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Europe et Union européenne - Page 1123

  • Athènes, le berceau de l'Europe est un chaudron de sorcières (arch 2012)

    À Athènes, la crise économique s'accompagne d'une augmentation de la criminalité et de nombreux problèmes liés à l'immigration incontrôlée. Sur ce terreau se développe un part i d’inspiration national-socialiste, Chrysi Avgi (l'Aube dorée).
    La crise a frappé de plein fouet le centre d'Athènes. Aucune autre capitale européenne n'a subi une altération aussi importante. Défiguré, le cœur de la cité antique est devenu le théâtre de scènes de violences liées à la drogue, à la prostitution et à l'immigration illégale. Les endroits les plus chics et les plus prisés par les touristes avant la crise, sont désormais occupés par des clochards étendus sur les conduites d'aération et par des magasins proposant des baskets à cinq euros fabriquées en Chine. Dans la rue Patission, à côté du musée national d'archéologie et de ses quinze colonnes de marbre, des prostituées de plus en plus jeunes arpentent la rue Aristote. Le spectacle de la rue Panepistimiou, où des adolescents drogués se piquent au grand jour, n'est pas moins apocalyptique. La nuit tombée, les immigrés afghans et africains pressent le pas. Des groupes armés de matraques et de couteaux rôdent sur leurs motos pour s'en prendre aux étrangers. Ces exactions se répandent jusqu'aux avenues les plus prestigieuses, dont la place Omonia, où résidait Maria Callas.
    Dans les années 1980, les habitants du centre de la capitale avaient déménagé vers la périphérie, où les espaces étaient plus grands et moins chers. Le prix des loyers s'est écroulé et les immigrés s'y sont installés. Malgré les razzias de la police et les contrôles fiscaux, il n'est pas rare que 25 personnes, souvent en situation irrégulière, soient confinées dans un appartement de 50 m². En 2011, Pénélope Agathou, fondatrice de l'association Epoizo, qui défend « les principes d'une meilleure qualité de vie », et donatrice régulière de l'Unicef, peu suspecte de racisme, déclarait que les Africains « représentent une menace pour la santé publique ».
    « Athènes compte 3 millions d'habitants et plus de 100 000 immigrés illégaux. Le centre de la capitale est devenu un haut lieu de la criminalité », constate de son côté Giorgos Kaminis, élu maire (indépendant) d'Athènes en décembre 2010, avec le soutien de la Gauche démocrate. Ses propositions pour endiguer les problèmes liés à la crise ne diffèrent guère de celles de la droite dure : il prône une politique de « rapatriement » pour venir à bout de la misère et veut mettre au point, avec l'aide de l'Union européenne, un plan de retour des réfugiés dans leur pays d'origine. Selon lui, « chaque jour, 300 personnes franchissent la frontière nord de la Grèce », et ce phénomène s'est accentué depuis septembre 2009, la Turquie n'exigeant plus de visa pour les ressortissants africains. En mai 2011, au lendemain de ratonnades provoquées par des meurtres, Kaminis avait évoqué, à la télévision grecque, un risque de guerre civile : « Le danger existe que, dans peu de temps, Athènes ressemble à Beyrouth dans les années soixante-dix », avait-il dit.
    Un sentiment d'abandon
    Cette immigration massive et incontrôlée s'accompagne d'une augmentation de la criminalité et suscite un fort sentiment d'insécurité, qu'éprouvent 90.% des propriétaires de magasins ou de cafés du centre-ville d'Athènes, selon une étude de l'Université du Péloponnèse. La moitié d'entre eux indique avoir déjà été attaquée et volée, certains hôtels ayant même fermé.
    Se sentant abandonnés par l'État, la ville et la police, des habitants de la capitale ont saccagé les cabines téléphoniques pour empêcher tout rassemblement d'immigrés. Par ailleurs, d'octobre 2011 à janvier 2012, 61 agressions racistes ont été enregistrées dans le centre d'Athènes. Dans ce contexte tendu, de nombreux immigrés estiment aujourd'hui que leur situation à Athènes est devenue invivable et aspirent à rejoindre la France et l'Allemagne. Certains aussi se sont adressés au gouvernement pour protester contre l'impunité de ces actions et accusent les policiers de sympathiser avec le parti Chrysi Avgi (« l'Aube dorée »), qui a organisé une force d'intervention pour soutenir les commerçants qui se sentent menacés par les étrangers.
    Chrysi Avgi revendique plus de 10 000 membres et milite pour « la domination de la race blanche et de la nation grecque ». Inspiré de l'idéologie national-socialiste, le parti s'est implanté dans le quartier Aghios Panteleimonas, surnommé « zone nationale libérée ». Les balcons y sont ornés de drapeaux grecs et des affiches aux couleurs nationales sont collées sur les murs, où est aussi peint le slogan : « La Grèce au Grecs ». À proximité de la place d'Omania, des hommes au crâne rasé montent la garde devant la permanence du chef de Chrysi Avgi, Nikos Michaloliakos. À l'intérieur du local sont proposés des livres sur les mensonges du communisme, le judaïsme, le complot maçonnique et la culture aryenne, ainsi que des polos de marque « Pitbull Germany », frappés du logo de l'Aube doré qui évoque la croix gammée. Le parti tentera d'entrer au parlement lors des élections législatives anticipées qui se dérouleront le 22 avril une semaine après la Pâques orthodoxe. D'après les sondages, Chrysi Avgi atteindrait 4 % des intentions de vote.
    Laurent Glauzy monde & vie 14 avril 2012

