Europe et Union européenne - Page 1074
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18/11 : conférence sur le gender à Bruxelles
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135,5 milliards d'euros pour l'UE
Le Parlement européen, qui demandait 1,4 milliard de plus, a obtenu 135,5 milliards pour 2014, contre les 136,4 qu'il souhaitait, et les 135 milliards offerts au départ par les Etats.
L'accord doit être encore formellement avalisé par les ministres et les eurodéputés, les 19 et 20 novembre. Il ouvre la voie à l'adoption par le Parlement du budget pluri-annuel de l'Union pour la période 2014-2020.
L'accord finalise aussi les derniers ajustements du budget rectificatif de 2013, pour lequel les Etats avaient accepté d'ajouter 11,6 milliards d'euros.
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LES EUROCRATES, version KLEPTOCRATES…
Le secteur bancaire et financier est maintenant géré de telle façon que chaque gouvernement peut instantanément fermer les guichets, bloquer les comptes bancaires des particuliers et des sociétés, clôturer les opérations électroniques et limiter ou stopper les retraits en cash aux distributeurs automatiques.
C’est ainsi que les comptes en banques ont été confisqués à Chypre en mars 2013.
Que le gouvernement impose alors une taxe de 90% sur l’ensemble des dépôts ou en restitue la totalité, peu importe : il aura accaparé votre propriété pour la mettre au service de ses propres intérêts !La conclusion du hold-up chypriote est limpide : plus personne ne peut prétendre posséder quelque chose, car désormais l’Etat peut s’en saisir à tout moment, sans préavis. L’usage de vos biens ne dépend in fine que de son seul bon vouloir.Collusion entre banksters et eurocrates.
La confiscation des comptes en banques à Chypre n’a pas été décidée par le gouvernement lui-même. Ce sont les ministres européens qui en ont été les maîtres d’œuvre. Toute cette opération s’est déroulée dans le dos des citoyens, bien sûr à l’encontre de toute règle de droit.
Pour les Eurocrates, le risque de défaut souverain ou de faillite bancaire justifie potentiellement tous les abus.
Avant cette odieuse confiscation des comptes bancaires, nous avions déjà connu de nombreuses entorses à tous les principes de l’Etat de droit :
*le gouvernement belge qui vend la banque Fortis -qui ne lui appartient pas- pour un montant dérisoire au groupe BNP-Paribas,
*la BCE qui s’assied sur ses statuts pour faire tourner la planche à billets,
*la Troïka qui usurpe la souveraineté nationale,
*le secteur bancaire européen protégé à tout prix des règles élémentaires du capitalisme.Sans réactions des citoyens, les mesures qui nous sont présentées comme « exceptionnelles » et « transitoires » deviendront courantes pour nos enfants.
Ce qui est tout de même surprenant est le fait que ni les politiciens, ni les intellectuels et seulement une minorité d’analystes n’aient réagi au drame qui se joue devant nous.Il faut arrêter de voir la crise de la dette comme un problème financier complexe et incompréhensible. C’est avant tout un problème politique qui touche tous les citoyens et qui impose un débat démocratique, afin de sauver notre liberté et notre prospérité, parce que nous sommes tous concernés car tous responsables.
Et si l’on taxe aveuglément tous les comptes bancaires, sans discernement, quelle sera la majorité la plus touchée ? Ceux qui ont la plus grande partie de leur fortune en argent liquide sur des comptes bancaires : il s’agit des plus pauvres de notre société (peu d’épargne et peu d’avoirs financiers) et ceux qui ne gèrent pas leurs patrimoine financier, comme les vieilles personnes seules. Les nantis ou les fraudeurs ont tendance à gérer leur richesse de manière active en investissant leurs avoirs dans des compartiments plus rentables que le cash. Cette taxation est donc moralement inacceptable et exclue les fraudeurs.
Cette proposition de taxation est illégale du point de vue d’un Etat de droit, qui doit refuser l’arbitraire dans le processus d’élaboration et d’application de la loi. La vitesse à laquelle le hold-up chypriote s’est exécuté a requis beaucoup de mauvaise foi, pour parler de processus démocratique plutôt que de fait du prince. Et depuis 8 mois, on assiste à une méfiance de la part des clients chypriotes envers les banques qui, elles, constatent une baisse généralisée des dépôts, en route vers des cieux plus cléments.
