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Europe et Union européenne - Page 1073

  • L’UE importe chaque année entre 300 000 et 500 000 tonnes de viande bovine issue du clonage des États-Unis et d’Argentine

    Après les OGM, la Commission européenne bousculée sur le clonage

    La Commission européenne a fait mercredi l’unanimité contre elle au Parlement européen pour son refus d’imposer dans l’immédiat la traçabilité des produits issus d’animaux clonés servis dans les assiettes européennes.
    Déjà contesté pour sa gestion du dossier des cultures génétiquement modifiées, le commissaire à la Santé, Tonio Borg, s’est vu accusé de servir les intérêts américains par les chefs de file de tous les groupes politiques lors d’un débat en commission parlementaire sur l’environnement.
    Rouvrant un dossier gelé depuis 2011, la Commission a proposé en décembre d’interdire le clonage animal à but alimentaire dans l’UE. Mais elle n’a pas prévu de bannir la vente de viande ou de lait des descendants des animaux clonés, ni d’assurer la traçabilité de ces produits, jugeant cette option irréaliste dans l’immédiat.
    L’élu conservateur allemand Peter Liese a rejeté l’argument comme «inacceptable», accusant la Commission de vouloir «faire plaisir aux Américains» dans la perspective des négociations en cours pour un vaste accord de libre-échange UE-USA.
    La proposition de la Commission équivaut «à externaliser» le clonage, a ironisé la travailliste britannique Linda McAvan. «Les États-Unis clonent, nous importons le sperme et nous mettons dans la chaine alimentaire, tout en gardant les mains propres, c’est cynique», a-t-elle dénoncé.
    «Aucun citoyen n’a demandé à consommer de la viande issue de produits clonés», a relevé pour sa part la libérale française Corinne Lepage, plaidant pour qu’au moins la Commission impose l’étiquetage pour les produits concernés.
    M. Borg a concédé que cette option n’était pas totalement exclue, mais l’a renvoyée à un examen ultérieur. Sur le fond il a campé sur ses propositions, qui doivent désormais faire l’objet de négociations entre Parlement européen et gouvernements.
    Les exigences de traçabilité des élus européens avaient déjà bloqué en 2011 une première tentative de l’UE d’encadrer le clonage et la consommation des produits en découlant.
    Au sein de l’Union européenne, le clonage animal à but alimentaire ne se pratique qu’au Danemark, tandis que la viande de clones n’est pas destinée à la consommation au vu de son prix très élevé. Mais les embryons et semences de ces spécimens sont commercialisés et exportés, et l’UE importe chaque année entre 300 000 et 500 000 tonnes de viande bovine issue du clonage des États-Unis et d’Argentine.
    Vouloir imposer à ces partenaires une traçabilité de ces produits risquerait selon la Commission de mener à une guerre commerciale similaire à celle provoquée jadis par l’interdiction du boeuf aux hormones américain.

    Source : Lapresse.ca via wikibusterz : http://www.wikibusterz.com/lue-importe-chaque-annee-entre-300-000-et-500-000-tonnes-de-viande-bovine-issue-du-clonage-des-etats-unis-et-dargentine/

  • Leur Europe n’a plus la cote

    Bruno Gollnisch était samedi  à Privas (Ardèche) pour une  réunion largement consacrée aux prochaines échéances électorales, remplaçant au pied levé  un Jean-Marie Le Pen légèrement souffrant.  «Je pense que le pari qui a été lancé par Marine Le Pen, de passer de 60 conseillers municipaux  à plus de 1 000, sera non seulement atteint mais pulvérisé  lors des élections de mars » a-t-il affirmé. Il a fait preuve aussi d’un optimisme raisonné  au sujet du très déterminant  scrutin européen de mai. Bruno n’a pas manqué de rappeler l’importance de celui-ci, d’expliquer le combat mené  pour défendre et renforcer au parlement  le pôle des défenseurs des identités, des souverainetés nationales, de l’Europe des patries. En déplacement à Perpignan pour y soutenir la candidature de Louis Aliot, Marine Le Pen a elle aussi affiché sa confiance, estimant que le Front National   pouvait  espérer faire élire « entre 15 et 20 députés européens », fourchette plausible «par rapport aux espérances de scores que nous avons ». «Cela nous permettra d’arriver massivement au Parlement, de voir notre espoir de constituer un groupe être quasiment rempli, et puis d’être une vraie force.»

