Un sondage en cours sur LeFigaro.fr concernant LE thème prioritaire pour les prochaines élections Européennes. Le résultat est sans appel.

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Un sondage en cours sur LeFigaro.fr concernant LE thème prioritaire pour les prochaines élections Européennes. Le résultat est sans appel.

Le Front national a défilé à Paris, du Palais Royal à l’Opéra, en ce 1er mai. Ils étaient 5.300 participants, selon la préfecture de police, quelque 20.000 personnes, selon le communiqué du parti, dont près de 1.500 élus municipaux.
Le cortège a pris un peu de retard ce matin en raison d’une action de quelques Femen hystériques.
Marine Le Pen a déposé avec son père Jean-Marie Le Pen une gerbe au pied de la statue de Ste Jeanne d’Arc, avant de prononcer un discours. Alors que le gouvernement est largement impopulaire, elle espère que son parti parviendra à la première place des élections européennes.
Dans le carré de tête, autour d’elle et de Jean-Marie Le Pen, ont défilé la plupart des nouveaux maires FN et les principaux responsables du parti, sous une banderole « la France avance ».
Les sondages la placent au coude-à-coude avec l’UMP dans les intentions de vote.
http://medias-presse.info/des-milliers-de-personnes-ont-defile-avec-marine-le-pen-ce-1er-mai/9408
Communiqué de Christine Boutin :
"Avec l’élection du 25 mai se profile la question de savoir à qui sera confiée la responsabilité suprême de l’Europe. Pour la première fois, nos votes vont décider de la Présidence de la Commission Européenne. L’UMP, avec Jean-François COPÉ et les têtes de liste comme Alain LAMASSOURRE et Nadine MORANO, ont choisi le Luxembourgeois Jean-Claude JUNCKER. Qui est-il ? Que défend-il ?
Sur la question de l’entrée de la Turquie dans l’Europe, il a déclaré à Berlin le 5 avril dernier son souhait de "poursuivre les négociations d'adhésion de la Turquie", adhésion qu'il prévoit "dans les cinq à dix ans".
Sur les questions de société, le même Jean-Claude JUNCKER, alors Premier Ministre du Luxembourg, a imposé la légalisation de l'euthanasie dans son pays en 2008 et a fait adopter en conseil de gouvernement, le 9 juillet 2010, l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels. Ce projet gouvernemental, repoussé ensuite par une partie de sa majorité parlementaire, a finalement été adopté par son successeur.
Christine BOUTIN, au nom de tous les têtes de liste et candidats Force Vie - Européennes 2014, appelle les électeurs ayant le sens du Bien Commun et la conscience de la primauté du combat pour la Vie, pour la dignité des personnes et pour la famille naturelle, à ne pas se laisser berner par la tentation d’un vote en inadéquation avec le cœur de leurs convictions. Le vote « UMP » n’est pas plus utile que difficile. Il est tout simplement impossible. [...]"
Communiqué de Christine Boutin :
"Avec l’élection du 25 mai se profile la question de savoir à qui sera confiée la responsabilité suprême de l’Europe. Pour la première fois, nos votes vont décider de la Présidence de la Commission Européenne. L’UMP, avec Jean-François COPÉ et les têtes de liste comme Alain LAMASSOURRE et Nadine MORANO, ont choisi le Luxembourgeois Jean-Claude JUNCKER. Qui est-il ? Que défend-il ?
Sur la question de l’entrée de la Turquie dans l’Europe, il a déclaré à Berlin le 5 avril dernier son souhait de "poursuivre les négociations d'adhésion de la Turquie", adhésion qu'il prévoit "dans les cinq à dix ans".
Sur les questions de société, le même Jean-Claude JUNCKER, alors Premier Ministre du Luxembourg, a imposé la légalisation de l'euthanasie dans son pays en 2008 et a fait adopter en conseil de gouvernement, le 9 juillet 2010, l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels. Ce projet gouvernemental, repoussé ensuite par une partie de sa majorité parlementaire, a finalement été adopté par son successeur.
Christine BOUTIN, au nom de tous les têtes de liste et candidats Force Vie - Européennes 2014, appelle les électeurs ayant le sens du Bien Commun et la conscience de la primauté du combat pour la Vie, pour la dignité des personnes et pour la famille naturelle, à ne pas se laisser berner par la tentation d’un vote en inadéquation avec le cœur de leurs convictions. Le vote « UMP » n’est pas plus utile que difficile. Il est tout simplement impossible. [...]"
