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économie et finance - Page 559

  • Elus parisiens logés en HLM : après le PS, l'UMP

    Après la révélation du Point sur 9 membres, anciens et actuels, du cabinet du maire PS du 13ème arrondissement de Paris logés dans le parc social, c'est au tour du Parisien de révéler des cas similaires concernant des élus UMP dans le 15ème :

    "Selon nos informations, neuf élus du XVe — des conseillers d’arrondissement, des conseillers de Paris mais aussi des adjoints du maire d’arrondissement — sont logés dans le parc social (...) Selon un militant UMP, « dans le XVe arrondissement, il y a un système de copinage qui perdure depuis Galy-Dejean (NDLR : ancien maire RPR de 1983 à 2008, dont Philippe Goujon a été le premier adjoint avant de lui succéder) (...)

    Le top au top ! Gérard Gayet, l’adjoint (UMP) au commerce du maire du XVe arrondissement, bénéficie d’un penthouse (appartement en toit-terrasse) de 110 m2, rue de la Fédération (XVe), avec terrasse de 70 m2. C’est dans ce même immeuble (...) que vivait Frigide Barjot avant de s’en faire expulser. L’ex-égérie de la Manif pour tous, non sans humour, le qualifiait d’« immeuble plutôt UMP » (...)

    On pourrait ranger dans la catégorie croquignolesque le cas Jean-Raymond Delmas. L’adjoint (UMP) du XVe chargé du tourisme, membre de la commission locale d’attribution des HLM, est locataire… de Paris Habitat, un des bailleurs sociaux de la Ville. Mais, à sa décharge, il était déjà dans les murs quand l’office a racheté son immeuble. Il paye un loyer 6 500 € pour 250 m2. Le bail comprend un appartement, mais aussi un local commercial abritant un restaurant, le Toucan et une salle en sous-sol. Pour l’anecdote, le restaurant, très prisé par l’UMP, dont le siège est presque en face, a été surnommé « la cantine du parti »."

    Philippe Carhon

  • Poursuite de la grève à Radio France… malgré des avantages considérables pour les salariés

    Après trois semaines de grève à Radio France, le conflit s’enlise

    Pourtant, la semaine dernière, la Cour des comptes a publié un rapport au vitriol sur Radio France (photo) : vacances abondantes, primes en tous genres, avantages en nature, placards inutiles…  Les conditions de travail sont “très favorables” au sein des radios publiques.

    Exemples :

    Les journalistes ont droit jusqu’à 68 jours de congés par an.
    La Radio rembourse les amendes de ses salariés.
    Les syndicats pèsent 8 % des effectifs, et exercent un chantage permanent à la grève. Résultat : la direction cède aux conflits pour y mettre fin par « l’octroi de mesures catégorielles : primes spéciales, avancements garantis ».
    Enfin, plusieurs services sont pointés du doigt pour leurs sureffectifs, comme la communication (100 personnes). Radio France ne compte pas moins de 582 techniciens du son !

    Et ces journalistes donnent des leçons à tout le monde !

    La réponse à cette gabegie ? Pour Dominique Wolton, chercheur sur les médias (invité très régulièrement sur Radio France et payé par le CNRS), plutôt que de chercher à réaliser des économies : “Si on veut sauver Radio France, il faut augmenter la redevance”. Alors qu’elle va déjà augmenter en 2015 !

    Radio Courtoisie, elle, est nettement mieux gérée. Et sans subventions ni publicités.

    http://fr.novopress.info/

  • Le casse-tête de la croissance

    Le monde est confronté à un dilemme majeur. Si une croissance économique rapide, comme celle des 50 dernières années, est essentielle au développement, nous savons aussi aujourd’hui qu’elle peut avoir des conséquences néfastes, en particulier pour l’environnement. Comment pouvons-nous équilibrer les impératifs de la croissance et du développement avec la nécessité de garantir la durabilité ?

    La croissance sans précédent du revenu par habitant au cours des vingt dernières années a sorti plus d’un milliard de personnes de l’extrême pauvreté. Dans les pays en développement, l’espérance de vie a augmenté de 20 ans depuis le milieu des années 1970 et le taux d’analphabétisme des adultes a été réduit de moitié environ ces 30 dernières années.