     Marine a réitéré son objectif, « qui n’est pas mince », de voir le FN être à l’issue de ce scrutin européen   la première formation politique française. « Quand nous arriverons en tête, nous ne ferons pas seulement élire des députés européens, nous pousserons à une remise en cause de la classe politique française par rapport à la construction européenne que rejettent les Français.»  Et si l’opposition nationale est en tête, la présidente du FN a réaffirmé qu’elle demanderait à François Hollande la dissolution de l’Assemblée nationale.

     Certes, selon le tout dernier sondage  OpinionWay réalisé pour LCI et Le Figaro pour les élections européennes, qui pronostique  un taux de participation qui s’élèverait à  41%,  le score des  listes frontistes serait en léger retrait, avec tout de même  20 % des suffrages, loin devant  celles du PS (16%, 16,9% en 2009) mais derrières celles de l’UMP (22%, 27,9 % en 2009).

     L’attelage Modem-UDI  enregistre 12 % des intentions de vote,  Europe Ecologie Les Verts 9% des voix (16,9 % en 2009), un score identique à celui du  Front de Gauche. Quant aux    listes eurosceptiques de   Debout La République  de Nicolas Dupont-Aignan, elles sont créditées de  3%  des suffrages, autant de voix gelées et stérilisées qui ajoutées à celles du FN assureraient à l’opposition patriotique de virer largement en tête…

     Ce recul très sensible des partis bruxellois, se mesure aussi au travers des autres questions posées aux personnes interrogées. Pour 45 %, le premier mot qui vient à l’esprit au sujet de la « construction européenne» est «déception » ; «espoir» ne récolte que 18% des suffrages.  L’adhésion au projet eurobruxellois est désormais nettement minoritaire. Seuls  42 % des sondés (en recul de six points par rapport à avril 2012) considèrent l’adhésion de la  France à l’UE comme « une bonne chose ».

     Autre indice, s’ils se trouveraient  encore 53 % de Français pour se dire  opposés à la « disparation de l’euro », ils étaient 62 % il y a deux ans.  Une baisse qui a sa logique alors que la zone euro est la zone économique mondiale qui à la plus faible croissance, confrontée à la montée en flèche  du chômage et des inégalités.  26% de nos compatriotes (+ 6 points par rapport à avril 2012) sont ainsi  favorables au «retour du franc».

     La question de la monnaie  reste un sujet extrêmement  clivant et anxiogène, y compris au sein du camp patriotique puisque selon cette étude  seulement 54% des électeurs  de Marine  seraient favorables  à  la disparition de l’euro. Un pourcentage relativement stable  alors qu’il est en  forte augmentation chez  les électeurs de Nicolas Sarkozy de 2012.  La croyance dans le mantra selon lequel   l’appartenance à l’Europe de Bruxelles  est positive pour la France chute de  21 points en deux ans chez les sympathisants sarkozystes, tandis que chez  ces mêmes électeurs 19 % souhaitent désormais  un retour au franc… contre 8 % en 2012.

     Enfin, si l’on voulait avoir une preuve supplémentaire de la perméabilité-porosité grandissante de l’électorat de la droite « libérale » aux idées  du FN, 49% des sympathisants UMP estiment que  « l’Union européenne menace  l’identité de la France » là ou 63% des électeurs de François Hollande de 2012 pensent le contraire.

     Il n’est pas anodin non plus qu’à moins de 100 jours des élections européennes, et selon un sondage Ifop pour Atlantico publié samedi,  59% des Français souhaitent une restriction des conditions de circulation des citoyens européens dans le pays. Nos compatriotes seraient ainsi  encore  plus demandeurs  de cette limitation  là que nos voisins suisses qui viennent de l’obtenir  par le biais du referendum d’initiative populaire  que nous évoquions lundi dernier.

     Si ladite restriction  est plébiscitée par presque la moitié des  électeurs de gauche (46 %),  68 % des électeurs de l’UMP et 75 % des sympathisants du Front National y sont favorables. Non pas au nom de pulsions xénophobes mal placées mais plus prosaïquement pour éviter la déferlante Rom dont les conséquences irritent (et c’est un euphémisme) les Français. Une manière  aussi constate Bruno Gollnisch,  de dire plus largement  NON à cette Europe antidémocratique  sans frontières, mondialiste,  dont les dirigeants se refusent à célébrer les racines, à  lui attribuer des limites,  des repères  géographiques,  culturels, civilisationnels.

    http://gollnisch.com/2014/02/17/leur-europe-na-plus-la-cote/

  • Journal hebdomadaire de ProRussia.tv -- 17 février 2014

  • Et si certains États membres de l’UE imitaient la Suisse ?