J’ai accepté une invitation pour une conférence le 4 mai 2014 à Bruxelles, avec des personnalités bien connues de la “Dissidence” : Dieudonné, Alain Soral, Salim Laïbi, Joe Lecorbeau, Kémi Seba, Jacob Cohen, Marion Sigaut, etc. Mais il y aura aussi des personnalités plus proches de notre famille politique, comme Pierre Hillard et Johan Livernette. Comme j’ai déjà rencontré personnellement la plupart d’entre eux, je ne me sentirai assurément pas comme un canard tout noir au milieu d’oies blanches.
Toutefois, il s’agit de bien garder à l’esprit que le projet politique porté par ce courant de pensée qu’est la “Dissidence” n’est pas le nôtre.Pour faire court : l’association d’Alain Soral, Égalité-Réconciliation, valide la présence massive des Afro-maghrébins dans la société française, alors que nous considérons que leur masse est aujourd’hui très largement suffisante pour engloutir, à terme, ce qu’il reste du peuple français. Pour nous, ce n’est pas acceptable. Nous pensons donc, au contraire, qu’il faut tout mettre en œuvre pour encourager le maximum d’immigrés afro-maghrébins à rentrer chez eux et à développer leur pays.
Mais ce qui nous rapproche d’Égalité-Réconciliation est au moins aussi fort que ce qui nous en sépare, à savoir, la conscience très claire qu’un “Empire” mondial est en train de se constituer sur les décombres du monde traditionnel. L’ennemi cosmopolite, qui tient entre ses mains les banques et le système médiatique, a un objectif : supprimer les frontières, détruire les nations, dissoudre les identités, afin d’unifier la terre et d’établir un gouvernement mondial, qui est selon eux la condition nécessaire pour assurer la paix dans le monde.
Mais attention, ce ne sera pas n’importe quelle “paix” (shalom). Celle-ci devra être absolue, universelle et définitive. C’est alors que leur messie arrivera, pensent-ils. Il n’y aura plus de conflits entre les classes sociales ; il n’y aura plus de conflits entre les nations ; il n’y aura plus de conflits entre les sexes. En fait, il n’y aura plus rien pour susciter des tensions entre les hommes sur cette terre : plus de classes sociales, plus de religion, plus de races, plus de nations, plus de différence entre les hommes et les femmes. Vous l’avez compris : il s’agit de tout détruire (solve et coagula). Ce fanatisme égalitaire représente le fond du judaïsme politique, comme nous l’avons largement démontré dans nos livres.
On comprend maintenant pourquoi les membres de cette secte ont représenté la quasi-totalité des doctrinaires marxistes, qui envisageaient autrefois la prise de pouvoir par le prolétariat de chaque pays afin de liquider les élites nationales et de créer ensuite un monde unifié sans classes sociales. Ce sont exactement les mêmes qui nous invitent aujourd’hui à oublier nos traditions et nos identités pour nous fondre dans une humanité sans frontières. Et, si l’on regarde bien, ce sont aussi les mêmes qui sont les partisans les plus acharnés de l’ambiguïté sexuelle, de l’indifférenciation sexuelle, allant jusqu’à envisager très sérieusement la gestation pour les hommes. Cette secte de fanatiques représente le mal absolu sur cette terre.
Tous les pays doivent selon eux être soumis à leur pouvoir avant la grande fusion totalitaire. C’est la raison pour laquelle ils ne cessent, depuis des lustres, de fomenter des guerres contre les pays qu’ils jugent récalcitrants. Ces salopards ont ainsi poussé les Occidentaux dans une guerre contre l’Irak en 1991, contre l’Afghanistan en 2001, de nouveau contre l’Irak en 2003, puis contre la Libye en 2011. Et la Syrie de Bachar el Assad y serait passée en 2013 si le président russe Vladimir Poutine n’avait pas tapé du poing sur la table. Déjà, en 2006, les Kouchner, Finkielkraut, Lévy et compagnie voulaient nous envoyer dans une guerre contre l’Iran. Bien entendu, il ne s’agit pas, selon eux, de défendre l’État d’Israël qui leur est si cher, mais de défendre “l’humanité”. Il faut apprendre à lire ces salopards, au risque de mourir idiot.
Voilà pourquoi c’est avec joie que j’accepte l’invitation de la “Dissidence” à Bruxelles, organisée par le député Laurent Louis et Abdesselam Laghmich, qui sera tête de la liste “Debout les Belges” aux élections européennes. Ce n’est pas un ralliement à l’Europe multiculturelle, mais unesolidarité naturelle avec des gens qui ont compris le fonctionnement du mondialisme et qui s’y opposent frontalement, comme personne n’avait jamais osé le faire jusqu’à présent.
