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élections - Page 294

  • M.LE PEN règle ses comptes et c'est le cas de le dire 19/07 et N.DUPONT-AIGNAN...

  • Les Républicains et le Parti socialiste risquent la faillite

    6a00d83451619c69e201b8d296e7cb970c-800wi.jpgC'est le contre-coup de la débâcle électorale. Pour éviter ce scénario, la solution est de louer ou vendre leur patrimoine immobilier. LR hésite encore quant au sort de son siège, situé rue de Vaugirard à Paris et dont l'acquisition avait plombé ses finances. Le PS, lui, est sur le point de faire son choix : selon son trésorier Jean-François Débat, "l'hypothèse de mettre en location le siège de la rue de Solférino, à Paris (un hôtel particulier de 3000 mètres carrés), n'est pas retenue, car elle ne nous permettrait pas de faire face au choc financier qui s'annonce". Le PS va passer de 25 millions à 7 millions d’euros de subventions publiques annuelles. 

    Mais pour Jean-François Débat :

    "Un parti ne meurt jamais de ses finances. Il meurt de l’absence de message et de perspective."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • FN se trompe de diagnostic

    Tribune libre de notre contributeur Lionel :

    51mGqr08F7L._SX331_BO1,204,203,200_.jpg«  Le FN qui a complètement raté les élections de 2017 veut analyser ses échecs. Fort bien, mais il semble que ce parti se trompe complètement sur les causes : en effet, la discussion actuelle porte quasi-exclusivement sur l’euro (dont la position actuelle est son abandon pour un retour à une monnaie nationale, position soit dit en passant qui semble juste et que le FN va peut-être changer !). Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la position que le FN a eue sur l’euro qui explique ses piètres scores, c’est d’en avoir fait l’alpha et l’omega de son programme, comme si ce problème était le problème numéro 1 de la France. Or, de toute évidence, le principal problème de la France aujourd’hui n’est pas un problème économique, mais un problème ethnico-religieux : autrement dit, c’est l’invasion par des hordes étrangères de l’Europe qui est la préoccupation principale de l’électorat potentiel.

    Dans ces conditions, pour gagner des élections, il fallait tenir des propos très fermes sur l’immigration, ce qui pousse vite au politiquement incorrect (bien plus que des points de vue économiques). Or, le FN philippot-mariniste, en pleine dédiabolisation n’a absolument pas parlé de ce problème, faisant même pire : dans son programme, Marine Le Pen ne souhaitait pas la remigration des intrus, ni même une immigration zéro, mais seulement ramener l’immigration à 10.000 personnes/an. Toujours dans le but de se normaliser, le FN rejette le concept de Renaud Camus de « grand remplacement » – qui est une réalité qui saute aux yeux simplement en sortant de chez soi -, ce concept étant jugé lui aussi trop politiquement incorrect. Beaucoup de Français, dans ces conditions, n’ont pas jugé utile de voter pour un parti qui ne se différenciait des autres qu’à la marge et qui n’aurait en rien résolu des problèmes actuels : l’arrivée massive des migrants sature les infrastructures (pourtant financées par les seuls contribuables français), favorise le terrorisme (à titre d’exemple, des terroristes du Bataclan avaient emprunté la route des migrants, ou autre exemple : le terroriste de Nice était venu de Tunisie, il y a plusieurs années, en tant que clandestin), démultiplie les problèmes de sécurité (les migrants sont surreprésentés dans la criminalité comme en attestent, par exemple, les viols à Cologne)… Mais de tout cela, le FN philippot-mariniste a fait motus, car c’est hypersensible, c’est s’opposer frontalement à la doxa officielle ce qui nécessite du courage, c’est prendre le risque de dérapages montés en épingle par les media voire d’être confronté à des procès tant la liberté d’expression sur ce thème est restreinte.

