Comme l’année dernière, ce sont environ 100 000 personnes qui se sont retrouvées dans les rues de Varsovie le 11 novembre, jour de la fête de l’indépendance polonaise. La plus grande manifestation d’Europe. Il y avait une délégation française, du mouvement Renouveau français, dont nous reproduisons le compte rendu assez complet ci-dessous. Nous ajoutons ensuite quelques images ou videos des heurts qu’il y eut en marge du cortège.
« Orphelins depuis la disparition de la « Ligue des familles polonaises », les patriotes de Pologne sont dotés depuis un an d’une nouvelle structure, Ruch Narodowy (« Mouvement national »), qui regroupe diverses organisations.
Celle-ci organise désormais chaque 11 novembre la « marche de l’indépendance » à Varsovie.
En 2012, 100 000 personnes avaient participé à ce défilé, en faisant la première manifestation nationaliste d’Europe.
Cette année, les organisateurs avaient à nouveau invité le Renouveau français à y représenter notre pays, de même qu’une douzaine d’autres délégations européennes.
Une dizaine de jeunes patriotes français s’est donc rendue à Varsovie, pour quelques jours qui s’avéreront mémorables.
Récit :
« Accueillis chaleureusement et toujours accompagnés de sympathiques guides, nous avons bien sûr visité en long et en large la capitale, dont malheureusement pas grand-chose n’a subsisté aux vicissitudes de la Seconde guerre mondiale. Ce qui frappe, surtout les Franciliens, c’est l’impression de changer de continent, et de se retrouver en Europe…
Une ville propre par ailleurs, et d’allure bien moins décadente que Paris.
Nous eûmes le plaisir de rencontrer ou de retrouver des camarades de nombreux pays : Italie, Hongrie, Espagne, Scandinavie, etc.
Les occasions n’ont pas manqué de discuter ensemble et de festoyer, ce que les Polonais savent faire comme peu !
Le dimanche, veille de la marche, Ruch Narodowy organisait un colloque scientifique et politique sur le thème du « réchauffement climatique » mondial. Ceci étant une réaction au sommet mondial, consacré au même sujet, réunissant quelques jours après 200 Etats dans un… climat mondialiste.
Ce « contre-sommet » organisé par les patriotes fut de haute volée et attira de très nombreux journalistes. A l’issue, une déclaration commune fut signée, y compris par les délégations étrangères, demandant notamment plus de prudence et moins d’idéologie dans les interprétations des données climatiques.
Dans la soirée, une réunion internationale fut l’occasion pour chaque délégation européenne de présenter son mouvement.
La spécificité du RF et de la situation politique française fut donc précisée aux nombreux camarades présents, avant de laisser place à une soirée d’amitié, tandis que les cadres politiques polonais et invités se retrouvaient pour un dîner de gala et une soirée de charité.
Le lendemain matin, lundi 11 novembre, on croisait partout à Varsovie des militants nationalistes. Et pour cause, cette année encore ce sont des dizaines de milliers de patriotes qui se retrouvèrent, en dépit des manipulations du gouvernement. L’après-midi, dans une chaude ambiance, une première série de discours – entrecoupée de chants et slogans patriotiques – eut lieu face à plus de cinquante mille personnes.
Après l’intervention de l’Italien Roberto Fiore, président de Forza Nuova, notre directeur Thibaut de Chassey prit la parole pour – au nom des nationalistes français – saluer, féliciter et encourager les Polonais présents, et pour les mettre en garde afin qu’ils évitent à la Pologne de connaître le triste sort de la France, actuellement envahie et simple colonie de l’Union européenne.
L’immense foule s’ébranla ensuite, très solidement encadrée par un dispositif policier lourdement équipé. Cela n’empêcha pas, au contraire, quelques échauffourées impliquant les éléments les plus turbulents : deux « squats » de gauchistes attaqués après que leurs occupants se soient montrés belliqueux envers les manifestants, des incidents devant l’ambassade de Russie, et, plus réjouissant, une structure géante recouverte de fleurs représentant un arc-en-ciel (en tant que symbole de l’homosexualité militante, et sise place… Saint-Sauveur) a été détruite dans les flammes par les manifestants !
