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élections - Page 292

  • Les enjeux d’une chute de popularité

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    Emmanuel Macron vient d’enregistrer la seconde plus forte baisse de popularité d’un Président de la République trois mois après son élection, avec une baisse de 10 points[1]. Le record restant le cas de Jacques Chirac après son élection de 1995 (15 points). Ce n’est pas étonnant, et c’est même logique en un sens. Pourtant, la situation n’est pas ici comparable. La particularité de l’élection présidentielle qui a porté Macron à la magistrature suprême donne une signification spécifique à cette chute de popularité. Dans un monde de communication, rien n’est pire que d’avoir une mauvaise image. Et c’est ce qui est en train d’arriver à Emmanuel Macron. Car, si la prophétie auto-réalisatrice à fonctionné dans un sens, et a permis son élection, elle pourrait fort bien fonctionner dans l’autre sens.

    Le précédent de Jacques Chirac

    On se souvient de l’élection de 1995. Jacques Chirac, concurrencé par Edouard Balladur, avait du gauchir son discours, et faire campagne sur la « fracture sociale » pour l’emporter. Mais, dès son arrivée au pouvoir, il mit en œuvre une politique de droite classique, orchestré à l’époque par Alain Juppé. Cette politique devait aboutir à l’un des plus long et des plus durs conflits sociaux, à propos de la réforme des retraites. Ce conflit obligea le gouvernement d’Alain Juppé de retirer son texte, et déséquilibra toute la politique de Jacques Chirac, aboutissant à la dissolution, et à l’élection d’une majorité de « gauche » en 1997.

    En un sens, c’est un peu ce que l’on constate avec l’élection d’Emmanuel Macron. La réalité du Président n’est visiblement pas celle du candidat, et la distance entre les dires du candidat et les faits du Président égale celle de Jacques Chirac. Après avoir limogé 4 ministres en raison des soupçons que pesaient sur eux, il s’obstine à conserver sa ministre du travail qui traine cependant un lourd dossier derrière elle (l’affaire de Las Vegas). Il est revenu sur ses promesses qu’il s’agisse de l’enseignement supérieur et de la recherche ou du budget de la défense. Il paie ici au prix fort la démission du général Pierre de Villiers, l’ex Chef d’Etat-Major des Armées. Mais d’autres dossiers pèsent aussi lourdement sur sa politique comme l’annonce d’une forte augmentation de la CSG, l’annonce de restrictions budgétaires pour les collectivités locales, ou encore les tergiversations sur la suppression de la taxe d’habitation. Mais, le plus grave est, bien entendu, la réforme qu’il entend faire passer par ordonnances du Code du Travail, une réforme qui va considérablement aggraver la situation des salariés[2].

    Il n’est donc pas étonnant qu’Emmanuel Macron connaisse le même sort que Jacques Chirac en 1995. Et cela pourrait promettre un automne particulièrement chaud[3].

    Emmanuel Macron n’est pas Jacques Chirac

    Mais est-ce réellement la même situation qu’avec Jacques Chirac ? La grande différence est ici le pourcentage des électeurs inscrits sur le total des votants qui ont voté soit pour Emmanuel Macron soit, aux élections législatives pour le parti qu’i a créé, La République en Marche. De fait, Emmanuel Macron est certainement l’un des Présidents les plus mal élus de la Vème République, et il s’appuie sur une majorité parlementaire qui, elle aussi, est certainement la plus mal élue depuis 1958.

    Tout ceci rappelle une métaphore dont les économistes sont friands, celle de la « bootstrap economy »[4]. C’est, en fait, une métaphore avec un personnage de bande dessinée qui court vers une falaise, l’atteint, et continue à courir, jusqu’à ce qu’il regarde le sol sous lui. Et ce n’est qu’à ce moment qu’il tombe…En un sens, nous avons une Présidence qui repose largement sur un effet de « bootstrap ». La capacité d’Emmanuel Macron a exercer le pouvoir dépend largement de l’illusion du pouvoir qu’il peut donner. Si cette illusion se dissipe, alors il sera ramené à la réalité : un Président mal élu, appuyé sur une majorité encore plus mal élu que lui-même.