    C’était pourtant cela la préoccupation numéro 1 des Français, une libanisation de la France avec des communautés qui se détestent en vivant sur le même territoire, et les multi-problèmes que ça engendre. Qu’a-t-on affaire du cours de l’euro, si, quand on va acheter des tomates sur un marché, on se met en danger de mort à cause d’un possible attentat ? Devant une telle dégradation de la qualité de vie, les problèmes économiques passent au second rang ! Comme le rappelle à juste titre Jean-Yves Le Gallou, ce n’est pas le cours du sesterce qui a provoqué la chute de Rome, mais ce sont bien les invasions barbares. Le FN avait un atout car les positions qu’il a toujours défendues étaient pile en phase avec le ressenti des Français, d’autant qu’un attentat sur les Champs Elysées dans lequel un policier a perdu la vie est survenu 4 jours avant le premier tour et avait fait la une de tous les titres ! Mais le FN, conseillé par Philippot n’en a pas politiquement profité puisque pour lui, il était plus important de parler de l’euro ! Difficile de faire plus en décalage avec les attentes et préoccupations des Français. Pire, il semble que certains au sein de ce parti n’ait encore rien compris, comme en atteste le tweet de Sophie Montel (bras droit de Philippot) qui explique que le discours actuel du FN sur l’immigration serait anxiogène ! (pour carrément, sans doute, ne plus parler de ce thème et devenir totalement chloroformé en soutenant que l’immigration n’est pas un problème pour la France !)

    Ainsi, les débats qui s’annoncent semblent hors sujet : faut-il ou non abandonner l’euro ? Certes, on peut débattre là-dessus, mais en mettant ce sujet à sa place, c’est à dire dans le contexte actuel une place secondaire ! Si le FN veut reprendre son ascension, il doit parler des problèmes principaux, ceux qui préoccupent d’abord les Français et sur ceux-ci se montrer intransigeant : non seulement l’arrêt immédiat de toute immigration, mais aussi la remigration, au moins de tous les clandestins ainsi que de tous les porteurs de papiers en règle et qui ne respectent pas les lois françaises ! »
    http://www.contre-info.com/le-fn-se-trompe-de-diagnostic#more-45789 |

  • 2017, c’est l’année du Mougeon !

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    Pieter Kerstens

    La communauté chinoise attribue un nom d’animal à chaque Nouvel An. Depuis le 28 janvier 2017 ils sont dans l’année du Coq et à partir du 16 février 2018 ils entreront dans l’année du Chien pour l’ensemble des natifs de l’Empire du Milieu.

    En Europe, et tout particulièrement en France, nous sommes depuis le 1er janvier entrés dans l’année du Mougeon. Cela ne vous inspire pas ? Le Mougeon est un hybride entre le mouton et le pigeon. Un animal stupide que l’on peut tondre régulièrement et tout aussi facile à plumer. La grande majorité des individus répondent malheureusement maintenant à cette comparaison, premier stade de l’asservissement.

    Qui a planqué des millions ?

    Le 14 février 2017, Paul Mumbach, Jean-Philippe Allenbach et Serge Grass avaient demandé à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique ce qu’il était advenu des 3.010.996€ qu’Emmanuel Macron n’avait pas déclarés comme prévu à cette même HATVP. Pas de réponse encore à ce jour …

    Et autant la mafia médiatico-politico-financière avait harcelé et vilipendé d’autres ténors politiques comme François Fillon ou Marine Le Pen, autant ces laquais du Régime ont imposé une omerta jusqu’au 19 juin pour ce qui concerne les casseroles traînées par leurs chouchous (Macron, Bayrou, Ferrand, De Sarnez & C°).

    Ce sont des attentats-suicides et non des actes de Kami Kaze !

    Tous ces actes terroristes sont l’œuvre de fanatiques, à l’exemple des « Assassins » drogués, de l’arabe « hachchachin », qui était une secte chiite ismaélienne organisée en société secrète. Fondée en 1090 par Hasan ibn al-Sabbah. Le sultan du Caire, Baybars, mit fin à leur pouvoir en 1272. Il est injurieux et diffamatoire pour la mémoire des Fils du Soleil Levant qui firent don de leur vie à l’Empereur Hiro Hito pour défendre le sol sacré de l’invasion des ennemis, d’être comparé à des racailles handicapées des neurones et qui ont attaqué des enfants, des femmes et des vieillards sans défense.

    « Des citoyens (spectateurs parisiens et niçois) sont morts parce que nous nous sommes menti à nous-mêmes.

    Ils sont morts, parce que nous n’avons pas su faire face à cette guerre, parce que nous n’avons pas su ni la vouloir, ni la refuser, parce que nous n’avons su ni mesurer l’épreuve, ni en prévoir les conséquences, ni la situer dès l’abord sur le plan mondial. Il y a eu au cours au cours de ces 3 dernières années des occasions perdues pour intervenir, comme il y a eu des occasions perdues pour marquer des victoires.