  • Le régime grec « prépare » l’arrivée de maires de l’Aube dorée

    « Le parti ultranationaliste l’Aube dorée pourrait contrôler des municipalités à l’issue des élections municipales de mai 2014. Le parti post-communiste Syriza a déjà donné pour instruction à ses électeurs de soutenir, en cas de deuxième tour opposant un candidat du Parti conservateur Nouvelle Démocratie et un candidat ultranationaliste, le candidat conservateur. Le système politique en place suit désormais, dans son combat contre l’aube dorée, la stratégie suivante : « Si nous ne pouvons pas les empêcher de faire élire des maires, nous allons rendre les maires inutiles. » La première étape a été la dissolution de la police municipale, une force de police faible qui était sous le contrôle du maire. L’objectif de cette suppression n’est pas de réaliser des économies, car les membres de cette police municipale ont été réengagés au sein de la police grecque qui est nettement mieux équipée. Cette dernière se trouve sous la direction du ministre de l’intérieur. En supprimant la police municipale, le système politique en place empêche les futurs maires de l’Aube dorée d’utiliser ces forces de l’ordre pour protéger des rassemblements ou des marches de membres de leur parti.

    Un quotidien proche du Parti conservateur Nouvelle Démocratie a publié des informations mettant en avant le fait qu’une réforme des élections municipales et régionales est en préparation.
    L’objectif est de ne plus permettre à un seul parti de contrôler l’organe législatif d’une municipalité ou d’une région. Le maire ou le dirigeant de la région pourrait se retrouver sans majorité de son parti au sein du Conseil municipal. ou régional. Les autres partis pourraient ainsi au sein de municipalités prises par un maire de l’Aube dorée rejeter toutes  les décisions du maire. »

    Source Lionel Baland

  • [exclusivité Novopress] Marine Le Pen participera à ATREJU, la grande fête de la destra sociale italienne

     

    [exclusivité Novopress] Marine Le Pen participera à ATREJU, la grande fête de la destra sociale italienne

    06/09/2013 – 20h25
    ROME (NOVOpress) -
    Décidément, à l’approche des élections européennes ça bouge en ce moment. C’est ainsi que nous apprenons ce jour que la présidente du Front national, Marine Le Pen, participera le mercredi 11 septembre à une table ronde consacrée à l’Europe lors de la grande fête de la destra sociale italienne, aujourd’hui largement regroupée au sein du parti “Fratelli d’Italia”.

     

    La fête “Atreju” (du nom du héros du film “L’histoire sans fin”) se tiendra du 11 au 15 septembre à Rome. En dehors des débats politiques se tiennent aussi des expositions artistiques, des concerts, un peu à la manière des anciennes fêtes “Bleu Blanc Rouge” du FN.

    Dans cette table ronde, intitulée “Le procès de l’Europe”, Marine Le Pen débattra avec Giulio Tremonti, sénateur et ancien ministre de l’économie de Silvio Berlusconi, Joseph Daul, président du groupe PPE au Parlement européen, ou encore l’eurodéputé italien Carlo Fidanza, membre de Fratelli d’Italia.

    Lors de cette édition d’Atreju sont notamment aussi attendus Flavio Tosi (maire de Vérone, Lega Nord) ou encore le très controversée ministre de l’Intégration d’origine congolaise Cecilia Kyenge.

    Crédit photo : DR http://fr.novopress.info

  • La finance dérégulée nous condamne aux krachs

    Pour l’économiste André Orléan, dans un univers boursier par essence spéculatif, la transparence ne sert à rien. Le seul moyen d’éviter les crises à répétition engendrées par les bulles est de définanciariser l’économie.

    Un bureau grand comme un mouchoir de poche, grignoté par des piles de dossiers et des rayonnages de livres. Et un pupitre pour tout meuble, surplombé d’une affiche au titre ironique : Manifeste des “sagesses boursières”… jamais respectées.

    Justement, les folies financières et les bulles de marché, André Orléan, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, les scrute et les dissèque depuis longtemps à la façon d’un biologiste. Apparemment, pour l’auteur de L’Empire de la valeur (Seuil) et de De l’euphorie à la panique (Editions Rue d’Ulm), la série des krachs entamée depuis une douzaine d’années risque de se poursuivre.

    Mouvements erratiques des actions, chute de l’or, recul des marchés émergents, bulle sur quelques obligations d’Etat… Cette situation d’extrême nervosité sur tous les marchés – et non pas quelques-uns – est-elle inédite dans l’histoire?

    Non. Dans les situations de forte incertitude, les investisseurs se replient fréquemment sur les actifs réputés sans risque, quitte à les faire mécaniquement monter au-delà du raisonnable. Aujourd’hui, majoritairement, ce sont quelques emprunts d’Etat, en l’occurrence ceux émis par l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et dans une certaine mesure la France, qui profitent de ce flight to quality alimenté par le déluge de liquidités que les banquiers centraux déversent sur les marchés financiers.

    Cette situation est fort risquée. Plus la période est troublée, plus les marchés réagissent de façon binaire, rejetant tous les titres à l’exception des plus sûrs.

    Cette absence de discrimination dans les risques n’est en rien une nouveauté. Déjà, en 1931, la faillite de la banque autrichienne Kreditanstalt provoqua une ruée… sur les banques allemandes. La question fut alors soulevée de savoir si les créanciers américains faisaient bien la différence entre l’Autriche et l’Allemagne. De même, en 1994, le krach des emprunts mexicains se propage à l’Argentine, dont l’économie est pourtant dans une situation très différente.