    Mais cette croissance économique rapide a exercé d’énormes pressions sur l’environnement. Elle a de plus été accompagnée d’inégalités croissantes des revenus qui ont aujourd’hui atteint des niveaux historiques dans plusieurs pays (même si entre les pays mêmes, ces inégalités se sont atténuées). Dans ce contexte, l’on pourrait défendre l’idée qu’une croissance plus lente serait bénéfique pour le monde.

    Dans ce cas, la solution est en vue. Selon un nouveau rapport publié par le McKinsey Global Institute (MGI), le vieillissement démographique et la baisse du taux de fertilité dans plusieurs régions du monde pourraient considérablement freiner la croissance mondiale au cours du prochain demi siècle.
    En fait, même si la productivité augmentait au même rythme que ces cinquante dernières années, la croissance mondiale déclinerait de 40 pour cent, soit bien en-dessous du taux de croissance anémique des cinq dernières années. La croissance de l’emploi devrait également se ralentir considérablement. En conséquence, même compte tenu du ralentissement de la croissance démographique, la croissance du revenu par habitant déclinerait de 19 pour cent environ.

    Le PIB mondial n’en serait pas moins multiplié par trois et le revenu par habitant par deux au cours des 50 prochaines années. Mais ce taux de croissance à long terme constitue une rupture avec la multiplication par six du PIB et de presque par trois du revenu par habitant ces cinquante dernières années.

    Malgré ses avantages potentiels, en particulier pour l’environnement, ce ralentissement imminent de la croissance comporte des risques importants. Si la croissance n’est pas une fin en soi, elle permet de réaliser un large éventail d’objectifs sociétaux, notamment la création de possibilités économiques et d’emploi pour des millions d’individus pauvres et vulnérables, et de fournir des biens publics, tels l’éducation, les soins de santé et les retraites.

    Comment faire en sorte que ces impératifs soient concrétisés, malgré les contraintes démographiques et environnementales ? La première étape est d’assurer une croissance économique au moyen de gains de productivité.

    La nécessaire accélération de la croissance de la productivité – de 80 pour cent pour maintenir la croissance du PIB global et de 22 pour cent pour maintenir le revenu par habitant aux taux du dernier demi siècle – paraît presque irréalisable. Mais sur la base d’études de cas dans cinq secteurs économiques, le rapport du MGI conclu que, tout en étant « un défi majeur », il est possible d’y parvenir, sans tabler sur des avancées technologiques imprévues.

    Les trois quarts de cet accroissement de la productivité pourraient provenir d’améliorations de « rattrapage ». Les pays devraient mettre en œuvre diverses mesures –  dont la modernisation du secteur du commerce de détail, la consolidation de la construction automobile dans un nombre réduit d’usines plus grandes, une meilleure efficacité des soins de santé et la réduction du gaspillage dans le conditionnement alimentaire – qui ont déjà fait leur preuve.

    Le quart restant proviendrait d’innovations technologiques, opérationnelles et commerciales – avec, par exemple, le développement de nouvelles semences pour accroître les rendements agricoles, l’utilisation de nouveaux matériaux (dont les matériaux composites de fibres de carbone) pour construire des voitures et des avions plus légers et plus solides, ou la numérisation des dossiers médicaux.

    Une autre avenue de croissance se présente avec la valorisation de l’emploi et de la productivité des femmes. Aujourd’hui, près de la moitié seulement des femmes en âge de travailler sont employées. Elles ne gagnent que les trois quarts de la rémunération des hommes à travail égal, et sont surreprésentées dans les emplois informels, temporaires et à faible productivité.

    Le MGI estime qu’une meilleure intégration des femmes à la population active pourrait se traduire par une croissance potentielle de la main d’œuvre de près de 60 pour cent au cours du prochain demi siècle.

    Pour réaliser ce potentiel, des efforts devront être consentis à la fois par  les gouvernements et les employeurs pour éradiquer les pratiques discriminatoires qui entravent l’embauche, la rétention et la promotion des femmes. Des politiques de soutien financières, fiscales et familiales seront également nécessaires pour aider les salariées à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie de famille.

    Dans le même temps, afin d’atténuer les répercussions environnementales d’une croissance rapide constante, les pays doivent grandement améliorer l’efficacité des ressources. Le MGI et d’autres études ont identifié de nombreuses occasions de croissance, responsables au plan écologique, issues d’une utilisation plus intelligente de ressources limitées.