    La Suisse est non seulement renommée pour ses banques mais également pour ses manufactures de haute précision, alors gageons qu’elle sera très précise également sur les quotas qu’elle attribuera à « la nouvelle immigration ».

    Les cantons qui ont voté majoritairement pour cette limitation de l’immigration ne sont pas ceux qui bénéficient de l’apport économique des frontaliers mais surtout ceux qui sont loin d’en bénéficier directement et qui craignent l’invasion. Ces cantons ont voté contre l’immigration qui s’installe sur leur terre, celle qui accélère les constructions urbaines, qui envahit ses écoles et qui risque à moyen terme de modifier ses mœurs, donc, en deux mots, contre ceux qui risquent de transformer insidieusement leur identité, car les 25 % d’immigrants représentent un quart des huit millions de Suisses de souche.

    Actuellement, les trois plus importantes communautés résidant en permanence en suisse représentent 292.000 Italiens, 285.000 Allemands et 104.000 Français. Ils ne seront en aucun cas inquiétés mais les nouveaux arrivants seront limités par des quotas déterminés différemment par chacun des cantons en fonction du nombre d’étrangers qu’il souhaite accueillir. [ez...]

    Manuel Gomez - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Et-si-certains-Etats-membres-de-l

  • Autriche : La Croix-Rouge contrainte de s’excuser pour avoir refusé du sang musulman pour raison médicale

    LINZ (NOVOpress) – Lundi dernier, c’était la colère chez les musulmans en Autriche. La « communauté religieuse musulmane » de Linz, en Haute-Autriche voulait organiser une collecte de sang dans les mosquées et ceci avait été refusée par la Croix-Rouge. Une femme médecin avait expliqué que « les associations de personnes de religion musulmane, ou bien d’origine musulmane ou turque, ne pouvaient par principe, pour des raisons médicales, être admises à des collectes de sang ». La raison ? Le fort taux des anticorps de l’hépatite B « dans l’Europe du Sud-Est ».

    Quoique cette dernière formulation soit fort politiquement correcte, la communauté musulmane de Linz s’est immédiatement indignée contre cette intolérable discrimination.

    « Beaucoup d’Autrichiennes et d’Autrichiens de confession musulmane sont nés en Autriche, y ont grandi, et ont été constamment intégrés depuis leur naissance dans le système de santé autrichien ». « Nous avons la citoyenneté autrichienne, nous payons des impôts ici, nous y envoyons nos enfants à l’école », ont-ils fait valoir. Et les musulmans de dénoncer une contradiction par rapport aux principes de la Croix-Rouge autrichienne, qui s’est officiellement engagée « à garantir l’inclusion sociale des migrantes et des migrants, et à préserver le respect pour la diversité ».

    Face à ces protestations, complaisamment relayées par les grands médias, la Croix-Rouge n’a pas tenu bon plus de 24 heures. Dès mercredi, « une réunion de crise » a eu lieu à Linz entre le président de la communauté musulmane, Murat Baser, « le premier Imam, le Dr. [sic] Mazarweh », et la direction du centre de collecte de sang. « Les responsables du centre de collecte de sang se sont désolidarisés de toute attitude discriminatoire et se sont formellement excusés pour les propos de leur médecin » – il n’est pas précisé si celle-ci fera l’objet de sanctions. Une nouvelle réunion avec le président de la Croix-Rouge autrichienne en personne aura lieu la semaine prochaine. Le délégué musulman aux médias, Moussa Diaw, s’est félicité que soit ainsi confirmé que « à cet égard aussi, nous sommes une partie de la société » autrichienne. Les musulmans et la Croix-Rouge se sont mis d’accord pour coopérer à l’avenir et avoir « un échange sur des projets en suspens, auxquels la communauté religieuse musulmane pourrait participer et apporter son aide ».