Pour les esprits chagrins qui y verraient une dérive idéologique, je rappelle qu’en 2006, j’avais été le premier à soutenir Kémi Seba à ses procès. Et depuis 2006, je ne crois pas m’être rallié à l’idée d’une France africaine. En 2009, j’avais soutenu la liste antisioniste de Soral et Dieudonné; et je ne suis pas devenu un thuriféraire de la société multiculturelle. Je suis aussi allé en Iran en février 2013, et je ne me suis pas converti pour autant à l’islam. Bref, je ne m’interdis pas de parler courtoisement et amicalement avec des Noirs et des Arabes à partir du moment où ceux-ci respectent mon identité, mes valeurs et mon combat de libération nationale ; d’autant que ces derniers, sensible à notre cause, ne représentent guère qu’une toute petite partie de la masse installée sur notre sol.
Il y a en revanche des gens, dans le milieu “d’extrême droite”, avec qui nous ne pourrons visiblement jamais nous entendre. Le site Fdesouche, par exemple, qui est l’un des principaux sites de la droite islamophobe, nousboycotte méticuleusement et implacablement depuis des années. Notre nom y est systématiquement censuré, et tout débat sur la question mondialiste est immédiatement évacué des commentaires. Pierre Sautarel nous a même signifié hier qu’il fallait que nous cessions au plus vite d’utiliser sur twitter le “hashtag fdesouche“, pour ne pas débaucher ses quelques lecteurs qui feraient preuve d’un peu de curiosité intellectuelle.
Le site Fdesouche a longtemps eu pour modérateur un certain Thomas Ferrier (ce qui est peut-être toujours le cas). Ce Thomas Ferrier utilise le pseudo de “Thomas Stahler” pour écrire ses articles, et d’innombrables autres pseudos pour ses commentaires sur les forums. On le voit apparaître sur Fdesouche en tant qu’ “eurosozialist”. Dans son commentaire 176 du 24 avril 2010, il écrit ingénument : “Et pourtant je suis sans doute le posteur le plus pro-J sur FDS !” “Pro-J” signifiant pro-juif, pro-israélien. Et voici son commentaire 235: “Perso, systématiquement, je nettoie tout judéophobe et je le bannis immédiatement.” Il faut lire quelques textes de ce Thomas Ferrier pour comprendre que nous avons affaire à un sacré phénomène de foire : il exècre le christianisme, paraît vouer une certain admiration pour Adolf Hitler, exalte le fascisme et l’unification européenne et se prétend défenseur de la race blanche. On nous affirme par ailleurs que d’autres modérateurs de fdesouche seraient aussi de “véritables nazis”. Fort bien ! Simplement, il faudrait nous expliquer comment on peut être “nazi” en léchant le cul des juifs d’une manière aussi indécente!
Car, je suis désolé de le dire, mais quand on voit le mal que nous ont fait les juifs, rester neutre, c’est être un peu complice. Nous avons montré dans nos livres que la quasi-totalité des films faisant l’apologie de l’ouverture des frontières, de la tolérance et du métissage sont des films réalisés par des cinéastes juifs ; Fdesouche n’en parle jamais. Et ce n’est qu’une toute petite partie du problème. En revanche, dès que le philosophe Alain Finkielkraut ouvre la bouche, Fdesouche relaie immédiatement l’information (deux fois par semaine depuis dix ans !).
Si Finkielkraut et quelques autres de ses congénères défendent aujourd’hui les “Blancs”, c’est qu’ils se sont aperçus, depuis 2001 environ, que la principale menace, pour eux, ne venait plus de “l’extrême droite, mais de ces immigrés afro-musulmans qu’ils ont pourtant tellement contribué à faire entrer sur notre territoire. Finkielkraut, contre qui nous n’avons cessé de mettre les patriotes en garde, s’est finalement révélé en janvier 2014 à la faveur de l’affaire Dieudonné. Chacun a alors pu se rendre compte qu’il était resté juif en son for intérieur, et que sa principale préoccupation, finalement, restait son cher État d’Israël et la lutte contre l’antisémitisme. Mais Fdesouche continue de l’idolâtrer. On a récemment rencontré un ancien camarade dans la rue : un grand lecteur de Fdesouche, qui était convaincu que l’État d’Israël était le poste avancé de l’Europe au Proche-Orient ! Du beau travail d’abrutissement, en vérité!
Que les Identitaires et les Fdesouche aient décidé de ne jamais parler de cette question cruciale, cela peut se comprendre, si on se lance sur le terrain électoral : il faut racler le plus bas possible pour emporter la conviction des petites-gens peu instruits qui forment une grande partie de la population. Nous ne disons pas non plus que Fdesouche n’a pas son utilité dans le combat que nous menons tous pour la préservation de notre identité ; nous prétendons simplement que ce site, à lui seul, ne permet pas à un jeune militant de comprendre le monde tel qu’il est et ne lui fournit pas les armes intellectuelles qui pourraient lui permettre de convaincre des gens cultivés et bien insérés dans la société. À plus ou moins long terme, la fréquentation de Fdesouche rétrécit l’âme, durcit l’esprit et assèche la créativité. La comparaison avec le travail de Soral et l’équipe d’Égalité-Réconciliation – quoi qu’on pense de son contenu politique – est ici éclairante : Égalité-Réconciliation a permis de révéler en quelques années une floraison de talents : des chanteurs, des humoristes, des dessinateurs à foison ; là ou Fdesouche est resté parfaitement stérile.