    Prenons par exemple l’amélioration de l’efficacité énergétique, qui pourrait réduire de moitié la demande énergétique prévue entre aujourd’hui et 2020. Comme l’a démontré la Californie – la huitième économie mondiale – des normes strictes d’efficacité énergétique peuvent être bénéfiques à la fois pour la croissance et l’emploi.

    En fait, ces politiques ont permis à la Californie de maintenir une demande énergétique constante par habitant ces trente dernières années – alors qu’elle augmentait de 50 pour cent dans le reste des États-Unis – sans compromettre la croissance.

    Il y a de très bons arguments, du point de vue des entreprises comme des consommateurs, en faveur d’une meilleure productivité des ressources puisqu’elle peut se traduire par des économies de coût substantielles. Heureusement, les politiques qui sous-tendent ces objectifs rallient une adhésion de plus en plus grande, à la fois dans les pays en développement et les pays avancés.

    Même si une plus grande participation des femmes à la vie active et une croissance de la productivité liée à une utilisation efficace des ressources permettent des taux élevés de croissance, un problème majeur persiste : l’inégalité des revenus. En fait, il n’existe pas de relation simple entre la croissance et l’inégalité des revenus ; les inégalités vont croissants à la fois dans les économies développées à faible croissance et dans les économies émergentes à croissance rapide.

    Selon l’économiste Français Thomas Pikkety, l’inégalité des revenus augmente lorsque le rendement du capital excède la croissance économique, signifiant qu’une croissance économique plus rapide réduirait de manière inhérente les inégalités. Utilisant une autre approche, des économistes du Fonds monétaire international trouvent également une relation positive entre une moindre inégalité des revenus et une croissance plus rapide, concluant qu’une politique de redistribution des revenus peut encourager une croissance plus rapide et plus durable.

    La croissance reste importante. Alors que le vent arrière démographique se transforme en un vent contraire et que les problèmes environnementaux sont chaque jour plus évidents, les entreprises et les gouvernements doivent soigneusement réfléchir à la manière d’améliorer l’efficacité des ressources tout en encourageant une croissance économique plus inclusive.

    Project Syndicate

    http://fortune.fdesouche.com/379763-le-casse-tete-de-la-croissance#more-379763

  • Radio France : les scandales relevés par la Cour des comptes

    Cela fait 21 jours que près de 200 techniciens et journalistes sur environ 4300 collaborateurs du groupe Radio France (France Bleu, France Info, France Inter etc…) ont commencé un mouvement de grève « pour défendre l’emploi à Radio France ».  La Cour des comptes révèle pourtant les abus scandaleux et lourds de conséquences sur le budget de cette « institution » financée avec notre argent.

    Extraits :

    Des journalistes à 14 semaines de vacances

    Les enquêteurs de la Cour des Comptes ont pris leur calculette : en plus des 25 jours de congés payés légaux, les journalistes de Radio France bénéficient de 5 jours de repos dus au passage de 40h à 39h, 4 jours dits « de modernisation », 15 jours pour récupération de jours fériés, 16 jours de RTT (si leur travail est planifié en 5/2) et encore 5 jours au-delà de 8 années d’ancienneté. Total selon la Cour : jusqu’à 68 jours ouvrés de congés et de RTT, soit près de 14 semaines de repos. Certains journalistes sont encore plus gâtés : 56 d’entre eux travaillent sur le rythme 4/3 (quatre jours de travail – trois jours de repos), 5/4/5 et même 5/3/3/5.

    > Des programmes à 20.000 euros l’heure

     

    La Cour a évalué le coût horaire de production des différentes antennes du groupe. Celui de France Culture atteint 6.215 euros, soit près du double de celui de France Info, et près de 10 fois celui de France Bleu. Les fictions diffusées par la station culturelle expliquent cet écart : elles coûtent 20.000 euros par heure à produire. Un chiffre élevé pour des audiences assez minimaliste souligne le rapport : diffusé le samedi soir, “Drôle de drames” n’a été écouté que par 39.000 auditeurs en moyenne.

    > Des auditeurs de plus en plus vieux

    La Cour souligne le vieillissement rapide des auditeurs de Radio France. Leur âge moyen est passé de 54 à 57 ans entre 2009 et 2013. Ceux de France Musique culminent à 68 ans, devant ceux de France Bleu, France Inter et France Culture – 59 ans -, France Info – 53 ans-, FIP -49 ans – et Mouv’ 34 ans.