    Et, c’est pourquoi la chute de 10 points dans les sondages que l’on constate aujourd’hui est, pour Emmanuel Macron, bien plus inquiétante qu’elle ne l’était pour Jacques Chirac. De plus, Jacques Chirac pouvait se targuer d’une certaine expérience en politique, à la différence d’Emmanuel Macron. Pour ce dernier, les fautes qu’il accumule, et il commence à en accumuler depuis ces dernières semaines, vont se combiner dans une interrogation qui agira comme un acide sur sa Présidence : est-il digne d’occuper ce poste ? L’autoritarisme affiché du Président, et qui se révèle dans la direction de LREM commence déjà à provoquer des problèmes avec les « militants »[5]. Si nul ne conteste la légalité de son élection, sa légitimité est de moins en moins acquise

    Le dilemme des souverainistes

    Mais, Emmanuel Macron peut s’appuyer sur un élément qui pourrait le maintenir en place ; c’est l’absence d’une opposition crédible. Les « Républicains » (l’ex-UMP) sont divisés, et certains se sont d’ores et déjà ralliés. Les souverainistes des deux bords sont à la fois peu nombreux à l’Assemblée Nationale (du fait du mode de scrutin) et affaiblis par des problèmes de cohérence dans leurs positionnements, mais aussi par la guerre intestine qui les mine, et qui parfois les oppose. Pourtant, ils devraient savoir qu’ils n’ont aucun avenir tant qu’ils n’uniront pas leurs forces, et ceci n’impliquant nullement que les divergences qui les opposent doivent être oubliées. Mais le politique a ceci de différend avec la politique qu’il se concentre sur ce qui oppose le plus. La question du politique, c’est celle de la relation ami-ennemi. Sans une coordination entre les différentes forces d’opposition un pouvoir affaibli, décrédibilisé et progressivement dépourvu de légitimité, pourra se maintenir. C’est à cette vérité que les souverainistes devront, rapidement, se confronter.

    [1] lejdd.fr

    [2] fr.sputniknews.com

    [3] Voir mon interview-vidéo consacré à cette question : YouTube

    [4] Cette métaphore est prise très au sérieux, comme en témoigne des travaux comme lien – pdf 

    [5] bfmtv.com

    Source

    http://www.voxnr.com/12239/les-enjeux-dune-chute-de-popularite

  • Les vérités romaines d’Édouard Philippe

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    Franck Buleux EuroLibertés cliquez ici

    S’interroger sur le président Emmanuel Macron est naturel, n’est-il pas celui qui trace le destin national pendant, au moins, une mandature quinquennale ?

    Trois mois après son investiture, j’ai souhaité rappeler ce que pensait alors le député-maire du Havre, loin d’être Premier ministre, du candidat En marche ! Emmanuel Macron. En effet, il est intéressant, pour tester la cohésion (à terme) du couple représentant l’exécutif français, de rappeler l’estime portée par Édouard Philippe à l’homme, certes seulement candidat, qui le nommera Premier ministre dès la victoire de mai 2017.

    Pour ce – politiquement – proche d’Alain Juppé, à la barbe bien taillée, qui pratique la boxe (sport interdit par la Fédération sportive lorsque l’on porte un système pileux développé, mais passons sur ce sujet épineux…), le candidat issu du gouvernement de Manuel Valls n’a ni le charisme de Kennedy, ni les principes moraux de Pierre Mendès-France.

    Non, pour l’ancien élu normand aujourd’hui au sommet de l’exécutif bicaméral, Macron ressemble à Macron ou, plus précisément, à Naevius Sutorius Macro, dit Macron. Ce Macron (né en 21 avant J.-C. et mort en 38) était préfet – haut fonctionnaire – devenu, à la suite d’une révolution de palais, le conseiller de l’empereur Tibère. Certains historiens indiquent que ce dévoué Macron finit par étouffer Tibère.

    Le successeur de Tibère, Caligula, qui avait une relation intime avec l’épouse de Macron, finit par pousser le couple au suicide. Ce qui fut fait.

    Dans un article écrit pour le quotidien Libération le 19 janvier 2017, soit avant la révélation de l’affaire qui plomba la candidature du « candidat de la droite et du centre », Édouard Philippe rappelle malicieusement cette antique histoire tout en indiquant (pour se dédouaner ?) qu’il ne « souhaite cela ni à son homonyme ni à Brigitte ». Oui, Édouard Philippe appelle l’épouse du futur Président par son seul prénom, sans doute pour réduire la portée de ce personnage à son prénom. On n’oserait pas écrire machisme…

    Sans souhaiter la bunkerisation du couple Macron et le suicide comme expression finale d’une volonté politique fondée sur la trahison, Édouard Philippe, doux maire de la ville normande la plus peuplée, n’hésite pas à évoquer cette méthode de fin de vie.