Et en ce qui nous concerne, nous pensons qu’il est impossible de gagner la guerre contre l’ennemi cosmopolite si l’on n’entretient pas l’esprit, l’intelligence et le talent créatif. La guerre est aussi psychologique : quand on prend l’habitude de baisser les yeux devant son maître et qu’on ne prononce jamais le nom du tyran, on finit vite par devenir un esclave. Sur ce sujet, nous ne saurions trop vous conseiller de lire la troisième partie de notre Guerre eschatologique. Parce qu’il faut lire les livres, et ne pas se contenter des articles glanés ici et là sur internet. C’est le seul moyen d’acquérir une véritable culture et de fortifier votre esprit. Si les juifs ont l’esprit souvent plus souple et ingénieux que celui des goys, c’est parce qu’ils lisent beaucoup. C’est l’esprit juif qu’il faut combattre ; c’est l’esprit juif que je combats ; c’est par l’esprit que nous gagnerons, avec l’aide de Dieu ! Hervé Ryssen, 17 avril 2014.
Source: herveryssen.hautetfort.com
Du viol de la démocratie en toute bonne conscience ou ce qu’est la démocratie pour les moralistes bêlants.
Que ceux qui doutent encore que l’Union européenne fonde sa toute-puissance sur le viol de la démocratie lisent attentivement ces lignes.
La scène se déroula le 20 février 2008 au parlement de Strasbourg. En souvenir de l’annulation des votes des peuples français et hollandais en 2005, quelques députés européens, nous devrions dire les derniers fidèles aux principes fondamentaux de la démocratie, proposèrent un amendement : que le vote du peuple irlandais, qui allait avoir lieu quelques mois plus tard, soit respecté.
Il fallait vraiment que le désespoir de ces derniers Mohicans de la démocratie soit grand pour qu’ils finissent par demander à ce que l’on respecte un vote démocratique. Ne va-t-il pas de soi que soit respecté le résultat d’une échéance électorale ? Il semblerait que non pour la technostructure européenne. Cet amendement qui ne demandait qu’une chose, qu’un principe de base de la démocratie soit appliqué, fut rejeté par 499 voix contre 129. Vous avez bien lu. Le non-respect de la démocratie fut voté ! Attitude qui en dit long sur la teneur de l’attachement à la démocratie des européistes.
Le vote des Irlandais sera ignoré par les instances européennes. C’est en toute bonne conscience que les partisans de l’UE bafouèrent un acquis historique. Aveuglés par leur rêve évanescent « d’Europe », les euro-béats ne se rendirent probablement pas compte de la portée de leur acte. Eux qui prétendent encore défendre la démocratie en sont venus à balayer son expression la plus élémentaire en toute bonne conscience. Pourquoi ? Parce que pour eux, la démocratie n’est pas la démocratie au sens institutionnel et historique du terme, mais la vulgate du politiquement correct. Dans leur esprit, le politiquement correct est le bien, c’est ce bien qui devient la démocratie. L’opposition contre la technocratie néolibérale qu’est l’Union européenne est en revanche le mal, et, dans leur esprit, devient le fascisme. Démocratie et fascisme sont vidés de leur sens historique. C’est au nom de la « démocratie » que les députés européens écrasèrent la démocratie.
Les médias ne parlèrent pas de ce triste événement. Nul ne s’en étonnera : ces derniers s’empressent toujours de montrer leur bêtise et leur servilité vis-à-vis de l’UE par une propagande maladroite en sa faveur.
Le 20 février 2008 restera comme un jour noir pour la démocratie. Mais qui s’en soucie ?
Adrien Abauzit, Né en 1984
http://www.oragesdacier.info/2014/04/referendum-irlandais.html
Entretien avec Pierre Hillard Propos recueillis par Christopher Lings
Pierre Hillard est un essayiste français, docteur en science politique. Il est connu pour ses analyses du mondialisme ainsi que du processus de destruction des nations dans le but d’instaurer un gouvernement mondial. M. Hillard a répondu à nos questions suite aux déclarations de François Hollande, lors de sa conférence de presse du 14 janvier dernier, sur la diminution du nombre de régions. Un régionalisme à marche forcée dicté par l’Union Européenne et l’Allemagne…
Dans sa récente conférence de presse, le chef de l’État a fait part de sa volonté de diminuer le nombre de régions, tout en augmentant leur taille et leur puissance. Comment recevez-vous ce projet ?