    > Des orchestres qui ne rapportent rien

    Les recettes de billetterie des formations musicales de Radio France couvrent à peine 10% de leurs dépenses (39,1 millions d’euros), un taux deux fois inférieur à celui de la radio danoise ou à celui de l’Orchestre de Paris. Et encore : ce ratio serait encore pire si l’on tenait compte des rémunérations de la direction de la musique de la Maison ronde et les dépenses des fonctions support. Malgré de nombreuses captations de concerts, les produits dérivés (CD et DVD) n’ont rapporté que 24.000 euros en 2013.

    > Des musiciens à moins de 500 heures par an

    Grâce à leur convention collective, les musiciens bénéficient déjà d’un régime avantageux : ils n’ont que 1.110 heures de travail à effectuer par an, bien moins que la durée légale annuelle de 1607 heures. Mais grâce aux combats successifs de leurs représentants syndicaux, ceux de Radio France ont obtenu encore mieux : 739 heures pour les musiciens de l’orchestre philarmonique et 703 heures pour ceux de l’orchestre national de France. Quatorze musiciens ont même travaillé moins de 500 heures !

    > 134 emplois pour les syndicats

    Radio France compte pas moins de 388 élus ou délégués syndicaux, soit 8% de ses effectifs. Le crédit d’heures syndicales dont ils disposent représente l’équivalent annuel de 134 ETP. Des chiffres « supérieurs à ceux qui découlent du code du travail », note le rapport. De plus, la direction met à disposition des syndicats 8,5 permanents syndicats et six secrétaires.

    > Un orgue à 5 millions d’euros

    En avril 2006, le ministère de la Culture, a jugé que la Maison de la Radio n’avait plus besoin des deux orgues qui équipaient les studios 103 et 104. Ils ont donc été cédés pour 1 euro symbolique. Changement de pied en mars 2008 : la tutelle exige un orgue pour le nouvel auditorium en construction. Son achat et les travaux à entreprendre pour l’installer ont coûté près de 5 millions d’euros, selon la Cour. Au total, le chantier de rénovation de la Maison de la Radio pourrait coûter 575,5 millions d’euros, contre 261,9 millions prévus initialement.

    > 103 salariés chargés de la communication

    Radio France ne lésine pas pour faire parler d’elle. Selon le rapport, l’entreprise emploie plus de 100 personnes dans ses différents départements communication : 70 équivalent temps plein (ETP) au sein des différentes antennes et 33,5 ETP directement rattachés à la direction du groupe.

    http://www.contre-info.com/radio-france-les-scandales-relevees-par-la-cour-des-comptes#more-37469

  • La nouvelle affiche de Robert Ménard

    Après l'affiche mettant en valeur le "nouvel ami" des policiers municipaux de Béziers, Robert Ménard, soutenu par le FN, s'en prend à la propriétaire des Galeries Lafayette dont le magasin va fermer dans la cité de l'Hérault alors qu'elle s'apprête à en ouvrir un au Qatar...

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    Marie Bethanie

  • Le coût de l'immigration

    O-MIGRATIONS-POUR-LES-NULS-570On ne présente plus Jean-Paul Gourévitch, consultant international sur l'Afrique et les migrations, docteur en sciences de l'information et de la communication, et auteur de "Les migrations pour les nuls", déjà présenté iciau mois d'octobre.

    Interrogé par Joachim Véliocas, Jean-Paul Gourévitch cite les chiffres de l'immigration :

     

    Marie Bethanie

  • La Chine a proprosé la création d'une banque : Le Déclin de Bretton Woods

    « L'Angleterre n'a pas d'amis ou d'ennemis, elle n'a que des intérêts permanents ».

    Winston Churchill

    Une information passée inaperçue. La Chine a proposé la création d'une Banque (l'AIIB), l'Asian Infrastructure Investment Bank, Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures dotée d'un capital initial de 100 milliards de dollars. Elle a pour objectif de répondre aux besoins croissants d'infrastructures ( transports, barrages, ports, etc.. ) de la région asiatique. Créée en 2014 sur l'initiative de la Chine, elle est destinée à financer les projets d'infrastructures dans la région Asie-Pacifique.