    Elles l’ont été de la même façon. Elles l’ont été par faiblesse et lâcheté.

    Cédant au chantage communautariste, nous avons engagé cette guerre honteusement. Les effectifs et les moyens engagés, les silences officiels, les « padamalgam », les « vivr’ensemble », tout dans la conduite des opérations semblait s’envelopper d’excuses.

    Quand le drame sera entré dans les consciences alors il ne faudra pas être étonner d’avoir été dupés par nos gouvernants.

    Le wahhabisme et le salafisme, dirigés par Ryad et Abou Dhabi ont pourri notre société et instruit des fanatiques contre nous, chez nous, en notre sein.

    Aucune hypocrisie n’est plus sinistre que ces condoléances adressées par des pays arabes sur le sang européen répandus par les musulmans.

    Les vrais vainqueurs aujourd’hui, ce sont ces rois du pétrole qui devraient hisser la bannière rouge à tête de mort.

    Un espoir nous reste : celui que la tragédie des attentats que nous vivons depuis de longs mois en Europe, donne à la conscience de nos peuples que le front commun de notre civilisation chrétienne et de notre culture gréco-romaine nous arrache à cette folie et trouve par sa puissance même, les moyens d’éradiquer ce fléau. » Inspiré d’un texte du Figaro de 1955.

    Pas d’islamisation sans immigration. Pas de terrorisme sans islamisme.

    Il y a bientôt 10 ans, le Parlement Européen résumait ses positions générales en matière de gestion des migrations. Concernant la lutte contre l’immigration clandestine, le Parlement Européen avait adopté le 26 septembre 2007 une résolution dans laquelle :

    - Il demande une meilleure répartition de la charge pesant sur les États membres en termes de coûts généraux de la lutte contre l'immigration clandestine, en particulier par l'allocation de ressources suffisantes à FRONTEX et la création d’équipes d’intervention rapide aux frontières;

    - Il insiste pour faire de la lutte contre les trafiquants une des priorités de l'Union, en tenant compte de la nécessité de coopérer avec les pays d'origine et avec les pays de transit (les migrants en situation irrégulière ne doivent pas être traités comme des criminels);

    - Il souligne que des mesures de lutte contre le travail illégal ont tendance à diminuer l’incitation à l’émigration vers l’Union et à contribuer à réduire la place de l’économie souterraine, et se félicite donc de la présentation par la Commission de la proposition de directive prévoyant des sanctions à l'encontre des employeurs de ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier.

    Concernant le lien entre l'immigration légale et clandestine et l'intégration des immigrants, le Parlement européen convient avec la Commission que la régularisation en masse d'immigrants illégaux n'est pas une solution au problème de l'immigration clandestine.

    En l'absence d'un système commun en matière d'immigration et d'asile, elle devrait être un fait unique puisqu'une telle mesure ne résout pas les véritables problèmes à la racine de ce phénomène.

    Il demande à la Commission d'étudier les meilleures pratiques des États membres à développer dans le cadre d'un système d'échange d'informations et d'alerte rapide.

    Depuis cette date, et après plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés, victimes innocentes et cibles des attaques des djihadistes wahhabites et takfiristes, les eurocrates de Bruxelles ont permis la venue de plus de 8 millions d’immigrés clandestins. Ces hors-la-loi dans 80% des cas ne répondent à aucun des critères pour bénéficier du statut de « réfugié » ; ces demandeurs d’asile ont tous reçus un « ordre de quitter le territoire » mais au lieu de rentrer dans leur pays d’origine, ils vagabondent à travers les pays d’Europe, bénéficiant d’aides aussi diverses qu’inutiles, en vivant d’expédients et pour certains de trafics illégaux.

    En consultant les résultats de la résolution des parlementaires européens du 26/09/2007, on pourrait en conclure que FRONTEX ne lutte pas contre l’immigration et que bien au contraire, il en serait le complice et le collaborateur !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • La liberté d’expression

    La notion de liberté d’expression (ou de penser) est un concept tordu comme la gauche sait les faire. Ce concept s’apparente à celui de la démocratie : une vision directement issue de la philosophie de gauche mais qui apparaît d’une manière différente de qu’elle est réellement.