    Rappelons que le livre Suicide, mode d’emploi écrit par Claude Guillon et Yves le Bonniec, paru en 1982 aux éditions Alain Moreau, fut interdit à la vente en France pour « incitation au suicide ». Mais Édouard Philippe, dont le jeunisme est un atout déclaré, n’était même pas encore, à cette époque, militant chez les jeunes (sic) rocardiens.

    Macron, le nôtre, est, pour son futur collaborateur, l’expression du populisme patricien. Et Dieu sait que le terme « populisme » est chargé d’une énergie on ne peut plus négative. Heureusement que le sectateur Philippe ajoute que le candidat Macron plaît « à ceux qui n’aiment ni Fillon, ni Le Pen ». C’est probablement le cas de ce juppéiste, partisan du « ni, ni » (ni Fillon, ni Le Pen), mais le 19 janvier dernier, il n’en a pas encore conscience. L’homme de Sablé est encore favori. Ce choix se concrétisera après l’affaire dite Pénélope. Comme quoi l’esprit ne vient pas toujours si rapidement aux « bien nés ».

    Pour l’héritier d’Antoine Rufenacht, ancien directeur de campagne de Jacques Chirac en 1995 et « tombeur » des communistes au Havre la même année, Emmanuel Macron « n’assume rien mais promet tout »… Laissons-lui la paternité de ce message et abstenons-nous de le commenter.

    Pour le sage du Havre, le candidat Macron est le « promoteur des autocars », à la fois « juvénile » et « cynique ». Quel portrait !

    Heureusement que notre futur Premier ministre étale sa culture de l’Antiquité romaine pour nous rappeler que la traduction latine « En marche ! » est ambulans.

    Depuis, Édouard Philippe, pourfendeur du « banquier technocrate » (je le cite toujours…) est monté dedans. À grandes enjambées…

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Derrière le masque des élus LREM, le retour des socialistes

    Lu dans La Lettre A :

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    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Casier judiciaire vierge des candidats: le grand bluff

    Les réseaux et la presse retentissent d’une clameur qui permet de poursuivre gaiement le Macron bashing, distraction estivale pratiquée avec d’autant plus de joie mauvaise que je n’ai pas voté pour Jupiter et sa bande. « Les députés n’auront pas besoin d’un casier judiciaire vierge » nous annonce la presse.

    Démagogues et ignorants

    Aïe, mauvaise pioche, la ministre de la Justice qui a souhaité retirer cette partie du texte, a entièrement raison sur ce point. Curieux d’ailleurs que cette revendication, guère poétique, qui est une ânerie démocratique et juridique, soit devenue ce serpent de mer. Que l’on voie émerger de loin en loin, transformée en étendard par les démagogues qui pensent gagner des voix en proclamant qu’il faut laver plus blanc que blanc. Il y a également malheureusement aussi des gens de bonne foi qui, souvent par ignorance, la voient à tort comme un moyen de moralisation de la vie publique.

    Mélenchon dans l’ornière

    Concernant les politiques qui la brandissent, on peut légitimement penser qu’il s’agit de mauvaise foi. Les équipes d’Emmanuel Macron la présentaient comme une des mesures phares de la loi de moralisation, première initiative que le jeune monarque, par François Bayrou interposé (!) devait présenter au Parlement. On voit mal qu’ils n’aient pas lu les avis du Conseil d’État et du Conseil constitutionnel qui leur avait mis les points sur les i. Quant à Jean-Luc Mélenchon, l’homme de la VIe république, qui nous a martelé la proposition pendant des mois, soit, mal entouré il est ignorant, soit c’est un cynique. Dans les deux cas, c’est ennuyeux.

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  • Le potentiel électoral du FN se situe clairement à droite de l’échiquier

    Dans sa contribution accessible en ligne, Nicolas Bay conteste la stratégie de Florian Philippot. Extraits :

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    Capture d’écran 2017-07-24 à 22.05.15Il rappelle notamment que la souveraineté n'est pas un absolu, mais un outil pour défendre ce qui est essentiel : l'identité.