PH : L’idée n’est pas nouvelle. Déjà, en 2009, le rapport Balladur avait lancé un projet similaire. Le président Hollande veut, apparemment, procéder à une refonte des frontières régionales françaises. En dehors de la modification territoriale, il est difficile de savoir quelles compétences nouvelles seront attribuées à ces régions. Pour le moment, aucune information n’a filtré de l’Elysée. On peut, cependant, être sûr que ces blocs régionaux vont acquérir tôt ou tard des prérogatives supplémentaires car c’est la finalité du projet. Suis-je étonné d’une telle annonce … bien sûr que non. Elle n’est que la conséquence d’un long travail fait en amont dans le cadre de l’Union européenne. Celle-ci s’inspire du travail fait en coulisses par l’Allemagne.
Peut-on y voir une tendance à tendre vers le modèle allemand des Länder ?
L’Union européenne est le diffuseur des principes régissant la spiritualité politique allemande : régionalisme ethnique et technocratique dans un cadre fédéral. Le principe régionaliste a toujours été prégnant depuis l’existence de la CEE puis de l’UE. Il a vraiment décollé avec l’adoption du Traité de Maastricht (1992) instituant le principe du fédéralisme. J’explique tout cela d’une manière détaillée dans mon livre « Minorités et régionalismes ». Grâce aux travaux du professeur en science politique, Rudolf Hrbek[1], nous savons que les préparatifs ont vraiment commencé en 1987 : « Le point de départ de cette nouvelle série d’initiatives fut la résolution de la Conférence des Ministres-Présidents d’octobre 1987 à Munich, où il fut fixé comme objectif « une Europe à structure fédérale ». Deux ans plus tard, les Ministres-Présidents des Länder créèrent un groupe de travail de leurs chancelleries d’Etat en lui commandant un rapport sur la position des Länder et des régions face aux développements futurs de l’Union européenne. Remis aux Ministres-Présidents en mai 1990, ce rapport détaillé, contenant des propositions concrètes pour une révision des traités régissant la Communauté, comprenait quatre points principaux : introduction du principe de subsidiarité, modèles pour la participation des Länder et des régions aux travaux du Conseil des ministres, création au plan communautaire d’un Organe spécial, possibilité pour les Länder et les régions d’intenter en tant que tels des actions auprès de la Cour de Justice européenne. Ces revendications furent soutenues par deux résolutions : l’une des Ministres-Présidents du 7 juillet 1990 et l’autre du Bundesrat du 24 août 1990. La résolution du Bundesrat demandait en outre au gouvernement fédéral de faire participer les Länder aux travaux (y compris les travaux préparatoires) de la Conférence gouvernementale et à l’élaboration des positions qui seraient adoptées par les négociateurs allemands. Le gouvernement fédéral répondit favorablement à cette demande des Länder : ce n’est que durant les négociations finales à Maastricht que les chefs d’Etat et de gouvernement restèrent seuls avec les ministres des Affaires étrangères. Dans la phase préparatoire, au contraire, les Länder et le gouvernement fédéral collaborèrent de façon très étroite. »
Tous ces travaux se sont associés à une multitude de rapports et textes en tout genre élaborés au sein d’instituts comme l’Assemblée des Régions Frontalières Européennes (ARFE, institut européen, en fait allemand), l’Assemblée des régions d’Europe (ARE) ou le Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux d’Europe (CPLRE). Les Commissions de l’ARE et du CPLRE dans les années 1980 et 1990 étaient occupés par des Allemands travaillant en liaison permanente avec des Catalans, des Basques, des Friouls-Vénitiens, des Galiciens ou des Flamands. Ce travail a permis d’élaborer des mesures favorisant le régionalisme, l’ethnicisme et la promotion de la coopération transfrontalière afin de faire disparaître les frontières étatiques au profit d’eurorégions. Ces dernières ont pour vocation de réunir des régions de part et d’autre des frontières devenues obsolètes. C’est un remodelage complet des structures internes des pays européens qui est en cours. Ajoutons que le décollage véritable de la régionalisation s’appuie sur la recommandation 34 (1997) du rapporteur allemand Peter Rabe, député du Land de Basse-Saxe, à l’époque dirigé par Gerhard Schröder. C’est ce document qui propulse le principe régionaliste dont la finalité est de donner aux collectivités régionales un poids économique, fiscal, administratif, etc. complet en contournant l’autorité nationale au profit d’un dialogue direct avec Bruxelles et ses lobbies. Si le processus va à son terme, c’est la mort de la France comme de tous les États européens. Dans cette affaire, François Hollande et ses ministres ne font que suivre une feuille de route élaborée depuis longtemps.