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Europe et Union européenne - Page 1097
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Nationalisme en Pologne : 100 000 manifestants dans la rue
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Ce n’est pas aider l’Afrique que de laisser entrer en Europe les immigrés clandestins africains
Le magazine flamand Knack publie un entretien décapant avec le professeur d’économie Paul Collier qui enseigne à l’Université d’Oxford. Directeur du Centre d’étude des économies africaines, il est considéré comme l’un des plus intéressants intellectuels au monde par le Foreign Policy Magazine. Surprise ! Ce professeur explique que ce n’est pas aider l’Afrique que d’accueillir en Europe les jeunes immigrés clandestins africains. Et ses propos font parfois penser au « Camp des Saints », le célèbre roman de Jean Raspail…
Professeur Collier : « De nombreux Européens s’imaginent que les gens qui naviguent vers Lampedusa sont les plus pauvres, mais ce n’est pas le cas. Ces réfugiés peuvent se permettre de traverser l’Afrique du Nord depuis l’Érythrée ou la Somalie ; ils sont capables de payer les organisations criminelles spécialisées en trafic humain. Ces gens sont prêts à prendre des risques, car nous leur offrons de nombreuses possibilités. Si en tant que réfugié vous réussissez à débarquer à Lampedusa, on vous submerge de droits de l’homme. Le procès juridique pour vous renvoyer est si compliqué que les autorités italiennes préfèrent vous laisser disparaître dans l’illégalité. Au nom des droits de l’homme, nous commettons un maximum d’injustices. Nous communiquons le message suivant : comme Africain vous n’avez aucune chance d’entrer en Europe, sauf si vous arrivez à débarquer sur l’une de nos plages, dans ce cas il ne vous arrivera rien. Je trouve cela absurde ».
Knack : Il faut donc ériger un mur autour de l’Europe ?
Professeur Collier : « En fait oui, car si nous ne le faisons pas, un pays comme l’Érythrée se videra tout à fait. Ceux qui souhaitent démolir les murs feraient bien d’instaurer un service de ferries entre l’Afrique du Nord et l’Europe pour que plus personne ne se noie. Je vous garantis que les ferries seront remplis à craquer. Des millions de personnes viendront. Une étude à grande échelle de Gallup révèle que 40 pour cent des habitants des pays pauvres de l’Afrique souhaitent se rendre en Europe. Il faut communiquer clairement : ceux qui osent faire la traversée vers Lampedusa seront renvoyés sans état d’âme. »
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La population russe va-t-elle augmenter en 2013 ?
Au 1er septembre, la population russe était de 143,5 millions d’habitants et a augmenté depuis le début de l’année de 183.400 habitants.
Par « La Voix de la Russie » les lecteurs assidus de « La Voix de la Russie » savent que la démographie russe a été un thème essentiel des prévisionnistes pessimistes sur la Russie, qui prévoyaient avec l’effondrement démographique de la Russie l’effondrement corollaire inévitable du pays (A.L.).
Bien sûr, lors de l’effondrement de l’URSS, la démographie s’est écroulée avec l’effondrement moral, politique, sanitaire et politique du pays. Dès 1993, la perte naturelle de population (naissances – décès) s’est monté à plus de 700.000 habitants et à plus de 900.000 habitants a partir de 1999. Dans le même temps, la mortalité a considérablement augmenté mais dans les années 90, le pays a connu une forte immigration liée principalement au retour de Russes ethniques des ex-pays de l’Union Soviétique en Russie.
Depuis 2008, le nombre de femmes en âge de procréer, c’est-à-dire les femmes de la tranche d’âge de 18 à 29 ans (d’où sont issues actuellement 75% des naissances) est en baisse. Pour autant, depuis 2008 et contrairement à nombre de prévisions, le nombre de naissances a lui continué à augmenter, passant de 1.717.500 en 2008, 1.764.000 en 2009, 1.789.600 en 2010, 1.793.828 en 2011 et 1.896.263 en 2013. Dans le même temps, la mortalité a elle enfin commencé à diminuer, le nombre de décès annuel passant de 2.081.000 en 2008, 2.010.500 en 2009, 2.031.000 en 2010, 1.925.036 en 2011 et 1.898.836 en 2012.
La baisse naturelle de population est donc passée de -363.500 habitants en 2008 à -2.573 en 2012, la population globale en Russie augmentant depuis 2009 grâce à une immigration stabilisée aux alentours de 250.000 à 300.000 personnes par an.