    Enfin, il n'oublie pas la famille :

    Capture d’écran 2017-07-24 à 22.08.53Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La popularité d'Emmanuel Macron chute fortement en juillet ... C'était à prévoir

    L'état de grâce est bref sous une république postmoderne. Le « dégagisme » est sympathique mais il est cruel : il s'applique à tout le monde. Au « chef » le beau premier. C'est ainsi que les Français ont consenti aucoup de force d'Emmanuel Macron. Ce qui n'emporte pas leur adhésion ; encore moins leur constance. Le jeune président pourrait bien faire l'expérience en sa personne de cette « incomplétude » de notre démocratie qu'il avait lui-même signalée. La légitimité a d'autres sources qu'un coup de force rondement mené.  LFAR   

    Le commentaire de BFM TV

    La cote de popularité d'Emmanuel Macron est en forte baisse en juillet, avec 54% de satisfaits soit dix points de moins qu'en juin, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche (JDD).

    Celui qui semblait, à en croire certains, marcher sur l’eau pendant une médiatique séquence internationale et régalienne, est aujourd’hui en brutale perte de vitesse.

    Les causes

    Volte-face sur la fiscalité, tentatives de juguler l’exaspération des communes, inquiétude du milieu des affaires, premiers remous autour de la réforme du code du travail, et, dernière complication en date, la démission du chef d’état-major Pierre de Villiers à la suite de l’annonce de 850 millions d’euros d’économies sur le budget des armées.

    Lire aussi dans Lafautearousseau ... 

    Un mauvais coup porté à la France  

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Marine Le Pen devrait arrêter sa pantomime de refondation du Parti !

    1737457534.2.jpgMarc Rousset

    La preuve vient d’être faite que non seulement Marine Le Pen a atteint son niveau d’incompétence, mais qu’en plus elle s’accroche au pouvoir avec Florian Philippot. MLP, suite à son échec, devrait pourtant en tirer les conclusions, comme le lui recommande son père et se retirer afin d’assurer un véritable renouveau du Front National.

    Tout doit changer pour que rien ne change au FN, pour que les deux seuls responsables de l’échec du FN, à savoir MLP et Philippot ne soient pas sanctionnés. Leur gigantesque opération de mystification et de renouvellement du FN, avec les réunions entre copains à huis clos et les questionnaires aux adhérents pour détourner l’attention sur leur propre responsabilité de l’échec, ne trompent personne. On sent très bien que la petite équipe de courtisans du séminaire de refondation ne veut surtout pas s’entre-déchirer et tuer la poule aux œufs d’or, par crainte de perdre ses avantages matériels et honorifiques.

    La preuve vient de nous être donnée avec la pantalonnade de la dernière décision du séminaire des principaux responsables. A se tordre de rire : « Le cap de la sortie de l’euro est maintenu, mais à l’issue d’un éventuel quinquennat frontiste ». C’est à la fois du grand art et du délire comme programme politique pour des patriotes de conviction capables de trancher dans le vif. MLP qui se moquait des « magouilles », de la langue de bois de l’UMPS fait maintenant encore mieux au FNPS !

    De toute façon, les militants du FN n’ont pas de soucis à se faire quant à cette décision : tant que MLP et Philippot resteront à la tête du FN, il n’y aura jamais un quinquennat frontiste. MLP n’a aucune chance ! Les Français n’en veulent pas, encore moins que Sarkozy ! La Vérité, c’est que MLP ne veut pas reconnaître ses insuffisances et Philippot son erreur de stratégie, qu’il n’a pas sa place au FN, qu’il n’aurait jamais dû être membre du FN !

    Le pot aux roses et le summum du délire, c’est lorsque Philippot, pour nous rassurer, fait savoir aux médias « qu’il n’y a pas de règlements de comptes au FN, que l’ambiance était très positive et très constructive ». Tout va très bien, Madame la Marquise, passez votre chemin braves gens, il n’y a rien à voir. On ne sait même plus devant de tels propos s’il faut en rire ou en pleurer …

    Les adhérents n’ont plus en fait qu’une solution : voter non pour le renouvellement du mandat de MLP à la tête du FN et si, suite à ses manœuvres internes avec Philippot, elle réussit à garder malgré tout une faible majorité, il ne restera plus alors qu’une seule issue pour les adhérents et les militants : quitter en masse le FN afin de le vider de sa substance, aller voir ailleurs ce qui se passe sous d’autres cieux.

