 et janvier dernier, souligne Christian Parisot, économiste chez Aurel BGC. Non seulement cette somme a été assez largement épargnée, mais les Américains ont moins recours à l’endettement pour financer leur consommation. Comme s’ils avaient intégré le fait que les salaires nominaux progressent très peu depuis plusieurs années ».

    Changement de comportement des agents, transformation des paradigmes économiques, déformation historique des courbes de taux d’intérêt : dans ce contexte imprévisible l’erreur majeure pour les gouvernements serait de parier sur une brise solide et bien établie. « Lorsque les facteurs puissants comme la baisse du pétrole s’estomperont on réalisera que la croissance potentielle s’est considérablement affaiblie », prévient Jean-Pierre Petit. Ne restera plus que la politique monétaire expansive des banques centrales comme facteur de soutien mais les gouvernements auraient tort de se réfugier derrière cet argument pour ne pas poursuivre les réformes : les déséquilibres financiers non conventionnels nés de cette politique les amèneront à l’interrompre un jour.

    Alors même que les effets positifs de cette reprise n’ont pas été ressentis par la population, « on a l’impression déjà d’être plus près de la fin que du commencement », résume Pierre-Olivier Beffy.

    http://fortune.fdesouche.com/378119-terra-incognita-la-reprise-mondiale-quel-prix#more-378119

  • Areva ou les limites du colbertisme

    Ce billet a été publié dans l'Action française 2000 du 19 mars 2015 (n°2905 p.10) sous ce même titre. Il entre en archives RA avec des liens complémentaires en bas de note qui n'apparaissent pas dans la version papier faute de place et une notice plus développée sur Hans Hermann Hoppe*.

    Avec un chiffre d'affaires sensiblement constant, l'action Areva a perdu 88% en 7 ans. Ce n'est pas "la faute à pas de chance" car y fut concentré le meilleur des cerveaux français, et c'est sans doute en celà que les déboires de la filière d'excellence sont inquiétants. Le premier reproche que l'on puisse faire à l'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, est le fiasco technique d'UraMin. Alors que beaucoup de grands dirigeants français ont suivi un cursus de sciences molles qui les autorise à méjuger les affaires industrielles (la liste est longue), Atomic Anne, agrégée de sciences physiques par Normale Sup, est issue du prestigieux Corps des Mines et s'est donc lourdement trompée dans son cœur de métier. Tout le reste en découle puisque la Justice examine l'alternative entre une erreur par incompétence et une mauvaise décision parfaitement documentée. Le résultat de l'instruction menée par la Brigade financière de Paris et par le juge Van Ruymbecke signalera si l'ingénieur Lauvergeon était sous-calibré pour exercer la dictature nucléaire française consentie par les pouvoirs publics en souvenir du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), ou si elle a cherché dans ses multiples fonctions sa propre gloire. Cette affaire est la pierre de touche qui révélera la nature profonde des erreurs d'Areva : cafouillages typiques des entreprises d'État dont le propriétaire est un buste en plâtre qui trône dans les mairies. On n'ose parler d'escroquerie délibérée et pourtant, beaucoup de millions ont circulé !