    Pour commencer, on peut constater qu’aujourd’hui la répression intellectuelle sévit sur tous les sujets. On remarque qu’il y a énormément d’interdits légaux ou moraux : interdiction de décrire certaines réalités, interdiction d’avoir des pensées perçues comme déviantes, interdiction de remettre en causes certains dogmes, interdiction d’employer certains mots etc.

    On assiste aujourd’hui à des situations qui seraient ardemment dénoncés par nos grandes consciences de gauche si elles se passaient dans des pays étrangers, où l’on crierait à la « dictature » du « régime » de tel pays, à l’atteinte aux droits de l’homme, à la démocratie etc. Par exemple :

    Deux ans de prison ferme pour un entretien dans un journal. En Chine communiste ? Non, en France : http://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/peine-de-deux-mois-de-prison-confirmee-en-appel-pour-le-negationniste-vincent-reynouard_1760149.html

    Deux ans de prison ferme pour un article sur un blog. En Corée du Nord ? Non, en France : http://www.breizh-info.com/2016/04/23/42464/boris-le-lay-breizatao-prison-ferme

    Deux mois de prison ferme pour un tweet. En Arabie Saoudite ? Non, en France : http://www.laliberte.ch/news/international/deux-mois-de-prison-ferme-pour-un-tweet-raciste-contre-christiane-taubira-349033#.WVLP-ulpy9I

    Quatre mois de prison requis contre l’humoriste Dieudonné. À Cuba ? Non, en France : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/10/11/97001-20161011FILWWW00351-4-mois-de-prison-requis-contre-dieudonne.php

    Et c’est pareil dans les autres pays occidentaux :

    Dieudonné condamné à 2 mois de prison ferme en Belgique : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/3176845/2017/06/07/La-condamnation-de-Dieudonne-validee-en-cassation.dhtml

    Luxembourg : un homme poursuivi pour avoir minimisé la Shoah : http://5minutes.rtl.lu/grande-region/laune/1005663.html

    Cinq ans de prison pour délit d’opinion en Allemagne : http://www.bvoltaire.fr/dictature-merkel-cinq-ans-de-prison-delit-dopinion/

    Etc…

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  • ZOOM - Valérie Bugault / Jean Rémy : La démocratie à l'épreuve des faits

  • Budget de la défense : qui croyait qu'Emmanuel Macron respecterait sa promesse ?

    Tentative de synthèse d'un spécialiste des questions de défense :

    • tel que voté à l’automne 2016, [le budget de défense] était en hausse de 600 millions par rapport à celui de l’année précédente.
    • en début d’année, 2,7 milliards ont été « gelés » et non annulés.
    • aujourd’hui on annonce 850 millions en moins. Ces 850 millions ne font pas partie du budget initial de 2017, mais ils devaient venir financer les opérations extérieures et intérieures de l’année en cours, pour lesquels seuls 450 millions étaient inscrits au budget initial - sachant que les opex et opint devraient s’élever à 1,3 milliards cette année. Traditionnellement, cette complément provenait d’un financement interministériel (dont la défense prenait une part d’environ 18%) - cette année, il devrait donc être entièrement supporté par la Défense.
    • le ministère des Armées compte toujours sur les dégels des 2,7 milliards, desquels il faudra donc retirer ces 850 millions.
    • Résultat, en l’était actuel des choses : le budget 2017 ne devrait pas augmenter par rapport à celui 2016 et pourrait même légèrement baisser.

    Cela change de la campagne :

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    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • L’hypothèse Wauquiez, mais en même temps…

