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entretiens et videos - Page 875

  • Pascal Bruckner : « Réactionnaire ! Cette injure doit devenir un titre de fierté »

    Le philosophe analyse l’éclatement de la gauche française et les mouvements de radicalisation qu’incarnent Nuit debout et le courant islamo-gauchiste. Il revient sur l’affaire Black M, fiasco d’un « gouvernement qui oscille entre dogmatisme et frivolité ».

    LE FIGARO. - Vous avez qualifié le mouvement Nuit debout de « Mai 68 dépressif »…

    Pascal BRUCKNER. - Nuit debout est d’abord une coproduction médiatico-élyséenne : on a vu le président se féliciter que la jeunesse se rassemble, discute. Son espoir était clair : tant qu’ils palabrent, ils ne cassent rien. Pendant qu’ils réécrivent la Constitution, ils ne pensent pas à la loi El Khomri. C’est l’inverse qui s’est produit. Le mouvement, branché sur les réseaux sociaux, est extraordinairement réactif à l’actualité et accompagne toutes ses interventions de violence.

    Vous y êtes-vous rendu ?

    À plusieurs reprises. Il y a un côté « halte-garderie » où les nuitdeboutistes refont le monde à l’abri des CRS contre lesquels ils se retourneront un peu plus tard, une fois qu’ils auront bu. Leurs signes manuels, approbation ou désaccord, ressemblent à ceux du Club Med ou du « Collaro Show ». Tout le monde est extraordinairement sérieux. Plus le propos est creux et plus le ton est grave. On fustige les experts, mais la place de la République en regorge. Expert en astrophysique, expert en droit pénal, expert en sociologie. Nulle gaieté, nul humour dans ce rassemblement : une sinistrose arrosée à la bière. La seule invention a été empruntée au calendrier révolutionnaire : rallonger le mois de mars indéfiniment. Cela fait penser à la phrase de l’ancienne maoïste Maria-Antonietta Macciocchi : « Après Marx, avril ! » Citez-moi une seule idée intelligente sortie de ce monologue incessant qu’est Nuit debout. J’ajoute que les Parisiens qui ont payé de leur poche la restauration de la place de la République voient ce lieu régulièrement détruit, brûlé, privatisé par quelques centaines d’individus, on y casse le macadam pour y planter des graines ! On peut se consoler en espérant que Nuit debout devienne comme la Fête de la musique, comme Paris-Plages, une marque déposée. La société France pourrait l’offrir au reste du monde et exporter son savoir-faire en matière de grève : comment bloquer un pays en quelques jours grâce à une minorité ? [....]

    La suite sur Le Figaro.vox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Pascal-Bruckner-Reactionnaire

  • [Archives] Entretien avec Jean-Claude Michéa

    Entretien avec Jean-Claude Michéa par oligarchie
     

  • Pour gouverner vraiment, un président doit se libérer des contre-pouvoirs

    Suite à la parution de son ouvrage, Le Temps du phénix, récit d’anticipation 2017-2022, aux Editions Cité Liberté (328 pages, 20 €), Bruno Mégret a accepté de donner un entretien au Salon Beige.

    1) Dans votre chapitre "Le prix de l'excellence" vous développez une réforme de l'enseignement sous 2 aspects : la refonte complète des programmes du primaire au lycée, réforme que l'on peut qualifier d'autoritaire voire d'étatique, puis une plus grande autonomie des universités de façon à y favoriser la sélection à l'entrée. Ne croyez-vous pas que, comme pour l'université, l'Etat devrait favoriser la liberté scolaire : liberté des parents de choisir l'école de leurs enfants, liberté des chefs d'établissement dans le recrutement de leurs enseignants ainsi que dans le choix des programmes ?

    Dans le domaine de l’enseignement, le président de la République que je mets en scène dans mon livre Le Temps du phénix, veut aller au plus urgent et à l’essentiel. Il reporte donc à plus tard les réformes de structure et s’attaque au contenu de l’enseignement. C’est la refonte des programmes : savoir lire, écrire, compter, en revenir à une approchechronologique de l’histoire de France et de l’Europe et, en géographie, à une connaissance hiérarchisée, de notre pays d’abord, de notre continent et du monde ensuite. C’est aussi expurger les livres scolaires de tout endoctrinement politiquement correct, c’est établir des classes de niveau, permettre à chaque élève d’aller au maximum de ses potentialités. Bref, c’est rétablir l’excellence et faire vivre à nouveau l’esprit français.