    Yellow Cake

    L'affaire est digne d'un roman de Gérard de Villiers. En quelques lignes, la voici : en quête de mines d'uranium à agréger au patrimoine de la COGEMA devenue Areva, la direction du groupe repère la mine centrafricaine de Bakouma qui avait été découverte par le CEA en 1958 et jugée inexploitable alors, site à moitié noyé, minerai enfermé dans une gangue d'apatite quasiment infractable, logistique ruineuse. La hausse du prix de l'uranium changeait-elle aujourd'hui le compte d'exploitation ? Aucun personnel de terrain ne le crut, mais tout l'état-major voulait acheter sans voir, ni même consulter les copieuses archives de la COGEMA. Les patrons se sont laissé rouler dans la farine par les vendeurs, une holding minière canadienne qui fit fortune dans la transaction, quasiment en faillite dans l'exploitation ! Le monde de l'uranium est un boudoir, chacun savait les permis d'UraMin sans valeur. Sauf Areva ?
    Les déboires d'Areva sont typiques de la gestion étatique des entreprises publiques, la morgue passant trop souvent la raison. Que ce soit l'enthousiasme potache à la rédaction du contrat finlandais d'un EPR™ qui n'en finit plus de s'achever dans les pénalités de retard ; les présomptions arrogantes d'ouverture du marché chinois à des réacteurs de 3è génération, qui pourrait bien se limiter pour nous aux quatre unités de Taïshan, le reste du programme national étant sinisé sous licence Westinghouse à tout motif même déloyal comme la standardisation des filières pour optimiser la maintenance ; que ce soit l'agonie du réacteur EDF de Flamanville ; et bien pire, le désastre d'Abou Dhabi où pour une fois la composante politique du projet avait bien manœuvré mais que la suffisance ou l'inconstance des contractants a ruiné au bénéfice d'une technologie coréenne, tout simplement bien présentée ; nous avons touché du doigt dans chacun de ces dossiers le "détachement" d'élites techniques imbues d'elles-mêmes que rien ni personne ne pourrait critiquer. Jusqu'à ce que les alarmes hurlent ! La Cour des Comptes a signalé les ravages d'une technocratie irresponsable par nature, puisqu'elle travaille sur fonds publics, avec l'argent de tous et de personne, contrairement aux groupements anglo-saxons qui engagent sur ces créneaux des compagnies propriétaires de leurs actifs et de leur avenir, dont l'excitation à conclure tranche avec l'impassibilité narquoise des fonctionnaires français.

    Réacteur EPR™ de Flamanville

    Quels que soient ses diplômes, ses talents personnels et l'expérience acquise en butinant le domaine industriel de l'État, Anne Lauvergeon qui accumule partout les jetons d'administrateurs, reste incapable de mettre aujourd'hui son chéquier sur le tapis vert pour signer un milliard de dollars à la fin du tour de table. On trouve ces entrepreneurs à leur compte outre-atlantique et en Asie. Ils ne vivent pas dans l'entreprise, c'est l'entreprise qui leur sert de cœur et de poumons. Cette véritable "incarnation" de l'entreprise est invincible. Et le concept n'est pas réservé aux Américains. Quand Monsieur Deng débonda l'énergie créatrice de la Chine épuisée par le communisme, il fit confiance à l'impatience des individus à s'établir socialement et à s'enrichir, et pas du tout à la réforme des grands combinats étatiques. La France de Monsieur Hollande n'a pas encore franchi ce seuil d'intelligence, et pour protéger le "triomphe" du secteur public, Areva sera peut-être réprimandée mais pas condamnée. Comme le dit Hans Hermann Hoppe :"l'efficacité est liée à la propriété privée pour que chacun soit incité à faire des efforts" et le même de conclure à la privatisation gagnante de l'État en ramenant un roi propriétaire puisque la monarchie est la forme la plus comptable de l'avenir du pays, pays qui n'est que le sien. En attendant, Areva a récupéré Philippe Varin, le loser de chez Peugeot qu'il a bien fallu poser quelque part puisque les Chinois n'en voulaient pas ! Il préside aujourd'hui le conseil d'administration depuis la mort de Luc Oursel il y a huit jours, éphémère successeur d'Anne Lauvergeon. 

    Pour ceux qui veulent creuser la mine sur ce blogue :
    Résultats du groupe
    Uramin et Areva - mine de rien
    Uramin, la synthèse d'un scandale
    Uramin, omerta chez Areva
    l'ingénieur Balkany dans le schmilblick minier africain
    Areva chez Bellaciao

    (*) Hans-Hermann HOPPE est professeur au Département d'Economie de l'Université du Nevada à Las Vegas, Senior Fellow du Ludwig von Mises Institute et rédacteur en chef adjoint de la Review of Austrian Economics. Il est né le 2 septembre 1949 à Peine, en Allemagne de l'Ouest. Il a fréquenté l'Universität des Saarlandes à Sarrebruck, la Göthe Universität de Francfort s/Main et l'University of Michigan à Ann Arbor pour des études de philosophie, sociologie, histoire et économie. Il a reçu en 1974 son doctorat en philosophie et son diplôme post-doctoral (sociologie et économie) de la Göthe Universität à Francfort. Il a enseigné dans plusieurs universités en Allemagne, de même qu'à Bologne, au Bologna Center for Advanced International Studies de la Johns Hopkins University. 
    Outre de nombreux articles et brochures, il a publié Handeln und Erkennen (Berne, 1976), Kritik der kausalwissenschaftlichen Sozialforschung (Opladen, 1983), Eigentum, Anarchie und Staat (Opladen, 1987), A Theory of Socialism and Capitalism (Dordrecht, 1990) et The Economics and Ethics of Private Property (Auburn, 1993). 
    C'est le dernier venu et le meilleur supporter de la monarchie** parmi les grands esprits parce qu'il fonde sa démonstration sur du concret, un peu à la manière de Maurras. Il présente ses idées sur un site web personnel (clic) et sur les sites des instituts que nous avons cités.