    Sonné par la l’élimination de François Fillon  dès le premier tour de la présidentielle,  par un fort recul du nombre de ses députés aux législatives,  miné par la scission entre  les constructifs clairement macronistes et les partisans d’une opposition plus clairement affichée, divisé par de profondes (irrémédiables?) divergences de ligne, de stratégie, d’idées, voire de valeurs, le parti Les Républicains entend lui aussi se rénover. En attendant, le  bureau politique de LR délibérait  aujourd’hui sur le sort de six de ses membres qui ont rallié Emmanuel Macron que ce soit en participant au gouvernement ( Gérald Darmanin,  Sébastien Lecornu , Bruno Le Maire, Edouard Philippe ) où en le soutenant  à l’assemblée ( Thierry Solère, Franck Riester…). Pour la petite histoire, sur les neuf membres de la commission de recours de LR que M.  Solère menaçait  de saisir en cas d’exclusion, trois sont des LR macronistes: Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et le juppéiste Gilles Boyer, aujourd’hui conseiller politique du Premier ministre… Courage fuyons, les coucous macronistes n’ont finalement pas été exclus… voilà qui a le mérite de la clarté (?).  Des « ateliers de la refondation » ont été lancés le 5 juillet par l’actuel  président de LR,  Bernard Accoyer, poste provisoire qu’il entend abandonner au plus vite. Un congrès prochain (dont la date reste à fixer)  devrait désigner  le  futur patron de LR, et le moins que l’on puisse dire c’est que si le nom de Laurent Wauquiez, actuel président de la région Auvergne-Rhône-Alpes,  est souvent évoqué, il ne fait pas l’unanimité  au sein des instances de ce parti. Les progressistes Xavier Bertrand (président des Hauts-de-France) et  Valérie Pécresse  (présidente de la région Ile-de-France) ayant renoncé à concourir par crainte d’une sévère déculottée, M. Wauquiez, qui vient de rencontrer successivement Nicolas Sarkozy et François Fillon,  espère l’emporter fort du soutien d’un courant droitier (Eric Ciotti, Brice Hortefeux, Thierry Mariani…) plutôt  en phase avec les aspirations de la base

    Le site du magazine Marianne fait état des manœuvres en cours d’un ex patron de l‘UMP qui n’a pas laissé de bons souvenirs, Jean-François Copé, pour bloquer l’ascension annoncée de Laurent Wauquiez qui, horresco referens, prendrait ses conseils depuis quelques années auprès du sulfureux Patrick Buisson. « J’ai en tête un mode d’organisation qui nous permettrait d’éviter l’éclatement. Nous pourrions avoir un directoire, avec un secrétaire général chargé de gérer le parti, expliquait (M. Copé, NDLR) pendant la campagne des législatives.  Sinon, Wauquiez fera son machin tout seul. Il montera un Tea Party avec Marion Maréchal-Le Pen, Sens commun et tous ces gens sympathiques » persiflait-il.

    M. Copé fait ici allusion bien sûr à l’entretien accordé en mai dernier par Marion à Valeurs actuelles: « Un profil comme Laurent Wauquiez change la donne. Mais il faut voir ce qu’il fera de ce pouvoir ! Si c’est pour avoir un nouveau Sarkozy, ce n’est pas utile. (…) Ce qui est sûr, c’est que, dans le paysage politique actuel à droite, il fait partie de ceux dont les déclarations laissent penser qu’on aurait des choses à se dire et à faire ensemble ».

    Partisan autoproclamé d’une droite décomplexée lors des primaires de la droite, Jean-François Copé  était en concurrence avec Laurent Wauquiez pour en être le héraut quand ce dernier a à son tour opéré un virage droitier, le nez sur les enquêtes d’opinion. Quelques années auparavant, en avril 2014, le maire de Meaux avait notamment éreinté le livre de M. Wauquiez « Europe : il faut tout changer » dans lequel ce dernier se prononçait  contre une  construction bruxelloise qui  « ne marche plus », plaidait pour un «protectionnisme» européen, un retour à une Europe des six, la sortie de l’espace Schengen

    « Laurent Wauquiez a des positionnements individuels parce que populistes », «il n’y aura pas de proposition démagogique à l’UMP »  (sic) affirmait alors M. Copé, expliquant que  les eurosceptiques de l’UMP, dont Henri Guaino et Laurent Wauquiez, étaient  «très minoritaires»….

    Minoritaires, ils le sont  nettement moins au sein de l’électorat traditionnel de la droite ce que refusent de voir avec une obstination assez confondante beaucoup de pontes de LR. Le site d‘ Europe 1 relayait hier les propos de  Arnaud Robinet, le maire de Reims, qui  criait au loup:  « On est en train de laisser la voie royale à la ligne dure Wauquiez-CiottiIls vont faire mourir le parti si Wauquiez devient président. Soit on a un candidat qui défend les valeurs libérales et humanistes et on combat face à Wauquiez, soit, il faudra avoir le courage de créer une nouvelle force politique de droite, libérale et humaniste ».