Pour cette année 2013, il semble que la dynamique démographique soit très bonne et similaire à celle de l’exceptionnelle année 2012. En effet, les neuf premiers mois de l’année 2013 ont vu :
– 1.411.243 naissances contre 1.409.264 pour les neuf premiers mois de 2012, soit 1.979 naissances en plus soit une hausse de 0,1%.
– 1.406.134 décès contre 1.418.664 pour les neuf premiers mois de 2012, soit 12.530 décès en moins, c’est-à-dire une baisse de -0,9%.
Sur les neuf premiers mois de 2013, la population russe a donc augmenté de 5.109habitants contre une baisse de 9.400 habitants pour les neuf premiers mois de 2012.
Une situation bien éloignée des scénarios pessimistes de l’Onu, la CIA ou encore la HSE comme on peut le constater ici.
Au 1er septembre, la population russe était de 143,5 millions d’habitants et a augmenté depuis le début de l’année de 183.400 habitants.
Il est donc cette année plausible que la Russie connaisse une hausse naturelle de population, peut être de quelque centaines voire de milliers de personnes pour les scenarios les plus optimistes, selon les dynamiques de natalité et mortalité de cet hiver 2013.
Que devrait-il se passer ensuite ?
Le nombre de mariages continue lui à augmenter (949.510 mariages pour les neuf premiers mois de l’année 2013 contre 932.268 pour les neuf premiers mois de l’année 2012, soit une hausse de 1,8%), ce qui laisse imaginer malgré tout une forte vague de naissances dans les prochains mois. Le nombre d’avortements baisse lui aussi de façon considérable depuis une décennie, comme on peut le voir ici.
Pour autant, la baisse des naissances de la décennie 1995-2005 aura sans doute de difficiles conséquences dans les prochaines années, lorsque cette génération arrivera à l’âge de reproduction, soit entre 2025 et 2035. La Russie rentre actuellement dans cette période de tranche creuse et on peut donc imaginer que dès les années 2014-2015, le nombre de naissances pourrait stagner voir recommencer à très légèrement baisser, tout comme le nombre de décès.
Malgré tout, si l’immigration reste stable, la population russe ne devrait pas baisser à l’avenir mais au contraire augmenter et vieillir, sur le modèle des sociétés européennes. Par conséquent, les pronostics démographiques optimistes envisageant une population de 146 millions d’habitants en 2020 et de 150 millions en 2030 semblent tout à fait censés.
Rédaction en ligne, Alexandre Latsa, 15/11/2013http://french.ruvr.ru/2013_11_15/La-population-russe-va-t-elle-augmenter-en-2013-1784/
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Une nouvelle solution pour la Grèce (et pour nous) : l'austérité
Une nouvelle fois, la Grèce, qui prendra la présidence tournante de l'Union au 1er janvier, a tourné au ralenti, le 6 novembre, en raison d'une grève générale de 24 heures - la quatrième depuis le début de l'année - contre les mesures d'austérité imposées par la troïka de ses créanciers, à savoir l'Union européenne, la Banque Centrale européenne et le FMI, et même si les Athéniens semblent fatiguer désormais à descendre dans la rue, les syndicats, tant du privé que du public, ont vu leurs militants observer le mot d'ordre de ne pas travailler. « Nous faisons la grève contre la destruction de notre vie et la dégradation de l'avenir de nos enfants », proclament-ils.
Les créanciers, dont les représentants poursuivaient, sur place, leur audit au début du mois, risquent donc fort d'entendre les échos de cette colère qui ne veut pas se taire, ni observer les manières policées qui sont celles des salons de ces hauts fonctionnaires. Un des manifestants a même été brièvement interpellé par la police pour avoir jeté une poignée de petite monnaie - de petite monnaie d'euro, faut-il le préciser ? - non à la figure, mais au pare-brise du véhicule du Danois Poul Thomsen, représentant du FMI.
Bien que la Commission européenne estime probable la mise en place d'une « solution satisfaisante » - ce qui signifie, pour elle, que la Grèce se pliera aux injonctions de ses créanciers... -, il n'est pas dit que les autorités grecques n'envient pas ce quidam. En désaccord profond avec ses interlocuteurs sur un trou budgétaire pour 2014 (déjà !), le premier ministre Antonis Samaras n'a pas caché sa déception - et peut-être sa colère. Tout d'un coup, a-t-il lancé, la troïka découvre un trou budgétaire en 2014 alors que l'économie va mieux. » Avant d'ajouter, conciliant : « Il s'agit d'une négociation... Nous devons nous défaire de l'idée que c'est une guerre. » D'autant que, au terme de cette nouvelle visite, était attendu le déblocage d'un nouveau prêt d'un milliard. Il n'empêche que, au fond de sa poche, la petite monnaie devait le démanger lui aussi...