    Ces phénomènes de contagion psychologique donnent aux actifs un “faux prix”, trop élevé pour les produits les plus sûrs, trop bas pour les autres. Franchement, l’emprunt italien est-il vraiment huit ou dix fois plus risqué que l’emprunt allemand, quand il y a cinq ans il fallait croire que ces deux pays se valaient sur les marchés ? “Le marché boursier est un vote et non une juste évaluation”, disait l’économiste Benjamin Graham.

    Les marchés boursiers nous condamneraient alors à passer d’une bulle spéculative à l’autre, sans répit…

    Les successions de bulles et de krachs depuis trente ans, mais plus particulièrement depuis 2000, sont la conséquence directe de la financiarisation et de la dérégulation. L’ère du capitalisme fordien (1945-1970), quant à lui, ne connaît ni crise bancaire ni crise financière : les marchés étaient moins puissants, plus régulés, et les banques finançaient directement l’économie.

    La financiarisation de l’économie, qui commence au début des années 80, repose sur l’idée qu’en matière financière il faut laisser faire la concurrence. Or ce précepte fonctionne à peu près bien partout, sauf… en Bourse.

    Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce paradoxe ?

    Sur les marchés ordinaires – ceux des automobiles, des chaises de bureau, des ordinateurs -, quand le prix augmente, la demande décroît. Par ce simple mécanisme, la libre-concurrence fait son oeuvre et réalise à peu près l’équilibre entre l’offre et la demande. Elle empêche que les prix montent à des niveaux absurdes. Or, sur les marchés financiers, la hausse des prix ne provoque pas nécessairement la fuite des capitaux.

    Tout au contraire, un titre dont le prix augmente peut parfaitement attirer de nouveaux investisseurs, qui y voient le signe de hausses futures. C’est de cette manière que les bulles se forment. Sur les marchés des biens ordinaires, la logique est tout autre : la hausse des prix produit immédiatement des forces de rappel, parce que les consommateurs refuseront ces marchandises devenues trop chères.

    L’univers très mimétique des marchés financiers produirait donc par nature des bulles et des krachs ?

    Absolument. C’est inhérent à la finance dérégulée. Elle nous condamne à l’instabilité. D’ailleurs, quand les Néerlandais inventent les grands marchés, au XVIIe siècle, les bulles font immédiatement leur apparition, comme celle sur les bulbes de tulipe, en 1636 et 1637.

    Mais pourtant, depuis la faillite de Lehman Brothers, de sommets du G20 en normes de Bâle, de déclarations du FMI en directives européennes, le pouvoir politique multiplie les tentatives pour réguler ce système incontrôlable

    Le problème, avec le diagnostic du G20, c’est qu’il entretient l’idée fausse selon laquelle les marchés financiers seraient la bonne solution pour allouer le capital à l’échelle planétaire. Pour le G20, la crise ne résulte pas des mécanismes financiers eux-mêmes, mais de l’opacité des produits. Il suffirait de rétablir la transparence et tout irait mieux. Erreur. La transparence ne va pas empêcher les bulles d’apparaître. Il n’est que de penser à la bulle Internet, qui a pu se développer dans la plus parfaite transparence des produits et des mécanismes. Celle-ci peut même, en rassurant les marchés, favoriser la spéculation.

    Mais alors, que proposez-vous?

    De définanciariser l’économie. Si on se place dans le court terme, nous aurions dû couper nettement les banques en deux, avec, d’un côté, les établissements de crédit qui distribuent des prêts et des produits d’épargne, et, de l’autre, les activités financières. Cela aurait été un premier pas. Nos sociétés n’ont pas encore pris toute la mesure des risques que la spéculation nous fait courir.

    L’Expansion

    http://fortune.fdesouche.com/320505-la-finance-deregulee-nous-condamne-aux-krachs#more-320505

  • Zone euro : le piège fédéraliste ! (arch 2011)

