Quatorze maires opposés au mariage homosexuel ont annoncé, vendredi 21 février, qu'ils saisiraient lundi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), estimant que le Conseil constitutionnel, en leur refusant la « clause de conscience », avait « violé [leur] droit à un procès équitable ». Ce refus avait provoqué la colère de ces élus et des opposants.
Europe et Union européenne - Page 1059
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14 maires contre le mariage gay vont saisir la Cour européenne des droits de l'homme
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“Les vrais réfugiés, ce sont les Italiens sans travail qui n’arrivent pas à la fin du mois” : le non des maires aux clandestins de Lampedusa
« Non en chœur ». C’est ainsi que le Corriere del Veneto résume la réponse des maires (copie d’écran en Une) à la préfecture de Vicence, qui leur a demandé d’accueillir une partie des « réfugiés » toujours plus nombreux qui débarquent d’Afrique du Nord. Les encouragements incessants donnés aux clandestins par le ministre Kyenge Kashetu y ont-ils été pour quelque chose ? Et l’ostentatoire visite du pape François à Lampedusa ? Les « demandes d’asile » en Italie se sont en tout cas élevées à 43.000 en 2013, plus de trois fois le chiffre de 2012.
Le flux n’étant pas parti pour se tarir – puisqu’on est décidé à ne rien faire pour l’arrêter –, le gouvernement italien cherche à organiser d’avance la dissémination des nouveaux arrivés sur tout le territoire.
Fin janvier, le ministre de l’Intérieur a fait écrire par les préfets à toutes les communes d’Italie pour leur demander d’accueillir des clandestins « pour les trois années 2014-2016 ». En jargon administratif, il s’agit de « bien vouloir signaler l’éventuelle disponibilité de structures […], de préférence non-hôtelières, à destiner au possible accueil de ressortissants étrangers demandant une protection internationale. On privilégiera des structures avec une capacité d’accueil moyenne de 20 à 50 personnes, et en tout cas pas supérieure à 100 ».Le Ministère s’engage à verser aux communes un remboursement de 30 euros (plus TVA) par « réfugié » et par jour, pour couvrir les frais de nourriture, de logement, de gestion administrative, de « médiation linguistique », d’aide à la rédaction de la demande d’asile, la fourniture de vêtements, la blanchisserie et les produits hygiéniques. S’ajoutent à cela 2 euros 50 à verser quotidiennement en espèces à chaque « réfugié », avec une recharge téléphonique de 15 euros.
Le préfet de Vicence, en Vénétie, a donc écrit aux 121 maires de sa juridiction. Un mois après, il n’a reçu que des réponses négatives.
Instruits par les mauvaises expériences précédentes, les maires, même de gauche, ne veulent plus de « réfugiés ». Le refus le plus énergique est venue de Milena Cecchetto (copie d’écran ci-contre), maire de Montecchio Maggiore, de la Ligue du Nord. « Les vrais réfugiés, a-t-elle écrit au préfet, ce sont nos concitoyens qui n’ont pas de travail et qui n’arrivent pas à la fin du mois. Cette municipalité n’a ni ressources ni espaces à mettre à la disposition des réfugiés. Chaque réfugié coûte à la collectivité 30 euros par jour, soit un total de 900 euros par mois: nous avons beaucoup de retraités qui n’arrivent pas à 500 euros par mois, et il y a des chômeurs qui seraient prêts à faire n’importe quel travail pour percevoir ce montant! »
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Les Islandais veulent rester libres
L’Islande va enterrer la candidature à l’UE, sans référendum
EUROPE - Les négociations avec l’Union européenne étaient suspendues depuis le début de la campagne des législatives de 2013…

L’Islande va enterrer sa candidature à une adhésion à l’Union européenne, sans le référendum initialement promis par les deux partis eurosceptiques au pouvoir, a annoncé vendredi le gouvernement. Ces deux partis, le Parti du Progrès (centre) et de l’Indépendance (droite) se sont mis d’accord sur un projet de loi demandant au gouvernement de « retirer la candidature à une adhésion à l’Union européenne » déposée par le pays en 2010.
« Un tel projet de loi sera de ma responsabilité. Le ministre des Affaires étrangères à l’époque avait présenté le projet de candidature, donc il est naturel que je présente le projet pour la retirer », a déclaré à la télévision publique Ruv le ministre des Affaires étrangères Gunnar Bragi Sveinsson. Cette issue était prévisible. Le gouvernement avait déjà dissous les instances de négociation avec l’UE, dont le travail était suspendu depuis le début de la campagne des législatives de 2013.