    (**) Royal-Artillerie : De la supériorité économique de la monarchie

    http://royalartillerie.blogspot.fr/

  • La piste du corporatisme.

    Dans le cadre d'un prochain entretien sur le corporatisme organisé par le Cercle Henri Lagrange(du nom de ce jeune militant royaliste d'Action Française, devenu « le prince du Quartier Latin » avant d'aller mourir sur le front en 1915), je me suis plongé dans les archives de la presse royaliste « sociale » et dans la documentation, au-delà du petit monde monarchiste, sur ce qu'ont été les corporations et les idées corporatistes dans l'histoire, en France comme chez certains pays voisins : c'est à la fois passionnant et très instructif, même s'il reste encore beaucoup à étudier et à dire sur ces sujets-là, en fait peu connus du grand public mais aussi des militants monarchistes eux-mêmes.

     

    Pourquoi ce manque d'intérêt sur le corporatisme, alors même qu'il peut apparaître, mieux qu'une « troisième voie », comme une juste voie sociale, conciliant production de richesses et protection des producteurs, en particulier des ouvriers et des paysans mais aussi des chefs d'entreprise, harmonisant le souci environnemental avec la qualité du travail et de ses fruits matériels, et évitant les pièges d'un libéralisme sans frein et ceux d'un étatisme stérilisateur ? Bien sûr, il y a l'histoire propre de la France et le sentiment que les corporations appartiennent trop à l'Ancien Régime pour pouvoir fournir une réponse aux problèmes économiques et sociaux contemporains. Mais il y a aussi, comme le fait remarquer l'économiste Alain Cotta, cette fâcheuse récupération du terme par les régimes totalitaires en Italie comme en Allemagne : pourtant, ces corporatismes d’État n'ont rien à voir avec la nature même des corporations telles qu'elles existaient en France avant 1791 et du corporatisme tel que le prônait et le définissait La Tour du Pin, véritable théoricien du monarchisme social et corporatiste au XIXème siècle, monarchisme qu'il défendit jusqu'à sa mort en 1924 sans toujours être compris de ses lecteurs comme de ses contempteurs... Pourtant, il eut quelques héritiers : il se dit parfois que le général de Gaulle lui-même y trouva quelque inspiration, désireux de ne rien céder ni au capitalisme débridé (qu'il méprisait) ni au socialisme étatique, et que son idée de la Participation n'aurait pas déplu à La Tour du Pin, associant les salariés aux bénéfices de la production des biens et des richesses.

    Le Groupe d'Action Royaliste, héritier de La Tour du Pin et d'Albert de Mun.

     

     Il faut rappeler que, aujourd'hui, le terme de corporatisme est utilisé comme un repoussoir sur le plan social comme les termes de nationalisme, protectionnisme, et, dans une certaine mesure, de socialisme auquel la Gauche de gouvernement préfère la formule de social-démocratie, voire de social-libéralisme pour les plus « progressistes ». L'actuel ministre de l'économie, M. Macron, n'a pas hésité à pourfendre, en octobre dernier, « les trois maladies de la France » qui seraient, selon lui, « la défiance, la complexité et le corporatisme » : ce à quoi le dirigeant du syndicat Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a répondu, après une évocation critique du fascisme italien (d'ailleurs fort réductrice, y compris sur le plan historique), que « Quand le gouvernement veut déréglementer on cite toujours le mot de corporatisme, comme on cite le populisme, ça fait partie de la com », ce qui n'est pas faux ! Le corporatisme est souvent employé comme un « élément de langage » par les libéraux pour dénoncer les résistances, dont toutes ne sont pas illégitimes, de certaines professions ou catégories socio-professionnelles, qu'il s'agisse des notaires, des chauffeurs de taxis ou des fonctionnaires. M. Macron, nouveau Le Chapelier, veut en finir avec tout ce qui constitue un obstacle au libre marché et à la « liberté du travail », celle qui, selon le mot célèbre, se définit en une formule simple : « le renard libre dans le poulailler libre »... Maurras, quant à lui, parlait de « liberté de mourir de faim », rappelant que la liberté du travail était d'abord et avant tout celle du détenteur de capitaux avant que d'être « imposée » aux travailleurs qui n'avaient guère les moyens de la refuser, n'ayant alors aucune (ou si peu...) de protection sociale réelle depuis le décret d'Allarde de mars et la loi Le Chapelier de juin 1791.