Les ministres européens des Finances qui sont responsables de ce braquage à Chypre sont non seulement incompétents et stupides, mais dans la panique n’ont pas voulu prendre de mesures drastiques. Ils ont totalement été emprisonnés par les tabous de l’Euro et du pouvoir européen. Ils se sont comportés comme des apprentis sorciers, reniant toute légalité et morale.
Chypre n’est pas l’exception : la Slovénie, l’Espagne, l’Italie, la France, ou la Belgique vont suivre.
L’expérience chypriote en grandeur nature démontre que, du sommet de l’Etat, il est plus rentable de garantir les puissants (dans ce cas, les banksters) que de s’occuper des intérêts de la population, et qu’à ce titre, tout est permis. Mais, cher lecteur, ne croyez pas que la situation en France, en Espagne ou en Belgique soit meilleure. Venus au Pouvoir par les votes des pauvres et des petits qui réclament l’argent des riches, les pourriticards du gouvernement feront tout ce qu’il faut pour sauver leurs prébendes. Et ils vous serviront les éternelles excuses et les mêmes promesses éculées en se justifiant de la manière suivante :
* Si vous refusez nos solutions, ce sera le chaos.
* Mais ne vous inquiétez pas, ce sont les riches qui vont payer. (dans le style « les compte bancaires de moins de 100.000 € sont garantis » ! Par qui ?)
Il va falloir quand même vous réveiller : dans leur logiciel, les « riches » c’est vous ! Les « autres » c’est encore vous ! « L’Etat » c’est toujours vous ! Et ceux qui vont payer l’addition : c’est évidemment vous, « les petits » !Et là, il est indispensable de s’octroyer un temps de réflexion : à quel moment, notre seuil d’intolérance sera-t-il atteint ? Quelle limite chaque citoyen a-t-il pour choisir entre le chaos et la fuite ?
Plusieurs milliers de Français ont fui l’Hexagone pour des pays limitrophes ou plus lointains, afin que le fruit de leur travail ne soit plus laminé par la pression fiscale. 40% d’entre eux ne reviendront jamais. 30% seront absents plusieurs années et 20% attendront leur retraite pour revenir au pays.
Et comment les RAPETOUT vont-ils piquer vos sous ?
a) En augmentant la taxation sur l’épargne et sur les revenus du capital, ce qui se fait déjà régulièrement dans les pays de la zone euro depuis 5 ans.
b) En instaurant un impôt « exceptionnel » de 10% sur la totalité de vos dépôts bancaires. Ceci afin de ramener la dette publique de chaque pays au niveau d’endettement de l’année 2007, comme le préconise Christine Lagarde, présidente du FMI.
c) En spoliant tout simplement les déposants qui possèdent plus de 100.000 € sur leurs comptes, si la banque tombe en déconfiture. Et des banques qui vont « sauter », il y en aura quelques-unes ! ! !
Ces 3 possibilités pourraient être misent en vigueur séparément ou conjointement, en fonction des circonstances ou de l’intérêt de chacun des Etats de l’U.E, car la justification qui en sera donnée servira de prétexte à des causes différentes, bien que les conséquences financières en seront supportées par tous.Les banques européennes vont-elles faire exploser la zone euro ?
L’objectif de l’Union bancaire est de répondre aux vulnérabilités structurelles de la zone euro et constitue un préalable au fonctionnement du Mécanisme Européen de Stabilité qui impose 4 directives :
-Un renforcement des exigences de solvabilité pour les banques.
-Une surveillance par la BCE et les banques nationales.
-La garantie des dépôts.
-Un mécanisme de liquidation ordonné des banques non viables.Toutes les banques ne sont pas concernées, notamment celles hors zone euro. Et le dispositif de surveillance propose de se focaliser sur les banques systémiques, dont le total des actifs dépasse 30 milliards d’euros. A ce titre, un « stress test » sera effectué auprès des 130 banques les plus importantes de la zone euro, dont les résultats seront connus à la fin du 1er trimestre 2014. Cette Union bancaire est le lien entre l’Union Monétaire et la coordination des politiques budgétaires exigée par le Pacte budgétaire entré en vigueur le 1/1/2013. Il fallait éviter une certaine collusion entre les banques et les Etats. Le but est de refuser que les Etats ne renflouent systématiquement le secteur bancaire et financier et que soit limitée la prise de risques des banques, quand il s’agit d’acheter de la dette publique.