    L'accélération des dettes souveraines nous précipite chaque jour un peu plus vers l'éclatement de la zone euro. La plupart des dirigeants européens en sont aujourd'hui intimement persuadés, bien qu'ils continuent de nous affirmer le contraire. Certains experts parlent de plus en plus ouvertement « d'acharnement thérapeutique » sur une monnaie que les grands argentiers qui veillent à son chevet savent condamnée. Même un taliban du fédéralisme européen comme le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker est paraît-il très pessimiste sur les chances de sauver la zone euro.
    Sortir de l'euro ne sera évidemment pas indolore. Quand on a commis une erreur il faut toujours en payer le prix. Et plus le temps passe, plus celui-ci sera élevé et sans doute douloureux. Alors autant en finir le plus vite possible avec cette opération chirurgicale, certes à risques, mais devenue inévitable et dont le report ne fait qu'aggraver l'état du malade. Pourquoi attendre l'explosion maintenant annoncée de la zone euro ? Sortons de cette tourmente le plus vite possible. Le rétablissement sera forcément pénible, mais, pour permettre à notre économie de retrouver sa liberté et de repartir du bon pied, il faut en passer par là.
    Toutefois, nous affirment les jusqu'au-boutistes de l'euro : « Celui-ci n'est pour rien dans l'état désastreux des finances publiques grecques, dans l'endettement bancaire irlandais, ni dans celui des comptes publics au Portugal. » Selon l'économiste pro euro Alain Frachon, cette crise de l'euro ne serait même pas financière, mais politique. Il écrit : « Elle ne témoigne pas de la cupidité des marchés ; elle reflète l'irresponsabilité de la zone euro. Elle est moins une affaire de technicité financière que le symbole du malaise européen en général. » Si l'euro n'est pas à l'origine de la crise, il l'aggrave néanmoins d'une façon mortelle. Pour les économistes allemands, « le développement de la Grèce est massivement handicapé par l'euro ». Donc, s'il n'est pas totalement responsable de l'endettement de ce pays - il en porte toutefois une grande part de responsabilité -, l'euro contribue à lui maintenir la tête sous l'eau. « Pour faire disparaître le déficit, la Grèce doit réduire ses prix de 20 % à 30 %. Une telle baisse des prix n'est pas possible à court terme à l'intérieur de la zone euro. » Une zone où nos économies s'asphyxient et où certaines d'entre elles sont en train de suffoquer.
    Le constat que dressent les eurocrates - ce n'est pas la faute à l'euro mais aux dirigeants politiques - réserve un piège tendu aux peuples européens par les fédéralistes. L'euro pose un problème par manque de coordination des politiques budgétaires ? Il faut donc « aller plus avant dans l'harmonisation de politiques budgétaires ». En d'autres termes, pour que les choses marchent correctement, il faut créer un ministère des Finances européen supra-national et que les pays de la zone euro renoncent à leur souveraineté monétaire. C'est-à-dire qu'elles se départissent des derniers attributs de souveraineté qu'il leur reste. On entrevoit le chantage... L'euro-zone en accélérant la disparition des États-Nations sauvera la monnaie commune et intégrera d'une façon décisive les Européens dans le carcan bruxellois. C'est la dernière entourloupe qu'essaient de nous faire avaler les promoteurs anti-nationaux d'une Europe fédéraliste. Si le choix est entre sortir de l'euro ou se fondre dans un fédéralisme nébuleux, la question ne devrait même pas se poser : sortons !
    Le « malaise européen » dont parle Alain Frachon, n'est-ce pas la démonstration que l'idée de « souveraineté partagée », sur laquelle prétend se fonder la construction européenne, ne marche pas ? Qu'elle ne peut pas marcher ? Ce « malaise » c'est celui des peuples de plus en plus réticents à suivre la direction que leurs responsables politiques leur avaient tracée... en toute « irresponsabilité » ! Au fait, cette propension à « l'irresponsabilité » dont ont fait preuve, du propre aveu de leurs commensaux, les dirigeants des pays occidentaux, en s'endettant jusqu'à l'addiction et à l'aliénation, ne serait-elle pas inhérente au système de la démocratie libérale et à ses mécanismes démagogiques ? Ceux-ci entraînent les politiciens, toujours dépendants d'une élection, à satisfaire leurs clientèles électorales, même si c'est au détriment du bien public. En ce sens, effectivement, cette crise de la dette n'est pas seulement une crise de l'euro. Pas seulement non plus celle des responsables politiques. C'est aussi, beaucoup plus largement, la crise du système libéral tout entier.
    Jean Cochet PRESENT — Mardi 19 juillet 2011

  • L’immigration et la destruction de l’Angleterre : la prise de conscience du Guardian

    Le métissage de la planète ne pourrait plus que nous divertir.
    Nous n’avons plus de maison, nous n’avons plus de ville,
    nous n’avons plus de patrie, nous n’avons plus de race.
    Mieux encore : nous n’avons plus de contemporains.

    Lucien Rebatet ("Dialogues de vaincus")

    Comme je l’ai indiqué, on assiste à un timide réveil de la conscience anglo-saxonne devant l’immigration qui rapidement nous fait oublier tous les Crocodile Dundee et John Wayne de l’univers. Kevin McDonald officie en Amérique ainsi que d’autres, M. Salter en Australie, qui a refusé de s’asseoir sur l’invasion de son pays et surtout la déformation de sa profession, la biologie, devenue à se tordre de rire. C’est comme la conquête spatiale ou les feuilletons télé...

    En Angleterre, j’ai déjà rappelé la vision prophétique d’Enoch Powell (un homme qui refusait aussi la guerre contre les Russes, mais est-ce un hasard ?), souligné la révolte récente du Monty Python John Cleese, et même celle de la presse tory (le Daily Mail), si différente de notre Figaro pas trop bien-pensant mais bien trop engraissé de subventions, et qui nous informe que les Anglais - les britons - fuient Londres où ils ne se sentent plus chez eux, chassés par la hausse des prix et leur timidité d’autochtone envahi.

    Nous sommes maintenant à la place des Indiens d’Amérique et ce dans toutes les capitales blanches. La débandade est généralisée, à Berlin ou Stockholm y compris, villes occupées par des hordes globales. On est revenus au temps des Tartares, dit-on, mais c’est tout bon. On nous avait dit que nous avions besoin d’immigrés, nous avons refusé ceux de l’Europe de l’Est, jugés trop blancs et trop chrétiens pour notre goût, et nous leur avons préféré ceux d’Afrique et d’Asie, et nous avons pourtant vingt millions de chômeurs. C’est drôle tout de même.

    Les cons, dirait Audiard, ne s’arrêteront pas en route, et ils revoteront à gauche en 2017 en hurlant à la mort de la liberté si le FN de Marine Le Pen, pourtant bien timide maintenant, ombre de ce qu’il fut pour mieux dire, fait les 30 % attendus au premier tour.