D'autant que, bien sûr, la troïka exige de nouvelles mesures d'austérité. Une perspective d'ores et déjà rejetée par le ministre des Finances, Yannis Stoumaras, toute nouvelle coupe dans les salaires et les retraites étant susceptible, en l'état actuel, de mettre définitivement le feu aux poudres !
Explosif
La partie devient donc serrée pour les représentants de la Commission européenne Matthias Morse, de la Banque centrale européenne Klaus Mazuch et du Fonds monétaire international Poul Thomsen, qui, en plus de la grogne de la rue, savent devoir désormais prendre leurs interlocuteurs politiques avec autant de diplomatie qu'en est capable quelqu'un qui vient parler de gros sous.
Le ministre des Finances le leur avait bien fait sentir en déclarant, à la veille de leur arrivée à Athènes : « Il y a des solutions pour tous les sujets, mais il faut que les deux côtés fassent preuve de réalisme et de flexibilité. »
Mais, compte tenu du fait que ces créanciers trouvent trop timides les propositions gouvernementales que la rue - dans tous les secteurs -trouve, elle, trop raides, il y a fort à parier que ni le réalisme, ni la flexibilité ne fassent partie de leur vocabulaire.
Cela dit, ce n'est pas la Grèce - ou pas fondamentalement - qui est dans une impasse. C'est l'ensemble de l'Europe. Ou faut-il dire, ici, de l'Union européenne ?
Mauvais chiffres européens
En effet, selon les derniers chiffres de l'office européen de statistiques Eurostat, le chômage a atteint un nouveau taux record en Europe de 12,2 %, pour la zone euro, et de 11 % pour l'ensemble de l'Union européenne. Mais, bien sûr, on continue de nous expliquer que les pays bénéficiant de l'euro sont davantage protégés de la crise que les autres, et qu'il serait fou, tout simplement, de vouloir l'abandonner...
Alors, certes, le taux de chômage est de 27,6 % en Grèce ; mais il est de 26,6 % en Espagne, de 17,1 % à Chypre, etc. Ceux qui tirent le mieux leur épingle de ce triste jeu sont l'Autriche, l'Allemagne et le Luxembourg.
Quant à la France, contrairement à ce que serine le docteur Hollande, elle ne parviendra pas, pour l'instant du moins, à redresser la barre. Selon la Commission européenne, notre pays pourrait même connaître de nouveaux risques de dérapages de ses déficits publics. Et ne parlons pas de la courbe du chômage avant 2015...
Pas grave ! « S'il est nécessaire de faire plus » - plus d'économies, bien sûr - « nous le ferons », déclare le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve. Promettant au passage que nous serons dans les clous « à l'horizon 2015 ». Comme nous devions l'être à celui de 2014 ?
Le ministre devait être très préoccupé. Il a oublié de préciser comment cette nouvelle cure d'austérité serait mise en place. En lorgnant de nouveau du côté des impôts, peut-être ?
Olivier Mirande monde & vie 12 novembre 2013 -
Olivier Delamarche: "La reprise Espagnole est juste une plaisanterie"
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L'Union européenne en faillite ?
L'affaire est restée discrète. Le 21 octobre, une communication de la Commission européenne au Parlement européen lui demandait de voter rapidement une rallonge de 2,7 milliards d'euros pour éviter la cessation de paiement. Demande accordée le 24 octobre au motif que « les revenus issus des droits à l'importation perçus aux frontières extérieures de VUE sont beaucoup plus bas que les prévisions ». Le défaut de paiement est-il une menace sérieuse pour l'Union européenne? Mise en perspective.
En procédure accélérée, le Parlement européen a adopté l'augmentation de la contribution des États membres au budget communautaire pour un montant de 2,7 milliards d'euros, sans lequel la Commission européenne aurait eu quelques difficultés à honorer ses factures à compter du mois de novembre. Alors que les États-Unis venaient de s'illustrer avec la fermeture des administrations fédérales dans l'attente d'un accord sur le plafond de la dette publique, l'affaire pourrait faire sourire, surtout quand elle implique une institution qui prêche la rigueur budgétaire. En tout cas, elle n'aura pas fait rire tout le monde puisqu'en évoquant l'éventualité que la Commission pourrait avoir « découvert vendredi après-midi qu'elle n'avait plus d'argent », Cohn-Bendit aurait (vertement) lancé : « Quelqu'un se fout de notre gueule dans cette histoire. » On n'aurait pas dit mieux...