    La Russie participera à la fondation de la Banque asiatique, a annoncé samedi 29 mars à Bo'ao, en Chine, le premier vice-Premier ministre russe Igor Chouvalov. L'AIIB vient surtout concurrencer la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement (BAD), deux organisations contrôlées par les Occidentaux, qui en détiennent les principales parts de vote et les postes clés. Traditionnellement, la Banque mondiale est dirigée par un Américain, le FMI par un Européen, la BAD par un Japonais.

    Le système bancaire en bref 

    Pour avoir une idée du fonctionnement du système actuel qui génère une financiarisation, lisons cette contribution qui en explique le mécanisme et ses perversions : « Le système bancaire actuel fonctionne selon un principe très simple. Celui qui veut emprunter de l'argent promet au banquier qu'il remboursera et sur cette promesse le banquier lui crée un avoir. Sur cela l'emprunteur doit des intérêts. La Banque centrale européenne (BCE) oblige les banques d'avoir 2 centimes en réserve pour chaque euro qu'elles doivent à leurs clients. Nos avoirs bancaires sont maintenant couverts pour quelques pourcentages d'argent réel, le reste de l'argent n'existe pas. Nous n'avons donc pas d'argent à la banque, mais un avoir de la banque, une promesse du banquier, qu'il nous donnera du vrai argent en échange si nous lui demandons. Les banques empruntent le vrai argent de la BCE. C'est l'argent dans notre porte-monnaie. Le vrai argent est également utilisé sous forme électronique dans les paiements entre banques. Dans le trafic de paiements interbancaires quotidien, les banques annulent les montants qu'elles se doivent mutuellement et le soir elles ne se paient que les différences. Ainsi, avec un tout petit peu d'argent les banques, entre elles, peuvent payer des millions.» 

    «Dans l'argent'' en circulation, les prêts s'entassent toujours plus... Les intérêts pour les épargnants sont payés par les emprunteurs. Ces intérêts aussi portent des intérêts. A 3% d'intérêts l'épargne double en 24 ans, à 4% en 18 ans. Donc les riches deviennent de plus en plus rapidement plus riches. Aujourd'hui 10% des Européens les plus riches détiennent 90% des richesses. La masse de pseudo-argent ne cesse de croître. Aux alentours de 1970 elle avait atteint le stade où les avoirs dépassent le Produit intérieur brut. Cela menait au développement d'un secteur financier, où l'on gagne l'argent avec l'argent, c'est-à-dire avec des intérêts et en soufflant des bulles à la Bourse. (...) Les banquiers ont réussi à convaincre les gouvernements, que ce serait mieux s'ils n'empruntaient plus à leur banque centrale (ce qui dans la pratique revenait à emprunter sans intérêts) et, à la place, d'emprunter à des banques commerciales, donc à intérêts». 

    «Dans tous les pays qui l'ont accepté la dette publique croissait exponentiellement. (...) Les gouvernements devaient réduire leurs dépenses pour faire face à la charge croissante des intérêts. Mais contre l'effet de la croissance exponentielle des intérêts on ne pourra pas gagner avec des réductions de dépenses. Les gouvernements devaient vendre des services publics pour rembourser les dettes..(...) Les pays faibles se retrouvent endettés, sans possibilité de s'en sortir. Les banques profitent de ces montagnes de dettes croissantes et font porter les risques par les payeurs d'impôts.

    Quelle serait la solution ? 

    La solution de tous ces problèmes est aussi simple que sa cause. Nous devons ériger une banque d'Etat qui a le droit exclusif de créer de l'argent. Il faut interdire les prêts d'argent inexistant. Une banque d'Etat n'a pas besoin de capital, ni de bénéfices. Aussi, les intérêts peuvent rester très bas ou être compensés fiscalement. Le gouvernement ne sera plus dépendant des banques.

    Il est tragique de voir comment des pays sont ruinés. Ils laminent les dépenses sociales au profit des remboursements d'intérêts et ceci ad vitam æternam puisque le principal est encore hors de portée du remboursement. Par contre, et sans faire dans un prosélytisme déplacé, dans le mécanisme de la finance islamique, l'usure (intérêt n'existe pas) et les risques sont partagés entre l'emprunteur et sa banque.

    La naissance d'une banque en dehors de l'hégémonie américaine

    Les Chinois sont devenus les plus grands créanciers de la Terre: une réserve de plus de 3000 milliards de dollars en devises. Elle achète des obligations d'État mais aussi des entreprises privées, des hôtels, des cliniques, des monuments historiques, des tableaux, des châteaux, des infrastructures ( aéroports, ports ) etc. La Chine représente maintenant 15% de l'économie mondiale et a conquis la deuxième place devant le Japon. 