Principal obstacle à l’adhésion : la pêche [...]
La suite sur 20 Minutes
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Les-Islandais-veulent-rester
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C’est l’Allemagne qui doit sortir de l’euro
Comment pouvait-on croire qu’un client de Volkswagen allait, à cause de l’euro, devenir subitement un client de Renault ?
Invité à présenter son dernier livre Klare Worte 1, l’ex-chancelier Gerhard Schröder, 70 ans en avril prochain, a tenu sur l’euro des propos sans équivoque : « La dominance de l’Allemagne au sein de l’Europe est diamétralement à l’opposé des buts recherchés par les promoteurs de l’euro il y a 15 ans… mais la fin de l’euro serait une véritable catastrophe pour l’Allemagne car elle s’exposerait à une réévaluation massive de sa nouvelle monnaie. » On ne saurait être plus clair. Mais pourquoi en est-on arrivé là ?
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400.000 soutiens à Emmanuel Giboulot
BEAUNE (NOVOpress) – Plus de 400.000 personnes ont adressé leur soutien au viticulteur bourguigonon Emmanuel Giboulot, traîné en correctionnelle pour avoir refusé de polluer. Emmanuel Giboulot passe en correctionnelle le 24 février prochain pour un motif ubuesque : il a refusé de déverser sur ses vignes un pesticide hautement toxique, privilégiant des solutions naturelles tout aussi efficaces (voir notre article).

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Referendum Suisse :Débat Bruno Gollnisch(FN) et Catherine Trautmann( PS)
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Certaines banques européennes n’ont pas d’avenir
Danièle Nouy, la nouvelle responsable de la régulation des banques européennes, ne donne pas dans la langue de bois. Dans sa première interview depuis son entrée en fonction à Francfort, elle explique au Financial Times s’apprêter à mener une évaluation de la santé des banques européennes sans pitié.
L’ancienne haut fonctionnaire de la Banque de France reconnaît que, pour être crédibles auprès des investisseurs internationaux, les examinateurs de la Banque centrale européenne (BCE) ne pourront qualifier toutes les banques participantes à la série d’examens qui se déroulera cette année. Elle admet juste «ne pas savoir exactement combien de banques devront échouer» pour que les marchés soit rassurés sur la qualité de l’audit.
Ces examens se dérouleront en deux temps: d’abord une revue des actifs détenus dans les bilans au printemps, puis à l’automne des tests de résistance - stress tests - à des scénarios économiques adverses. Les résultats seront connus en novembre, au même moment où la BCE assumera sa nouvelle fonction de superviseur direct des grandes banques européennes. Cette mission ainsi que l’organisation des tests a été confiée à une émanation de la BCE, le Mécanisme de supervision unique (MSU), présidé par Danièle Nouy. La supervision unique européenne est l’un des trois piliers de l’Union bancaire, le grand projet de l’Europe pour solder les années de crise financière.
«Certaines banques n’ont pas d’avenir»
Danièle Nouy reconnaît que l’ensemble des banques du Vieux Continent ont fait des efforts considérables depuis l’éclatement de la crise financière afin de consolider leurs bilans. Le ratio de solvabilité médian des établissements (rapport entre fonds propres durs et total du bilan) atteint ainsi 11,2% à fin juin 2013, soit quatre points de plus qu’en 2008.
Danièle Nouy, qui se concentrait jusqu’ici sur la surveillance des banques hexagonales, entend néanmoins détricoter les liens qui unissaient traditionnellement les banques aux États qui cherchaient à sauver à tout prix les établissements en difficulté. «Nous devons admettre que certaines banques n’ont pas d’avenir», assume ainsi Danièle Nouy.
Dans ce contexte, le grand jeu d’ici novembre sera pour les observateurs de spéculer sur le nom des banques qui ne passeront pas les tests de la BCE. Quelques milliers de personnes travaillant sur le projet, il sera difficile pour la BCE d’éviter les fuites, qui devraient alimenter les rumeurs. D’ici là, les analystes occupent le terrain. À tour de rôle, ils dévoilent leur perception des maillons faibles du système bancaire européen.
Pressions politiques en Allemagne
La dernière étude sérieuse en date est celle de Davide Serra, le directeur du fonds alternatif Algebris, par ailleurs conseiller de l’État britannique sur les questions bancaires. Il estime qu’il manque 50 milliards d’euros de capital à l’ensemble des banques européennes. Selon lui, l’Allemagne, à la tête du «pire secteur bancaire au monde», ne devrait pas sortir indemne de l’évaluation. Le financier table sur le recalage de trois ou quatre de ses banques régionales, les Landesbanken.