C’est le retour de baronnies dans le cadre d’un Saint-Empire romain germanique élargi à l’échelle de l’Europe.
Enfin, peut-on parler, comme l’évoquait l’un de nos contributeurs récemment, d’un retour à la féodalité dicté par Bruxelles ?
C’est exactement cela. C’est le retour de baronnies dans le cadre d’un Saint-Empire romain germanique élargi à l’échelle de l’Europe. Nous avons et nous aurons de plus en plus des potentats locaux qui seront cajolés par les lobbies et toutes les représentations étrangères planétaires présents à Bruxelles. On imagine sans peine les magouilles en tout genre. D’autant plus que la Commission européenne saura jouer des rivalités entre régions pour abaisser les protections sociales. C’est la région dite « la plus compétitive » qui sera la mieux vue. Déjà, on évoque des smics régionaux. Il va de soi aussi que les remboursements médicaux ou soins dentaires seront tirés vers le bas dans le cadre d’un mondialisme oeuvrant en faveur d’une gouvernance mondiale. N’oublions pas que le processus de régionalisation va de pair avec l’instauration d’un marché transatlantique. C’est lié. Il faut détruire les Etats pour laisser la place à une multitude de régions qui n’offriront aucune résistance aux produits et aux normes venant d’outre-Atlantique. Si le président Bill Clinton, recevant en 2000 la plus haute distinction euro-fédéraliste, le Prix Charlemagne, a prôné la régionalisation de l’Europe, ce n’est sûrement pas l’effet du hasard. Nous sommes engagés dans une spirale. Malheureusement, les Français dans leur grande majorité n’ont pas compris la finalité de cette politique. Sauf miracle (et j’y crois), il ne faut pas oublier l’enseignement de l’histoire qui rappelle que la nature élimine les êtres et les États qui ne perçoivent pas les dangers mortels.
[1] Documents, revue des questions allemandes, Janvier-Février-Mars 1998, Paris.
L’homme à la bouche cousue
L’Union européenne se mêle de tout et n’importe quoi : taille des grillages de piscine et des filets de pêche, dimension des légumes et des huîtres, plaques d’immatriculations... Alors pourquoi celle qui régit le destin de vingt-sept peuples dans l’immense majorité des strates de leur vie ne fait rien, ne prescrit rien, pour un événement aussi fondamental que celui de la crise dite des subprimes ? Pourquoi José Manuel Barroso ne dit pas un mot ? Pourquoi n’entend-on pas parler de l’omnipotente Commission européenne en matière économique ?
La crise des subprimes résulte, entre autres, d’un manque de réglementation du système financier. La déréglementation est la racine du mal car c’est elle qui a permis la compression des salaires et a poussé les salariés à s’endetter. Or en quoi a consisté le rôle de l’Union européenne depuis l’Acte unique ? A précisément déréglementer le plus possible les sociétés des Etats membres. L’économie et la finance n’ont pas échappé à ce phénomène massif. Barroso a la bouche cousue car il sait que dans cette crise économique l’Union européenne est de loin l’instance la plus mal placée pour donner des leçons à qui que ce soit : elle répand depuis plus de vingt ans un mal identique à celui qui a conduit à la catastrophe outre-Atlantique.
Perroquets de presse et pensée officielle ont gémis de façon absolument indigne pour que l’Union européenne contribue à la sortie de crise. Ils confessèrent alors leur propre imbécilité. Demande-t-on à un pyromane d’éteindre un incendie, à un pédophile d’être baby-sitter ? Par leurs attentes extatiques, ils prouvèrent qu’ils ne connaissaient strictement rien au droit européen et qu’ils n’avaient jamais lu une ligne des traités qui en sont le cœur. Ainsi, il fut démontré que l’adhésion béate de nos moralistes bêlant à l’UE ne venait que d’une posture idéologique totalement déconnectée du réel. Car l’Union européenne a pour objectif de limiter autant que possible l’action publique afin que le capital se substitue à l’Etat. Nous invitons ceux qui doutent de notre parole à se pencher sur les traités européens. Ils vérifieront.
L’Union européenne reniera-t-elle alors plusieurs décennies de législation ? Bien sûr que non. Pour la simple raison que ceux qui la tiennent (grands groupes industriels et financiers, apparatchiks néolibéraux bruxellois) n’y ont pas intérêt. Le démenti interventionniste serait trop cinglant, et trop coûteux. Moralité : il faut vraiment être un imbécile ou un journaliste pour croire que l’Union européenne aura la moindre chance de résoudre la crise.