    Sans attendre, la Croix-Rouge autrichienne a publié sur son site une mise au point du vice-secrétaire général de l’organisation, Michael Opriesnig : « Les personnes issues de l’immigration sont toujours les bienvenues chez nous comme donneurs de sang. Je regrette l’irritation qu’a causée le refus de donneurs volontaires par le centre de collecte de sang de Linz, et je présente mes excuses à tous ceux qui ont été ainsi blessés dans leurs sentiments ».

    http://fr.novopress.info/156580/autriche-croix-rouge-contrainte-sexcuser-avoir-refuse-du-sang-musulman-raison-medicale/#more-156580

  • Débattre en Sorbonne - Quel avenir pour la construction européenne?

    https://www.youtube.com/watch?v=BTwu-0KHvZE

  • J. Sapir: Epargne: Une nouvelle crise bancaire occasionnerait une perte de 10 à 20% du patrimoine

  • Il se prépare une politique d’austérité sans précédent en France !

    Hormis juin 40, la capitale n’avait pas connu une telle humiliation depuis les cosaques sur le Champ de Mars... C’était il y a 200 ans !

    La Cour des Comptes n’y est pas allée par quatre chemins : « Il existe un risque réel que le déficit public [pour l’année écoulée] excède la dernière prévision du gouvernement de 4,1 % du PIB. » Petit rappel, la loi de Finances votée à l’automne 2012 s’était donnée pour objectif 3 % ! Quant à l’objectif de 3,6 % pour 2014, elle n’y croit plus et de pointer du doigt des prévisions de recettes fiscales trop optimistes et une manque de courage coté dépenses.

     Mais qu’en pense-t-on à Bruxelles ? « Au vu de la situation économique, il apparaît raisonnable de donner à la France un délai supplémentaire de deux ans pour passer sous la barre des 3 % de déficit. » Ainsi s’exprimait Olli Rehn 1 en mai dernier à Bruxelles. Un avertissement qu’il a réitéré la semaine dernière, mais cette fois le ton était plus ferme. On y apprend que la France est déjà sous une procédure disciplinaire – « Italy is no longer under an EU disciplinary procedure like France » ; quels cachottiers ces socialistes ! — et que faute de résultats immédiats, la Commission pourrait bien retourner la charge de la preuve à son profit : « Montrez-nous des mesures concrètes et alors seulement nous vous accorderons des délais… » C’est à se demander si la France n’avait pas été traitée plus respectueusement par Bismarck en 1871.

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  • Y aura-t-il une vague eurosceptique en mai 2014 ?

