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élections - Page 296

  • Division LR à Paris

    Le schisme se consomme chez LR. Après le groupe parlementaire dissident, voici le groupe municipal dissident à la mairie de Paris. Après avoir renoncé à son titre de présidente des élus Les Républicains au Conseil de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet a créé son propre groupe, baptisé les « Parisiens progressistes et constructifs ». Une initiative destinée à s’émanciper, dit-elle, « de la vieille droite parisienne » et rompre avec « les barons » qu’elle accuse d’avoir contribué à sa défaite aux législatives.

    Elle a réuni... six élus LR sur 54, dont Marie-Laure Harel, élue du 3e arrondissement qui fut l’une de ses porte-parole pendant la primaire de la droite et du centr, Pierre Auriacombe, élu du 16e arrondissement. Les six ont signé de l’appel à accepter « la main tendue » d’Emmanuel Macron.

    NKM n'est pas parvenue à rallier Jean-Didier Berthault, son ex-directeur de campagne aux municipales de 2014, ni Pierre-Yves Bournazel, nouveau député de Paris et membre du groupe des LR « constructifs » à l’Assemblée nationale. C'est dommage car cela aurait éclaircit la situation. Bournazel, juppéiste « Macron-compatible », soutient Florence Berthout maire du 5e arrondissement à la présidence du groupe LR et proche de... Bruno Le Maire, dont elle fut directrice de campagne à Paris lors de la primaire de la droite et du centre.

    Michel Janva

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  • La question macédonienne

    Georges Feltin-Tracol

    3522139017.jpgPour la diplomatie française, espagnole ou australienne, la Macédoine n’existe pas. Le territoire le plus méridional issu de l’éclatement de la Yougoslavie qui correspond au large bassin hydrographique du fleuve Vardar s’appelle en anglais FYROM ou, en français, ARYM, soit « ancienne république yougoslave de Macédoine ». Candidate à l’Alliance Atlantique, son admission est reportée sine die, suite à l’opposition farouche de la Grèce. En effet, Athènes n’apprécie pas que la capitale Skopje se couvre de monuments et de symboles à la gloire d’Alexandre le Grand. Les Grecs craignent que les Macédoniens revendiquent les régions hellènes de la Macédoine égéenne dont Thessalonique est la ville principale. Par ailleurs, la Macédoine historique défendue à la fin du XIXe siècle par les comitadjisde l’ORIMA (Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne et andrinopolitaine) qui firent les premiers attentats modernes, s’étend à l’Est au Pirin bulgare et, à l’Ouest, au Prespa albanais.

    Outre les tensions avec Athènes, la Macédoine se heurte à sa puissante minorité albanaise (25 %). En décembre 2016, des législatives anticipées virent le parti au pouvoir, les conservateurs pro-russes remporter de justesse les élections contre l’opposition sociale-démocrate pro-occidentale aidée en l’occurrence par divers partis de la minorité albanaise. Ceux-ci souhaiteraient participer au gouvernement et imposer l’albanais comme seconde langue officielle du pays.

    Fort du précédent du Kossovo voisin, les Albanais de Macédoine exigent en outre une large autonomie interne, préalable à terme d’un éventuel rattachement à l’Albanie qui deviendrait ainsi la « Grande Albanie ethnique ». Dans ce contexte délicat s’ajoutent les manœuvres de certaines officines soutenues par l’ineffable George Soros, qui tentent de fomenter une nouvelle révolution colorée. Pour l’instant, le président Gjorge Ivanov refuse toute coalition gouvernementale qui inclurait des irrédentistes albanais et maintient le gouvernement d’Emil Dimitriev.

    Un subtil jeu d’influences et de contre-influences se déroule donc en Macédoine entre la Serbie, la Bulgarie, la Grèce et l’Albanie avec, en coulisses, les pressions discrètes de Washington, de Bruxelles, de l’OTAN et de la Russie. La Macédoine est l’exemple même des enjeux géopolitiques dans les Balkans.

    Bonjour chez vous !

    • « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 40, diffusée sur Radio-Libertés, le 30 juin 2017.

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  • Quelques remarques sur le Front national après la présidentielle de 2017

    Dans le cadre de la réflexion qui s'impose après le double échec du néo FN à la Présidentielle et aux législatives, nous reproduisons ici le texte proposé par l'universitaire non conformiste lyonnais François-Philippe Galvane publié sur le site Polémia cliquez ici

    François-Philippe Galvane est doctorant en droit constitutionnel comparé. Il a été pendant quatre ans chargé de travaux dirigés en droit constitutionnel. Il a été plusieurs fois candidat sur des listes du Front national aux élections municipales

    ♦ Après l’élection présidentielle de 2017 et un résultat qui a déçu beaucoup de militants du Front national, il serait temps d’engager une autocritique, « une critique positive », comme condition d’un renouvellement politique et doctrinal.