Mais aujourd’hui, les banques vivent dans un contexte où leur marge est de plus en plus réduite : on leur demande plus de fonds propres au passif et plus de liquidités à l’actif. Elles vont être surveillées étroitement par la BCE.
Pour ce qui est de la garantie des dépôts bancaires inférieurs à 100.000 €, un simple exemple : si une petite banque ayant 300.000 clients dont le dépôt moyen est de 50.000 €, fait faillite, les pertes seront de 15 milliards, compensées par le capital social. Qui va garantir la différence ? En Belgique un fonds spécial a été mis en place, alimenté par les banques et les clients. A fin juin 2013, les disponibilités de ce fonds « de garanties » s’élevaient à 756 millions d’euros….On fait quoi, on tire au sort ? On indemnise en fonction de l’ancienneté des clients ? Ou alors selon l’âge des déposants ? Fumisterie, mensonge et C° !
Quant à l’ordonnancement des faillites (point 4 ci-dessus), les actionnaires seront maintenant les premiers mis à contribution, puis les prêteurs « juniors », ensuite les prêteurs « seniors » et enfin les déposants qui ont plus de 100.000 € de dépôts.
La plus grande « bad bank » de la zone euro est DEXIA qui possède plus de 260 milliards d’actifs pourris dans ses comptes, actifs dont les plus récents arriveront à maturité en 2060 ! Quel sera l’effet « domino » si cette banque tombe en faillite ?CONCLUSIONS : « on vit une époque formidable ! ».
La BCE ne peut pas autoriser le redressement des banques de la zone euro. Cet aspect est purement politique. Et c’est là que l’on retrouve les liaisons nauséabondes entre les Etats et leurs banques, les uns renflouant les autres et inversement, grâce à l’argent de nos impôts…et de nos dépôts. Mais le mandat de la BCE est de garantir la stabilité des prix, et non de garantir les Etats ou les banques (traité de Maastricht). Encore un traité bafoué.
Sous la pression du Conseil des Chefs d’Etat et de gouvernement, des insistances de la Commission Européenne et au grand soulagement des « banksters », la BCE a déjà transféré une partie des dettes souveraines et bancaires (actifs « pourris ») dans ses comptes.
N’oubliez surtout pas que vos dépôts en banque font de vous un créancier de votre banque : la banque ne dépose pas votre argent dans un coffre, mais en fait vous l’échange contre une reconnaissance de dette. La nouvelle réglementation européenne en gestation pour ce qui concerne les résolutions bancaires, va vous mettre à contribution en cas de malheur de votre banque. Et si la BCE le décide, dans un cas extrême, la totalité des billets en circulation pourraient être remplacés par d’autres coupures ayant une valeur différente.
Mon analyse ci-dessus vous semble pessimiste et hors de propos ? Parlez-en autour de vous ! Informez-vous auprès de votre banquier ! Ecrivez donc à votre député ou encore au Ministre des Finances ! Consultez Internet en tapant « Hold-up sur les comptes bancaires ».
Vous aurez alors une idée plus claire sur le braquage du siècle qui se prépare, avec la complicité de ceux qui nous gouvernent !Et choisissez le terme qui correspond le mieux à l’image que vous vous faites face à votre banquier :
Client = personne qui reçoit de quelqu’un, contre paiement, des fournitures commerciales ou des services.
Déposant = personne qui fait un dépôt et spécialement un dépôt d’argent (somme confiée à un organisme bancaire) qui doit le garder et le rendre fidèlement (rôle du dépositaire, la banque).
Créancier = titulaire d’un droit de créance, c’est-à-dire le droit qu’une personne (le créancier) a d’exiger quelque chose de quelqu’un (le débiteur).Pieter KERSTENS.
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Le mouvement des veilleurs s'étend en Espagne
L’organisation pro-famille espagnole Hazte Oir demande de suivre cette initiative pour lutter contre la loi sur l’avortement en Espagne :
"Peut –être connais-tu le mouvement des « veilleurs » en France. Ils sont en train de défendre les valeurs à force de se concentrer en silence devant les édifices qui abritent les principales institutions de l’Etat. Ils obtiennent ainsi une répercussion politique et médiatique extraordinaire. Vous pouvez le voir sur la photo. Ils se concentrent d’une manière totalement pacifique, en disposition espacée, occupant l’espace public devant des édifices officiels pour marquer leur opposition aux lois gouvernementales. Nous allons faire la même chose à Madrid pour demander l’avortement zéro et pour préparer la prochaine Marche pour la vie.
