Ou, en d’autres termes, une expertise peut-elle être scientifique si la science n’y a pas sa place ?
C’est l’épineuse question posée par l’association Générations futures à propos de l’expertise préliminaire européenne sur le glyphosate, qui doit permettre la réautorisation en Europe de l’herbicide controversé (soupçonné d’être cancérogène et un grave perturbateur endocrinien), fin 2022. Dans une analyse rendue publique mardi 16 novembre, l’association antipesticide estime et chiffre, pour la première fois, la non-prise en compte de l’écrasante majorité des études universitaires récentes par le rapport préliminaire européen (RAR, pour « Renewal Assessment Report »), préparé par les agences réglementaires néerlandaise, hongroise, française et suédoise (ne manquez pas, sur le sujet, de relire ce que nous écrivions déjà il y a presque trois ans : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/18/lunion-europeenne-est-bien-une-association-de-malfaiteurs/).