    Cela passe par un changement dans les pratiques de la direction du parti et par une implication institutionnelle des militants plus importante.

    1 – Il y a un problème au Front national, qui est l’absence d’une culture du débat et cela remonte à loin. Le Front national a été créé en 1972 par des militants courageux qui faisaient face physiquement à la violence d’extrême gauche post-soixante-huitarde dans les universités (Gud) et dans la rue (Ordre nouveau). Ceux-ci, sur les conseils de François Brigneau, ont invité, avec d’autres personnalités, Jean-Marie Le Pen (JMLP) à les rejoindre lors de la fondation du FN en 1972 et il en est ainsi devenu un des co-fondateurs.

    Certains de ces militants avaient certes des références idéologiques datées et extrémistes, mais pas plus, ou tout autant, que leurs adversaires gauchistes. Le stalinisme, le trotskisme, le maoïsme, ce n’est pas rien… Les militants des deux camps ont d’ailleurs évolué, pour les uns au Parti socialiste, pour les autres au Front national actuel, voire ailleurs… Clemenceau disait qu’un jeune qui n’est pas socialiste à 20 ans est un imbécile, mais que celui qui est encore socialiste à 50 ans l’est aussi. On remplace socialiste par néo-fasciste et on a le même constat sur les engagements radicaux générationnels qui se doivent de mûrir et d’évoluer sous peine de se fossiliser. Mais ces militants avaient une originalité par rapport à leurs anciens : leur mode de fonctionnement était collectif, soit les décisions étaient prises après débat par une direction collégiale et sans chef suprême !

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  • Après les supercheries électorales, ni soumission ni abandon, plus que jamais la Droite nationale et identitaire est l’alternative au Système

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    Roland Hélie Directeur de Synthèse nationale

    Chers Amis et lecteurs de Syn­thèse nationale,

    2524040466.2.jpgNous venons d’assister à un véri­table tour de passe-passe poli­tico-médiatique.

    Souvenez-vous… Il y a quelques mois, fin 2016, les tenants du Sys­tème prenaient conscience de la fragilité de celui-ci et leur petit domestique élyséen, François Hol­lande, renon­çait piteusement à un second man­dat (prouvant ainsi, à la surprise générale, qu’il était ca­pable d’avoir un éclair de lucidité).

    Hollande hors jeu, l’oligarchie se rabattait alors derrière le sinistre Juppé voyant en lui le garant de ses intérêts. Mais la vanité de ce der­nier lui fut fatale et il se retrouva éliminé des calamiteuses pri­maires de la droite. Les électeurs « républicains » lui préférant le controversé François Fillon ré­puté plus conservateur et donc loin de satisfaire les thuriféraires de la pensée dominante.

    Emmanuel Macron, le joker du Système

    Mais, pour palier à cette erreur de casting, le Système avait prévu son joker : le sémillant Emmanuel Ma­cron, à la fois coqueluche de la bo­bocratie et bouée de sauvetage de tous les ratés de la politique. On connaît la suite…

    Face à une Marine Le Pen reniant ses fondamentaux et emberlificotée dans ses rêves de respectabilité, Macron n’eut pas de mal à se faire élire Président. Et, derrière lui, tout ce que la gauche et la droite comp­taient de has beenen mal de re­con­version à envahir le Palais Bour­bon. Le tout, pour mieux ser­vir les intérêts de la haute-finance apa­tride. Il faut en effet savoir qu’avec Macron et son parti fait de bric et de broc, ce sera encore plus de soumission aux dik­tats de la fi­nance, ce sera encore plus de bras­sages des populations, ce sera tou­jours plus de fiscalité as­sommante et de lois antisociales, ce sera en­core plus de complai­sance avec l’écolo business qui nous impose, entre autres, les inutiles éo­liennes…

    La Droite nationale et identitaire est l’alternative

    Dans ce nouveau contexte, la Droite nationale et identitaire a plus que jamais le devoir de s’imposer comme la seule alternative authen­tique et crédible capable, le plus vite possible, de relever la France.

    Synthèse nationale, depuis 11 ans maintenant, est au cœur du combat pour la France française dans une Europe européenne. Avec ses re­lais médiatiques (revues, sites, édi­tions, réseaux sociaux performants, émissions radio en partenariat avec Radio Libertés…) et militants (journées annuelles à Rungis et en province, campagnes d’agitation, associations théma­tiques…) notre organisation est à l’avant-garde du combat contre le Système.