     

    Au moment où les Français se sentent désarmés, pour nombre d'entre eux, face à une « économie sauvage » et une mondialisation peu favorables aux droits des travailleurs et des producteurs de base, repenser le nécessaire équilibre entre les libertés économiques et les droits légitimes du monde du travail s'avère indispensable. En passer par un « corporatisme associatif » tel que le souhaitait La Tour du Pin (mais aussi Schumpeter au sortir de la guerre) ne serait sans doute ni scandaleux ni inutile, n'en déplaise à MM. Macron, Attali et autres « libéralistes » sans scrupules...

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1209:la-piste-du-corporatisme&catid=49:2015&Itemid=60

  • L'Europe accule les gouvernements rétifs à l'échec

    L'analyse économique de François Reloujac dans Politique Magazine d'avril.

    "Il ne se passe pas un jour sans que les médias n’évoquent le « Grexit » (la sortie de la Grèce de l’euro), les tribulations du gouvernement français face à une Commission européenne qui la somme de respecter ses engagements financiers et la « politique non conventionnelle » suivie par la BCE. Le point commun à tous ces sujets ? La décomposition avancée de l’Europe.

    Les débats autour de la situation en Grèce montrent à quel point l’absence de solidarité entre les états européens – assumée par les divers gouvernements et alimentée par les médias – est patente. On a beaucoup glosé sur le manque d’honnêteté des Grecs lorsqu’ils sont entrés dans la zone euro et sur la façon dont les partis successivement au pouvoir ont utilisé la monnaie unique en vertu de leurs intérêts partisans jusqu’au moment où le peuple s’est révolté, pour l’instant uniquement dans les urnes. On a beaucoup moins fait allusion aux décisions européennes qui ont nui (l’euro fort), ou nuisent encore (l’embargo russe décrété dans le cadre de la crise ukrainienne), à l’économie grecque. Mais depuis qu’un gouvernement improbable est sorti des urnes, menaçant l’establishment politique, l’Union européenne a décidé de jouer la politique du pire. Le 10 mars dernier, le commissaire Dijsselbloem déclarait ainsi cyniquement que « s’il y a une pression sur la liquidité de l’état grec, cela pourrait accélérer la mise en œuvre des réformes » imposées par la « Troïka », quoiqu’elles aient déjà montré leur nocivité absolue.

    En fait la Commission européenne a peur. Peur que l’exemple grec ne devienne contagieux, à commencer par l’Espagne prochainement. Il faut donc, par tous les moyens, acculer le gouvernement Tsipras à l’échec. Tout le monde s’y met, hors de Grèce. Des chaînes de télévision qui rediffusent d’anciens reportages sur l’actuel ministre grec de l’économie en détournant le sens de ses positions. Jusqu’aux journaux les plus importants qui déforment sciemment les mesures proposées par le gouvernement grec, notamment pour lutter contre la fraude fiscale. Le but est toujours le même : déconsidérer ce gouvernement aux yeux de l’opinion publique européenne et pousser le pays vers la sortie de l’UE Même la Banque centrale européenne s’y est mise en imposant à la Grèce des mesures spéciales qui vont au-delà de ce que prévoit le respect des traités.

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    Paula Corbulon

  • L’UE autorise la mise sur le marché d’un médicament coupe-faim aux effets secondaires alarmants

    Il n’y a que les profits immédiats qui intéressent le gouvernement d’occupation bruxellois. Les technocrates se moquent de la santé des européens.
    Même la France s’alarme de la mise sur le marché de cette nouvelle molécule… N’ayant plus de souveraineté nous sommes obligés d’accepter l’AMM de l’UE sous peine de sanctions.