Rendez-vous : Le mercredi 13 novembre, à 18 :30 heures face au Palais des Congrès des Députés."
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Le silence du 11 novembre
Face au Grand Remplacement de population que nous subissons aujourd’hui, nous avons, cette fois, le choix de ne pas nous laisser faire.
Le 11 novembre, nous célébrerons la fin d’une guerre qui fit vingt et un millions de morts en Europe. Vingt et un millions de jeunes Européens perdirent la vie dans cette guerre, et nous pensons à eux.
Leurs noms sont sur les monuments de nos villes et de nos villages, sur les lettres qu’ils envoyèrent à leur femme, leurs enfants, leur mère dans les coffres des greniers de nos maisons de famille. Leurs noms, ce sont les nôtres, ceux de nos amis et de nos frères partout en Europe.
Chaque automne, depuis, ces cérémonies sont un moment éprouvant où nous, petits-enfants et arrière-petits-enfants, nous nous interrogeons sur ce que ce moment de notre histoire peut nous dire.
Chaque année, depuis, lors de ces commémorations, ceux qui captent la parole populaire, les castes de pouvoir, cherchent à y faire entendre leur propagande et leurs petites passions intéressées tandis que nous aspirons au silence, à la communion et à la réflexion. Des moments parfois insupportables avec toujours, pour nous, le dégoût d’avoir à supporter la vue d’hommes corrompus, vaguement raidis dans des saluts au-dessus de leurs forces et parlant à notre place, d’eux, de nos pères qui étaient si durs, si vifs, si jeunes.
Aujourd’hui, bientôt cent ans après le début de ce que nous avons décidé de nommer la Grande Guerre, il nous reste pourtant des constats simples et évidents à faire. Je les fais par ces lignes, pour mes amis et mes enfants, avec qui je suis souvent allé évoquer les mémoires oubliées de la Grande Guerre lorsque les petites foules s’étaient dispersées aux pieds des monuments. J’écris pour reprendre cette parole car nous avons bien le droit de raconter ce que nous sentons, nous aussi, à la vue de ces milliers de listes sans fin qui portent leurs noms, les nôtres.
Cette guerre fut une guerre entre Etats. Des millions de jeunes hommes moururent, enfouis dans la boue, pour des institutions politiques qui firent converger les sommets de propagandes les plus abjectes avec la plus totale inconséquence stratégique, la plus folle absence de clairvoyance, la plus totale absence de responsabilité historique, et, c’est bien naturel pour un Etat, la plus totale absence de sensibilité.
La Grande Guerre vit aussi l’héroïsme, la fraternité, le dévouement et le meilleur de ce que les hommes trouvent au fond d’eux dans la communauté du combat, avant de jeter leur vie dans le brasier de la guerre.
Cette guerre ouvrit la grande porte de la dépression des peuples européens, ruinés moralement par l’effondrement symbolique de leurs valeurs ancestrales par une guerre machiniste où la valeur des hommes comptait moins que la force de l’industrie. Ils furent sidérés par le manque de clairvoyance de leurs élites, ce qui produisit bientôt le délabrement même du principe d’une hiérarchie sociale. Il furent trahis par la folie suicidaire de leurs institutions qui ne purent les protéger mais, bien pire, détruisirent finalement la vie à la racine.
Cette guerre fut un tombeau, non seulement pour les multitudes de jeunes hommes qui moururent alors, mais pour une civilisation. Un cataclysme psychologique qui entraînera à sa suite les pires horreurs du XXe siècle.
La Première Guerre mondiale provoqua un affaiblissement vital et moral des Européens qui, depuis, cherchent, méfiants, les élites, les institutions, les pouvoirs entre les mains desquels nous pourrons refleurir. Depuis cette guerre absurde, les Européens effrayés, puis démoralisés, méfiants et désespérés, cherchent les fondations sur lesquelles s’appuyer, des fondations qui sauront les protéger des folies idéologiques des minorités dangereuses et assurer leur survie spirituelle, culturelle et sensible.
Ceux qui voient clair savent que le cycle ouvert en 1914 n’est pas encore refermé. Il ne se refermera que lorsque nous aurons résolu la totalité des conséquences de la Grande Guerre et assuré notre persistance dans l’histoire. Face au Grand Remplacement de population que nous subissons aujourd’hui, nous avons, cette fois, le choix de ne pas nous laisser faire, de ne pas nous laisser endoctriner et de nous révolter, ensemble, contre ceux qui mènent les Européens à l’abîme.