    Les su­percheries électo­rales aux­quelles nous venons d’assister doi­vent nous amener à accentuer notre action si nous ne voulons pas que le processus de soumission et d’abandon continue à anéantir définitivement ce qu’il nous reste de liberté.

    Pour cela, nous avons besoin de votre aide à tous. Que ce soit :

    - en vous abonnant à nos diffé­rentes revues (Syn­thèse nationale, les Ca­hiers d’Histoire du nationa­lismeCon­fron­tation…),

    - en achetant et en diffu­sant les livres que nous édi­tons,

    - en adhérant à l’Association des Amis de Synthèse nationale, prési­dée par Jean-Paul Chayrigues de Olmetta,

    - en participant à notre sous­crip­tion pa­triotique

    - et en venant, le dimanche 1er oc­tobre à notre 11e Journée nationale et identitaire à Rungis (Val de Marne), vous nous permettrez d’amplifier notre tra­vail salu­taire pour notre nation et pour notre ci­vilisation. Par avance, nous vous remercions pour votre fidé­lité.

    Dans les jours qui viennent tous les contacts de Synthèse nationale, soit plus de 20 000 personnes, vont recevoir chez eux une plaquette, dont vous venez de lire l'éditorial, les invitant à nous aider. Nous avons besoin de votre aide pour amplifier notre combat et nous savons que nous pouvons compter sur vous tous. Par avance, nous vous remercions pour votre générosité.

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  • Une confiance plus mince que prévue - Journal du mercredi 5 juillet 2017

  • Finances : M. Macron a-t-il fait de fausses promesses de campagne ?

    On se demande si la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables n’est pas enterrée…

    Quand le budget 2017 a été élaboré, M. Macron était encore ministre de l’Économie. Il a dû nécessairement prendre connaissance des réserves de la Cour des comptes qui s’inquiétait des prévisions économiques fantaisistes (c’est un euphémisme !) de l’ancien gouvernement. Il savait donc que notre pays présenterait un trou important dans ses finances (même l’ordre de grandeur était connu !). Or, notre nouveau Président a émis, pendant sa campagne, des propositions (alléchantes !) en faisant semblant de croire aux chiffres faux de M. Valls.

    La situation étant intenable, le Premier ministre a dû reporter (voire annuler !) l’entrée en vigueur des dégrèvements alors que les prélèvements annoncés seront, eux, bien au rendez-vous.

    La CSG augmentera de 1,7 %. Les salariés du privé seront gagnants car des cotisations (dont celles qui sont liées au chômage) seront en échange annulées, mais les retraités verront leur pouvoir d’achat sérieusement amputé. M. Macron avait promis des compensations aux fonctionnaires et aux indépendants et le ministre du Budget, M. Darmanin, évoqué des mesures sans les détailler, mais les caisses étant vides, on n’ira pas loin. Il faudrait 2,4 milliards par an pour compenser intégralement la hausse de la CSG pour les seuls agents de l’État ! On ne les a pas et, donc, près de la moitié des Français seront sans doute spoliés.

    La réforme de l’ISF attendra un an. Or, celle-ci ne se justifie que si on incite, grâce à elle, des « riches » à revenir en France ou si on les dissuade de partir. 

    L’État perd chaque année, du fait de l’ISF, le double de ce que cet impôt rapporte, parce que nombre de personnes « aisées » ne payent pas chez nous l’impôt sur le revenu ou la TVA. Il faudra attendre deux ans pour sentir les premiers effets de l’allègement de l’ISF, qui pèsera au départ lourdement sur nos finances (d’où le recul du gouvernement). Mais si la réforme se produit en 2019 ou en 2020, elle n’aura aucun effet, car les nouvelles élections seront proches et une nouvelle majorité plus à gauche risque de rétablir immédiatement les taux de l’ISF. Du coup, l’attentisme prévaudra chez les « riches ». Il fallait donc réformer maintenant l’ISF ou ne jamais l’entreprendre de la législature.