    La Chine a annoncé, être désormais la première puissance commerciale mondiale. Elle n'a jamais vraiment considéré l'Union Européenne comme un partenaire politique de premier plan. Et malgré sa rivalité avec les Etats-Unis, elle estime que Washington est le seul véritable interlocuteur sur la scène internationale. Pour rappel, les pays du Brics dont fait partie la Chine forment un bloc important à l'échelle mondiale. Leur poids démographique atteint 3 milliards de personnes, soit 42% de la population mondiale et leur PIB représentait en 2010, quelque 14.000 milliards d'USD, ou 18,5% du PIB mondial. Leur réserve de devises est estimée à 5000 milliards d'USD, dont 3200 milliards pour la seule Chine. 

    La Chine a décidé de sortir en douceur, de l'orbite du dollar et du système de Bretton Woods, On sait que les Etats-Unis s'opposent, en vain, à la nouvelle puissance montante du monde, la Chine. Par les investissements qu'elle opère dans le monde, la Chine devient presque un pays prédateur, à l'affût des bonnes affaires dans le monde. Et surtout avec sa politique «gagnant-gagnant» et grâce à sa main-d'oeuvre très peu coûteuse, elle opère dans tous les continents y compris en Europe et aux États-Unis. Deuxième puissance du monde depuis 2010, détentrice de plus de 4000 milliards de réserves de change, la Chine, qui a commencé à internationaliser sa monnaie, le yuan, sait que « le temps travaille pour elle ». Et les États-Unis en sont conscients. Partant d'une « vérité » que le dollar américain ne peut rester indéfiniment la monnaie-centre du monde, la Chine vise à surpasser l'Amérique et devenir la première puissance économique, financière et monétaire du monde. 

    Le 17 mars, à Pékin. Martin Schulz, le président du Parlement européen a qualifié de « bonne chose » les adhésions européennes à la banque d'infrastructure asiatique. A ce jour, une trentaine de pays figurent dans cette liste, parmi lesquels l'Inde, Singapour, l'Indonésie et l'Arabie saoudite. Lorsqu'il a été lancé par la Chine en octobre 2013, le projet de Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures avait fait des vagues dans le monde des organisations multilatérales. Il était difficile de ne pas voir dans ce projet « anti-Bretton Woods » la volonté du président XI Jinping d'affirmer et de voir reconnue la puissance chinoise dans le monde des institutions multilatérales, aujourd'hui encore largement dominé par les Américains et les Européens.

    Alors que le délai pour souscrire s'achève mardi 31 mars 2015 au soir, l'Égypte a annoncé, la veille, lundi 30 mars 2015, sa décision de rejoindre la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII - AIIB). Elle en deviendra officiellement le 14 avril 2015 un membre fondateur. La Turquie a posé sa candidature vendredi 27 mars 2015. La BAII devrait commencer ses activités fin 2015. 

    Les Etats-Unis jettent l'éponge. Ils vont coopérer avec la BAII 

    Le lundi 31 mars, date butoir pour le dépôt des candidatures pour devenir membre fondateur de la BAII, le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, a déclaré que son pays prévoyait de coopérer avec la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures. Cette annonce s'est faite après un entretien d'une heure que M.Lew a eu avec le Premier ministre chinois Li Keqiang ce lundi à Beijing, selon le vice-ministre chinois des Finances Zhu Guangyao. M.Zhu a confirmé, à l'Agence de presse Xinhua que le secrétaire américain au Trésor souhaitait la bienvenue à la Chine pour jouer un plus grand rôle dans les affaires économiques internationales. C'est une passation de pouvoir, pour ne pas dire une capitulation. Après avoir vu ses alliés les plus solides partir et l'un après l'autre, rejoindre le projet chinois, les Etats-Unis ont fini par faire un constat amer; ils ont été tout simplement ignorés et traités comme quantité négligeable dans cette affaire. Avec ou sans eux la BAII se fera et le monde entier, hormis le fidèle Japon et quelques petits satellites, sera là pour y participer. Que faire d'autre maintenant sinon tenter de jouer avec les instruments qui sont encore en sa possession, le FMI et la Banque mondiale, avec lesquels la BAII aura à coopérer d'une manière ou d'une autre? 