C’est ce que je sens, ce dont je me souviens et ce que je vois, chaque année, dans le silence et le vent d’automne, des commémorations du 11 novembre.
Laurent Ozon, laurent.ozon@me.com, 9/11/2013
http://www.polemia.com/le-silence-du-11-novembre/ -
Populisme, mouvements dissidents : le grand basculement qui vient
« Plusieurs tendances émergent : la préoccupation identitaire, le choix localiste, le retour des traditions »
En Europe les mouvements populistes progressent partout. En France cette progression est accompagnée de puissants mouvements de contestation sociétale. Il ne s'agit pas de phénomènes conjoncturels mais de l'annonce de bouleversements profonds. Plusieurs cycles historiques sont en voie d'épuisement. Explications.Epuisement du cycle d'alternance politique classique né en 1980
Les électeurs ne croient plus au « changement » entre partis du Système, simulant depuis 40 ans des oppositions artificielles mais conduisant dans les faits les mêmes politiques. C'est l'épuisement d'un cycle commencé dans les années 1980 où à chaque élection, un coup, le vainqueur socialiste remplaçait le vaincu RPR (puis UMP), en attendant le coup suivant, où le vainqueur RPR/UMP remplaçait le vaincu socialiste. La scénarisation d'un jeu de rôles entre compères a cessé d'intéresser les électeurs qui se réfugient dans l'abstention ou le vote populiste.
Epuisement du cycle de révolution sociétale de 1968
Les événements de Berkeley en Californie puis de Mai-68 ont débouché sur une rupture avec les valeurs traditionnelles sur fond de libération, de découverte des paradis artificiels, de dislocation de la famille. Cinquante ans plus tard, les enfants ou petits-enfants des soixante-huitards découvrent l'envers d'une société individualiste et les limites d'une éducation sans transmission. La fuite en avant vers le mariage gay et la marchandisation du corps se heurte à une opinion de plus en plus rétive malgré un matraquage médiatique intense.
Epuisement du cycle de mondialisation et de libre-échange ouvert en 1962Depuis le Kennedy Round (1962), les négociations internationales se sont succédé pour faire disparaître les frontières économiques : Tokyo Round, réforme du Gatt, cycle de Doha. Dans le même temps le marché commun est devenu l'Union européenne qui s'est élargie et est devenue l'espace le plus ouvert du monde à la libre circulation des hommes, des capitaux, des marchandises. Les gagnants de la mondialisation veulent parachever le cycle avec un nouveau traité transatlantique. Les perdants du sans-frontiérisme se révoltent et les tenants de la réindustrialisation réclament de plus en plus fort le retour des frontières.
Epuisement du cycle de culpabilisation engagé en 1945Ce cycle a commencé en 1945 : l'Allemagne vaincue a été culpabilisée du fait de la seconde guerre mondiale. Etrangement, cette culpabilisation s'est progressivement étendue aux autres pays européens, coupables d'avoir été vaincus ou d'avoir collaboré avec l'occupant allemand ou tout simplement de n'avoir pas assez résisté. Mais 70 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, la reductio ad hitlerum perd de plus en plus de sens pour ne plus devenir qu'une figure de rhétorique au service des intérêts en place. L'élargissement de la culpabilité européenne à la colonisation dans les années 1960 puis à l'esclavage dans les années 1980 a fait déborder la coupe ; et tient de plus en plus difficilement la route malgré la multiplication des lois liberticides (en France : Pleven, Gayssot, Taubira, Perben).
Epuisement du cycle de 1914La Guerre de 1914 a été le tombeau des sociétés traditionnelles. Sur leur ruine quatre idéologies sont nées et se sont affrontées : le fascisme et le national-socialisme, disparus en 1945 ; le communisme, qui s'est effondré dans les années 1990 ; reste le mondialisme anglo-saxon, dont la crédibilité financière et militaire est en voie de disparition ; lors de sa chute prochaine, les cartes idéologiques et géopolitiques seront rebattues. Et l'Europe pourra, selon la formule de Dominique Venner, sortir de sa « dormition ».