    Le médicament anti-obésité américain Mysimba a été approuvé la semaine dernière par la Commission européenne, en dépit d’une forte opposition de la France, a indiqué jeudi l’agence du médicament ANSM. Le médicament en question, produit par le laboratoire californien Orexigen Therapeutics, est appelé Mysimba en Europe et Contrave aux États-Unis. Il associe deux molécules, la naltrexone et le bupropion (autrefois appelé amfébutamone), utilisé dans le sevrage tabagique.

    L’ANSM avait réclamé un réexamen par Bruxelles du dossier de ce coupe-faim, qui avait déjà reçu un avis favorable de l’Agence européenne du médicament (EMA) pour sa commercialisation en Europe en décembre dernier, mais elle n’a été suivie que par l’Irlande, l’Autriche et l’Italie. « L’autorisation de mise sur le marché a finalement été octroyée jeudi dernier au niveau européen » a indiqué Joseph Emerich, directeur des médicaments en cardiologie à l’ANSM.

    L’agence française avait justifié son opposition par une « efficacité limitée sur la perte de poids » et des problèmes de sécurité. Elle évoquait en particulier des »incertitudes sur des risques » d’ordre neuropsychiatrique (dépression, suicide…) et cardiovasculaires, sur le long terme, de ce produit. M. Emerich a ajouté jeudi que la tolérance du médicament était limitée, puisque50% des personnes ayant participé à un essai clinique avaient abandonné en cours de route en raison d’effets indésirableset que les résultats définitifs de cet essai n’étaient pas encore connus.

    Source : Le Figaro

    http://www.contre-info.com/lue-autorise-la-mise-sur-le-marche-dun-medicament-coupe-faim-aux-effets-secondaires-alarmants#more-37407

  • La spéculation, ce vice du capitalisme

    Il n'avait pas été heureux parce qu'il avait tout le temps désiré plus que ce qu'il avait, parce qu'il n'avait jamais joui de rien, savouré rien, comme le laboureur qui jette un regard sur son domaine au soleil couchant, comme l'écrivain qui relit sa page et numérote la page suivante. Le gain, le gain, toujours le gain, sans l'équilibre approximatif du commerçant, qui connaît ses limites et qui sait où il va. Mais la spéculation, c'est la saute de vent imprévisible, le hasard, la chute perpendiculaire, la lutte sans merci et sans trêve. C'est la jungle avec ses fauves en veston, des êtres sans entrailles et tout en griffes préhensives, en crocs déchiqueteurs. Les fortunes s'édifiaient vertigineusement, s'écroulaient de même.

    LÉON DAUDET, Ariane, 1936

    Composés rapidement, en marge de l'activité débordante de leur auteur, les romans de Léon Daudet sont inégaux, mais on y glane toujours quelques remarques, quelques croquis, quelques leçons de sagesse. C'est ainsi que, relisant naguère Ariane (1936), je m'arrêtai sur les réflexions du financier Gervais au bord de la faillite, et l'actualité économique de ces derniers mois me revint à l'esprit. Le personnage central d'Ariane est un écrivain qui a fait médecine et n'exerce pas. On reconnaît l'auteur lui-même. L'évocation de la Touraine, et certaines notes sur le Japon font de ce roman un des meilleurs de Léon Daudet.

    Le téléphone qu'on tire de sa poche pour interroger en quelques secondes un correspondant à Hong Kong, la cote de la Bourse d'une place internationale qui apparaît sur l'ordinateur "en temps réel", l'avion qu'on emprunte comme le métro, semblaient avoir relégué au musée les règles économiques classiques. Mais il y a un an, le krach des prêts hypothécaires à risques (subprime pour ceux qui préfèrent l'anglais, celui de Wall Street, bien sûr, pas la langue de Shakespeare) raviva le souvenir de la crise de 1929. Sans remonter au système Law (la spéculation s'appelait alors l'agiotage), il est bon de se rappeler de temps à autre les grands scandales financiers parce qu'en économie comme en politique, l'histoire enseigne la sagesse, vertu ignorée des époques ignorantes.

    En composant son roman, Léon Daudet pensait à Albert Oustric, spécialiste en spéculation boursière. Il avait fondé une banque en 1919, puis multiplié les sociétés. En novembre 1929, il faisait une faillite retentissante qui éclaboussait la classe politique. À propos de l'affaire Stavisky (1933-1934), Daudet dénonça en Camille Chautemps, président du Conseil, le chef d'une bande de voleurs et d'assassins.