    Un nouveau parti pour succéder au FN devrait être créé afin de prendre la relève du FN. Pierre de Villiers devrait fonder ce nouveau parti et vite ! Le FN s’effondrera alors de lui-même à une vitesse accélérée comme un château de cartes et MLP avec…

    Que le FN change de nom ou pas ne changera rien à l’affaire qui est déjà dans le sac ! Le FN, avec MLP et Philippot, aucun avenir ! Il est d’ores et déjà possible d’affirmer que le FN aura connu, avec ces deux  chefs, le sort du MSI italien, MLP ayant joué avec son gourou, Philippot le rôle de Gianfranco Fini !

    3088782875.jpgLire sur le MSI :

    Le commander cliquez ici

    • Marc Rousset est l’auteur de ” Adieu l’argent roi , Place aux héros européens ! Critique de la civilisation de l’argent. Apologie de l’héroïsme”, éd. Godefroy de Bouillon, Sept. 2016, 490 pages, 37 €

  • Qui osera prendre un petit noir avec un membre du Front national ?

    Il y a belle lurette qu’hommes et femmes politiques se parlent et négocient par d’autres canaux que ceux des tweets.

    À la téloche, il y a toujours une « Pause-café » (Véronique Jannot), comme en politique (Florian Philippot). Ainsi, ce dernier aurait proposé de se faire un petit noir à deux et entre quatre yeux avec Alexis Corbière (France insoumise) ; voire même Laurent Wauquiez (Les Républicains). Ce devrait être pour une prochaine tournée au zinc, sachant que les deux invités en question ont un peu décliné l’invitation. Voilà qui bouscule le Landerneau journalistique depuis ce dimanche dernier.

    Pour le reste… une vaste blague ! Il y a belle lurette qu’hommes et femmes politiques se parlent et négocient par d’autres canaux que ceux des tweets. Assez logiquement, Alexis Corbière ne peut faire moins que de prétendre que « les Insoumis préfèrent le café chaud au café facho », tout en ne donnant pas suite à l’affaire… Au même titre qu’un Laurent Wauquiez, n’ayant pas encore répondu sur les réseaux sociaux à cette proposition n’ayant rien de malhonnête, doit être à la recherche d’une de ces blagounettes susceptibles de privilégier sa virginité républicaine : « Pas d’ascenseur pour les fachos », comme l’aurait soufflé Miles Davis en sa trompette ?

    Bref, tout cela n’est que du cake. Jean-Luc Mélenchon guigne autant les voix de Marine Le Pen (Front national de gauche et du Nord) qu’un Laurent Wauquiez mettrait bien son dévolu sur les suffrages d’une Marion Maréchal-Le Pen (Front national de droite et du Sud).

    En revanche, est-ce que Florian Philippot et Nicolas Bay prendront bientôt un café ensemble ? Rien n’est moins sûr… Dans la vieille maison lepéniste, le premier n’est que nouveau venu, fragile. Dans cette même entreprise familiale, le second n’est jamais qu’ancien traître, mégrétiste repêché avant noyade. Le talent de Marine Le Pen consiste, actuellement, à solder les comptes d’une campagne présidentielle dont le relatif échec lui est malgré tout imputable et imputé, tout en n’obérant pas l’avenir du parti dont elle est présidente – qui d’autre qu’elle, de fait ? –, tout en cherchant à maintenir les équilibres internes.

    Pour Philippot, la souveraineté de la France. Pour Bay son identité. Le premier concept est plus aisé à définir : souveraineté monétaire et frontalière. Le second, cheval de bataille de certains « historiques » du Front national, demeure plus délicat à définir. Qu’est-ce qu’être Français, en d’autres termes ? Il ne suffit pas de savoir « qui » on ne veut pas devenir pour définir « qui » l’on est. La religion ? La couleur de peau ? Le goût de la République ? Ou celui de ces quarante rois ayant fait la France ? Clovis ou, plus avant, Vercingétorix ?