    Le site de l’Obs s’est d’ailleurs amusé à compiler tous les propos récents  des grandes consciences républicaines pointant le danger Wauquiez: « un retour à la ligne Buisson, celle qui nous a fait perdre en 2012. Celle qui résume la question sociale à l’unique question identitaire (…)  la tentation d’un rapprochement avec l’extrême droite. (Un départ de LR est possible)  si on ne s’y sent pas chez nous» (V. Pécresse); « Il court après l’extrême droite. Il le dit lui-même et même Marion Maréchal Le Pen se dit prête à travailler avec lui ! Je rappelle que l’UMP a été fondée en 2002, au lendemain de l’élection de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen. C’est dans notre pacte fondateur, dans notre ADN, l’opposition au FN » (X. Bertrand); « Sur un sujet aussi stratégique que cette élection présidentielle, (…) quelqu’un qui a proposé, alors qu’il pourrait être candidat à un avenir politique, le vote blanc, pour moi, il ne peut pas être notre leader. De deux choses l’une : ou on trouvera une autre solution, ou on ne sera pas dans le même parti » (J-P. Raffarin);  « Une tentation de se rapprocher de l’extrême droite » (Frank Riester); « La ligne identitaire de Laurent Wauquiez est mortifère. S’il faut que quelqu’un le dise, je serai celui-là » (G. Darmanin)…

    Comme souvent, le maire de Nice Christian Estrosi a apporté sa précieuse et intelligente contribution au débat:  «Je ne veux pas que l’on soit flou. Sans ça, ça veut dire que le pacte fondateur voulu par Jacques Chirac de l’UMP en 2002 pour pouvoir faire barrage en toutes circonstances au Front National et qu’il n’y ait pas la moindre porosité avec le Front National, va exploser purement et simplement et je ne veux pas que ce pacte explose.» C’est ce même Estrosi  opposé aujourd’hui  à l’exclusion des membres de LR qui soutiennent le nouveau gouvernement,  qui en mars  1998,  plaidait pour une alliance entre le RPR et le FN en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le même qui en juillet 2013  était attaqué par le député et  porte-parole du PS, Eduardo Rihan Cypel qui l’accusait  «(d’appeler)  carrément à des pogroms» pour avoir déclaré son intention de «  mater les Roms »… sacré Christian!

    Qu’est-il en fait reproché au Young Leader et membre  de la French American Foundation Laurent Wauquiez lui qui,  conscient de la séduction croissante exercée par l’opposition nationale  sur l’électorat de la droite, avait réclamé et obtenu de Jean-François Copé en 2013  la constitution d’un groupe de travail à l’UMP sur le FN »? En 2011, alors ministre des Affaires européennes, il appelait les « pro-européens (à repartir )  à l’offensive. Le fait de se laisser enfoncer par les bobards des eurosceptiques comme Mme (Marine) Le Pen et M. (Jean-Luc) Mélenchon, ça suffit !» . Mais en même temps  comme dirait M. Macron, il défendait  «  l’identité européenne (…). L’Europe, ce n’est pas une coquille creuse, c’est une communauté de valeurs, de grands personnages de l’Histoire, de grandes dates. Assumons cette identité». « On a honte de notre identité chrétienne? On a honte que l’Europe des clochers a été constitutive de notre identité européenne? ».

    En mars 2011, accueillant Nicolas Sarkozy au Puy-en Velay dont il était maire,  Laurent Wauquiez se félicitait du discours de ce dernier (concocté par Patrick Buisson):  la France doit « assumer son identité, son histoire et ses racines chrétiennes.» Mais en  même temps, il prenait bien soin de déclarer  sa volonté de lutter  contre les discriminations, affirmait   avoir « beaucoup œuvré pour (…)  accompagner la construction (de deux mosquées) », se disait  «très attentif au respect de la diversité religieuse», mettant  sur un même plan la religion autochtone de notre pays et l’islam.