    Il n’y a pas de victimes, disait-on dans Deux flics à Miami, il n’y a que des volontaires.

    Icône de la gauche humaniste britannique, David Goodhart fait amende honorable dans un récent article du Guardian. Il publie aussi un livre sur le sujet, "the British Dream", dans lequel il explique astucieusement que l’immigration c’est mauvais... pour le pays de l’émigration. Le Malawi n’aurait plus que 336 infirmières, ayant exporté les autres comme des ananas et la Sierra Leone a 90 % de ses diplômés à l’étranger (comme la France !), se demandant ce qu’elle peut faire de tous les milliards que nos démocraties exsangues lui envoient une fois que l’on a racketté l’été le contribuable et siphonné les consciences avec les résultats sportifs.

    David Goodhart a beau expliquer que l’immigration n’est pas trop bonne pour eux, il en oublie de dire qu’elle n’est pas très bonne pour nous. Et il ajoute quand même que les dépenses de la sécurité sociale britannique, au pays de Tony Blair si fêté par Alain Madelin et tous nos libéraux, et aujourd’hui milliardaire du pétrole kazakh, que les dépenses de la sécurité sociale british donc ont augmenté de 40 % depuis l’élection, en 1997, du si libéral et si belliciste PM travailliste. Et la population du grand Londres (ou ce qu’il en restait...) a été remplacée ou déportée. On avait le new labour, on a le new coloured !

    C’est dommage parce que comme beaucoup de gens de droite j’aimais bien l’Angleterre.

    Mais si c’est pour y revoir Belleville ou Barbès... je me contenterai de relire Tolkien, de revoir la très belle bio filmée de CS Lewis en attendant de me relouer en rêve un cottage paumé dans le district des lacs.

    Goodhart reproche à la gauche d’avoir trop prolongé la panique des années 50, notamment concernant les réfugiés. En cela il est proche aussi de Kevin McDonald lorsque ce dernier explique les modifications pour des raisons humanitaires des lois sur l’immigration dans les années 60 aux Etats-Unis : les réfugiés, les immigrés, c’est-à-dire deux milliards de personnes, sont chez nous chez eux. Les pas contents peuvent partir.

    Il n’est pas mal tout de même qu’un homme de gauche en Allemagne (Thilo Sarrazin) ou en Angleterre se réveille sur ce qui se passe. Cela ne se passera pas en France, terre des droits des l’Homme etc., mais comme on disait plus haut il n’y a pas de victimes, il n’y a que des volontaires. On verra où nos enfants pourront se réfugier (82 % de l’élite des diplômés s’en vont chaque année maintenant) ; quant aux Anglais, ils vont devoir abandonner leur île (12 % sont déjà partis en une génération, les blancs n’y sont plus que 83 %) après avoir abandonné leur prestigieuse capitale qui avait résisté aux bombes nazies.

    Car ce que ni Philippe II, ni Napoléon ni Hitler n’avaient réussi à faire, occuper l’Angleterre, l’humanitarisme l’aura fait sans un coup de feu en cinquante ans : Charles Clarke, le responsable de l’immigration du parti travailliste parle de 300 millions à un milliard de venues futures parce que, dit-il, on ne s’entend pas sur la définition de réfugié.

    Qui a dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions ?

    Nicolas Bonnal

    http://www.france-courtoise.info/?p=1488#suite

  • « Inviable, l'euro peut mortel » (arch 1998)