Adrien Abauzit, Né en 1984
Dans l’entretien qu’il vient d’accorder au Monde, en ligne sur le site du quotidien, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, est interrogé sur la thèse qu’il défend qui dans son livre à paraitre «L’Europe sous la menace du national populisme ». Il annonce en effet, comme Marine Le Pen, la fin de la bipolarisation de la vie politique avec l’avènement du FN comme troisième force faisant jeu égal avec l’UMP et le PS. «De scrutin en scrutin, affirme-t-il, le FN s’installe dans la vie politique, porté par l’idéologie dominante (sic) qui consiste à prôner l’identité plutôt que l’égalité, la purification culturelle et la chasse à l’anti-France. Cette idéologie imprègne toute la droite. On voit bien que l’UMP est tenaillée entre l’idée de voler le feu national-populiste au FN et celle de rester sur des principes classiquement républicains voire gaullistes ». Des propos qui relèvent de la langue de bois propre au militant socialiste, et bien malhonnêtes. Il faut un sacré culot pour présenter comme dominante dans la vie politique, au sein de la droite, et contraire aux principes gaullistes, la défense par le FN de l’identité et de la souveraineté nationale !
Les électeurs ne s’y trompent pas, à l’heure ou le gouvernement vient d’annoncer l’octroi de600 millions d’euros du programme d’investissements d’avenir pour les quartiers pluriels. Politique d’arrosage inefficace supportée une nouvelle fois par les contribuables Français, pour tenter de se rappeler au bon souvenir de sa clientèle électorale dans les « zones sensibles ». Pas certain que cela suffira à éviter la claque qui s’annonce pour le PS lors des élections européennes, que d’aucuns rue de Solferino prédisent encore plus forte que celle reçue lors des élections municipales.
Ainsi, selon le sondage Ifop publié hier portant sur les intentions de vote dans la circonscription Sud-Est, la liste UMP menée par Renaud Muselier arriverait en tête avec28% des suffrages, légèrement devant celle de Jean-Marie Le Pen (23%), sur laquelle figure notamment la vice-présidente du FN Marie-Christine Arnautu et Bruno Gollnisch. La listePS-PRG avec à sa tête l’ex ministre Vincent Peillon, ne recueillerait que 13% des suffrages…
Un cas de figure dans le Sud-Est au soir du 25 mai, qui ne préjuge pas à l’échelle du pays d’un Front National virant en tête, qui accrédite pour le coup les peurs de M. Cambadélis. Dans ce même entretien au Monde, le successeur d’Harlem Désir, comme il l’a expliqué dernièrement lors de ses passages dans les médias, annonce une « lutte à mort en 2017 » entre le PS, l’UMP et le FN.
«L’un d’entre eux (de ces partis, NDLR), ne sera pas au second tour de la présidentielle et cela conduira dans les trois cas à un séisme politique analyse-t-il. Si c’est le FN, on dira que la stratégie de la banalisation voulue par Marine Le Pen a conduit à son élimination. Si c’est l’UMP, le choc sera terrible et le débat féroce entre ceux qui voudront se rapprocher de Marine Le Pen et les autres. Si c’est le PS, avec un président sortant, les tensions que nous vivons aujourd’hui autour du plan d’économies seront démultipliées et comme il reste encore dans le pays une force radicale à gauche, le PS se retrouvera dans la même situation que la SFIO moribonde ».
Une SFIO encore habitée en son temps par des réflexes patriotiques et nationaux qui ont bel et bien disparu aujourd’hui d’un PS boboïsé, mondialisé, jouant la carte des minorités, incarnation caricaturale du parti de l’étranger. La politique étant aussi affaire de symboles, nous notions en février que François Hollande a fait entrer au Panthéon un ex ministre du désastreux front populaire, Jean Zay. Celui-là même qui dans un poème de jeunesse fustigeait le drapeau français, «cette immonde petite guenille », « terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement », « je te hais dans l’âme », « tu es pour moi de la race vile des torche-culs. »
D’autres sites ont également rappelé les vœux d’André Vallini, nommé le 9 avril secrétaire d’État à la Réforme territoriale , député PS qui en en 2005 voulait changer les paroles deLa Marseillaise pour y inclure un « refrain mondialiste » … « Aux peuples de la Terre, Ouvrons tout grand nos cœurs, Ensemble, ensemble, Faisons naître un monde meilleur » avait proposé M Vallini. Vers de mirliton auxquels pour faire bonne mesure il avait ajouté un couplet « européen »: « Allons enfants de nos vingt-cinq pays, une ère nouvelle est arrivée. Dans le ciel de l’Europe unie, flotte le drapeau étoilé, flotte le drapeau étoilé. Souvenons-nous du temps naguère, qui nous a tant déchirés. Et demain plus jamais la guerre, mais de l’amitié et la paix ».