    Le Japon s'interroge sur sa participation à la BAII. L'administration Obama a été prise de court par le ralliement de plusieurs poids lourds européens (Royaume-Uni, France, Allemagne...) à cette banque qui compte déjà une trentaine d'Etats membres, comme l'Australie ou la Corée du Sud et l'Egypte. D'ailleurs, Séoul prendrait 4 à 5% de la Banque asiatique d'investissement. La France, l'Allemagne et l'Italie ont décidé, après le Royaume-Uni, de rejoindre la nouvelle Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures. Cette décision des trois capitales européennes, est à l'évidence un revers diplomatique pour les Etats-Unis. Constatant leur isolement, les Etats-Unis ont commencé à infléchir leur position en ouvrant la porte à une coopération avec la banque chinoise. 

    Mon Dieu protégez moi de mes amis, mes ennemis ; je m’en charge !

    Cette citation attribuée à Talleyrand illustre d’une façon parfaite, la perfidie des vassaux vis à vis de l’empire. « Il fallait bien que ça explose un jour, lit-on sur le journal Le Monde, mais la déflagration est partie de là où on ne l'attendait pas. La rivalité entre les Etats-Unis et la Chine pour la domination économique du globe a fait, le 12 mars, un détour surprenant par la Grande-Bretagne qui, bravant la fatwa de Washington, a annoncé son intention de rejoindre la nouvelle banque régionale de développement chinoise AIIB comme membre fondateur. Epidermique et un peu ridicule, la réaction des Etats-Unis ne s'est pas fait attendre. Un responsable américain, s'abritant derrière l'anonymat, a accusé Londres d'être « dans des arrangements constants avec Pékin », (...). Une fois que les Britanniques, censés entretenir une relation privilégiée avec les Etats-Unis, avaient ouvert la brèche en rejoignant l'AIIB, trois autres pays européens s'y sont engouffrés.» 

    On est toujours par définition écrit Philippe Bernard, trahi par ses alliés, mais le coup a néanmoins été rude pour Washington. Jeudi 12 mars, le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, a créé la surprise en annonçant la décision de faire du Royaume-Uni un membre fondateur de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII) que la Chine a lancée en octobre 2014. Rejoindre la BAII représente «une chance sans équivalent pour le Royaume-Uni et l'Asie d'investir et de dégager ensemble de la croissance», s'est félicité M.Osborne. 

    Après Londres, ce sont donc Paris, Berlin et Rome qui ont décidé de rejoindre le 17 mars la Banque asiatique lancée par la Chine, en octobre 2014. Paris, Berlin et Rome soulignent qu'elle aura « vocation à travailler en partenariat avec les banques multilatérales d'investissement et de développement existantes ».

    Chems Eddine Chitour*

    *Professeur, Ecole Polytechnique enp-edu.dz

    source : Euro-synergies  lien

    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuklFpAkulkgLgcGJg.shtml

  • Augmentation des péages autoroutiers : non non, jurait Ségolène. C’est oui oui.

    Madame Royal est ministre de l’Écologie. C’est une grande spécialiste des éoliennes, ces modernes girouettes : pareille à elles, elle tourne avec le vent.

    Madame Royal est ministre de l’Écologie. C’est une grande spécialiste des éoliennes, ces modernes girouettes : pareille à elles, elle tourne avec le vent.

    En décembre dernier, quand s’annonçaient les frimas et que commençait à souffler la bise des augmentations – celles qui arrivent chaque année en janvier après la galette des rois et les soldes du blanc (électricité, gaz, SNCF, timbre, métro, etc.) –, Ségolène Royal nous l’avait juré craché par terre : pas question d’augmenter les tarifs autoroutiers comme le demandaient ces requins qui nous ponctionnent à chaque péage.

    Quand la ponction tombait encore dans l’escarcelle de l’État, on se faisait une raison. On se disait que, d’une certaine manière, cela sortait de notre poche pour y retourner. Naïf, d’accord, mais il faut bien garder quelques illusions si l’on ne veut pas être tenté par le suicide. Mais avec le coup de génie du poète Galouzeau de Villepin, l’État s’est débarrassé à vil prix des bijoux de famille au moment où ils commençaient à devenir rentables. Transfert de bénéfices, adieu le retour sur investissement. Une fois de plus, le contribuable s’est retrouvé cocu.