    Les différences durables et profondes des pays de l'Union européenne font que l'euro est un non-sens économique : mais c'est une priorité idéologique pour ceux qui veulent briser les nations. Il faut s'en dégager. Telles sont les conclusions de l'étude du professeur Milloz pour le «pré-gouvernement» du FN.
    Je passerai rapidement sur certains aspects du dossier de l'euro qui toucheront directement la vie quotidienne des Français et de leurs entreprises. Ces aspects seront, me semble-t-il, au cœur de l'effort de propagande que développera l'appareil traditionnel du Front, au titre de la guerre déclarée à la monnaie unique par notre Président. Il s'agit par exemple de la disparition des opérations de change au sein de l'Union, de la disparition du franc, des risques d'augmentation des prix, des complications pour le consommateur, du coût du changement de monnaie pour les entreprises etc. Sans évidemment que les questions sur lesquelles j'insisterai soient exclues de cet effort de propagande, je m'attacherai plutôt ici à aborder le sujet sous un angle plus général, c'est-à-dire à montrer l'irréalisme économique de la monnaie unique et, hic jacet lepus, le dessein politique que cache cet irréalisme délibéré.
    D'abord le plan économique. L'euro présente un vice essentiel : il est une monnaie unique plaquée sur une zone économique de onze Etats distincts et hétérogènes.
    Certes ces onze Etats prétendent à une certaine homogénéité en ce qu'ils disent avoir satisfait aux critères financiers de Maastricht. Mais d'abord personne ne doute que la plupart n'y sont parvenus qu'au prix de contorsions statistiques inavouables. Ensuite et surtout, on ne saurait apprécier l'homogénéité d'une zone monétaire à la seule lumière de ces critères financiers. Il y a bien d'autres paramètres à prendre en compte : le niveau des salaires, de la protection sociale, la structure de la fiscalité, la situation démographique, l'expérience historique, le degré de spécialisation des productions, le niveau d'unité culturelle et linguistique etc ...
    Diminution des salaires
    Cette énumération le montre en pratique l'hétérogénéité est la règle lorsqu'une zone économique réunit plusieurs Etats distincts. Or, si ces Etats entretiennent entre eux d'importants courants d'échanges, il est fatal que surviennent sinon des crises, du moins des difficultés durables provoquées par cette hétérogénéité. Comment se surmontent ces dernières ? Généralement par la flexibilité du change. Qu'elle soit érigée en règle ou qu'elle soit admise et pratiquée comme une exception au principe de fixité, cette flexibilité fournit un remède aux déséquilibres et permet les ajustements nécessaires. Mais si, par l'institution d'une monnaie unique, on renonce à l'ajustement par le taux de change, il faudra bien, les faits étant têtus, trouver d'autres issues. On les trouvera soit dans la diminution des salaires ou de la protection sociale (pour que soient rétablies des conditions de concurrence plus favorables) soit dans une augmentation du chômage (ce qui poursuit le même objectif, par un moyen à peine différent) soit dans des transferts de capitaux d'un Etat à l'autre (le premier aidant le second à franchir une passe difficile) soit dans la mobilité de la main-d'œuvre (cette dernière se déplaçant d'une zone déprimée vers une zone plus active), soit enfin dam une combinaison de ces solutions.
    On a de multiples exemples de ce genre de situation. Le cas des Etats-Unis est classique : une crise survient-elle en Californie qui provoque du chômage ? L'on voit la main-d'œuvre et, plus généralement, la population se déplace, vers la région de Chicago par exemple, où les offres d'emploi sont nombreuses. L'exemple de la réunification de l'Allemagne est encore plus parlant : on a vu une monnaie unique imposée à deux zones qui, sur le plan économique, étaient totalement hétérogènes. Dès lors, très logiquement, plusieurs des solutions envisagées ci-dessus sont venues essayer de concourir à rétablir la situation de l'ex-RDA : chômage, transferts de main-d'œuvre dans le sens Est-Ouest, transferts massifs de capitaux d'Ouest en Est.
    Mais nous devons relever que les exemples choisis ne mettaient pas en cause des Etats étrangers l'un à l'autre. Les ajustements en question sont intervenus au sein d'une nation, c'est-à-dire dans un cadre caractérisé par un fort sentiment de solidarité et surtout d'appartenance commune, appuyé sur l'unité linguistique.
    Tout autre est la situation chez les onze Etats de l'euro. Croit-on qu'en cas de crise de vente du vin de Porto, les Portugais iront volontiers en Finlande au motif que l'industrie du bois y offrira des emplois ? Croit-on que l'Allemagne acceptera facilement de renouveler des transferts massifs de capitaux. cette fois-ci en faveur de l'Irlande par exemple, si celle-ci vient à se trouver en difficultés ? On connaît déjà les réticences des pays qui s'estiment créanciers de l'Union : elles seront aggravées par la rigidité propre à une monnaie unique. L'Allemagne d'ailleurs a déjà refusé tout récemment par la voix de l'un de ses ministres. ce que celui-ci a appelé « l'Europe des transferts ». Il est à craindre que les solutions les plus douloureuses s'imposent : augmentation du chômage ; diminution des salaires et de la protection sociale. Et cette issue est d'autant plus probable qu'il n'est pas besoin d'être expert pour prévoir que la politique monétaire de la Banque centrale européenne sera d'inspiration restrictive.
    Il est clair, en un mot, que l'hétérogénéité de la zone est source de conflits majeurs et de dislocations potentielles. Comment les prévenir ? Pour les européistes, pour Bruxelles, la solution coule de source. L'hétérogénéité, les diversités nationales font obstacle ? Qu'à cela ne tienne, il faut supprimer cette hétérogénéité, il faut supprimer ces diversités, il faut faire de la zone monétaire une zone homogène.
    Ainsi, la monnaie unique tombe le masque : le fond de l'affaire est politique, il réside dans la volonté désormais justifiée par les nécessités de l'euro, de créer un Etat européen unifié, un Etat dominé par la technocratie de la Commission et de la Banque centrale.
    Les manœuvres ne manquent pas qui tendent dans ce sens. En voici quelques-unes.
    La gestion d'une monnaie unique ne peut se concevoir, c'est bien évident, sans une discipline budgétaire commune. A établir cette discipline se consacrera donc ce que le traité d'Amsterdam appelle « la surveillance multilatérale ». Elle permet d'imposer aux Etats membres de « respecter leurs obligations résultat du traité », c'est-à-dire d'avoir une politique budgétaire restrictive dans l'esprit de Maastricht. Dans cette perspective, le Conseil statuant à la majorité qualifiée peut infliger aux Etats récalcitrants soit l'obligation de dépôts sans intérêt, soit une amende. De son côté, la Commission peut demander à la Cour de justice d'infliger le paiement d'une somme forfaitaire ou d'une astreinte. Qui nierait qu'il s'agit là des premiers pas vers un budget unique ?
    Ces premiers pas, d'ailleurs, ne dispensent pas de gonfler le budget communautaire. D'ores et déjà les européistes se plaignent du niveau insuffisant de celui-ci qui devrait, selon eux, être quadruplé : pour Jacques Delors, il devrait passer de 1,2 % du PlB communautaire à 5 %.
    Le futur Etat européen, purement technocratique, doit échapper aux Etats nationaux : c'est pourquoi, les pouvoirs de la Banque centrale, gestionnaire de l'Euro, ne sont en pratique balancés par aucun contrepoids politique ou autre en matière de politique monétaire. Et même dans le domaine des taux de change, là où le Traité concédait au conseil des ministres le droit de formuler des orientations, un Conseil ultérieur (décembre 1997) a, en violation semble-t-il du traité, restreint ce droit à des « circonstances exceptionnelles ».
    Mais la fusion politique des Etats ne sera jamais suffisante si l'on n'obtient pas la fusion des peuples. La tâche est plus rude mais c'est une raison pour l'entreprendre le plus tôt possible. Le nœud du problème est dans la mobilité des personnes. Les européistes déplorent que 3 % seulement des Européens résident dans un Etat autre que celui où ils sont nés : il faut donc promouvoir la mobilité géographique, c'est-à-dire, primo, abolir tous les contrôles de personnes aux frontières internes y compris pour les ressortissants des pays du tiers et, secundo et surtout, préparer des mesures tendant à faire de la circulation des personnes et de l'expatriation à l'intérieur de l'Union une « réalité quotidienne ». L'exemple américain est à nouveau appelé à la rescousse.
    J'écourterai ici la liste des projets européistes tendant à saper à la base la réalité des nations pour conclure en montrant qu'ils sont l'aboutissement de l'entreprise qui fut lancée immédiatement après la guerre et qui atteint aujourd'hui sa phase finale. Elle n'a été ralentie qu'entre 1958 et 1969 et même carrément stoppée en 1966 lorsque fut imposé le compromis de Luxembourg, aujourd'hui tombé en désuétude.
    Quand on jette un regard en arrière, on est frappé par l'implacable continuité de la course : la CECA, l'EURATOM, le traité de Rome, l'Acte unique, le traité dé Maastricht, le traité d'Amsterdam. Jamais, depuis la C.E.D. un saut brutal qui susciterait le rejet. Toujours un simple petit pas de plus. Jamais l'aveu du but ultime. Toujours, le masque des commentaires minoratifs.
    Se dégager de l'euro
    Quelle politique dès lors pour notre mouvement arrivé au pouvoir ? C'est cette question qui touche surtout l'économie et les affaires étrangères qu'il conviendra de traiter par priorité. Pour le moment, il convient de se contenter d'idées générales.
    En première approximation et en me plaçant dans une situation pas trop différente de la situation présente, je dirai qu'i! y a nécessité vitale pour la France de se dégager de l'euro, ce qui signifie dénonciation du traité de Maastricht au moins en ce qui concerne la monnaie unique. Faut-il le dénoncer pour le reste ? C'est une question à étudier, la réponse affirmative étant hautement probable.
    Reste une importante question : quid du traité de Rome ? Celui-ci, je tiens à le rappeler car c'est un fait trop souvent perdu de vue, est à la source de l'évolution actuelle. C'est lui qui, grâce à la Cour de justice a donné aux européistes leur force jusqu'ici irrésistible. Faut-il dénoncer le mythe séducteur qu'il représente les avantages qu'il a procuré l'Europe plaident pour une réponse négative du principe. Probablement, il faudra pourtant le priver de ce qu'il contient de venin supranational en y incorporant, en bonne et due forme, le compromis de Luxembourg : ce serait certainement la première des modifications à réclamer.
    Dans les circonstances actuelles, où l'Euro démarre avec la bénédiction des marchés et des forces politiques dominantes ; ces propositions peuvent paraître irréalistes. Pourtant. j'ai confiance dans le triomphe assuré des faits sur l'utopie destructrice. En deux phrases et quelques mots, le général De Gaulle avait fait le tour du sujet d'une façon si définitive qu'il n'y a rien à y ajouter et je n'y ajouterai rien, Voici cette citation que vous connaissez sans doute : « Les nations européennes sont des œufs durs. On ne fait pas d'omelette avec des œufs durs. »
    Pierre MILLOZ  National Hebdo du 28 mai au 3 juin 1998