    6a00d83451619c69e201bb0901e30a970d-800wi.jpgDe façon plus générale, il faut bien comprendre que mon ouvrage n'est pas un essai politique d’analyse et de propositions comme il y en a beaucoup. C’est un livre d’espoir qui cherche à montrer que, malgré le poids du système et de l’idéologie politiquement correcte, il serait possible de redresser la France de façon spectaculaire et rapide. Pour ce faire, j'ai voulu mettre en scène un président se réclamant de la droite de conviction qui serait élu en 2017 et faire le récit de son quinquennat. Dès lors, il ne s’agit pas de décrire ce qui serait l'idéal mais de montrer comment on peut rendre possible ce qui est indispensable. Car ce récit montre toutes les oppositions qu’un tel président ne manquerait pas de rencontrer et explique comment il les surmonte les unes après les autres pour mener une grande politique de rupture. Mais, pour y parvenir dans la situation dramatique que connait la France, il ne peut pas tout faire tout de suite et se consacre à quelques grandes priorités. Il se préoccupe d’abord de rétablir la liberté d’expression, de stopper l'immigration et d’engager la réémigration. Il s’attache aussi à réduire massivement les charges et la réglementation étatique et à diminuer la fiscalité sur les entreprises pour engager un processus de réindustrialisation.  Il mène aussi une action diplomatique de grande envergure pour transformer radicalement l’Union européenne et en faire une entité qui serve les nations et apporte à leur commune civilisation un outil pour défendre leur identité et leur indépendance. Parmi ses priorités figurent également la promotion des familles et le rétablissement de la sécurité publique. Et, bien sûr, comme je l’ai dit, l’enseignement.

    2) Bruno Le Maire, candidat à la primaire LR, aurait-il lu votre livre ? Il reprend une de vos idées en déclarant récemment : « Je ne négocierai pas avec les syndicats. Ma méthode est très différente, je passerai par ordonnance dès l'été 2017, et je préfère annoncer la couleur tout de suite. Je suis prêt à discuter, je suis prêt à dialoguer, je ne suis pas prêt à négocier ». Lorsque l’on voit qu’un gouvernement de gauche est tétanisé face aux extrémistes de Nuit Debout, votre méthode semble irréaliste pour un président issu des Républicains et encore moins de la Droite nationale. Pensez-vous vraiment que cette solution séduisante puisse être mise en œuvre ?

    Je ne sais pas si Bruno Le Maire a lu mon livre mais, si c'est le cas, il l’a mal lu. Car avant d'engager des réformes par ordonnance le président héros du Temps du phénix se libère d’abord des contre-pouvoirs qui empêchent aujourd'hui un président de la République d’agir vraiment. Pour cela il fait adopter, par un référendum organisé le jour même des élections législatives, une réforme de la Constitution qui porte sur deux points essentiels. D'abord, il instaure un droit de recours du président de la République sur les décisions du Conseil constitutionnel pour éviter que ce dernier, qui s'est érigé au fil des années en un véritable tribunal idéologique, ne censure toutes les lois qu'il ferait voter. La réforme prévoit que le président soumette la décision incriminée à un  référendum ou à un vote ultime de l'Assemblée nationale de façon à donner dans tous les cas le dernier mot au peuple ou à ses représentants. Ensuite, il fait modifier l'article 55 de la Constitution pour rétablir la supériorité du droit français sur le droit européen, faute de quoi toutes les initiatives contraires aux décisions de Bruxelles seraient automatiquement invalidées. De plus, le nouveau chef de l'État fait adopter des mesures très importantes pour reprendre la main face au pouvoir judiciaire et surtout face au pouvoir médiatique lesquels ont aujourd’hui pris le pas sur les politiques. Et ce n'est qu'après ces préalables indispensables, au demeurant rapidement mis en œuvre, que le président peut commencer à réformer en usant, il est vrai, de la procédure des ordonnances. Quant aux manifestations de rue dont vous semblez estimer qu'elles rendent impossible toute réforme, elles ne sont efficaces qu’à l’encontre d’un pouvoir faible. Les gouvernements du système ont toujours considéré que, plus la réforme est modeste et plus les négociations sont poussées, moins l’opposition sera forte. C’est une erreur car l’hostilité des syndicats et de l’extrême gauche est toujours maximale, comme on l’a constaté avec la loi El Khomri. Dès lors, le gouvernement ne peut que reculer, soit en abandonnant son projet soit en le dénaturant complètement, car l’épreuve de force n’est pas pour lui une option compte tenu de la faiblesse de l’enjeu. Si le pouvoir lance en revanche des réformes de grande envergure susceptibles de résoudre au fond des problèmes majeurs, la donne change complètement car l'épreuve de force peut être envisagée sans difficulté. On peut en effet accepter des grèves et un désordre importants pour imposer une réforme qui en vaut la peine.