Des États qui se font tirer l'oreille
Les arguments techniques et politiques ne manquent pas pour justifier cet ajustement, au demeurant mineur au regard des masses enjeu dans le budget pluriannuel de l'UE (976,4 milliards d'euros pour 2007-2013). Pas d'augmentation des dépenses mais simple compensation de moindres ressources, assure déjà le président de la commission des budgets au Parlement européen, Alain Lamassoure. Cette fois-ci, les droits de douane et cotisations dans le secteur du sucre (14,1 % des ressources prévues sur le budget 2013) auront déçu les attentes. Par ailleurs, ces rallonges budgétaires ne sont pas exceptionnelles puisque neuf autres budgets rectificatifs ont été votés cette année ; une souplesse souhaitable qui existe également dans les droits budgétaires nationaux.
Politiquement, les difficultés macroéconomiques actuelles en Europe et leurs effets sur les finances publiques nationales étant ce qu'ils sont, les négociations budgétaires entre les différentes institutions communautaires sont particulièrement tendues et le Conseil de l'Union européenne (représentant les États membres dans l'ordre communautaire) est accusé depuis une dizaine d'années de sous-estimer ses propositions de budget, tirant à la baisse les ressources prévisionnelles dans le compromis budgétaire final.
Un malentendu doit tout de suite être dissipé : l'Union européenne n'est pas endettée, et d'éventuelles difficultés pour régler des factures n'entraîneront aucune conséquence majeure sur l'économie mondiale, contrairement à la situation américaine.
Le recours à la dette, largement utilisé pour financer les budgets déséquilibrés des États, n'est pas possible pour l'Union. Mais les tensions que ce vote révèle ne sont pas anodines si on les replace dans la perspective du débat en cours entre les États membres et le Parlement sur les perspectives budgétaires pluriannuelles 2014-2020.
Auparavant réglé dans le cadre d'arrangements interinstitutionnels entre le Parlement, la Commission et le Conseil, le budget européen est désormais adopté par règlement, un texte au contenu juridique fort, loin des petits arrangements. Et c'est là que le bât blesse puisque les choses deviennent relativement sérieuses dans ce nouveau paradigme. Et les parties prenantes au niveau communautaire l'ont bien compris puisque l'accord qui aurait dû être trouvé sur le prochain budget pluriannuel depuis fin 2012 rentre à peine en phase de finalisation.
Budget en baisse
Deux faits surnagent dans la paperasse budgétaire bruxelloise. D'abord, la baisse quasiment certaine du budget total d'environ 3 %, à 960 milliards d'euros sur 7 ans, alors même que la Commission proposait encore de relever le plafond des crédits d'engagements (1033 milliards d'euros). Pour lès européistes qui se voileraient encore la face, le poids de la France ressemble à un fantasme : la priorité à la croissance que François Hollande croyait incarner à Bruxelles (« moi Président ») n'a probablement existé que dans la tête un peu fiévreuse d'un candidat au mieux mégalomane, au pire complètement à côté de la plaque européenne. Pour oublier que Cameron et Merkel ne se rangeraient certainement pas à l'expansionnisme budgétaire, pour des raisons différentes.
Au demeurant, la défaite française est actée depuis février, date de l'accord au sein du Conseil sur un budget d'austérité, avec l’aval de la France donc.
Mais si l'ensemble des lignes budgétaires sont en baisse, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne puisque la fonction Administration voit ses moyens progresser de 8 % en termes réels. Il est permis de s'interroger sur la nécessité d'étendre encore les moyens des fonctionnaires européens, censés administrer des budgets en baisse...
Le porte-parole de la Commission précise que l'objet du scandale ne pèse en définitive que 1 % du total. Toujours est-il qu'à l'heure où la plupart des pays contributeurs gèlent (comme la France) ou réduisent parfois drastiquement (entre 5 et 15 % pour l'Irlande) les salaires de leurs fonctionnaires, cette prodigalité reste le signe avant-coureur d'une faillite bien réelle celle-là, celle de la décence.