«Le pays d’où j’attends le plus de mauvaises nouvelles est celui qui est réputé le plus fort, et qui n’a pas été scruté de près», affirme en effet Davide Serra. Il accuse le régulateur allemand, la BaFin, de s’être laissé influencer au fil des années par les pressions politiques. Au-delà du cas allemand, le financier pointe du doigt la faible capitalisation des établissements portugais et grecs.
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Ukraine, pour essayer de comprendre
Alors que la situation en Ukraine continue à dégénérer (plus de 100 morts, des centaines de blessés), et que la désinformation émet à puissance maximale (Alexandre Adler au mieux de sa forme dans ce rôle, ce jour dans "C dans l'air"), nous vous proposons trois analyses complémentaires: la première russe, la deuxième ukrainienne, la troisième française.
Celles-ci ont été exprimées lors d'un colloque sur la Russie à l'Institut de la démocratie et de le coopération, à Paris, le 4 février dernier.
La première est dûe à Madame Tamara GOUZENKOVA, directrice adjointe de l’Institut russe des études stratégiques (Moscou). Extrait.
"Il me semble que la faute principale a été commise juste après le sommet de Vilnius, lorsque le président ukrainien Ianoukovytch, peu intelligent, peu courageux, homme imprévoyant, refusa au dernier moment de signer l’Accord d’Association. Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi, mais l’UE aurait dû dire dans cette situation que « si vous n’êtes pas prêt à signer cet Accord, allez-y, préparez-vous bien et lorsque vous vous sentirez prêt, nous signerons l’Accord en question ». Or, au lieu de cela, nous divisons aujourd’hui l’Ukraine. A mon avis, l’UE, la Russie et même les Etats-Unis doivent avoir le courage de reconnaître que l’Ukraine est à l’heure actuelle un pays qui ne peut pas être intégré, quel que soit le système d’intégration. Il est grand temps de laisser l’Ukraine tranquille et ne pas l’ennuyer avec toutes sortes de projet d’intégration. La Russie et l’UE doivent cesser leurs controverses au sujet de l’Ukraine et s’asseoir à la table des négociations.
En guise de conclusion. Il me semble que nous restons des spectateurs trop détachés de la politique réelle et que nous faisons trop confiance aux hommes politiques. Il serait grand temps que l’opinion publique de tous les pays concernés dise stop à cette politique, dont les créateurs ne font que lutter pour leur propre avenir. Nous avons tous vu ce qui s’est produit en Yougoslavie, en Afrique. Voudrions-nous que la même situation se produise aujourd’hui en Ukraine ?"
Mentionnons au passage que, pour un pays que d'aucuns imaginent comme étant encore l'empire des Soviets, la numéro 2 d'un tel institut semble avoir une certaine liberté de ton, ...
La deuxième est de Rostyslav ICHTCHENKO, président du Centre du Centre d'Analyse et de Pronostique (Kiev). Extrait.
"A l’heure actuelle, la situation est telle qu’il est tout à fait évident que les deux parties de l’Ukraine seront séparées et tout le monde comprend que c’est pratiquement inévitable. La seule question à se poser, ce n’est pas quand la vraie séparation se réalisera, mais où passera la frontière entre deux parties de l’Ukraine. Je conçois que ni l’UE, ni la Russie n’ont d’intérêt à voir à la place de l’Ukraine actuelle deux voire plusieurs états, mais je ne vois absolument pas comment ils peuvent éviter cette situation."
La troisième est de David TEURTRIE, chercheur au Centre de recherches Europes-Eurasie de l'INALCO. Long extrait ci-dessous car c'est certainement l'intervention la plus éclairante et la plus complète (car elle n'avait pas besoin des délais de la traduction).
Lire la suite "Ukraine, pour essayer de comprendre"
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/02/ukraine-pour-essayer-de-comprendre.html
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LA PERSPECTIVE ALTEREUROPEENNE
Méridien zéro a reçu Georges Feltin-Tracol et Thomas Ferrier pour deviser avec eux sur la perspective altereuropéenne
Pour écouter:
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[Vidéo] Dérapages européens, par Hervé Juvin
En une semaine, deux dérapages successifs, graves, viennent poser à nouveau la question de la dérive européenne, de cet objet politique non identifié mais qu’il est de moins en moins possible d’appeler “démocratique”. Par Hervé Juvin