Epuisement du cycle des Lumières né au XVIIIe siècleAllons plus loin encore. Depuis le XVIIIe siècle la philosophie rationaliste et utilitariste des Lumières s'est imposée. L'arraisonnement utilitaire du monde à la technique et à l'argent n'a cessé de s'étendre. Comme l'avait prophétisé Paul Valéry dans les années 1920 « Le temps du monde fini commence ». Ce qui débouche sur une crise identitaire et environnementale majeure.
Identité, traditions, localisme« L'avenir n'est écrit nulle part », avait justement écrit Michel Poniatowski. Et les forces favorables à la poursuite des tendances dominantes sont puissantes : appareils de propagande des médias, des communicants et des publicitaires ; appareils de manipulation, de provocation et de coercition des Etats et singulièrement des Etats profonds.
Pourtant, signe incontestable de l'épuisement des cycles en cours, les mouvements de contestation se multiplient et convergent par-delà leur différence. Et c'est toujours par une coagulation de « non » que commencent les grands mouvements historiques. Difficile de dire sur quoi déboucheront ces phénomènes nouveaux. Mais plusieurs tendances émergent : la préoccupation identitaire, le choix localiste, le retour des traditions. Comme l'analyse avec finesse l'essayiste Hervé Juvin, le temps de « La Grande Séparation » arrive.
Jean-Yves Le Gallou
6/11/2013
Source : Polémia -
TRACE Nord: Randonnée du coeur de Flandres - 17/12/13

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« L'Europe risque de disparaître » : entretien avec René Marchand
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Réaction de Marine Le Pen à la dégradation de la note de la France
Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National
La dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s à AA, après une première dégradation sous Nicolas Sarkozy en janvier 2012, démontre que notre pays ne fait que perdre à poursuivre année après année une politique d’eurostérité sous pression de la grande finance. Non seulement l’eurostérité dégrade le pouvoir d’achat, non seulement elle n’améliore pas la croissance, l’emploi et la dette, mais de surcroît elle n’est jamais suffisante pour la finance !
Cet événement tue ainsi le mythe commun à l’UMP et au PS selon lequel l’austérité permettrait de se dégager de l’emprise des marchés financiers et de retrouver notre liberté d’action. Bien au contraire, plus nous allons dans la voie de l’eurostérité, plus nous plongeons et plus nous sommes soumis à la dictature de la finance et des taux d’intérêt qu’elle facture à notre pays.
Les Français doivent en effet réaliser que tous les sacrifices qui leur sont demandés depuis plusieurs années, aussi bien la hausse de la fiscalité que la réduction des services publics et de santé, sont annulés dès que les taux d’intérêt appliqués au remboursement de notre dette publique augmentent.
Plusieurs pays de la zone euro ont connu ce cercle vicieux avant nous, à commencer par la Grèce et l’Espagne : la décision prise par S&P nous confirme que nous sommes embarqués dans la même logique.La nouvelle dégradation de la note de la France doit donc nous inciter à nous libérer de la pression de la finance pour retrouver des marges de manœuvre. Ce ne sera possible que si notre pays retrouve une monnaie nationale, à l’instar de 95 % des pays du monde, ainsi que la possibilité d’emprunter directement à la Banque de France plutôt que d’être contraint de le faire auprès des grandes institutions financières, comme le Traité de Maastricht l’y oblige.
source: nationspresse
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Hommage + video du meurtre des 2 patriotes grecs
Nous apprenons du RF que :
« Les militants parisiens du Renouveau français se sont joints ce mercredi à ceux du GUD pour un rassemblement devant le consulat de Grèce.
Ils ont ainsi témoigné de leur soutien à leurs camarades nationalistes grecs, face à la répression qu’ils subissent et après l’odieux assassinat de deux militants. Ils ont aussi dénoncé l’attitude lamentable du gouvernement prétendument grec. »
Par ailleurs, a été rendue publique une video de camera de surveillance, ayant filmé l’odieux assassinat des jeunes militants grecs.
Nous la mettons ci-dessous mais prévenons formellement : ces images sont choquantes et réservées à un public averti.
On notera la détermination et le sang-froid dont fait preuve le tueur.
Est-il un activiste de gauche, abreuvé de haine comme les autres ?
Est-ce un membre des services secrets grecs (ou autres), missionné dans le cadre d’une stratégie de la tension ?
Ou est-ce gauchiste manipulé par des services ?Nous ne le savons pas encore mais une chose est sûre, le gouvernement grec a une lourde responsabilité.
Lien permanent Catégories : actualité, anti-national, Europe et Union européenne, insécurité, lobby 0 commentaire