Antoine Michel monde & vie 12 novembre 2013 -
Aube dorée : le Congrès juif mondial derrière la répression ? Nouvelles en France
La video ci-dessous montre que le « Congrès juif mondial » a mis la pression sur la Grèce pour que soit réprimé le mouvement nationaliste Aube dorée, qui s’est pourtant démocratiquement développé. Quelques semaines après, le président et le n°2 du parti, bien que députés, étaient emprisonnés pour des motifs farfelus… Puis les fonds publics coupés, suite à une loi spéciale…
Le Congrès juif mondial (certains affirmeront tout de même qu’il n’y a pas de lobby juif) exige maintenant que soit réprimé le dynamique parti hongrois Jobbik (2e partie de la video). Les résistants magyars doivent s’attendre à des moments difficiles.
Concernant l’Aube dorée : après les Parisiens, des militants lyonnais appartenant au GUD ont rendu hommage aux deux patriotes grecs assassinés. (photo ci-contre)
C’était la semaine dernière, devant le consulat de Grèce à Lyon.
Par ailleurs, un maillot circule actuellement, reprenant un thème à la mode, qu’on peut se procurer ici chez Patriote Productions.
http://www.contre-info.com/aube-doree-maillot-de-soutien-et-hommage
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Succès de la Marche pour la vie en Espagne
Lu ici :
"La IV Marche pour la Vie a rassemblé plusieurs dizaines de milliers personnes dans les principale rues de Madrid (Espagne), demandant au gouvernement du Parti populaire en Espagne pour accomplir la promesse de campagne et d'abroger la loi sur l'avortement toujours en cours dans le pays. Malgré le froid et la pluie à Madrid, des milliers de personnes se sont jointes à l'appel de Derecho a Vivir et Hazte Oir, ils ont commencé Place de la Puerta del Sol pour finir dans la Place de Neptuno formant une grande marée rouge en faveur de la vie.
En même temps des rassemblements pro vies ont été organisées dans près de 50 villes de toute l’Espagne en demandant au gouvernement de Mariano Rajoy d’abroger la loi de l’avortement. En Tête du cortège une grande bannière avec le slogan de la Marche « Espagne est pour zéro avortement » Pour une Vie entière sans interruption avec la protection de la vie de la conception. [...]"
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Des sénateurs américains appellent l’UE à lever les barrières à la malbouffe chimique
Les principaux membres de la Commission des finances du Sénat ont placé la barre très haut pour les négociations commerciales en cours entre les États-Unis et l’Union européenne, en insistant sur la nécessité de résoudre les conflits anciens et pleins d’âpreté, relatifs aux méthodes de transformation de viande de bœuf et de volaille et au blocage, par l’UE, de certaines méthodes américaines de production de viande de bœuf.
Lors d’une audience de la Commission des finances du Sénat, le 30 octobre, le Président Max Baucus (Démocrate) a déclaré que, pour que le Traité transatlantique (TTIP) soit à la hauteur de son potentiel, les deux parties doivent résoudre ce qu’il a appelé, de la part de l’UE, « les obstacles non scientifiques et injustifiés aux exportations agricoles des États-Unis, y compris le bœuf et la volaille ».
Selon Baucus, l’Organisation mondiale pour la santé animale (OIE) et la Commission internationale de normalisation dite du codex Alimentarius ont déclaré que les « méthodes de production de bœuf américain sont parfaitement sûres ». Il n’est pas entré dans les détails, mais un collaborateur du Sénat a déclaré après l’audience que Baucus faisait allusion à une interdiction de l’UE portant sur le bœuf et le porc élevés en utilisant un médicament vétérinaire favorisant la croissance, appelé ractopamine, qui a été approuvé par le Codex l’an dernier, malgré les objections de l’UE.
« Je suis convaincu que nous pouvons surmonter l’obstacle » des questions sanitaires et phytosanitaires (SPS), a déclaré Baucus dans son allocution d’ouverture. Plus tard, durant l’audience, il a noté que l’UE avait abandonné son interdiction d’utiliser autre chose que de l’eau chaude et de la vapeur comme traitement anti-microbien dans la production de viande, lorsqu’elle a autorisé l’utilisation de l’acide lactique sous la pression américaine l’an dernier.