    Stavisky et Madoff

    Quelle différence entre l'affaire Stavisky et l'affaire Madoff ? Aucune d'un point de vue technique, sinon la dimension internationale de la fraude. Et voici que revient à la mode John Maynard Keynes (1883-1946), théoricien de l'encadrement du capitalisme par l'État, de la nécessité de réguler les marchés et de la primauté de l'école de la demande sur celle de l'offre. À propos de cet économiste, on se souviendra à l'Action française des thèses contraires à nos intérêts qu'il soutint dans ses Conséquences économiques de la paix (1919). Les exagérations d'un libéralisme sans frein ne nous feront pas oublier les tares du capitalisme d'État. N'est-ce pas d'ailleurs l'Administration démocrate qui obligea pour des raisons idéologiques les banques américaines à consentir des prêts immobiliers à des personnes insolvables ?

    L'histoire restera notre guide, l'histoire méditée, dans la ligne de Jacques Bainville. Le concile de Latran de 1139 condamna l'usage de l'arbalète et des balistes, mais non celui de l'arc, de l'épée et de la masse d'armes. Nous voyons déjà sourire le primaire qui pense que les hommes étaient idiots avant l'invention de l'ordinateur. Mais quels arguments le concile mit-il en avant ? Que les carreaux d'arbalète et les boulets envoyés par les balistes portaient si loin que les soldats ne pouvaient maîtriser les conséquences de leurs actes. La prudence conseille de ne pas agir quand on ne dispose d'aucun moyen de maîtriser les conséquences. Comme les hommes politiques, les économistes auraient intérêt à méditer l'histoire.

     

    GÉRARD BAUDIN L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 15 janvier au 4 février 2009

  • Le Marché des Familles

    Image001Le Marché des Familles estune centrale d'achat associative à but non lucratif dédiée aux familles. L’association a été créée par des professionnels bénévoles et des parents qui, au sein de leurs paroisses et associations respectives, constatent avec un sentiment d’impuissance les difficultés matérielles rencontrées par les familles.

    L’objectif est de repérer pour vous des « bons plans » dans tous les domaines où des fournisseurs de produits et/ou services peuvent offrir une qualité et des prix imbattables.

    Entre QUALITE et PRIX il n’y a pas à choisir, le Marché des Familles s’occupe des deux !

    Chaque semaine, de nouvelles promotions sont proposées au sein des rubriques disponibles :

    Alimentation, Cave des Familles (mariage et réceptions familiales), fournitures scolaires (service de livraison de colis individuels des fournitures pour l'année suivante directement à l'école), uniformes (pantalons, jupes, pulls, tabliers).. L'équipe du Marché des Familles étudie toutes les demandes:  contact@marchedesfamilles.fr

    Les produits alimentaires sont livrés à domicile pour l'instant seulement aux familles de l’ouest parisien; l’objectif est d’élargir à terme ce service à d'autres régions de France.

    Pour accéder au Marché des Familles, il suffit de créer son compte sur le site au moment de passer sa commande.

    Pour renforcer sa logique d’entraide, le Marché des Familles permet par son fonctionnement d’aider, anonymement, les familles qui sont le plus en difficulté. Il suffit de choisir une des solutions proposées lors de la validation du panier !

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Sondage Ifop : les électeurs UMP et FN se retrouvent sur les questions identitaires, pas sur l’économie

    Source : LE Figaro.fr – Les électeurs UMP et FN se retrouvent sur les questions identitaires, pas sur l’économie
    SONDAGE – Selon l’étude réalisée par l’Ifop pour le Figaro Magazine, des propositions comme l’interdiction du port du voile à l’université convainquent les électeurs de l’UMP comme ceux du FN. Mais les divergences restent nombreuses.

    Les électeurs UMP et FN se retrouvent sur les questions identitaires, pas sur l'économie

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    Si l’UMP se focalise sur un programme économique libéral (suppression de l’ISF et des 35 heures…), il ne lui sera pas facile de convaincre les électeurs du FN.

    Et, sur l’opportunité de sortir de l’euro, le fossé est profond entre les sympathisants des deux partis. En revanche, ils se retrouvent sur les thèmes liés à l’immigration ou la laïcité, par exemple sur la proposition du FN de diviser par vingt le nombre d’immigrés qui entrent chaque année en France. C’est le principal enseignement de l’étude réalisée par l’Ifop pour Le Figaro Magazine.

    http://fr.novopress.info/