    par Thomas Ferrier
    Ex: http://thomasferrier.hautetfort.com
    Pourquoi l’Union Européenne est impopulaire.
    Tous les sondages en Europe annoncent une forte poussée des mouvements eurosceptiques ou europhobes aux élections européennes de 2014. L’Union Européenne est en train de payer son incapacité à parler d’une seule voix et à se placer au service véritable et exclusif des Européens, des indigènes/autochtones du continent européen. Car en vérité, nous n’avons pas bâti l’Europe politique, qui reste à construire. En l’absence de toute transparence démocratique, limitée dans ses pouvoirs d’action par des traités contraignants qui ont maintenu le véritable pouvoir au niveau de chaque état-« nation », état de plus en plus autoritaire au fur et à mesure qu’il devient de moins en moins « national » d’ailleurs, l’Union Européenne ne peut qu’être contestée. Et en outre, elle se refuse à accuser les véritables responsables de son impopularité, les gouvernements des Etats.
    L’Union Européenne sert à faire le sale « boulot » pour les gouvernements, qui souhaitent la même politique libérale et atlantiste, mais n’ont pas le courage de l’assumer directement devant le peuple. Qui peut croire ainsi que le PS actuel est « socialiste » et « démocrate » ? Mais il ne l’est pas non parce que la « méchante Union Européenne » l’obligerait à renier son identité, mais parce que l’Union Européenne est à l’image des chefs de gouvernement et de partis. Quel est le pouvoir du président du PPE ou de l’ADSE sur les partis membres ? Strictement aucun. Gustavo Barroso, le président de la Commission, est redevable d’un pouvoir qu’il ne tient que des chefs d’état et de gouvernement, et pas du véritable pouvoir que confère le suffrage universel. Il est la courroie de transmission de Paris et de Berlin… mais aussi de Washington.
    L’Union Européenne n’ayant pas de réel pouvoir et n’étant pas dirigée par de véritables européistes, elle est accusée de tous les maux sans avoir les moyens de se défendre efficacement contre une propagande europhobe aussi mensongère que la propagande « euro »-mondialiste à laquelle la dernière prétend s’opposer.
    En attaquant l’Union Européenne, « nain politique » par la faute des Etats, on exonère ainsi facilement de toutes responsabilités le gouvernement en place. En accusant l’€ de la ruine économique du continent, alors que l’€ n’a pas empêché le relèvement irlandais, et n’est la cause ni de l’effondrement économique de l’Islande ni de la politique d’extrême rigueur budgétaire appliquée à Londres, on se sert de la monnaie unique comme d’un bouc émissaire afin de ne pas aborder les sujets qui fâchent.
    Le nouveau Front National a ainsi troqué le thème de la lutte contre l’immigration, sous-entendue extra-européenne, pour la lutte contre l’Union Européenne. Ce faisant, il trahit ses électeurs qui votaient ou votent pour lui pour la seule raison qu’ils croient que ce parti va résoudre cette question. Le néo-chevènementisme symbolisé par le ralliement opportun de Florian Philippot, mais qui n’est pas nouveau, ne fait que matérialiser l’acceptation d’une définition universaliste et néo-colonialiste de la France. Le mouvement UKiP, qui n’a pas un mot contre l’immigration issue du Commonwealth, s’en prend quant à lui aux travailleurs européens, Polonais, Roumains et Bulgares, comme si c’était eux qui étaient le problème. Cette démagogie europhobe, qui trahit en réalité un ralliement total à l’idéologie mondialiste, celle d’une définition « multiculturelle » de l’identité « nationale » des Etats européens, est évidemment insupportable mais contre elle l’Union Européenne ne fait rien. Elle préfère à l’instar d’une Viviane Reding exciter les colères justifiées des Européens contre une immigration non désirée en exigeant davantage encore d’ouverture des frontières, quand le peuple souhaite le contraire.
    Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, l’Union Européenne est, souvent à juste titre mais parfois fort injustement aussi, impopulaire. C’est donc logique qu’elle suscite en réaction une montée de mouvements hostiles à l’UE, même si pour des raisons malhonnêtes intellectuellement et en trahissant les intérêts de leurs propres électeurs. Le ralliement du FN à l’idéologie souverainiste sera sans doute sa perte mais pour le moment, dans le contexte actuel, ce n’est pas le cas.
    Deux types de mouvements nationalistes et/ou eurosceptiques semblent émerger, selon que l’on se trouve en Europe occidentale ou en Europe centrale.
    En Europe centrale, deux mouvements se distinguent, à savoir l’Aube Dorée, mouvement néo-fasciste au discours surtout centré sur le problème de l’immigration non-européenne, et le Jobbik, parti national-radical de type « hungariste », favorable à la Turquie et à l’islam au nom d’une définition eurasienne fausse de la magyarité, dans un pays où l’immigration est très réduite. Ces partis, au cœur matriciel judéophobe, connaissent un certain succès, dépassant les 13% dans les sondages. L’Aube Dorée a certes été très fragilisée par l’arrestation et la mise en examen de ses principaux ténors, ce qui n’empêchera pas la progression électorale de ce mouvement, vue la situation de la Grèce.
    Mais dans le reste de l’Europe centrale, les mouvements nationalistes, qui parfois se sont retrouvés au second tour d’élections présidentielles, sont en très net recul. Le « mouvement national » polonais, en pleine reconstruction, sera très loin des scores passés de la Ligue des Familles ou de Samoobrona. En Roumanie, le PRM (« Grande Roumanie ») est en pleine déliquescence, de même qu’Ataka en Bulgarie, le Parti National Slovaque (SNS) comme son homologue slovène ou le HSP croate. Quant à l’allié traditionnel du FN en Serbie, le Parti Radical Serbe (SRS), certes d’un pays qui n’est pas encore membre de l’Union Européenne, il sombre littéralement sondage après sondage.