    A suivre

    Michel Janva

  • Attentats du Bataclan : “Je suis dégoûté, les Français ne blâment pas l’islam, ils ont plus peur que je promeuve la xénophobie” (Chanteur des Eagles of Death Metal)

    Jesse Hughes, le chanteur du groupe qui se produisait au Bataclan lors de l’attaque terroriste du 13 novembre,  se déclare catholique, il est pour le port d’arme, pour Trump et pour le droit à la vie.
    Ne s’embarrassant pas de politiquement correct, il se livre dans une interview sans fard (et dans un langage très fleuri) à Takimag, dont voici quelques extraits :

    « Un jour après, au stade, les musulmans ont sifflé la minute de silence et nous n’en avons pratiquement pas entendu parler dans la presse. J’ai vu des musulmans faire la fête dans la rue pendant les attaques. Je l’ai vu de mes propres yeux. En direct ! Comment savaient-ils ce qui se passait ? Il devait y avoir une coordination. » […]

    « J’ai été à Paris après les attaques et j’étais dégoûté de voir le manque de colère. Ils ne blâmaient pas l’islam. En fait, beaucoup blâmaient les juifs. Ils semblaient beaucoup plus inquiets à notre sujet, de peur que nous fassions la promotion de la xénophobie, que blâmer les terroristes. » […]

    « Ils savent qu’il y a tout un tas de gosses blancs là qui sont stupides et aveugles. Vous avez ces jeunes blancs qui vivent bien, qui ont grandi dans un environnement gauchiste depuis la maternelle, inondés de notions pompeuses qui ne sont que du vent. Regardez où ça les mène maintenant.»

    Par ailleurs, Jesse Hughes renouvelle ses assertions selon lesquelles les terroristes ont bénéficié de la complicité d’agents de sécurité du Bataclan, et ont cherché à épargné les musulmans présents.

    Traduction et entretien complet : Breizatao

    http://www.contre-info.com/attentats-du-bataclan-je-suis-degoute-les-francais-ne-blament-pas-lislam-ils-ont-plus-peur-que-je-promeuve-la-xenophobie-chanteur-des-eagles-of-death-metal

  • Intervention de Marine le Pen à la conférence économique de la FENL

  • Claude Lévi-Strauss et Mai 68

    Qu'aurait pensé Claude Lévi-Strauss de Nuit Debout ?
    Pour l'imaginer, voici un extrait du livre De Près et de loin, un long entretien du grand ethnologue avec Didier Éribon.
    Claude Lévi-Strauss évoquait dans ce passage mai 68 mais ses propos s'appliquent parfaitement à ce mouvement créé et encadré par l'extrême-gauche qu'est Nuit Debout.
    Didier Éribon : Comment avez-vous vécu mai 68 ?
    Claude Lévi-Strauss : Je me suis promené dans la Sorbonne occupée. Avec un regard ethnographique. J'ai également participé avec des amis à quelques séances de réflexion. Il y a eu chez moi une ou deux réunions.
    D.E. : Mais vous n'avez pas pris position dans le courant des événements ?
    C.L.-S. : Non. Une fois passé le premier moment de curiosité, une fois lassé de quelques drôleries, mai 68 m'a répugné.
    D.E. : Pourquoi ?
    C.L.-S. : Parce que je n'admets pas qu'on coupe des arbres pour faire des barricades (des arbres, c'est de la vie, ça se respecte), qu'on transforme en poubelles des lieux publics qui sont le bien et la responsabilité de tous, qu'on couvre des bâtiments universitaires ou autres de graffiti. Ni que le travail intellectuel et la gestion des établissements soient paralysés par la logomachie.
    D.E. : C'était quand même un moment de bouillonnement, d'innovation, d'imagination... Cet aspect-là aurait dû vous séduire.
    C.L.-S. : Je suis désolé de vous décevoir, mais pas du tout. Pour moi, mai 68 a représenté la descente d'une marche supplémentaire dans l'escalier d'une dégradation universitaire commencée depuis longtemps. Déjà au lycée, je me disais que ma génération, y compris moi-même, ne supportait pas la comparaison avec celle de Bergson, Proust, Durkheim au même âge. Je ne crois pas que mai 68 a détruit l'université mais, plutôt, que mai 68 a eu lieu parce que l'université se détruisait.
    D.E. : Cette hostilité à mai 68 n’était-elle pas une rupture totale avec vos engagements de jeunesse ? [Durant l'adolescence et au début de sa vie d'adulte, Claude Lévi-Strauss a été un fervent socialiste, passionné par Marx.] 
    C.L.-S. : Si je veux rechercher les traces de cette rupture, je les trouve beaucoup plus tôt, dans les dernières pages de Tristes Tropiques. Je me souviens m'être évertué à maintenir un lien avec mon passé idéologique et politique. Quand je relis ces pages, il me semble qu'elles sonnent faux. La rupture était consommée depuis longtemps.
    Didier Éribon, De Près et de loin, Odile Jacob, 1998 ; rééd. 2001, pages 115-117.

    http://www.ventscontraires.fr/2016/04/claude-levi-strauss-et-nuit-debout.html