La direction de l’UMP n’est pas en reste dans l’européisme militant. Son incapacité à comprendre les conséquences de sa désastreuse fuite en avant choque (opportunément ?) les députés Laurent Wauquiez et Henri Guaino. Celui-ci a annoncé qu’il ne votera pas pour la tête de liste de l’UMP en Ile-de-France l’ultra fédéraliste européen Alain Lamassoure. Il est cependant aisé de rappeler à ces derniers que leur couplet patriotico-souverainiste et anti-bruxellois ne se fit pas entendre sous le règne deNicolas Sarkozy, qui mena une politique radicalement inverse des souhaits qu’ils expriment aujourd’hui.
Alain Lamassoure, comme Alain Juppé, Jean-François Copé, François Fillon, a donc tenu à sermonner durement les récalcitrants, à rappeler implicitement l’identité de vue entre le projet pro-bruxellois de l’UMP et celui du PS. UMP qui approuve officiellement la ligne définie dans les statuts du Parti Populaire Européen (PPE), auquel leurs élus européens ont adhéré, statuts adoptés par le congrès du 7 décembre 2011 à Marseille.Le PPE fut invité officiellement à se réunir dans la capitale phocéenne par l’UMP, en présence de Jean-François Copé alors secrétaire général. Ces statuts stipulent notamment « une volonté commune de fonder une Union européenne fédérale », de « promouvoir le processus d’unification et d’intégration fédérale en Europe en tant qu’élément constitutif de l’Union européenne. »
Ce choix de l’UMP, réaffirmé lors de ce congrès, d’un processus d’unification et d’intégration fédérale, de fonder une Union européenne fédérale, Alain Lamassoure l’exprime avec moins d’hypocrisie que ses petits camarades. Il n’avait donc pas hésité à participer dernièrement (le 6 décembre 2013) aux « premières assises du fédéralisme européen ». Bruno Gollnisch ne peut qu’inviter une nouvelle fois les adhérents et électeurs patriotes de l’UMP à ne pas se voiler la face et à en tirer de franches conclusions avant de se rendre aux urnes le 25 mai.
http://gollnisch.com/2014/04/30/les-peurs-du-ps-federalisme-europeen-lump-faces-dune-meme-medaille/
Dans l’actuelle campagne des européennes, que cela soit en France ou dans la plupart des pays fondateurs de l’Union, il est un thème qui n’est que rarement abordé par les médias et par les partis qui convoitent les suffrages des électeurs : la pauvreté.
Sans doute parce qu’il peut apparaître comme un thème « non porteur » comme disent certains communicants, et parce que les plus pauvres ne se déplacent guère pour glisser un bulletin dans l’urne, plus désabusés encore que le commun des électeurs : absent des préoccupations européennes officielles, ils s’absentent d’eux-mêmes de la liturgie électorale, n’y croyant plus et se réfugiant dans une pêche à la ligne qui, pensent-ils, leur assurera plus sûrement de quoi dîner le soir… Au-delà de la boutade, il y a de fortes réalités qui ne sont, en fait, guère réjouissantes : en 2012, selon les statistiques d’Eurostat (l’office statistique de l’UE) publiées en décembre 2013, près de 125 millions de personnes de l’UE28 (l’Union européenne à 28 Etats, la Croatie n’ayant, en fait, rejoint celle-ci qu’en juillet 2013) étaient menacées ou atteintes par la pauvreté et l’exclusion sociale.
Pour la France, les chiffres sont alarmants et évoquent une situation qui, malheureusement, se dégrade encore avec la hausse continue du chômage : 11,8 millions de personnes concernées par l’une des trois formes de précarité sociale évoquées par l’enquête, soit 19 % de la population française… Bien sûr, toutes les situations ne sont pas forcément dramatiques mais elles sont néanmoins inquiétantes, en particulier pour les 5,3 % de Français qui sont classés dans la catégorie des « personnes en situation de privation matérielle sévère » mais aussi les 14,1 % de personnes en état de « pauvreté monétaire » (la catégorie précédente y étant largement, d’ailleurs, intégrée).

Dans certains pays de la zone euro, pourtant réputés riches, la situation n’est guère plus brillante : en Belgique, 21,6 % de personnes sont affectées par l’une au moins des trois formes de précarité ; en Allemagne, 19,6 % ; en Italie, presque 30 % ! Quant à la Grèce, elle est passée d’une proportion de 28,1 % en 2008 à 34,6 % en 2012, proportion qui n’a cessé d’augmenter jusqu’à ce printemps, avec un taux de chômage global d’environ 27 %...
La suite sur le blog de Jean-Philippe Chauvin
http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-pauvrete-en-Europe-ce-theme