    Et on se demande si la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables n’est pas enterrée, car M. Philippe parle de se concerter avec les collectivités. Or, celles-ci sont hostiles à cet allègement, car elles sentent qu’elles seront les dindons de la France et que l’État ne compensera pas leur perte de 10 milliards. Cette « négociation » se traduira sans doute par un recul massif du pouvoir. Or, s’il est avéré, celui-ci posera un problème démocratique majeur. Nombre d’électeurs n’ont voté pour M. Macron que parce qu’ils pensaient ne plus payer la taxe d’habitation, notamment les retraités « aisés » (au-dessus de 1.400 € mensuels), car cette mesure compensait l’augmentation de la CSG. M. Macron a-t-il, d’une certaine façon, triché ?

    http://www.bvoltaire.fr/finances-m-macron-a-t-de-fausses-promesses-de-campagne/

  • 75 députés LR (sur 100) se sont abstenus sur la confiance au gouvernement, seulement 23 "contre"

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    Le député LR qui a voté la confiance est Mansour Kamardine (Mayotte). Ne sont pas pris en compte dans cette liste les élus LR dissidents qui siègent au sein des "Constructifs" : 12 ont voté pour la confiance au gouvernement (dont Solère et Riester) et 23 se sont abstenus.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Quelles personnalités politiques ont favorisé l’ascension d’Emmanuel Macron?

    Emmanuel Macron nous a été présenté par les médias depuis le lancement de son mouvement En Marche comme un météore politique, qui parce qu‘il avait bon cœur, voulait le bien des Français. Mais lui et son mouvement sont les produits politiques de l’évolution sur des décennies d’un Parti socialiste constitué avec la participation active de la soi-disant “gauche non communiste” et de la pseudo-gauche petite-bourgeoise en général.

    Une des influences politiques déterminantes de Macron a été Michel Rocard, ex-chef du Parti socialiste unifié (PSU) qui, formé par divers ex-trotskystes, ex-staliniens, et catholiques sociaux, est passé avec armes et bagages en 1974 au PS de François Mitterrand. Il devint un des principaux dirigeants de ce parti jusqu‘à sa mort en 2016. Il fut premier ministre de François Mitterrand de 1988 à 1991.

    Le PSU, en partie créé et soutenu par des renégats du trotskysme comme le groupe Socialisme ou barbarie fut une des composantes majeures de la “Deuxième Gauche”, des formations dont la mission était la critique du stalinisme par la droite et la lutte contre le trotskysme. Lors du premier meeting d‘En Marche, Macron a rendu un hommage vibrant à Rocard, dont la veuve était une invitée d‘honneur.

    Macron a aussi entretenu des liens avec le mouvement “souverainiste de gauche” MRC (Mouvement républicain et citoyen) de Jean-Pierre Chevènement. En 1998, il participa à l’université d’été de ce parti. Cette organisation servit de pont entre le PS et le FN pour fournir des dirigeants au parti d’extrême-droite comme Florian Philippot. Le MRC a aussi compté dans son mouvement des royalistes proches ou membres de l’action française comme Paul-Marie Coûteaux ou Denis About, ancien secrétaire général adjoint de cette organisation héritière des Camelots du roi. Macron et Chevènement entretiennent toujours des relations.

    Une protection politique essentielle de Macron a été Jean-Pierre Jouyet, devenu un de ses proches. Membre du PS, il a été de plusieurs gouvernements PS, sous Jacques Delors en 1991 et Lionel Jospin en 1997, puis conservateurs sous Francois Fillon durant le mandat de Nicolas Sarkozy. Il y a joué un rôle important dans les rapports de la France avec l’Union européenne. Il est marié à Brigitte Taittinger, membre du clan politico-financier du même nom, dont le grand-père, Pierre Taittinger, fut pétainiste et président du Conseil municipal de Paris sous l’Occupation.

    Jouyet est engagé dans l’Aspen Institute, l’un des plus influents cercles de réflexion aux Etats Unis. Il en présida jusqu’en 2013 la section française créée par le politicien conservateur Raymond Barre et en est aujourd’hui le président d’honneur. Laurent Wauquiez, Jérôme Guedj, Olivier Ferrand, Cécile Duflot, Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Vincent Placé sont les membres les plus connus des promotions depuis 2006 de Aspen qui forme des “leaders politiques professionnels”.

    Emmanuel Macron a débuté en 2004 à sa sortie de l’ENA dans le cabinet de Jean-Pierre Jouyet. Jouyet a recommandé Macron pour entrer dans la Commission pour la libération de la croissance française, commanditée par Sarkozy en 2007 et dirigée par Jacques Attali, un autre élément important de la carrière de Macron. Dans cette commission se retrouvent socialistes et libéraux (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron). Attali a été durant des décennies un des conseillers les plus écoutés de Mitterrand. Il a fait Macron rapporteur de cette commission où furent développées les politiques d’attaque de la classe ouvrière mises en œuvre sous Sarkozy et Hollande et maintenant par son propre gouvernement.

    En 2007, Macron rejoint aussi Les Gracques, un groupe d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires dont Jean-Pierre Jouyet est l’animateur. Cette association tentait d’organiser une alliance entre le Parti socialiste et les centristes Royal-Bayrou pour les élections présidentielles.