Baucus a déclaré que le succès était dû au fait que les États-Unis avaient été « clairs et précis » dans leurs demandes, et que faire de même pour d’autres questions sanitaires rendrait le succès des négociations plus probable.
Il n’a pas mentionné qu’il voulait que l’UE lève son embargo sur le boeuf élevé aux hormones de croissance artificielles. Cette interdiction a été contestée avec succès par les États-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce. Au lieu d’un retrait par l’UE de la mesure incriminée, les deux parties sont tombées d’accord sur une transaction qui a ouvert aux États-Unis et à d’autres fournisseurs un certain accès au marché du bœuf sans hormones.
Dans leurs observations séparées, les sénateurs Tom Carper et Ben Cardin – tous deux originaires de grands Etats producteurs de volailles – ont fait valoir que l’Union européenne doit enfin céder sur ses restrictions envers certains traitements des agents pathogènes (PRT) utilisés par les transformateurs américains de volailles. Ces restrictions ont essentiellement bloqué l’accès des volailles américaines au marché de l’UE.
Cardin a insisté sur l’importance de résoudre le conflit sur les PRT dans le contexte du commerce. « Ceci est un sujet sur laquelle nous devrons vraiment nous concentrer quand nous en arriverons au côté réglementaire » des négociations du TTIP, a-t-il dit.
Mais persévérer sur cette question rendrait presque certain de provoquer un autre conflit avec l’UE, qui n’autorise actuellement que l’eau chaude comme traitement anti-microbien pour la volaille. Une proposition précédente de la Commission européenne, visant à autoriser les PRT utilisés aux États-Unis – y compris l’eau chlorée –, a été rejetée par les ministres de l’UE en 2008.
Cette année, le Département américain de l’Agriculture (USDA) a discrètement donné un autre coup de poignard, en demandant à obtenir l’approbation de l’UE pour le peroxyacide, un autre PRT utilisé par l’industrie américaine.
Bill Roenigk, vice-président du Conseil national de l’industrie de la volaille, qui a témoigné lors de l’audience, a annoncé cette demande d’autorisation. Après l’audience, il a déclaré ignorer si l’USDA avait déposé la demande d’approbation du peroxyacide en coopération avec la Commission européenne, ou si elle avait pris la décision de le faire unilatéralement, dans le but de rouvrir le marché européen à la viande de volaille américaine.
Les observateurs avisés disent que cette substance peut avoir une meilleure chance d’être autorisée par les responsables européens car elle ne contient pas de chlore, lequel est utilisé dans les piscines d’eau potable et de baignade pour tuer les bactéries nocives, mais a aussi des propriétés toxiques. Le peroxyacide est l’un des quatre traitements anti-microbiens permis aux États-Unis pour le traitement de la volaille après abattage, mais ce n’est pas le cas dans l’UE. Les autres sont le dioxyde de chlore, le chlorite de sodium acidifié et le phosphate trisodique.
Les États-Unis ont commencé à contester l’interdiction de ces PRT par l’UE, à l’Organisation mondiale du commerce en 2009, avec un groupe formé en novembre 2009 mais jamais réuni. A cause de l’interdiction posée par l’UE, aucune volaille américaine n’a pu être exportée vers le marché européen depuis 1997, selon Roenigk.
Ce dernier a estimé que le marché de l’UE constituerait aujourd’hui un marché de 600 millions de dollars pour les produits à base de poulet américain, si l’UE appliquait « des normes fondées sur la science ».
Cardin et Carper, dans leurs remarques, ont fait valoir que les producteurs américains de poulet et autres produits agricoles doivent être francs avec les membres du Congrès, quant à savoir si le TTIP va vraiment changer suffisamment les pratiques de l’UE pour fournir aux exportations agricoles américaines un accès significatif aux marchés. Cardin a vivement recommandé à Roenigk de fournir une évaluation permettant de déterminer si le TTIP sera profitable, et de ne pas simplement céder sous la pression pour obtenir un accord.
Dans leurs observations soumises au Bureau du Représentant américain au Commerce plus tôt cette année, l’Institut américain de la viande et l’Association nationale des éleveurs de bovins citent l’interdiction par l’UE de la viande produite avec ractopamine, comme un obstacle réglementaire auquel ils souhaitent que le TTIP s’attaque.
Ils ont aussi généralement critiqué l’approche réglementaire de l’UE, fondée sur le « principe de précaution » et les préférences culturelles, contre l’utilisation de produits chimiques et d’hormones dans la production de viande bovine et porcine.