  • « L’immigration, c’est le génocide des peuples » : Forza Nuova dénonce le projet fou de Cécile Kyenge en Italie

    <i>« L’immigration, c’est le génocide des peuples »</i> : Forza Nuova dénonce le projet fou de Cécile Kyenge en Italie

    ROME (NOVOpress) – Des militants du parti Forza Nuova ont déposé, mercredi, devant un bâtiment administratif de Rome, trois mannequins maculés de sang factice accompagnés du slogan suivant : « L’immigration, c’est le génocide des peuples. Kyenge, démission ! ». Un appel dirigé contre Cécile Kyenge. La ministre de l’Intégration italienne, aux racines congolaises, ne cesse de vouloir s’attaquer à l’identité du peuple italien. La veille de cette opération, elle était en campagne à Venise afin de réitérer sa volonté d’instaurer le droit du sol en Italie qui favoriserait l’immigration de masse dans ce pays.

    « Notre geste veut symboliser le danger dans lequel se trouverait l’Italie si l’on appliquait le droit du sol », a d’ailleurs expliqué Forza Nuova sur son compte Facebook. Depuis avril dernier, Cécile Kyenge mène une croisade en faveur de l’octroi de la nationalité italienne aux enfants nés dans la Péninsule de parents étrangers. Elle veut en finir avec la loi sur la citoyenneté italienne, basée sur le seul droit du sang, à la différence de la France (droit du sol). Cécile Kyenge veut remettre en cause aussi le délit d’immigration clandestine, rendre le marché du travail plus accessible aux étrangers et, dans une langue de bois très politiquement correcte, « lutter contre la violence sexiste, raciste et de toute autre nature ».