    En janvier 2015, il était  secrétaire général de l’UMP, Laurent Wauquiez avait approuvé  que son parti condamne le refus de la majorité présidentielle et des forces de gauche d’accueillir le FN au nombre des formations qui avaient défilé à Paris  après l’attentat contre Charlie hebdo.  Mais en même temps,lors des cantonales de 2011, comme lors des législatives de 2012, il était de ceux qui comme Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Dominique de Villepin, François Bayrou,  François Fillon, Alain Juppé, Roselyne Bachelot,  Chantal Jouano,  Nathalie Kosciusko-Morizet ou  Valérie Pécresse  contestaient la stratégie de «droite décomplexée »,  la doctrine du «ni ni », prônée officiellement par Sarkozy, au profit d’un appel à voter clairement en faveur de la gauche contre les candidats nationaux. 

    Mais en même temps, pratiquement le seul au sein de LR,  il a refusé d’appeler à voter Macron au second tour de la présidentielle,  et depuis qu’il est élu à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, il a multiplié les signaux en direction de l’électorat national, patriote, souverainiste. Notre ami Christophe Boudot constatant la reprise de plusieurs propositions frontistes par M. Wauquiez et s’adressant à lui dans l’hémicycle régional le 29 juin l’a dit sans ambages, mais non sans une pointe d’ironie: « Vous faites du FN sans le savoir».  « Votre action à la tête de la région valide avec pertinence le combat du Front National !  ».

    Mais en même temps, Laurent Wauquiez affirmait sur l’antenne de BFMTV le 21 juin son refus de s’émanciper des mots d’ordre de la gauche et de la droite cosmopolites,  des interdits, des tabous fixés par le Système:  « Jamais, jamais d’alliance avec les Le Pen, ni de compromis avec le Front National  (…) Je réponds avec une limpidité totale: il n’y a pas d’alliance avec madame Le Pen. Ni plus, ni moins. Je ne peux pas être plus clair.»

    Certains pourraient penser qu’il n’est pas nécessaire de s’allier avec Le Pen pour faire du lepénisme, ou avec le FN pour appliquer une politique frontiste. Que la  diabolisation persistante et qui aurait toujours une certaine efficacité sur toute une frange de l’électorat des noms FN et Le Pen pourrait légitimement conduire à contourner l’obstacle tout en en reprenant les idées (qui après tout appartiennent à tous). M. Wauquiez comme d’autres acteurs attentifs des évolutions de la société, sait parfaitement que les fondamentaux défendus par l’opposition nationale sont  souvent majoritaires dans l’opinion que ce soit sur l’immigration, l’insécurité, la défense des valeurs traditionnelles, de la famille, de la culture française, la lutte contre le fiscalisme… Au-delà même de l’étiquette et du contenant, l’important n’est-il pas de porter les idées nationales, le contenu au pouvoir?

     Pour autant, il ne faut pas se bercer d’illusions affirme Bruno Gollnisch. Il est légitime, petite parenthèse, de réfléchir à l’opportunité, aux avantages (ou non) d’un changement du nom du FN. Mais il faut bien comprendre que la cause véritable de la  diabolisation par la Caste du FN ou des Le Pen prend justement sa source dans les valeurs, le programme dont ils sont les promoteurs, les défenseurs et qu’ils sont, right or wrong, identifiés comme tels par les Français.

    Un nouveau parti, une nouvelle  personnalité qui défendrait demain l’identité et  la souveraineté nationales , le refus du  mondialisme, de l’idéologie sans-frontiériste, marchande et hors-sol subirait elle aussi le même tir de barrage, les mêmes procès en sorcellerie de la part des élites dominantes. Et il faut les épaules pour ramer à contre-flots, résister au pilonnage, ne pas plier sous  la pression;  ce courage là n’est pas donné à tout le monde…

    Rappelons nous aussi  du soutien médiatique dont  bénéficiait en Europe  il y a sept ans le Hongrois  Viktor Orban, décrit comme un parfait modéré et son parti de droite conservatrice tout à fait classique, le Fidesz. Ils étaient célébrés  alors comme les meilleurs remparts démocratiques contre les affreux du parti Jobbik. Aujourd’hui,  le Premier ministre de la Hongrie est désigné  à la vindicte,  accusé de tous les maux, de toutes les tares fascistoïdes   par les bruxellois,  les officines mondialistes, pour  son refus de se plier notamment  aux avancées sociétales libérales-libertaires et aux oukases immigrationnistes. Comparaison n’est pas (toujours) raison, mais les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

    https://gollnisch.com/2017/07/11/lhypothese-wauquiez-meme-temps/