    D‘autres influences ou protections importantes de Macron ont été le lobbyiste Alain Minc ; Serge Weinberg, l‘actuel PDG de Sanofi, lié par sa femme à la Banque Lazare où elle s’occupe des fusions acquisitions ; ou encore Francois Henrot, un banquier d‘affaire au parcours similaire à Macron et bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild. Henrot est aussi membre de la French American Foundation fondée par Gerald Ford et Valéry Giscard d‘Estaing.

    De cette fondation sont sortis des politiciens connus, conservateurs comme Alain Juppé, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko Morizet et du PS comme François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut-Belkacem, Bruno Leroux; des représentants des médias comme Laurent Joffrin (Liberation, Nouvel Obs), Denis Olivennes (Europe 1, Paris-Match, JDD), Erik Izraelewicz (Le Monde); ou encore des politiciens-financiers comme Matthieu Pigasse (Banque Lazare). Et du côté américain, Bill et Hillary Clinton.

    En 2012, Emmanuel Macron devient Young Leader de la French-American Foundation, dont Philippe Manière (le directeur de l’Institut Montaigne où Macron a fondé En Marche) et Alain Minc (trésorier de la Fondation Saint-Simon, prédécesseur de la fondation Montaigne) sont administrateurs. Cette année-là, sous l’impulsion de Jouyet, Macron devient secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie en 2014.

    Un autre mentor décisif de Macron a été le richissime rocardien Henry Hermand. Hermand a été membre de la revue social-catholique Esprit dans les années 1950, dirigeant régional du PSU dans les années 1970, directeur du quotidien pro-PS Le Matin dans les années 1980. Henry Hermand a fait fortune dans la création de supermarchés. Hermand dira plus tard que Macron ne prenait jamais une décision importante sans le consulter.

    Toutes ces figures sont au cœur de l’aristocratie financière. Une de leurs principales activités, comme celle de leur entourage et celle de Macron à la Banque Rothschild, étant les fusions-acquisitions, c’est à dire le dépeçage de sociétés pour en récupérer les parts les plus juteuses en vue de faire monter les cours de la bourse et produisant à chaque fois le licenciement de centaines ou de milliers de salariés.

    Attali, Jouyet, Minc, Hermand, Henrot, Weinberg sont tous engagés dans les think tanks et autres fondations comme les Fondations Jaurès et Montaigne, Terra Nova, la National Endowment for Democracy (NED), la French-American Foundation ou encore l‘Aspen Institute—où se côtoient, souvent dans la même personne, responsables du PS, politiciens conservateurs, hauts responsables de l‘Etat de droite comme “de gauche”, patronat, haute finance, et intérêts l‘impérialistes. Ce sont là les figures qui ont fait Macron.

    Le Monde écrit : « Chez les Jouyet, les soirs d’élections, on trouve toujours une moitié de convives pour fêter la victoire au champagne rosé Taittinger. Et ce talent du couple Jouyet de mêler, dans leur vaste appartement du 16e arrondissement de Paris, rue Raynouard, l’establishment français au complet : patrons, diplomates, banquiers, politiques, François Fillon comme Manuel Valls ou Emmanuel Macron, François Pinault et Serge Weinberg, droite et gauche mêlées et confondues, sans que jamais – “miracle !”, s’amuse François Hollande – personne ne quitte la table ou ne claque la porte. Chez les Jouyet, les soirs d’élections, que la gauche ou la droite l’emporte… »

    Non moins parlants sont les mânes philosophiques de Macron. Celui-ci a souvent réitéré l‘influence exercée sur lui par le philosophe Paul Ricœur, dont il a été l’assistant. Ricœur a été un adepte du personnalisme d’Emmanuel Mounier, collaborateur de la revue Esprit dans les années 1930 et par la suite auteur d’articles de propagande pour le régime de Vichy.

    Le magazine Esprit a joué un rôle clé, aux années 1970, dans la promotion du PS et la dénonciation du marxisme en tant que “totalitarisme“, qu’ils menaient en chœur avec les ex-trotskystes antimarxistes du groupe Socialisme ou Barbarie tels que Cornélius Castoriadis et Claude Lefort.

    Source

    http://www.voxnr.com/11022/quelles-personnalites-politiques-ont-favorise-lascension-demmanuel-macron

  • La démocratie est récusée lorsque l'on dresse un cordon sanitaire autour des partis populistes

    Extrait d'un entretien de Chantal Delsol dans La Nef :

    Capture d’écran 2017-07-03 à 19.40.24

    Michel Janva

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