    Et c’est probablement là que se dessinent les clivages à venir, fussent-ils internes à ce FN dont on ne sait ou pas s’il changera de raison sociale. Non sans raison, Nicolas Bay affirme : « La notion de souveraineté, utilisée seule ou comme un absolu, peut apparaître abstraite et désincarnée… » En revanche, celle « d’identité constitue la réponse face à la logique globale qui s’exprime tant à travers l’immigration massive, la menace islamiste et la folie matérialiste »

    Et du sien, Florian Philippot s’inquiète quant à un discours lepéniste tenu pour « raciste », tout en s’alarmant de la dialectique d’un mouvement devenu incapable de parler « aux Français issus de l’immigration ». Le débat ne remonte pas à hier et, en 2007, Jean-Marie Le Pen ne dédaignait déjà en rien le « beuro-lepénisme » ; sachant que le Patriarche n’en finit plus de se vanter d’avoir été le premier à faire élire des Français qui, vu les élégances de l’époque, ne l’étaient que de loin.

    Une dernière petite chose pour conclure. Que le Front national cherche des alliances avec tel ou tel parti de droite ou de gauche, personne ne veut s’allier avec lui, pour des raisons plus ou moins justifiées. À croire que la seule union qui vaille pour l’un des plus vieux partis de France consiste plus à aller chercher du côté des électeurs plutôt que de ces élus prétendant les représenter.

    http://www.bvoltaire.fr/osera-prendre-petit-noir-membre-front-national/

  • SORTIE À LA FIN DE LA SEMAINE DU N°46 (ÉTÉ 2017) DE LA REVUE SYNTHÈSE NATIONALE

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    Au sommaire :

    ÉDITORIAL  Roland Hélie

    LE MOMENT MACRON Patrick Parment

    MERCI MACRON Pierre Vial

    LES CAPRICES DE MACRON  Jean-Claude Rolinat

    LA CHRONIQUE Philippe Randa

    DU CHANGEMENT AU FN ? Marc Rousset

    QUI PAYERA LA CASSE ? Pieter Kerstens

    DE L’INCOMPÉTENCE DE LA FONCTION PUBLIQUE Bernard Plouvier

    ASSEZ DE REPENTANCE Nicolas Gauthier

    IL Y A 60 ANS : L’INDÉPENDANCE AFRICAINE Pieter Kerstens

    LE CLIMAT, LES MOUCHES ET LES ABEILLES Aristide Leucate

    LE BASTION SOCIAL Arnaud Menu

    LES PAGES DU MARQUIS Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

    HOMMAGE À ROLAND GAUCHER Jean-François Touzé 

    PIERRE LAVAL LE MAUDIT Bernard Plouvier

    LES LIVRES AU CRIBLE Georges Feltin-Tracol

    LES BIOGRAPHIES LITTÉRAIRES Daniel Cologne

    LES ENFANTS DE MAASTRICHT Un entretien avec Charles-Henri d’Elloy

    LES VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE La chronique de Charles-Henri d’Elloy

    LES BOUQUINS DE SYNTHÈSE NATIONALE

    LA VIE DE L’ASSOCIATION SYNTHÈSE NATIONALE

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  • L'intox Macron : les Français commencent à comprendre

    Ces courriers des lecteurs au Courrier de l'Ouest du 23 juillet valent la lecture :

    Courrier de l'Ouest Dimanche 23 juillet 2017 Macron Bonne  chance la France

    Courrier de l'Ouest Dimanche 23 juillet 2017 Macron c'est  notre Tintin

    Courrier de l'Ouest Dimanche 23 juillet 2017 Macron et les retraités

    La cote de popularité du président français Emmanuel Macron est en forte baisse en juillet, avec 54% de satisfaits, soit dix points de moins qu’en juin, selon un sondage publié par l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche. En juillet 2012, la cote de popularité de François Hollande s'établissait à 56%... Faire moins bien que Hollande, c'est un record. Et cela a refroidi 

    VIDEO :«La baisse de  chez les retraités est inquiétante car ils votent le +. Ca peut être violent pr les prochaines élections» pic.twitter.com/ffYlZ7ksDT 

    VIDEO @JuCorbillon : «Depuis le sondage de ce matin, on n'arrive pas à avoir 1 député ou porte-parole pour venir défendre » pic.twitter.com/RfcqhjmtG7

     

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html