    En revanche, en Europe occidentale, les sondages indiquent une nette progression des mouvements eurosceptiques, toutes tendances confondues, et ce autour de deux coalitions en gestation. Autour du FN de Marine Le Pen et du PVV de Geert Wilders, désormais alliés, s’organise une coalition hétéroclite de mouvements, comme Plataforma y Espana (extension espagnole du mouvement catalan) ou la Ligue du Nord, deux mouvements qui n’auront probablement aucun élu en mai 2014, mais surtout des poids lourds de la mouvance « nationale », à savoir le FPÖ de Strache, premier parti du pays selon certains sondages (autour de 25%), le Vlaams Belang belge et les Sverigedemokraterna, crédités de plus de 10% de voix dans les sondages suédois.
    Une deuxième coalition, souverainiste davantage que nationaliste, repose sur la tendance UKiP de Nigel Farage, en tête dans la dénonciation de l’Union Européenne, non sans un succès indéniable, puisqu’il parvient à peser sur les Tories de David Cameron, et pourrait obtenir 20% des voix au Royaume-Uni, faisant disparaître un British National Party qui avait pourtant obtenu près de 6% des voix en 2009. Sur cette ligne, modérée sur la question migratoire, se retrouvent le DFP danois, anciennement dirigé par Pja Kjarsgaard, qui lui aussi pourrait atteindre 20% des voix, mais aussi le Perussuomalaiset finlandais de Timo Soini (16/18%).
    La première a peu de chances de créer son propre groupe parlementaire à Strasbourg car il faudrait 25 députés, ce qu’ils auront, mais issus de sept pays de l’UE, ce qu’ils n’auront pas. Malgré ses prétentions, Marine Le Pen ne devrait pas parvenir à créer le dit groupe. Dans ce cadre, Wilders pourrait être tenté de rejoindre la seconde coalition une fois les élections passées. Car le second groupe ne devrait avoir aucun mal à conserver celui dont il dispose déjà.
    Mais tout ça part d’un principe un peu douteux, à savoir la confiance qu’on peut avoir envers les sondages. Il est assez ironique de constater que le nouveau FN s’appuie sur des sondages, alors même qu’il avait eu dans le passé comme habitude d’en dénoncer le caractère artificiel et partisan, tant que ceux-ci lui étaient défavorables. Cela amène Marine Le Pen à se vanter de représenter le futur premier parti du pays, si les sondages où le FN est à 23% sont confirmés dans les urnes. Elle oublie que la participation est déterminante dans le résultat des partis. Si son électorat, dont elle attise l’euroscepticisme en permanence, reste chez lui au lieu de manifester son soutien en mai 2014, non seulement elle ne fera pas ses 23% mais le FN pourrait n’obtenir qu’un médiocre 12 ou 13%. Il est en effet paradoxal de dénoncer l’Union Européenne mais de bénéficier de ses institutions, lorsqu’on n’arrive pas à se faire élire député national. Pourquoi un électorat anti-UE irait-il se déplacer dans des élections pour élire le parlement de cette même UE ?
    Cette vague eurosceptique, indéniable, pourrait ainsi voir son impact considérablement limité par un électorat qui ne se mobiliserait pas pour une élection dont l’intérêt ne lui sauterait pas nécessairement aux yeux. Même si le gouvernement français est à juste titre extrêmement impopulaire, il n’est pas dit que cela se manifestera dans des élections atypiques où de toute façon PS et UMP font classiquement de mauvais scores. La méthode Coué marche parfois mais il faut faire attention aussi de ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
    En outre, même si cette poussée électorale avait lieu, dans la plupart des grands pays européens, avec par exemple l’arrivée de députés allemands de l’AfD, et un FN et un UKiP en tête, les groupes eurosceptiques, même s’ils surmontaient leurs divisions historiques, auraient un poids fort limité et seraient incapables de peser. En effet, en refusant de toute façon toute alliance avec les rares mouvements nationalistes d’Europe centrale en mesure de faire rentrer des députés, et même en les acceptant d’ailleurs, ce qui est impensable pour un Geert Wilders, ils seraient trop faibles. Les mouvements nationaux en Europe Centrale ont quasiment disparu, alors même qu’en Espagne, en Irlande ou au Portugal, ils continuent d’être inexistants. Pour qu’il y ait une vague eurosceptique, il faudrait qu’elle soit le fait de partis concertés, présents sur tout le continent, et dans une coalition explicite et revendiquée.
    Ainsi peut-on penser que cette « vague eurosceptique » sera très modeste, loin d’un tsunami, même si le nombre de députés eurosceptiques n’aura jamais été aussi important. Cela ne changera rien à la situation du continent, qui continuera de mourir de sa division et non d’une fédéralisation imaginaire, mais cela amènera peut-être au niveau national à quelques modifications à la marge. En effet, un FN devenu premier parti du pays, obligerait peut-être le gouvernement à une légère réorientation mais gênerait davantage la droite parlementaire que la « gauche » mondialiste. Cela reste très hypothétique. Il sera au contraire facile de relativiser un résultat avec un taux de participation qui sera de toute façon faible, donc jugé non représentatif, et le vote de 15 à 25% d’électeurs ne servira une fois de plus à rien.
    Thomas FERRIER (PSUNE/LBTF)
    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/02/08/temp-c0be30572c5c72bcb02b6f7c88e223ff-5293646.html