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  • STX : notre secteur naval est aussi menacé

    Par Aymeric Chauprade. Source : Realpolitik.tv - Le 12 décembre dernier, le ministre des Finances, M. Michel Sapin, évoquait l’intérêt du chantier italien étatique Fincantieri pour STX-France, les anciens Chantiers de l’Atlantique. Depuis, plusieurs articles de presse – Les Échos, le site spécialisé Mer & marine, etc – ont repris l’information. Si cet intérêt italien pour STX-France n’est en rien surprenant, en revanche, la réaction des pouvoirs publics français fait craindre un abandon pur et simple d’un joyau industriel français. Un abandon qui n’aurait rien de surprenant de la part de l’actuel gouvernement : le secteur aéronautique a été bradé en 2000 lorsque le gouvernement Jospin a octroyé 50% du capital d’EADS alors que les Allemands – en quasi banqueroute – en demandaient seulement 30% ; le secteur terrestre l’est depuis la loi Macron avec le projet Kant qui livrera Nexter aux appétits de Krauss-Maffei Wegmann avec les mêmes conséquences que pour EADS : opacité de la gouvernance, délocalisation et destruction des emplois et conduite des programmes désastreuse (voir l’A400M, le NH-90 et le Tigre) ; est-ce désormais le tour du secteur naval d’être livré aux Italiens de Fincantieri ou aux appétits d’un Daewoo ? Les déclarations de M. Sapin et les silences de l’Administration de Bercy (APE, Trésor, budget) le laissent penser.

    Plus récemment, il est évoqué à mots couverts dans les milieux de la défense et les cercles industriels une possible alliance entre DCNS et Fincantieri soit disant afin d’éviter des concurrences sur les marchés français et export. Alliance censée faire passer cette opération pour un progrès de l’Europe de la Défense.

    STX-France doit redevenir les Chantiers de l’Atlantique, c’est-à-dire une société française à capitaux français, basée en France (Saint-Nazaire, Lanester) et concevoir des bâtiments en France. Les raisons en sont simples : STX France, outre son activité civile (croisières, offshore), est une entreprise stratégique : elle est un partenaire de la Marine nationale non seulement pour ses BPC, mais également pour ses futurs programmes-clés : ravitailleurs (4 unités du programme FlotLog) et frégates de surveillance NG destinées à la protection de nos DOM-TOM ; ses produits ont ensuite un impact sur notre diplomatie de défense. Le BPC est ainsi un enjeu des relations franco-russes et peut le devenir pour nos relations avec l’Inde (projet de 4 unités), le Brésil (projet également de 4 unités), le Chili, la Malaisie, etc. Au-delà de l’outil industriel exceptionnel, STX-France est un actif de souveraineté pour notre marine et notre diplomatie de défense.

    Des solutions nationales existent pour préserver ce fleuron : reprise de STX France par un investisseur privé (comme le groupe Privinvest déjà actionnaire actif des CMN qui est candidat comme un article de presse l’a révélé) et alliance entre STX-CMN et DCNS sur le segment des bâtiments de surface (des intercepteurs aux BPC). Toute autre solution que nationale serait de la forfaiture pure et simple.

    Aymeric Chauprade
    Géopolitologue, député européen

    http://fr.novopress.info/

  • M. Sapin : venez sur les bancs de mon école d’économie

    Avant d’invectiver les entrepreneurs, vous devriez peut-être vous poser des questions sur votre propre logiciel.

    Monsieur Le Ministre,

    Je vous ai écouté vendredi dernier sur une grande antenne de radio, et on sent bien que vous vous impatientez. Au petit matin, vous avez largement tancé un entrepreneur qui vous interpellait sur la croissance soi-disant retrouvée.

    Votre réponse en a laissé plus d’un pantois. Comme si les entreprises privées se laissaient aller aux délices de la prospérité paresseuse, vous lui avez demandé – ou plutôt exigé de lui – qu’il investisse. Vous l’avez même accusé de ne pas avoir changé de logiciel comptable, car il avait l’outrecuidance de se plaindre de ne pas ressentir la baisse des charges annoncée !

    C’est vrai, pourquoi nos entreprises n’investiraient pas ? À vous entendre, grâce à votre politique économique, nous avons retrouvé un « bon niveau de taux de marge ».

    Allez, Monsieur le Ministre, prenez quelques jours et venez sur les bancs de mon école d’économie.

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