    Crédit image : DR.

    http://fr.novopress.info/141207/limmigration-cest-le-genocide-des-peuples-forza-nuova-denonce-le-projet-fou-de-cecile-kyenge-en-italie/#more-141207

  • Le Front Européen pour la Syrie et Solid en mission à Damas

    Le <em>Front Européen pour la Syrie</em> et <em>Solid</em> en mission à Damas

    DAMAS (NOVOpress) – Alors que les va-t-en guerres continuent à s’agiter en faveur d’une intervention militaire contre la Syrie, une délégation de bénévoles du Front Européen pour la Syrie et de l’ONG Solid ont tenu à exprimer la solidarité des peuples européens, majoritairement opposés à cette nouvelle aventure guerrière, envers le peuple syrien et ses autorités légitimes calomniées.

    Depuis plusieurs jours, ils multiplient les rencontres en Syrie avec la population et les représentants des institutions légales et découvrent une réalité très éloignée de celle relayée par les gros médias occidentaux qui soutiennent aveuglément et inconditionnellement la cause de la dite « rébellion », composée de fondamentalistes islamistes financés par l’étranger.

    Malgré la crainte des bombardements, la population de Damas reste calme et soudée autour de son armée et de son gouvernement.

    Niant avec la plus grande fermeté l’usage de gaz toxiques, les autorités syriennes se disent prêtes au dialogue et à la collaboration avec l’ONU mais refusent les diktats occidentaux et son prêtes à faire face à toute agression. Le ministre de l’information, Omran Al Zoubi, leur a notamment déclaré «Il y a une guerre médiatique contre la Syrie, comme en témoigne le mensonge de l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement Assad alors que ceux qui utilisent des armes chimiques sont les soi-disant rebelles, en particulier les fondamentalistes du Front Al Nusra qui ont attaqué avec du gaz toxique dans le quartier de Jobar ».

    Pour suivre la mission au quotidien : https://www.facebook.com/FronteEuropeoPerLaSiria

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    http://fr.novopress.info/141142/le-front-europeen-pour-la-syrie-et-solid-en-mission-a-damas/

  • Espagne : une société au bord de la crise de nerfs

    Après des années de croissance rapide, l’économie ibérique a brutalement chuté. Entre 2008 et 2012, son PIB a baissé de 5% et devrait encore décliner de 1,4% cette année. Les effets conjugués du krach immobilier et des plans de rigueur à répétition ont plongé le pays dans une profonde détresse sociale. 

         Tout d’abord, le secteur de la construction s’est arrêté net avec l’éclatement de la bulle immobilière. Après des années de surproduction, le pays de Cervantès est passé de 700 000 constructions par an à moins de 150 000 en 2012. Des villes fantômes inachevées attendent des acheteurs qui ne viendront plus. Près de 3,5 millions de logements seraient vacants. Malgré cela, 350 000 ménages, incapables de payer leurs traites, ont été expulsés de leur logement depuis 2008. Ces expulsés (les desahuciados) ne voient cependant pas leur dette effacée pour autant grâce à la vente du logement qu’ils occupaient, car les prix de l’immobilier ont chuté entre-temps. Beaucoup se retrouvent donc sans logement et surendettés. Face à cette hémorragie, le gouvernement a annoncé un gel pour deux ans des saisies dans les cas « d’extrême nécessité ».

    Six millions de sans-emploi 

    Le taux de chômage a quant à lui triplé depuis 2008 : 6 millions de personnes sont sans emploi. Après quatre ans de crise, de plus en plus de chômeurs arrivent en fin de droits et ne reçoivent plus que le revenu minimum de 421 euros créé en 2010. Le taux de pauvreté s’est accru et, dans un pays où l’Etat social restait encore peu développé, les plus démunis ne peuvent se tourner que vers l’assistance des réseaux de l’Eglise catholique (l’organisation Caritas aide trois fois plus de ménages qu’avant la crise), l’économie informelle et la solidarité familiale. 
    Avec un taux de chômage de 52%, les jeunes forment une génération sacrifiée. Le salut pour nombre d’entre eux passe par l’exil en Allemagne ou en Amérique latine. Pour les autres, chômage et précarité sont synonymes de maintien chez les parents. Les salaires des fonctionnaires ont baissé de près de 15%, l’âge de départ à la retraite a été repoussé de 65 à 67 ans, les pensions de retraite gelées, la TVA augmentée à 21%, les aides de l’Etat aux handicapés ont fondu de 480 millions en deux ans et les médicaments sont moins remboursés. Quatre plans de rigueur se sont succédés depuis 2009 pour un montant cumulé de plus de 100 milliards d’euros. 
    Les deux grands partis, les socialistes du PSOE et les conservateurs du Parti populaire au pouvoir, sont discrédités par leur échec face à la crise et les scandales de corruption à répétition. Mais pour l’instant, l’extrême droite ne profite pas de la crise. Ce sont plutôt des mouvements de citoyens comme les Indignés, nés le 15 mai 2011, qui organisent la résistance notamment face aux expulsions de logement. Avec la crise, les revendications indépendantistes se renforcent, notamment en Catalogne, entraînant un risque important de déstabilisation de l’Etat espagnol.

    Le tour d’Europe de la crise sociale Alternatives économiques n°323

    http://www.oragesdacier.info/