Ils ont exigé que l’UE mette ses pratiques réglementaires en conformité avec les normes du Codex ou de l’OIE, mais n’ont pas demandé que l’UE lève son embargo sur le boeuf élevé aux hormones de croissance artificielles.
Comme solution provisoire au différend relatif à l’interdiction des hormones, les Etats-Unis et l’UE ont convenu d’une restriction actuellement fixée à 45.000 tonnes de viande de bœuf sans hormone provenant des États-Unis et d’autres pays. Le quota est ouvert aux exportations de bœuf des États-Unis, d’Australie, d’Uruguay, de la Nouvelle-Zélande et du Canada, mais l’Institut américain de la viande a déclaré au Représentant américain au Commerce, plus tôt cette année, que l’administration de ce contingent tarifaire (Tariff-Rate Quota – TRQ) doit être modifiée, afin de garantir aux exportateurs américains « un accès durable » au marché européen.
De juillet 2012 à juin 2013, les exportations américaines se sont élevées à 16.750 tonnes de viande de bœuf, soit environ 50% du taux de remplissage, selon la Fédération américaine des exportateurs de viande. Ces exportations se sont élevées à 212 millions de dollars, selon le Représentant américain au Commerce.
Sur les traitements de réduction des agents pathogènes, l’Institut américain de la viande a indiqué dans ses observations que le problème a été en grande partie résolu par l’acceptation de l’acide lactique pour la viande bovine de l’UE, bien que l’interdiction des autres PRT soit maintenue. Le groupe a également fait valoir que la position de l’UE montre son inflexibilité envers l’approbation de nouvelles technologies.
L’audience n’a pas abordé le point de savoir dans quelle mesure les exigences de l’UE quant à la protection des animaux constitueraient un obstacle aux exportations de poulets américains, même si les problèmes liés aux PRT étaient résolus. Roenigk a seulement fait allusion au point de discorde potentiel, en indiquant que l’UE élève du poulet parmi « le plus cher » au monde.
Les groupements agricoles des États-Unis ont fait valoir leur opposition à l’augmentation des normes de protection des animaux dans le TTIP, de peur que l’UE essayer d’y intégrer ses règles plus strictes.
Dans l’élevage de poulets, par exemple, les agriculteurs de l’UE doivent observer les règles sur la taille des cages qui ne sont pas imposées dans les normes agricoles des États-Unis. Les groupements agricoles européens ont dit qu’ils seraient placés en désavantage concurrentiel si les Etats-Unis exportaient de la volaille, à partir du moment où les producteurs américains ne sont pas confrontés aux mêmes exigences coûteuses que les européens.
L’agriculture n’était pas le seul sujet à l’ordre du jour de l’audience. Cardin a aussi incité Michael Ducker, vice-président exécutif et directeur des opérations de FedEx, à prendre une position plus ambitieuse en faveur de la suppression par l’UE de toute taxe sur la valeur ajoutée pour les exportations américaines, au lieu de se contenter de relever le seuil en dessous duquel les consommateurs américains et européens ne paient pas de taxes sur les expéditions. Ducker était parmi les témoins à l’audience.
Cardin a déclaré que se contenter de relever ce seuil n’avantagerait pas les exportations américaines confrontées à la taxe sur la valeur ajoutée, et a insisté sur le fait que la concurrence n’est pas loyale entre les Etats-Unis et l’UE en matière de fiscalité des entreprises.
Selon Ducker, le seuil de taxation pour un envoi en provenance de pays étrangers vers les États-Unis est maintenant de 200 dollars et ce même seuil figure dans les accords de libre-échange négociés entre les Etats-Unis, la Corée du Sud, le Panama, la Colombie et le Pérou.
Il a également noté qu’un projet de loi est en instance devant le Congrès américain pour porter ce niveau à 800 dollars et que le TTIP devrait adopter ce même niveau d’exemption de taxe des deux côtés de l’Atlantique. Il a déclaré que le seuil est de 30 dollars dans certains États membres de l’UE, voire de 13 dollars dans certains des nouveaux États membres.
- Article original en américain : InsideTrade (NB : pour accéder à cet article, vous devez vous abonner ou au moins vous inscrire pour profiter d’un essai gratuit d’un mois de cette publication)
- Traduction (corrigée et complétée par Fortune) : ContreLaCour